L'émission Synthèse d'hier ayant été reportée au début mars, nous vous proposons d'écouter l'émission Fréquence Camisole avec Patrick Gofman.
France et politique française - Page 2817
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Patrick Gofman invité de Fréquence Camisole sur Radio Libertés
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Manifestations agricoles dans le sud-ouest de la France

FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Avant-hier la totalité du périphérique toulousain était bloqué, tandis que des barrages de ballots de paille, de pneus en feu, de tracteurs et de bennes agricoles étaient disposés aux entrées des villes d’Agen et de Marmande.Les protestations démarraient à Montauban dans le Tarn-et-Garonne le 24 janvier dernier, un millier d’agriculteurs avaient ainsi bloqué des axes routiers de leur région. Le mouvement a depuis grossi, bloquant des autoroutes et même un convoi de l’airbus A380.
Aux alentours de 17 heures, alors que Toulouse était totalement isolée, une délégation composée de syndicalistes et d’élus était reçue au ministère à Paris.
Pourquoi ces manifestations ?
L’objet du courroux de nos agriculteurs : une réforme européenne menaçant d’amputer leurs revenus. L’Union européenne demande à la France de revoir la carte des zones défavorisées. Celle-ci détermine le versement de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels hors montagne qui répartit près d’un milliard d’euros aux agriculteurs concernés. Pour faire des économies, l’Europe souhaite donc diminuer ces aides, donc réduire cette carte de handicaps naturels, éjectant ainsi 500 communes. Les agriculteurs concernés estiment que sans les indemnités européennes, leurs exploitations ne seront plus viables, puisqu’ils perdraient entre 8000 et 10 000 euros par an.
Avant-hier en fin de journée, la ville de Toulouse se débloquait : nos agriculteurs ont-ils obtenu ce qu’ils exigeaient ?Une modification du projet de la carte de répartition des aides a été actée : moins de communes seraient concernées par la baisse des aides ; Pour la suite, cela reste à voir…
Pour José Bové, député européen et ancien syndicaliste paysan :
La PAC ne protège pas, on ne fait que réguler la disparition des éleveurs. La vraie question est de savoir comment vont se négocier les futurs accords internationaux et l’importation massive de viande d’Argentine ou du Brésil.
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Reprendre le contrôle des zones de non-droit
Par Ligne droite, rassemblement de Français engagés pour une droite nouvelle
Parmi les nombreuses formes que prend l’insécurité dans notre pays, les cités sensibles sont sans doute les plus préoccupantes en raison de l’accumulation des actes délictueux ou criminels qui y sont commis, mais aussi parce que c’est clairement l’autorité, voire la souveraineté, de l’État français qui y sont bafouées. Aussi Ligne droite estime-t-elle indispensable que notre nation reprenne le contrôle des zones de non-droit.
Les lois de la République bafouées
Dans ces quartiers qui portent bien leur nom, les lois de la République n’y sont en effet plus appliquées. Et pour cause, les services de l’État n’y pénètrent plus que très difficilement. La police, quand elle doit s’y aventurer, y entre en force. Les pompiers et autres services publics voient leurs véhicules régulièrement caillassés. Même les médecins y sont parfois agressés.
Autant dire, dans ces conditions, que les voyous y règnent en maîtres. Ainsi le trafic de drogue dispose au sein de ces cités d’un terrain privilégié pour s’y développer presque au grand jour. Les bandes y sont nombreuses et agressives et la grande criminalité y trouve là ses appuis et ses auxiliaires. Quant aux habitants ordinaires, ils doivent subir des nuisances et des incivilités de toutes sortes ainsi que des vols et des agressions qui rendent leur vie quotidienne particulièrement éprouvante.
