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France et politique française - Page 3775

  • Pour une agriculture locale

    L’agriculture française est en crise (depuis 40 ans !) et cela ne s’améliore pas comme l’ont prouvé cet été la crise du lait et celle du porc. Dans les deux cas, l’on a affaire à des productions très centralisées (Normandie et Bretagne) et qui doivent faire face à un marché mondialisé où les prix sont en baisse du fait de la surproduction et de la concurrence de pays à plus faibles salaires. N’est-il pas temps de revoir notre modèle agricole ?

    Les deux crises précédentes seront provisoirement réglées par une régulation des prix par l’Etat : fixation du prix du lait à 0,34 € le litre et 1,4 € le kilo pour le porc. Mais cette cautère sur une jambe de bois ne résout pas les problèmes de fond du monde rural.

    Rappelons que l’agriculture française devrait avoir 3 objectifs : assurer notre autonomie alimentaire, ne pas « trop » user les ressources et les sols en particulier pour pouvoir assurer la continuation de l’activité au long terme et utiliser moins de produits chimiques pour assurer la protection de l’environnement et celle des consommateurs, (voir http://www.christophebugeau.fr) et enfin assurer la pérennité des exploitations agricole et des emplois qui vont de pair.

    Commençons par le dernier point : nous sommes tombés sous la barre des 500 000 exploitations et ces dernières ont encore diminué de moitié en 20 ans. Elles n’emploient plus guère 800 000 personnes à temps plein (avec parfois une activité complémentaire). Les grandes exploitations de plus de 200 Ha ne sont que 20 000 mais elles utilisent 21 % de la surface agricole, alors que les petites exploitations de moins de 20 ha sont 235 000 mais n’utilisent guère que 5 % de la surface agricole.

     

    Autrement dit, la taille des exploitations continue d’augmenter et actuellement 1 sur 3 sont exploitées sous forme de société et non d’exploitation individuelle. On assiste bien à une industrialisation de l’agriculture. D’autant plus que la pression est forte : l’on est dans un cas clair « d’oligopsone » : un très grand nombre de producteurs face à un petit groupe d’acheteurs : industriels ou grandes centrale d’achat des hypermarchés.

    Quant à l’autonomie alimentaire de la France, elle commence à être mal partie : nous exportons toujours mais sommes importateurs net pour les fruits et légumes, mais aussi pour le blé tendre qui sert à faire le pain. Les agriculteurs de Beauce et de Brie préfèrent le blé dur (pour la semoule ou les pâtes) qui rapporte plus.

    Ne parlons même pas de la consommation de pesticides qui continue d’augmenter (la France est la plus grande consommatrice d’Europe) alors que le Grenelle de l’environnement devait permettre de diminuer cette pollution dont les agriculteurs sont les premières victimes (voir les procès en cours).

    Alors oui, il est plus que temps de changer de modèle agricole : la mondialisation heureuse des producteurs de blé de la Beauce ou de la Brie n’est pas pour tout le monde et il est temps de permettre une transition vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement, assurant la sécurité alimentaire avec des produits sains et permettant de faire vivre les agriculteurs dignement.

    N’oublions pas pour commencer que la demande de produits bio est en pleine croissance : la France en importe aussi. Il est donc temps d’augmenter le nombre d’exploitation se convertissant à cette technique. Tout comme il est nécessaire d’imposer réellement une limitation de l’usage des pesticides.

    L’on voit se développer un certain nombre d’initiative visant à rapprocher le consommateur du producteur afin de permettre à ce dernier de recevoir une part plus importante de la valeur ajoutée et de pouvoir vivre de son travail : ce sont les AMAP qui permettent d’acheter directement aux agriculteurs.

    Ces initiatives doivent être encouragées par l’Etat et il faut donc une véritable révolution dans le fonctionnement de notre agriculture, au moins pour les produits frais : ces derniers doivent être produits au plus près des zones de consommation de façon à assurer une meilleure sécurité alimentaire et diminuer nos émissions de CO2.

    Enfin, il faut encourager le développement des appellations contrôlées qui permettent de « sortir » du lot et les circuits « courts » entre producteurs et consommateurs afin de sauvegarder ces deniers et permettre à nos agriculteurs de vivre de leur travail et non d’aides provisoires ou de décisions d’encadrement qui ne peuvent avoir qu’un temps.

    Christophe Bugeau (son site) 

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-agriculture-locale-170895

  • Le nucléaire : nouvelle preuve de l’incurie socialiste

    Le Conseil constitutionnel vient de passer au crible la loi sur la transition énergétique. Celle-ci fixe désormais une limite maximum au nombre de kilowatts pouvant être produits par le parc nucléaire. Le but de ce moratoire est de ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75 % à 50 %. Le jour où l’EPR de Flamanville entrera en fonction, il faudra impérativement fermer une puissance équivalente, donc trois réacteurs plus anciens. Or, le Conseil constitutionnel qui a validé ce maximum a pris en parallèle une décision lourde de conséquences.

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  • Le muezzin à la place de l'angélus

    Lu dans Valeurs actuelles :

    VA

    La vidéo publiée par le site musulman :

     

    Louise Tudy

  • Yves Jego : Le génie des carpettes

    Crétin notoire. Incompétent notoire.

    Le comique Yves Jégo, il a été ministre ceci étant la preuve que les baltringues sont partout.

    Pour régler le problème des revendications momos dans les cantines, il vient d’avoir L’IDEE...Son neurone doit être hors d’usage depuis...

    Le député UDI de Seine-et-Marne Yves Jégo a annoncé qu’il déposerait une proposition de loi à la rentrée parlementaire pour rendre obligatoire les menus végétariens dans les cantines scolaires...

    Elle est bien bonne celle-là... Jego, comme ta connerie est-ce que les légumes seront halal ?

    https://euro-reconquista.com/site/spip.php?breve2639

  • Entrevue du C.N.C #6 : Rébellion

    Réponses de Jean Galié et de Louis Alexandre.

    1)      Quelle est la genèse du projet de Rébellion ?

    Louis Alexandre : La revue Rébellion est née de la volonté d'un petit groupe de camarades toulousains de dépasser les limites de « l'extrémisme » de droite comme de gauche.  Au début des années 2000, nous étions face à des impasses et il nous  fallait chercher ailleurs la rupture révolutionnaire à laquelle nous aspirions...

    Nous avons donc débuté un travail d'inventaire sans concessions, nous ne pouvions compter que sur nos forces et notre volonté. Mais cela a finalement payé et nous avons réussi à rendre crédibles nos idées. Aujourd'hui encore, nous conservons l'effervescence de cette époque dans nos esprits.

    2)      Quel bilan tirez-vous de vos 10 ans d’activisme dans la diffusion des idées ? 

    Louis Alexandre : Il ne faut pas avoir peur de défricher de nouveaux terrains, d'aller de l'avant et de lancer des initiatives. Nous avons été, à notre modeste niveau, des précurseurs souvent isolés à nos débuts. Mais des thèmes que nous avons développés voici dix ans trouvent un écho dans un large public aujourd'hui. Cela nous réjouit, mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers.

    Il ne sert à rien d'entreprendre une bataille politique, si nous n'avons pas d'abord gagné la bataille des idées. Et nous ne gagnerons la bataille des idées que si nous parvenons à donner un sens cohérent et compréhensible à notre pensée. Il était important de faire de Rébellion une arme efficace dans cette bataille, c'est actuellement notre chantier principal. 

    3)      Constatez-vous un intérêt croissant pour votre revue ces derniers temps ?

    Louis Alexandre : La revue connaît un développement important depuis trois ans. Cela n'est pas le fruit de la chance ou du hasard, mais repose sur un important travail. C'est le résultat de prises de contact directes, de campagnes militantes, d'organisations d'événements et de nombreux déplacements dans toute la France pour notre équipe. Le travail et l'effort sont la source de la réussite de tout projet.

    Le succès actuel de notre publication a révélé une attente d'un large public.Rébellion est pour cela une revue singulière car elle agrège un lectorat vraiment non-conformiste et venu d'horizons très différents.  Ce succès, nous le devons à nos lecteurs et aux camarades qui œuvrent pour faire connaître nos idées. Nous ne pourrons jamais assez les remercier pour cela.

    4) Quels sont les auteurs qui sont au cœur de la pensée de votre revue ?

    Jean Galié :  Cela est clairement dit dans la rubrique exposant la présentation de nos positions se trouvant dans chaque numéro (Proudhon, Blanqui, Sorel...) . Brièvement, disons qu'il s'agit de la tradition révolutionnaire transmise au sein de l'expérience du mouvement prolétarien dans sa dimension internationale. Il faut avoir recours à la pensée des auteurs ayant traduit de la manière la plus intelligente l'aspiration à la constitution de la communauté humaine débarrassée de l'aliénation capitaliste. Toute réflexion allant en ce sens mérite d'être examinée. De même, celle-ci peut fournir des bases afin de ne pas chuter dans des impasses et des fausses oppositions au système dominant. A ce niveau, la théorie marxienne est incontournable ainsi que l'étude des auteurs et courants s'étant situés à la marge et en opposition à la social-démocratie, au marxisme officiel, etc.

    5) Quels sont les auteurs à suivre aujourd’hui selon vous ?

    Jean Galié :  "Suivre" pas dans le sens de suivisme, bien évidemment. Comme nous le disions à l'instant, le recours aux "classiques" de la pensée de la communauté humaine authentique (le communisme marxien) alimentera toujours notre orientation. Il s'agit d'une question de méthode afin de ne pas s'égarer et non pas de nostalgie muséale. Après, il y a bien sûr, des auteurs apportant leur pierre à l'édifice de la critique du système. Alain de Benoist fait un travail remarquable à cet égard, en abordant les questions essentielles se posant au monde contemporain et en éclairant leur genèse et leur soubassement philosophique. Citons, du côté du courant marxiste, le travail fécond de Costanzo Preve en Italie, dont quelques ouvrages sont traduits en français et dont les productions méritent d'être plus connues en France, au-delà des efforts déjà existants de ceux qui les popularisent chez nous. On peut trouver évidemment d'autres auteurs intéressants, abordant telle ou telle question mais nombre d'entre eux restent bien souvent à mi-chemin de la critique à conduire selon nous (Michéa, par exemple).

    Louis Alexandre : Dans les auteurs actuels, j'ajouterai aussi les travaux d'Alexandre Douguine    sur l'alternative eurasiste.

    6) Comment définissez-vous votre pensée politique ?

    Jean Galié : Dans les conditions présentes - et depuis longtemps - la politique est un rapport de forces entre classes antagonistes. La classe dominante le sait très nettement et joue de cet avantage. La puissance "publique" n'est pas neutre, même si l'Etat a du faire des concessions aux travailleurs à la suite de leurs luttes et aussi pour mieux les anesthésier. Mais ces "avantages acquis" au sein du monde aliéné ne sont néanmoins pas éternels et sont en train de disparaître assez rapidement. L'offensive est conduite par les forces du capital. Alors, la politique que la classe exploitée devrait conduire serait la stratégie afin de combattre les attaques de celles-ci. Cela, sans illusions, il est nécessaire de s'affronter à l'organe de la coercition dominante, l'Etat. La politique serait l'expression du devenir hégémonique des prolétaires conscients sur les forces de la dissolution du lien social par laquelle le capital se reproduit dans son ensemble. L'hégémonie du prolétariat est corrélativement sa disparition en tant que condition prolétarienne soumise au travail salarié dominé par le fétichisme de la marchandise. Ce n'est qu'à cette condition que l'on peut envisager la fin de l'autonomie du politique au-dessus de la société et l'au-delà de la politique.

    7) Quels sont vos liens avec les milieux dits de « gauche radicale » ou de « droite radicale » ?

    Jean Galié : Ces notions et courants, "radicaux" ou pas ne nous intéressent pas. Nous écoutons, et nous pouvons dialoguer avec tous ceux qui manifestent une volonté authentique de tourner le dos à ce système capitaliste pourri. Malheureusement, ils sont encore trop peu nombreux même si des intentions de révolte apparaissent çà et là. Les lubies de droite et de gauche sont paralysantes ; si vous comprenez que ce monde ne peut être aménagé au sein d'un consensus entre classes sociales, alors allons-y! Réapproprions-nous nos conditions d'existence sociale, c'est cela le fond du problème!

    8)      En quoi consiste concrètement l’OSRE ? Pour quelle(s) raison(s) cette structure a été créée ?

    Louis Alexandre : L'Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne est l'expression militante des idées de la revue Rébellion. C'est le regroupement des personnes voulant faire vivre ses idées sur le terrain. C'est le fer de lance de la diffusion de notre revue et le vecteur de campagnes ciblées ( par exemple contre l'Otan, pour la libération sociale et nationale de l'Europe...).

    9) Que pensez-vous des initiatives du réseau MAS ?

    Louis Alexandre : Il nous apparaît qu'une lutte isolée limite la portée de l'idée socialiste révolutionnaire européenne. Il est donc primordial de participer au vaste chantier de construction d'un mouvement dissident balbutiant. Nous croyons en la nécessité d'une coordination de l'ensemble des groupes  qui œuvrent dans ce sens. En suivant l'idée d'un enracinement dans la réalité, nous considérons que la création d'un  réseau souple d'échanges et de mise en commun d'expériences et de compétences est possible entre les divers organisations, cercles, associations et publications qui partagent les mêmes valeurs.

    Nous partageons justement avec le MAS ses valeurs militantes. C'est une structure politique intelligente qui recherche une véritable rupture militante. Nous soutenons donc ses initiatives de solidarité sociale, sportive et de formation. Nous sommes aussi des auditeurs fidèles de Méridien Zéro.

    10)  Passons de la théorie à la pratique… Que doit faire un dissident aujourd’hui dans sa vie quotidienne pour résister au Système et pour entamer la reconquête de la souveraineté nationale et populaire ?

    Louis Alexandre : Ne pas avoir peur de s'investir sur plusieurs fronts est notre philosophie militante. Quand l'on nous dit qu'un choix doit être fait entre la réflexion et l'action, le politique et le culturel... nous répondons que nous refusons cette hémiplégie de l'engagement. En investissant tous les espaces d'action, nous imposerons d'autant mieux notre vision globale, nos solutions à la fin du monde capitaliste moderne.

    De même, en participant activement à la vie de la communauté dissidente naissante, on donne un sens véritable à son existence. Elle devient une tension créative et tragique vers un idéal. Une fidélité sans actes à des idées n'est rien ; un engagement est nécessaire pour les faire vivre. Nous avons tous des obligations et des moyens limités. Mais notre volonté n'est-elle pas plus forte ? Ne pouvons-nous pas faire mieux ? 

    Ne regardons pas ailleurs et ne jugeons pas les autres si nous ne sommes pas capables de faire mieux qu'eux. Soyons sérieux et efficaces. Un militant doit toujours être exigeant envers lui- même, il ne doit jamais se reposer sur les acquis mais conserver un esprit d'avant-garde. La force de l'exemple,  la volonté de faire mieux et la camaraderie doivent être le cœur vivant de son engagement.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archives/category/nos-entrevues/index-4.html

  • L’exemple tchèque démontre que la crise de Calais est entretenue par le gouvernement Valls

    Depuis quelques jours, la crise de Calais s’est aggravée. Des milliers de clandestins venus d’Afrique et d’Asie tentent quotidiennement de passer illégalement au Royaume-Uni en empruntant l’Eurotunnel, en risquant parfois leur vie et en provoquant de graves perturbations. Cette situation pourrait-elle être résolue par les autorités ou bien est-elle entretenue sciemment par les autorités françaises ? L’exemple tchèque démontre que la fermeté est la seule solution à adopter et qu’un État doit se donner les moyens de faire respecter sa souveraineté et ses frontières.

    Les migrants tentent coûte que coûte de passer au Royaume-Uni parce qu’ils sont conscients que le libéralisme anglo-saxon est beaucoup plus laxiste que la France dans sa lutte contre le dumping social et qu’ils peuvent y trouver plus facilement du travail. D’autres facteurs tels que le communautarisme, qui leur permet plus facilement de résider dans un territoire sans y faire la demande d’un permis de séjour, et des considérations linguistiques, jouent un rôle certain dans cette déferlante migratoire par le tunnel.

    Dimanche dernier, ce ne sont pas moins de 1 700 clandestins qui ont tenté de pénétrer dans le tunnel. Apparemment ils ne craignent pas vraiment les forces de l’ordre puisqu’ils se permettent de jeter des pierres sur les CRS qui sont parfois blessés à la tête. Ils ne sont pas arrêtés, où alors que très brièvement car ils retentent la traversée dès qu’ils peuvent.

    L’exemple tchèque

    La République tchèque n’est pas une destination privilégiée des demandeurs d’asile, elle est avant tout un lieu de passage pour l’Allemagne, la France ou d’autres pays dont les prestations sociales attirent fortement les migrants. Lorsque les autorités tchèques arrêtent des clandestins, ils les envoient dans des centres de rétention et ne sont pas lâchés dans la nature comme c’est le cas en France ou dans d’autres pays. Une centaine de migrants, qui ont commencé à protester violemment contre leurs conditions de détention, ont trouvé face à eux la police anti-émeute tchèque qui a vite pacifié les lieux.

    Comme la plupart des peuples européens, les Tchèques sont réticents à accepter des migrants provenant d’Afrique ou d’Asie. La différence avec la France c’est que les autorités tiennent là- bas un langage de fermeté bien plus en phase avec les aspirations populaires que celui adopté par les autorités françaises. Le président tchèque Zeman s’est adressé à ces migrants sans craindre quelconque critique des tenants de l’idéologie droit-de-l’hommiste :

    « Première chose : personne ne vous a invités ici. Deuxième chose : comme vous êtes déjà ici, vous devez respecter nos règles, tout comme nous respectons les vôtres quand nous allons dans vos pays. Enfin, troisième chose : si cela ne vous plaît pas, allez-vous en ! »

    La République tchèque est également prête à envoyer 1 500 soldats à sa frontière sud pour renforcer la surveillance des frontières du territoire national.

    Que fait le gouvernement français ?

    À Calais la situation est évidemment bien plus grave qu’en République tchèque, les Calaisiens sont confrontés à des clandestins qui arpentent les rues et dont la situation précaire laisse craindre qu’ils ne commettent encore plus de violences que par le passé. Le gouvernement français ne fait pratiquement rien, ce ne sont pas les 120 policiers supplémentaires envoyés par Cazeneuve qui pourront endiguer la situation, surtout s’il n’y a aucune volonté politique pour mettre fin à ce chaos.

    Si la République tchèque, pays de dix millions d’habitants au pouvoir économique bien moindre que celui de la France, est capable de faire respecter ses lois face aux migrants illégaux, n’y a-t-il vraiment pas de solution à Calais ? Pourquoi le gouvernement français n’envoie-t-il pas l’armée pour arrêter ces illégaux qui ont constitué de véritables camps de fortune qui n’ont rien à envier aux bidonvilles indiens ?

    C’est tout simplement parce que Manuel Valls, en bon valet du projet mondialiste, refuse d’aller à l’encontre de la volonté de ses maîtres. S’il agit de façon ferme et résolue, il risque de se faire taper sur les doigts pour avoir entravé le trajet des migrants dont le passage à travers l’Europe ne pourrait se faire sans une complicité des plus hautes sphères du pouvoir. L’immigration incontrôlée permet de pratiquer le dumping social à outrance, d’occuper le peuple qui s’agace chaque jour un peu plus du parasitisme de certains migrants, et d’éviter de porter une attention trop grande sur la délinquance en col blanc.

    L’attitude de Manuel Valls n’est rien de moins qu’une soumission intégrale aux thèses de Jacques Attali pour qui la France est un hôtel. Et, comme toujours, c’est le peuple français qui est sommé de payer la note, sans même avoir profité de la chambre.

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/L-exemple-tcheque-demontre-que-la-crise-de-Calais-est-entierement-entretenue-par-le-gouvernement-34360.html

  • Entrevue du C.N.C. #21: Guillaume Lenormand

    De retour du Donbass, Guillaume Lenormand a accepté de répondre à notre entrevue. Il nous a semblé intéressant d'avoir son point de vue sur différents éléments du conflit, mais également des éléments de son parcours. Avant son départ, Guillaume avait rédigé quelques articles pour le Cercle Non Conforme et nous avions pris l'habitude de relayer certaines de ces contributions issues de son blog personnel. Bien que nos chemins aient divergé par la suite, Guillaume n'a jamais manifesté d'hostilité à notre égard, et inversement. C'est naturellement que nous lui ouvrons de nouveau nos colonnes.

    1) Le Cercle Non Conforme. : Peux-tu te présenter rapidement pour nos lecteurs. Quel était ton parcours militant et intellectuel avant ton engagement au Donbass ?
     
    Guillaume Lenormand : J'ai eu la chance de grandir sans télé, ce qui m'a obligé à beaucoup lire. J'ai fait une année d'étude d'arts à l'école Emile Cohl à Lyon, et une licence d'Histoire à l'Université de Rouen. Parallèlement, je dessinai sous le pseudo de "Krampon" et j'ai milité successivement chez les identitaires, au Parti de la France, à 3eme Voie et à la Fraternité Nationaliste Normande. 

    2) Le C.N.C. : Au commencement de la crise ukrainienne, nous avions publié une tribune libre dans laquelle tu avais développé ta vision du Maïdan, vision en divergence avec les positions que nous avons développé par la suite. Cette position et tes vues de l’époque t’ont conduit à un engagement direct pour les séparatistes du Donbass. Peux-tu développer les raisons de ton engagement ? Qu'est-ce qui t'a incité à franchir le pas, à passer du clavier au fusil, la politique ? Le goût de l’aventure ?

    G. L. : J'ai toujours voulu faire la guerre, mais je voulais choisir mon combat, donc l'armée française et son esprit déplorable, hors de question. Avec le recul, j'aurai peut être quand même du y passer quelques années, c'est important pour le CV quand on se porte volontaire. Du reste, les raisons de mon engagement ont survécu: je suis plus que jamais persuadé qu'il y a eu au Donbass, une "révolte contre le monde moderne", une résistance authentique d'une partie de la population contre le pillage de leur terre par des intérêts apatrides. Ils ont refusé l'humiliation et le "sens de l'histoire" qui nous est imposé aujourd'hui, non plus par les marxistes, mais par les mondialistes. Pour moi, le Donbass, c'était un peu les ch'tis et les électeurs du FN qui prennent les armes contre l'UMPS... Pour le meilleur et pour le pire.  Passer à l'action était naturel. Je ne suis pas particulièrement courageux, mais je hais le faux, le vide, les paroles inconséquentes. Autrefois, tous les jeunes européens partaient en guerre à un moment ou autre. Mes grands-parents ont tous vécu la guerre, en Algérie, en Indochine ou en Europe. C'est une chose normale. 

    3) Le C.N.C. Quel bilan tires-tu de cet engagement sur le plan personnel et militant ? Pourquoi as-tu quitté Unité Continentale ? As-tu le sentiment d'avoir servi des intérêts nébuleux, éloignés des idées que tu défendais initialement au début de ton engagement?

    G. L. : Le bilan est trop vaste pour le résumer ici. Politiquement, j'étais au départ totalement sur la ligne d'Unité Continentale. Je les ais quittés car ils devenaient le contraire de ce pourquoi je m'étais engagé. L'esprit caporaliste de l'armée régulière française y régnait, agrémenté de paranoïa et de machinations diverses. Ils isolaient les volontaires, confisquaient l'argent et les téléphones, s'en prenaient à ceux qui voulaient partir, voulaient tout contrôler.  Sur le terrain, ils étaient totalement incompétents. Ils refusaient les bonnes occasions de se battre, ou au contraire, montaient des missions suicide sans queue ni tête. Ils se mettaient également les russes à dos. Moi j'étais venu me battre, pas faire de la com.  Me battre pour le peuple du Donbass, pas pour une clique de Français. Me battre pour devenir un homme libre. Unité Continentale était devenu une prison.  En Février, quand je l'ai quitté, presque tous les français m'ont suivi à Donetsk, ils en avaient marre aussi. On s'est ensuite dispatché dans différentes unités. 

    4) Le C.N.C. : Que penses-tu du rouleau compresseur médiatique pro-Kremlin et de la poutinolâtrie qui sévit dans la mouvance nationale, toi qui a été volontaire sur place ? As-tu le sentiment, malgré le fait que tu ais choisi l'autre camp, que les nationalistes ukrainiens ont pu être injustement traités médiatiquement par beaucoup de camarades (ou prétendus tels) ?

    G. L. : Je suis devenu assez allergique à la propagande en général, qu'elle soit de mon camp ou de l'autre. Elle est tellement grossière, tellement incantatoire...  La propagande est "le faux", ce contre quoi je me bas, et ce contre quoi tout chrétien doit se battre. On me dira sûrement que je suis trop idéaliste. Je comprends les raisons de certains nationalistes ukrainiens qui se battaient contre nous. La propagande néo-stalinienne niait rabiquement toute fierté nationale pour ces peuples satellites de l'URSS. "Nazis, nazis", mot répété ad Nauseam.  il n'y avait aucune distanciation, aucune volonté de comprendre l'ennemi. Pour vaincre, il faut comprendre. J'avais envie de foutre mon poing dans la gueule de certains "politruks" de notre camp, car leur triomphalisme et leur incapacité à se remettre en question ont été la source de nombreux problèmes militaires et politiques. 
    Heureusement, tout le monde ne tombait pas dans le mensonge et le fanatisme. Il y avait également des soldats déterminés, mais calmes et justes, comme le commandant Mozgovoï. Lui, ne confondait pas le peuple ukrainien avec ses oligarques véreux. Il voulait une révolution "pour tous". Igor Strelkov était également un de ceux-là, je suis bien placé pour le savoir. 

    5) Le C.N.C. : Tu vas prochainement publier un livre, quel en sera la teneur et l'objectif ? Quel est le public visé ?

    G. L. : Je suis parti à l'origine pour 4 ou 5 mois, et j'ai finalement passé un an à l'étranger. Il y a eu des situations rocambolesques, tragiques et incroyables, de nombreux personnages hauts en couleurs... Je me suis dit que cela méritait d'être écrit, car c'est indéniablement une aventure moderne (pour ceux qui croient que l'aventure n'est plus possible en ce monde). Il y a aussi énormément de rumeurs et de bruits qui courent sur ce que nous aurions faits ou non. Même si l'on ne me croira pas forcément, je veux livrer "ma version". J’espère que ce bouquin servira à long terme de référence et de témoignage pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de cette guerre des volontaires étrangers: historiens, passionnés. Évidemment, je ne renie pas mes idées et j'imagine que seul un éditeur "ami" acceptera de le publier. 

    6) Le C.N.C. :  Fort de cette expérience, vas-tu poursuivre ton engagement, sous une forme ou sous une autre en France, ou souhaites-tu tourner une page et en écrire une nouvelle loin du militantisme, de la politique et de la guerre ?

    G. L. : Joker.  

    7) Le C.N.C. : Merci Guillaume de nous avoir accordé cet entretien. Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

    G. L. : C'est moi qui vous remercie. Hauts les cœurs et mort aux cons !

    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • L’idée d’une grande coalition souverainiste est un fantasme

    Eddy Fougier commente sur Atlantico la venue de Jean-Pierre Chevènement aux universités d’été le 28 et 29 août de Debout la France aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan :

    Dupont aignan"(...) D’abord, l’erreur magistrale a été d’avoir marginalisé et éliminé toutes les  forces politiques entre le FN et l’UMP ou le RPR (...) Il y a probablement un espace possible pour une droite néo-gaulliste,  post-gaulliste et souverainiste, mais la porte est très étroite. Cela fait un  petit moment que Nicolas Dupont-Aignan est sur le marché et il fait des scores  électoraux qui ne changent pas beaucoup (...)Pourra-t-il profiter d’une forme de décrédibilisation du FN lié aux  conflits internes ? Pourquoi pas. Pourra-t-il bénéficier d’un « recentrage » des Républicains si Juppé devait être candidat ?  Cela dépendra aussi des circonstances. Sur le fond, il est évident que la  thématique souverainiste ne va pas disparaitre, loin de là (...) Sans parler de l’ombre très forte du FN (...)

    PHO58ec1b10-a8b0-11e4-a2c2-56668b9fa149-805x453Je ne sais pas ce qu’il se passe dans la tête des uns et des autres, mais j’imagine aisément que les militants du MRC doivent être assez décontenancés ! On a observé des passages d’un camp à un autre plutôt spectaculaire, le plus connu étant celui de Florian Philippot, ancien chevènementiste qui a rejoint les rangs du parti de Marine Le Pen, désormais vice-président du FN (...) Si le MRC et Debout la France peuvent se rassembler, des listes communes pourraient émerger aux européennes par exemple, néanmoins il y a peu de chances que cela aille bien plus loin (...)

    L’idée d’une grande coalition souverainiste, comme le projet d’une grande gauche radicale, fait partie des fantasmes, on ne l’a jamais vu. La pesanteur politique et institutionnelle en France conduit à ce qu’au second tour un choix s’impose, droite ou gauche, et si vous êtes au centre, ou si vous êtes de droite et de gauche, vous êtes marginalisé."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html