France et politique française - Page 3185
-
François Fillon, le sauveur de la France ?
-
"Le Canard enchaîné" s'est intéressé à la très lucrative entreprise de conseil de François Fillon (dont il ne parle jamais)
2F Conseil : deux F, comme les initiales de François Fillon bien sûr. Le nouveau candidat de la droite pour 2017, si prompt à célébrer les vertus de l'entrepreneuriat, n'est guère expansif sur les activités de la société qu'il a créée en juin 2012, dans la foulée de la défaite de l'UMP à la présidentielle.Et pourtant, comme l'explique "Le Canard enchaîné" qui a eu accès à ses comptes, l'entreprise est un modèle de réussite : plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires entre 2012 et 2015. D'autant qu'elle ne recense qu'un seul salarié... en la personne de François Fillon, qui s'est versé 624.000 euros de salaire net en 3 ans et demi. Presque 18.000 euros de salaire mensuel qui s'ajoutaient à son traitement de député (5.357 euros net).La loi interdit à un parlementaire de travailler en tant que consultant, sauf s'il exerçait l'activité avant le début de son mandat. Précision importante, puisque François Fillon a déposé les statuts de 2F Conseil 10 jours avant son élection dans la 2e circonscription de Paris.L'équipe de François Fillon refuse de citer le nom des clients de l'entreprise. "L'essentiel de l'activité de 2F Conseil est constitué des conférences données par François Fillon", répond-elle au "Canard". Des conférences (dont une au Kazakhstan en 2013) auxquelles s'ajoutent "quelques analyses de conjoncture et des notes portant sur l'état des relations internationales". Le candidat nie en revanche avoir été rémunéré pour une conférence en 2013 en Russie et une autre en Iran en 2016... Pays avec lesquels il prône un rapprochement. -
Avortement : quand l’idéologie libertaire se fait totalitaire
Le totalitarisme pro-avortement va encore frapper. Le 1erdécembre va être examinée, à l’Assemblée, un projet de loi prévoyant d’élargir aux sites Internet le « délit d’entrave » à l’avortement. En ligne de mire : Les Survivants, un collectif d’agit-prop visant à sensibiliser la société au tabou absolu de l’avortement – un tabou dont on dissimule la scandaleuse réalité derrière le sigle neutre IVG.
Est-ce à dire qu’être contre l’avortement n’est plus possible ? Le gouvernement souhaiterait-il empêcher toute contestation, toute opinion défavorable à l’avortement ? Marisol Touraine, le ministre de la Santé, s’en défend, bien sûr :
« Une opinion explicitement exprimée relève des principes de liberté d’expression et d’opinion qu’il ne s’agit pas de remettre en cause. En revanche, induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG, comme le font certains sites Internet, se situe sur un tout autre terrain. »
-
Philippe de Villiers le 13 décembre à Versailles
Les Cloches sonneront elles encore demain... et la droite hors les murs est elle morte au soir du premier tour des primaires de la Droite et du Centre?
Réponses très attendues de Philippe de Villiers le 13 décembre 2016 au Palais des congrès de Versailles lors de la grande soirée de clôture de l'année organisée par les éveilleurs d'espérance. -
Quand la rectrice avoue que l'immigration plombe les résultats
En juin 2011, la nouvelle rectrice de l'académie d'Orléans-Tours, Marie Reynier, était sous le feu des critiques, accusée d'avoir fait "l'amalgame entre immigration et échec scolaire".En effet, dans un entretien accordé à un quotidien local, Marie Reynier avait déclaré: "Si on enlève des statistiques les enfants issus de l'immigration, nos résultats ne sont pas si mauvais ni si différents de ceux des pays européens. Nous avons beaucoup d'enfants de l'immigration et devons reconnaître notre difficulté à les intégrer. Commençons par combattre l'illetrisme de leurs parents".Beaucoup reprochèrent à Marie Reynier de tenir des propos semblables à ceux du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Ce dernier avait été victime d'une polémique un mois plus tôt, en affirmant que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants immigrés".Comparer la rectrice à Claude Guéant, c'était l'accuser en filigrane d'être réactionnaire, raciste et xénophobe, bref, la discréditer : mais sur le fond, sur le constat de cet échec des enfants de l'immigration, quelle réponse ? Aucune !Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe -
Un local des Petits Frères des pauvres réquisitionné pour les migrants !
La colère monte à Morainvilliers, dans les Yvelines, un village de 2 000 habitants limitrophe de Vernouillet : la préfecture a désigné les locaux des Petits Frères des pauvres pour héberger une trentaine de migrants à compter du 12 décembre ! Cette fois, le doute n’est plus possible : les Yvelines ont bien été ciblées par l’Etat, et sans aucun « souci de dialogue avec les collectivités locales », contrairement à ce que le préfet du département avait annoncé.
La mairie (divers droite), qui l’a appris par le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, n’a pas pu s’y opposer et a tenu à le faire savoir aux habitants dans un courrier à la colère contenue (ci-dessos) : « Même si nous avons objecté que l’accès limité par les transports en commun, la taille et l’absence de commerce de notre commune rendaient ce choix totalement inapproprié, cette éventualité semble se confirmer. »
Une réunion d’information de la population se tiendra donc mercredi prochain 7 décembre à 20 heures, en présence des élus, des Petits Frères des pauvres, du sous-préfet et de l’association Aurore, qui vient en aide aux migrants clandestins et est reconnue d’« utilité publique » ! La réunion promet d’être animée…

-
Être de gauche, c’est pas une vie
François Marchand
romancier, EuroLibertés cliquez ici
S’il fallait démontrer qu’être de gauche, c’est encore pire qu’être de droite, les primaires auxquelles on vient d’assister en offriraient une preuve éclatante. Car même le type de droite le plus crevard n’aura jamais l’idée saugrenue d’aller voter aux Primaires de gauche, c’est-à-dire de signer un engagement à partager ses valeurs et de choisir avec une mine de chien battu entre M. Montebourg, M. Hamon ou M. Valls. Il a autre chose à faire, par exemple réfléchir à différentes stratégies de défiscalisation. Tandis que l’homme de gauche, fou d’abstraction, intoxiqué d’idées généreuses et fausses depuis plus de deux siècles, est désormais comme un drogué incapable de se passer de sa came plus de dix minutes. Si le dealer habituel n’est pas là, il va marcher deux heures sous la pluie pour aller en trouver un autre, même s’il sait que c’est de la merde.
Cela fait des mois que je vois avec stupeur des amis de gauche, toujours désormais en retard d’une guerre, retenir leur souffle à l’idée de battre Sarkozy. Que celui-ci puisse apparaître comme un danger pour quoi que ce soit, c’était déjà étonnant. Mais, une fois cette éviction acquise, j’ai eu la surprise de voir ces mêmes électeurs voter à nouveau au second tour, cette fois-ci pour « faire barrage » à Fillon, qui doit, cela m’avait échappé, être lui aussi constitutif d’un danger fasciste. Cela confirme en passant que la gauche n’a qu’une obsession, l’élimination totale de tous ses ennemis, même fantasmés, les uns après les autres. Sauf qu’elle rate désormais quasiment toutes ses cibles, ce qui est réconfortant.
L’homme de gauche en fait est complètement perdu : sous l’effet d’impulsions contradictoires subies depuis trop longtemps, il est comme un rat de laboratoire sur le point de succomber à l’expérience scientifique menée sur lui.
Ne manque désormais plus que la distrayante perspective suivante : qu’un jour il y ait une Primaire au Front National, comme d’ailleurs M. Collard vient de l’envisager pour 2022. On y verra alors nos amis de gauche aller, la mine grave, signer la charte des valeurs du Front, verser leurs deux euros, et ensuite choisir lequel des candidats semblera le plus sûr barrage à l’extrême droite.
« Que faire ? » titrait très justement le camarade Lénine. « N’importe quoi » semblent lui répondre ses épigones un siècle plus tard. Ils ont beaucoup de chance qu’il ne soit plus là.
-
Piero San Giorgio - Vers la Guerre Civile ?
-
I MEDIA S03E42 : IVG: délit d’entrave numérique, délit d’opinion.
-
Tout se tient
Commentant hier l’annonce par le chef de l’Etat, à l’issue d’un long et surréaliste plaidoyer pro domo, qu’il ne briguerait pas un second mandat, le journaliste Dominique de Montvalon a noté très justement que si elle est «psychologiquement réussie », la sortie de Hollande est «politiquement ambiguë » : «évitant un désastre, il a d’abord été poussé dehors ». Il souligne aussi l’évidence en notant que «l’élimination de Sarkozy a retiré à Hollande la dernière carte dont il espérait disposer dans sa stratégie désespérée de survie après 2017 ». A charge maintenant pour Manuel Valls d’assumer le bilan devant les Français… Des adieux de François Hollande hier soir, nous retiendrons aussi qu’au delà des mantras habituels contre le danger de l’extrême droite et du protectionnisme, le plus grand dénominateur commun du camp progressiste reste bien les questions sociétales. Les seules sur lesquelles toutes les gauches peuvent se retrouver ; les seules sur lesquelles les gouvernements des partis du Système, vidés largement de leur substance, de leur capacité d’agir qu’ils ont abandonné à d’autres entités et structures supranationales, ont encore un moyen de peser, le plus souvent pour le pire.
Ainsi, il n’est pas neutre qu’hier François Hollande est confessé une seule erreur, le vœu vite oublié de déchoir de leur nationalité française les terroristes islamistes, et une grande joie, le mariage pour les couples de même sexe... Bruno Gollnisch s’en inquiétait, après les lois Pleven, Gayssot, Perben, Taubira, une loi liberticide de plus a été votée hier par la majorité des députés à l’Assemblée. Elle entend notamment punir de « délit d’entrave à l’avortement, les sites internet qui proposent aux jeunes femmes concernées, des choix, des solutions alternatives à l’IVG. Ils sont accusés, au nom de ce procédé d’inversion accusatoire dont use et abuse cette gauche pétrie de moraline, spécialiste des atteintes à la liberté d’expression, de corrompre le jugement, de fausser le choix des personnes concernées. Les députés LR ont voté contre ce texte, mais nous savons déjà que si la droite revenait aux affaires en 2017, celui-ci se sera pas abrogé.
Une droite sous influence. On se souvient, dans le gouvernement de François Fillon du militantisme de son ministre de l’Education dite « nationale », Luc Chatel, qui entendait autoriser la diffusion aux élèves de CM1 /CM2 le film Le Baiser de la lune, un court métrage « destiné à servir d’outil pédagogique pour aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe à l’intention des enfants ». Martin Hirsch, qui régnait sur le Haut-commissariat à la Jeunesse de ce même gouvernement Fillon , avait proclamé sa « fierté » d’avoir participé avec les crédits qui lui sont dévolus (l’argent des contribuables) à l’élaboration de ce film réalisé par Sébastien Watel et bénéficiant entre autres du soutien officiel de Têtu, le magazine des gays et des lesbiennes fondé par Pierre Bergé, du Centre Gays, Lesbiennes, Bi et Transsexuels (CGLBT), de SOS Homophobie, de la très socialiste Ligue de l’Enseignement, du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education nationale, du Centre National de la Cinématographie (CNC)…
Quelques maires se revendiquant de la droite libérale ont parfois cependant des réflexes de bon sens, le désir de ne pas se mettre à dos la grande majorité de leurs administrés attachés aux valeurs familiales ou des populations, notamment, en banlieue, pour lesquelles la contestation du modèle patriarcal et hétérosexuel est très mal ressentie… Ainsi une dizaine de municipalités LR ont refusé la campagne d’affichage « Sexe entre hommes », au sujet de la prévention du risque du SIDA , aux visuels et aux slogans très explicites, menée dans 130 communes de France avec une grande maladresse et un (mauvais) goût certain pour la provocation, par l’agence du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé et Santé Publique. Une campagne très intelligemment détournée par le maire de Béziers, Robert Ménard pour vanter l’ amour et la fidélité.
Le ministre de la Santé, Marisol Touraine a fait le choix de saisir la justice administrative pour sanctionner les villes récalcitrantes. Pour cette gauche là, les ennemis du progressisme sont forcement des salauds habités par de sombres pulsions. Déjà Fleur Pellerin, en septembre 2015, lorsqu’elle était encore en charge du ministère de la culture, avait très mal pris la décision du tribunal administratif de Paris d’interdire aux moins de 18 ans, le film Love de Gaspar Noé, comportant des scènes de sexe non simulées. Mme Pellerin avait dénoncé l’association Promouvoir «proche de l’extrême droite» qui avait eu gain de cause, mais promettait aussi une avancée sociétale sur ce point: « ça va changer (…). On réfléchit avec les gens chargés de classifier les films pour voir comment faire évoluer les choses, en respectant la protection des mineurs» (sic). Elle s’était livrée à une audacieuse comparaison avec la dégradation de la sculpture(?) d’Anish Kapoor, Le Vagin de la Reine, dans les jardins du château de Versailles : «C’est un peu la même problématique que les attaques contre l’oeuvre d’Anish Kapoor, une forme de retour à l’ordre moral et de question de la liberté de création.»
«Est-ce au nom de la liberté de création, de la lutte contre le retour de l’ordre moral que le film d’animation hollywoodien Sausage Party, interdit aux mineurs aux Etats-Unis car jugé à caractère pornographique, l’est seulement au moins de douze ans dans notre pays? Les AFC (Associations Familiales Catholiques) ont alerté l’opinion sur le contenu d’un film sortant pour les fêtes de Noël, «dont le contenu est non seulement grossier mais surtout clairement pornographique, sous couvert de second degré et de politiquement incorrect».
N’en doutons pas, c’est aussi par son refus global, cohérent de toutes les dérives de la gauche progressiste et de l’idéologie libérale-libertaire que le Front National se fait, se fera entendre par nos compatriotes. Tout se tient.
http://gollnisch.com/2016/12/02/tout-se-tient/