Les femmes qui ne respectent pas la tenue musulmane traditionnelle sont par ailleurs soumises à un harcèlement incessant. Car, dans la plupart de ces cités, l’islam est aussi très présent et, à bien des égards, très menaçant. Beaucoup de ces zones de non-droit ont pu être qualifiées par des experts de califats localisés, c’est-à-dire d’enclaves islamistes que les djihadistes et autres aspirants terroristes utilisent comme zone de refuge, de protection et de soutien, selon le modèle de Molenbeek, la commune tristement célèbre des environs de Bruxelles.L’unité de la nation menacée
Aussi ces zones de non-droit posent-elles un problème majeur. La République ne peut en effet pas tolérer que des portions de son territoire ne soient plus soumises à ses lois. L’accepter, ce serait d’abord faire l’aveu d’une faiblesse honteuse qui ne pourrait qu’inciter les voyous à aller toujours plus loin dans le défi aux autorités. Mais ce serait aussi remettre en cause le principe de l’unité de la République et s’engager sur la voie du communautarisme, voire de la partition de fait du territoire.
Des solutions qui ne règlent rien
Le Système l’a bien senti qui, au cours des dernières décennies, a tenté plusieurs initiatives pour esquisser des solutions au problème. Il y a eu la rénovation urbanistique consistant à détruire les tours pour bâtir des immeubles plus à l’échelle humaine. Mais, si ces opérations apportent en effet un mieux-être aux habitants les plus tranquilles, elles ne règlent nullement le problème des cités. Car celui-ci est lié aux racailles qui y résident et non aux murs qui les abritent. Nos gouvernants ont aussi imaginé de faire massivement appel à des animateurs en tout genre, relayés par des associations richement dotées et aidés de policiers de proximité. L’idée, qui est d’amadouer, d’éduquer et d’encadrer les voyous, a là aussi trouvé ses limites car, pourvoyeuse de beaucoup d’argent et de nombreux avantages, l’initiative a été en quelque sorte absorbée par le milieu des délinquants qui a pris ce qu’il y avait à prendre sans améliorer vraiment la situation.
Le pouvoir à l’État, pas aux mafieux
Ligne droite estime en conséquence que le moment est venu de changer de méthode et de recourir à l’autorité. Pour cela, les pouvoirs publics doivent comprendre qu’il s’agit pour les délinquants de ces quartiers d’une question de pouvoir et de rapport de force. Celui qui sera obéi est celui que l’on respecte parce qu’il est le plus fort et qu’il a de ce fait le pouvoir. Dès lors, la question est simple : qui a le pouvoir dans les cités : le mafieux, l’imam ou le préfet ? Pour rétablir l’autorité de l’État dans ces zones de non-droit, la seule solution est donc de lancer des actions de force pour y imposer à nouveau et durablement le pouvoir des représentants de l’État.
Des opérations de remise en ordre
Concrètement, l’idée consiste à effectuer des opérations spéciales de remise en ordre, au cours desquelles le quartier ciblé est investi par d’importantes forces de police qui s’y installent à demeure et en contrôlent les entrées et les sorties. Présentes au moins pendant trois mois, elles ont pour mission de permettre à tous les services de l’État de normaliser la situation. Les clandestins et les délinquants étrangers sont interpellés et aussitôt expulsés. Les trafiquants sont arrêtés et incarcérés. Des fouilles systématiques sont effectuées pour y découvrir les caches et saisir la drogue et les armes. Les fauteurs de trouble sont mis à l’écart et les étrangers parmi eux voient leur permis de séjour supprimé. Les familles indésirables sont reléguées hors de la cité. La liste des locataires est revue pour, le cas échéant, rééquilibrer la population des résidents en offrant des logements à des familles sans histoire au détriment des locataires à problèmes.
Une aide pour les quartiers apaisés
À l’issue de l’opération, le quartier est confié à un réseau serré de gardiens appartenant à un corps supervisé par l’État et recrutés parmi les jeunes retraités sous-officiers de l’armée. Formés à gérer les situations à risque par des méthodes psychologiques ou par le recours à la force, ces gardiens qui seraient présents nuit et jour auraient pour mission de gérer les incivilités et d’éviter que les trafics ne se reconstituent. Ils seraient au quotidien les représentants permanents de la puissance publique. Une fois apaisés, les quartiers en question pourraient alors bénéficier d’une assistance sociale privilégiée chargée d’aider les jeunes à trouver une formation ou un emploi, à favoriser l’animation de la vie locale et à susciter l’intégration à la nation française.
