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France et politique française - Page 3847

  • PSA et Renault ouvrent leurs portes aux équipementiers chinois et indiens

    Dans les pays émergents, les fournisseurs locaux sont sollicités pour réduire les coûts.

    Les terrains de jeux sont différents, mais la logique est la même. Qu’il s’agisse de Renault en Inde, cœur du développement de la future gamme de véhicules à très bas coûts du groupe(« Les Echos » du 21 mai), ou de PSA en Chine, les deux constructeurs français ouvrent leurs portes aux fournisseurs indiens et chinois. Deux terrains de jeux stratégiques du moment. L’objectif : accéder à des coûts quasi-imbattables.

    Chez DPCA, la joint-venture chinoise entre PSA et Dongfeng, on compte désormais plus d’une centaine de fournisseurs chinois parmi les 450 fournisseurs de rang 1, aux noms souvent inconnus (Hubei ZhengAo, Inteva Zhenjiang, Jingzhou Henglong…). « L’un d’eux a par exemple remporté un contrat important de réservoirs jusqu’ici tenu par un fournisseur traditionnel, ce qui nous a permis d’abaisser nos coûts de 20 %. De même, 100 % de nos pièces d’emboutissage sont désormais réalisées par des équipementiers chinois.  » indique Jean Mouro, directeur général adjoint exécutif de DPCA.

    Tarifs agressifs

    Grâce à leurs tarifs très agressifs, obtenus via des réseaux de sous-traitants complexes à maîtriser pour des groupes étrangers, ces acteurs obligent les filiales des grands équipementiers mondiaux (Bosch, Valeo, Faurecia, Continental, ZF…), à se battre pour garder leurs contrats.

    « On crée un cercle vertueux de compétitivité puisque DPCA dispose désormais d’un taux d’intégration locale de plus de 95 % contre 40 % il y a dix ans. Nous parvenons à réaliser 4 à 5 % de gains annuels pour les véhicules déjà en circulation, et jusqu’à 30 % pour les programmes futurs », poursuit Jean Mouro. Le groupe s’appuie pour cela sur son partenaire chinois Dongfeng, qui lui donne accès à davantage de fournisseurs locaux.

    Cette tendance devrait encore se renforcer avec l’arrivée, d’ici 2018, de la plate-forme CMP, dédiée aux véhicules de segment B et d’entrée du segment C, qui a été co-financée par PSA et Dongfeng. Conçue à prix serrés, cette architecture cible les équipementiers compétitifs, et pourrait même permettre à des fournisseurs chinois d’accompagner le programme au niveau mondial sur d’autres continents. « C’est envisageable », indique Jean Mouro.

    Logique identique chez Renault

    La logique est identique chez Renault en Inde. Pour être vendue entre 300.000 et 400.000 roupies, la voiture Kwid s’est appuyée sur un réseau de 209 fournisseurs , dont « environ 40 % sont totalement locaux », indique Gérard Detourbet, le patron du projet.

    De quoi délivrer des rabais de plus de 30 % sur certaines pièces, et permettre de produire 98% des composants sur place. Ce qui permet d’échapper au coût des importations et au risque de changes. « On a d’abord dû identifier les fournisseurs, qui étaient souvent cachés, en désossant les voitures de Hyundai ou Maruti Suzuki, les gros acteurs locaux. Cela nous a permis d’écarter différents grands équipementiers dont les prix étaient franchement trop élevés » poursuit le dirigeant.

    Saint-Gobain, qui proposait des vitres 40 % plus chères, ou Visteon, s’en souviennent. « La pression n’est pas nouvelle mais elle est toujours plus forte, reconnaît un autre fournisseur. Elle nous oblige à intégrer davantage localement, tout en misant sur la qualité et l’innovation. »

    Fournisseurs exotiques

    Si ces fournisseurs exotiques montent en puissance, c’est qu’ils ont fait d’importants progrès en termes de process, et de qualité.  « On les retrouve désormais dans tous les métiers, y compris les plus techniques, comme la direction assistée électrique » poursuit Jean Mouro.

