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France et politique française - Page 3848

  • La politique agricole ne doit pas être réduite à la compétitivité et aux frontières ouvertes

    Ex: http://www.horizons-et-debats.ch

    Dans certains domaines économiques des frontières ouvertes peuvent bien apporter des avantages, aussi bien pour l’offreur que pour le demandeur. Les relations économiques internationales sont en fin de compte la conséquence de la présence de ressources différentes, de conditions de production, mais aussi de l’aptitude ou des capacités de production. Sous cet angle le libre accès au marché peut certainement être considéré comme un progrès. Cependant, les guerres pour les ressources ne montrent que trop clairement que le libre-échange doit souvent céder la place au pouvoir du plus fort. Les marchés ne sont véritablement libres que si l’égalité, l’équité et la transparence sont disponibles sans réserves. L’économie du marché libre devrait comprendre impérativement la liberté d’un Etat souverain de décider de façon autonome de sa participation et de l’ampleur de la libéralisation et de la dérégulation. On entendrait rapidement le reproche de «profiteur» partout à la ronde mais si chaque partie fait usage de son droit d’Etat souverain de sauvegarder les intérêts de ses citoyens, ce reproche de «profiteur» peut facilement être récusé.

    Le libre-échange détruit la souveraineté nationale

    Il y a plusieurs raisons qui sabotent les conditions d’un véritable marché libre. Une des causes principales est la violation de la souveraineté nationale. Le régime (économique) universel défini par l’OMC, le FMI, la Banque mondiale et l’OCDE montre de graves lacunes. A la partialité s’ajoute avant tout le manque de volonté de penser et d’agir de façon différenciée. Le fait d’ignorer sciemment les différences dans les situations de départ et les conditions cadres différentes ainsi que la prétention à l’infaillibilité, violent le droit à l’autodétermination de peuples souverains. Dans ce contexte, il faut aussi déclarer comme inquiétants les accords transnationaux en train d’être négociés (TTIP, TiSA). S’ils entrent un jour en vigueur, les Etats nationaux et leurs gouvernements seraient par la suite encore plus dépendants des intérêts commerciaux des grandes sociétés transnationales. En signant de tels accords, les entités politiques et les autorités soumettent l’autonomie de leurs Etats aux objectifs mondiaux, égoïstes et orientés au pouvoir d’une minorité à grande puissance financière. La politique perd ainsi son indépendance et court le risque de se retrouver entièrement au service des intérêts partisans de la haute finance.

    Des corrections correspondantes sont donc urgentes. Les Etats doivent à nouveau insister sur leur droit à l’autodétermination et s’opposer énergiquement aux prétentions de pouvoir autoritaire des chefs de sociétés et de lobbyistes économiques. Accordés selon les besoins spécifiques des pays et de leurs populations, il est nécessaire de rompre les contenus des accords et des obligations ordonnés globalement – et de les résilier, si nécessaire. Alternativement, il faudrait examiner la conclusion d’un accord correspondant entre deux partenaires souverains ou bien la propre activité par des organisations et des activités auto-responsables.

    Le contrôle démocratique et la solidarité sont soumis à des pressions

    C’est valable avant tout lorsqu’il s’agit de l’approvisionnement de base. La responsabilité d’un approvisionnement de base optimal est en main des pouvoirs publics. En Suisse, ce sont donc la Confédération, les cantons et les communes. Au cours des discussions sur la dérégulation, la libéralisation, la privatisation, la compétitivité et le Public management, la garantie de l’approvisionnement en biens assurant la subsistance, respectivement les biens et les services nécessaires à la vie se sont considérablement détériorés. De plus en plus le dogme que l’Etat serait inefficace s’est imposé, la concurrence favoriserait la prospérité et le marché libre serait le régulateur du marché le plus efficace. A cela il faut répondre qu’une infrastructure construite et maintenue par les pouvoirs publics représente une garantie solide de sécurité de l’approvisionnement, assure la fiabilité, la haute qualité, et l’égalité des chances et contribue ainsi de façon essentielle à l’attractivité d’un pays ou d’une région. La commercialisation des devoirs publics (approvisionnement en énergie et en eau, circulation, formation, système de santé, administration et sécurité) mine dans beaucoup de domaines le système de milice très efficace et le travail précieux de bénévoles. Ainsi, le contrôle démocratique de ces tâches essentielles d’approvisionnement se perd et la solidarité au sein de la population se trouve sous pression par la pensée dominante de la concurrence.

    L’agriculture est une réassurance

    Pour l’approvisionnement de base, l’agriculture productrice est d’importance centrale. Depuis des décennies l’importance d’un approvisionnement de base garanti est négligée de façon inadmissible et on poursuit une politique agricole incomplète réduite à la concurrence et aux frontières ouvertes – bien camouflé par un voile écologique adapté aux exigences dominantes. En réalité, une telle politique ne satisfait nullement aux exigences politiques, sécuritaires, sociales et économiques.