Une loi d’exception
L’opération de reprise en main des cités serait légalement encadrée par une loi spéciale dérogatoire du droit commun. La situation étant exceptionnelle, elle justifierait en effet des mesures hors normes. Les cités seraient ainsi prises en charge les unes après les autres et gageons que ces manifestations d’autorité contribueraient progressivement à rétablir sur le terrain le rapport de force légitime, celui grâce auquel ce sont les voyous qui ont peur de la police et non l’inverse.
Ligne droite 08/02/2018
https://www.polemia.com/reprendre-le-controle-des-zones-de-non-droit/
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AFFAIRE MENNEL IBTISSEM/THE VOICE : BENJAMIN CASTALDI RELAIE-T-IL DES « FAKE NEWS » ?
L’affaire Mennel, du prénom de cette jeune candidate à « The Voice » sur TF1, dont on a exhumé des tweets outranciers (voir notre article ici), ne cesse de faire des vagues.
Dernier épisode : une chroniqueuse de « Touche pas à mon poste ! », méconnaissant vraisemblablement l’envergure des tweets de la jeune chanteuse, accuse Benjamin Castaldi de « relayer les fake news de la fachosphère ». Regardez la réaction de ce dernier :
http://www.bvoltaire.fr/affaire-mennel-ibtissem-the-voice-benjamin-castaldi-relaie-t-fake-news/
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Armée : 295 milliards € en 7 ans - Journal du Jeudi 8 février 2018
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La France confrontée à l’islamisme, par Ivan Rioufol

Alors que des femmes iraniennes défient le pouvoir islamiste en ôtant leur voile en public, alors que des femmes kurdes, cheveux au vent, prennent les armes contre l’Etat islamique et désormais contre les forces turques dans la région d’Afrine (Syrie), la chanteuse d’origine syrienne Mennel Ibtissem a choisi d’apparaître, samedi soir sur TF1, les cheveux enturbannés. Son interprétation de la chanson de Leonard Cohen, Hallelujah, a emballé le jury de The Voice. Il n’en reste pas moins que Mennel, jolie et talentueuse jeune femme, ne cache rien de ses sympathies, à en juger par l’historique de ses tweets. Une proximité intellectuelle semble notamment apparaître avec le prédicateur islamiste Tariq Ramadan. Ce défenseur de la visibilité de l’islam, notamment à travers le port du voile ou du turban, a été placé en détention provisoire pour des accusations de viols.
Dans le contexte aussi tendu que celui que connaît la France, il y a de la provocation de la part de Mennel Ibtissem à se présenter, faussement ingénue, sous un tel signe de ralliement à l’islam politique. D’autant qu’inciter la femme à se couvrir les cheveux souligne sa soumission dans la culture islamique. Le Coran est empli de préceptes qui infantilisent et dévalorisent la femme. Ainsi, par exemple, de la sourate 5, verset 6 (La table servie) qui, donnant des conseils de propreté, ne craint pas de douteux amalgames : “Si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouvez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et sur vos mains”…
La propagande islamique sait user de tous les moyens pour tenter de subvertir la société française et de fracturer son unité. La banalisation du voile ou de ses dérivés est une manière parmi d’autres d’imposer en douceur un séparatisme de fait dans une société que les islamistes voudraient de plus en plus multiculturelle. C’est d’ailleurs là tout le combat de Ramadan, qu’il est peut-être en train de perdre après les révélations sur ses comportements machistes et violents. Le théoricien de la réislamisation de la communauté musulmane européenne, et plus spécifiquement française, aura en tout cas beaucoup de mal, cette fois, à se présenter en victime.
C’est sur ce registre, surexploité, de la victimisation des minorités que le terroriste “français” Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a semé la mort à Paris le 13 novembre 2015, s’est brièvement présenté, ce lundi matin, devant la justice belge, à Bruxelles. Il doit y être jugé pour sa participation à la fusillade ayant précédé son arrestation, en mars 2015, dans le quartier de Molenbeck. “Je n’ai pas peur de vous”, a-t-il déclaré avant d’expliquer qu’il ne parlera pas d’avantage : “Mon silence ne fait pas de moi un criminel (…). Je place ma confiance en Allah (…) Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité à part Allah (…) Ce que je constate, c’est que les musulmans sont jugés, traités de la pire des manières, impitoyablement, il n’y a pas de présomption d’innocence”. Les familles des victimes apprécieront. Mais Abdeslam est déjà, lui aussi, un héros pour certains.
