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France et politique française - Page 2951

  • "Migrations" : il ne faudrait pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

    6a00d83451619c69e201bb09c97394970d-800wi.jpgDe Jacques de Guillebon dans La Nef, à propos des derniers propos du pape sur l'immigration :

    "[...] On nous a beaucoup reproché de manquer de respect à la parole du pape actuel. Ce n’est pas du tout notre intention, et nous n’avons nulle volonté de créer du scandale. Mais il faut avouer que nous sommes nombreux à être troublés par son discours en cette matière, qui en plus de faire fi de la pensée traditionnelle de l’Église sur les nations, semble faire peu de cas des réalités actuelles. Et surtout pose, même si ce n’est certainement pas son but, à nouveau la grande question des rapports du spirituel et du temporel. Non point que nous croyions comme certains laïcards que l’Église n’ait son mot à dire dans les affaires humaines – et la DSE que nous venons de citer est là pour témoigner du contraire. Mais cette DSE pose elle-même ses propres limites :

    « La doctrine sociale implique également des responsabilités relatives à la construction, à l'organisation et au fonctionnement de la société : obligations politiques, économiques, administratives, c'est-à-dire de nature séculière, qui appartiennent aux fidèles laïcs, et non pas aux prêtres ni aux religieux. Ces responsabilités reviennent aux laïcs d'une façon spécifique, en raison de la condition séculière de leur état de vie et du caractère séculier de leur vocation : à travers ces responsabilités, les laïcs mettent en pratique l'enseignement social et accomplissent la mission séculière de l’Église. »

    LA RESPONSABILITÉ DES LAÏCS

    Alors, en effet, et nul ne le nie, la hiérarchie ecclésiastique est plus que fondée, c’est son devoir même, à inciter ses fidèles à pratiquer la charité, et à se préoccuper des faibles, des pauvres, etc. Mais quant aux moyens politiques à déployer pour en arriver là, elle n’en a pas nécessairement la compétence. Saint Louis, qui n’était pas le dernier des sots, avait bien fait comprendre au pape qu’il serait toujours là pour le défendre contre l’empereur, mais qu’il ne serait jamais l’instrument de ses prétentions temporelles. Jeanne d’Arc savait que Dieu aimait les Anglais, mais chez eux, etc. Aussi est-ce nous, les laïcs chrétiens, qui sommes fondés à décider des moyens pour répondre à ces « migrations ». Mot magique qui ne veut d’ailleurs plus rien dire, ou alors nous sommes trop bêtes pour le comprendre et on voudrait bien qu’on nous explique. Pour François, il y a ainsi eu « une migration » des missionnaires catholiques qui évangélisèrent le monde. Nous voici tous devenus des migrateurs, tels certains oiseaux. Mais il ne faudrait peut-être pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Ou alors, il faudrait rappeler aussi la magnifique migration des colonisateurs européens aux siècles précédents. Migration que nous suggérons de remettre en œuvre aujourd’hui pour aller régler directement la question dans les pays en guerre ou sans État qui provoquent le départ massif de leurs malheureuses populations."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LA 11E JOURNÉE DE SYNTHÈSE NATIONALE EN IMAGES (1)

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    Carl Lang converse avec Jean-Marie Le Pen

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    Thomas Joly avec Pierre Vial

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    Roland Hélie, Alban d'Arguin et Gabriele Adinolfi

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    Pendant le discours d'Alain Escada

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    Une assemblée attentive et enthousiaste

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    La fin du discours de Jean-Marie Le Pen

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    Kroc blanc et Christoff en concert

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  • MARSEILLE : RETOUR AU RÉEL POUR M. PHILIPPE ET UNE CLASSE POLITIQUE EN PLEINE APESANTEUR

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    En ce sanglant 1er octobre, une fois de plus, nous n’avons plus envie de rire.

    Drôle de semaine, comme on aurait dit « drôle de guerre ». Une semaine marquée par « L’Émission politique » du Premier ministre, toujours inconnu pour un tiers des Français, et plaisantant avec un journaliste chauve sur sa calvitie, pour évoquer l’avenir des derniers fleurons français avec un flacon de shampooing L’Oréal. Une semaine marquée par les petits jeux d’appareil politiciens de MM. Lagarde et Bayrou encore, ce dimanche, tout émoustillés par leurs petits succès au Sénat. Une semaine marquée par la présentation du budget, toujours aussi déficitaire comme tous les ans depuis quarante ans. La routine. Le monde d’avant dans toute sa splendeur rassurante.

    Certes, il y avait bien eu ces élections allemandes pour rappeler que quelque chose était pourri au royaume de l’Union européenne. Et puis cette étrange levée de l’immunité parlementaire de M. Collard qui avait osé montrer les crimes de Daech, alors que le député El Guerrab, qui a violemment agressé M. Faure, siège toujours à l’Assemblée, et à la commission de la Défense. Drôles de méthodes parlementaires…

    Et voilà que dans ce dimanche tristounet d’automne, en ce début d’après-midi, ce que l’on tend par tous les moyens à nous faire oublier est réapparu. Une attaque au couteau, dans la gare Saint-Charles de Marseille. Deux passantes ont été tuées. Les soldats de Sentinelle ont abattu l’agresseur. « L’assaillant aurait crié “Allah Akbar“ ” en passant à l’acte. » Selon le conditionnel d’usage au Monde dans ce genre de situations.

    Réactions des officiels ? Le ministre de l’Intérieur, M. Collomb, tweete qu’il se rend immédiatement sur place. Et une adjointe au maire de Marseille, après avoir rendu un hommage mérité aux militaires de Sentinelle, a déclaré que « le nombre de victimes aurait pu être plus élevé ». Avec de tels raisonnements, qui espère-t-elle consoler ? Et pour combien de temps ? Quant au Président Macron, il s’est dit « indigné ». Très bien. Mais encore ?

    La veille, M. Collomb avait détaillé la liste des attentats islamistes déjoués, notamment pendant la campagne présidentielle, et fait le point sur les 17.000 fichés S « suivis ». Rien de rassurant.

    De « L’Émission politique » de M. Philippe, on n’a retenu que son humour poli, avec un dernier clin d’œil à son alopécie naissante : sur un sujet déjà oublié, « on ne va pas couper les cheveux en quatre, voyons ! » Rires…

    C’était de la pure lévitation automnale. De la lévitation ? De l’évitement.

    Mais en ce sanglant 1er octobre, une fois de plus, nous n’avons plus envie de rire. Et nous aimerions bien que sur l’islamisme aussi, dont M. Philippe a très peu parlé, il cesse de couper les cheveux en quatre.

    http://www.bvoltaire.fr/marseille-retour-reel-m-philippe-classe-politique-pleine-apesanteur/

  • Pour la Monarchie sociale. Partie 1 : Libéralisme et socialisme, ces frères ennemis...

    La question sociale n’a pas été résolue en France sous l’effet de la société de consommation, loin de là, mais elle a sans doute pris de nouvelles formes depuis le XIXe siècle, sans effacer complètement les anciennes : si le prolétariat, au sens le plus misérable du terme, peut paraître avoir disparu de notre pays, le précariat n’a cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années, malgré les amortisseurs sociaux créés tout au long du XXe siècle, au fil d’une histoire chaotique et parfois brutale. Durant cette dernière, le rapport de forces entre classes dominantes et classes ouvrières ou productives, jusque là défavorable aux travailleurs, avait été rééquilibré par la seule puissance évocatrice du communisme symbolisée par une Union Soviétique inquiétante, mais aussi par l’influence encore prégnante d’une Eglise catholique soucieuse d’améliorer la condition ouvrière, plus discrètement que les socialistes revendiqués. La société de consommation elle-même, suivant la logique d’Henry Ford, avait aussi « enrichi » les classes populaires pour entretenir le système capitaliste, transformant l’exploitation ouvrière la plus aveugle en une « aliénation » à la marchandise, « séduisante » grâce à la publicité et au crédit, et grâce aux tentations permanentes diffusées par les médias et par l’école (1)… En ce sens, comme le sociologue royaliste Pierre Debray le signalait dès les années 1960, Ford a été encore plus fort que Marx et Lénine, et la fin du Mur de Berlin n’a fait que confirmer ce sentiment et cette vérité. 

    Aujourd’hui, c’est pourtant le marxisme édulcoré de La France insoumise de MM. Mélenchon et Corbière qui joue le rôle d’opposant officiel au libéralisme du Président actuel et de son gouvernement, impression encore confirmée par le débat courtois de l’autre jour entre le tribun populiste « néochaviste » et le Premier ministre Edouard Philippe. N’y a-t-il pas là un malentendu, voire un malaise ? Le vieux royaliste que je suis n’apprécie guère les « raccourcis » idéologiques qui ne sont, souvent, que des leurres ou des erreurs susceptibles d’éloigner les citoyens et les producteurs d’une réflexion plus complète sur les questions économique, sociale et politique. Dans la ligne de La Tour du Pin, penseur économique royaliste trop méconnu même s’il fut pourtant lu et reconnu par le fondateur de la Cinquième République, je reste persuadé que libéralisme et socialisme sont plus des frères ennemis, les deux faces d’une même pièce forgée du siècle des Lumières et de la Révolution française, d’inspiration anglo-saxonne et franklinienneque des ennemis irréconciliables : Marx était plus hostile aux traditions (et aux traditionalistes qu’il moquait) qu’à une bourgeoisie dont il vantait les qualités révolutionnaires et qui, selon lui, devait céder la place à plus révolutionnaire qu’elle, dans une sorte de sens unique de l’histoire qui devait mener (ramener ?) à une société sans classes ni Etats, sorte de retour à un paradis originel mais dans lequel se serait invitée la Technique et l’Energie… Mais, paradoxe ou, au contraire, logique terrible et ironique, c’est bien le libéralisme qui accomplit aujourd’hui le rêve de Marx qui n’a jamais cessé d’être le but ultime des libéraux libertaires : un monde sans classes dans lequel seuls les consommateurs en tant que tels seraient reconnus et valorisés (et non plus les classes économiques ou sociales, de producteurs en particulier) et sans entraves nationales, sans frontières ni Etats susceptibles de les reconnaître et de faire respecter les droits de leurs travailleurs dans leurs pays respectifs…

    Je ne suis donc ni libéral (au sens économique du terme) ni « socialiste », même si la plasticité de ce dernier terme pourrait autoriser toutes les récupérations et toutes les théories, ce qui risque plus de brouiller les lignes que de résoudre les problèmes sociaux. Bien sûr, je connais l’existence de ce fameux Mouvement Socialiste Monarchiste des années 1944-46 et j’ai lu les articles et les brochures de Jean-Marc Bourquin sur son « Socialisme Monarchique », et je n’en suis, intellectuellement, pas très éloigné ; bien sûr, je suis un lecteur attentif de Jack London et de George Orwell, et je ne suis pas insensible à leurs argumentations ; bien sûr, j’ai lu Proudhon et j’apprécie une belle part de sa réflexion, politique comme sociale. Mais justement : c’est parce que je souhaite que les meilleurs éléments de l’héritage des uns et des autres soient étudiés, valorisés et, pourquoi pas, pratiqués, que je ne peux me dire socialiste, mais que je me revendique, au-delà du socialisme et parfois contre certains de ses aspects les moins glorieux, comme royaliste, d’abord, encore et toujours

    Car c’est bien d’une Monarchie sociale dont la France a besoin, et non d’un régime qui se proclame libéral ou socialiste sans que l’on sache exactement s’il s’agit d’une simple manœuvre sémantique ou d’un engagement philosophique absolu.

    (à suivre : Aspects et atouts de la Monarchie sociale)

    Note : (1) : Pour éviter toute mauvaise interprétation de mes propos, je rappelle que, si je suis très critique à l’égard du système de la société de consommation, je ne suis pas ennemi de la prospérité, surtout quand, de diverses manières, elle peut être profitable à tous, dans le respect de l’environnement, des traditions et de la juste mesure, trois éléments que n’estime guère, par principe autant que par pratique, la société de consommation elle-même…

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Terrorisme : encore l’Etat Islamique ? - Journal du Mardi 03 Octobre 2017

  • "Marseille, Las Vegas: le déni de réalité"

    Le billet de Lucien SA Oulahbib :

    "Les services de police français et américains "ne voient aucun lien" avec la revendication dudit " État islamique", pourtant jamais celui-ci n'a revendiqué d'attentat auquel il n'était pas impliqué, l'E.I indiquant pourtant que le tueur venait de se "convertir", ensuite il semble bien que concernant l'assassin de Marseille il a bien prononcé devant témoins le slogan djihadiste, ce qui implique qu'il est au moins connecté avec celui-ci.

    Le déni de réalité se situe donc à trois niveaux :

    • le fait qu'il y ait des armes en circulation aux USA n'a rien à voir, puisque le désir de tuer pour soumettre précède toute possession de celles-ci.
    • le fait qu'un droit commun bascule djihadiste n'a rien d'original puisqu'il s'agit pour lui d'une sorte de rédemption, l'Europe a connu ce débat lors du quiétisme ce qui mettait en colère Pascal puisqu'il suffisait de faire pénitence pour être absous, aujourd'hui tuer au nom d'un dieu pour prétendre à son blanchissement peut être considéré comme étant de plus en plus similaire…
    • le fait que les Autorités occidentales refusent de plus en plus de faire le lien avec l'islam dénote bien moins de leur totale méconnaissance des dizaines et dizaines de versets qui appellent à la destruction de celui qui refuse la "vraie foi", qu'il dévoile en réalité leur cynisme éhonté car ils savent bien que de gros intérêts sont en jeu et que dénoncer ces versets seraient se mettre à dos des bailleurs de fonds qui par exemple tiennent une grosse part de la dette française et américaine…

     Il est ainsi préférable pour le cynisme froid des monstres étatiques de supporter quelques centaines d'assassinats par an, infime aux côtés des morts du cancer de l'alcool et des accidents de la route, plutôt que de mettre à mal des intérêts colossaux en mettant ne serait-ce qu'en débat un système de pensée qui n'a comme unique volonté dans son corpus de base que l'idée de "soumission d'autrui".

    Le hic pour la population qui tombe au hasard sous l'égorgement est que des milliers et des milliers de jeunes sont forgés dans cet esprit là, alimentés en plus par une haine de l'Occident portée par une extrême gauche complice et admirative, s'habillant même à l'identique, la femme portant une longue jupe noire chemisier noir, l'homme en pantalon bouffant, longue barbe, le tout mettant de côté des centaines d'années de lutte émancipatrice, d'affinement de soi, au profit d'un retour rustique à l'idée d'un esprit "bio" dans un corps "bio", soit la nouvelle génération des réactionnaires verts, génération d'envahisseurs avec le look en plus des petites machines infernales de Matrix s'insérant dans votre nombril-cerveau, pour vous fliquer façon Angot dans votre tête et le rire  Joker dans Batman d'un Ruquier diabolique aux anges…

    Tout le reste n'est que balivernes…."

    par Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/10/marseille-las-vegas-le-d%C3%A9ni-de-r%C3%A9alit%C3%A9.html

  • Le terroriste islamiste de Marseille était clandestin !

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    Deux Françaises, deux cousines, Laura et Mauranne, ont été égorgées et poignardées hier à Marseille à la gare Saint-Charles par un terroriste islamiste. Le scandale est total. En plus d’être connu de longue date par les services de police pour sept délits, dont des vols et deux infractions à la législation sur les étrangers en 2005 et 2006, le terroriste islamiste de Marseille était en garde à vue pas plus tard que vendredi soir à Lyon. Il aurait même dû faire l’objet d’une expulsion si le centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry n’avait pas été plein.

    Par ailleurs, la personne de permanence à la préfecture de Lyon, susceptible de signer l’obligation de quitter le territoire, était absente ce samedi.

    Par son laxisme et son manque de rigueur dans l’expulsion des clandestins, l’État français met en danger ses citoyens. Il est responsable de la mort des jeunes Laura et Mauranne. Alors que les terroristes islamistes ont déclaré la guerre à l’Europe et en particulier à la France, une telle légèreté est criminelle !

    Nous appelons Emmanuel Macron et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb à procéder à l’expulsion immédiate de tous les clandestins présents sur le sol français.

    Un communiqué des Identitaires

  • LE GRAND MEETING DE SYNTHÈSE NATIONALE À RUNGIS

    Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale

     

    Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

    Président des Amis de Synthèse nationale

     

    Alain Escada, Président de Civitas


    Pierre Vial, Président de Terre et peuple

     

    Massimo Magliaro,

    ancien dirigeant du Mouvement social italien

     

    Carl Lang, Président du Parti de la France

     

    Jean-Marie Le Pen

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  • Quand une secte veut régenter la langue

    par Louis-Joseph Delanglade

    103879671.jpgDeux événements d’importance la semaine dernière pour la langue française.

    D’abord, la démission de M. Lussault, sans doute poussé vers la sortie par M. Blanquer lui-même, si on a bien compris les propos du ministre le même jour sur RTL. On ne s’en plaindra pas car il s’agit (enfin !) d’un coup franc porté au très idéologique et très dangereux Conseil Supérieur des Programmes, position avancée du « pédagogisme » au coeur même du si mal dénommé ministère de l’Education nationale. Le galimatias prétentieux utilisé par ce monsieur aurait fait rire s’il n’avait été un signe de plus de la déconstruction des esprits érigée en arme de guerre scolaire, notamment par l’ex-ministre Mme Belkacem : l’utilisation systématique de ce que d’aucuns ont qualifié de « novlangue » (en référence au roman d’Orwell, 1984) a en effet permis au funeste CSP d’égarer les esprits non avertis en déformant volontairement toute réalité par l’utilisation d’un jargon dont le ridicule ne le cède en rien à l’hermétisme (1). 

    Preuve que cette guerre est totale, au même moment le serpent de mer féministe de l’écriture inclusive ressort la tête, avec la parution chez Hatier d’un manuel d’histoire, niveau CE2, intitulé Magellan et Galilée - Questionner le monde. Confondant volontairement genre (grammatical) et sexe, les enragé·e·s de l’écriture inclusive dénoncent la primauté grammaticale du masculin dans laquelle ils et elles (ou mieux « elles et ils », si on va au bout de leur logique) voient une sorte de « complot machiste », l’actuelle écriture étant jugée sexiste. Assertion sans fondement pour M. Bentolila, linguiste. Ce dernier, après avoir  rappelé fort justement (Figaro Vox, 26 septembre) le caractère arbitraire de la langue, souligne une évidence : « Le français possède en effet deux genres, l'un est dit masculin, l'autre est dit féminin. Il s'agit bien de marques de genre et non pas d'indicateurs de sexe. » En fait, le masculin en français joue un double rôle grammatical, celui de masculin stricto sensu mais aussi de « générique » (on pourrait faire la comparaison avec l’infinitif, forme non marquée, certains disent « indifférenciée », du verbe et quasi neutre). Dire que le masculin l’emporte sur le féminin ne signifie donc pas que l’homme l’emporte sur la femme. 

    Nos féministes reprochent ainsi au XVIIe siècle d’avoir, dans une sorte de déni de la femme, tordu le cou par la norme à un usage assez souple : tantôt on cite tel ou tel vers (2) du grand Racine où l’accord de genre est déterminé par la seule proximité, tantôt on rappelle avec dégoût certains propos du grammairien Bouhours, abbé de son état, justifiant la primauté du masculin (3). M. Enthoven, philosophe, préfère voir dans la langue « une mémoire dont les mots sont les cicatrices » et penser qu’il est vain de croire « abolir les injustices du passé en supprimant leur trace » (Libération, 27 septembre). Mais la dimension de la controverse, plus que linguistique, est bien sociétale. On sait, et c’est significatif, que les personnes dites LGBTQI (4) sont de fervent·e·s partisan·e·s de l’écriture inclusive qui permet(trait) de nier la loi commune de la binarité du genre (sexuel).  On comprend mieux dès lors dans quelle stratégie d’ensemble s’inscrit la présente attaque contre notre langue. Voilà pourquoi nous avons déjà droit aux députées, professeures et plombières. Voilà pourquoi discours et écrits sont émaillés de « toutes et tous » ou de « celles et ceux » (on continue, par courtoisie désuète, à privilégier le féminin par la première place). Voilà pourquoi le manuel des éditions Hatier utilise systématiquement le « point milieu » comme nous l’avons fait à titre d’exemple (avec risque d’erreur car nous ne sommes pas allés à « cette » école) dans cet article. 

    Si M. Lussault, quoique grotesque, reste dangereux, les tenants de l’écriture inclusive le sont tout autant : c’est la même volonté de subversion, la même négation d’une réalité qui dérange quelques farfelus encore minoritaires.  

    (1) Une piscine devient ainsi un « milieu aquatique profond standardisé ».

    (2) « Surtout j'ai cru devoir aux larmes, aux prières / Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières. » (Athalie, IV, 3)

    (3) Il affirme dans ses Remarques nouvelles sur la langue française écrites en 1675 que « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble [le masculin] l’emporte ».

    (4) LGBTQI = Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans, Intersexes, (en) Questionnement.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/