    La conséquence de cette politique est que les paysans, pas seulement en Suisse, luttent pour leur survie tout en s’observant mutuellement de manière assez critique. La politique agricole actuelle occulte totalement les aspects de la politique d’approvisionnement et donc du maintien nécessaire des infrastructures pour une production alimentaire indigène et se transforme de plus en plus en un laboratoire d’essais in situ néolibéraux. Les paysans se retrouvent donc peu à peu dans une crise existentielle dangereuse. Ils sont pris entre le marteau et l’enclume. D’un côté, les coûts de production augmentent, notamment à cause des réglementations débordantes concernant la production et la qualité et des mesures de contrôle supplémentaires. De l’autre côté, les prix de leurs produits baissent continuellement – ce qui est voulu par la politique. L’«assainissement» structurel, également exigé par la politique agricole officielle, presse les agriculteurs dans le piège de l’investissement. Les petites unités d’exploitation perdent leur base d’existence à cause des revenus en baisse et sont donc forcées ou d’abandonner leur activité ou de l’élargir à l’aide d’investissements conséquents. La quantité de production ainsi augmentée fait pression sur les prix. Cette spirale s’accélère constamment et réduit dangereusement le nombre des exploitations agricoles productrices, mettant en danger la sécurité d’approvisionnement. Ce processus conduit finalement à l’industrialisation de l’agriculture – également en Suisse.

    L’industrialisation est certes peu appétissante, mais ce qui pèse encore plus lourd ce sont la perte de souveraineté alimentaire et les tragiques destins individuels des familles paysannes. Pour justifier cette politique, on avance des slogans parlant de compétitivité et de réduction des prix pour les denrées alimentaires. Le caractère explosif de ces incitations dans le domaine agricole reste cependant caché. Déstabilisation de la sécurité d’approvisionnement, dépendance de l’étranger, perte d’emplois précieux et abandon de l’autodétermination concernant la production et la consommation des denrées alimentaires en Suisse. Ce qui reste, c’est la question de savoir qui profite des bénéfices de cette augmentation d’efficience. Ce ne sont certainement pas les consommateurs, bien qu’on tente à tout moment de nous le faire croire.

    On ne peut pas s’attendre à ce que cela change automatiquement. Donc, la seule voie possible, c’est le sursaut des citoyens. Ce sont eux qui doivent se pencher sérieusement sur le scénario qu’un jour, leurs assiettes resteront vides, parce que la Suisse ne produit plus suffisamment, que l’importation de l’étranger ne fonctionne plus suite à des «désaccords» politiques et peut-être même parce que tout simplement le pouvoir d’achat n’est plus suffisant? La concentration dans la production alimentaire ne se limite pas aux paysans. Il y a aussi les secteurs en amont et en aval qui souffrent de la même manière de la restructuration agricole, mettant finalement en danger la place économique Suisse et les emplois qui y sont liés.

    Un changement de cap en vue?

    Les Nations Unies ont déclaré l’année 2014 Année internationale de l’agriculture familiale et 2015 Année internationale des sols. Avec cette déclaration, on veut attirer l’attention sur l’importance des sols pour la biodiversité, la sécurité alimentaire, l’agriculture et d’autres prouesses en partie inconnues des sols. Divers offices fédéraux, représentants des organisations de métiers et de branches ainsi que des Organisations non-gouvernementales (ONG) organisent en Suisse au cours de cette année différentes activités concernant le milieu de vie qu’est le sol.

    La prise de conscience que les sols représentent un bien très précieux et limité, nous force de nous occuper soigneusement et de façon responsable de cette base nécessaire à toutes les activités économiques. L’équilibre entre utilisation et protection de la ressource naturelle qu’est le sol pose des exigences élevées aux acteurs compétents à tous les niveaux. Ce sont naturellement avant tout les paysans qui sont concernés. Etant donné qu’ils connaissent parfaitement l’importance des sols comme base d’existence, nous pouvons faire confiance en leur savoir, leur expérience et leur respect dans ce domaine. Les sols arables diminuent cependant de plus en plus. L’urbanisation (construction de lotissements), changements d’affectation, espaces de détente, renaturation des fleuves et des bords de lacs ainsi que la protection de l’environnement vont souvent à l’encontre de la production de biens agricoles. Souvent les intérêts commerciaux sont prépondérants face aux valeurs idéelles avancées. Une politique agricole durable et moderne doit trouver un équilibre sensé entre l’agriculture productrice et l’écologie. Il n’est pas acceptable de construire une opposition entre l’écologie et la production alimentaire assurant l’existence dans notre pays.

    Au cours de l’Année internationales des sols, il faut aussi thématiser la souveraineté nationale sur l’exploitation des sols. Le pouvoir de disposer des ressources nationales – et les sols en font impérativement partie – doit rester, ou devenir, intangible dans le monde entier.
    Le sol avec tous ses trésors naturels doit être déclaré base de vie incontestable pour les êtres humains vivant dans leurs pays respectifs et ne doit jamais être utilisé ou abusé en tant que «bien commerçable» ou objet de spéculation. L’achat de terres arables («Land-Grabbing») dans les pays moins développés par des investisseurs internationaux et des Etats riches doit être stoppé. Au lieu d’acheter des terres dans des pays étrangers, il est urgent d’utiliser les propres ressources de façon responsable, de les aménager et de garantir l’autosuffisance par la production agricole indigène à l’aide de mesures ciblées.

    Augmenter le sens des responsabilités aussi en Suisse

    De plus en plus de personnes reconnaissent l’importance de l’autosuffisance pour la stabilité interne et la souveraineté d’un peuple. En Suisse, divers initiatives populaires sont en route. Toutes ces initiatives exigent un renforcement de la souveraineté alimentaire. L’Union suisses des paysans tout comme Uniterre et les Verts expriment dans leurs initiatives leur mécontentement croissant concernant l’actuelle politique agricole dans notre pays. Le grand nombre de signatures obtenues affirme que ce mécontentement se retrouve également dans de larges pans de la population.

    Dans ce contexte, il faut également prendre en compte l’interpellation du conseiller national Ernst Schibli de mars 2015. Il s’est adressé au Conseil fédéral de la manière suivante (extrait): «Bien que la Suisse affiche le taux d’autoapprovisionnement le plus bas d’Europe, la politique agricole de la Confédération est axée sur une exploitation de plus en plus extensive. Or, vu la situation dans le pays et à l’étranger, c’est l’inverse qui devrait être le cas.»

    Il demande au Conseil fédéral s’il a conscience de l’importance de l’étroite collaboration entre l’agriculture productrice et les secteurs en amont et en aval pour maintenir l’approvisionnement varié et suffisant en denrées alimentaires indigènes. Puis il demande au gouvernement s’il est prêt à définir les conditions-cadres nécessaires pour que les fournisseurs de prestations de l’ensemble de la chaîne de création de valeur aient des perspectives et qu’ils puissent remplir leur mandat à long terme, et cela également pour les entreprises de plus petite taille. En outre, l’interpellant souhaite savoir si le Conseil fédéral est favorable à un approvisionnement suffisant en denrées alimentaires indigènes de grande qualité.

    Le Conseil fédéral n’y a pas encore donné de réponse. Les signes venant de la population soulignent cependant l’urgence et l’importance de cette requête.

    C’est à nous de prendre les choses en main

    Les bases de la politique agricole suisse sont fixées dans la Constitution fédérale à l’article 104 sur l’agriculture:
    1    La Confédération veille à ce que l’agriculture, par une production répondant à la fois aux exigences du développement durable et à celles du marché, contribue substantiellement:
    a.    à la sécurité de l’approvisionnement de la population;
    b.    à la conservation des ressources naturelles et à l’entretien du paysage rural;
    c.    à l’occupation décentralisée du territoire.
    Les citoyens suisses sont appelés à se servir de leurs droits politiques pour exiger la mise en œuvre de l’article 104. Ce qui doit absolument faire partie d’une politique agricole moderne et durable (dans le sens du maintien de la productivité), c’est la protection et la promotion des structures de production et d’approvisionnement existantes. Au moyen de bases législatives et des ordonnances correspondantes, il faut garantir à l’agriculture en général et aux paysans une base d’existence fiable et durable. Les «réformes» en cours empêchent la planification et la gestion de l’exploitation à long terme et contiennent avant tout des risques considérables lors du règlement de la succession. Il faut également exiger que l’ensemble des instruments – souvent présentés de façon anodine (règlement des paiements directs, base de calculs et leur application) –, servant principalement à l’assainissement structurel et conduisant à la disparition des petites et moyennes exploitations agricoles, soient éliminés.
    Nous devons nous séparer de la «politique du beau temps» et penser de façon différenciée aux scénarios de crise potentiels. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons déterminer la réelle importance de l’agriculture pour notre indépendance politique et notre sécurité de l’approvisionnement. De même, nous pourrons promouvoir et soutenir les «primes de risque» nécessaires à développer une politique structurelle favorisant la sécurité alimentaire dans notre pays.

    Actuellement, nous en avons encore le temps.

    Une lueur d’espoir représente le massif rejet du contre-projet gouvernemental à l’initiative sur la «sécurité alimentaire» de l’Union suisse des paysans. Le projet des initiants avait été transformé en son contraire par le Conseil fédéral. Au lieu de donner une perspective aux familles paysannes suisses et de protéger l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires indigènes ainsi que de protéger les terres arables pour la production agricole, le Conseil fédéral propage l’accès au libre-échange agricole. Une telle réinterprétation d’une initiative populaire fédérale n’a pas été du goût des participants à la consultation concernant le contre-projet gouvernemental.

    Une première possibilité pour renforcer l’agriculture indigène se présentera aux citoyens avec la votation populaire concernant l’initiative sur la sécurité alimentaire. Profitons-en pour transformer notre politique agricole de manière à ce quelle soit adaptée aux défis de l’avenir et fiable pour l’approvisionnement en denrées alimentaires indigènes de notre pays. •

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Que vaut une liberté d'expression qui ne sert pas le bien commun ?

    Aymeric Pourbaix est interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :

    "La liberté d'expression est un bien, mais elle ne peut pas être un absolu. Après les attentats de janvier, on a eu l'impression qu’elle était érigée en rempart contre le terrorisme. Mais en réalité, il s'agissait d'une ligne Maginot bien fragile… Rien ne peut justifier ce qui s’est passé, mais que vaut une liberté d'expression qui ne sert pas le bien commun, demandait déjà le pape Léon XIII ? Une liberté qui se réduirait à la critique de toute autorité, des institutions, des religions en général et de l’Église en particulier ? Les mots peuvent, comme les actes, véhiculer de la violence, et c’est justement là que réside la responsabilité du journaliste. À l’inverse, la liberté d'expression exercée vers le bien et le vrai est capable d’élever le monde. Le pape François a d’ailleurs rappelé après ce drame que « la liberté d’expression devait être prudente et éduquée ».

    Avez-vous l’impression que la liberté d’expression soit en danger ? Qu’est-ce qui la menace ?

    Ce qui la menace peut-être le plus aujourd'hui est justement qu'elle soit vidée de son sens, et entendue comme la liberté de dire tout et n'importe quoi. Tout ne se vaut pas. Simone Weil, dans l'Enracinement, expliquait déjà que « quand les possibilités de choix sont larges au point de nuire à l'utilité commune, les hommes n’ont pas la jouissance de la liberté ». Il s'agit donc à travers la liberté d'expression, de réaffirmer ce qui fait le socle de notre civilisation et de notre culture.

    Qu’est-ce qu’un journaliste chrétien ? Est-il "neutre" ? N’est-il pas influencé par ses convictions ? Comment concilier déontologie journalistique et croyances ?

    Un journaliste chrétien est tout sauf neutre, si la neutralité existe. Sa déontologie est en tout point conforme à celle des autres journalistes, sa pratique professionnelle se doit d'être irréprochable, mais il y a effectivement une différence, qui le fait serviteur de ce qui le dépasse. Cela a plusieurs conséquences, comme celle de savoir voir ce qu'il y a de beau, ce qui construit, sans naïveté, mais sans catastrophisme non plus. Il sait aussi se situer parfois à contre-courant, quand la dignité de l'homme est en danger : je pense aux débats sur l’euthanasie, le mariage homosexuel, la GPA, le travail du dimanche...

    C'est finalement ce service de la vérité qui constitue la grandeur de sa mission. Comme les autres journalistes finalement, sauf que pour lui la vérité est une personne, le Christ, pour lequel certains en Orient acceptent de mourir. Ce n'est donc pas uniquement un concept, une idée abstraite..."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Se poser les bonnes questions : et si le FN avait vu juste ?

    Nous nous en faisions l’écho sur ce blogue, un  sondage Ifop publié en mars dernier  rapportait qu’un an après les élections municipales, 73% des habitants des communes administrées par le FN se disent « satisfaits » de leur maire. Un édile FN loué en priorité pour son « autorité » (82%), son dynamisme (81%), sa « compétence »  (76%)  tandis  que 60% des personnes interrogées  indiquaient qu’ils  souhaiteraient qu’il soit réélu à l’issue de son mandat en 2020. 60% (59,43 % très précisément),  c’est aussi  le score  réalisé hier par le candidat du FN, Joris Hébrard, dés le premier tour de la municipale partielle  du Pontet (Vaucluse). Elu en mars 2014,  son élection  avait été annulée par la justice arguant de  signatures litigieuses sur les listes d’émargement. Le maire frontiste  avait été également élu dès le premier tour il y a deux mois comme conseiller départemental, avec 53 % des voix (58 % des suffrages dans sa commune). Il n’a donc pas souffert dans les urnes de la visite jeudi au Pontet (en même temps que Marion Maréchal-le Pen)  du député-maire de Nice Christian Estrosi, venu soutenir la candidate de son parti face au FN. M Estrosi a donc  débuté par un échec sa  campagne comme tête de liste des Républicains aux régionales de décembre en PACA  face à Marion…

    Alors que le petit monde  médiatique proclame déjà,  avant même son annonce officielle, la candidature de Marine comme tête de liste en région  Nord-Pas-de-Calais Picardie, la présidente du FN se projette aussi sur la scène internationale pour accroître sa stature de présidentiable dans la perspective de 2017. Elle était la semaine dernière en Egypte où  elle a été reçue  jeudi par Ahmed Al-Tayeb, le cheikh de la mosquée d’Al-Azhar, et quelques jours auparavant  à Moscou où elle s’est notamment entretenue  avec le président de la Douma (chambre basse du parlement russe), Sergueï Narychkine.

    Nos médias se sont émus  des sifflets et des huées  qui ont retenti  samedi lors du   congrès fondateur de  Les  Républicains (LR), nouvelle étiquette  enterrant le nom de l’UMP, sonnant encore trop français, pour un nom plus « américain », suivant ainsi les conseils marketing du  fils de pub Jacques Séguéla.  Les partisans de Nicolas Sarkozy ont en effet copieusement conspué  Alain Juppé et François Fillon.

    Ce qui présage du climat de lutte à mort dans lequel se déroulera la primaire qui désignera le candidat de la droite mondialiste pour 2017. « A la fin des fins, les électeurs de l’opposition trancheront. Ils ne comprendraient pas que la compétition se réduise à une querelle de personnes ou à une bataille d’écuries » explique  Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro…Et pourtant, comment pourrait-il en être autrement sachant que  les champions de « l’RPS », selon la formule circulant déjà sur les  réseaux sociaux et reprise par Florian Philippot, partagent très globalement le même programme, les mêmes aspirations ?

