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France et politique française - Page 3968

  • Laurent Obertone : “Le système retourne les faits à l’avantage de son utopie”

    Avec “la France Big Brother”, Laurent Obertone nous livre un réquisitoire contre le conditionnement imposé aux Français. Dans cet entretien accordé au journal Valeur actuelles, l’auteur explique notamment que “le système retourne les faits à l’avantage de son utopie”.

    Voici quelques extraits :

    La France subit trois attentats terroristes et nos élites lancent une campagne contre l’islamophobie. Comment l’expliquez-vous ?

    C’est une démonstration de la capacité de manipulation de Big Brother, une démonstration de réécriture du présent, de double pensée, de retournement des faits à l’avantage d’une utopie. Les médias, en particulier, contrefont le réel, le filtrent, l’expurgent de tout ce qui nuit à leur morale progressiste et nous projettent une image du pays totalement falsifiée. À les entendre, des extrémistes indistincts n’ont attaqué que le “vivre-ensemble”, à peu près comme le fait, selon eux, Marine Le Pen. Cette dernière a d’ailleurs été accusée, sinon de monter les Français les uns contre les autres, du moins de « récupérer » l’affaire et d’en« profiter », quand Cazeneuve, Valls et Hollande ont connu un rebond de popularité spectaculaire… Tout est fait pour dissocier les effets des causes, il faut croire que ça fonctionne.

    Les attaques des 7, 8 et 9 janvier marquaient la défaite d’un système complaisant envers le communautarisme, l’immigration et l’islamisation de la France. Comment ce système et ses acteurs ont-ils réussi à retourner leur échec en ce que vous qualifiez de “kermesse antiraciste” ?

    Il faut une grande expérience en la matière. Aussi vite que possible, on évacue les faits, pour seriner les messages slogans : “pas d’amalgame”,“l’islam est la première victime”, “cela n’a rien à voir avec l’islam”. Ce sont les “valeurs” progressistes qu’on vise. À partir de là, tous ceux qui voulaient se révolter contre les terroristes islamistes, tous ceux qui voulaient s’interroger sur leur suivi, sur les soutiens dont ils bénéficient dans les banlieues, sur la balkanisation de la société française, étaient présentés comme des intolérants et des fascistes, complices des terroristes (pourquoi se gêner ? ).

    Les gens perçoivent confusément le lien entre immigration massive, communautarisme et islamisation du pays. Pourtant, ce système ne doit pas être remis en cause. Pourquoi ?

    L’immigration, le multiculturalisme, l’islam sont extrêmement valorisés par Big Brother. On prétend qu’ils amènent prospérité, enrichissement, qu’ils n’ont rien à voir avec l’insécurité et le terrorisme. La “légitimité” des promoteurs est donc suspendue aux faits : si les faits sont défavorables, les promoteurs seront montrés du doigt.

    http://fr.novopress.info/181518/laurent-obertone-systeme-retourne-les-faits-lavantage-utopie/

  • Actualité de la semaine : Valls montre les muscles, la vidéo d'Aymeric Chauprade…

  • Avec la réforme de Taubira un détenu en sursis a le droit de se rendre à l'étranger

    Lu ici :

    "Jusqu'en septembre 2014, avant l'entrée en vigueur de la réforme pénale de Christiane Taubira, les personnes assujetties à un SME devaient obligatoirement obtenir "l'autorisation du juge de l'application des peines" avant d'envisager "tout déplacement à l'étranger". Ce n'est plus le cas depuis le 1er octobre 2014. La loi de la garde des Sceaux a fait en sorte que cette obligation ne soit plus "automatique". Désormais, le condamné placé sous SME n'a plus besoin que d'"informer préalablement" son juge de "tout déplacement à l'étranger"."

    Les voyageurs pour la Syrie n'ont plus besoin de prévenir le juge avant de prendre leur billet. Toujours pas de démission du côté de la place Vendôme ?

    Michel Janva

  • Un « choc des civilisations » ? « La nature a horreur du vide »

    Les politologues s’accordent à dire que les questions internationales, de politique étrangère, et le positionnement à leur sujet des partis et/ou des candidats ne comptent que très  marginalement dans les motivations du vote des électeurs Français. Pour autant,  les  drames et  bouleversements géopolitiques récents peuvent peut être  sensiblement corrigé ce désintérêt. A cette aune,  les liens  de l’UMP et de son président  avec le Qatar ne sont pas anodins, et les efforts de M. Sarkozy (et de M. Fabius…) pour les justifier sont assez révélateurs d’un trouble grandissant. Dans ce contexte, si Marine Le Pen était hier à Bruxelles pour réagir aux annonces de Mario Draghi, président de la BCE –voir le site du FN-  c’est surtout l’annonce du remplacement d’Aymeric Chauprade de son  poste conseiller pour les questions internationales de la présidente du FN par Edouard Ferrand  qui a retenu ces derniers  jours l’attention des médias.

     Dans une vidéo diffusée le 15 janvier dernier, intitulée «La France est en guerre» et succédant à sa tribune parue cet été, s’inscrivant déjà dans la même optique, et invitant le FN à  formuler notamment une nouvelle approche du conflit israélo-palestinien,  Aymeric Chauprade  affirmait  notamment que « la France est en guerre avec des musulmans ». « Elle n’est pas en guerre contre les musulmans, mais avec des musulmans (…).  Une cinquième  colonne puissante vit chez nous et peut se retourner à tout moment contre nous en cas de confrontation générale », fraction de la communauté mahométane potentiellement dans l’orbite des fondamentalistes  qu’il estime à environ 20% des 5 à 6 millions de musulmans installés sur notre sol.

     Effectuant un parallèle avec la prise du pouvoir par  les nationaux-socialistes  en Allemagne,  et soulignant  la capacité d’entraînement des minorités actives  il a également précisé que justement  «les totalitarismes se sont formés avec une minorité, au départ. Il y a une minorité de musulmans qui a un projet qui est totalitaire, qui est l’islam radical. Cette minorité active peut convertir une partie importante d’autres musulmans. Et c’est important de faire la distinction».

     Invité de France inter lundi, Marine, qui n’avait pas été informée de la teneur de cette vidéo comme  elle ne le fut pas  de la tribune  citée plus haut, a dénoncé un manque de discipline et surtout  jugé que l’intervention du député européen frontiste s’inscrivait  dans le cadre du choc des civilisations, théorisé à la fin des années 90 par l’américain Samuel Huntington dans son livre éponyme. «Il est très facile de se soumettre à cette logique, et je la trouve terrible», a-t-elle expliqué.

     Bruno Gollnisch  l’a dit et répété, le FN, mouvement  responsable qui entend accéder aux  plus hautes responsabilités,  n’est bien évidemment pas en guerre avec les 1,5 milliards  de musulmans, avec  un islam qui n’est pas d’un bloc. Il   ne  confond pas les causes et  les conséquences du grave,  du déterminant problème identitaire qui se pose à notre pays.  

     La poussée communautariste et  fondamentaliste est générée par une immigration de masse, subie par notre pays depuis quarante ans, qui  la  nourrit mécaniquement. Comme le disait Jean-Marie Le Pen,  il y a déjà de nombreuses années, l’islam n’était pas un problème en France lorsque la France maitrisait ses flux migratoires, et que les populations immigrées étaient en nombre raisonnable  sur notre sol.

     Répétons-nous encore, la vérité consiste à dire qu’au-delà d’un certain seuil quantitatif, atteint dans de très nombreux quartiers ou   villes européennes, l’assimilation ne fonctionne plus.  Un processus de babélisation encouragé par les tenants de l’idéologie  mondialiste,  confrontés aujourd’hui au réveil des identités engendré par cette nouvelle promiscuité planétaire des groupes ethniques et religieux. Un phénomène assez bien analysé pour le coup   par Samuel Huntington.

     Dans un entretien paru (ou a paraître très prochainement), accordé au journal autrichien Zur Zeit, Bruno Gollnisch relevait que « la nature a horreur du vide ». « Nos églises se vident, les mosquées sont pleines. C’est aussi sur le vide spirituel de l’occident, de nos nations dites avancées, mais surtout désenchantées, que prospère l’islamisme. Quelles valeurs autres  que matérialistes, hédonistes, marchandes, relativistes avons-nous à opposer à l’islam conquérant ? La quête du Beau, du Bien, du Vrai qui, dés la Grèce antique, a façonné l’esprit, le génie de notre civilisation, est battue en brèche, moquée, vilipendée. En refusant de reconnaitre les racines chrétiennes de l’Europe, les instances Bruxelloises ont fait aussi, à leur niveau, le jeu de l’islam radical. En désarmant les âmes, on affaiblit aussi les cœurs et les esprits ».

     Il notait aussi qu’il restait très « circonspect »  sur cette théorie du « choc des civilisations»,  « brandi par les neocons, qui  a contribué à la justification de la catastrophique guerre contre l’Irak de 2003, nous en voyons les effets désastreux aujourd’hui, et à une volonté plus générale de remodelage  du Proche-Orient, toute aussi chaotique dans ses effets ».

     « Faut-il rappeler aussi l’aide qui fut apportée par les occidentaux aux milices islamistes en Syrie contre le régime de Bachar el Assad ? Ou encore les résultats de l’intervention française en Libye pour détruire le régime de Kadhafi ? Nous payons ses colossales erreurs géopolitiques au prix fort ».

     Bref, il convient de se méfier des exhortations à nous solidariser  « avec le monde libre » au nom de la lutte contre la « barbarie » « le fascisme islamique ». Nous le relevions aussi sur ce blogue,  les exemples historiques ne manquent pas, un péril nouveau peut faire naître des alliances conjoncturelles. Mais une opposition nationale qui ne renonce pas à faire entendre la voix d’une France indépendante et se méfie des discours simplistes, ne saurait justement communier dans l’atlantisme et avaler sans le recul nécessaire cette propagande là.

     Bien sûr, et pour conclure,  nous sommes solidaires d’Aymeric Chauprade  au regard  notamment  de qu’il a dû subir mardi sur I télé. Une chaîne qui aime tellement la pluralité des opinions  qu’elle a chassé Eric Zemmour de son antenne.  Confronté à  l’agressivité vipérine assez sidérante, et  bien peu déontologique d’Olivier Galzi,  le député frontiste y  a été accusé de tous les maux.

     Nous sommes aussi aux côtés d’Aymeric Chauprade  dans le procès qui lui est intenté suite à cette vidéo du 15 janvier  par l’officine immigrationniste  socialiste SOS racisme, et le tout aussi  controversé Collectif contre l’islamophobie en  France, dont le porte-parole est le franco-égyptien   Marwan Muhamad.

     Marine a souligné qu’Aymeric Chauprade bénéficiera du soutien juridique du FN. Dans un communiqué, le Front a condamné ce  « terrorisme intellectuel ». « Au moment où la liberté d’expression est revendiquée par tous, il est paradoxal de continuer à accorder à des associations stipendiées et résolument politisées le privilège exorbitant de poursuivre tous ceux qui expriment une opinion divergente (…). Journalistes, écrivains, élus sont aujourd’hui victimes quotidiennement de ce terrorisme intellectuel et judiciaire dont l’objectif est de maintenir une chape de plomb ».

     On ne saurait mieux dire.

    http://gollnisch.com/2015/01/23/un-choc-des-civilisations-la-nature-horreur-du-vide/

  • L’échec de l’intégration des musulmans démontrée dans une émission en Belgique

     

    « L’intégration est un échec ! ». Voilà le thème du premier numéro de l’émission « Dossiers tabous » diffusé mardi soir sur RTL TVI. Annoncé en grande pompe car marquant le retour à la télé du célèbre journaliste belge Jean-Claude Defossé, les Belges étaient impatients de découvrir ce programme. Mais outre les appréciations de certains Belgo-belges, l’émission a provoqué un tollé.

    Et pour cause, Jean-Claude Defossé présente l’intégration des immigrés musulmans en Belgique comme un «échec». Politiques, militants associatifs, citoyens lambda, les critiques ont émané de tout bord.

    Jean-Claude Defossé assume totalement son reportage :

    Accusé par les uns de “surfer sur les clichés” ou de faire un “mélange d’amalgames”, M. Defossé ne change pas sa ligne de conduite. “Mon but était de secouer le cocotier pour voir ce qui tombait, de faire réfléchir en somme. Et j’ai réussi. Un reportage sans critiques, c’est pour moi un reportage à l’eau tiède. Si c’était à refaire, je ne changerais rien”.

    http://fr.novopress.info/

  • La guerre civile aura bien lieu !

    La France est une vaste Cocotte-Minute dont les gouvernants et les médias ont refermé définitivement le couvercle de peur de voir une réalité politiquement incorrecte s'en échapper.

     

    Il n’est pas question pour moi de me réjouir d’un fait que j’analyse et auquel je compte bien consacrer plus qu’un article. Mais il est essentiel d’arracher le bandeau que porte aujourd’hui notre société face à la montée des périls qui se dessinent et qui hélas, j’en suis persuadé, vont nous conduire à une guerre civile soit larvée soit ouverte. Mais d’abord, qu’est-ce qu’une guerre civile ? Une guerre civile est la situation qui existe lorsqu’au sein d’un État, une lutte armée oppose les forces armées régulières à des groupes armés identifiables, ou des groupes armés entre eux, dans des combats dont l’intensité se prolonge dans le temps, dépassant ainsi la simple révolte ou l’insurrection.

    Les causes d’une guerre civile sont multiples. En analysant celles qui se sont enchaînées dans l’Histoire, nous trouvons quatre grands types d’éléments déclencheurs : les différends territoriaux, les conflits ethniques, les antagonismes religieux, les crises socio-économiques. Souvent, d’ailleurs, certains de ces éléments se conjuguent entre eux lorsque le conflit éclate. La gravité de la situation de la France de 2015 est que ces quatre données sont présentes dans notre société. Jusqu’à ces derniers temps, on pouvait penser qu’il manquait la première composante, la composante territoriale. Christophe Guilluy, avec son livre La France Peripherique, Comment on a sacrifié les classes populaires, vient de démontrer que des territoires bien délimités existent et sont différenciables entre zones urbaines et zones périphériques.

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  • La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge

    Alors que Manuel Valls n'en avait pas dit un mot mercredi lors de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, Harlem Désir a confirmé jeudi à l'ONU que la France mettrait en place "à brève échéance" le blocage de sites racistes et antisémites sur simple ordonnance de l'Etat, sans contradictoire ni vérification judiciaire de l'illégalité des sites bloqués. Une exception qui devient la norme.
    Jeudi matin, l'Assemblée générale de l'ONU tenait à New York une réunion plénière informelle exceptionnelle, à l'initiative de Bernard-Henri Lévy, sur la question de la montée des violences antisémites dans le monde. La réunion avait été programmée avant les attentats commis en France, mais a nécessairement gagné en importance par l'assassinat de quatre otages juifs détenus dans l'épicerie de Vincennes par Amedy Coulibaly.
    A cette occasion, le secrétaire d'état aux affaires européennes, Harlem Désir, a prononcé un discours dans lequel il a confirmé les pistes avancées la semaine dernière par la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui n'ont pourtant pas été évoquées mercredi lors de la conférence de presse de Manuel Valls. En particulier, Harlem Désir a confirmé qu'à "brève échéance", la France mettrait en oeuvre "la possibilité d’un blocage administratif des sites internet et des messages à caractère raciste et antisémite".
    Ce blocage administratif, qui se matérialise par un ordre du ministère de l'intérieur non soumis au contrôle d'un juge, fut d'abord prévu pour les seuls contenus pédopornographiques. Dès 2008, il y a sept ans, Numerama avait mis en garde contre l'ouverture de la boîte de Pandore, en prévenant que la lutte nécessaire contre la pédophilie, que le blocage n'aide en rien, ne serait qu'un moyen de légitimer un processus qui serait ensuite étendu à d'autres types de contenus. L'histoire du fichier des empreintes génétiques (FNAEG) qui compte aujourd'hui plus de 2,5 millions d'enregistrements l'avait déjà démontré.
    METTRE DES BARRIÈRES SUR INTERNET
    Nos craintes se sont vérifiées l'an dernier avec l'adoption d'une loi contre le terrorisme qui adopte le mécanisme du blocage extrajudiciaire à l'encontre des sites de propagande terroriste, dont la liste à bloquer sera établie par le gouvernement, sans contrôle d'un juge. Et donc, selon Harlem Désir et Christiane Taubira, il sera très bientôt étendu à des sites racistes et antisémites,avec la forte tentation de bloquer également des sites très critiques contre le sionisme et Israël, sans qu'un juge ne puisse s'y opposer (sauf recours ultérieur une fois la mesure déjà appliquée).
    A l'ONU, Harlem Désir a déclaré que l'antisémitisme "est toujours là, présent, avec son cortège de préjugés, de haine et de violence, parfois comme la résurgence d’un vieil antisémitisme qui remonte du fond des siècles, mais aussi, désormais, sous des formes nouvelles, se répandant sans barrière sur internet et les réseaux sociaux, à l’abri de l’anonymat ou non, prenant parfois prétexte du conflit israélo-palestinien ou s’appuyant sur le dévoiement fanatique de l’islam ancien ou nouveau".
    RENDRE RESPONSABLES LES INTERMÉDIAIRES
    Selon Les Echos, le secrétaire d'état a expliqué en marge de son discours qu'il fallait étendre la responsabilité pénale des intermédiaires tels que les réseaux sociaux. "Nous devons limiter la dissémination de ces messages. Nous devons établir un cadre légal afin que ces plate-formes sur internet, les grandes compagnies qui gèrent les réseaux sociaux, soient appelées à agir de manière responsable", a-t-il demandé. Il sollicite la convocation d'une conférence internationale dédiée à ce sujet.
    Déjà en novembre dernier, le Conseil de Sécurité de l'ONU avait demandé un renforcement de la lutte contre la propagande terroriste sur Internet, en laissant entendre que les plateformes qui seraient trop ouvertes à la liberté d'expression pourraient être accusées de terrorisme par complicité. Le Conseil avait par ailleurs demandé à l'ensemble des 192 membres de l'ONU "d'agir de façon coopérative pour empêcher les terroristes de recruter, pour contrer leur propagande et leur incitation extrémistes violentes sur Internet et les médias sociaux, y compris en développant des contre-récits efficaces".

  • « L’Arabie saoudite est le problème principal ! »

    Entretien avec 

    Pierre Conesa est un ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense et l’auteur d’un rapport rendu à la mi-décembre sur la lutte contre la radicalisation intitulé « Quelle politique de contre-radicalisation en France ? »

    Dans votre rapport, vous affirmez qu’il faut désigner une cible. Laquelle ?

    Oui, je pense qu’il est stupide et très dangereux de faire des contorsions de langage : « terrorisme international » étant la phrase la plus stupide, la plus dangereuse étant celle de « terrorisme islamiste ».

    La matrice idéologique de la violence est le salafisme, pratique la plus obtuse et la plus intolérante de l’islam.

    La désigner est le bon moyen pour que les autres musulmans ne se sentent pas visés, parce que la totalité de la communauté musulmane n’est évidemment pas concernée par ces comportements.

    Vous dites que les salafistes seraient des « enfants trahis par la République »… Pourtant, il en existe partout dans le monde qui ne sont pas passés par la France.

    Pour comprendre pourquoi le salafisme a pu s’installer en France, oui, je crois qu’il faut revenir sur les ratés de la République : la Marche des beurs dans les années 80 revendiquait les principes républicains : Liberté, Égalité, Fraternité.

     

    La classe politique a instrumentalisé le mouvement en le déviant (demande de carte de séjour de 10 ans alors que les marcheurs étaient français, par exemple), et surtout en créant SOS Racisme sans aucun des leaders de la Marche.

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  • L'euthanasie existe depuis 40 ans : celui des enfants non-nés

    Thibaud Collin écrit dans Le Figarovox :

    "Quarante ans jour pour jour après la promulgation de la loi Veil, le Parlement s'empare de la question de «la fin de vie». Ce rapprochement pourrait paraître incongru à certains tant ces thèmes semblent poser des problèmes différents, l'un le «droit des femmes», l'autre le «droit de mourir dans la dignité». Il n'en est rien. L'euthanasie existe déjà en droit français, précisément depuis 40 ans. Certes le mot ne se trouve pas dans la loi Veil mais la chose, sans nul doute. En effet, celle-ci dépénalise l'avortement jusqu'à dix semaines mais en cas de malformations graves du fœtus l'autorise jusqu'au terme de la grossesse. Quel est l'argument justifiant une telle différence de traitement? La logique euthanasiqueIl s'agit de supprimer l'enfant pour «son bien» ; par «compassion». Comment infliger à un enfant une vie handicapée? Mieux vaut le libérer d'emblée de souffrances futures. Ainsi au commencement et au terme de la vie humaine, le même raisonnement légitime le fait de donner la mort. La mort n'est plus ce qu'il faut éviter à tout prix, la vie étant un bien à sauvegarder quelqu'en soit le coût. A la mort se substitue désormais la souffrance, physique et/ou psychique. En quoi tout cela nous révèle-t-il la manière dont notre société se représente l'homme? Et quelle vision de l'homme de telles pratiques impliquent-elles et favorisent-elles?

    Leur présupposé commun est que la vie n'est pleinement humaine que si elle est prise dans un projet lui donnant un sens. La valeur d'une vie dépend de la construction dont elle est l'objet. Il faut que le matériau à partir duquel réaliser cette œuvre soit adéquat au but recherché. Mais le matériau, quel est-il si ce n'est la personne dans son corps et ses diverses potentialités? Et à certains moments, le matériau disponible peut apparaître comme incapable de réaliser le projet de vie. Lorsque la personne subit des maux qui oblitèrent ses forces d'action et de création, la vie peut apparaître comme un fardeau insupportable et désormais insensé. Le handicap, la souffrance, la grande dépendance remettent en cause le projet de vie incapable d'assumer cette passivité envahissante. A l'aune d'un tel critère, de telles conditions de vie peuvent même sembler violer la dignité de la personne. La mort est alors envisagée comme une libération et devient l'objet d'un appel à la bienveillance d'autrui. C'est ici que se met en place le cercle des dispositions sociales influençant les mentalités et par là les attitudes, et réciproquement. (...)"

    Michel Janva