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France et politique française - Page 3810

  • UE, CIA, Censure, UMPS, Médias, UPR - François Asselineau

  • Djihad en France : et si c’était une islamisation de la révolte radicale ?

    Source : reflets.info

    L’interview d’Alain Bertho, anthropologue (spécialisé dans les soulèvements populaires, les émeutes — en lien avec la mondialisation des échanges) publiée sur regards.fr en mai 2015, est à lire. L’anthropologue y développe une analyse très intéressante à propos du « djihadisme français », analyse qui rejoint celle d’un Serge Portelli, invité le 3 juillet de Radio Reflets, ou d’un Marc Trevidic sur France Inter le même jour. Ces analyses vont à l’opposé de celles les plus relayées — soit par le gouvernement, ou une majorité de grands médias — qui voudraient que les djihadistes français soient des « esprits faibles » qui s’auto-radicalisent sur Internet (sic) — ou bien encore se font manipuler par des salafistes — pour n’être au final que de « simples fous de dieu » transformés en terroristes très dangereux.

    La guerre de civilisation(s), le principe d’une République devant lutter contre un ennemi intérieur et manipulé de l’extérieur, des soldats de Dieu appelés à agir sur le territoire par un groupe terroriste — Daesh en l’occurence — sont des concepts très pratiques pour simplifier le problème du « terrorisme djihadiste » en France, et exonérer ainsi de toute responsabilité politiques ceux qui devraient normalement en avoir. La situation n’est pourtant pas si simple.

    Et si nous assistions — en réalité — à une révolte radicale, similaire à celles pratiquées par les mouvements anarcho-révolutionnaires des années 70, mais sous une nouvelle forme, animée par d’autres motivations en surface, mais constituée des mêmes maux… en profondeur ?
    La suite

    http://fr.novopress.info/

  • Réflexions sur le Système républicain

    Deux amis discutent ici en toute sincérité de république et de démocratie. Leur discussion méritait d'être consignée, me semble-t-il, parce qu'elle bouleverse quelques idées reçues.

    Dans Lutte Ouvrière n° 1894 du 16 novembre 2004, on lit, sous la plume d'une certaine Lucienne Plain, la remarque suivante à propos de la lutte entre Chirac et Sarkozy, concernant deux conceptions différentes le la laïcité : « Quand Chirac et Raffarin présentent aujourd'hui la loi de 1905 comme une « colonne du temple », ils se moquent du monde, leur seule divergence avec Sarkozy [qui, à l’époque, annonce qu'il veut changer la Loi] concerne la question de savoir qui sera le "pape" de la majorité ». Le pape de la France, le responsable spirituel incontesté... Dans ce cas,on le sait, « Paris vaut toujours une messe ». Le Pouvoir n'a pas d'odeur.

    Cette remarque de ladite Lucienne Plain est intéressante car elle présente l'une des deux approches critiques de la laïcité en France, celle sur laquelle je voudrais insister et que j'appellerais sans plus de chichi, la laïcité de l'assiette au beurre. Imaginons une petite discussion. Un lecteur de Monde et Vie, qui a bien travaillé la question de la République laïque, s'adresse à l'un de ses amis, républicain bon teint, dont le père est au Conseil d'Etat et le grand-père était député en Limousin.

    Petite discussion entre amis

    Notre lecteur de Monde et Vie attaque fort. Il a fait les Mines et il est fier de se dire scientifique. Il croit à la logique...

    C'est au nom de la laïcité que l'Etat républicain, qui d'après l'article 2 de la loi de 1905, « ne reconnaît, ne subventionne et ne salarie aucun culte », subventionne pourtant un peu partout en France la construction des Mosquées. Cette contradiction est scandaleuse !

    Le camarade consensuel et républicain réplique vertement

    Realpolitik oblige ! Si l'Etat et les collectivités locales subventionnent la construction de nouvelles mosquées partout en France, c'est pour construire un islam de France aux couleurs de la République et pour éviter que les salafistes issus des pétromonarchies ne subventionnent eux-mêmes des mosquées dont ils contrôleraient les imams... et qui deviendraient à terme autant de foyers antirépublicain !

    Sans doute, répondra le lecteur de Monde et vie, mais il y a bien là une dérogation au principe républicain le plus sacré et personne ne trouve à y redire... Tout le monde s'en f...

    Et alors... De toute façon, toi, le catholique, qu'est-ce que tu peux comprendre à la République ? Y a-t-il vraiment des principes républicains ? Le premier principe de la République, c'est qu'il n'y a pas de principe, ou plutôt, comme le disait déjà Jean-Jacques Rousseau notre père fondateur, la loi fondamentale, c'est qu'il n'y a pas de loi fondamentale. Dans la Monarchie chrétienne de droit divin, le roi était encombré par des lois au-dessus de lui qu'on appelait les lois fondamentales justement, les lois de succession dynastique, mais aussi la loi de catholicité et la loi morale. Nous avons changé tout cela ! La règle d'or en République, c'est : pas de règle d'or. Voilà pourquoi elle est aussi forte: c'est qu'elle est toujours prête à tout Tiens ! Encore un exemple : nous disons qu'elle est indivisible, mais quand il faut lâcher trois départements français en Algérie, il n'y a pas de problème : on est tous pour la division ! Et ce sont ceux qui militent bêtement pour la République indivisible, ce sont ceux qui ont crié « l'Algérie, c'est la France », ceux qui comme Jacques Soustelle, militaient pour le droit de vote des Algériens, ce sont ceux-là qui ont été déclarés anti-républicains et marginalisés par le Système. C'était juste des humanistes. Ils n'avaient rien compris. Regarde Ségolène Royal, tu la trouves Bécassine peut-être ? Mais tu as tort. Elle elle a tout de suite compris : l'essentiel c'est que l’on soit tous ensemble. Comme le 11 janvier. La République c'est : tous ensemble.

    Je vois la puissance de cette construction politique, mais il y a une chose que je n'ai pas comprise, c'est que moi en tant que catholique, dis-tu, je ne puisse rien comprendre à la République. Les catholiques sont démocrates ! Saint Thomas d'Aquin était démocrate. Les ordres religieux sont de véritables démocraties depuis des siècles. Le pape lui-même a toujours été élu. Et puis nous sommes pour la liberté des personnes : « L'homme, par nature, n'est pas soumis à autrui » écrit justement Thomas d'Aquin dans la Somme théologique. Si on est démocrate, si on est pour la liberté des personnes, il me semble qu'on est républicain !

    Il te semble, mais excuse-moi de te parler franchement, tu n'as rien compris ! La République, c'est bien plus grand que la démocratie. Souviens-toi de Jean-Jacques. Il écrit le Contrat social en 1763, en pleine monarchie. Il n'utilise jamais le mot de « démocratie ». Il parle toujours de « république ». Pour lui, la Monarchie française pouvait devenir une République. Il aurait suffi pour cela que le roi reconnaisse la toute-puissance de la nation, comme n'importe quel patriote. Napoléon lui l'a bien compris. L'Empire (avec sacre à Notre-Dame de Paris par le pape et tout le tintouin), c'est la plus efficace des Républiques. En matière de laïcité d'ailleurs, Napoléon le Corse et Nicolas le Hongrois se ressemblent : ils pensent qu'il faut impliquer l'Eglise. Nicolas a été fait chanoine au Latran, comme Napoléon a reçu sa couronne à Notre-Dame. Tout ça, c'est du décorum ! L'essentiel c'est que l'autorité soit représentative de l'unanimité des citoyens et que rien ni personne ne puisse se mettre en son travers.

    J'ai compris : c'est parce que tu es républicain, dans la mesure où tu es républicain que tu ne peux pas être démocrate. Et c'est parce que je suis démocrate que je n'aime pas ton système républicain.

     

    Abbé G. de Tanoüarn monde & vie. 10 juin 2015 

  • Pierre Vial nous communique : Contre les ploutocrates la voix du peuple

    Nous saluons sans restriction le vote libérateur du peuple grec.

    Nos « démocrates » patentés, guignols du monde politicien et médiatique, toujours soucieux de complaire à leurs maîtres ploutocrates, sont fous furieux. Le peuple grec a en effet osé affirmer sa liberté et sa dignité en envoyant paître le monstre à trois têtes – FMI, BCE, Union européenne- qui prétendait l’enchaîner. Où va-t-on si les peuples se mettent à mal voter ? Ne serait-il pas plus prudent de supprimer les élections ?

    Pourtant tout avait été fait pour que le peuple grec accepte de se prosterner devant les oukases des maîtres du jeu financier. L’apocalypse était promise aux Grecs s’ils n’étaient pas sages. Ils ont répondu par un grand bras d’honneur. Bel encouragement donné à tous ceux qui, en Europe, ne veulent plus subir la loi de l’argent.

    Bien sûr il va falloir trouver une porte de sortie. Quelle sera-t-elle ? Sans prétendre jouer les prophètes, nous pouvons affirmer – car c’est une évidence – que tout sera fait pour éviter que la Grèce sorte de l’euro. Car cela constituerait pour les ploutocrates un risque majeur, à savoir que d’autres peuples européens pourraient être tentés de se dire qu’après tout ce serait peut-être, pour eux aussi, la bonne solution…

    Le geste d’affirmation identitaire du peuple grec peut devenir le signal d’un mouvement de libération à l’égard d’un Système mortifère dont nous voulons la disparition. Il faut tuer cette bête nuisible qui s’appelle le libéralisme.

    http://www.terreetpeuple.com/282-reflexion/actualite/1261-contre-les-ploutocrates-la-voix-du-peuple.html

  • La France est en danger d'islamisation

    Aymeric Chauprade ne pourra pas se rendre à l'université d'été de Renaissance catholique :

    "Chers amis,

    Je devais être parmi vous ces jours d'Université d'été de Renaissance catholique au Carrousel de Baronville, mais un voyage lointain m'a éloigné une fois de plus de notre belle terre de France !

    Je veux vous dire combien je soutiens votre combat, qui est le mien depuis toujours, le combat pour une France qui renoue avec ce qu'elle est, la fille aînée de l'Église, une grande nation de civilisation catholique et romaine, une nation libre et fière, rebelle face aux impérialismes d'où qu'ils viennent !

    Je le crois, je l'ai dit, je l'ai écrit, la France est en danger d'islamisation. Ce danger est la conséquence directe d'au moins trois facteurs qui se combinent :

    • premièrement l'immigration massive extra-européenne ;
    • deuxièmement l'effondrement démographique du peuple français qui ne fait pas assez d'enfants et tue en partie ceux qu'il fait ;
    • troisièmement de la déchristianisation de la société française, et dans cette déchristianisation, j'inclus la maladie de la repentance et de l'angélisme qui touche nombre de chrétiens eux-mêmes.

    De ces trois points tragiques résulte à la fois le remplacement des Français de souche par des Français de papier venus de cultures étrangères, et un remplacement culturel, du christianisme par l'islam, encouragé par les serviteurs d'un laïcisme anti-chrétien depuis sa fondation.

    Chers amis, je ne me suis pas engagé en politique pour la soupe et des galons de courtisan. Je me suis engagé pour que vive notre civilisation, pour que vive notre France, pour que nos enfants puissent continuer à être élevés dans l'amour du Christ et de la Vierge Marie, dans l'amour de leur patrie charnelle, dans le respect des faibles et des Anciens, dans le respect de la Terre et des Morts.

    La France attend que ceux qui la dirigent aient enfin le courage de la ramener vers ce qu'elle est, vers sa civilisation chrétienne et européenne. La France attend qu'ils aient le courage de la débarrasser du socialisme et de la culture de mort. La France attend le redressement, pas seulement matériel, mais aussi moral et spirituel. Telle est la ligne droite dont je ne dévierai pas, quoiqu'il advienne. Je suis faillible, je peux commettre des erreurs, mais aucun de mes engagements, aucune de mes paroles, aucun de mes textes, ne s'est écarté d'un objectif constant : rendre à la France sa civilisation, et par là-même, arracher les Français à l'aliénation de l'atome-consommateur dont rêve le mondialisme pour les rendre à la famille et à la nation.

    Je souhaite plein succès à Renaissance catholique et à son Université d'été. Mon cœur et mon esprit sont avec vous."

    Michel Janva

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  • Forsane Alizza : neuf ans de prison pour Mohammed Achamlane

    Neuf ans de prison, dont deux de sûreté et cinq ans de déchéance des droits civiques. Mohammed Achamlane, « émir » du groupuscule Forsane Alizza, a été reconnu coupable de préparer des attentats terroristes.

    Le tribunal correctionnel de Paris a suivi les réquisitions du parquet. Mohammed Achamlane, 39 ans, écope de neuf ans de prison, dont deux de sûreté et cinq ans de déchéance des droits civiques. Treize de ses complices de Forsane Alizza, reconnus coupables d’association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste, se voient condamnés, suivant leur implication, à des peines allant d’un an de prison avec sursis à six ans de prison ferme.

    Celui qui se présentait comme le tenant d’un « islam décomplexé », se présentant comme « l’émir d’un groupe qui est considéré comme islamiste », mais qui voulait simplement « canaliser l’énergie » de jeunes musulmans pouvant être tentés par la violence en luttant contre l’islamophobie n’a donc pas convaincu le jury. Mohammed Achamlane a plaidé l’amateurisme et la provocation pour dédouaner son groupuscule islamiste, ne réussissant qu’à agacer le tribunal par ses pitreries et ses interventions intempestives.

    Le procureur a décrit lors du délibéré que Forsane Alizza était « un groupuscule organisé pour la mise en place d’actions », qui a choisi « de cacher la vérité ». A charge, plusieurs documents compromettants, dont un fichier nommé « cibles » et contenant une liste de magasins juifs et Hypercachers de la région parisienne. Forsane Alizza s’était aussi procuré les coordonnées d’un certain nombre de personnalités, notamment dans la mouvance identitaire. Parmi ses cibles, Pierre Sautarel, animateur du site Fdesouche et Fabrice Robert, dirigeant du Bloc Identitaire, qui était d’ailleurs partie civile au procès.

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  • "Sarkozy s'est fait élire sur la promesse de passer le Karcher. Il n'a même pas branché le tuyau"

    Thierry Mariani, co-fondateur de la Droite populaire, n'entend pas apporter automatiquement son soutien pour 2016 à Nicolas Sarkozy :

    "Il ne faudrait pas que notre candidat se presse de faire une campagne de second tour et cherche à convaincre les centristes et les déçus du socialisme."

    L'accord UDI/Les Républicains n'est pas une bonne chose. Il va dresser une liste de points non négociables et décidera ou pas de se lancer dans la primaire républicaine. 

    Mi-juin, Thierry Mariani avait refusé le poste de délégué national aux Français de l'étranger que lui offrait Sarkozy.

    Michel Janva

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  • Loi Macron : la grande illusion (Présent 8394)

    La loi Macron est définitivement adoptée après un nouveau recours à l’article 49‑3, qui permet l’adoption du texte sans passer par le vote des députés. C’est ce procédé que François Hollande dénonçait en 2006 quand Dominique de Villepin alors Premier ministre, l’utilisait pour imposer le CPE : « Le 49‑3 est une brutalité, le 49‑3 est un déni de démocratie, le 49‑3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire. »

    C’est la seconde fois que Valls use de ce procédé pour le même projet de loi. Lors de la précédente, en février 2015, afin de justifier cette méthode expéditive, il invoquait « l’esprit du 11 janvier », ce qui était hors-sujet. Cette fois, cet esprit ayant fait long feu, il se raccroche à une autre actualité : « C’est peut-être encore plus utile aujourd’hui, au moment où le monde est confronté à une crise, celle de la Grèce, mais avec des inquiétudes également avec ce qui se passe en Chine. » Sauf à considérer que du fait de la mondialisation tout, partout, est dans tout et réciproquement, la réforme des prud’hommes en France, n’a évidemment aucun rapport avec ce qui passe en Chine, en Grèce ou dans le Béloutchistan oriental.
    8394-Une
    Le seul motif de ce passage en force, c’est de tordre le bras des députés socialistes frondeurs qui, alliés à la droite parlementaire, feraient capoter cette réformette. À défaut de rassembler les socialistes, Macron a réussi à unir gauche et droite contre lui. Car son projet est trop libéral pour l’aile gauche du parti et pas assez pour les députés libéraux. C’est dans le droit fil de l’action de Hollande qui ménage la chèvre et le chou : il se fait donc mordre par la chèvre après qu’elle a dévoré le chou. Pour les libéraux, on ouvrira largement le travail du dimanche et pour apaiser les syndicalistes on imposera aux patrons d’informer les salariés en amont de la vente d’une entreprise. Emmanuel Macron veut libéraliser le transport en autocar, mais il laisse intact le statut des taxis alors qu’il entendait abolir les rentes de situation. Il préfère s’en prendre aux notaires qui ne peuvent paralyser les villes, c’est moins risqué.

    Le but de tout cela ? Montebourg, le prédécesseur de Macron qui avait lancé le projet l’a dit : « Rendre 6 milliards de pouvoir d’achat aux Français » après qu’impôts et taxes leur en eurent ponctionné quelque 20 milliards ! Quoique urgente pour « l’emploi et la croissance » on ne sait pas quand la loi sera appliquée. Décidée il y a un an, elle attend maintenant le verdict du Conseil constitutionnel et l’avis des partenaires sociaux, après quoi, si tout se passe bien, il faudra passer aux décrets d’application, sachant que 40 % des décrets attendus pour 2014 ne sont toujours pas publiés. Le chef de l’État est déjà dépassé, lui qui disait le 16 juin : « Si on pense que ce texte est utile à la croissance et à l’emploi, il faut qu’il soit mis en œuvre avant l’été, avant les vacances. » Ce ne sera pas le cas. La loi Macron et ses mesurettes inopérantes, c’est la grande illusion de ce quinquennat agonisant.

    Guy Rouvrais

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  • Media Presse Info vs Guillaume de Prémare

    Suite à l'entretien accordé par Guillaume de Prémare à Monde & VieMedia Presse Info, organe d'information (de moins en moins) proche de la FSSPX, se montre très choqué de l'information selon laquelle LMPT ne voulait pas laisser à Civitas (proche de la FSSPX) le monopole de l'attaque contre la loi Taubira... L'abbé de Tanoüarn répond à MPI : 

    "[...] Soutenir que le mariage est une institution postulant la différence des sexes, est-ce adopter une attitude proprement catholique ou faut-il dire que les catholiques n'ont pas le monopole de la monogamie classique ? Guillaume de Prémare a très courageusement défendu l'idée que ce modèle, glorieusement illustré certes par le christianisme, n'est pas spécifiquement chrétien, qu'il est simplement humain et que les modèles concurrents (la polygamie ou encore le tourisme sexuel institutionnalisé à la Houellebecq) ne sont pas dignes de l'homme. Ce n'est quand même pas un hasard si, dans la Bible, Yahvé crée l'homme "homme et femme". Cela veut dire que le couple humain est au coeur du dessein créateur et que tous ceux qui reconnaissent la beauté de la création peuvent et doivent dans une démarche d'écologie spirituelle défendre le caractère originel et absolu de ce modèle.

    [...] Je ne vois pas ce qu'une attitude de repli, consistant à dire qu'il n'y a de vrai mariage que le mariage catholique [ce qui canoniquement reste vrai pour les catholiques] avait de "redoutable pour Christiane Taubira". Je crois au contraire que cette attitude confessionaliste nous aurait condamnés à avoir un message inintelligible. N'oublions pas que les catholiques ne se sont jamais replié sur eux mêmes et que prendre ce nom d'"universels", c'est justement refuser l'enfermement dans une confession particulière. "Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde" dit saint Jean. Un peu partout dans l'humanité sont les semences du Verbe enchérit saint Justin vers 160. Quelles plus belles preuve de cette universelle présence du Verbe que l'amour vrai (et rare) d'un homme et d'une femme ? Et n'est-ce pas cela que le mariage chrétien a "démocratisé" ?

    Michel Janva