Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3808

  • Pourquoi le FN peut (vraiment) conquérir des régions

    "L'Obs" a fait le calcul à l'échelle des régions redécoupées : au vu des rapports de force et du mode de scrutin, oui, des régions peuvent basculer.

    Le Front national peut-il remporter une ou plusieurs région(s) lors des prochaines élections du mois de décembre ? C'est ce que veut croire Marine Le Pen, qui, lors de l'officialisation de sa candidature dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie le 30 juin, a clamé haut et fort son ambition d'"empocher la région" nouvellement redécoupée. Objectif réaliste, à en croire un sondage OpinionWay pour "Le Figaro" et LCI : la présidente du FN serait en tête du second tour avec 37% des intentions de vote.

    Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, est bien placée elle aussi. Elle est créditée de 33% au second tour, selon une enquête Ifop-Fiducial pour "Paris Match", deux petits points derrière la liste de droite conduite par Christian Estrosi (35%).

    Un gros tiers des voix peut suffire

    Ce n'est pas la première fois que les sondages sont flatteurs pour le Front national. Et pourtant, ses espoirs de conquête se sont toujours brisés sur la réalité électorale. Lors du scrutin départemental du printemps dernier, le parti d'extrême droite n'a finalement décroché qu'une poignée de cantons, alors qu'on le disait sur le point de s'emparer du Vaucluse ou de l'Aisne. Malgré des scores élevés, le FN a perdu la plupart de ses duels de second tour. 

    La raison ? "On a constaté lors des élections départementales un front républicain qui a plutôt bien fonctionné", explique Jérôme Fourquet, directeur opinion de l'Ifop. "Et ceci, particulièrement à gauche, dont l'électorat s'est fortement mobilisé pour faire barrage au candidat du FN."

    Mais cette mécanique ne fonctionnera pas aux élections régionales. Et pour cause : le mode de scrutin est totalement différent.

    Au premier tour, une liste doit recueillir au moins 10% des suffrages exprimés pour pouvoir se maintenir au second tour. Le Front national y parviendra facilement dans l'ensemble des 13 nouvelles régions de métropole (en Corse, le seuil est à 5%).

    Au second tour, la liste arrivée en tête reçoit une prime d'un quart des sièges, ce qui lui assure la majorité absolue dans la nouvelle assemblée régionale (sauf en Corse, où le mode de scrutin est particulier).

    Ce mode de scrutin a deux conséquences :

    Il faut s'attendre à un grand nombre de triangulaires au second tour, avec des listes de gauche, de droite et d'extrême droite.

    S'il y a trois listes, il suffit d'arriver en tête avec un gros tiers des voix pour s'assurer la majorité absolue des sièges. Si les trois listes sont à des niveaux comparables, 35% peuvent suffire. "C'est mathématique, la triangulaire rend le seuil de victoire plus bas", souligne Jérôme Fourquet.

    Un seuil que le FN a déjà atteint

    Ce seuil d'un tiers des voix, le Front national l'a déjà atteint à plusieurs reprises par le passé. Nous avons fait le calcul en collectant les résultats électoraux à l'échelle des nouvelles régions. La comparaison avec les régionales de 2010 n'est par pertinente, car le FN était en convalescence et Marine Le Pen n'en avait pas encore pris la présidence. En revanche, les scrutins de 2012 (présidentielle), 2014 (européennes) et 2015 (départementales) permettent de situer le niveau atteint par le Front national. "C'est un indice qu'il ne faut pas prendre pour argent comptant, car chaque élection a sa logique propre, mais qui permet une évaluation du rapport de force", précise Jérôme Fourquet.

    Lors de ces scrutins, le FN a dépassé le tiers des voix dans deux régions : 

    Nord-Pas-de-Calais-Picardie (36,2% aux européennes, 34,2% aux départementales).

    Provence-Alpes-Côte d'Azur (33,2% aux européennes, 33,6% aux départementales).

    Le FN est particulièrement haut dans deux autres régions :

    Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine (29,6% des voix aux européennes, 30,7% aux départementales)

    Bourgogne-Franche-Comté (27,8% aux européennes, 27,6% aux départementales)

    Gare aux divisions...

    La route est encore longue jusqu'au scrutin de décembre, et la campagne qui commence ne manquera pas de faire bouger les rapports de force. Plusieurs facteurs vont peser. Notamment l'implantation des élus sortants, l'attractivité des têtes de liste et l'offre politique – c'est-à-dire la capacité de chaque camp à se diviser ou au contraire à se rassembler.

    Les sortants sont pour la plupart socialistes et se trouvent pénalisés par l'impopularité du gouvernement. Des figures comme Valérie Pécresse (LR), Emmanuelle Cosse (EELV) et Claude Bartolone en Ile-de-France ; Marine Le Pen (FN) et Xavier Bertrand (LR) dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ; Christian Estrosi (LR) et Marion Maréchal-Le-Pen en Paca ; Laurent Wauquiez (LR) en Auvergne-Rhône-Alpes ; Hervé Morin en Normandie, apportent une dimension personnelle forte au scrutin.

    Mais ce sont surtout les divisions au sein de la gauche qui peuvent peser. "La grande question", selon Jérôme Fourquet, "est de savoir quel sera le comportement des électeurs de la liste arrivée en troisième position. Si Marine Le Pen risque de l'emporter et que le PS est très loin derrière, est-ce que l'on verra une partie de l'électorat de gauche se détourner du PS pour se reporter sur Xavier Bertrand ? Cela peut se produire, mais dans quelle ampleur ?"

    Des électeurs de gauche pourraient vouloir voter au second tour contre le candidat FN, surtout s'il s'appelle Le Pen. Et il n'est pas certain que la fusion dans l'entre deux tours de listes PS, EELV et Front de gauche, parties désunies au premier tour, les convaincra que la gauche est la mieux placée pour cela. 

    Le politologue résume d'une formule :

    Dans une triangulaire, il ne faut pas être le troisième. D'où l'importance pour chaque camp de partir uni dès le premier tour."

    Pour ce qui concerne l'Ile-de-France et les régions de l'arc atlantique, c'est le FN qui devrait logiquement figurer en troisième position. Mais pour tout l'Est de la France, les précédents résultats électoraux du FN montrent que c'est le PS qui devrait arriver troisième.

    Les socialistes ont bien compris le risque. Ils tentent d'obtenir une union dès le premier tour avec les écologistes dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Paca. Sans succès jusqu'à présent.

    Plus que jamais, le Front national peut donc espérer une victoire, et ce n'est pas pour rien que Marine Le Pen a pris le risque politique de monter elle-même en première ligne, un peu plus d'un an avant la présidentielle de 2017. "Pour une victoire du Front national, il faut un alignement des planètes : FN en tête, PS très nettement distancé", indique Jérôme Fourquet. On y est ?

    Baptiste Legrand

    source : Le Nouvel Observateur :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFyZVulypzimFyTCQ.shtml

  • La République est incapable de riposter contre le terrorisme

    La République ne peut et ne pourra jamais être le rempart contre la barbarie car elle est issue du même fonds terroriste.

    On a toujours raison d’être pessimiste devant ces attentats puisqu’ils sont cumulatifs et s’inscrivent dans une logique de surenchère.

    Il n’y aura pas de répit car nous sommes dans un engrenage de violence, un cycle d’horreur que René Girard a décrit comme un emballement de la crise mimétique car l’escalade est à craindre. La cible de ces djihadistes, ce sont les mécréants occidentaux. La République française en tant qu’idéologie libertaire qui promeut la Gay Pride, soutient les Femen et promulgue l’« esprit Charlie » comme un mantra est directement visée et elle est même le pays le plus visé selon les spécialistes du renseignement.

    Or, tout montre maintenant que la République est incapable d’opposer une riposte à ce terrorisme pour plusieurs raisons :

    Parce qu’elle est, par ses institutions, d’une grande faiblesse et démunie pour traiter de problèmes qui relèvent de la souveraineté régalienne et qu’elle n’a aucune légitimité en ce domaine. Quelle est, en effet, la légitimité d’un chef de parti élu pour cinq ans ?

    Lire la suite

  • Taubira : « Je n’ai peur de rien, de rien ! »

    En effet la garde des sceaux n’a peur de rien ! Dans un long entretien dans le bimensuelSociety, elle confie, avant de rappeler son désir de «créer les conditions pour que le condamné revienne dans la société»: «(…) On passe des tas de choses aux corrompus, aux voleurs d’argent public, aux évadés fiscaux, mais aux jeunes, rien! Une incivilité, un regard, une parole déplacée, une faute, une erreur: on ne passe rien. »
    Ne serait-ce pas cela qu’on appelle l’Education ?

    Mais elle continue ainsi «Un délit doit être sanctionné», ajoutant cependant vouloir que les condamnations aient «un sens» et s’inscrivent dans «la logique des ‘peines strictement nécessaires’». Mais qu’entend-elle par « nécessaires », celles qui ont été attribuées à Amedy Coulibaly avant les attentats de janvier par exemple ?!

    Source Le Figaro

    http://www.contre-info.com/

  • Pour lutter contre l’islam radical, il faudrait commencer par le combattre

    85 % des Français, selon les dernières statistiques, considèrent l’islamisme radical comme une menace réelle. Enfin ! devrait-on dire.

    Maintenant que l’émotion soulevée par l’attentat et l’assassinat en Isère est retombée, où en est-on ? 85 % des Français, selon les dernières statistiques, considèrent l’islamisme radical comme une menace réelle. Enfin ! devrait-on dire. Il a fallu un homme, un seul, pénétré des idées islamistes et d’une tête qui tombe pour que nos concitoyens comprennent que le danger est à leur porte. Il n’y a pas de sanctuaire avec les radicaux. Ils frappent là où on ne les attend pas.

    On espérait, face à cet acte de barbarie, faisant suite à plusieurs autres qui en annoncent de nouveaux, des mesures radicales de la part de notre gouvernement. Comme dans d’autres pays européens, on aurait pu penser que le Premier ministre fasse fermer immédiatement les mosquées où sévissent des prêcheurs extrémistes, les écoles qui enseignent le Coran radical, interdise les prières de rue, limite au moins temporairement la création de nouvelles mosquées, fasse saisir les comptes par lesquels transitent les subventions venant des pays du Golfe visant à la propagation de la religion musulmane, renvoient dans leur pays d’origine les fanatiques prêchant le djihad, interdise le prosélytisme dans les prisons, déchoie de leur nationalité et expulse tous ceux qui se réclament de l’islam radical, bloque l’entrée de migrants en provenance des pays à risque, considère les Français partis faire le djihad comme des traîtres ...

    Lire la suite 

  • La France rurale est plus pauvre que les banlieues mais on n’y brûle pas de voitures…

    Un criminologue tient à l’antenne des propos de bons sens qui font du bien. Il a analysé la répartition de la pauvreté en France et constate que les zones les plus pauvres ne sont pas les banlieues mais la France rurale, notamment le Cantal. Et pourtant on n’y brûle pas de voitures et on n’y constate pas d’augmentation de la délinquance.

    Expliquer la délinquance des personnes d’origine immigrée par la pauvreté est donc bien un mensonge et une manipulation.

    Source MPI

    http://www.contre-info.com/

  • Notre irresponsable gouvernement n’appelle toujours pas les Français à quitter la Tunisie

    L’attentat de Sousse était prévisible.La Tunisie est de loin le premier pays fournisseur de combattants étrangers pour Daesh. L’attentat du Bardo et la reconnaissance par l’Etat Islamique de la Tunisie comme province (Wilāyat) de son califat devaient nécessairement entrainer d’autres violences. Le groupe tunisien affilié à l’EI, Ajnād al-Khilāfah, avait prévenu qu’il s’en prendrait cet été aux touristes.

    Et pourtant le Quai d’Orsay n’a pas déconseillé aux Français de partir en Tunisie. Le gouvernement a probablement préféré mettre en danger la vie de nos compatriotes plutôt que de se brouiller (en déconseillant la destination) avec la Tunisie. Alors que l’Angleterre, l’Irlande et le Danemark appellent leurs ressortissants à quitter la Tunisie car l’imminence d’une nouvelle attaque « est hautement probable », la France ne fait rien…

    Avec le vote de la « loi renseignement », les politicards  n’ont cessé de nous rabattre les oreilles avec la prévention et l’anticipation des actes terroristes. Pourtant la première évidence serait de déconseiller aux Français d’aller passer leurs vacances dans un pays qui se dirige doucement vers une guerre civile.

    Peut-être est-il difficile pour le Quai d’Orsay de faire la différence entre les Tunisiens de France qui retournent voir leurs familles au bled (pour l’instant pas menacé par l’EI) et les Français de souche qui partent bronzer sur les plages ?

    Il y a quelques jours encore, 33 tunisiens (dont 2 militaires et un pilote) de la même petite ville de 11 000 habitants (Remada), disparaissaient ensemble pour rejoindre l’État Islamique en Libye.

    Notre gouvernement sera directement responsable en cas de massacre de Français en Tunisie.

    http://www.contre-info.com/

  • Sondage : les Français favorables à la fin de l’espace Schengen

    Près de 7 Français sur 10 seraient favorables à une suppression de l’espace Schengen, et à un retour au moins provisoire, au contrôle des frontières du pays.

     

    C’est ce que révèle un sondage Ifop-Le Figaro sur "les Européens et la gestion des flux migratoires", paru ce vendredi. Dans les autres pays, les résultats sont plus contrastés : si 63% des Britanniques répondent de la même manière que les Français, seuls 53% des Allemands partagent cette opinion.

    Au sujet des migrants, les réponses varient encore davantage. A la question "êtes-vous favorables à ce que les migrants africains qui arrivent par milliers sur les côtes italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que votre pays en fasse partie ?" les Français répondent répondent non à 64%, quand 69% de leurs voisins allemands et 81% des Italiens s’y disent au contraire favorables.

    Par S. Ac.

    Vu sur BFM TV

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sondage-les-Francais-favorables-a

  • Terrorisme : la France toujours en état d’alerte maximale… pour quel résultat ?

    La France déploie de plus en plus de policiers et militaires dans la prévention des attentats, son arsenal législatif se renforce au point de faire peser degraves menaces sur les libertés publiques… et jamais autant d’attaques terroristes islamiques ne sont succédées. Et s’il était temps de changer de paradigme ?

    Depuis l’attentat commis fin juin à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), la vigilance a redoublé en région Rhône-Alpes. À Andrézieux-Bouthéon, l’entreprise SNF Floerger (Sévéso) et l’aéroport, considérés comme des cibles potentielles, sont sous étroite surveillance. Des cibles potentielles qui s’ajoutent aux sites déjà sous surveillance, des lieux touristiques aux gares et aéroports, en passant par les bâtiments publics… sans compter les sites religieux des communautés juives, musulmanes et accessoirement catholiques. Depuis les attentats de janvier 2015, Hollande avait décidé le déploiement de 10 500 soldats, en appui des dizaines de milliers de policiers et gendarmes déjà sur le pont pour le plan Vigipirate.
    Une mobilisation sans précédent, baptisée Sentinelle, qui s’est inscrite dans le temps. Adapté depuis janvier, le dispositif compte aujourd’hui 7 000 hommes chargés de sécuriser les sites sensibles, épuisant policiers et militaires dans d’inutiles et coûteuses gardes statiques, parfois remplacées par des patrouilles, dont l’effet est plus psychologique – rassurer les populations — que véritablement opérationnel.

    Car malgré un déploiement de force déjà non négligeable, il y a six mois, quatre otages tombaient sous les balles d’Amedy Coulibaly à la Porte de Vincennes, deux jours après la tuerie de Charlie Hebdo. Des attentats qui éclipsaient ceux de décembre 2014 : Le 20, un homme attaquait trois policiers à l’arme blanche en criant « Allahou Akbar » avant d’être tué. Au son du même cri, le lendemain, un homme jetait sa voiture sur les passants d’une place dijonnaise : le rodéo infernal dura trente minutes et causa onze blessés, dont deux graves. Un jour plus tard, c’est le marché de Noël de Nantes qui était la cible d’un fou de Dieu en camionnette. Bilan, onze blessés, dont cinq graves.
    Et en 2015, la litanie continue : après Charlie et l’hyper casher, ce sont les agressions au couteau de deux militaires à Nice en février, un projet d’attentat dans une église déjoué fortuitement à Villejuif en avril, la décapitation sauvage d’un chef d’entreprise près de Lyon en juin, un vol d’explosifs sur une base militaire début juillet – dont on ne connaît pas officiellement les mobiles —… pour ne rester que sur le territoire Français.

    Sid Ahmed Ghlam

    Sid Ahmed Ghlam

    Sur le plan législatif, la loi renforçant la lutte antiterroriste est adoptée en novembre 2014. Elle introduit l’interdiction de sortie du territoire (pour éviter les départs au djihad) et le délit d’entreprise terroriste individuelle, pour mieux traquer les loups solitaires.
    Présentée comme une réponse aux attentats de janvier, mais en réalité conçue bien avant, la loi sur le renseignement, adoptée le mois dernier, renforce et légalise les moyens des agences de renseignement (écoutes, interceptions numériques, balises GPS…). Les attentats et tentatives d’attentat récents ont servi de justification à cette loi, oubliant commodément que dans tous ces cas, ce n’est pas l’info qui faisait défaut – tous les terroristes ou présumés tels étaient déjà fichés —, mais la volonté et les moyens de s’en servir.
    Idem pour les candidats plus ou moins heureux aux vacances barbares, alias le djihad en Irak et en Syrie. 1 750 ressortissants français sont aujourd’hui impliqués dans les filières djihadistes, selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, soit trois fois plus qu’il y a dix-huit mois et sans doute trois fois moins qu’en réalité.

    Un péril qui, selon le rapport remis dernièrement par le député Malek Boutih (PS) au Premier ministre, pénètre « tous les milieux ­sociaux ». Et pourrait « basculer dans un phénomène de masse ». Tiens, un peu de lucidité ? On y reviendra…

    http://fr.novopress.info/190442/terrorisme-france-toujours-en-etat-dalerte-maximale-quel-resultat/#more-190442

  • Catastrophe annoncée. Par Vincent Revel

    Parallèlement au train à grande vitesse (TGV), qui nous a propulsés dans le monde moderne des nouvelles technologies, nous avons eu aussi, en France, le GMC (Giscard-Mitterrand-Chirac) qui nous a plongés dans la névrose et l’immobilisme.

    L’historien Jacques Marseille avait déclaré au début du quinquennat de Sarkozy que « ce qui avait plombé Jacques Chirac était précisément de n’avoir rien fait. » Il avait aussi ajouté, avec un espoir mal placé, « que Nicolas Sarkozy, soit en recul dans les sondages devrait l’inciter, compte tenu de son tempérament, non pas à faire du Jacques Chirac, ce qui serait dramatique pour le pays mais à opérer la grande rupture en matière d’éducation, d’emploi et de dépenses publiques. »

    Aujourd’hui, en 2015, nous savons tous, sauf les inconditionnels de Sarkozy, que ces souhaits n’ont pas été entendus. Nos hommes politiques, à l’image de François Hollande, manquent de plus en plus de charisme, de volonté. Ils n’ont plus la réalité du quotidien. Leurs connaissances en Histoire et en géopolitique sont faibles pour ne pas dire nulles. Je ne cesse de répéter qu’ils ne possèdent plus l’attachement charnel à leur patrie. Ils appartiennent à une oligarchie, déconnectée des intérêts des peuples et de la vraie vie. Ils ne souhaitent plus se prétendre les héritiers d’une tradition.

    Bien au contraire, en bons petits soldats du politiquement correct, ils espèrent mêmes être les premiers de la classe dans la déconstruction des nations. C’est sans doute l’une des raisons qui les empêche de se confronter à la dure réalité du choc des civilisations et du problème majeur de l’immigration de masse qui enracine durablement l’islamisme dans nos vies. Aujourd’hui, nous construisons l’avenir de nos enfants sans se soucier de notre héritage et des intérêts de notre nation. Cela équivaut à donner de la vitesse à notre ancien GMC pour le lancer droit dans le mur !

    L’ignoble acte de barbarie commis à Saint-Quentin-Fallavier, en beau pays dauphinois, par le djihadiste Yassine Salhi nous renvoie une fois de plus aux manquements et aux trahisons de nos dirigeants.

    Comme à notre habitude, cette tragédie s’est clos avec une marche blanche où derrière une banderole, sur laquelle était inscrit « Plus jamais ça ! », certains de nos concitoyens ont manifesté docilement pour exprimer leurs chagrins, leurs dégoûts, leurs incompréhensions, leurs craintes, leurs colères refoulées.

    Mais il faut vraiment prendre conscience que tout ça ne sert à rien car qu’il y aura des autres fois ! Nous savons tous que l’horreur et la haine sont confortablement installées chez nous avec la complicité de nos élus. Beaucoup ne veulent pas encore voir la dure vérité et espèrent encore au slogan du bien vivre-ensemble.

    Aymeric Chauprade, en géopoliticien avisé, nous expliquent qu’il n’y aura pas d’échappatoire possible. Un jour nous devrons faire face à l’islam politique et nous devrons y apporter une réponse ferme. Comme lui, je sais qu’aujourd’hui les forces de l’islam salafiste présentes sur notre territoire sont plus importantes que ce que laissent entendre les autorités de notre pays car pour quelques milliers d’actifs islamistes repérés et mal surveillés vous avez derrière des centaines de milliers de sympathisants ! Ce constat, volontairement alarmiste, n’est pas une chimère employée juste pour faire peur ou attiser les haines au sein de notre société. Grace à l’action et à l’incompétence de nos dirigeants, ce constat est aujourd’hui notre réalité. De ce fait, au vu que nos élus soient encore englués dans l’esprit de repentance qui interdit toutes critiques objectives sans risquer l’amalgame ou la stigmatisation et à l’heure où nos Bobos se préoccupent plus de l’avenir des Guignols de Canal Plus que du risque d’islamisation de leur société, je crains que la mode des marches blanches aient encore un bel avenir en France.

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/190383/catastrophe-annoncee-vincent-revel/#more-190383