    En Inde, la filière est montée en puissance via des acquisitions, comme celle de l’allemand Peguform par Motherson Sumi, ou celle de la division éclairage de Visteon par Varroc. « Sans compter de nombreuses PME qui ont une grande tradition de la métallurgie ou des systèmes de freinage venus des deux-roues » indique Sylvain Bilaine, consultant local, et ex-patron de Renault en Inde.

    Risques qualité, santé financière de ces partenaires, transfert technologique, impact sur les relations avec les grands équipementiers mondiaux, capacité à dupliquer cette approche dans des zones où le tissu de fournisseurs est moins compétitif (Russie, Amérique du Sud)… Les risques et limites de ce type de partenariat ne sont pas neutres. Pas suffisant néanmoins pour freiner Renault et PSA, bien décidés à récupérer une partie de la valeur, qui s’est largement déportée chez les équipementiers ces dernières années.

    Les Echos

    http://fortune.fdesouche.com/384029-psa-et-renault-ouvrent-leurs-portes-aux-equipementiers-chinois-et-indiens#more-384029

  • « Si on ne réagit pas très vite, elle va tous nous bouffer. »

    La "droite" s'inquiète face à Marion Maréchal Le Pen :

    "C’est un ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui nous téléphone, à la fin du mois d’août 2014, pour nous dire combien il est « horrifié ». La cause de son émoi ? Un entretien de Marion Maréchal-Le Pen, publié quelques jours plus tôt dans Valeurs actuelles (notre numéro du 21août), dans lequel la jeune députée se livrait à coeur ouvert. Un propos déplacé ? une référence douteuse ? un “dérapage” ? Rien de tout cela : notre ancien ministre se dit simplement « sidéré » par la « fraîcheur », la « clarté » et le « bon sens » des propos de la benjamine de l’Assemblée nationale. Et de conclure : « Si on ne réagit pas très vite, elle va tous nous bouffer. »

    Voici résumé en une anecdote le casse-tête posé à la droite par Marion Maréchal-Le Pen : ferme sur l’immigration, la délinquance et la sécurité, patriote, protectionniste, en pointe dans les combats “sociétaux”, n’incarne-t-elle pas dans sa totalité le corpus de la droite des années 1990, peu à peu délaissé ?"

    Michel Janva 

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Bagarre entre clandestins, Calais sur le fil du rasoir

    Nouvelles violences entre clandestins à Calais,dans le camp poétiquement nommé New Jungle : 24 blessés, dont 14 ont été hospitalisés, rassurez-vous, « La situation a été maîtrisée à tout moment », a annoncé sans rire la préfecture.

     

    Alors que la police est au bord de l’explosion, que les habitants n’en peuvent plus etne reconnaissent plus leur ville, que les chauffeurs routiers Anglais veulent boycotter le port, c’est aussi au sein même des groupes de clandestins que la violence fait rage. Une situation habituelle, qui ne fait les honneurs de la presse que par soninhabituelle ampleur.

    La bagarre entre plusieurs centaines de clandestins, qui aurait opposé Soudanais et Erythréens, n’est que le dernier épisode d’une longue litanie de violences entre migrants (voir ici et  pour deux exemples récents) et surtout à l’encontre de la population.

     

    Certes, Calais n’est qu’un abcès de fixation, mais il est révélateur du cancer de l’immigration qui ronge la société française. Un cancer qui répand ses métastases un peu partout, avec bien sûr la bénédiction du gouvernement et de l’Europe.

  • Primaire: Les Républicains déjà divisés

    A peine l’UMP rebaptisée « Les Républicains », la compétition reprend de plus belle pour la désignation du candidat à la présidentielle de 2017: Alain Juppé, une nouvelle fois sifflé par des militants sarkozystes, a renouvelé ses mises en garde sur la primaire, Nicolas Sarkozy lui répondant qu’il « n’entrera pas dans ce jeu-là ».

    Un « vocabulaire qui fait un peu trop monter la pression »

    Une belle photo de famille…. et quelques couacs. Tous les prétendants à l’Elysée en 2017, déclarés ou non, se sont exprimés à la tribune du congrès « refondateur » des « Républicains » samedi à Paris, de Christian Estrosi à Xavier Bertrand, de Nathalie Kosciusko-Morizet à Bruno Le Maire, François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

    L’ancien chef de l’Etat, grand ordonnateur de la séquence, s’est offert un discours de quarante-cinq minutes sur la République mais aussi contre la gauche, François Hollande et sa « terrible médiocrité ».

    « Un certain vocabulaire qui fait un peu trop monter la pression, qui attaque les personnes, c’est pas mon genre de beauté », a réagi dimanche Alain Juppé, opposant son « objectif de concorde » aux « objectifs de division » des Français qui seraient ceux de Nicolas Sarkozy.

    « Ces sifflets, c’est la résurgence de l’ancien parti »

    Surtout, Alain Juppé mais aussi François Fillon, ancien Premier ministre comme lui, ont essuyé huées et sifflets parmi les quelque 10.000 personnes présentes Porte de la Villette. Preuve que la compétition présidentielle sera rude en dépit de cette démonstration d’unité.

    « Pour moi, ces sifflets, c’est la résurgence de l’ancien parti », a regretté dimanche Nathalie Kosciusko-Morizet. « Vous pouvez siffler tout ce que vous voulez, à partir du moment où il y a une primaire, ce sont les Français qui vont trancher », a lancé la N.2 de l’ex-UMP, que le Journal du Dimanche décrit « sur la sellette » tant sa liberté de parole « agace » Nicolas Sarkozy. Bruno Le Maire a lui aussi dit « regretter » ces sifflets, tout comme Jean-Pierre Raffarin. « J’espère qu’ils n’étaient pas organisés », a même glissé l’ancien Premier ministre.

    Dimanche soir, sur France 2, Nicolas Sarkozy a minimisé cet incident. « Je regrette qu’il y ait eu quelques sifflets. Mais quand vous avez 15.000 à 17.000 personnes, vous ne pouvez pas contrôler que chacun puisse se tenir parfaitement hors de ses sensibilités », a-t-il dit.

    Confiance limitée de Juppé en Sarkozy sur la primaire

    Désormais habitué à ce traitement de faveur particulier au sein de son propre parti, Alain Juppé a rapidement évacué ce nouvel épisode. En revanche, il a lancé un très clair avertissement sur les contours de la primaire prévue à l’automne 2016 qui conditionnent sa participation. Il n’hésite pas à dire qu’il a une confiance limitée en Nicolas Sarkozy sur cette organisation.

    « Si ça se passe bien, si les primaires sont transparentes, s’il y a suffisamment de votants, si c’est bien des primaires de la droite et du centre, je jouerai totalement le jeu ». Mais « si le match, c’est les primaires des Républicains entre Le Maire et Sarkozy, ça ne marchera pas » et ce sera donc sans lui, a-t-il prévenu dimanche. Traduction : le camp Juppé veut des garanties. Sans Alain Juppé, « ce ne serait pas des primaires », « ce serait une catastrophe pour tout le monde », a averti Nathalie Kosciusko-Morizet.

    « Nicolas Sarkozy a le parti. Moi, j’ai l’opinion »

    Mais Nicolas Sarkozy ne semble pas disposé à céder sur ce point. « Le moment des primaires viendra en septembre 2016. D’ici là, il y a les souffrances des Français. Il a fallu gagner les élections départementales, il y a les élections régionales qui viennent, je ne rentrerai pas dans ce jeu-là », a-t-il déclaré dimanche.