    Médias français qui seraient plus fondés à s’interroger sur l’essentiel plutôt que sur  l’accessoire  –mais ont-ils encore  la liberté de le faire ?-,  à évoquer  un sujet autrement plus grave et sérieux que les chicaïas entre têtes de gondole à droite, à savoir l’inféodation des héritiers putatifs du gaullisme à la politique atlanto-bruxelloise, aux Etats-Unis.

    A Moscou,  Marine a justement dénoncé les sanctions prévues par l’Europe de Bruxelles -une création états-uniennes il est vrai- contre la Russie espérant  que la France « recouvre sa liberté d’expression et sa liberté diplomatique » comme l’a relevé le site Sputnik .  « Le problème est que, comme je l’indique déjà depuis longtemps a ainsi déclaré la présidente du FN, le gouvernement français, tant le gouvernement actuel de François Hollande que celui de (Nicolas) Sarkozy, est exposé à une forte influence des Etats-Unis. Il faut dire que les Etats-Unis ont joué un grand rôle dans l’adoption des sanctions visant la Russie ».

     Ce même site faisait état de  la visite de l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing le 28 mai à Moscou, où il  a rencontré Vladimir Poutine pour évoquer avec lui la crise en Ukraine et les relations entre la Russie et l’UE. « Les relations entre l’Europe et la Russie seraient meilleures si Bruxelles était réellement indépendant ». « Si l’Europe pouvait agir seule, ses relations avec la Russie seraient moins compliquées, car l’opinion publique européenne n’est pas hostile à la Russie, a indiqué l’ancien chef de l’Etat français dans une interview à la télévision russe. Selon lui, certains responsables américains cherchent à promouvoir la politique antirusse et utilisent n’importe quel prétexte pour aggraver les relations entre les deux pays.»

    Sur le site boulevard voltaire, Nicolas Bonnal  rappelle que VGE, qui fut  pourtant  membre de la très mondialiste  commission  trilatérale comme l’américain « Zbigniew Brzeziński, architecte de la nouvelle guerre froide avec la Russie »,  partisan de « l’abolition des frontières », a tenu des  propos très peu  RPS   « dans la revue Politique internationale d’obédience atlantiste ». « (Giscard)  voit, comme tous les observateurs sérieux, un complot de la CIA et une ingérence américaine dans cette affaire est-européenne : Il faut se demander ce qui s’est réellement passé il y a un an dans la capitale ukrainienne. Quel rôle la CIA a-t-elle joué dans la révolution du Maïdan ? Quel est le sens de la politique systématiquement antirusse menée par Barack Obama ? Pourquoi les États-Unis ont-ils voulu avancer leurs pions en Ukraine ? Les Américains ont-ils voulu “compenser” leur faiblesse au Moyen-Orient en conduisant, sur le continent européen, une politique plus “dure” contre la Russie ? »

    Critiques que le FN, et il faut s’en féliciter note Bruno Gollnisch, n’est donc  plus le seul à prononcer. Elles rejoignent celles formulées,  à l’autre bout de l’échiquier politique, par Jean-Luc Mélenchon qui a mis récemment  un peu d’eau dans son vin (rouge)  dans sa dénonciation de la Russie poutinienne.

    Invité de l’émission de Serge Moati PolitiqueS le 29 mai, le dirigeant du Front de Gauche  s’est pourtant de nouveau offusqué d’être assimilé aux affreux nationaux. Interrogé au cours de cette émission  par  Sylvain Chazot, du lab d’europe 1,  sur ses rapports pas toujours très apaisés et courtois  avec les médias, celui-ci lui a demandé si il reconnaissait  « une certaine forme de responsabilité » «quand des journalistes se font agresser ». Une allusion transparente aux coups de parapluie infligés par Bruno Gollnisch sur le micro espion de l’équipe du petit journal de canal plus le 1er mai. Mais une question qui n’a pas été du goût de  M. Mélenchon.  « Vous voulez me comparer à l’extrême droite, c’est ça? Avec votre crâne rasé là?» a-t-il rétorqué à son interlocuteur aux cheveux  ras, dénonçant « l’offense » qui lui est faite.

    «Je me demande moi si les journalistes se rendent compte du niveau d’agressivité, de méchanceté, de cruauté et de mensonges qu’ils développent», a-t-il encore affirmé. «Vous, quand vous parlez, c’est juste et honnête. Moi, quand je parle, c’est agressif. Je connais la musique.» Nous aussi  nous la connaissons,  d’autant mieux que le Front de Gauche n’hésite pas à siffler souvent les mêmes airs antifrontistes que la Caste médiatique. Caste au sein de laquelle les compagnons de route de l’extrême gauche, du service public ou salariés des grands groupes financiers ayant pris le contrôle de la presse écrite et audiovisuelle,  restent infiniment plus nombreux que les quelques  esprits libres, anticonformistes et autres  patriotes de l’espèce amoureuse que l’on peut (rarement)  y rencontrer.

    http://gollnisch.com/2015/06/01/se-poser-les-bonnes-questions-et-si-le-fn-avait-vu-juste/

  • Réinfo du 1er juin 2015

    Au sommaire de ce dix-neuvième numéro de Réinfo :

    • Traité Transatlantique. La commission du Commerce International du Parlement européen a voté, ce jeudi 28 mai, en faveur du Traité de commerce transatlantique, ce traité négocié en grand secret car qu’il produira à tous les échelons : du sommet de l’Etat fédéral jusqu’aux conseils municipaux en passant par les gouvernorats et les assemblées locales, les élus devront redéfinir de fond en comble leurs politiques publiques de manière à satisfaire les appétits du privé dans les secteurs qui lui échappaient encore en partie. Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. ET vous savez quoi ? Il n’y avait pas un seul député européen du FN de Marine Le Pen pour s’y opposer…
    • Pantalonnade au Panthéon. Décidemment, la nécropole de la République est de plus en plus mal fréquenté. En obligeant des héros comme Pierre Brossolette, Geniève Tillion ou Geneviève de Gaulle-Anthonioz à cohabiter avec un politicien comme Jean Zay, François Hollande rend plus hommage aux copinages franc-macs qu’au courage et à l’esprit de résistance…
    • Déficits publics. 5 millions de chômeurs, 8 millions d’immigrés selon les chiffres les plus optimistes, 32% du PIB en aides sociales, 95% du PIB de dette, un déficit chronique de 85 milliards…
    • Burundi, Macédoine… L’actualité ne manque pas de couleurs en ce moment, grâce aux révolutions du même nom initiées un peu partout par la diplomatie américaine. La semaine dernière, nous étions au cœur des Balkans, dans la Macédoine catholique, aujourd’hui nous décollons pour le Burundi où la question du troisième mandat du président a bien moins d’importance que le refus par ce même président de laisser s’implanter sur le territoire national une certaine base opérationnelle de l’armée et des renseignements américains…
    • et, pour finir, une interview de Carl Lang, réalisée lors du Bureau Politique du Parti de la France, tenu ce week-end à Paris. Nous serons également en direct avec Thomas Joly,secrétaire général du PDF, qui nous présentera les enjeux de la prochaine manifestation organisée à Calais comme l’immigration-colonisation. Nous détaillerons les prochains rendez-vous du Parti de la France, ainsi que les nouvelles nominations au sein de l’organigramme du Parti de la France.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Un Collectif lyonnais contre la GPA descend dans la rue le 8 juin prochain

    A quelques jours d’une décision décisive de la Cour de cassation, un collectif lyonnais, dont La Manif pour tous 69, appelle tous les citoyens à manifester pour dire NON à la gestation pour autrui.

    En effet, le 19 juin prochain, la Cour de cassation examine à nouveau le cas des gestations pour autrui pratiquées à l’étranger au mépris de la loi française. Ce sont les premières décisions attendues depuis la condamnation de la France par la cour européenne des droits de l’homme le 26 juin dernier, décisives quant à l’avenir de l’interdiction de la GPA en France.

    La manifestation aura lieu lundi 8 juin à 19 heures devant les 24 colonnes du Palais de Justice, Quai Romain Rolland à Lyon 5ème. Lyon dit NON au nouvel esclavage de la gestation pour autrui ! NON aux femmes esclaves ! NON au marché des enfants commandés, fabriqués, facturés, livrés, payés pour satisfaire le désir d'autrui et enrichir des médecins complices !

    Michel Janva

  • « Vu du Kremlin, la France n’a plus de politique étrangère… »

     Analyse d’Alain de Benoist, homme de lettres, philosophe, politilogue…

    En matière de politique étrangère, nous sommes, de façon générale, en accord avec les analyses toujours pertinentes d’Alain de Benoist. Celle qui suit relève tout à fait de cette convergence. Précisons simplement que cet effacement de la France qu’Alain de Benoist constate à juste titre, nous ne le considérons pas comme irréversible. (LFAR)

    Plusieurs vidéos tournent actuellement en boucle sur Internet. L’une du général Wesley Clark, ancien patron de l’Otan, l’autre de George Friedman, président de Stratfor, une société privée de renseignement basée au Texas et notoirement liée à la CIA.

    Le premier est bouleversé par le cynisme de la Maison-Blanche, l’autre le revendique fièrement. Difficile dans ces conditions de savoir quelle politique les États-Unis entendent mener en Europe…


    Cette politique a pourtant le mérite de n’avoir jamais changé. Depuis 1945, l’objectif des Etats-Unis est de favoriser l’Europe-marché au détriment d’une Europe-puissance qui pourrait devenir leur rivale. A cela s’ajoute, depuis la dislocation du système soviétique, un autre objectif vital : empêcher l’Europe occidentale d’établir un partenariat avec la Russie. George Friedman l’a rappelé après Brzezinski : en tant que grande Puissance de la Mer, l’intérêt primordial des États-Unis est d’empêcher l’unification de la grande Puissance de la Terre, c’est-à-dire de l’ensemble géopolitique eurasiatique. Les USA contrôlent tous les océans du monde, ce qu’aucune puissance du monde n’avait fait avant eux (« Maintenir le contrôle de la mer et le contrôle de l’espace est la base de notre pouvoir »), mais ils n’ont pas la capacité d’occuper l’Eurasie. Ils doivent donc diviser pour régner.

    Dans un premier temps, ils ont suscité en Europe de l’Est toute une série de « révolutions colorées » à la faveur desquelles ils ont tenté d’étendre l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie. Aujourd’hui, ils cherchent créer un « cordon sanitaire » tourné contre Moscou, coupant l’Europe en deux depuis la Baltique jusqu’à la mer Noire. Ce projet de « zone-tampon » a le soutien des Etats baltes, de la Pologne, de l’Ukraine et de la Bulgarie, mais se heurte aux réticences ou à l’opposition de la Hongrie, de la Serbie et de l’Autriche. L’instrumentalisation du coup d’État intervenu à Kiev en février 2014 entre évidemment dans ce cadre, tout comme l’actuelle tentative albano-islamo-mafieuse de déstabilisation de la Macédoine, qui vise à mettre en échec le projet Turkish Stream, déjà approuvé par le nouveau gouvernement grec, qui permettrait aux Russes d’acheminer leur gaz vers l’Europe occidentale sans avoir à passer par l’Ukraine.

    C’est également dans cette optique qu’il faut situer le projet de Traité transatlantique, dont le but principal est de diluer la construction européenne dans un vaste ensemble inter-océanique sans aucun soubassement géopolitique, de faire de l’Europe de l’Ouest l’arrière-cour des États-Unis et d’enlever aux nations européennes la maîtrise de leurs échanges commerciaux au bénéfice de multinationales largement contrôlées par les élites financières américaines.

    La grande inconnue, c’est l’Allemagne. La plus grande hantise des Américains est l’alliance de la technologie et du capital allemands avec la main-d’œuvre et les ressources naturelles russes. « Unies, dit Friedman,l’Allemagne et la Russie représentent la seule force qui pourrait nous menacer, et nous devons nous assurer que cela n’arrive pas ». Pour l’heure, l’Allemagne semble s’incliner devant les diktats de Washington. Mais qu’en sera-t-il demain ?

    Au Proche-Orient, les choses se sont tellement compliquées depuis quelques mois que beaucoup de gens n’y comprennent plus rien. Là encore, quel est le jeu des Américains ?

    Les États-Unis ont de longue date mis en œuvre au Proche-Orient une « stratégie du chaos », visant à abattre les régimes laïcs au bénéfice des mouvements islamistes, afin de démanteler des appareils étatico-militaires qu’ils ne pouvaient contrôler, puis à remodeler toute la région selon des plans arrêtés bien avant les attentats du 11 Septembre. L’État islamique (« Daesh ») a ainsi été créé par les Américains, dans le cadre de l’invasion de l’Irak, puis s’est retourné contre eux. Les USA ont alors commencé à se rapprocher de l’Iran, ce qui a suscité l’inquiétude des monarchies du Golfe qui redoutent par-dessus tout l’influence régionale de Téhéran (d’où l’opération actuellement menée au Yémen contre les rebelles chiites). On a donc aujourd’hui trois guerres en une seule : une guerre suicidaire contre la Syrie, dans laquelle les Occidentaux sont les alliés de fait des djihadistes, une guerre des Américains contre l’État islamique, et une guerre des dictatures du Golfe et de la Turquie contre l’axe Beyrouth-Damas-Téhéran, avec la Russie en arrière-plan.

    Et la France, dans tout ça ?

    Elle ne compte plus pour grand-chose. Elle se réclame de la laïcité, mais privilégie ses relations avec les pétromonarchies les plus obscurantistes. Concernant les migrants qui affluent par milliers depuis la Méditerranée – fuyant, non pas la misère ou la dictature, comme on le répète ici et là, mais la guerre civile et le chaos que les Occidentaux ont apportés chez eux –, elle se soucie plus de les empêcher de se noyer que de ne pas faire naufrage elle-même, plus de la façon des les accueillir que de les empêcher d’entrer. Les Allemands la regardent désormais de haut, les Espagnols et les Italiens n’en attendent plus rien, et les Anglais continuent à considérer le French bashing comme un sport national.

    Quant au Kremlin, il ne se fait plus d’illusions : la France ne peut plus avoir de politique étrangère digne de ce nom, puisqu’elle s’est aujourd’hui couchée devant les Américains. En témoignent de manière éloquente le refus de la France de livrer aux Russes les navires « Mistral » que ceux-ci avaient déjà payés et le scandaleux boycott des cérémonies qui se sont déroulées à Moscou pour le 70e anniversaire de la défaite du Troisième Reich. De ce point de vue, la continuité de Sarkozy à Hollande est parfaite. L’UMP va devenir « les Républicains », tandis que le PS n’est déjà plus qu’un « parti démocrate » à l’américaine. Il n’y a plus qu’à rebaptiser « Maison blanche » le palais de l’Elysée, et tout sera parfaitement clair !

    Alain de Benoist
    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier – Boulevard Voltaire
    27/05/2015

    Sources:

    La faute à Rousseau. Hautefort.com
    Et : Boulevard Voltaire.Fr

    http://www.polemia.com/vu-du-kremlin-la-france-na-plus-de-politique-etrangere/

  • Manuel Valls a été franc-maçon de 1989 à 2005

    Le Premier ministre, Manuel Valls, a été franc-maçon entre 1989 et 2005, rapporte l'Express.
    C'est un épisode peu évoqué de la biographie de Manuel Valls que révèle mercredi l'hebdomadaire L'Express. Le Premier ministre a, en effet, été franc-maçon de 1989 à 2005. Manuel Valls a été initié, grâce au rocardien Jean-Pierre Antebi, à l’époque Grand Secrétaire aux Affaires extérieures au Conseil de l’ordre du Grand orient de France (GODF). Les deux hommes ont été présentés par Yves Colmou, ancien chef de cabinet de Michel Rocard à Matignon. Manuel Valls a été conseiller dans le cabinet de Michel Rocard entre 1988 et 1991.
    La loge frondeuse de Manuel Valls
    Assez étonnamment, le futur Premier ministre, a choisi de "recevoir la lumière"dans la loge Ni maître ni dieux qualifiée de "frondeuse" par le journaliste del'Express. "L'homme sans maîtres ni dieux, disponible pour toutes les remises en cause, doit mettre ses énergies au service de la construction des utopies qui assureront le progrès social de l'Humanité", peut-on lire dans la charte de la loge. L'entrée de Manuel Valls a, en tout cas, fait "mourir de rire" son ami et ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Alain Bauer, avant de finir "par déceler dans cet engagement inattendu son gout de l'indépendance".
    Manuel Valls reste dans la loge Ni maîtres ni dieux jusqu'en 1995 avant de changer car les jours des réunions n'étaient plus compatibles avec ses nouvelles responsabilités au siège du PS. Grâce à Alain Bauer, il est alors transféré dans la loge l'Infini maçonnique, fondée l'année prècédente par son ami. Manuel Valls finira par quitter la loge par manque de temps. S'il démissionne officielllement en 2005, cela faisait plusieurs années qu'il n'était plus autant assidu aux réunions.

  • Victoire du Front national au Pontet (Vaucluse)

    Joris Hébrard, après avoir été élu conseiller départemental dès le premier tour en mars dernier, vient d’emporter les élections municipales dès le premier tour avec 59,43% des suffrages exprimés.

    Un joli mois de mai qui devait normalement bien se terminer pour les « happy few » de l’entre-soi républicain : entre panthéonisation et apothéose. La République pour Tous et à tous les étages, en quelque sorte : matin, midi et soir, en cachets, sous perfusion et même en suppositoire. Des mots.

    La panthéonisation : je veux, bien entendu, parler de l’élection de M. Cambadélis comme premier secrétaire du Parti socialiste. Un parti qui ressemble effectivement au Panthéon : une ancienne église, glaciale, dont les armatures métalliques sont rongées par le temps et la rouille. Une église sans âme dont le tabernacle a été vidé depuis longtemps. Une Petite Église, fréquentée par seulement quelques affidés qui y croient encore mais qui conserve un clergé sophistiqué et nombreux, attaché à ses rites antiques et vains, à ses prébendes aussi.

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  • Vers la fin du minimum d’achat pour régler par CB

    C’est en tout cas le projet de Michel Sapin, le ministre des Finances, qui a dévoilé, dans les colonnes du « Parisien », une série de mesures pour prétendument « faciliter la vie quotidienne des clients des banques françaises ».

    Souvent, dans les commerces, les vendeurs fixent une limite minimum pour pouvoir régler par carte bancaire.

    Le ministre des Finances veut mettre un terme définitif à cette liberté des commerçants.

    « Je souhaite qu’il n’y ait plus d’obstacles au paiement par carte bancaire », explique Michel Sapin.
    Il va parallèlement demander aux banques de revoir les tarifs applicables aux utilisateurs des terminaux de paiement, pour calmer les commerçants. Plus précisément, il s’agira de supprimer la partie fixe des frais (appelés commission interbancaire de paiement) qui pénalise davantage les petits achats. Si les banques ne jouent pas le jeu, Michel Sapin promet de prendre la mesure par la voie légale.

    Quoiqu’il en soit, le Système a toujours le même objectif : éliminer l’argent liquide du circuit…
    L’argent liquide a en effet le tort de ne pas laisser de traces, ni du côté de l’acheteur (on ne sait pas ce que les gens font), ni du côté du vendeur (il peut s’arranger pour qu’une part de ses rentrées échappe aux griffes du Trésor Public).

    Il faut défendre l’argent liquide, n’en déplaise à l’Etat qui veut nous fliquer et aux banques qui ne peuvent se sucrer sur sa circulation : préférez régler en liquide, c’est parfois plus contraignant mais c’est le prix de la liberté !

    Source T. de Chassey

  • 72 % des Français ne veulent pas de Nicolas Sarkozy pour 2017

    72 % des Français ne veulent pas de Nicolas Sarkozy pour 2017 http://ebx.sh/1KDJu1A 

    http://fr.novopress.info/