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France et politique française - Page 3773

  • Fermez les mosquées salafistes ! (Présent 8385)


    8385-Une

    Comment combattre un mal sans vouloir le nommer ? Si l’on esquive le mot, comment peut-on affronter sa réalité ? C’est pourtant ce que ne cesse de faire François Hollande.

    De Bruxelles, apprenant la tuerie en Isère, il a doctement révélé qu’il s’agissait « d’une attaque de nature terroriste ». Mais quel terrorisme ? Il a promis qu’il allait « éradiquer les groupes ou les individus responsables de tels actes ». Quels groupes ? Quels individus ? Ils n’ont ni visage, ni idéologie, aucune appartenance, comment éradiquer ces assassins anonymes ? Il sait pourtant que ne sont pas des terroristes péruviens du Sentier lumineux, ce sont des islamistes. Mais le mot lui écorche les lèvres. Car, si le président entend combattre le terrorisme, il lutte dans le même mouvement contre « l’amalgame » et « l’islamophobie », comme s’il s’agissait de maux aussi redoutables que le terrorisme lui-même. Dans « islamisme », il y a islam, il espère que ses périphrases le feront oublier aux Français. La vérité est qu’il ne veut faire nulle peine, même légère, aux musulmans qui, en 2012, ont voté à 93 % pour lui, il espère qu’ils recommenceront en 2017.

    Ce que l’égorgeur isérois a en commun avec les autres terroristes, ce n’est pas seulement l’islamisme, c’est d’être bien connu de la police. Yassin Salhi figurait au fichier « S », c’est-à-dire des personnes signalées comme ayant un lien avec l’islamisme radical, comme les frères Kouachi, Amedy Coulibaly, les tueurs du 7 janvier, comme Mohamed Merah ou cet autre qui a attaqué trois militaires à l’arme blanche à Nice. Après chaque attentat, Cazeneuve nous « rassure » : ils étaient connus de nos services.
    Tous fichés, ou presque. Tous recensés, tous répertoriés, tous signalés et tous perdus de vue, tous oubliés, tous enfuis, tous négligés et tous, finalement, ont frappé, tué, massacré ou égorgé.
    C’est qu’il y en a tellement qu’on ne peut pas les suivre à la trace, comprenez-nous ! Les policiers ne sont pas assez nombreux. Et alors ? Il faut donc en recruter autant que nécessaire ou, au moins, en prendre la décision, c’est cela « tout faire » pour combattre le terrorisme. Ce n’est pas rester les bras ballants en déplorant dans un soupir résigné le manque d’effectifs. D’autant que, lorsque le gouvernement le veut, il le peut. Dès lundi sont prévus 200 policiers de plus en renfort dans les rues de la capitale. Il n’a fallu que quarante-huit heures pour en décider et trouver les hommes. C’est à cause de la guerre. Pas celle que nous livre le terrorisme islamique, non, celle qui sévit entre taxis et chauffeurs d’UberPop, que la police veut verbaliser massivement.

    La nécessaire répression doit s’accompagner de l’extinction de ces foyers de propagande islamiste que sont les mosquées salafistes, comme le demande Marine Le Pen. Tous les salafistes ne sont évidemment pas de la graine de terroriste, mais tous les terroristes, ou presque, sont salafistes. C’est pourquoi le gouvernement tunisien, après l’attentat de Sousse, a annoncé la fermeture des 80 mosquées de cette obédience, comme avant en Égypte. Hollande sera-t-il plus protecteur de ces musulmans-là que ces chefs d’État musulmans ?

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/

  • « Populisme / Les demeurés de l’Histoire » de Chantal Delsol

    Note de lecture de Bernard Mazin, essayiste.

    L’ouvrage de Chantal Delsol a déjà été présenté sous la plume de Pierre Le Vigan qui, au moment où j’écris ces lignes, revient opportunément sur le sujet à propos d’un autre livre plus ancien, Eloge du populisme, de Vincent Coussedière. Le phénomène du populisme étant au cœur des débats politiques, et étant en passe d’y demeurer bien ancré dans les prochaines années, il ne me paraît pas inutile de se pencher à nouveau sur l’analyse de Chantal Delsol, que l’on peut ranger dans la catégorie de la « philosophie appliquée » et qui frappe le lecteur par sa pertinence et sa mesure.

    « Je ne connais pas de plus grande brutalité, dans nos démocraties, que celle utilisée contre les courants populistes. La violence qui leur est réservée excède toute borne. Ils sont devenus les ennemis majuscules d’un régime qui prétend n’en pas avoir. Si cela était possible, leurs partisans seraient cloués sur les portes des granges. »

    Pourquoi tant de haine ?

