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France et politique française - Page 3776

  • Attentat islamique en Isère

    Attentat islamique dans la société de gaz et produits chimiques Air Products à Saint-Quentin-Fallavier en Isère. Forte explosion, plusieurs blessés, un homme décapité par les terroristes.

    « Tous les signaux étaient ces dernières semaines au rouge pour qu’un attentat de cette nature se produise sur le territoire national », selon une source des services de sécurité intérieure.
    Ce matin, vers 10 h, une forte explosion retentit dans l’usine de gaz et produits chimiques Air Products, qui s’embrase. Le fort déploiement de pompiers et de gendarmes permet de circonscrire rapidement l’incendie, qui a néanmoins blessé plusieurs employés de la société, et de lever rapidement les doutes quant aux causes de la catastrophe.
    Les premiers témoignages recueillis font en effet état de deux personnes impliquées : la première aurait pénétré dans l’entreprise et ouvert plusieurs bonbonnes de gaz, revendiquant d’être de Daesh, des drapeaux islamistes en main.
    On évoque aussi une voiture qui aurait fait irruption dans la société peu avant 10 heures, effectuant du rodéo dans la cour afin de percuter des bonbonnes de gaz présentes sur le site.
    Rapidement, la tête d’in homme décapité a été retrouvée accrochée au grillage de la société, couverte d’inscriptions en arabe. Il ne s’agirait pas d’un employé de la société Air Products.
    Aussitôt, un important dispositif policier a été déployé pour quadriller la région et renforcer la sécurité.

    Peu avant 11 h 30, un homme connu de la DGSI et des services antiterroristes a été interpellé, nous ignorons à l’heure qu’il est s’il s’agit d’un des auteurs de l’attentat. Selon des informations du Dauphiné Libéré, un homme serait toujours activement recherché circulant à bord d’un véhicule ce matin avant l’attentat qui aurait fait des allées et venues devant la société ciblée. Depuis, l’un des suspects a été identifié et arrêté, selon Bernard Cazeneuve :

    Une personne a été assassinée, décapitée et le parquet antiterroriste de Paris a été saisi de cette enquête. L’identité du criminel est en cours de précision. Il s’appelle Yassin Salhi. Il a fait l’objet d’une fiche S en 2006 pour radicalisation, non renouvelée en 2008. Aucun casier judiciaire. La victime est en cours d’identification.
    Le sang froid d’un pompier a permis l’arrestation du criminel.

    Tandis que François Hollande est attendu cet après-midi à un Conseil de défense qui se réunit en urgence ce vendredi à 15 heures à l’Élysée, certains ont aussitôt sais l’occasion pour récupérer l’événement au profit de la loi Renseignement, à l’instar de Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes :

    J’éprouve un sentiment d’horreur face à la barbarie qui vient de se produire en Isère ce matin au cœur de notre région. Je veux avant tout exprimer ma solidarité aux victimes, leur famille et leurs proches. La loi sur le Renseignement a toute sa justification : il faut cesser toute forme d’angélisme en la matière devant les menaces. Il faut aussi éviter que la peur ne s’installe. Comme en janvier, toutes les composantes de la Nation doivent s’unir pour faire face au danger. C’est la Nation qui doit combattre la terreur.

    Sans surprise, Jean-Christophe Cambadélis a aussitôt sorti le PADAMALGAM magique. Nous voilà rassurés, il n’y a aucun lien entre cet attentat islamique commis par un certain Yassin Salhi d’une part, l’islam et les musulmans d’autre part.

    http://fr.novopress.info/189818/attentat-islamique-en-isere/#more-189818

  • Quand les royalistes parlaient d'écologisme intégral... (partie 2)

    Est-il si étonnant que ce soit dans un journal royaliste que la formule « écologisme intégral » ait été, en fait, définie dans les années 1980 ? Evidemment, il s’agissait aussi de faire écho au « nationalisme intégral » de Charles Maurras qui signifiait que tout nationalisme, s’il voulait fonder et non seulement dénoncer, se devait de conclure à la monarchie, d’être monarchique (plus encore que monarchiste, ce qui en aurait fait une simple opinion et non un régime instauré), ce qui aboutissait à rendre le nationalisme lui-même inutile en tant qu’idéologie. Nous étions dans les années de l’après-Mai 68 et du mitterrandisme institutionnel, et l’écologisme commençait à poindre politiquement, principalement à travers les mouvements de contestation du nucléaire et des camps militaires du Larzac et d’ailleurs, mouvements dans lesquels on pouvait croiser, à Plogoff ou à Chinon, de vieux (et de moins vieux, mais plus rares en fait…) militants royalistes ou traditionalistes, chouans technophobes ou protecteurs des bois, des marais et des paysages. Ceux-ci ne se disaient pas écologistes mais ils l’étaient, naturellement, et ils se méfiaient d’une modernité que Jacques Tati moquait dans ses films souvent incompris : je les croisais parfois au marché des Lices, qui allaient acheter leurs pommes ou leurs gâteaux à la cannelle chez les petits commerçants et producteurs qui arboraient l’autocollant du « Paysan biologiste », association et revue dans laquelle écrivait l’actuel président du Groupe d’Action Royaliste, Frédéric Winkler… Un de ses monarchistes, qui avait fait le coup de poing contre les marxistes dans les années 50-60 sur le parvis des églises, et était devenu ensuite membre d’une communauté monastique locale, vendait son fromage qui ne devait rien à la chimie ou à la pasteurisation !

    Pourtant, la théorisation de l’écologie par les royalistes n’était pas alors vraiment développée. Bien sûr, dans les cercles d’études de l’Action Française, on reprenait en chœur la fameuse citation « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant », mais la protection de l’environnement n’était qu’un combat annexe pour la plupart des militants d’AF, plus occupés à répondre aux arguments d’une Gauche alors conquérante, à brandir les thèmes de l’anticommunisme ou à combattre la loi Savary sur l’enseignement supérieur en 1983, par exemple. Si Paul Serry (pseudonyme de Jean-Clair Davesne, journaliste agricole réputé) puis Guillaume Chatizel dans les années 1990-2000, évoquaient régulièrement cette question écologique dans les colonnes d’Aspects de la France puis de l’Action française, c’est, en fait, dans celles de Je suis français, publication de l’Union Royaliste Provençale, que Jean-Charles Masson titra une courte série d’articles « Jalons pour un écologisme intégral » à la fin de l’année 1984, série qui faisait suite à une plus vaste réflexion sur « L’enracinement et la dignité », et qui montrait que l’écologie n’était pas qu’une simple question environnementale ou économique mais un véritable souci politique et, au-delà de la question institutionnelle, de civilisation.

    Dans ces « Jalons », Jean-Charles Masson insiste sur le réenracinement nécessaire des Français pour faire face à ce nomadisme d’un genre nouveau qu’imposent la société de consommation et l’individualisme, et que l’on pourrait nommer aujourd’hui mondialisation : « Si l’on veut « dénomadiser » culturellement, il faut sédentariser économiquement. L’esprit révolutionnaire et l’individualisme égoïste se développent sur le déracinement économique. » Comme La Tour du Pin fut souvent présenté comme l’inspirateur de l’encyclique du pape Léon XIII sur la question sociale, on pourrait trouver quelques arguments pour voir dans les propos de Jean-Charles Masson quelques idées prémonitoires aux écrits du pape François, ne serait-ce que parce que l’auteur royaliste se place dans une optique résolument catholique sans, pour autant, en négliger le sens et la portée politiques : pour ce dernier, il s’agit de dénoncer et de combattre matérialisme et prométhéisme, et de ne négliger ni la société ni la part de divin qui fait de l’homme un être différent du reste du monde animal, ni leurs interrogations comme leurs mystères… Cela n’est donc pas un retour à une hypothétique nature « sans l’homme », ou préexistante à celui-ci, en négation de l’histoire et de la civilisation : « Notre écologisme n’est pas compris dans les limites d’une défense de la nature d’inspiration rousseauiste. Qu’on refleurisse demain toutes les cités dortoirs de France et de Navarre, on n’aura pas pour autant supprimé la pitoyable condition morale des familles qui s’y entassent. Il faut être naïf ou niais pour imaginer que le jour annuel de l’arbre (initiative bucolique de l’inimitable Giscard) redonnera aux Français leur âme. » On voit là l’idée fondamentale de ce que d’aucuns nomment aujourd’hui l’écologie humaine, et qui n’oublie pas l’homme dans la nature (ou au profit exclusif de celle-ci) mais en rappelle la dimension spirituelle au-delà de la simple enveloppe matérielle de chair et de désirs.

    L’écologisme intégral est la réponse que le royaliste Masson apporte à une société oublieuse de ses devoirs et de ses limites, autant naturelles que matérielles, une société que l’on pourrait, en fait, qualifier (comme le faisait le philosophe belge Marcel de Corte) de « dissociété », et dans laquelle l’homme est arraché à son environnement et à sa « nature permanente » : « Notre écologisme est construit autour de la tragédie de l’homme déraciné, et l’inhumanité des villes, le sac de la nature ne sont que les effets visibles de ce déracinement. Car de l'homme animal, on ne peut attendre des marques de respect », ces dernières étant les formes d’un héritage civilisationnel que la société de consommation entend dépasser au nom d’un prométhéisme consommateur et non conservateur ou traditionaliste, de ce prométhéisme qui, en fait, limite (en le définissant mal) l’homme à ses seuls besoins « animaux », souvent créés de toutes pièces par une publicité visible ou insidieuse… Si l’homme n’est plus un héritier inscrit dans une longue suite de générations qui se doivent les unes aux autres, à quoi lui importe de transmettre encore quand il peut consommer et consumer pour son seul intérêt individuel, pour son seul plaisir revendiqué par la formule « On n’a qu’une vie », formule négatrice de la vie des autres, en particulier de ceux à venir ?

    « L’écologisme intégral est la défense de l’homme total tel que le définit la tradition latino-chrétienne », et Aristote aussi : un homme qui « est société », selon la formule d’Henri Massis ; cet homme qui, s’il était livré à lui-même et à la nature brute quelques heures après sa naissance, ne survivrait pas, et qui doit apprendre à connaître le monde et à le respecter comme on respecte sa mère nourricière, à reconnaître les autres et leurs bienfaits (et leurs méfaits aussi, d’ailleurs), et à sauvegarder les conditions naturelles de sa survie sur terre tout en les apprivoisant parfois, sans pour autant vouloir, orgueil malsain, les soumettre toutes… Là encore, je cite cette formule évoquée plus haut qui est l’une des plus importantes de l’écologisme qui se veut intégral pour mieux être et durer, et faire durer les conditions de notre vie sur terre : « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant »… Mais cette obéissance n’est pas la soumission aveugle de l’esclave au maître, elle est la fidélité à ce qui est (au sens fort et véritablement spirituel du verbe être) et doit donc durer et s’enraciner, encore et toujours, pour vivre soi-même et faire vivre les autres : qu’y a-t-il de plus royaliste que cette fidélité-là qui n’est pas servitude mais service ? Service des autres, présents et à venir, et qui se souvient de la vieille formule arthurienne, et la reconnaît librement, mais avec humilité : « Terre et Roi ne font qu’un »…

    (à suivre)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1231:quand-les-royalistes-parlaient-decologisme-integral&catid=49:2015&Itemid=60

  • Attentat musulman en Isère : un homme égorgé et décapité [Add]

    Une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans un attentat commis ce matin vers 10 heures contre une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, dans le nord de l'Isère.

    Le corps décapité d'une personne a été retrouvé à proximité de l'usine. La tête de la victime a été retrouvée accrochée au grillage de l'enceinte de la société le long de la RD311.

    Un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place.

    Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rend immédiatement sur place.

    Un suspect d'une trentaine d'années connu des services la DGSI a été interpellé.

    Addendum 13h36 :

    • une seconde personne a été interpellée. Il s'agit du conducteur aperçu ce matin en train de faire les allers retours devant la société à bord d'une Ford Fusion peu avant l'attentat.
    • Yacine Sali faisait "l'objet d'une fiche S éditée en 2006 non renouvelée" auprès des services secrets" mais "n'était pas fiché comme ayant voyagé en Syrie ou en Iraq". Il "résiderait  à Saint-Priest et n'a pas de casier judiciaire" selon le ministre de l'Intérieur et est "en relation avec la mouvance salafiste".

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    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Non messieurs Hollande et Sarkozy, les américains ne sont pas nos amis…

    Aux Etats-Unis, nous explique avec malice M6 info, il n’y a pas que Mickey qui a des grandes oreilles, la NSA (National Security Agency) aussi.

    En effet, selon des documents de WikiLeaks rendus publics mardi 23 juin par Libération et Médiapart, l’agence de renseignements américaine aurait écouté pendant des années les téléphones des présidents Chirac, Sarkozy et Hollande, ainsi que leurs entourages respectifs. Les documents de WiliLeaks ne dévoilent pas de notes d’écoutes relevant du secret d’Etat. Le procédé fait néanmoins « désordre » de la part d’un pays censé être un allié.

    Un conseil de défense

    En réaction à cette affaire, un conseil de défense se réunit ce mercredi matin en urgence à l’Elysée, « pour évaluer sur tous les plans la totalité des informations » publiées dans la presse sur l’espionnage des présidents français par les services américains. Il réunit autour du président de la République, le Premier ministre, Manuel Valls, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, celui de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

    On va voir ce qu’on va voir. Cela va se terminer par un communiqué viril sans doutes, mais de là à changer nos orientations géopolitiques suicidaires, vous n’y pensez pas…

    Des réactions en chaîne

    Depuis ce matin, les réactions se multiplient dans la classe politique française. Pour Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, les écoutes américaines de présidents français sont « inacceptables entre alliés ». Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy, qui aurait lui aussi été écouté, a jugé cette affaire particulièrement « choquante et regrettable ». « Compte tenu des relations extrêmement proches que nous avons avec les Etats-Unis, compte tenu que nous sommes des alliés extrêmement fidèles, et bien je trouve qu’il y a là une rupture du pacte de confiance », a-t-il dit sur RTL [....]

    Olivier Dejouy

    La suite sur Le Réveil Français

    Pendant ce temps là, L’Assemblée vote définitivement la loi sur le renseignement !!!

  • Plus que jamais, faire front

    En plein concert de fulminations  hypocrites suite aux révélations de wikileaks sur les écoutes de dirigeants français opérées par la NSA–voir notre article publié mercredi- Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard  sont au nombre des 106 députés (LR-Verts-UDI-MoDem) qui ont décidé  de saisir le conseil constitutionnel sur la loi sur le renseignement. Celle-ci a été adoptée définitivement avant-hier soir  par le Parlement.  Comme l’a affirmé Laure de La Raudière (LR)  qui s’est chargée de rassembler les signatures « on ne peut pas d’un côté s’indigner de ce que font les Etats-Unis et voter ce qui est un peu l’équivalent du Patriot Act américain dans la loi française »; « un texte attentatoire à nos libertés » a précisé Me Collard. Cette mise en lumière des pratiques de l’Oncle Sam à l’égard de son ami et allié  français a déclenché quelques mâles réactions comme celle de l’avocat (socialiste) du site Mediapart et très proche  de François Hollande, Jean-Pierre Mignard. Invité hier matin de Thomas Sotto  sur Europe 1, Me Mignard a repris à son compte le vœu  formulé voici plus de deux  ans par Bruno Gollnisch dans l’hémicycle du parlement européen, par  Marine et même d’ailleurs par Jean-Luc Mélenchon, d’accorder l’asile politique au fondateur de Wikileaks  Julian Assange (réfugié à l’ambassade d’Equateur à Londres),  et à celui qui a révélé lesdistes écoutes massives,  Edward Snowden (réfugié en Russie).

    « La loi française autorise la République à donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté » a rappelé  Jean-Pierre Mignard pour appuyer son souhait.  Avec une naïveté ( ?)  toute aussi touchante  quand on connaît la réalité de la  soumission de nos « élites » européistes  à l’imperium yankee,  il a même été plus loin :  « Pourquoi est-ce que l’Europe ne demanderait pas l’insertion dans (le traité (le traité transatlantique, TAFTA, NDLR) d’une clause disant notamment que l’espionnage n’est pas autorisé ? C’est à l’Europe de taper du poing sur la table et peut-être à la France de prendre la direction du mouvement. »  Pour cela il faudrait à la tête de notre pays une figure d’une épaisseur, d’un courage et  d’un patriotisme dont ne peuvent se prévaloir, au vu de leur bilan,  un Hollande, un Juppé, un Valls ou un Sarkozy.

    Et puisque l’on parle de liberté et de souveraineté, soulignons que  le procureur de la République, Anne Coquet,  a requis mercredi  5000 euros d’amende contre  Eric Zemmour -et 3000 euros avec sursis contre le directeur de la rédaction de RTL. Il  comparaissait  devant tribunal correctionnel de Paris, jugé pour incitation à la haine raciale. L’essayiste était poursuivi, suite à l’action intentée par les habituelles  officines dites antiracistes  après sa chronique du 6 mai 2014 sur  RTL. Il  y expliquait que « les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains qui dévalisent, violentent ou dépouillent ».

    Mme Coquet, rappelant que M. Zemmour avait été condamné il y a quatre ans  pour les mêmes chefs,  a dénoncé les propos «sans nuances» qui seraient ceux du chroniqueur de RTL,  «stigmatisant ces populations immigrées ou issues de l’immigration». L’auteur du suicide français a fait valoir qu’il appuyait ses observations  sur «les documents que lui transmettent les services de police et de gendarmerie», ses «lectures», les témoignages «d’agriculteurs dépouillés par des bandes de roms» ou de «touristes chinois dévalisés à Paris.»  «Je ne dis pas que tous les Roms ou tous les Maghrébins qui habitent en France sont des délinquants. Mais ils se regroupent selon les critères ethniques».  Il a eu beau jeu d’en appeler à  la liberté d’expression, et de fustiger un  «procès profondément politique» dont l’intention première était de le «faire taire».

    D’immigration il était encore question cette nuit  avec la réunion, dans une ambiance tendue,  des  Etats membres de l’Union européenne qui,  relate  une dépêche de l’agence Reuters,  ont «décidé d’organiser la répartition de l’accueil des réfugiés arrivés en Grèce et en Italie sur la base du volontariat, la Commission n’ayant pas réussi à imposer une logique de quotas obligatoires (…)». «Le chef du gouvernement italien (Mattéo Renzi)  a tancé ses collègues sur leur peu d’entrain à soutenir un plan censé répondre à l’urgence de la tragédie des migrants en Méditerranée (…)». C’était un débat très intense, a déclaré Angela Merkel à la presse, qualifiant la crise des migrants de plus grand défi que j’ai connu dans les affaires européennes en tant que chancelière (…). La question d’instaurer des clés de répartition obligatoire pour faire face à l’afflux des demandeurs d’asile, fuyant la guerre en Syrie ou la dictature en Erythrée, a déclenché une forte opposition, notamment de la part de la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque ou encore la Pologne.»

    «Afin d’aider (l’Italie et la Grèce)   à faire face à cette crise, les dirigeants de l’UE ont décidé de leur accorder des moyens financiers pour mettre en œuvre des centres pour distinguer les réfugiés politiques des réfugiés économiques et rapatrier ces derniers vers leur pays d’origine» précise encore Reuters. Une Grèce qui,  au-delà de la question de l’afflux de clandestins à laquelle elle doit faire face, est aujourd’hui l’otage  de la troïka BCE-Commission européennee-FMI. Un  trio  qui  doit «cesser d’entretenir un psychodrame» et «d’imposer l‘eurostérité» affirme Bernard Monot, député européen du FN et membre de la commission ECON (Affaires économiques et monétaires) au parlement européen, dont les propos sont  rapportés sur le site du  Figaro. 

    Le stratégiste économique du FN  souligne que «la sortie de la Grèce de l’euro avec passage à la drachme, est souhaitable et permettra d’éviter l’augmentation de la facture du sauvetage de l’euro monnaie unique. Un sauvetage dont le frontiste évalue le coût pour la France à 70 milliards d’euros. À ceci, il ajoute 455 milliards d’euros de garanties financières de l’État accordées aux différents plans de soutien de la zone euro et aux pays (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Irlande…). L’enveloppe globale atteindrait alors 525 milliards d’euros. Quand on nous dit que garder l’euro ne coûte rien, c’est totalement faux et la catastrophe financière est déjà là. La prochaine étape sera la banqueroute! (…). «Si le problème grec inquiète tant au sein de la zone euro, c’est précisément parce que tout le monde redoute que la Grèce soit le premier domino de cette fin programmée de l’euro. Mais la Grèce survivra à l’euro, pas l’inverse!»,

    Si le FN, comme d’autres partis en Europe, catalogués comme  populistes, de droite comme de gauche,  campe sur une position clivante par son rejet de  la doxa eurobruxelloise,  c’est bien cependant la défense de notre identité nationale, dans toute l’acception du terme , qui fonde sa spécificité première, sa raison d’être,  son ADN.

    D’une lecture toujours stimulante, Jean-Yves Le Gallou a publié cette semaine  sur son site Polemia la conférence prononcée  le 11 juin dernier au   Club de l’Horloge –Le Front National au risque de l’histoire, entre dédiabolisation et neutralisation. Bien sûr,  libre à chacun d’en  contester éventuellement  tel ou tel énoncé, d’en nuancer les analyses.

    Pour autant, comment ne pas souscrire à ce qu’affirme M. Le Gallou lorsqu’il note  que «de toute manière, il faut être conscient qu’au-delà des sujets historiques ou périphériques dont il faut éviter l’évocation, le cœur sur lequel repose la diabolisation est l’immigration. Si des formations politiques comme Syriza ou Podemos ne font pas l’objet du même rejet que d’autres partis en opposition avec le Système dominant, c’est qu’ils sont favorables à l’immigration (…). Le Front National ne sera donc pas réellement dédiabolisé tant qu’il ne renoncera pas à sa critique de l’immigration (…)».

    A charge pour le FN, dans sa marche vers le pouvoir dit-il, de ne pas se couper du « mouvement qui émerge des profondeurs de la société et qui est en complète dissonance avec la pensée dominante».  Une Réaction populaire mais que l’on voit aussi à l’oeuvre chez un nombre croissant d‘intellectuels,   qui  exprime «une volonté de rupture avec l’esprit né de Mai 1968 et un réveil identitaire» et «le rejet du Grand Remplacement» ou, pour utiliser un terme moins polémique (?), d’une  immigration de peuplement  engendrée dans les flancs  du mondialisme...

    http://gollnisch.com/2015/06/26/plus-que-jamais-faire-front/

  • "Ce que les taxis reprochent aux chauffeurs UberPop, ils le font aussi"

    Un chauffeur d'UberPOP (forcément ultra voire turbolibéral...) témoigne :

    "J'exerçais une activité et j'ai été licencié de mon travail. Être chauffeur UberPop, c'était uniquement une transition, une activité pour arrondir mes fins de mois en attendant de retrouver un emploi dans mon secteur de prédilection. Mais il y a quelques mois, j'ai décidé d'arrêter.

    Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision?

    J'ai été interpellé une première fois par les Boers, la police des taxis. J'ai été interrogé au commissariat mais pas placé en garde à vue. Ils m'ont relâché en me précisant que je serai convoqué au tribunal. Du coup, j'ai arrêté mes courses pendant quelques temps. Puis j'ai repris. Et j'ai été interpellé une seconde fois. Cette fois-ci, j'ai fait 24 heures de garde à vue, ma cliente a été elle aussi interrogée par la police. Je suis sorti avec une convocation au tribunal pour exercice illégal de l'activité de taxi.

    Trouvez-vous cela injuste?

    Sur le plan du droit le plus strict, je comprends ces contrôles. Le seul argument à l'encontre d'UberPop que je peux entendre, c'est la question des assurances. Quand j'ai commencé, les avocats d'Uber m'ont affirmé que mon assurance personnelle couvrait mes passagers alors que si l'on est dans le cadre d'une activité rémunérée, je ne pense pas que ce soit le cas. Je n'ai quand même pas l'impression d'être un délinquant. Les policiers m'ont confirmé que les Boers se concentraient exclusivement sur UberPop, alors qu'ils ont quand même pour mission première de vérifier que les taxis fassent aussi leur travail dans les règles. Ce que les taxis reprochent aux chauffeurs UberPop, ils le font aussi! Ne pas prendre la carte bancaire pour pouvoir travailler au noir, c'est du travail dissimulé parce qu'ils ne le déclarent pas. L'acharnement sur UberPop est donc excessif. [...]

    Je souhaite avant tout retrouver un emploi dans mon domaine de prédilection. Mais si jamais je dois me reconvertir, pourquoi pas.UberPop donne la possibilité à des gens sans diplôme ou peu qualifiés d'avoir un emploi. Et il faut quand même savoir qu'aujourd'hui, un chauffeur de taxi gagne trois fois mieux sa vie qu'un chauffeur de VTC et quatre fois mieux qu'un chauffeur UberPop."

    Michel Janva

  • Éducation nationale : creuset de toutes les lâchetés ou mère de tous les vices ?

    Il est temps que l’année scolaire se termine.

    « Aie aie aie, doux Jésus ! », comme disait ma pauvre mère, il est temps que l’année scolaire se termine. Temps pour les profs surtout, coincés qu’ils sont entre une hiérarchie dont l’incompétence semble le disputer à la lâcheté, des gamins que plus rien ne retient ni ne contient, et leurs parents tout aussi ingérables – ceci expliquant évidemment cela.

    On apprend ainsi, aujourd’hui, qu’une nouvelle affaire de maternelle impliquant un jeune monstre de 5 ans pourrait demain se retrouver devant le tribunal administratif de Nantes. C’est la mairie de Vibraye, chargée des activités du soir et de la cantine scolaire, qui a décidé de virer l’affreux jojo. Les élus ont instauré un système de permis à points, « pas dans le but de punir mais d’améliorer le comportement », disent-ils. Douze points qui sautent en cas d’incivilités répétées : « vulgarité, violence, dégradation, gaspillage et insolence ». C’est le cas du petit Joshua, réputé « totalement ingérable ». Il a perdu tous ses points et l’école n’a pas de Super Nanny pour cadrer les ingérables. Les parents ont donc décidé de poursuivre la mairie en justice. On espère qu’un jour leur petit monstre les y poursuivra également, ce qui ne serait que justice.

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  • Politique : une astuce pour faire croire aux électeurs que les députés travaillent

    « Mes chers concitoyens et électeurs, vous pouvez me réélire en toute confiance et compter sur moi pour faire remonter vos préoccupations au plus haut niveau de l’Etat. Rien que sur les 12 derniers mois, j’ai envoyé personnellement plus de 1400 questions écrites au gouvernement, ce qui fait de moi dans ce domaine le deuxième député le plus actif de toute l’Assemblée« .

    Ces mots, le député Jean-Jacques Candelier ne les a pas prononcés. Mais il pourrait. Car il est effectivement le deuxième député le plus actif, et a trouvé l’astuce parfaite pour multiplier les questions au gouvernement. Il lui suffit de prendre tous les rapports commandés par l’administration et de demander aux ministères ce qu’ils pensent de chacune des propositions soumises, une à une. Mais alors que des députés font au moins l’effort de rappeler quelle était la proposition, lui se contente de modifier le numéro de la proposition.

     

    Et même, il n’interroge pas seulement sur les rapports officiels, ce qui serait trop limité. Il questionne aussi sur des rapports privés, comme par exemple le nouveau rapport « Le numérique est une chance pour la France » réalisé par l’entreprise privée CGI.

    Appréciez l’art du copier-coller, qu’il pratique aussi pour le rapport Réseau Seine Escaut, Canal Seine Nord Europe, pour l’Engagement national sur le fret ferroviaire, ou encore pour le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion, pour ne citer que certaines questions publiées cette semaine. Ce dernier rapport était le jackpot puisqu’il comportait 105 propositions et donc, a permis d’envoyer 105 questions en ne changeant que le numéro.

    Source : Numerama

    http://www.contre-info.com/politique-une-astuce-pour-faire-croire-aux-electeurs-que-les-deputes-travaillent#more-38498

  • Écoutes de la NSA, la grande hypocrisie (Présent 8383)

    « Pratiques inacceptables », « méthodes scandaleuses »… La publication mardi soir par Mediapart et Libération de notes de la NSA, obtenues par Wikileaks, indiquant que les États-Unis avaient placé sur écoute les trois derniers présidents français, n’en finit plus de susciter l’indignation générale de notre classe politique. Cependant, outre le fait que ces « révélations » n’étaient qu’un secret de Polichinelle, tous les experts du renseignement savent que l’écoute de ses alliés est une pratique on ne peut plus courante.

    Indignation générale
    Interviewé par TF1, Julian Assange, de Wikileaks, annonçait encore mercredi soir la publication prochaine de nouvelles révélations « beaucoup plus importantes »… De quoi inquiéter un peu plus des autorités françaises déjà en ébullition. Dès mercredi matin, en effet, Hollande convoquait en urgence le conseil de Défense, à l’issue duquel il condamnait des « faits inacceptables » et rappelait que notre pays « ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité ».8383-P1
    En même temps, alors que l’ambassadrice des États-Unis en France était convoquée au Quai d’Orsay, le Président téléphonait à Obama pour lui demander de réitérer ses « engagements » de 2013 de ne plus procéder au « ciblage des autorités françaises ».
    Enfin, de nombreux élus exigeaient des mesures de rétorsion contre les États-Unis. Ainsi Marine Le Pen, estimant que « les Français doivent prendre conscience que les États-Unis (…) ne sont pas un pays allié ou ami », a-t-elle invité la France à « envoyer un signal fort en se retirant dès aujourd’hui des discussions en cours sur le funeste Traité transatlantique ». Avant d’ajouter que « notre réintégration dans le commandement intégré de l’OTAN (…) apparaît comme une faute stratégique lourde sur laquelle il faudra revenir ». Un avis rejoint par Mélenchon, pour qui non seulement « l’arrêt des négociations sur le grand marché transatlantique s’impose de toute urgence », mais « Assange et Snowden doivent obtenir l’asile politique en France et la nationalité française ».

    Une pratique courante
    Cependant, comme le rappelait l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, « tout diplomate vit avec la certitude que ses communications sont écoutées et pas par un seul pays ». Chacun en effet a encore en mémoire le cas de l’Allemagne qui, après avoir protesté contre des écoutes inamicales de la NSA, était prise « la main dans le sac » en 2014. Ou encore les déclarations de l’ex-patron de la DST, Yves Bonnet qui, au moment de l’affaire Snowden, assurait que « la France aussi espionne ses alliés ».
    En fait, comme l’expliquait en mai dernier à Atlantico Michel Nesterenko, du Centre français de recherche sur le renseignement, « tous les pays qui en ont les moyens techniques et le budget se livrent à de telles pratiques et cela depuis toujours (…). Cela n’a rien à voir avec l’amitié ou l’absence d’amitié entre les peuples ».

    Franck Delétraz

    http://fr.novopress.info/

  • Bientôt l'Etat condamné pour des contrôle au sweat LMPT ?

    Pour la première fois, l’Etat a été condamné, mercredi, pour des contrôles d’identité au faciès. La première chambre de la cour d’appel de Paris était saisie des plaintes de 13 hommes d’origine subsaharienne ou maghrébine qui avaient dénoncé des contrôles qu’ils estimaient abusifs, non suivis d’une quelconque poursuite judiciaire. Pour cinq d’entre eux, la cour a condamné l’Etat pour « faute lourde » et ordonné un dédommagement de 1 500 euros pour chaque plaignant.

    Nous attendons avec gourmandise la condamnation de l'Etat pour les multiples contrôles abusifs effectués par des policiers en raison du simple port d'un sweat LMPT...

    Michel Janva