France et politique française - Page 3715
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JT du Jeudi 27 Août 2015
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De Le Pen à Marion Maréchal : l'évolution du vote Front national chez les catholiques
Le sondeur Jérôme Sainte-Marie analyse l'évolution de vote Front national depuis les années 1980 jusqu'à aujourd'hui dans la population française qui se définit comme catholique.
LE FIGARO. - Quelle est la part catholique de l'électorat Front national? Comment a-t-elle évolué depuis la création du parti en 1972?
Jérôme SAINTE-MARIE. - Aux dernières élections européennes, le vote Front national était plus important parmi les Français se disant catholiques (27%) que parmi la moyenne d'entre eux (25%), tout en étant en retrait parmi les pratiquants réguliers (21%). C'est ce que l'on constate depuis un quart de siècle, les messalisants étant dissuadés de choisir le parti lepéniste du fait de la ligne épiscopale. Il n'en a pas toujours été ainsi: en 1984 puis en 1989, aux européennes, les pratiquants réguliers choisissaient davantage que les non-pratiquants un bulletin lepéniste (d'un ou deux points seulement, en fait). Souvenons-nous à ce sujet que Jean-Marie Le Pen figure en bonne place dans le document édité par les défenseurs de l'enseignement privé célébrant la mobilisation massive contre la loi Savary. La position de l'Eglise de France s'étant clarifiée au fil des ans, on observa une baisse du vote frontiste des catholiques pratiquants réguliers, qui passa de 13% à 7% entre 1988 et 1997, tandis qu'il progressait chez les non-pratiquants. Les dernières études montrent un retour des catholiques les plus engagés dans leur foi vers le vote lepéniste, ce qui est une conséquence non seulement de l'évolution impulsée depuis 2011 à la tête du Front national, mais aussi d'une actualité traumatisante.
Le vote catholique est-il un enjeu pour les partis de droite - Les Républicains et le Front national? On remarque que la tentative de Nicolas Sarkozy de rallier cet électorat est récente…
Le premier point à souligner est la tendance des catholiques à participer davantage aux scrutins que la moyenne des Français. Ainsi, pour la dernière élection, celle des départementales, 80% des catholiques pratiquants réguliers sont allés voter, au lieu de 67% des pratiquants occasionnels et de 52% des non-pratiquants. Il y a là un enjeu quantitatif évident. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a fait depuis longtemps de la séduction des catholiques un objectif prioritaire. Avant son élection, en 2004 il avait écrit Dieu, la République, les religions, l'espérance aux éditions Cerf et avec le dominicain Philippe Verdin. Une fois président, il a inventé le curieux concept de «laïcité positive», et valorisé le prêtre contre l'instituteur. Après les excentricités de son début de mandat, il a tenté de retrouver les faveurs de l'électorat catholique, mais le charme était éventé. Cependant, la dimension religieuse du vote restant fondamentale, il est cohérent que le leader des Républicains recherche à montrer son attachement au catholicisme. Il est aidé en cela par les violences de l'islamisme radical, qui ravivent les identités religieuses, même les plus enfouies. Disons simplement que Nicolas Sarkozy n'innove pas en ce domaine, ni par rapport à lui-même, ni en regard de la pratique des leaders de la droite en général.
Le réveil conservateur initié par la Manif pour tous est-il à l'origine de la porosité des électorats LR et FN ?
Oui, c'est un moment important de ce phénomène. En dépit de la prudence de la direction du Front national lors de la contestation de la loi Taubira, la Manif pour tous a construit un espace commun. Toute une jeune génération de militants, et donc sans doute de futurs cadres politiques, s'est construite dans ce mouvement. Les Républicains n'en sont pas le réceptacle naturel, du fait de leurs ambiguïtés sur le dossier. C'est un peu par défaut que le Front national en est le bénéficiaire. Les scores élevés de ses listes aux européennes dans l'ouest francilien en furent le signe. C'est une sorte de revival des années 1980, lorsque le parti de Jean-Marie Le Pen prospérait parmi les milieux catholiques mobilisés contre la loi Savary sur l'enseignement. Certaines personnalités frontistes comme Marion Maréchal-Le Pen s'inscrivent dans cette logique. L'exaltation des identités particulières qui fleurit ces dernières années en France a réveillé celle du catholicisme politique, l'actualité internationale fait le reste. Il y a donc une cohérence à ce que le vote catholique ne soit plus un obstacle à la progression du Front national.
Eléonore de Vulpillières
notes
Jérôme Sainte-Marie a débuté sa carrière au service d'information du gouvernement et intégré successivement Louis Harris puis BVA avant de devenir directeur général adjoint de l'institut CSA. Il dirige aujourd'hui la société PollingVox, spécialisée dans les enjeux d'opinion.
source : Le Figaro :: lien
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De Le Pen à Marion Maréchal : l'évolution du vote Front national chez les catholiques
Le sondeur Jérôme Sainte-Marie analyse l'évolution de vote Front national depuis les années 1980 jusqu'à aujourd'hui dans la population française qui se définit comme catholique.
LE FIGARO. - Quelle est la part catholique de l'électorat Front national? Comment a-t-elle évolué depuis la création du parti en 1972?
Jérôme SAINTE-MARIE. - Aux dernières élections européennes, le vote Front national était plus important parmi les Français se disant catholiques (27%) que parmi la moyenne d'entre eux (25%), tout en étant en retrait parmi les pratiquants réguliers (21%). C'est ce que l'on constate depuis un quart de siècle, les messalisants étant dissuadés de choisir le parti lepéniste du fait de la ligne épiscopale. Il n'en a pas toujours été ainsi: en 1984 puis en 1989, aux européennes, les pratiquants réguliers choisissaient davantage que les non-pratiquants un bulletin lepéniste (d'un ou deux points seulement, en fait). Souvenons-nous à ce sujet que Jean-Marie Le Pen figure en bonne place dans le document édité par les défenseurs de l'enseignement privé célébrant la mobilisation massive contre la loi Savary. La position de l'Eglise de France s'étant clarifiée au fil des ans, on observa une baisse du vote frontiste des catholiques pratiquants réguliers, qui passa de 13% à 7% entre 1988 et 1997, tandis qu'il progressait chez les non-pratiquants. Les dernières études montrent un retour des catholiques les plus engagés dans leur foi vers le vote lepéniste, ce qui est une conséquence non seulement de l'évolution impulsée depuis 2011 à la tête du Front national, mais aussi d'une actualité traumatisante.
Le vote catholique est-il un enjeu pour les partis de droite - Les Républicains et le Front national? On remarque que la tentative de Nicolas Sarkozy de rallier cet électorat est récente…
Le premier point à souligner est la tendance des catholiques à participer davantage aux scrutins que la moyenne des Français. Ainsi, pour la dernière élection, celle des départementales, 80% des catholiques pratiquants réguliers sont allés voter, au lieu de 67% des pratiquants occasionnels et de 52% des non-pratiquants. Il y a là un enjeu quantitatif évident. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a fait depuis longtemps de la séduction des catholiques un objectif prioritaire. Avant son élection, en 2004 il avait écrit Dieu, la République, les religions, l'espérance aux éditions Cerf et avec le dominicain Philippe Verdin. Une fois président, il a inventé le curieux concept de «laïcité positive», et valorisé le prêtre contre l'instituteur. Après les excentricités de son début de mandat, il a tenté de retrouver les faveurs de l'électorat catholique, mais le charme était éventé. Cependant, la dimension religieuse du vote restant fondamentale, il est cohérent que le leader des Républicains recherche à montrer son attachement au catholicisme. Il est aidé en cela par les violences de l'islamisme radical, qui ravivent les identités religieuses, même les plus enfouies. Disons simplement que Nicolas Sarkozy n'innove pas en ce domaine, ni par rapport à lui-même, ni en regard de la pratique des leaders de la droite en général.
Le réveil conservateur initié par la Manif pour tous est-il à l'origine de la porosité des électorats LR et FN ?
Oui, c'est un moment important de ce phénomène. En dépit de la prudence de la direction du Front national lors de la contestation de la loi Taubira, la Manif pour tous a construit un espace commun. Toute une jeune génération de militants, et donc sans doute de futurs cadres politiques, s'est construite dans ce mouvement. Les Républicains n'en sont pas le réceptacle naturel, du fait de leurs ambiguïtés sur le dossier. C'est un peu par défaut que le Front national en est le bénéficiaire. Les scores élevés de ses listes aux européennes dans l'ouest francilien en furent le signe. C'est une sorte de revival des années 1980, lorsque le parti de Jean-Marie Le Pen prospérait parmi les milieux catholiques mobilisés contre la loi Savary sur l'enseignement. Certaines personnalités frontistes comme Marion Maréchal-Le Pen s'inscrivent dans cette logique. L'exaltation des identités particulières qui fleurit ces dernières années en France a réveillé celle du catholicisme politique, l'actualité internationale fait le reste. Il y a donc une cohérence à ce que le vote catholique ne soit plus un obstacle à la progression du Front national.
Eléonore de Vulpillières
notes
Jérôme Sainte-Marie a débuté sa carrière au service d'information du gouvernement et intégré successivement Louis Harris puis BVA avant de devenir directeur général adjoint de l'institut CSA. Il dirige aujourd'hui la société PollingVox, spécialisée dans les enjeux d'opinion.
source : Le Figaro :: lien
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Mgr Rey : " Le FN, qu'on le veuille ou non, fait partie du paysage politique français"
Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, répond au Figaro à propos de l'invitation de Marion Maréchal-Le Pen à une université d'été organisée par le diocèse. Extraits :
Certains accusent l'Église de contribuer à la «dédiabolisation» du Front national. Que répondez-vous à cette accusation?
Le FN, qu'on le veuille ou non, fait partie du paysage politique français, surtout dans le sud de la France. Ce parti représente 30 % de l'électorat français, et à Fréjus, il dirige la ville. On ne peut pas ignorer cette réalité. Il faut créer un dialogue, un débat, duquel le FN n'est pas exclu. L'Église n'est pas là pour rassembler des gens qui pensent comme elle. Nous invitons souvent, à l'OSP, des gens qui ne sont pas chrétiens. J'inviterai sans problème une personnalité d'extrême gauche!
S'agit-il, selon vous, d'une rupture avec une tradition d'hostilité de l'épiscopat français à l'égard du parti lepéniste? Était-elle nécessaire?
J'admets qu'il s'agit d'une position novatrice par rapport à une forme d'oukase qui consistait à mettre à distance le parti lepéniste. Il existe en effet un certain nombre de catholiques qui votent FN, c'est une réalité. Ces gens peuvent se sentir marginalisés. Notre objectif est de créer un dialogue de raison, une réflexion avec eux.
Le programme du Front national vous parait-il compatible avec la doctrine de l'Église?
Je ne suis pas là pour distribuer les bons points, ni pour excommunier. Je ne fais pas de classification des partis recommandables. Nous ne sommes pas un lobby, mais cherchons à favoriser le dialogue sociétal et à promouvoir les principes structurants pour une société: le respect de la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort, la solidarité, la subsidiarité et le dialogue social. Avec l'Observatoire sociopolitique, nous engageons chaque chrétien à s'engager dans la vie politique et à diffuser ces principes structurants, où qu'il soit. Il ne s'agit pas d'être complaisant, mais c'est l'occasion, au contraire, d'interpeller le FN sur son rapport à l'immigration, sa vision de l'homme et du vivre ensemble dans une société pluraliste.
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Le héros de l’ombre
Nous nous souviendrons de lui comme un vrai jeune de France, un de ceux qui ne fuient pas, un de ceux qui résistent.
C’est ce jeune Français inconnu qui, le premier, est intervenu physiquement contre le terroriste du Thalys Amsterdam-Paris.
Il a souhaité garder l’anonymat, pour bien des raisons que l’on peut comprendre facilement, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, n’aurait même pas dû en informer les médias, car il serait sans doute très facile de découvrir son identité.
Âgé de 28 ans, employé dans une banque des Pays-Bas, il se rendait aux toilettes de la voiture 12, vers 17 h 50, lorsqu’il s’est trouvé face à un individu qui en sortait, portant une kalachnikov en bandoulière.
Il a tenté de le maîtriser avant qu’il ne s’en serve pour tirer.
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Et pendant ce temps à Mantes-la-Ville, la justice préfère une mosquée à un poste de police…
Triste épilogue pour le combat qu’a mené le maire de Mantes-la-Ville, Cyril Nauth, contre l’implantation d’une mosquée sur sa commune. La justice a annulé son projet de transformer le local pressenti en commissariat municipal.
En plus de l’action du maire FN de la commune, les militants du bloc Identitaire se sont mobilisés à plusieurs reprises contre ce projet. On se souvient de l’action sous le slogan de « Pas de mosquée chez moi ! » exprimant la volonté de la majorité de la population ou d’un tractage dénonçant l’action du maire de la commune voisine de Buchelay – et président de la Communauté d’Agglomérations de Mantes Yvelines — en faveur de ce projet.
Alors que les voix s’élèvent toujours plus nombreuses contre les dangers de l’islamisation – dont nous avons encore eu ce week-end une manifestation violente—, il est scandaleux que celle-ci se poursuive au forceps, contre la volonté des représentants élus et de la population qu’ils représentent.
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Il n'y aura pas toujours des héros
Un article lu sur le blog de Mathieu Bock-Côté, sociologue, repris sur le site deCauseur, sur la tentative d'attentat dans le train reliant Amsterdam à Paris. Extraits :
"[...]Comme d’habitude, on nous sort la même excuse: c’était un paumé, un exclu, un taré. Son avocate en a rajouté: c’était un clochard, un pauvre hère qui aurait trouvé un sac plein d’armesdans une gare et qui aurait eu soudainement l’idée de rançonner les passagers. C’est à tout le moins la ligne de défense suivie par son avocate. Un peu plus et elle en fera une victime. Les autorités belges ne se sont pas laissé bluffer par une telle rhétorique: c’est de terrorisme dont il est question. Le pouvoir socialiste, en France, s’est montré plus timoré. On ne feindra pas la surprise.
On ne semble pas comprendre, dans la société occidentale contemporaine, que la force d’une idéologie radicale comme l’islamisme vient justement de sa capacité à exciter et fanatiser les éléments antisociaux à son avantage, ceux qui cherchent souvent une raison de verser dans la violence. L’islamisme radical, pour emprunter les mots de Jean Baechler, excite la «canaille» et transfigure son nihilisme au service d’une cause. La révolution islamiste n’avance pas en misant sur les classes moyennes bedonnantes. Il suffirait de lire les grands stratèges révolutionnaires pour constater qu’ils en étaient les premiers conscients.
C’est l’intervention providentielle de trois marines américains qui a permis d’éviter la catastrophe. Ils n’étaient évidemment pas en service, mais manifestement, leur entrainement n’était pas loin. En eux, le ressort civique était bien tendu. Ils ont risqué leur vie pour sauver la vie des autres.[...]
Une chose est néanmoins certaine : il n’y aura pas toujours des héros.Je devine qu’il faut s’y faire : demain, après-demain ou l’an prochain, un terroriste islamiste entrera dans un wagon de train, ou dans un supermarché, puis il tirera sur tout ce qui bouge. À moins que les services de sécurité ne l’attrapent à temps et s’ajustent pleinement à la menace djihadiste. Et encore là, on sait bien que certains traverseront les mailles du filet sécuritaire, qui par-dessus tout, gâchera surtout la vie de ceux qu’il doit protéger.
Thibault de Montbrial, dans son livre très convaincant Le sursaut ou le chaos (Plon, 2015), a dit les choses clairement: la France est en guerre. On dira la même chose de toutes les sociétés occidentales. On n’en tirera aucun slogan. Mais on comprend assurément que nous avons changé d’époque et que le sursaut espéré prendra d’abord le visage d’une grande lucidité. Il faudra savoir nommer l’ennemi. Il faudra aussi savoir réveiller les vertus nécessaires aux temps difficiles. Naturellement, personne ne sait vraiment comment s’y prendre. On ne fait pas la guerre paisiblement."
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Où est le courage de ceux qui nous dirigent ? (Présent 8425)
En arrêtant et en tabassant un dangereux terroriste islamiste sauvant une centaine de voyageurs du massacre, les héros du Thalys ont aussi envoyé un foutu coup de pied au PADAMALGAM et insufflé sur la France comme un vent de courage et de patriotisme.
C’était assez révélateur hier soir lorsque l’on écoutait les témoignages de voyageurs dans le train à qui France 2 demandait : « Et vous mon brave monsieur et ma brave dame qu’auriez-vous fait ? », s’attendant manifestement à « On n’a pas fait l’armée, on n’est pas des marines ».
Et là, surprise, nouveau ton : « Je me serais levé », « J’espère que je serais allé aider ces garçons », « Je veux croire que j’aurais eu du courage », « Ils nous ont donné une leçon, on ne doit plus se laisser faire. » Le discours de Chris Norman a fait mouche : « La seule chose à faire c’est d’agir plutôt que de rester assis dans un coin et de se faire tuer. »
Et Hollande et Valls devraient se méfier, car leur Légion d’honneur éperdue de reconnaissance est à double tranchant. Peut-être est-ce pour ça que Taubira est aux abonnés absents, horrifiée par ce mauvais scénario raciste à la Clint Eastwood ? Qu’on ne compte pas sur elle pour cautionner ce réveil de l’homme blanc. 40 ans d’antiracisme et de prêchi-prêcha du vivre-Ensemble pour en arriver là ?
Même le ministre socialiste des Transports Alain Vidalies s’est senti pousser des… (on va dire des ailes) en préférant que l’on pratique des fouilles discriminatoires sur les voyageurs plutôt que de rester spectateur. Et ce policier qui déclare à France TV Info : « On est spécialement attentif aux signes extérieurs, comme la barbe. »Il n’y a guère que François Hollande qui n’a toujours rien compris et qui posait ridiculement en petit gros haut comme trois pommes au milieu des quatre Fantastiques. Avant d’invoquer le bien et le mal :
Face au mal du terrorisme, il y a un bien, vous l’incarnez.
Il n’a pas dit le terrorisme islamique, une fois de plus. Comment le mal pourrait-il être islamiste ? Attention quand même.
On en aurait pleuré en voyant les Américains quitter l’Élysée en nous laissant avec Hollande et Valls. Nous avons eu une chance inouïe cette fois-ci. Et pas grâce à nos dirigeants incapables de prendre les mesures politiques et militaires radicales qui s’imposent, à commencer par l’expulsion immédiate de notre territoire de tous les étrangers connus pour leurs liens avec l’islamisme radical. Où est leur courage à eux ?
Caroline Parmentier
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Chiffres du chômage : un « trompe l’oeil » pour l’opposition
Les réactions politiques se sont succédées après l’annonce des chiffres du chômage pour juillet. S’ils affichent une légère baisse de 1.900 personnes en catégorie A, ces chiffres ne parviennent pas à convaincre l’opposition de l’action du gouvernement.
Avec 1.900 chômeurs de catégorie A en moins pour le mois de juillet, le gouvernement n’a pas tardé à se féliciter d’avoir désormais « stabilisé » le chômage. Un constat loin d’être partagé par la classe politique, et notamment l’opposition qui attaque des chiffres trop faibles pour pouvoir s’en satisfaire.
Du côté du parti Les Républicains (LR), ces chiffres ne sont pas à saluer, bien au contraire. L’ex-UMP pointe notamment dans son communiqué que « même si le chômage en catégorie A est en légère baisse, sans surprise, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A, B et C est à nouveau en hausse. Il a ainsi augmenté de 0,3% pour le seul mois de juillet », affirment d’une seule voix Gérard Cherpion, secrétaire national Les Républicains au Travail et l’Emploi, et Eric Woerth, délégué général au projet LR. « Plutôt que de lutter efficacement contre le chômage, le gouvernement tente par tous moyens de le faire baisser artificiellement (...) La lutte contre le chômage mérite de vraies réponses, que le gouvernement, à ce jour n’a toujours pas donné », estime le parti mené par Nicolas Sarkozy.
Côté Front-National, c’est son vice-président Florian Philippot qui a réagi sur Twitter, en dénonçant une « indécente autosatisfaction » du gouvernement.
Florian Philippot:
15 100 chômeurs de plus catégories A,B,C en juillet.Indécente autosatisfaction d'un gouvernement qui applique sottement les dogmes européens
Un « léger répit » de courte durée
Au centre, c’est le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale Philippe Vigier qui s’est exprimé, attaquant « Un léger répit en trompe-l’oeil ». Dans un communiqué, le parti centriste appelle à une réforme profonde du marché du travail et pointe « l’inertie et la passivité du président de la République, du gouvernement et de la majorité, symbolisée par la démission de François Rebsamen, manifestement plus préoccupé par son avenir personnel que par celui des Françaises et des Français ». Pour le parti de François Bayrou, ces attitudes « sont inquiétantes et inacceptables ».
Le PS a quant à lui exprimé sans surprise son soutien au gouvernement, avec un tweet de Bruno Leroux, le président du groupe à l’Assemblée.
Bruno Le Roux :
La stabilisation du chômage appelle la mobilisation générale. Croissance, confiance, investissement et réformes pour un recul durable
Le Medef croit à l'inversion de la courbe du chômage
Seule consolation pour le gouvernement, le Medef semble croire à sa promesse de l’inversion de la courbe du chômage pour 2016. Malgré les derniers discours de son président Pierre Gattaz, appelant l'exécutif à « passer aux actes » , le vice-président du syndical patronal Geoffroy Roux de Bézieux, a jugé mercredi « possible » une inversion de la courbe du chômage en 2016, en raison des « signes encourageants » sur le front économique.
« On peut espérer qu’en 2016, cette courbe qui devait s’inverser en 2012 s’inverse pour de vrai », a-t-il déclaré sur BFMTV, interrogé sur les chiffres du chômage au mois de juillet. C’est « possible car il y a des vents favorables externes. C’est l’euro, c’est les prix du pétrole, c’est les taux d’intérêts. On est objectivement dans une période où les astres sont alignés », a poursuivi le vice-président de la principale organisation patronale.
Ce soutien surprise du gouvernement devrait être bien accueilli, au moment où le Premier ministre Manuel Valls a appelé à des réformes plus importantes et rapides .
source : Les Echos :: lien
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Migrants : "Nos gouvernements mettent en scène leur inutilité", dit Éric Zemmour