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France et politique française - Page 3806

  • ÉDITORIAL DE L’Action Française 2913 : Le réalisme commande le Roi

    Il serait naïf de croire qu’Emmanuel Macron ne mesurait pas la portée de ses propos quand il répondit dans un entretien à l’hebdomadaire l’1, le 8 juillet dernier, à une question sur la démocratie, que celle-ci « comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même.

    Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l’espace. On le voit bien avec l’interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant, ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. Tout s’est construit sur ce malentendu. »

    Bruno Roger-Petit a beau traiter de « gredins  » (sic) ceux qui — les royalistes ? — ont « exploité » , comme il convenait, les propos du ministre, nous n’en sommes que plus libres pour reconnaître qu’il a entièrement raison lorsqu’il conclut qu’on retire de ces propos « plutôt l’image d’un gaullien en quête de l’éternelle synthèse à achever entre héritage de la monarchie capétienne et Nation devenue républicaine. A lire Macron, on comprend mieux le drame de l’époque : les institutions démocratiques françaises sont conçues pour de grands hommes dotés de grandes ambitions, animés du sens de l’histoire et du temps long. Aujourd’hui, ces hommes-là n’existent pas. Et pourtant, les temps l’exigent. » (Challenges du 10 juillet).

    Nous ne reviendrons pas sur le fait que l’actuel ministre de l’économie, redonnant tout son sens au lien entre philosophie et politique, au sein d’une classe politique qui, à droite comme à gauche, a perdu depuis longtemps l’habitude de penser l’action pour se consacrer à une gestion immédiate des affaires, retrouve des vérités perçues depuis longtemps par d’autres et en d’autres termes. La tradition intellectuelle non royaliste savait depuis Renan comment «  le jour où la France coupa la tête à son roi, elle commit un suicide. » Ce que dit ne pas, du reste, exactement Emmanuel Macron, qui préfère porter un regard de froid clinicien sur cette absence abyssale au cœur de nos institutions. Il n’est pas non plus Albert Camus écrivant que « le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes. » Même si, sous le terme de verticalité, Macron affleure la notion de transcendance, l’ancien assistant du philosophe protestant Paul Ricoeur et jeune politicien assumé en reste à un regret d’ordre technique : « Toute la difficulté du politique aujourd’hui réside dans ce paradoxe entre la demande permanente de délibération, qui s’inscrit dans un temps long, et l’urgence de la décision. La seule façon d’en sortir consiste à articuler une très grande transparence horizontale, nécessaire à la délibération, et à recourir à des rapports plus verticaux, nécessaires à la décision. »

    Nous ne ferons pas non plus son sort à cette dénonciation de la « normalisation » de la fonction présidentielle après De Gaulle, qui renvoie, par le choix du terme, notre président « normal » à son néant — rarement ministre en exercice aura été plus insolent envers le chef de l’Etat qui l’a nommé. Non, l’essentiel des propos de Macron tient dans ce paradoxe persistant qui consiste, pour les plus intelligents du personnel républicain, à analyser lucidement les tares du régime qu’ils servent sans en tirer les conséquences, un peu comme Barrès qui, tout en approuvant au début du XXe siècle le raisonnement de Maurras, refusa toujours de franchir le pas de la monarchie en prétextant le caractère irrémédiable de la république en France.

    Comme le constate François Huguenin (Le Figaro du 9 juillet), malheureusement non sans lucidité : « De là à faire d’Emmanuel Macron un militant royaliste ou un dangereux ennemi de la République, il y a le pas entre la réflexion et le fantasme… » Tout le problème est là ! Car voilà deux siècles que, précisément, on essaie, sans y parvenir, d’achever cette « éternelle synthèse [...] entre héritage de la monarchie capétienne et Nation devenue républicaine ». Bonaparte ou De Gaulle sont venus combler, à des moments particulièrement cruciaux de notre histoire, le besoin d’autorité, en incarnant temporairement cette vieille loi rappelée par Ulysse au deuxième chant de l’Iliade, et qu’aimait citer Maurras : « il est dangereux [...] qu’il y ait tant de chefs. N’ayons donc qu’un seul prince, qu’un seul roi ». Mais ni Bonaparte ni De Gaulle, par-delà le caractère contestable de leur héritage, n’ont fondé ce qui permet précisément de réaliser la synthèse non pas entre « héritage de la monarchie capétienne » et « nation devenue républicaine », mais entre l’horizontalité du temps politique et la transcendance d’un peuple à travers l’histoire : une dynastie qui se confond avec la nation. Car la synthèse est la monarchie capétienne elle-même.

    Tout en ciblant la question institutionnelle primordiale, Emmanuel Macron se trompe en pensant que, dans la vie politique française, l’absent soit « la figure du roi ». L’absent, c’est le roi lui-même. Ne voir en lui qu’une figure, c’est rester dans l’idéologie, ne pas comprendre que le roi est tout entier dans son incarnation et qu’il ne saurait être réduit à une fonction, que n’importe quel grand homme pourrait occuper à sa place. Le grand avantage de la monarchie capétienne est précisément de nous libérer de l’incertitude des grands hommes. Si, en 223 ans, la France n’a pas réussi à trouver pour « ce siège vide » un remplaçant, c’est qu’il n’y a pas de remplaçant. Car la « personne du roi », et non sa « figure », est, comme la définissait Pierre Boutang, une « réalité effective ». Emmanuel Macron pourra, après tant d’autres, chercher encore longtemps : le réalisme commande le recours au roi. Tout le reste n’est qu’ersatz, et bavardage stérile.

    François Marcilhac - L’Action Française 2913

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-realisme-commande-le-recours-au

  • Une « tentative » de coup d’État déjouée ce 14 juillet en France

    Qu'il faille attendre 2015 et monsieur Hollande pour revoir des "putschistes" n'est pas si anodin : le Président a ruiné la fonction !

     

    300 excités qui voulaient prendre le pouvoir en ralliant à leur cause les soldats qui défilaient ce mardi ont été arrêtés avant d’avoir pu faire quoi que ce soit. La République est sauve ! Difficile de savoir si on a affaire à des humoristes ou à des illuminés nourris de délires complotistes. La vérité est sans doute entre les deux : l’initiative est probablement venue de quelques esprits fêlés et le faible noyau initial a été grossi grâce à Internet par des centaines de personnes, ravies de pouvoir protester en ridiculisant le pouvoir par un (faux) coup d’État. Cela montre aussi (encore), d’une certaine façon, la dégradation de l’image de François Hollande.

    Il donne envie de le renverser par la force (pour rire, heureusement). Les deux précédentes tentatives de coup d’État avaient eu lieu pendant une période infiniment plus tragique : la guerre d Algérie. Lors du premier putsch, en 1958, les députés effrayés se renseignaient auprès des initiés : faisaient-ils partie de la liste de ceux que les parachutistes victorieux allaient jeter dans la Seine ? Une partie de nos concitoyens seraient sans doute aujourd’hui démangés par une envie semblable !

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  • Décoré par Valls, l'imâm d'Evry est visé par une enquête préliminaire

    Lu dans Le Parisien (via l'Observatoire de l'islamisation) :

    Recteurmosqueevry"L’information a été confirmée ce lundi par le parquet d’Evry. Une enquête préliminaire pour des faits d’abus de confiance présumés a été ouverte dans le cadre de la gestion de l’association culturelle des musulmans d’Ile-de-France (Acmif).Khalil Merroun, le recteur de la grande mosquée d’Evry - Courcouronnes, a été entendu ces dernières semaines par les enquêteurs du SRPJ (service régional de police judiciaire) de Versailles. Ce responsable fait partie de ceux qui sont à l’origine, il y a vingt ans, de la construction de la mosquée d’Evry. En février 2014, le Premier ministre, Manuel Valls, ancien député et maire d’Evry, lui avait remis la Légion d’honneur.

    Les soupçons porteraient sur les facturations de travaux de rénovation de la mosquée sur ces cinq dernières années. Une partie de l’argent destiné à ce chantier pourrait avoir été détournée. Certaines entreprises auraient été payées en liquide et les factures auraient disparu. Ces fonds avaient été versés par le Maroc, propriétaire de la mosquée depuis 2009, ou étaient issus de dons de la communauté musulmane. Khalil Merroun, actuellement au Maroc, est resté injoignable ce lundi.

    Les enquêteurs s’intéressent aux indemnités touchées par Abderrahmane Ammari, bras droit du recteur, dont le bureau et domicile avaient été perquisitionnés en mai dernier en même temps que ceux de Khalil Merroun. Le trésorier de l’Acmif est également dans le viseur de la justice"

    Michel Janva

  • Nuits d’émeutes, incendie criminel de Berre-l’Étang : la République apaisée

    Depuis lundi, les émeutes se multiplient sur l’ensemble du territoire national. Le feu couve depuis plusieurs semaines. En effet, un à un, les quartiers s’embrasent, un peu partout en France. À Toulouse, par exemple, le quartier du Mirail est régulièrement la proie de nuits durant lesquelles les voitures brûlent, ou servent à des rodéos mortels entre les voyous et la police. Pareillement, Roubaix ne connaît pas un jour de repos, la ville étant constamment soumise à l’arbitraire de la violence des gangs. Cette jeunesse barbare est encouragée à commettre ses forfaits par un ministre de la Justice laxiste, prompt à excuser les délinquants, et même à présenter les coupables comme étant les victimes ontologiques de la société. Plus que jamais, nous avons la preuve qu’il existe une France hors la France. Pire : cette France hors la France n’est jamais réprimée, ou simplement rappelée à l’ordre.

    Bouches d’incendie reconverties en jeux d’eau, voitures brûlées lors de la nuit du 14 juillet, émeutes, piscines privées occupées par des « jeunes » qui maltraitent les propriétaires, spectacles annulés préventivement par peur de choquer la population : l’été est propice à toutes les dérives dans la France post-Charlie.

    Il me serait impossible de relater, ici, tous les événements des derniers jours, quelques-uns d’entre eux laissent à penser que la France est en état pré-insurrectionnel : la médiathèque Gagarine et l’école de la « Deuxième Chance » ont été incendiées à La Courneuve, la police a été canardée au mortier dans le XIXe arrondissement parisien, des habitations ont été les cibles de tirs de mortier à Meyzieu (69), cinquante véhicules ont été incendiés dans la nuit du 13 au 14 juillet dans la métropole lyonnaise, affrontements entre « jeunes » et gendarmes à Gisors (27)…

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  • Grèce : Hollande, l’exécutant de Merkel (Présent 8396)

    François Hollande est donc content de lui ! Il a réussi. Non pas à être le médiateur entre la Grèce et l’Allemagne, celui qui apaise, concilie et réconcilie mais l’homme qui a tenu la tête de Tsipras sur le billot pendant que Merkel procédait à son exécution, une sorte de bourreau auxiliaire. Il a fait sien ce que Der Spiegel appelle « le catalogue des horreurs » pour « humilier la Grèce ».
    Lors de son interview du 14 juillet, il a voulu faire croire que la France et l’Allemagne étaient deux partenaires égaux dans cette crise alors que le chef d’État français n’était que l’exécutant de la vraie patronne de l’Europe, Angela Merkel. Lui, l’homme de gauche, impose une vie encore plus dure pour les Grecs, une austérité accrue et la mise sous tutelle de l’État grec, son gouvernement, son parlement qui ne pourra légiférer sans l’aval de Bruxelles.
    8396-P1
    On va donc continuer à appliquer, en les aggravant, les recettes qui ont échoué depuis cinq ans. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la Grèce s’enfoncera un peu plus dans la crise et son peuple dans le désespoir. C’est pourquoi Tsipras n’y croit pas, a-t-il dit, c’est le couteau sous la gorge qu’il a signé sa reddition. Mais le FMI, non plus n’y croit pas, vient-il de faire savoir, inapplicable, ce plan de « sauvetage » restera inappliqué.

    Tout ça pour ça ! Pourquoi, au fait ? Pour sauver l’euro, c’était l’unique obsession du président français, mais c’est également la volonté sans cesse affichée du gouvernement grec de ne pas quitter la zone euro et l’Union européenne. C’est la démonstration in vivo que si l’on veut échapper aux prétendus remèdes de Bruxelles, il faut quitter l’Union européenne et renoncer à l’euro. Nous en avons la preuve, la preuve par Tsipras, qui s’imaginait pouvoir conserver l’euro et appliquer la politique voulue par ses électeurs. Une monnaie unique implique des économies homogènes et pour qu’elles le soient il faut faire rentrer dans le rang, par la force, celles qui ne correspondant pas à l’épure bruxelloise incarnée par la vertueuse Allemagne.

    Comme lors de toutes les crises, la conclusion des eurocrates est qu’il faut renforcer l’unité de l’Europe, ce qui se traduit par plus de coercition pour les États membres. C’est pourquoi Hollande a appelé de ses vœux un gouvernement économique avec un budget commun. Bien entendu, il n’a pas suggéré, un seul instant, qu’on puisse solliciter l’avis du peuple : il sait mieux que lui ce qui est bon pour nous.

    Cette gouvernance économique, ce sera, en réalité, la tutelle des plus forts sur les plus faibles, comme en Grèce. À cause des socialistes, notre pays reste dans les derniers de la classe européenne, François Hollande n’a pas encore pris conscience que le traitement infligé à la Grèce peut nous frapper un jour, avec ou sans gouvernement économique. Son amie Merkel lui demandera alors pourquoi ce qui est bon pour la Grèce, et qu’il a approuvé, ne le serait-il pas pour la France qui, elle aussi, ploie sous les déficits et voit croître tous les jours sa dette abyssale ?

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/

  • Quatre terroristes, dont un ancien militaire, préparaient des attentats contre des bases militaires et la décapitation d'un gradé

    Mais tout va bien en France et notre président s'occupe de la Grèce : 

    "Dans la soirée, c’est le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve qui s’est exprimé. « Lundi 13 juillet à l’aube, quatre individus de 16 à 23 ans, dont un ancien militaire réformé de la marine, ont été interpellés aux quatre coins du territoire. Ces individus projetaient des attaques terroristes contre des installations militaires françaises ». Selon l'AFP, les mis en cause projetaient de «décapiter un militaire gradé»

    Le principal instigateur dans ce projet d’attentat avait été, selon le locataire de la Place Beauvau ,« repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de jihadistes français aujourd’hui incarcérés ». Il avait aussi manifesté des « velléités de départ en Syrie» ce qui lui avait valu à l'époque «un entretien administratif» avec les services français.

    Bernard Cazeneuve a aussi précisé qu’« aucun lien ne peut etre établi à ce stade avec les faits qui se sont déroulés récemment dans les Bouches du Rhône. »

    Mais bien sûr...

    Lahire

  • Explosions de Berre-L'Etang : il s'agit bien d'un attentat

    Un dispositif de mise à feu de type électrique a été retrouvé et le grillageentourant le site classé Seveso avait été cisaillé à plusieurs endroits. Il faut se pincer pour croire aux dires d'une source proche de l’enquête :

    "Cela peut être une vengeance liée à un conflit social, un licenciement. Des individus d’une boîte concurrente voulant déstabiliser LyondellBasell.Un voisin lassé par l’odeur et les nuisances du site. Un ou plusieurs activistes voulant prouver que les sites Seveso sont mal protégés. C’est très très ouvert et, pour l’instant, nous avons peu d’éléments exploitables puisque tout est carbonisé."

    Selon Libération, l’hypothèse d’une action jihadiste n’est, pour l’heure, pas privilégiée.

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Hervé Gattegno : “La seule audace de Hollande c’est de se dire audacieux”

    Le journaliste Hervé Gattegno a commenté le traditionnel discours du 14 juillet de François Hollande. Durant son entretien, le président de la République a invoqué la patrie et a vanté son “audace”.

    Pour Hervé Gattegno, François Hollande n’a certainement pas d’audace. Son discours n’avait rien d’innovant et de pertinent. Pour Hervé Gattegno, il ne devrait plus s’exprimer tant qu’il n’a rien à dire.


    Le parti pris d'Hervé Gattegno : "La seule… par rmc

    http://fr.novopress.info/