    En attendant de trancher cette épineuse question, Alain Juppé s’est dit « déterminé à gagner » et convaincu de l’emporter. « Nicolas Sarkozy a le parti. Moi, pour l’instant, j’ai l’opinion, et j’organise ma petite PME ».

    20 Minutes avec AFP :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFFEupEyySnZGfwaD.shtml

  • Des intellos à réaction... Le point de vue de Philippe Bilger

    Avec Philippe Bilger qui appelle ici de ses vœux des intellos à réaction, retour sur l’évolution du monde intellectuel français (français et européen). Nous en avons traité maintes fois ces temps derniers, notamment hier, avec les réflexions de Pierre Nora. Et, mardi dernier, avec l’étude de Vincent Trémolet de Villers dans le Figaro magazine (Pourquoi la gauche a perdu les intellectuels).

    C’est que le fait que la gauche - ce qui est presqu’ingénument proclamé dans tous les médias par Raphaël Glucksmann, pour s’en apitoyer - soit en train de perdre l’hégémonie idéologique et culturelle, est un phénomène d’importance. Plus encore que la conséquence que l’on peut en attendre qui est la perte du pouvoir politique. Important aussi le fait que, comme le constate Pierre Nora, ce mouvement de nombre d’intellectuels reconnus tend aujourd’hui, moins vers la droite politique que vers une sorte de réaction conservatrice. Ce dernier adjectif est ambigu. Il pourrait signifier : conservation du Système actuel. Mais nous ne croyons pas qu’il soit pris ici dans ce sens péjoratif. Pour conclure, nous voudrions signaler que ce phénomène d’une sorte de réaction des intellectuels aux errements de la société moderne - ou post-moderne - ramène tout simplement à l’un des tout premiers livres de Charles Maurras qui est L’Avenir de l’Intelligence. Sans vouloir donner de leçons à quiconque, nous conseillons à tout ceux que le sujet intéresse de s’y plonger ou replonger. Il y a dans cet ouvrage visionnaire des perspectives du plus grand intérêt pour notre avenir collectif, celui de notre société. Celui, plus largement encore, de notre Civilisation. Nous aurons sans-doute à y revenir. La Faute à Rousseau

    Les projets de la ministre de l’Education nationale ont mobilisé, généralement contre eux, plusieurs intellectuels de haut niveau mais l’intense débat qui se déroule aujourd’hui sur les rapports de la gauche avec les intellectuels, sur la liberté d’expression, dépasse très largement ces péripéties politiques partisanes quoique fondamentales pour le pays et sa jeunesse. […]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Des-intellos-a-reaction-Le-point

  • L’avenir de Sarkozy est derrière lui (Présent 8365)

    En enterrant l’UMP pour lancer Les Républicains, Nicolas Sarkozy a livré son grand dessein : établir une « République de la confiance ». La sagesse populaire dit pourtant qu’on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu ! Or, s’il en est aujourd’hui à peiner sur les tréteaux électoraux, c’est qu’il a perdu la confiance des Français, d’où son échec en 2012. Au soir de sa victoire en 2007, il promettait : « Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas » et, dans la foulée, il promettait « le plein d’emploi » et l’augmentation du pouvoir d’achat. La lecture rétrospective de ces phrases-là est le plus sévère obstacle à la nouvelle ambition du président des Républicains.8365-Une
    Où sont les « Karchers » qui devaient nettoyer les cités ? Le service minimum dans les transports en commun ? Et cette promesse, en 2006, où la démagogie le disputait à l’utopie : « Si je suis élu, d’ici à deux ans il n’y aura plus un seul SDF dans les rues » ? Comment l’électeur pourrait-il avoir confiance en un homme dont la première tâche présidentielle a été de passer outre le non des Français au référendum constitutionnel pour le leur imposer sous la forme du Traité de Lisbonne ? Il voulait « renverser la table », il a seulement cassé la vaisselle. Il se lance dans la course présidentielle avec un boulet au pied : son bilan. Son avenir est derrière lui.
    Car, contrairement à son engagement, il a déçu, il a trahi, il a menti. Comment s’étonner que 72 % des Français, selon le dernier sondage Odoxa, ne veuillent pas qu’il se représente ? Ils ont tourné la page, et il ne s’est pas rendu compte qu’il était dans la page.
    Avec un tel taux de rejet, presque égal à celui de François Hollande (77 %), il pourrait avoir quelque doute sur son avenir politique. Mais non ! Ce n’est pas volontarisme, mais aveuglement narcissique. Il croit toujours que la cour des militants qui lui fait la claque est l’avant-garde du peuple de France qui lui crie « Reviens ! » Or, selon le même sondage, il ne convainc pas les sympathisants de l’ex-UMP : 49 % veulent qu’il se représente, 50 % y sont hostiles. Il y aura toujours des fanatiques qui verront en lui le sauveur, ce n’est pas étonnant puisque Napoléon a encore des partisans. Sarkozy en est encore aux Cent jours auxquels, rappelons-le-lui, Waterloo a succédé…
    Le nouveau parti n’est pas uni, ni la « famille » rassemblée. On l’a bien vu quand Fillon et Juppé ont été hués devant un public clairsemé. Ce ne sont pas des incidents sans importance – au demeurant, Sarkozy n’a pas su les empêcher, à moins qu’il ne les ait fomentés –, ce sont les premiers craquements d’une unité factice qui iront s’aggravant à mesure que la date des primaires se rapprochera. Ce processus, qui devait pacifier la désignation du candidat, est gros de tensions et exacerbe les rivalités. À peine le congrès achevé, Alain Juppé annonçait que sa participation aux primaires était conditionnelle ! De fait, puisqu’il a l’opinion pour lui, dit-il, et Sarkozy le parti, pourquoi irait-il soumettre sa candidature à un collège trop restreint délimité par le président des Républicains, lui-même candidat ?
    Il y eut soixante orateurs au congrès de Sarkozy, des ténors et des seconds couteaux s’y sont exprimés, il a bénéficié d’une large couverture médiatique et, pourtant, bien malin qui pourrait dire quel est son programme, ce qu’il propose pour remédier aux maux du pays et quelle ambition il a pour lui. Cela s’appelle parler pour ne rien dire.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/

  • Le Parlement doit enquêter pour savoir si la France achète du pétrole à l’Etat islamique

    Le député UMP des Yvelines et président du Parti Chrétien Démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson a demandé avec cinquante parlementaires l'ouverture d'une enquête parlementaire, après les déclarations de l'ambassadrice de l’Union Européenne en Irak, qui a avancé que le financement de DAECH pourrait s'effectuer grâce à l’achat par les pays européens du pétrole. Le député répond à Valeurs actuelles :

    "De tels propos ne peuvent être sans fondement, d’autre part nous savons que la Turquie assume pleinement ses liens commerciaux avec le Kurdistan et sa région. L’organisation terroriste contrôlerait quant à elle onze champs pétroliers dans le nord de l’Irak et dans la province syrienne de Raqqa (ville du centre du pays). Par ailleurs, son expansion territoriale est, malgré les quelques moyens mis en œuvre pour s’y opposer, rapide et efficace. Le faisceau d’indices est réel. Le Parlement doit enquêter pour savoir si la France achète du pétrole à l’Etat islamique ou si elle participe à des échanges commerciaux avec cette organisation terroriste.

    [...] Elu de la nation, je considère que la France doit veiller à demeurer l’adversaire de Daech et non son financeur : diplomatie, subventions par des pays du Golfe, moyens affectés à l’armée, renseignement, transmission de notre identité nationale, tout ceci est lié. La traçabilité de notre pétrole est donc un sujet majeur. Notre pays ne peut participer de près ou de loin, que cela soit de manière directe ou indirecte au financement des ennemis de la France. Enfin, si ce financement est avéré, la France devra en tirer les conséquences sur le plan international. On ne peut financer ceux que l’on combat. Les français sont en droit de connaitre la participation éventuelle de certaines grandes firmes nationales au financement de l’organisation terroriste."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Un millier de communes au bord de la faillite

    La baisse des dotations de l’Etat conduit les villes à opérer un rude serrage de ceinture.

    Les communes poussent un cri d’alarme face à la baisse des dotations de l’Etat. Le président de l’Association des maires de France (AMF), François Baroin, rencontre jeudi après-midi Manuel Valls pour la deuxième fois en deux mois. Et pour cause : avec une baisse des dotations de l’Etat de 3,7 milliards d’euros en 2015, de (très) nombreuses villes se retrouvent en situation d’urgence.

     

    La moitié des villes dans le rouge en 2017 ? 

    Selon plusieurs observateurs dont l’AMF, un millier de villes se trouvent dans une situation critique. Si rien ne change, elles pourraient être déclarées en faillite dès cette année, c’est-à-dire incapable de rembourser leurs dettes, risquant ainsi la tutelle de l’Etat.

    Cela risque même de s’aggraver très vite: selon l’AMF, d’ici 2017, plus de la moitié des communes françaises pourraient se retrouver dans une situation critique. Un marasme potentiel qui concerne autant des petites communes, comme à Capelle la Grande, 1.200 habitants, dans le Nord, où le déficit s’élève à 400.000 euros, que des plus grandes, comme à Argenteuil, 100.000 habitants, en région parisienne, où le déficit atteint plus de 8,5 millions d’euros. Et pour limiter la casse, les villes mettent en place tout un arsenal.

    Première solution : faire des économies. Certaines renégocient par exemple en ce moment leurs contrats de gaz et d’électricité. D’autres, comme Béziers, augmentent le temps de travail de leurs agents, lorsqu’ils font moins de 35 heures, pour éviter d’embaucher. Pour sortir du rouge, chacun à sa recette : suppression de 300 postes à Argenteuil, moins d’heures de ménages à Sisteron, baisse des subventions au festival de théâtre les Translatines à Bayonne… C’est désormais une question de survie.

    L’autre option : réduire l’investissement. Ne pas construire la salle culturelle et/ou le nouveau stade prévus permet également de dégager des fonds pour le budget. C’est le levier le plus facile à activer, mais aussi le plus destructeur pour l’emploi : d’ici 2017, ce sont plusieurs dizaine de milliers de postes qui seraient ainsi menacés dans ce secteur.

    Dernier levier : augmenter les impôts locaux. Plusieurs grandes villes ont également fait le choix des hausses d’impôts cette année : Toulouse, Bordeaux, Lyon,  Marseille, Strasbourg, Lille ou encore Tours. Mais ce n’est pas non plus une majorité.  Selon une étude que va révéler aujourd’hui l’Association des maires de France, les deux tiers des communes n’ont en effet pas (encore) alourdi la pression fiscale.

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    Notes :

    >> Pour connaître l’endettement de votre commune, cliquez sur ce lien, allez sur la colonne de droite “Comptes individuels des collectivités”, choisissez votre commune, cliquez sur “Budget principal seul” puis sur “endettement” dans les mots clés du bas.

    Europe 1

    http://fortune.fdesouche.com/383847-un-millier-de-communes-au-bord-de-la-faillite#more-383847

  • Pontet : l’élection du maire FN confirmée par 60 % de votants

    Réélu à 60 %, avec une participation de 60 % également, le maire du Pontet (Vaucluse), Joris Hébrard exulte. Après l’annulation du scrutin de mars 2014, remporté de sept courtes voix au second tour, les Pontétiens ont donc largement confirmé leur choix. La liste « citoyenne et sans étiquette », cache-sexe du PS, du Front de gauche et des Verts, obtient 28 % des suffrages. Les « Républicains », ex-UMP, alliés à l’UDI s’effondrent à 13 %. Autant dire que même en liste unique, l’UMPS n’aurait pu contrer le candidat du FN.


    Le candidat frontiste Joris Hébrard réélu au… par ITELE

  • Au bal des faux-culs, les énarques sont rois

    Hollande s’en est ému et aurait passé un savon à Fleur Pellerin. Bruno Le Maire est monté sur ses grands chevaux en pourfendant les fonctionnaires qui font de la politique. Mais de qui se moque-t-on ? Après l’affaire des notes de taxi d’Agnès Saal à l’INA, l’affaire Saal recasée au ministère de la Culture a agité le Landerneau politique, probablement pour que Marine Le Pen ne puisse s’en saisir la première, sauf que le scandale n’est pas là où on croit.

    Rappelons que Hollande et Le Maire sont passés par l’ENA, et qu’ils connaissent les règles d’affectation de la fonction publique. M. Hollande ayant profité toute sa vie du privilège exorbitant de faire de la politique sans risques, avec la garantie de retrouver son poste de conseiller à la Cour des comptes. Quant au vertueux M. Le Maire, sa démission du ministère des Affaires étrangères ne date que de 2012, et son premier mandat d’élu à 2007, son retrait ostentatoire ayant beaucoup à voir avec les ambitions présidentielles caressées par ce brillant surdoué.

    Mme Saal est énarque, elle n’a jamais eu de mandat d’élu ou fait de politique comme telle. Il est fort normal (le statut de la fonction publique l’y autorise) qu’un haut fonctionnaire en position détachée ou en disponibilité puisse revenir à son ministère d’origine une fois terminé son mandat dans un établissement public tel que l’INA. Si Mme Saal n’avait pas été reclassée à la Culture, elle serait restée chez elle, payée à ne rien faire !

    Ce que Hollande reproche à Pellerin, dans l’attribution à Agnès Saal d’un poste de chargé de mission à la Culture, c’est la maladresse du procédé. Il aurait fallu un placard à la dame, sans publication au JO, comme cela se fait quand l’impétrant doit se faire oublier pour quelque temps. Dans l’administration, on case et on paye des émoluments quoi qu’il advienne, c’est le statut qui veut ça. Là est le premier scandale.

    Qu’Agnès Saal eût été outrageusement politisée, jouant cul et chemise avec les huiles du Parti socialiste et en se livrant à des ripailles de prébendes, de réseautage et de renvoi d’ascenseur pendant vingt ans, soit. Sauf que cela est l’ordinaire des hauts fonctionnaires qui gravitent autour du pouvoir, entre les postes des cabinets ministériels, ceux à la nomination du gouvernement et même les emplois de ministères, et là est le deuxième scandale.

    Le troisième motif d’énervement tient au fait que nos hauts fonctionnaires bénéficient d’une impunité à toute épreuve. Jamais de sanctions, même pour faute grave ou de concussion ou de prévarication. Les notes de taxi de Mme Saal ou les « ménages » d’Aquilino Morelle pour une firme pharmaceutique, c’est du pipi de chat, c’est le 0,1 % d’une administration incapable de faire régner un semblant d’État de droit et de punir ses fonctionnaires indélicats.

    Dans les quatre « grandes » écoles de la fonction publique (ENA, X, ENM, ENS), l’allégeance politico-syndicale prime désormais sur la compétence, la conformité sur l’originalité, la souplesse de caractère sur la rigueur et la droiture. Nous avons une haute fonction publique très corrompue : moralement, financièrement, politiquement.

    Michel Debré, qui a créé l’ENA en 1945, et de Gaulle, qui a fait des énarques les grands commis de son État, ont été trahis. Il faut lire le chapitre au vitriol de Zemmour sur Louis Schweitzer, énarque et ancien patron de Renault puis de la Halde, dans Le Suicide francais.

    Stephan A. Brunel

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuFFEFllFEAJkxDFSs.shtml