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France et politique française - Page 3805

  • L'hôpital ne se fout pas de la charité (avec nos impôts)

    120 millions d'euros : c'est le montant de la dette accumulée par les pays étrangers, à la fin 2014, à l'égard de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Ce chiffre, qui ne concerne pas les patients étrangers résidant en France, équivaut à plus du double du déficit du compte principal (activités de soins) de l'AP-HP, soit 49 millions d'euros en 2014.

    Parmi les pays les plus redevables :

    • l'Algérie avec 31,6 millions d'euros,
    • le Maroc (11 millions),
    • les États-Unis (5,7 millions),
    • la Belgique (4,9 millions),
    • la Tunisie (4,7 millions) 
    • l'Italie (4,1 millions).

    De 2010 à 2014, le nombre de séjours liés à l'accueil de patients domiciliés à l'étranger a crû de 9,8%, avec, en 2014, des séjours plus nombreux pour l'Algérie, le Maroc, l'Italie et le Koweït.

    Michel Janva

  • Plage française interdite au public pour cause de famille royale saoudienne

    Vous vous apprêtez à aller bronzer sous le soleil de Vallauris, sur la côte d’Azur ? Vous rêvez de vous allonger sur le sable chaud de la plage de la Mirandole ? Pas de bol : elle sera interdite au public pour un temps pour le moment encore indéterminé.

    En cause, l’arrivée, à quelques encablures, d’une famille royale prenant ses quartiers d’été dans sa luxueuse propriété. En effet, les Saoudiens – férus de mixité sociale – ont commencé d’ériger des clôtures sur la plage publique sans attendre « la fin des discussions en cours entre la France et les autorités saoudiennes concernant les conditions de sécurisation » de son séjour.

    Le sous-préfet Philippe Castanet, soucieux de faire les choses dans les règles de l’art – puisque « aucun arrêté préfectoral n’interdit l’accès à cette plage publique » – a cependant « demandé au propriétaire d’interrompre ces travaux entrepris prématurément » afin de déterminer comment « la sécurité aux alentours de la villa sera assurée ». Autrement dit, là où il n’y avait pas d’arrêté, il va le décréter. Et tant pis pour les vacanciers…

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  • Il faut se battre pour montrer le réel

    Il est interdit de montrer Vincent Lambert, de montrer un foetus avorté, demontrer le film Le Cri silencieux à des lycéens, de montrer des enfants porteurs de la trisomie à la TV (dixit le CSA), de montrer les crimes islamistes... Jean-Marie Le Méné estime que la guerre des images fait rage et qu'il faut se battre pour montrer le réel :

    "Nos sociétés d’images imposées sont quelquefois piégées par les images rebelles. Car il y a image et image, les permises et les interdites, les citoyennes et les extrémistes, les pieuses et les blasphématoires.

    Dans l’affaire du Planning familial américain, pris la main dans le sac à vendre des morceaux de bébés avortés à la recherche médicale, il s’agit d’images prises en caméra cachée, par des militants pro-life, sur un sujet sanctuarisé : l’avortement.C’est dire si nous sommes dans l’interdit, l’extrémisme et le blasphème. C’est dire si ces images sont inconvenantes et suspectes.Mais quand elles arrivent à franchir la ligne de démarcation, comme c’est le cas ici, leur effet est multiplié, tant elles montrent le plus difficile à montrer, ce qui est.

    La guerre des images fait rage parce que, contrairement à ce que l’on croit, il faut se battre pour montrer le réel. Le réel, c’est ce qui résiste.En revanche, il est permis tant qu’on voudra – et même recommandé – de montrer des images qui ne présentent que du virtuel ou du maîtrisé idéologiquement.La prétendue civilisation de l’image n’est pas tellement libre.

    Quand la fondation Lejeune compare les images respectives d’embryons d’animaux et d’embryons humains, en montrant que les premiers sont mieux protégés que les seconds, elle est traduite devant le Jury de déontologie publicitaire (sic) qui la condamne. Il ne faudrait surtout pas penser que le petit de l’homme est un homme petit au risque de menacer le droit fondamental (re-sic) à l’avortement.

    Quand la même fondation coproduit une vidéo qui montre des jeunes trisomiques heureux, elle est traduite devant le CSA, qui prescrit aux chaînes de télévision de ne pas la diffuser.Il ne faudrait surtout pas stigmatiser les mères qui ont décidé d’avorter leur enfant trisomique (re-re-sic).

    Quand ses parents montrent des images de Vincent Lambert qui déglutit, le même CSA exige que le regard de ce jeune homme tétraplégique soit flouté. Il ne faudrait surtout pas qu’on puisse imaginer que l’euthanasie programmée de Vincent Lambert concerne un homme vivant. Alors, dans un geste d’un totalitarisme désespérément classique, il faut retoucher l’image et gommer l’une des rares parties du corps de cet homme qui s’exprime : ses yeux.

    C’est pourquoiil faut féliciter les pro-life américains pour leur travail. Ils font penser à ces journalistes historiques qui ont révélé les barbaries du XXe siècle auxquelles personne ne voulait croire.En débusquant les barbaries du XXIe siècle, la banalisation prétendument démocratique de l’homicide aux deux extrémités de la vie, ces corsaires risquent effectivement de donner mauvaise conscience à certains. Tant mieux. La France qui alimente en embryons humains les paillasses des chercheurs ne peut guère pavaner. Cinq des recherches autorisées par l’Agence de la biomédecine (ABM) viennent d’être jugées illégales et annulées, suite aux recours de la fondation Lejeune.

    Honneur aux reporters pro-life de la guerre contre la vie humaine."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Sénat: relèvement de l'âge de la retraite au-delà de 62 ans préconisé

    La commission des Affaires sociales du Sénat a proposé de relever l?âge légal de départ en retraite au-delà de 62 ans pour arriver progressivement à 64 ans en 2024, a-t-on appris jeudi auprès de la commission.

    Elle préconise d'augmenter de 5 mois par an l?âge légal de départ en retraite au-delà du 1er janvier 2017, date à laquelle il sera de 62 ans pour les personnes nées en 1955. Il passerait ainsi à 62 ans et 5 mois en 2018, puis 62 ans et 10 mois en 2019, avec pour objectif d'arriver à 64 ans en 2024.

    Selon un rapport adopté par la commission, le système de retraite "fait face depuis le milieu des années 2000 à une forte dégradation du ratio cotisants/retraités". "Creusé dans des proportions sans précédent par la crise économique et financière de 2008-2009, son déficit n?a qu?en partie été résorbé par la courageuse réforme des retraites de 2010 et les ressources nouvelles mises en place depuis lors", ajoute-t-il.

    Au vu des dernières projections du Conseil d?orientation des retraites (COR), le rapport constate également que le système de retraite, régimes de base comme régimes complémentaires, "reste insoutenable financièrement, à court comme à moyen et long termes".

    "Aux yeux de la commission des affaires sociales, ces éléments démontrent les insuffisances de la réforme de 2014, une nouvelle réforme étant donc indispensable", souligne-t-elle dans un communiqué.

    Selon elle, "il serait totalement déraisonnable d?augmenter une nouvelle fois le taux des cotisations vieillesse, alors que la compétitivité et l?emploi sont pénalisés depuis des années par un coût du travail trop élevé". Par ailleurs, le montant des pensions par rapport aux revenus des actifs va "mécaniquement baisser" dans les années à venir en raison de l?indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires.

    La commission s?est donc prononcée en faveur d?un relèvement de l?âge de départ en retraite, comme elle l?avait fait lors de l?examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2015. "Seule une mesure de ce type est susceptible de produire un impact suffisamment significatif pour assurer, surtout à moyen et long terme, le retour à l?équilibre des régimes de retraite", écrit-elle dans son communiqué.

    "En opposition à cette vision unique du libéralisme", les sénatrices du groupe Communiste Républicain et Citoyen (CRC) ont aussitôt dénoncé une "nouvelle attaque contre le système de protection sociale et son régime de retraites.

    "Les élus de la majorité se sont fait les porte-paroles du MEDEF en criant à la perte de compétitivité et en faisant du chantage sur l?emploi lorsque notre groupe a proposé d?augmenter le taux des cotisations vieillesse des entreprises", écrivent-ils dans un communiqué.

    "Des solutions alternatives existent comme la taxation des revenus financiers des entreprises et la modulation des cotisations patronales en fonction de la part des salaires dans la valeur ajoutée", ajoutent-ils.

    source

    Afp via yahoo :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuFZplkVFuLxpDXWOg.shtml

  • Quand les jihadistes rejoignent l'armée française pour se former

    Suite à la présence d'un ancien militaire français parmi les 4 jihadistes qui voulaient égorger et décapiter un chef de corps de l'armée française, certains spécialistes ne cachent plus leur inquiétude sur les failles du recrutement dans les armées françaises :

    "L’appartenance à l’armée française de ce suspect stupéfie les autorités. « Ce n’est pas le premier militaire français à partir combattre au nom de Daesh, et c’est extrêmement inquiétant », estimait jeudi matin sur BFMTV Pierre Martinet, ancien agent de la DGSE (...)

    Jeudi, sur BFMTV, le général Dominique Trinquand, expert des questions de sécurité militaire, a tenu à nuancer lui aussi la situation. « Nous savons que l’un des suspects est un ancien militaire, mais cela veut à la fois tout et rien dire. A-t-il passé six mois, un an, deux ans dans l’armée? Quel poste tenait-il? Etait-il conducteur, secrétaire, membre d’un commando?  (...) Quant au général Trinquand, s’il estime qu’un « certain nombre de jihadistes pourraient avoir un intérêt à rejoindre l’armée française pour se former », il rappelle l’existence d’un service, le DPSD, « chargé de scruter et de détecter les soldats » susceptibles de basculer. Quand la Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense a des soupçons, elle avertit le renseignement.

    Le récent rapport du Haut comité d'évaluation de la condition militaire (HCECM) est particulièrement alarmant sur l'évolution du moral des armées qui est en chute libre. Il montre aussi que le taux de sélection pour s'engager était en 2013 de 1 place pour....2,4 candidats :

    "La baisse d'un tiers du nombre de candidats à l'engagement comme militaire du rang en cinq ans. En 2009, 30 833 jeunes Français avaient poussé la porte d'un centre de recrutement en vue de s'engager. Selon des chiffres encore provisoires, leur nombre est passé en dessous de barre des 20 000 en 2014, avec environ 19 500 candidats"

    Les décisions prises d'augmenter les effectifs de certaines unités pourraient désormais faire passer ce taux de sélection de 1 place pour 1 candidat en 2015...Autant dire qu'ils prennent tout le monde !

    Philippe Carhon

  • Le cercle des libéraux: Sandrine Pico Deprez, déléguée générale de l'Alliance Royale

  • Libé contre Polony : le droit de vivre dans une poubelle géante pour tous !

    Le torchon brûle, dit-on, entre Natacha Polony et le journal Libération. En cause, un édito de Libé moquant la réaction de riverains du canal Saint-Martin, excédés que leur quartier se transforme chaque soir d’été en une porcherie à la faveur des beuveries et autres divertissements « culturels » dont le Paris post-historique du tandem Delanoë-Hidalgo a le secret.

     

    Lesdits riverains ont eu le tort de créer un compte Instagram et une page Facebook pour faire connaitre la situation et interpeler une mairie socialiste très peu impliquée. Cela leur vaut donc les sarcasmes d’une gratteuse de Libé, qui leur reproche d’avoir cru pouvoir profiter du calme dans un quartier pourtant historiquement agité et bruyant, et de vouloir imposer leur lubie à tout le monde. Après tout, n’y avait-il pas au siècle dernier des catins à tous les coins de rue autour du canal ? On remarquera en passant que la logique du progrès de l’histoire disparait tout bonnement du logiciel de la journaliste sur le sujet. Le progrès, c’est l’acquisition du droit à changer de sexe et à squatter les demeures des vieilles dames bretonnes, mais pas celui de vivre dans un silence relatif.

    Ou plutôt, non. Cette logique, au fond, reste bien présente dans le discours de Libération. En fin de compte, ici comme ailleurs, Libé se prononce pour la laideur, pour l’instabilité, et pour l’abolition de l’intimité. Car c’est cela, le progrès : le triomphe du rien et de l’indéterminé sur la structure, du chaos réputé porteur de vie sur l’ordre et l’harmonie oppressants. Tout ce qui est calme et installé, aux yeux de nos rebelles en chef, représente le mal qui empêche notre société de se réinventer dans une révolution démiurgique permanente, et doit être abattu. C’est ce qui sous-tend le multiculturalisme, la théorie du genre et le capitalisme sauvage, que Libération ne fait même plus semblant de réprouver. Alors, comme partout, lorsqu’un conflit se déclare entre les partisans du calme (peu nous importe par ailleurs que les bobos du Xe se soient soudainement senti pousser un sens commun applicable à leur seule situation, nous y verrons la nature indécrottable de l’appétence humaine pour l’ordre) et les porteurs du désordre (ces « djembéistes » vagabonds et malpropres qui constituent le modèle que vénère avec jalousie tout journaliste de Libé qui se respecte), ni une ni deux, il n’y a aucun doute sur le camp auquel va la loyauté de Libé. La crasse, les odeurs de vomi, le bruit affreux et le piètre exemple que donne à voir l’homo festivus moderne rendent presque impossible la mission d’élever des enfants ? La belle affaire. Libé n’aime pas les enfants, et préfère quand on les avorte, c’est une chose sue. L’affaire est pliée, vivent donc la foule, le carnaval permanent et la cacophonie moderne. Et sans se rendre compte, bien sûr, que c’est à nul autre que ses propres lecteurs que le journal réserve ses sarcasmes éduqués du jour. Qui sait, dans cette foule adepte de la repentance, il s’en trouvera certainement quelques-uns pour changer d’avis devant pareil prêche et pour embrasser enfin le nec plus ultra du nihilisme. [....]

    La suite sur Le Rouge & Le Noir

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Libe-contre-Polony-le-droit-de

  • Pour Ségolène Royal, deux explosions criminelles ne constituent pas un attentat terroriste

    A propos des explosions sur le site pétrochimique de Berre-l'Etang, en réponse à la question "Est-ce que la thèse d'un attentat terroriste est totalement exclue ?", Ségolène Royal répond ce matin sur BFMTV :

    "Ce n'est pas la piste qui est privilégiée aujourd'hui"

    Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, a pourtant déclaré hier devant l'Assemblée nationale :

    "Les premiers éléments qui sont communiqués montrent qu'il s'agit effectivement d'un acte criminel dont la motivation n'est pas établie"

    Allô, Manuel Valls ! On cherche un premier ministre pour coordonner les déclarations des ministres...

    Philippe Carhon

  • Attentat “déjoué” : diversion assurée, les terroristes encouragés !

    Tandis que la France s’enfonce dans « l’insécurité » délinquante et/ou terroriste, le gouvernement se vante de déjouer des attentats… enfumage !

    Audacieux. C’est ainsi que Hollande se qualifie et il a raison. Il en faut de l’audace pour oser une telle rhétorique fumeuse. Alors que pour le 14 juillet, on a battu des records en termes de violence, que des explosifs ont été dérobés sur un site militaire, qu’ils ont peut-être servi pour « l’acte malveillant » dont a été l’objet un site pétrochimique, voilà que l’on nous annonce en grande pompe qu’un attentat a été « déjoué » et que donc le gouvernement maîtrise la situation sécuritaire.

    Pour Ségolène Royal, le président a voulu communiquer car

    Il a estimé qu’à un moment il était important de montrer que les Français étaient protégés

    Ah, ça on se sent protégés ! Tout est parfait, pensent nos « gouvernants », du moins sur le plan de la communication politicienne. Parce que sur le plan de l’efficacité anti-terroriste, c’est zéro pointé ! Jugez plutôt :

    Quatre hommes âgés de 16 à 23 ans, dont un ancien militaire de la marine, ont donc été arrêtés lundi matin par la DGSI. « Ils projetaient de commettre une action terroriste contre des installations militaires françaises » a expliqué le ministre Bernard Cazeneuve lors d’une conférence de presse organisée à la hâte, quelques heures après une première annonce en ce sens de François Hollande.

    Je félicite nos services de renseignement pour ce nouveau coup porté au terrorisme. Rien n’empêchera les Français de vivre comme ils l’entendent, debout et libres

    Se rengorge Cazeneuve. Pas un mot direct du pensionnaire de la place Beauvau sur les motivations de nos quatre apprentis terroristes, repérés grâce à leur activité sur les réseaux sociaux.
    Ils projetaient de décapiter un militaire gradé et de filmer leur crime, selon une source proche du dossier. Mais PADAMALGAM ! Si ça se trouve, cela n’a rien à voir avec le mode opératoire habituel des sicaires de l’État Islamique (Daesh), déjà fortuitement copié par Yassin Salhi à Saint-Quentin-Fallavier. Tout juste quelques statistiques sur les filières jihadistes permettent-elles de faire le lien avec nos quatre « jeunes » qui affichaient sur Facebook leur volonté de partir en Syrie aux côtés de l’État Islamique (Daesh).

    Notons au passage que selon les sources proches du dossier, l’attentat en était au stade de la conception, ne devant intervenir qu’en décembre, mais les médias parlent bien « d’attentat déjoué » et non de « projet d’attentat ». De plus, le leader de ce groupe était repéré dès le mois d’octobre 2014 et sous le coup d’une enquête ouverte dès le 23 juin par la section antiterroriste du parquet de Paris pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. » Bref, on les avait sous le coude, ils ont été sortis opportunément.

    Opportunément ? Voire. les services de police et de renseignements sont en coulisse furieux que l’on se serve de leur travail pour de la communication politicienne, alors que la règle d’or en la matière est le silence.
    • Silence pour ne pas éventer les progrès d’une enquête qui se poursuit.
    • Silence pour ne pas servir la soupe aux terroristes -tous les détails donnés montrent notre vulnérabilité face à des gamins de moins de 20 ans qui veulent couper des têtes, l’effet sur la population est presque le même qu’un attentat effectivement réalisé : peur et sidération.
    • Silence pour ne pas faire de pub à de tels agissements et donner des idées à d’autres candidats djihadistes.

     

    D’un autre côté, si on grossit -bêtement, donc- le trait de ce succès un poil virtuel, les faits avérés se voient minimisés : curieusement, l’attentat dont l’usine pétrochimique de LyondellBasell, près de l’étang de Berre a été l’objet était d’abordqualifié « d’acte malveillant », puis, du bout des lèvres, Cazeneuve admettait qu’il s’agissait d’un acte criminel dont la motivation n’est pas établie.

    Interrogée sur la thèse terroriste, la ministre de l’Écologie et de l’Énergie a répondu jeudi sur BFM TV et RMC :

    Acte terroriste ? Ce n’est pas la piste qui est privilégiée aujourd’hui.

    Ce n’était pas non plus la piste privilégiée au début de l’enquête sur l’affaire Merah, sur les attaques à la voiture bélier dans plusieurs villes de France en décembre ni même pour la décapitation de Hervé Cornara, victime de la décapitation de Saint-Quentin Fallavier…

    C’est sûr, les enquêteurs ont raison de ne pas écarter pas l’hypothèse d’un acte de malveillance commis par un ex-salarié (muni d’explosifs…) ou celle d’un un groupuscule extrémiste écologiste (qui n’aurait pas commis “d’attentat”, mais juste une incivilité pour casser les pieds de Ségolène Royal ?).

    Laissons la police faire son travail, mais il semble pour le moins étrange que quelques jours après le vol d’explosifs et de détonateurs sur une base militaire, deux cuves, l’un remplie d’essence et l’autre de naphta, un dérivé du pétrole, sautent. Une troisième était visée, les enquêteurs ayant retrouvé une « chaîne pyrotechnique » qui a mal fonctionné… à la différence des deux premières, dont les traces ont été clairement identifiées.

    Pour les novices, une chaîne pyrotechnique, c’est un système d’allumage, un système de transfert du feu et finalement une charge explosive, selon Wikipedia. Une bombe, quoi. L’histoire ne dit pas pour le moment si ces éléments de cette chaîne sont identiques à ceux volés à Miramas, et serait-ce le cas, il est douteux que Cazeneuve vienne nous l’annoncer.

    Douteux aussi qu’il vienne se pavaner avec les derniers chiffres cumulés des destructions occasionnées lors de la fête nationale (13 et 14 juillet) : on parle tout de même de 721 véhicules brûlésdont 20 % rien que sur Paris et sa région et des 603 gardes à vue, triste bilan de ce 14 juillet, en augmentation de 23 % pour les incendies et 68 % pour les gardés à vue. Ce ne sont d’ailleurs pas que les voitures qui brûlent pour fêter la prise de la Bastille. Plusieurs bâtiments, dont une médiathèque et une « école de la deuxième chance » ont été incendiées à La Courneuve par des « jeunes », comprenez bien sûr des racailles, lesquels commettent, selon l’expression consacrée par les médias et les politiques, des « incivilités ».
    Pour rappel, une incivilité, c’est quand on oublie de dire merci ou de tenir la porte à une dame. Quand on brûle une voiture ou une école, c’est du vandalisme, un délit grave caractérisé…

    Tant que vous ne voyez pas que ça va mal, c’est que tout va bien. Quand vous voyez que ça va mal, chaussez vos lunettes roses. Les feux de voitures se transforment en « incivilités », les attentats en « actes malveillants » ou en « action d’un déséquilibré », et les sites Ceveso qui en sont victimes sont en fait « extrêmement bien protégés ». (On frémit à l’idée qu’ils ne le fussent pas…)

    D’ailleurs, notre gouvernement déjoue des attentats tous les jours. Les « Français sont protégés ». Vraiment ?

    Et si on arrêtait de se payer de mots ?

    Charles Dewotine

    http://fr.novopress.info/190624/attentat-dejoue-diversion-assuree/#more-190624