    Le sous-titre du livre, Les demeurés de l’Histoire, peut sembler relever de la provocation, mais l’auteur s’en explique dès le début de son propos. Elle rappelle que dans la philosophie de l’Antiquité grecque, il existe une quasi-constante : l’opposition entre les « quelques-uns » et les « nombreux ». Les premiers ont la faculté de rechercher ce qui est commun à tous, le logos, c’est-à-dire le discours universel ; les « nombreux » sont au contraire des idiotès, c’est-à-dire ceux qui ne voient que ce qui est particulier et qui le considèrent comme la Vérité. Cette réflexion ne distingue pas la philosophie de la politique, puisque l’aspiration à l’universel et l’aspiration au bien de la cité se confondent. Tout au plus existe-t-il un début d’interrogation sur la démagogie.

    A beaucoup d’égards, l’on peut considérer que les actuelles attaques contre les populistes trouvent leur origine dans Platon :

     « L’identification de la multiplicité avec la médiocrité, son identification avec le chaos, traduisent un élitisme qui repousse toute tentative, ou espoir, de tenir compte de l’expression populaire. […] Cette vision de Platon est annonciatrice des points de vue actuels sur le populisme : aujourd’hui, si l’opinion du peuple ne correspond pas avec le discours des droits de l’homme envisagés d’une manière spécifique, cette opinion est identifiée à une dispersion de caprices et de passions, et celui qui lui prête attention, à un démagogue. »

    Malgré tout, la véritable histoire du populisme coïncide avec celle de la démocratie représentative, et ce n’est guère que depuis une vingtaine d’années que le qualificatif de populiste est devenu un gros mot, et même une injure. « Je ne connais pas de plus grande brutalité, dans nos démocraties, écrit Chantal Delsol, que celle utilisée contre les courants populistes. La violence qui leur est réservée excède toute borne. Ils sont devenus les ennemis majuscules d’un régime qui prétend n’en pas avoir. Si cela était possible, leurs partisans seraient cloués sur les portes des granges. » Comment en est-on arrivé là en si peu de temps ?

    L’auteur en voit la cause dans l’important changement qui s’est produit depuis la fin des Trente Glorieuses : la désaffection du peuple à l’égard de l’idéologie émancipatrice des Lumières. Celle-ci trouve une certaine généalogie dans la conception platonicienne : convergence entre le logos philosophique universaliste et la finalité politique ; méfiance à l’égard des masses incapables de saisir le Bien commun, qui conduit corrélativement à la confiscation de l’expression du peuple des idiotès par une « élite » autoproclamée. Mais cette homothétie n’est qu’apparente : alors que la raison, le logos, était pour les Grecs « une vérité encore introuvée et probablement introuvable », la Raison cartésienne qui inspire les philosophes du XVIIIe siècle est devenue celle « qui éteint au fur et à mesure qu’elle avance les ténèbres de l’ignorance, et désigne les vérités illuminées que tous doivent dès lors accepter pour telles. »

    Il faudrait de plus longs développements pour préciser l’articulation entre les Lumières et la pensée économique libérale, qui fusionnent sous nos yeux dans le melting pot de l’idéologie libérale-libertaire. Mais ce sont là des concepts bien connus des familiers de Polémia, et l’auteur ne manque pas de les résumer, faisant référence à des penseurs tels que Christopher Lasch (1) ou Jean-Claude Michéa (2).

    Quoi qu’il en soit, le résultat est que « aujourd’hui, une vérité morale unique impose à la politique ses finalités, jugeant idiots ceux qui voudraient défendre des particularités face à cet universel imposé. »

    Le populisme se loge ainsi dans les interstices d’une démocratie qui déçoit le peuple, qui « n’a pas été à la hauteur des espérances de ceux qui le veillaient amoureusement. C’est du moins ainsi que l’élite a compris les choses. En réalité, elle avait nourri des illusions : non pas sur les capacités du peuple, mais sur la vérité de ses propres doctrines. Mais elle l’ignore. Elle voit un peuple qui fait défection. Qui trahit. Qui refuse d’agréer avec reconnaissance une nouvelle vie qu’on lui confectionne. Qui reproche à l’idéologie de lui confisquer ses aspirations légitimes. C’est là le début de l’histoire du populisme. »

    Précisant son propos, Chantal Delsol nous conduit à travers différentes étapes de ce processus de diabolisation des populistes : ces étapes procèdent parfois d’une réflexion théorique élaborée. Il en va ainsi de la démarche léniniste de différenciation entre « spontanéité » et « conscience », qui conduit à résoudre le problème en l’éliminant, au besoin physiquement. Mais bien plus souvent – et l’exemple des grangers américains illustre bien ce cas de figure – c’est un processus de récupération qui est mis en œuvre. « D’abord, les élans populistes développent des idées dont personne ne veut mais qui sont portées par une partie de la population. Ensuite, les partis officiels n’aiment pas voir les plébéiens réclamer leur part du pouvoir et préfèrent donc adopter une partie de leur programme pour faire taire leurs velléités de participation au gouvernement. »

    De nos jours en France, on retrouve cette même cohabitation des deux attitudes : celle de l’élite de gauche, qui procède de la réflexion de Lénine en niant la légitimité de la réalité et en assimilant le pragmatisme populiste à du nihilisme, puisqu’il n’y a aucun concept là-dessous ; celle d’une frange des soi-disant Républicains, Sarkozy en tête, qui s’évertuent à courir derrière le FN pour essayer de rallier les voix de droite. On peut constater tous les jours le sort de ces deux stratégies, face au mur de la réalité.

    De quoi le populisme est-il le nom ?

    L’auteur énumère ce qui fait la spécificité du discours et des programmes populistes :

    la critique de l’individualisme, qui rompt le lien social et les solidarités ;

    la critique des excès de l’Etat-providence, d’autant plus accentuée que ces excès bénéficient à des clientèles non reconnues comme faisant partie de la communauté du « vivre ensemble » ;

    la défense de l’identité de la nation ou des groupes d’appartenance ; de là procèdent l’euroscepticisme, le refus de la mondialisation, la volonté de réduire l’immigration, l’hostilité à l’égard de l’empire américain ;

    l’aspiration à la moralisation de la vie politique (lutte contre la corruption) et des mœurs (contre la morale dominante des droits de l’homme, de la victimisation systématique et de la transgression) ;

    sur la forme, le recours à une parole libérée – qui ose « dire tout haut ce que les gens pensent tout bas » – et le « refus du mensonge et de la sophistication élitaires», qui ne sont autres que la novlangue utilisée par la super-classe mondiale.

    On voit avec ce rapide survol que le populisme, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, n’est réductible ni à un mouvement contre la démocratie, ni à une forme de démagogie, ni à une dimension protestataire. Il est en outre autonome par rapport au débat sur le libéralisme économique. Il est en fait une réaction à la tendance post-moderne «  à la dé-différenciation, au mélange, à l’effacement des caractéristiques. La mondialisation est applaudie lorsqu’elle permet la « culture-métis », elle est vilipendée quand elle produit la concurrence, c’est-à-dire quand elle valorise les singularités. »

    Le populisme, rempart contre les conceptualisations universalistes

    Le populiste se dresse contre la dogmatique universaliste dominante. Il représente l’enracinement contre l’idéologie de l’émancipation, celle de « l’homme détaché de ses racines temporelles et spatiales, et des obligations communautaires [qui] vit dans un monde ouvert, traversant les frontières aussi bien que transgressant les limites dont il ne reconnaît plus la légitimité ».

    Revenant à l’histoire des idées, Chantal Delsol rappelle que depuis les Lumières, l’idée d’émancipation se présente comme « une idéologie, un système conceptuel complet, historiquement triomphant et, par la force de son argument historique, déblayant tout sur son passage ». Mais alors qu’au XIXe siècle de nombreux courants de pensée ont tenté de critiquer ces conceptualisations émancipatrices, au XXe siècle « ces arguments se sont pratiquement tus, comme si l’évidence de l’émancipation avait fini par épuiser tous ses adversaires ».

    Cet étouffoir est partiellement la conséquence des excès des totalitarismes nazi et fasciste, qui bien que n’étant pas populistes stricto sensu, permettent aux idéologues de l’émancipation, aujourd’hui encore, de disqualifier leurs adversaires par la reductio ad Hitlerum et la pratique de l’amalgame à sens unique.

    Mais cette référence n’explique pas tout : est aussi et surtout à l’œuvre dans l’idéologie dominante l’idée du progrès continu, rejetant dans les ténèbres de l’obscurantisme tout ce qui vient du passé, de l’histoire, de la tradition, des modes de vie, en bref tout ce qui fait l’enracinement. Dès lors, cette idéologie « qui se croit et se veut désormais seule au monde, considère que toute critique extérieure, plaidant pour un monde disparu et privé de justification, vaut pour une apostasie ». Et c’est ce qui conduit les tenants de cette idéologie à assimiler les populistes à des « demeurés de l’Histoire », qui continuent de cultiver une nostalgie pour un retour sur le passé dépourvu de pertinence et entravant la marche en avant vers la « mondialisation heureuse » que l’on nous promet pour demain, mais qui est en passe de rejoindre les « lendemains qui chantent » au magasin des illusions perdues.

    Le monde réel, planche de salut du populisme

    L’objectif de l’auteur n’est pas de prédire l’avenir des mouvements populistes. Elle ne cache pas, et nous serons d’accord avec elle sur ce point, la puissance des moyens dont dispose la super-classe mondiale pour imposer l’idéologie cosmopolite, l’individualisme débridé et le déracinement érigé en principe moteur du progrès illimité.

    Pourtant, on peut trouver en filigrane de l’ouvrage de nombreuses raisons d’espérer. L’utopie de l’émancipation totale est en effet un colosse aux pieds d’argile, pour plusieurs raisons :

    • Tout d’abord, Chantal Delsol remarque que les populistes ne cherchent pas à sortir du champ de la démocratie, mais au contraire à y entrer, car ils souffrent précisément de n’être pas entendus, alors que leurs idées sont sinon majoritaires, au moins dignes d’être prises en compte. Jean-Claude Michéa décrit ainsi l’instrumentalisation du terme « populisme » par l’idéologie libérale-libertaire : « Si le mot “démocratie” doit être, à présent, affecté à la seule définition du libéralisme, il faut nécessairement un terme nouveau pour désigner ce “gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple” où chacun voyait encore, il y a peu, l’essence même de la démocratie. Ce nouveau terme, choisi par les ateliers sémantiques, sera celui de “populisme”. Il suffit alors d’assimiler le populisme (au mépris de toute connaissance historique élémentaire) à une variante perverse du fascisme classique, pour que tous les effets désirables s’enchaînent avec une facilité déconcertante. Si l’idée vous vient, par exemple, que le Peuple devrait être consulté sur tel ou tel problème qui engage son destin, ou bien si vous estimez que les revenus des grands prédateurs du monde des affaires sont réellement indécents, quelque chose en vous doit vous avertir immédiatement que vous êtes en train de basculer dans le “populisme” le plus trouble, et par conséquent que la “Bête immonde” approche de vous à grands pas. »(3). Dont acte. On remarquera simplement que ce tour de passe-passe a longtemps fonctionné, mais que ses promoteurs sont de plus en plus comme ces prestidigitateurs qui ne veulent pas se rendre compte que leurs trucs ont été dévoilés, et ne comprennent pas pourquoi ils se produisent devant des salles vides.

    • D’une manière plus générale, il est permis de penser que la montée des populismes a de beaux jours devant elle, car le « déni de réalité » dans lequel cantonnent les élites dirigeantes est de plus en plus visible, et d’autant moins bien accepté que ces élites se gardent de mettre en pratique pour elles-mêmes les préceptes qu’elles imposent au peuple. Chantal Delsol résume ainsi la situation : « L’élite défend une idéologie qu’elle concrétise à travers des mesures politiques au fil des ans. Cette idéologie s’avère, sur bien des points, plus destructrice que bénéfique pour la vie quotidienne de ceux qui la subissent. Et pourtant il faut bien la défendre, puisqu’elle est une dogmatique. On impose donc au peuple de supporter les sujétions idéologiques, pendant que l’élite, plus informée et surtout plus puissante, crée des systèmes à la fois humains et performants. » On n’en finirait pas d’illustrer cette schizophrénie et cette hypocrisie des classes dominantes, qui évacuent vers les humbles et les sans grade les dégâts de la mondialisation (insécurité, chômage, immigration, école publique en perdition, etc.), et qui en réservent les effets positifs aux « heureux du monde », soit à eux-mêmes.

    • Mais il ne suffit pas d’attendre passivement que l’idéologie dominante s’écrase contre le mur de la réalité. Les mouvements populistes ont souvent tendance à camper sur des positions défensives, et se contentent d’engranger des succès électoraux qui ne sont dus que très partiellement à leur action propre, et bien plus souvent aux événements extérieurs, ou à l’incurie et à la perte de crédibilité des autres forces politiques en présence. Ces mouvements sont aussi parfois tentés de jouer à contre-emploi, ou de manier la démagogie, espérant ainsi gagner quelques électeurs. Ces stratégies sont suicidaires et démontrent l’incapacité des dirigeants de ces formations à déceler la contradiction qu’il y a à utiliser pour leur propre profit des instruments dont ils critiquent l’usage par leurs adversaires, et alors même qu’ils passent leur temps à répéter que le peuple n’est pas dupe ! Certes, il ne s’agit pas de substituer une dogmatique populiste à la dogmatique dominante. Mais si l’on entend que les partis populistes ne soient pas qu’un feu de paille vite étouffé par les extincteurs du cosmopolitisme mais offrent une véritable réponse au cri de souffrance des peuples européens, il est nécessaire d’articuler un corpus d’idées cohérent, qui manque cruellement à certains d’entre eux.

    • Un autre élément joue en revanche en faveur de la montée du populisme : les excès de la politique de stigmatisation et de diabolisation menée par les idéologues de l’émancipation contre tout ce qui n’entre pas dans leurs vues. Le populiste sera ainsi qualifié de « violent », « brutal », « bête », « replié sur lui-même », « rance », « moisi », « frustré », sans parler de tous les qualificatifs en « -phobe » … Le problème que ne semblent pas voir les utilisateurs de ces adjectifs fleuris est qu’ils ne visent pas essentiellement des individus, mais des opinions portées par des groupes de taille très importante, voire majoritaires. Venant d’élites ultra-minoritaires et qui plus est largement déconsidérées, il est inéluctable que ces mises au pilori soient perçues comme une forme de mépris, ou de haine du peuple. Et ce ne sont pas les incantations de nos dirigeants qui y changeront grand-chose.

    De plus en plus, l’idée fait son chemin, aidée par le spectacle du monde, que les Lumières nous conduisent dans les ténèbres et que l’obscurantisme a changé de camp. C’est tout à l’honneur d’auteurs comme Chantal Delsol, et d’autres de plus en plus nombreux, d’oser sortir des catacombes où les reléguait la pensée dominante, et d’exprimer à voix haute de fortes convictions. Ce sont eux, plus que les stratèges des formations politiques, qui contribueront probablement au nécessaire aggiornamento de la pensée populiste. Je tirerai de Populisme / Les demeurés de l’Histoire, une dernière citation qui me paraît en peu de mots résumer tout le livre : « L’accusation injurieuse de populisme pourrait bien être la dernière défense par laquelle l’idéologie de la Raison, menacée dans sa légitimité, tente sa sauvegarde. »

    Bernard Mazin, 20/6/2015

    Chantal Delsol, Populisme / Les demeurés de l’Histoire, Ed. du Rocher, janvier 2015, 267 p.

    Notes :

    Cf. notamment Christopher Lasch, La Révolte des élites et la Trahison de la démocratie, Ed. Champs-Flammarion, 2007.

    Cf. notamment Jean-Claude Michéa, Les mystères de la gauche, Ed. Climats, 2013.

    Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal, Ed. Champs-Flammarion, 2010, p. 84.

    Voir aussi :

    « Populisme : les demeurés de l’histoire » de Chantal Delsol
    Note de lecture de Pierre Le Vigan

    « L’éloge du populisme » de Vincent Coussedière
    Note de lecture de Pierre Le Vigan

    « Populisme, mouvements dissidents : le grand basculement qui vient »
    de Jean-Yves Le Gallou

     

    http://www.polemia.com/populisme-les-demeures-de-lhistoire-de-chantal-delsol-2/

  • Une page se tourne

    C’est une figure de la droite gaulliste, successivement membre de l’UNR,  secrétaire général adjoint de l’UDR, membre fondateur  du RPR,  élu sénateur apparenté UMP en 2004 ,   qui s’est éteinte hier à l’âge de 88 ans, en la personne de  Charles Pasqua.  Ex « premier flic » de France,  très  apprécié de ces derniers lors de ses deux  passages place Beauvau, ce fut aussi   l’homme des affaires et des basses œuvres  qui a  navigué dans « les zones grises » de la République pour reprendre l’expression utilisée hier par  Philippe de Villiers. Ils  avaient créé ensemble,  avant de se séparer très rapidement,  le  Rassemblement pour la France (RPF)  pour  mener  la campagne contre le quinquennat et pour défendre  des idées souverainistes lors des  élections  européennes de 1999. Libération s’en faisait l’écho dans sa « nécro », «  en matière de démonstration de force, le grand fait d’arme de Charles Pasqua reste sa contribution à l’organisation de la mythique contre-manifestation du 30 mai 1968. Il s’agissait ce jour-là de faire défiler la majorité silencieuse exaspérée par la chienlit déversée par les contestataires gauchistes. Grâce au SAC et à son vice-président Pasqua, le rassemblement du 30 mai sera largement ouvert à la droite extrême, y compris aux anciens militants de l’Algérie française. Ce sera l’ébauche d’une réconciliation de toute la droite, voulue par Georges Pompidou, mais combattue par Jacques Chaban-Delmas ».

    « Il n’est pas illogique, dans ces conditions que le même Pasqua devienne, vingt ans plus tard, le plus chaud partisan d’une alliance». Le FN se réclame des mêmes préoccupations, des mêmes valeurs que la majorité déclarera le ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1988, alors que Jean-Marie Le Pen venait de recueillir 14,4 % de voix au premier tour. A la même époque, Pasqua se disait aussi favorable au rétablissement de la peine de mort ».

    Pour autant Libération caricature ici la réalité.  Au-delà des (bons) mots et des clins d’œil démagogiques à l’électorat de la droite de conviction,   Charles Pasqua, dont le patriotisme n’est pas contestable,  fut aussi emblématique de l’incapacité des différents  avatars du parti gaulliste, devenu au fil du temps une véritable auberge espagnole idéologique,  à accepter un vaste rassemblement national.

    La logique d’appareil  est restée plus forte que l’intérêt de la France constate Bruno Gollnisch,   qui commandait déjà il y trente ans au RPR  de tendre la main à toutes les familles patriotiques.  Pour ne rien  dire des vieilles rancœurs et des pesanteurs intellectuelles, s’incarnant notamment chez  M.  Pasqua par son  imprégnation d’une  mythologie résistantialiste  faussant  parfois son jugement. En octobre  dernier il s’en était pris ainsi violemment   à Eric Zemmour coupable à ses yeux de jugements trop favorables  au Maréchal Pétain dans son livre « Le Suicide français »

    Certes l’ancien complice de Jacques Chirac  n’était pas un historien hors pair  mais avait  bien compris  la capacité du FN à faire imploser à terme   ce qui reste du parti gaulliste, à attirer à lui  sa frange authentiquement gaullo-souverainiste. Et ce, d’autant plus aujourd’hui alors que les thématiques portées historiquement par l’opposition nationale sont  au cœur des préoccupations  des Français, du « peuple de droite »  et du débat politique.

    Ainsi, invité en mars dernier  du Club de la presse d’Europe 1, Charles Pasqua s’était inquiété de ce qu’ «on laisse galoper le Front National et on laisse penser au Front National qu’il y a une seule solution pour résoudre les problèmes, ce sont ceux qu’ils proposent (…). Je n’ai pas déclaré qu’il y avait des valeurs communes entre le Front National et nous. J’ai dit qu’il y avait, entre le Front National et nous, dans un certain nombre de domaines, des positions qui étaient proches. Mais il y avait aussi des handicaps assez importants ». « Il ne doit pas y avoir d’accord, quel qu’il soit, entre le Front National et nous-mêmes. Dans le cas contraire, c’est une condamnation à mort par nous-mêmes de notre propre mouvement ».

    Une condamnation à mort qui menace peut être encore plus un PS embourbé dans ses échecs, ses trahisons, ses reniements. Selon le  baromètre Odoxa-L’Express/Presse régionale/France Inter publié  aujourd’hui, trois Français sur quatre (76%) considèrent que François Hollande  « n’est pas un bon président » et Manuel Valls poursuit sa dégringolade. 62% des sondés estiment qu’il n’est pas « un bon Premier ministre»  (+4 par rapport à mai),  et 36% seulement  (- 5)  sont d’un avis contraire.

    Dans cette  même enquête, 52 % des Français estiment que Marine Le Pen serait tout à fait légitime à se présenter en 2017 même si elle remportait la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie –la présidente du FN  fait aujourd’hui l’annonce officielle de sa candidature.

    Un Front National  contre lequel la gauche ne parvient plus à mobiliser et qui  en est réduite à manier l’outrance, l’arme des faibles. Ainsi en est-il de  Christiane Taubira qui,  invitée jeudi soir de BFM TV, a fait éclater sa fureur à l’annonce de l’annulation de la condamnation   du FN et de Anne-Sophie Leclère par la cour d’appel de Guyane. L’ex militante indépendantiste    a dénoncé « les simagrées, les démagogies et toutes les ruses (du FN). C’est un ennemi intime de la démocratie et de la République, ce parti» (sic).

    Le même jour, notre ami Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire (Gard), comparaissait  devant le tribunal correctionnel de Nîmes après la plainte de plusieurs professeurs. Au motif qu’il avait dénié le droit à ses derniers  de contester grossièrement  le verdict des urnes. En juin 2014, il avait ainsi écrit dans un communiqué de presse de la ville : « Ce ne sont pas quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires, dont le comportement n’a rien a envier à celui de racailles, qui va m’impressionner ». Des propos qui l’ont conduit devant la justice ! Le jugement a été mis en délibéré au 22 septembre. La CGT avait rameuté ses troupes pour beugler des slogans de haine devant le tribunal, les frontistes,  eux, ont chanté La Marseillaise…

    Hier, toujours dans le Gard,  ce sont une trentaine de militants socialo-communistes qui ont voulu empêcher un de nos camarades, le conseiller départemental FN  Nicolas Meizonnet,  de siéger au conseil d’administration du collège La Garriguette, à Vergèze. Il  a pu finalement  pénétrer dans cet établissement  grâce à l’aide  des gendarmes.

    Reste que l’antifrontisme militant est usé, fatigué, vieilli et n’attire plus les jeunes. Dimanche, la commune de Grimaud (Var), près de la municipalité FN de  Cogolin, accueillait pour la seconde fois  un  « Rassemblement national des comités de vigilance contre le Front National »,  créé  en 2014 par des pseudopodes du PS,  l’Union des étudiants juifs de France, SOS Racisme et Place publique. Annoncé à grand renfort de publicité, ce raout fut un bide complet avec moins de 100 participants, malgré la présence du politologue spécialiste es FN   Jean-Yves Camus…

    Pire encore, la mobilisation samedi dernier,   à appel d’une trentaine de partis, syndicats, associations et autres  groupuscules  contre la journée  parlementaire du FN à Perpignan  (Pyrénées-Orientales) en présence de Marine, Louis Aliot, Florian Philippot, Nicolas Bay, Robert Ménard , Gilbert Collard etc,  a réuni… une soixantaine d’antifascistes  selon la presse locale. Une page se tourne.

    http://gollnisch.com/2015/06/30/une-page-se-tourne/

  • MARION MARÉCHAL-LE PEN INTERROGE MME. LA GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE, SUR LA PROGRAMMATION SCIENTIFIQUE DU PROJET DE RECHERCHE DROIT ET JUSTICE.

    La Mission de recherche scientifique Droit et Justice, créée à l’initiative du ministère de la Justice, a sélectionné une étude de droit comparé entre les dispositifs juridiques nationaux en matière de procréation assistée.

    Cette étude, menée par des universitaires, s’inscrit dans le cadre d’un appel d’offres concernant « le droit à l’enfant et la procréation en France et dans le monde » censé étudier les difficultés juridiques françaises engendrées par le tourisme procréatif. Un rapport final doit synthétiser l’ensemble des conclusions émanant de la recherche. Ainsi, un groupe d’universitaires mène une série d’entretiens auprès de magistrats ayant traité d’affaires relatives à la reconnaissance d’une configuration familiale issue de techniques de reproduction assistées.

    Dans ce cadre, une circulaire envoyée à des tribunaux de grande instance demande au personnel judiciaire « de bien vouloir réserver le meilleur accueil » aux chercheurs. Cette mission intervient alors que deux décisions de justice remettent en cause un des principes phares de l’ordre public français interdisant la marchandisation de la femme : l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 26 juin 2014 ainsi que la « circulaire Taubira » en date du 25 juin 2013 et approuvée par plusieurs décisions du Conseil d’Etat.

    C’est pourquoi elle demande si cette mission de recherche concernant le droit à l’enfant et la filiation ne constitue pas une initiative partisane du ministère de la Justice en faveur de la PMA et de la GPA.

    http://marionlepen.fr/marion-marechal-le-pen-interroge-mme-la-garde-des-sceaux-ministre-de-la-justice-sur-la-programmation-scientifique-du-projet-de-recherche-droit-et-justice/

  • Paris : des monceaux d’ordures après le passage de la « Gay Pride »

    Ci-dessous des photos prises par Contre-Info.com rue du boulevard Saint Germain à Paris après le passage de la « sodomite pride » samedi dernier… Quand on pense que Delanoë voulait facturer La Manif pour Tous après la manifestation du Champs-de-Mars… A priori les organisateurs invertis de ce défilé de la honte n’ont pas ce genre de problème avec la mairie de Paris.
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  • Joris Hebrard, maire FN du Pontet, élu vice-président du Grand Avignon

    Le conseil communautaire du Grand Avignon devait élire le vice-président de la communauté d'agglomération, après l'annulation des élections municipales du Pontet de mars 2014, qui ont impliqué la recomposition de l'assemblée communautaire.

    Joris Hebrard, maire du Pontet, vient d'être élu 2ème vice-président du Grand Avignon par 32 voix sur 59 élus communautaires, contre 25 voix pour son opposant Jean-Firmin Bardisa, élu d'opposition sans étiquette (un bulletin nul, un bulletin blanc).

    Michel Janva

  • Réinfo du 29 juin 2015

    Réinfo, journal d’information bimensuel du Parti de la France, présenté par Sylvie Collet.

    Au sommaire de ce vingtième-et-unième numéro :

    • L’islamisme dans le texte, c’est le Coran. Et il n’y en a pas d’alternatif, la Charia s’impose à tous les Musulmans. Pour lutter contre le terrorisme islamiste, il faut mettre fin à l’immigration-colonisation et inverser les flux migratoires.

    • Une autre méthode d’imposer la Charia. Il y a ceux qui coupent des tête et les piquent sur les grillages pour imposer la Charia par la terreur, et il y a ceux qui agissent par touches successives en imposant leurs revendications : horaires aménagés, plats hallal, églises transformées en mosquées, tribunaux confessionnels…
    Alors, bientôt pourquoi pas un impôt pour les dhimmis ?

    • Quand la France s’africanise… Ça ne pourrait être qu’un conflit de plus, entre un nouveau mode d’entrepreneur et une profession protégée. Mais en fait, c’est un doux mélange de « colonisation migratoire, de socialisme d’État et de mondialisme économique » qui se trouve au cœur du problème des Taxis, des VTC et d’UberPop.

    • La Cour des Comptes s’inquiète de l’autisme étatique… Elle constate à nouveau dans son rapport du 24 juin dernier, une situation financière toujours plus déséquilibrée, tant au niveau de l’Etat que des Collectivités locales.  La cour des comptes a beau tirer la sonnette d’alarme, le gouvernement continue d’accentuer sa pression fiscale sans pour autant faire d’économie.

    • On le soupçonnait mais ce serait encore pire que prévu… Un rapport de l’Institut autrichien de recherches économiques, le Wifo, préconise que les conséquences, des sanctions contre Moscou et des mesures de rétorsion russes, seront probablement beaucoup plus graves que prévu. Selon le Wifo, les sanctions anti-russes coûteraient 100 milliards d’euros à l’Union européenne, et près de deux millions d’emplois.

    • et, pour finir, nous détaillerons les prochains rendez-vous du Parti de la France, et son actualité

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • SOS Racisme – La récupération en action ou comment parler d’extrême droite à propos du Français décapité en Isère

    Dans un communiqué de presse intitulé « l’abjection en action » daté du 26 juin, l’association SOS racisme revient sur le sort du chef d’entreprise décapité par son employé Yassin Sahli en parlant de « délire de la pureté » et de « sang versé. » 

    Pour le sang versé, il n’est pas de doute que celui de la victime l’a bien été, mais on ne voit pas bien de quel délire de la pureté il saurait être question de la part de l’auteur présumé des faits, celui-ci ayant pour objectif de faire sauter un site classé SEVESO et étant peu loquace depuis sa mise en examen. 

    On commence à entrevoir le rapport mis en avant par les potes en lisant la suite gloubi-boulguesque du communiqué qui n’hésite pas à amalgamer la droite patriotique et le djihadisme: « Au milieu de l’extrême droite nationaliste et de l’extrême droite djihadiste, il existe un espace – précieux – à défendre et à étendre : celui du vivre ensemble, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. » 

    Notre malheureux compatriote venant de participer au vivre ensemble en testant la liberté de se faire égorger dans la fraternité, à quelle extrême droite nationaliste l’association fait-elle référence et quelle confusion essaye t-elle d’induire en utilisant à des fins partisanes le funeste sort de la victime ?

    Quant à qualifier des djihadistes d’extrême droite, il y a peu de chance que ces fanatisés se reconnaissent sur cet échiquier politique, mais que n’écrirait-t-on pas pour servir sa bouillie ?

    http://www.medias-presse.info/sos-racisme-la-recuperation-en-action-ou-comment-parler-dextreme-droite-a-propos-du-francais-decapite-en-isere/34191

  • Une très intéressante analyse publiée parRéinformation.tv sur la récente décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui a imposé à tous les états américains la légalisation du « mariage » homosexuel. Le texte est long mais les tenants et les aboutissants

  • Marine Le Pen face à la puissance hégémonique américaine

    J’ai assez souligné mes points de désaccord avec le FN pour apporter mon plein soutien dans cette affaire.

    Le Front national a eu une belle réaction face aux révélations concernant l’espionnage bienveillant (on est entre amis, dixit Sapin ; mieux : entre potes !) dont ont été victimes nos très collaborateurs hommes politiques et prétendus présidents de la République. S’exprimant d’une belle plume hautement inspirée, voici ce que Marine Le Pen a osé écrire au nez à et la barbe de la tyrannie du politiquement correct planétaire :

    Les Français doivent prendre conscience que les États-Unis, à savoir ses gouvernements que nous distinguons clairement de son peuple, ne sont pas un pays allié ou ami. À ce titre, notre réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN décidée par Nicolas Sarkozy, alors même que l’OTAN n’est qu’une excroissance américaine, apparaît comme une faute stratégique lourde sur laquelle il faudra revenir.

    Nous avons rappelé d’où vient Nicolas Sarkozy, élevé par le CIA Franck Wisner pendant une partie de son enfance. Mais cela ne doit pas innocenter les gaullistes de papier mâché Villepin ou Chirac qui l’ont mis au pouvoir, ou ont choisi Lagarde du cabinet Baker & McKenzie ou du CSIS (voyez la fiche) pour diriger notre économie, c’est-à-dire la vampiriser au profit des actionnaires anglo-saxons. On peut aussi rappeler que le TTIP sera signé avec ou sans l’accord des Parlements européens, français ou même sans l’accord du Congrès américain, pour une fois un peu réveillé. Le libéralisme n’a pas besoin de la démocratie, il n’en a jamais eu besoin, il ne s’est jamais accommodé que des oligarchies, par exemple celles qui organisèrent et planifièrent le génocide irlandais très mal nommé par nos historiens benêts la « famine de la pomme de terre ». Renseignez-vous !

    Mais continuons avec Marine :

    Les États-Unis sont une puissance hégémonique prête à tout pour accroître son emprise sur nos pays. Le constat n’est pas nouveau, mais il y eut des périodes de son histoire même récente où la France par son gouvernement se dressait face à cette dérive très grave pour nos libertés, notre indépendance et notre honneur. Cette affaire doit nous inciter à retrouver le sens de l’intérêt national.

    La puissance hégémonique veut la ruine des peuples, y compris du sien d’ailleurs. Aux jeux du cirque, c’est comme dans Astérix, il ne restera qu’un seul triomphateur : le lion qui a bouffé tous les autres. On peut, certes, applaudir comme des imbéciles que cette puissance ait réussi à ne placer que des lampistes favorables à son entreprise luciférienne.

    Mais on peut aussi ne pas être d’accord.

    Quant à la guerre que nous impose la puissance hégémonique, je vous la laisse deviner.

    Il est clair, en tout cas, qu’il faut être un idiot visuel ou un esprit malintentionné pour ne pas voter Front national, même si je me doute que cela ne suffira pas.

    Car l’élite hostile devenue folle ne s’arrête pas en si bon chemin.

    source : Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuFVVVVZyluRwErjbQ.shtml