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France et politique française - Page 3717

  • Quand les socialistes se vantent d’endormir le peuple

    Loin d'être le président-pépère imaginé par certains, Hollande est un marchand de sable qui endort le peuple au son de son pipeau, avec l'aide de son sinistre cortège d'hypnotiseurs.

    L’information a été diffusée par L’Opinion : François Hollande aurait qualifié son ministre Najat Vallaud-Belkacem de « pimprenelle » dans le cadre d’un échange privé. Cette nouvelle est assez amusante, surtout quand on sait que la pimprenelle est une herbe aromatique à fleurs rouges ; et que dans l’argot, ce mot désigne « une fille niaise et sotte ». En somme, rien qui correspond à notre ministre…

    L’on peut prêter un autre sens à ce terme. Pour nos aînés qui ont grandi dans la France des années 60 et 70, Pimprenelle est l’héroïne de Bonne Nuit les Petits, un dessin animé dans lequel elle et son frère Nicolas attendent chaque soir Gros Nounours qui leur raconte des histoires avant de s’en aller sur un nuage au son de la flûte du marchand de sable.

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  • Editorial de L’Action Française 2918 : Mieux qu’une race, le peuple français est une nation (Jacques Bainville)

    Le déplacement de François Hollande au Parlement européen, le 7 octobre dernier, aux côtés de la chancelière allemande, a été l’occasion d’une passe d’armes avec Marine Le Pen, qui a qualifié le président de la République de « vice-chancelier administrateur de la province France ».

     

    Et, dans la foulée, d’accuser Hollande « de se soumettre aveuglément à une politique décidée à Berlin, Bruxelles ou Washington ».

    Hollande ne s’attendait pas à des attaques aussi virulentes, lui qui, sous le regard du pion Merkel, avait docilement prononcé, dans la veine de Mitterrand, un discours européiste d’un conformisme affligeant. N’était-il pas aller, pour complaire à la chancelière, jusqu’à ajouter un « codicille » à la célèbre sentence du sage de Jarnac — « le nationalisme, c’est la guerre » —, selon lequel « le souverainisme, c’est le déclinisme » ? Malheureusement pour lui, sa réponse constitua un aveu puisque, confirmant les accusations de Marine Le Pen lui reprochant, comme à Sarkozy, de brader la souveraineté de la France, il n’évoqua que la « souveraineté européenne », montrant combien il s’inscrivait, en violation du titre Ier de la Constitution et plus simplement des devoirs de sa charge, dans la négation même de l’indépendance nationale. « La souveraineté européenne, c’est d’être capable de décider pour nous-mêmes », ânonna-t-il, sans bien sûr développer comment nous pouvions « décider pour nous-mêmes » si nous abandonnions notre pouvoir de décision à des instances supranationales travaillant de concert avec Berlin... Il est vrai qu’il n’avait pas défini ce « nous-mêmes »...

    Et le pays légal de se scandaliser, à la radio ou dans la presse écrite, de la sortie « inqualifiable » de Marine Le Pen, qui serait « une honte pour le pays » (Fillon, 8 octobre). « En traitant comme Marine Le Pen l’a fait le président de la République française de vice-chancelier, on attaque la fonction présidentielle et donc on insulte la France » (Sarkozy, 10 octobre) : touchantes préoccupations de la part tant d’un ancien Premier ministre qui, trahissant la mémoire de son mentor Séguin, a accompagné les abandons de souveraineté du traité de Lisbonne, que d’un ancien chef d’Etat dont la vulgarité et la soumission aux Etats-Unis furent une attaque permanente à la fonction présidentielle et une insulte quotidienne à la France. Quant à Jean-Christophe Lagarde, patron de l’UDI, il a dénoncé le fait que Marine Le Pen ait cherché « à humilier notre chef de l’Etat devant des centaines de parlementaires étrangers » (8 octobre). Surprenants accents patriotiques de la part d’européistes patentés qui, lorsque cela les arrange, oublient que les Européens sont devenus leurs « concitoyens » et les requalifient d’étrangers ! Mais c’est Juppé, qui, dans la droite ligne de Hollande, vend la mèche sur son blog (10 octobre), en dénonçant les partis qui « dessinent le visage d’une France [...] barricadée dans d’illusoires frontières nationales ». La France, pour Juppé ... et Hollande ? Le passé d’une illusion...

    Oui, les propos de Marine Le Pen ont pu choquer. Ils étaient pourtant nécessaires. Nous l’avions critiquée lorsqu’elle avait reproché aux parents de Vincent Lambert de s’être adressés pour tenter de sauver leur fils à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) contre le Conseil d’Etat. C’est que, outre sa dureté, une telle attitude cautionnait, involontairement, un mensonge, celui selon lequel, le Conseil d’Etat, en l’occurrence, mais aussi le Conseil constitutionnel ou la Présidence de la république sont toujours des institutions françaises indépendantes, ce qui n’est plus vrai à partir du moment où elles ne jugent ou ne décident plus qu’en référence à des instances étrangères reconnues comme supérieures — Bruxelles, la CEDH ou la Cour de justice de l’Union européenne. Par ses propos, Marine Le Pen a franchi un Rubicon. En apostrophant, comme elle l’a fait, Hollande, mais aussi son prédécesseur, elle a délégitimé aux yeux des Français ce que sont devenues nos institutions, notamment depuis le traité de Lisbonne et le traité budgétaire, mais le sursaut national impose qu’on prenne la mesure de la radicalité de la situation. En termes d’indépendance, notamment par rapport à l’Europe allemande, comme en termes institutionnels, c’est-à-dire en termes de légitimité, en quoi l’actuel Etat français est-il moins fantoche que le gouvernement de Sigmaringen ? En révélant crûment, au sein même de son Temple, l’imposture de la démocratie européenne, de tels propos démolissent également plusieurs décennies de bouillie conceptuelle — sophisme : « la France est mon pays, l’Europe est mon avenir » ; contradiction dans les termes : « Fédération d’Etats-nations », « souveraineté partagée » —, par lesquels l’oligarchie a conduit les Français à la dépossession, de moins en moins indolore, de leur indépendance.

    Une bouillie conceptuelle que pratique allègrement Hollande : deux jours après sa prestation de Strasbourg, il a récidivé le 9 octobre devant l’Ecole des Chartes, pour critiquer la sortie de Morano sur la France « pays de race blanche », en renvoyant l’identité française, qui n’est pas « figée dans le marbre », au « souvenir de nos mœurs, nos rites, nos traditions mais également de toute notre culture. Connaître notre passé, c’est comprendre la diversité de la France, sa multiplicité ». Ou comment, sous prétexte de rendre hommage à notre civilisation et à sa « continuité », la renvoyer à la « nostalgie » au profit d’un « renouvellement permanent » et d’une « multiplicité » indéfinie qui sont la négation même de toute civilisation, par son éclatement dans le communautarisme et le consumérisme, ces deux mamelles du mondialisme. Aussi Natacha Polony a-t-elle raison d’avancer que si le gouvernement veut « tuer » le latin et le grec, c’est pour « pour enterrer la France », car « ils sont notre mémoire, et le plus profond de notre être. Ils sont à la France du XXIe siècle ce que les racines sont à la vigne. » (Le Figaro, 10 octobre) « Racines », mot honni car, si elles sont bien la condition d’un « renouvellement permanent », celui-ci n’est pas laissé aux flux d’un changement indéfini : il perpétue une identité. D’ailleurs, si Hollande avait vraiment voulu répondre à Morano, il se serait contenter de citer les premiers mots de l’Histoire de France de Bainville : « Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation ». Mais comment l’aurait-il pu, lui qui, précisément, a renoncé à la nation et à ses racines pour une république hors sol, mondialiste et individualiste ?

    François Marcilhac - L’Action Française n°2918

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-Action-Francaise,9551

  • L’Arabie saoudite ne vaut pas mieux que l’État islamique

    L’Arabie saoudite est une dictature islamiste qui entretient des relations extrêmement ambiguës avec les terroristes de l’État islamique, et les autres « rebelles » qui ne valent pas mieux, tels le Front Al-Nosra ou le Front islamique.

    Le gouvernement français a beau tout faire pour exonérer le régime saoudien, rien ne pourra effacer ses crimes. Ali Mohammed al-Nimr a été condamné à mort par décapitation et crucifiement, parce qu’il a participé, en 2011, à une manifestation d’opposition à la monarchie islamiste et totalitaire saoudienne, alors qu’il n’était âgé que de 17 ans. Le grand ami de François Hollande, Salmane d’Arabie saoudite, doit ratifier sa peine de mort dans les semaines à venir. Afin de réfréner tout mouvement d’opposition dans le futur, le corps d’Ali Mohammed al-Nimr sera exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs à titre d’exemple. Un procédé sanglant, inhumain, révoltant.

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  • Ornella Guyet : L’archétype de la désinformation

    Ornella Guyet se déclare “journaliste spécialiste des réseaux d’extrême droite”. Sous le pseudonyme de « Marie-Anne Boutoleau » et par l'intermédiaire du site Indymedia Paris, elle s’est fait connaître par des campagnes de diffamation et d'injures à l'encontre de nombreuses personnalités de gauche qu'elle associe aux « fascistes ». Parmi la longue liste des offensés, nous retrouvons François Ruffin, Pierre Carles, Michel Collon, Frédéric Lordon, Hervé Kempf, Alain Gresh, ou encore Noam Chomsky.

    L’expression "confusionnisme” fait désormais partie de la novlangue d'Ornella Guyet et de nombreux groupuscules qui se réclament de la lutte antifasciste . Afin d'amalgamer la lutte contre néolibéralisme et impérialisme à l'extrême droite, ces “activistes” n'ont jamais eu le moindre scrupule pour employer des arguments fallacieux habituellement utilisés par les propagandistes du néocolonialisme qui se doivent de justifier une guerre tout les six mois.

    Via son site Confusionnisme.info , Ornella Guyet nous signale ici très succinctement pour ne pas dire de manière simpliste, que “le confusionnisme politique peut relever d’une stratégie mûrement réfléchie (c’est notamment souvent le cas à l’extrême droite) comme il peut aussi être le fruit de l’ignorance ou de la naïveté de certains militants (notamment à gauche).” Sans plus de précisions Ornella Guyet rajoute : “Historiquement, on peut situer les débuts de ce phénomène en France à la fin du 19ème siècle”.

    Mais plusieurs questions se posent : Qui est vraiment Ornella Guyet ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi reprend-elle à son compte la rhétorique et les méthodes habituellement utilisées par les néo-conservateurs ? Comment expliquer qu'elle fustige une très grande partie de la gauche alors qu’elle ne dit mot sur une certaine extrême droite ? Quelles sont les sources de cette "journaliste antifa" ? Pour répondre à ces interrogations il nous a semblé important de revenir attentivement sur la sémantique d es diatribes diffusées par Ornella Guyet.

    Afin d'échapper à la confusion, ouvrons le dictionnaire :

    Pour le petit Larousse, le mot confusionnisme se traduit par le fait d'entretenir la confusion dans les esprits et d'empêcher l'analyse objective des faits. Cependant, il est vrai que cette expression a une existence antérieure dans les discours politiques... une antériorité qu’Ornella Guyet, toujours dans le flou, ignore ou omet simplement de préciser. Ainsi au début des années 30, Léon Trotsky qualifiait la ligne politique de la Fédération communiste catalane-baléare (FCCB) dirigée par Joaquín Maurín de « mélange de préjugés petits-bourgeois, d’ignorance, de “science” provinciale et de coquinerie politique » . Voilà selon Trotsky « Le confusionnisme de Maurín et de la Fédération catalane ».

    La revue “Monde” et les trotskystes furent eux aussi qualifiés de “confusionnistes”. En novembre 1930 à l'occasion du deuxième congrès des écrivains révolutionnaires qui se tient à Kharkov , “Monde”, créée et animée par l'écrivain Henri Barbusse , est accusé d’être « un journal sans principes directeurs, qui dès le départ avait pris une position anti-marxiste », de se caractériser par « le confusionnisme », d’avoir pour collaborateurs « des agents du trotskisme, des social-fascistes, des radicaux bourgeois, des pacifistes », bref d’être hostile à l’idéologie prolétarienne. Voir un éditeur pour le socialisme libertaire

    1. Décryptage de la “méthode Guyet”

    Injures et calomnies

    Au printemps 2011, Ornella Guyet sous le pseudonyme de Marie-Anne Boutoleau" entame une campagne d’injures et de calomnies contre plusieurs sites internet. Le journal d’information alternative de gauche "Le Grand Soir" est l’une des première cibles de Guyet qui se réclame d’ACRIMED. Or voici ce que dit Acrimed à propos d'Ornella Guyet (alias Marie-Anne Boutoleau) qui produit quasiment tous ses articles avec les mêmes méthodes fallacieuses :

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  • L’immigration, une chance pour la France et l’Europe ?

    Le problème des migrants nous impose de parler librement de l’immigration. Une grande partie de notre classe politique a abandonné cette question aux militants antiracistes. Il y a désormais urgence.

    En France, les zones urbanisées sont les premiers lieux de rassemblement ethnique provenant de l’immigration. Ivan Rioufol, dans son ouvrage La fracture identitaire, prend l’exemple de l’Ile-de-France qui « regroupe 19% de la population française et contribue à 43% à l’accroissement naturel du pays, notamment sous l’effet de la fécondité d’une immigration africaine et nord-africaine. » Il se désole aussi en citant la démographe Michèle Tribalat que « ces concentrations ethniques risquent de déboucher sur des enclaves où pourraient apparaître des revendications politiques d’un droit dérogatoire sur des bases ethnico-religieuses. »

    Confrontée au problème récurrent des migrants, la France doit-elle encore esquiver le sujet de l’immigration uniquement dans le seul but d’espérer en l’avenir soi-disant radieux que nous décrivent les partisans de la société multiculturelle ? Ne pouvons-nous pas débattre d’un tel changement survenu dans l’Histoire contemporaine de notre pays ?

    L’immigration de travail du début des années 70 a été transformée, à cause du regroupement familial voulu par le gouvernement Chirac sous la présidence de Giscard d’Estaing, en immigration de peuplement. Cette dernière, arrivée au début d’une période de crise économique débouchant sur une forte hausse du chômage, ne désire plus épouser les valeurs et principes de la France républicaine et se transforme comme nous le dit Philippe de Villiers, dans son livre Les mosquées de Roissy, en « une immigration d’allocataires ».

    Selon les chiffres de Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, repris par de Villiers, l’immigration et l’intégration coûteraient près de 40 milliards d’euros par an à la France ce qui représente « 80% du déficit du budget de l’Etat, 13,5% des dépenses publiques, trois fois et demie le trou de la Sécurité sociale, deux fois le budget de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, 87% du budget de la Défense… ». Et nous continuons à faire comme si de rien n’était !

    Nous sommes-nous posés simplement la question à savoir si la France possédait encore les moyens financiers de sa politique d’immigration ? Selon l’Institut de géopolitique des populations, « les immigrés par leur contribution à l’économie couvrent environ les deux tiers de leurs coûts sociaux, le solde étant à la charge de la société d’accueil. » L’immigration, une chance pour la France ! Curieuse chance, ne trouvez-vous pas ?

     

    Christopher Caldwell, auteur du livre Une révolution sous nos yeux, pose une autre question d’une importance capitale : « L’Europe peut-elle rester la même si sa population change ? » Avez-vous déjà entendu Hollande ou Sarkozy débattre librement et objectivement de cette question en dehors de l’affaire Morano ? La réponse est non.

    À présent, il est grand temps qu’elle soit au centre de nos discussions pour que les Européens puissent enfin retrouver une liberté d’expression trop longtemps confisquée par la pensée antiraciste. Car l’immigration d’aujourd’hui, majoritairement musulmane, diverge des immigrations précédentes. Les allégeances nationales s’effacent et « l’Europe n’a plus du tout affaire à un problème d’immigration ordinaire, mais à une culture concurrente. »

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/

  • Scandale de l'abattoir d'Alès : silence sur le halal

    La presse relaie la vidéo d'une association montrant dans quelles conditions les animaux sont tués à l'abattoir d'Alès. Les cochons sont les seuls animaux à être gazés avant exécution. Les autres sont abattues sans étourdissement préalable. Si vous n'avez pas encore pris votre petit-déjeuner, vous pouvez regarder ces images...

    Suite au scandale, le maire a aussitôt fermé l'abattoir et communique :

    Capture d’écran 2015-10-15 à 07.25.00"Max ROUSTAN, Maire d’Alès, ému par ces images, décide la fermeture immédiate à titre conservatoire, de cet établissement, ainsi que lelancement d’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux. 

    Max ROUSTAN rappelle que l’Abattoir d’Alès, créé en 1964, a été fortement soutenu financièrement par les contribuables alésiens depuis plus de trente ans, que cet abattoir comme l’ensemble des abattoirs de France est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’État, à travers la Direction Départementale de la Protection des Populations, qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement. 

    A l’issue de l’enquête interne, si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès. 

    Cette fermeture définitive condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu’au niveau économique avec cent vingt emplois directs et indirects."

    Mais ce que ne dit pas la presse, c'est l'influence du halal dans ce mode d'abattage. En 2012, le directeur de l’abattoir d’Alès, Jack Pagès expliquaitque, « pour gérer l’abattage rituel », il applique une politique tarifaire spécifique, basée « sur le surcoût » que cela implique pour lui. Sur les 6000 bovins abattus à Alès, et 40000 agneaux chaque année, on compte 30 % de bovins (1800 bêtes) et 40 % d’ovins (16000 bêtes) qui sont destinés à produire de la viande Halal.

    Michel Janva

  • Aux régionales, le FN part ambitieux

    Certains, dans le parti d’extrême droite, parlent de trois à quatre régions comme objectif en décembre. Mais seules le grand Nord et Paca semblent prêtent à basculer.

    Le Front national se verrait-il trop beau à l’approche des élections régionales ? Florian Philippot, son numéro deux, l’a répété à plusieurs reprises : "nous pensons qu'il y a quatre ou cinq régions gagnables" sur les 13 que comptera la France métropolitaine à l’issue du scrutin de décembre. Comme aux départementales (aucun département remporté), le parti d’extrême droite risque de déchanter. N’empêche. Le FN pourrait bien remporter au moins une région, et ce serait déjà un nouveau séisme politique à mettre au crédit du parti de Marine Le Pen. Explications.

    La triangulaire n’est plus un handicap

    Souvent, le Front national a pesté contre les modes de scrutin qui, affirmait-il, ne lui étaient pas favorables. Pour ces régionales 2015, cette critique n’a pas été formulée par Marine Le Pen et ses lieutenants. Et pour cause. D’abord, le seuil pour se maintenir au second tour, 10% des suffrages exprimés, est relativement bas. Au point que les listes FN pourront se maintenir quasiment à coup sûr dans toutes les régions, ce qui, en soi, sera déjà une petite révolution. Et dans le cadre de triangulaires, inutile d’atteindre la barre des 50% au second tour, un score que le parti frontiste semble encore incapable d’atteindre. Un gros tiers des voix, entre 35 et 40%, peut suffire pour arriver en tête et rafler les 25% des sièges supplémentaires promis au vainqueur. Et cette barre-là n’est plus un mirage pour Marine Le Pen et ses troupes, du moins dans certains territoires.

    Le Front républicain, quel front républicain ?

    Aux départementales, beaucoup de candidats de gauche, et quelques-uns de droite, s’étaient désisté pour faire barrage au Front national. Avec succès, puisqu’au final, le FN, qui comptait bien enlever deux départements minimum, a dû se contenter de 62 cantons. Cette fois, point de scrutin nominal à deux tours, très défavorable au FN, mais un scrutin de liste. Et là, le Front républicain sera au moins marginal, sinon inexistant, car dans une telle hypothèse, un parti qui se retirerait de la course laisserait ses deux adversaires occuper seul le Conseil régional, et renoncerait au moindre élu régional. Tout simplement inimaginable.

    Un PS à la peine

    Depuis l’élection de François Hollande à la présidence de la République, le PS enchaîne défaite électorale sur défaite électorale. Cette fois encore, le parti majoritaire à l’Assemblée nationale devrait souffrir, au point de ne pouvoir conserver qu’une seule des 13 grandes régions, lui qui en détient 21 sur 22 actuellement. En cause, le contexte actuel donc, mais aussi le relatif anonymat de certaines de ses têtes de listes, tels Pierre de Saintignon dans le grand Nord, ou Christophe Castener en Paca, et les divisions, avec les écologistes notamment. Autant de facteurs qui pourraient bien amener le FN en première ou deuxième position dans beaucoup de régions, à part dans l’Ouest et en Ile-de-France. Le parti frontiste profiterait alors d’une dynamique positive entre les deux tours.

    Les régions que le FN peut vraiment gagner

    Dans ce contexte, et à l’aune des derniers résultats électoraux (départementales 2015 et européennes 2014, voir carte ci-dessous), le Front national semble en mesure de l’emporter dans deux grandes régions : le grand Nord, et, dans une moindre mesure, Paca. Pour la première, c’est Marine Le Pen en personne qui défendra les couleurs de son parti, avec, en cas de victoire, la ferme intention de se servir de la région comme tremplin vers la présidentielle de 2017. Et les chiffres peuvent l’inciter à l’optimisme. Aux départementales, le parti d’extrême droite avait recueilli 34,19% des voix, et 36,24% aux européennes. En cas d’élection serrée, cela peut suffire. D’ailleurs, un sondage publié mi-septembre dans La Voix du Nord, donnait la présidente du FN victorieuse au second tour avec 35% d’intentions de vote, contre 33% au Républicain Xavier Bertrand et 32% au socialiste Pierre de Saintignon.

    En Paca, c’est une autre Le Pen qui concourra. Après l’éviction de Jean-Marie, c’est Marion Maréchal Le Pen qui a repris le flambeau bleu blanc rouge. Là encore, les résultats des derniers scrutins ont placé le FN à des hauteurs de vainqueurs potentiels : 32,21% en 2014, 33,65% en 2015. Et là encore, un sondage est venu alimenter l’optimisme du FN. Une étude Ifop-Fiducial plaçait en effet la nièce de la présidente du parti frontiste à 33%, juste derrière la liste de droite menée par Christian Estrosi (35%), amis devant la liste d’une gauche unifiée (32%).

    Ailleurs, ce sera objectivement bien difficile pour le FN de rafler la région. En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, le FN avait remporté 29,6% aux européennes de 2014, 30,7% aux départementales. Cela semble bien compliqué de gagner les 4 ou 5 points nécessaires. Idem en Bourgogne-France-Comté, où le FN n’a pas dépassé les 28% des suffrages. Dans toutes les autres régions, le parti d’extrême droite n’a pas dépassé les 27%. Le retard semble trop difficile à combler. 

    Des écueils, tout de même

    Sur le haut de la vague actuellement, le Front national doit tout de même se méfier du grand plongeon. Entre crise des migrants et crise économique, l’actualité est actuellement porteuse pour le FN, mais cela pourrait changer en deux mois.

    Par ailleurs, si le psychodrame familial et l’éviction de Jean-Marie Le Pen semble n’avoir aucune conséquence sur l’électorat frontiste, à en croire les sondages, il pourrait en être différemment dans les urnes, notamment en Paca, où une liste dissidente, rassemblant pas mal de fidèles de l’ex-président d’honneur, a vu le jour. Il y a, enfin, pour les électeurs, à franchir un cap psychologique. Voter Front national en guise de protestation est une chose, porter le parti d’extrême droite au pouvoir en est une autre. Cela pourrait jouer dans l’entre-deux-tours. Entre-deux-tours qui réserve toujours, ne l’oublions pas, son lot de surprises. Dont certaines pourraient être défavorables au parti de Marine Le Pen.

    Si d’aventure le FN remportait au moins une région, il pourrait donc crier au triomphe. Mais en cas de zéro pointé, ses leaders pourront à l’envi crier au complot droite-gauche et se poser en martyr, la défaite sera bel et bien réelle.

    Rémi Duchemin

    source : Europe 1 :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuuulAkyVyNunDxXwk.shtml

  • 600 croix pour 600 agriculteurs morts suicidés, l’action choc d’un maraîcher breton

    Le suicide est aujourd'hui la 3ème cause de décès dans le monde agricole. Étranglés par une crise qui perdure, de nombreux agriculteurs français se sentent abandonnés. 

    «Plus de 600 agriculteurs se suicident par an. Cela représente environ deux personnes par jour, soit l’équivalent de quatre Airbus chaque année». Lui même agriculteur, Jacques Jeffredo a mis tout en œuvre pour mettre la lumière sur ce fléau peu médiatisé en France. À l’occasion d’une messe célébrée dans la basilique de Sainte-Anne d’Auvray, dans le Morbihan, ce maraîcher breton a installé sur le parvis du sanctuaire 600 croix blanches pour les 600 agriculteurs se donnant la mort chaque année. 

    Son action choc a rencontré un vif succès puisque près de 1 500 personnes ont répondu à l’appel. «J’ai cru voir de l’émotion sur les visages. C’est une forme de reconnaissance et de réhabilitation pour des gens qui ont donné leur vie dans la misère», a réagi Jacques Jeffredo après la messe. Ce dernier est très attaché à ce problème puisqu'il a lancé, il y a peu, une pétition en ligne pour faire connaître cette journée. Plus de 6 700 signatures ont été collectées depuis le 14 juillet. 

    D’après les chiffres de l’Institut de veille sanitaire, ou INVS, 485 agriculteurs exploitants sont morts par suicide entre 2007 et 2009. Des statistiques bien en-dessous des évaluations de Jacques Jaffredo mais qui représentent tout de même un suicide tous les deux jours. 

    Pour enrayer ce problème, le gouvernement et le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, ont promis de prendre le problème au sérieux. Un numéro national d’appel sera mis en place avec la collaboration avec l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

  • La taxe du jour

    Images-2Le gouvernement vous avait dit que les impôts ont baissé. Et vous avez tous reçu (sauf ceux, nombreux, qui ont vus leurs impôts augmenter) dans votre boîte aux lettres un courrier du ministère de la baisse d'impôts dont vous avez bénéficiés.

    Mais l'Etat compte reprendre de l'autre main ce qu'il a pu concéder. La taxation du gazole augmentera d'un centime par litre en 2016 et 2017 et celle de l'essence sera réduite du même montant sur la même période, a annoncé mercredi Matignon.

    Michel Janva

  • Faire émerger des générations de dissidents

    Philippe de Villiers est interrogé par Jeanne Smits dans Monde & Vie. Extraits :

    MDans votre livre vous ne parlez guère du Front national et pas du tout de Marine Le Pen. Vous dites à propos de la montée du Front national que « les régimes totalitaires ont toujours jeté les jeunes contre les vieux ». Croyez-vous que le Front national puisse aujourd’hui apporter des solutions ou que finalement il faut le mettre sur le même plan qu'un Tsipras, un Podemos en Espagne ou un Corbyn en Angleterre ?

    Je pense que Marine Le Pen traduit aujourd'hui, et capte la souffrance identitaire des Français, tout simplement parce que les Français crient dans l'urne leur colère et leur détresse. Elle capte un vote et une humeur de désarroi. Les Français se servent d'elle comme du plombier polonais pour purger les tuyaux du système. Quand on regarde de plus près ce qu'est le Front national aujourd'hui, on s'aperçoit qu'il y a un combat qui est juste, contre le libéralisme économique, et un combat qui manque, contre le libéralisme sociétal. En fait, cette souffrance identitaire n'est prise en compte que de manière partielle et à partir d'une « marque » qui d'ailleurs n'est peut-être pas tout à fait la même. [...]

    Vous écrivez, c’est le titre de votre livre, Le moment est venu : le moment d’une résistance, dit votre dernière phrase. Pour vous, est-ce une fin ou un début, et si c’est un début, lequel ?

    « Le moment est venu » car aujourd’hui, ma parole est libre. Je ne cherche pas un picotin de popularité. Je pense que je serai mieux entendu, parce que ce qui était inaudible est aujourd'hui devenu assourdissant. Quand je disais:« Attention, n'abattez pas les États, les nations, les frontières, ne livrez pas la France au mondialisme... », on disait de moi : « Il est  excessif. » Aujourd'hui, on s'aperçoit qu'avec d'autres, nous avions raison. Mais c'est un grand tort d’avoir raison trop tôt…

    J'ai fait de la politique parce que j'avais la passion de la France. J'ai arrêté la politique au sens politicien du terme ; j'ai gardé la passion de la France. Il y a plusieurs manières d'exprimer des urgences qu'on a sous les yeux. Je pense aujourd'hui que la parole métapolitique, on le voit tous les jours, est plus écoutée parce que plus authentique, parce qu'elle va à la source des problèmes - que la parole politique électorale; qui est complètement discréditée. Aller chercher un pico­tin de popularité, non. J'ai passé l'âge, et je serais incapable de me rompre à cet exercice · de mensonge et de show-business.

    En revanche, ma passion de la France demeure intacte, et je me réserve bien évi­demment, puisque j'ai déjà commencé, le droit de parler et de reparler, d'écrire et de publier, et de crier. Pas pour moi, pas pour me soulager, mais pour contribuer avec d'autres à créer, à faire émerger des générations de dissidents. [...]"

    Michel Janva