Ivan Rioufol
Texte daté du 5 février 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol
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L'Action française va intensifier sa présence en ligne
Suite à cessation de parution de L’Action Française 2000, Philippe Mesnard, dernier rédacteur en chef répond à Philippe Vilgier dans Présent :"[...] Les raisons financières sont les principales. La PRIEP, société éditrice du journal, dirigée par Marielle Pujo, dont le dévouement a été inlassable, est arrivée à la conclusion qu’investir à fonds perdus dans le journal n’avait plus tellement de sens à l’heure où la presse écrite connaît une crise mondiale et où les habitudes de lecture se modifient radicalement. Certes, des esprits chagrins ont pu regretter que le journal ne devienne pas un reliquaire maurrassien. D’autres ont apprécié que L’Action Française 2000 soit curieuse de tout, traite intelligemment d’écologie, d’espace, de nouvelles technologies, bref du futur tel qu’il se dessine : l’Action française explore, elle ne fait pas œuvre de miniaturiste nostalgique. Bien sûr, je regrette que tout le royalisme français n’ait pas réussi à se donner un seul organe de presse… et que ce soit le nôtre ! Mais l’essentiel est que la pensée royaliste soit vivace.
L’Action française a toujours voulu être un mouvement politique et un journal. Privée de ce dernier, l’AF ne risque-t-elle pas de perdre une part importante de son influence intellectuelle ?
Permettez-moi d’en douter quand on voit la manière dont l’AF et Maurras sont sur toutes les lèvres. L’Action française forme des militants et des intellectuels depuis plus d’un siècle, ses principes, qu’il s’agisse de nationalisme intégral ou d’empirisme organisateur, ont structuré des dizaines de mouvements, ont influencé les politiques de tous bords. Ce n’est pas cet ultime avatar de la disparition de L’Action Française 2000 qui va d’un coup effacer cette influence de l’esprit des nationalistes, des souverainistes, des intellectuels. Tous les bons esprits vont continuer à puiser dans Maurras et l’AF. [...]
Le mouvement d’Action française, qui vient de lancer sa maison d’édition (avec une réédition de Maurras), va par ailleurs intensifier sa présence en ligne, avec son site et ses réseaux sociaux, et des colloques sont programmés. J’anime un journal sur Radio Courtoise. Bref, le mouvement, qui est distinct du journal, va développer ses propres canaux et ne se prive sans doute pas de réfléchir à un support imprimé. Mais je ne voudrais pas préjuger ni de l’avenir de la PRIEP ni des décisions que prendra le Secrétaire général."
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Clandestins à Calais où comment l’insécurité entrave l’économie locale

L’entreprise Rivet&Verbogh située à Calais, est spécialisée dans la mécanique générale, et emploie une vingtaine de personnes. Problème, l’entreprise est située dans la zone des dunes où l’Etat Français à installé les toilettes et les douches pour les clandestins. Les dommages collatéraux sont nombreux : portail et grillage arrachés, vols de pièces métalliques, voitures cabossées.
Le chef d’entreprise se désole :
En terme d’image, c’est mauvais. Les clients comme certains fournisseurs ne veulent plus venir […] Ils sont là à longueur de journée, jouent au foot ou au cricket au milieu de la rue, la nuit ils dorment dans des tentes dans le bois à côté, les CRS n’interviennent même plus. Quand il y a des bagarres, on doit attendre que ça se calme pour travailler »
Excédé, il a, avec d’autres chefs d’entreprise locaux, rencontré le préfet du Pas-de-Calais vendredi dernier. Ils demandent notamment a être indemnisés et réclame plus une plus grande fermeté judiciaire.
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LE RENOUVEAU DE LA CORSE FRANÇAISE ?

L’hommage au préfet Claude Érignac est un témoignage émouvant de la blessure sacrée de notre République meurtrie et de la douleur d’une honte venue salir une Corse terre de civilisation. Le devoir de mémoire de notre génération condamne la barbarie imbécile d’une répugnante lâcheté. Les nationalistes assassins du préfet l’ont abattu dans la nuit par derrière en n’ayant pas osé regarder en face le visage de leur victime livrée à ses concitoyens en toute confiance. Ces êtres ignobles et leurs complices doivent maintenant se regarder eux-mêmes et juger leur monstrueux comportement. Ceux, notamment élus, qui ont eu la grossière impudence de fuir l’hommage et d’insulter la mémoire d’un mort se sont disqualifiés. Les élus de la région de Corse sauront-ils gagner en sérénité et en respectabilité en exprimant publiquement l’émotion de tous les citoyens insulaires pour condamner une telle folie meurtrière ?
Le sang versé par le préfet est le prix du devoir assumé jusqu’au sacrifice suprême. Il a donné sa vie, comme il avait fait don de sa force, de son temps, de son intelligence, de sa vie familiale pour le bienfait de la population qu’il servait en confiance au nom de la République. Son exemple est celui de l’État serviteur de la nation, ouvert à tous, face aux manœuvres de ceux qui utilisent les pires moyens pour conquérir le pouvoir pour eux-mêmes.
La position solennellement exprimée par le président de la République a été bienvenue et réconfortante. La ferme détermination de l’État s’oppose enfin aux palinodies et aux reculades des gouvernements dont la faiblesse a pu contribuer aux drames de cette île. En préalable, le dialogue républicain impose désormais que les élus de Corse rendent compte de l’exercice des compétences décentralisées confiées par la nation et des crédits publics octroyés par le contribuable national.
Dans la conjoncture actuelle d’un monde incertain et dangereux, la répétition indécente de revendications provocatrices destinées à faire reculer l’État et la multiplication des menaces et des insultes aux pouvoirs publics nationaux ne sont plus acceptables. Il est temps d’abattre les masques d’une corsisation qui cache le démon d’un racisme antifrançais et d’une fantasmagorique déclamation infantile d’indépendance. L’essentiel, pour les responsables régionaux, est d’apporter les preuves de la performance, de l’efficacité, de la mobilisation de tous pour le développement de l’immense potentiel de l’île.
Avenir pour ses habitants et chance pour la France, la Corse détient les clés de son propre destin. Elle est faite pour le bonheur alors qu’elle a été entraînée et dévoyée pendant de trop longues années par le culte de la mort qui conduit au malheur collectif.
Aux sources d’une nouvelle Corse, il convient de développer les ressources naturelles et humaines, les valeurs insulaires, les vertus familiales et morales, et de promouvoir l’environnement, l’insertion dans l’Europe, le rayonnement de la civilisation méditerranéenne. Désormais, au lieu de palabres, il faut fixer le cap dans un esprit de vérité et de réalisme et susciter l’idéal propre à enthousiasmer la jeunesse et à dissiper les miasmes d’un orgueil mal placé.
À ce prix, le charme incomparable de la vie insulaire, la culture et le patrimoine naturel, l’accueil d’universitaires et d’experts de haut niveau, l’expérience scientifique de la mer, la civilisation méditerranéenne, voilà les atouts du renouveau vivifiant d’une Corse d’en haut.
La Corse, dans ses épreuves et ses ambitions, illustre la perte de l’esprit et de la foi dans les valeurs vitales, mais, peut-être, préfigure aussi le destin d’une nouvelle France, appelée à se libérer comme la Corse de nos démons, l’enfermement sur des intérêts à court terme et l’assommoir de l’ambiguïté.
Pace è salute ne doit pas être un murmure dans le vent. Jean-Jacques Rousseau aurait-il eu raison de dire : « J’ai quelque pressentiment qu’un jour cette petite isle étonnera l’Europe » et bien sûr notre France ! Espérons que ce sera par l’intelligence. Mais qui sera digne de prendre les commandes de l’avenir ? Au travail !
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Macron face à la Corse - Journal du Mercredi 7 février 2018