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France et politique française - Page 3969

  • #J’étaisCharlie

    Si le torchon blasphémateur qu’est Charlie Hebdo a déchaîné les foules il y a quelques semaines avec son premier numéro post attentat, les points de vente étaient mercredi matin particulièrement désert, comme ils l’étaient par ailleurs avant le phénomène #jesuisCharlie !

    Vendu à plus de 7 millions d’exemplaires après les attentats, le journal n’a été tiré qu’à 2,5 millions d’exemplaires cette semaine, et pour cause ! Même si les ventes ont augmenté depuis début janvier, elles redescendent doucement tout comme l’élan pseudo-humaniste des milliers de moutons « Charlie » réunis sur la place de la République le 11 janvier !

    « Ca se vend doucement, ça n’a rien à voir avec le dernier numéro » réalisé tout de suite après l’attaque, a indiqué un kiosquier à la gare Saint-Lazare. « En une heure, on en a vendu une vingtaine. La dernière fois, les 240 qu’on nous avait livrés étaient partis au bout d’une heure » rapporte La Dépêche.

    On s’est promené place de la République, on a sorti nos drapeaux français ( et notre hypocrisie ), il faisait beau, on en a bien profité, on s’est donné bonne conscience, maintenant qu’on a prouvé notre engagement républicain on peut rentrer chez soi et reprendre sa petite vie tranquillement, bref on était Charlie.

     

    http://www.contre-info.com/

  • Départementales 2015 : Marine Le Pen lance son plan de bataille

    La présidente du FN espère que ses troupes seront "maîtres" des élections des 22 et 29 mars afin "d'influencer la politique menée dans les départements".

    La présidente du FN Marine Le Pen a dit samedi son espoir que ses troupes soient "maîtres" des élections départementales des 22 et 29 mars afin, à terme, "d'influencer la politique menée dans les départements". "L'abstention est notre pire ennemie. Nombre de Français pensent que c'est en restant chez eux qu'ils enverront un message à leurs dirigeants. Ils se trompent ! Dites-le et faites-le dire. Un seul mot d'ordre, le bulletin de vote FN-RBM", a lancé Marine Le Pen dans un discours de clôture d'une journée de "convention départementale", salle Équinoxe à Paris, devant plus de 1 500 candidats et supporters du FN.

    "Ce dimanche 22 mars, si nous arrivons à dépasser la barre des 20 % alors nous atteindrons un seuil fracassant, celui qui permettra la qualification de nombre de nos candidats au second tour, et alors nous serons maîtres de l'élection, nous pourrons peser dans la balance et, avec des victoires, influencer la politique menée dans les départements", a souhaité Marine Le Pen.

    Le FN espère remporter de très nombreux cantons mais est prudent sur sa capacité à gagner des départements, même si l'Aisne ou le Vaucluse notamment sont dans le viseur.

    Des propos xénophobes

    Alors que les révélations se sont succédé ces derniers jours autour de candidats FN aux départementales ayant tenu des propos xénophobes sur les réseaux sociaux, la fille de Jean-Marie Le Pen a relevé que "cet important travail de recherche des candidats dans chacune de nos fédérations n'a pas été facile mais nous y sommes arrivés". "Le 22 mars, 7 648 candidats patriotes se présenteront devant les électeurs dans 1 912 cantons. 98 % des Français auront la possibilité de glisser dans l'urne des bulletins Bleu marine. Le FN est plus que jamais le premier parti de France", s'est-elle félicitée.

    "Le temps où certains de nos compatriotes étaient condamnés au vote blanc ou à l'abstention est révolu", a aussi souligné la patronne du parti d'extrême droite.

    À l'adresse de ses candidats, présents en nombre dans la salle, cette mise en garde : "La nation attend de nous que nous soyons prêts à gouverner. Ne la décevons pas ! Nous ne trahirons pas la confiance qui nous aura été accordée."

    afp via le Point :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukVEulylAGvccUNSZ.shtml

  • Une osmose entre le SAC et les caïds

    La commission d'enquête parlementaire sur les activités du service d'ordre gaulliste, constituée en 1982, estimera que "le SAC n'a jamais cessé d'être une association accueillante pour les malfrats et les truands en mal d'impunité".
         L'appartenance de tel ou tel voyou au SAC est difficile à prouver puisque les fichiers des adhérents, tenus secrets, n'ont jamais été retrouvés. Mais, sans prétendre à l'exhaustivité, on peut citer quelques-uns des foyers de la collusion, particulièrement marquée durant les années 60, entre ce service d'ordre et la pègre, dont quelques caïds corses.
         A Paris, les frères Zemmour, maîtres des boîtes de nuit, leur associé Riwen Liwer et le truand Roger Bacry servent de colleurs d'affiches et d'agents électoraux aux candidats gaullistes. Ils bénéficieront de protections jusqu'au début des années 70. Les Zemmour ont pour avocat Pierre Lemarchand, le recruteur des "barbouzes" anti-OAS. Lorsque Roger Bacry investit dans le trafic de drogue, au début des années 70, il s'associe avec Joseph Signoli, gérant dubar Le Consul, à Paris, un des lieux de rendez-vous des membres parisiens du SAC. Lui-même proche de ce service d'ordre, Signoli est en lien avec les figures de la Corsican Connection, notamment en Amérique latine, et ne sera arrêté qu'au printemps 1972.
         A Lyon, le SAC est dirigé par Jean Augé, le parrain de la ville, qui bénéficie de puissantes relations policières et politiques. Ancien résistant, membre des services secrets de De Gaulle pendant la guerre, barbouze anti-OAS, "Petit Jeannot" a été radié des fichiers du grand banditisme grâce à ses amis gaullistes. Arrêté pour port d'armes, Jean Augé est soutenu devant un tribunal par deux de ses protecteurs, un officier du SDECE et le commissaire principal Dominique Simoni. Il tombera sous les balles d'autres truands, dans un règlement de compte lyonnais, le 19 juin 1973. Parmi ses lieutenants figurent quelques membres du SAC, dont Léon Caratjas, Louis Andréucci et Gavin Coppolani, ainsi que les frères Étienne et Ange Mosca, deux proxénètes corses. Ces derniers participent au trafic de drogue organisé, entre Marseille et Bastia, par Jean-Baptiste Croce, et ne tomberont dans les filets de la police qu'en 1973.Les principaux membres du "gang des Lyonnais" d'Edmond Vidal, démantelé en 1974, sont aussi des piliers du SAC.
         A Grenoble, le SAC est également tenu par le caïd de la ville, le Corse Mathieu Mattéi, cousin d'Alexandre Sanguinetti.Tenancier du bar Le Gobelet, Mattéi règne sur la prostitution dans la région jusqu'à son exécution en juin 1968, probablement par des tueurs aux ordres de Jean Augé. Sa compagne est arrêtée en novembre 1969, à Cannes avec 50 kilos d'héroïne cachés dans sa Lancia. 
         A Marseille, deux complices de Croce, Joseph Mari et Jospeh Marro, sont membres du SAC. Autre pilier historique de la Corsican Connection, le Corso-Marseillais Gabriel Graziani qui se rendait naguère au Canada et à Cuba pour voir ses amis Croce et Mondoloni, est proche de l'organisation gaulliste. Il sera arrêté à Lyon en 1977, dans le cadre d'une affaire de hold-up à la Caisse d'épargne. L'un des quartiers généraux des membres du SAC à Marseille n'est autre que le bar Chez Toto, propriété de Philippe Pasqualini, alias "Toto", qui sera suspecté de trafic de drogue. A la fin des années 60, le responsable officiel du SAC marseillais est le militant Gérard Kappé, mais son véritable patron n'est autre que Constantin Tramini, hôtelier, spécialiste du racket, qui tente de prendre la relève des Guérini après leur déclin en 1967. Une fois Tramini abattu en octobre 1972, c'est son ancien bras droit, Daniel Boggia, autre encarté du SAC, qui essaiera de s'affirmer comme parrain, jusqu'à son exécution en novembre 1973.
         A Aix-en-Provence, le Corse pied-noir Sauveur Padovani, patron de la pègre locale depuis son arrivée en 1967, dirige la cellule du SAC, recrutant des militants pour les campagnes électorales de l'UNR dans les bars fréquentés par les malfrats. "A Aix, cette hiérarchie parallèle SAC-milieu était respectée du haut en bas de l'échelle, écrit l'historien François Audigier. Si le chef du SAC aixois était une figure de la criminalité locale, le militant de base relevait plutôt de la petite délinquance." Impliqué dans le meurtre, en juillet 1969, de la gouvernance d'un vicomte, à Puyricard (Bouches-du-Rhône), Padovani est condamné à huit ans de prison.
         A Nice, le caïd Angelin Bianchini est l'un des dirigeants locaux du SAC. Proche des thèses de l'Algérie française, lié aux nouveaux truands pieds-noirs, Bianchini assure le service d'ordre des assises nationales de l'UNR, qui se tiennent dans sa ville en 1964. Après son arrestation en 1965, il se retire du jeu. C'est Urbain Giaume, allié des Guérini, très lié à la mairie de Nice tenue par Jacques Médecin depuis septembre 1965, qui reprend les rênes du SAC. Et le responsable départemental, Marcel Galvani, est l'ami de deux malfrats, Jean Audisio et Pierre Lahovary, qui seront arrêtés en avril 1970 pour trafic de drogueavec des cartes du SAC en poche. Devant la commission d'enquête parlementaire, l'inspecteur Claude Chaminadas rapport qu'il avait appris en 1969 que certains membres d'un réseau de trafiquants "transportaient de l'héroïne aux États-Unis en utilisant pour ce faire une carte tricolore qu'ils présentaient aux frontières", et que certains d'entre eux "auraient appartenu au SAC".
         La direction de la police judiciaire dénombrera un total de 65 affaires impliquant 106 membres du SAC entre 1960 et 1982, trafic d'armes ou de stupéfiants, ainsi qu'à des crimes de droit commun. Dans leur rapport de 1982, les députés estimeront qu'il ne s'agissait pas seulement d'errements personnels, mais bien du produit d'un mode de recrutement particulièrement laxiste.
    Jacques Follorou, Vincent Nouzille, Les parrains corses

  • MM. Sarkozy, BHL et Hollande, la Libye vous remercie !

    Aujourd’hui, la Libye est un État souverain qui n’a plus d’État… où plutôt qui en a trois. En effet, ce pays se trouve dirigé par trois entités.

    Lors de l’opération Serval, en 2013, l’armée française a repoussé hors des frontières les terroristes qui occupaient le Mali, fort heureusement sans beaucoup de pertes. Mais les terroristes, eux non plus, n’ont pas eu trop de pertes et ils ont conservé leur armement. Nombreux sont restés au Mali, infiltrés dans la population. D’autres ont rejoint Boko Haram. Merci François Hollande !

    Il aurait fallu une opération conjointe afin de les prendre en tenaille et les détruire définitivement mais cette stratégie n’a pu être programmée par défaut de coopération des Algériens, des Libyens et des pays environnants. Ils se sont regroupés et ont reconstitué leurs forces, notamment en recréant à la frontière libyenne, à Madama, extrême nord du Niger, un fief aussi solide que l’était celui de l’Adrar des Ifoghas, à la frontière algérienne.

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  • Forsane Alizza : Ils se préparaient au djihad armé, enfin le procès des cavaliers d’Allah – Et interview de Fabrice Robert

    (via l’hebdomadaire Minute)

    L’interview de Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, qui faisait partie des cibles de ce groupe islamiste est à découvrir sous cet article.

    En mars 2012, à la suite de l’affaire Merah, le groupe islamiste Forsane Alizza (« Les cavaliers de la fierté ») avait fait l’objet d’un vaste coup de filet et certains de ses membres avaient été placés en détention. Le parquet de Paris vient de demander le renvoi en procès de quinze d’entre eux pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et acquisition d’armes.

    Le 1er mars 2012, le gouvernement avait pris un décret de dissolution de Forsane Alizza, présentant les caractéristiques d’un groupe armé privé et affichant clairement sa volonté de remplacer la République par un califat. Le décret précisait notamment:« Le groupement de fait “Forsane Alizza“, en appelant à l’instauration du califat et à l’application de la charia en France, remet en cause le régime démocratique et les principes fondamentaux de la République française que sont la laïcité et le respect de la liberté individuelle; […] en incitant les musulmans à s’unir en vue de participer à une guerre civile présentée comme très probable et en préparant ses membres au combat et à la lutte armée, ce groupement a pour but d’attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement. »

    Un mois plus tard, alors que le mois de mars venait d’être marqué par les attaques commises par Mohamed Merah, dix-neuf membres du groupe étaient arrêtés, parmi lesquels « l’émir » de Forzane Alizza, Mohammed Achamlane. Emprisonnés depuis lors, quinze d’entre eux seront donc jugés pour leurs projets terroristes.

    « Si Allah veut, nous serons de véritables moudjahiddines »

     

    Alors qu’Achamlane a toujours nié tout projet terroriste, le parquet lui reproche clairement, dans les réquisitions de renvoi, la création, l’organisation, l’animation d’un groupe « structuré » dont l’objectif était le « djihad armé ». Plus loquace dans ses interventions sur internet que devant les juges, Mohammed Achamlane, qui voulait se poser en vengeur des musulmans opprimés, avait notamment déclaré dans un enregistrement: « La violence dont les musulmans font l’objet chaque jour va se transformer en bain de sang si cela continue sur cette voie […]. Si Allah veut, nous serons de véritables moudjahiddines. »

    Beaucoup se moquaient de ce groupuscule folklorique et des outrances permanentes de son leader, et pourtant… Un ancien membre de Forsane Alizza a déclaré lors de l’enquête: « Toutes nos activités devaient nous permettre de nous préparer. Il y avait des armes. Et, oui, certains se préparaient précisément à les maîtriser. »

    Au domicile de l’émir comme lors des perquisitions effectuées chez d’autres suspects, de nombreuses armes ont été saisies, et des plans. Si les projets en étaient encore « au stade intellectuel », comme le précisent les magistrats, le leader de Forsane Alizza avait notamment envisagé l’enlèvement du magistrat lyonnaisAlbert Lévy, ou encore l’élimination de l’identitaire Fabrice Robert (voir notre entretien ci-dessous). Des recherches avaient aussi été effectuées sur l’animateur du site internet fdesouche.com, jugé lui aussi « islamophobe ». Moins grotesques que ce qu’ils laissaient paraître donc les islamistes de Forsane Alizza ? Assurément.

    Oumar Diaby, un Franco-Sénégalais ayant habité pendant des années à Nice, est l’un des principaux recruteurs pour le djihad en Syrie, côté Al-Qaida. Dans un entretien au « Nouvel Obs » en mars2014, il n’avait pas nié sa proximité passée avec Forsane Alizza tout en affirmant ne pas avoir été membre du groupe:« Je connaissais ces frères effectivement. Mais je ne faisais pas partie de leur organisation. »

    Combien de Diaby, et surtout de Kouachi, potentiels parmi les membres de Forsane Alizza? C’est devant un tribunal que nous pourrons aller chercher des réponses dans les mois qui viennent.

    Lionel Humbert

    Suite et interview

  • La Manif pour tous continue... sur France 2

    Un documentaire de 30 minutes sur une chaîne de service public. France 2 a envoyé une équipe dans une famille militante de 10 enfants mais aussi chez Jean-Pier Delaume, porte-parole de LMPT ou Fabien Bouglé, élu conseiller municipal à Versailles.

    Louise Tudy

  • Le racket organisé

    Les ratés du PV électronique inquiètent - Des automobilistes ont été sanctionnés deux fois pour la même infraction.

    Encensé pour son efficacité lors de son lancement, le PVE (procès-verbal électronique), ce boîtier qui permet depuis 2012 la verbalisation informatique de tous les conducteurs cacherait-il des dysfonctionnements inquiétants ?

    Des automobilistes ont, en effet, été deux fois sanctionnés pour la même infraction, alerte l’Automobile club des avocats (ACA) (voir document en bas de page).

    La suite sur Le Figaro

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-racket-organise

  • La valse à trois temps des umpéistes – par NOBELINE

    C’est une valse à trois temps que dansent les « umpéistes » aujourd’hui. D’autres auraient dit qu’ils ont le cul entre deux chaises -  ben non, entre trois chaises, s’il vous plait !

    - Les départementales prochaines sur fond de présidentielle;

    - Le front républicain;

    - Les attentats terroristes des musulmans extrémistes.

    Ça fait beaucoup pour une bande de politiques désorganisés en mal de reconnaissance.n

    Comme le Doubs et l’élection d’un député ne suffisaient pas à leur tourment, vient s’ajouter un énième « coulibaly-coulibalot » (voir la vidéo) récemment repéré par la DGSI, contrôlé par la police aux frontières (en Corse !) mais laissé libre d’attenter à la vie de nos jeunes soldats… vigipirates en plein centre de Nice.

    Alors, quand un horrible Juppé dont on sait qu’il brigue la plus haute fonction de l’État, en 2017, assène qu’il voterait PS (ndlr: dans le Doubs), vous vous demandez ce qu’il adviendrait de nous, pauvres hères, si ces danseurs venaient à être élus… et vous avez raison.

    Le « padamalgame » qu’ils n’ont cessé de nous crier, depuis le dernier attentat des musulmans extrémistes à Paris, n’est encore pas assourdi qu’un autre type de la même engeance nous nargue sur le territoire et leur prouve qu’ils ont bien l’intention de continuer à perpétrer leurs barbarie.

    Mais qu’à cela ne tienne, ils se doivent de faire barrage au Front National, dussions-nous périr aux quatre coins de l’hexagone sous les coups de barbares musulmans « francisés ».

    Les socialistes, d’une même voix, appellent au front républicain. Les « umpéistes » se tâtent et… se divisent sans toutefois prendre une véritable position en faveur de la vraie République. En effet, comment pourraient-ils écarter de celle-ci les 30 pour cents de Français bien républicains, eux, qui se prononcent en faveur d’un front -fut-il bleu marine- et demander dans un mois de leur confier les rênes du pouvoir aux députations ?

    Alors, ils dansent. Mais ça ressemble plus à une danse du ventre qu’à une valse.

    S’ils prennent position contre le PS, ils se privent des voix des musulmans « de France ».

    S’ils font comme leur mentor Juppé et l’autre palois du Modem, ils se priveront définitivement des bons citoyens français excédés, surtout s’ils sont de droite, par la gouvernance désastreuse des socialistes.

    Dans ce dilemme, l’homme qui se voulait de la situation se tait. Le silence est d’or ! Sauf… qu’il a répondu présent à l’appel du socialiste président pour défiler à ses côtés le 11 janvier dernier et qu’en acceptant de s’unir à ce front républicain, il a de facto exclu les citoyens  d’une autre idéologie que la sienne (que la leur !...). Et qu’il ne peut, à quelques jours d’intervalle, rejeter cette alliance qu’il a faite avec Hollande sous peine de passer pour un guignol.

    Alors, c’est bien plus qu’un dilemme pour Sarkozy. Il peut bien se taire, aujourd’hui, il a déjà répondu aux Français ce fameux dimanche.

    En attendant, ces gens-là nous donnent une bien piètre définition de la République et une encore bien moins belle de la Démocratie. Les va-et-vient des « umpéistes » n’ont d’égal que l’incompétence des socialistes.

    Souffrez Mesdames et Messieurs, que nous pensions différemment de vous.

    Et, quand vous parlerez à nouveau de front républicain, ayez l’obligeance de compter avec nous. Laissez-nous nous exprimer, démocratiquement, par le vote et choisir qui nous semblera bon sans nous envahir, par media interposés, d’inutiles conseils alarmistes quand vous laissez, librement, les terroristes tuer les Français dans nos rues.

    http://www.francepresseinfos.com/2015/02/la-valse-trois-temps-des-umpeistes-par.html

  • Le Mai 68 conservateur, une analyse pertinente de la lame de fond conservatrice française

    Gaël Brustier, docteur en Sciences Politiques, s’intéresse de près à la mutation de la vie politique française. Après avoir écrit le très pertinent Voyage au bout de la droite qui explique la droitisation de la vie politique française, et La guerre culturelle aura bien lieu, sa dernière publication porte sur l’analyse générale du mouvement LMPT qui s’est opposé au mariage entre personnes de même sexe : Le Mai 68 conservateur. 
    Vincent Tremolet de Villers et Raphaël Stainville ont écrit Et la France se réveilla, une analyse structurelle de la LMPT s’attachant aux organisateurs des manifestations, et une explication chronologique détaillant le déroulement des événements. Le livre de Gaël Brustier vient combler le vide de l’analyse politique globale qui entoure la contestation que peu de personnes, et notamment les politiques, avaient su prévoir. 
    Comme tout chercheur qui se penche sur la vie politique française, son ouvrage porte au début sur les sondages concernant les choix politiques des français catholiques pratiquants et non pratiquants. Si ces résultats sont révélateurs des courants de pensée liés à une pratique de la Foi et/ou à une conception traditionnelle française, ces chiffres pêchent par le fait qu’ils ne peuvent réduire le mouvement à des sondages liant politique et pratique religieuse car la forte mobilisation révèle bien la pensée conservatrice des français qui se sont exprimés en 2013. Cette pensée conservatrice n’est pas forcément transcrite politiquement par un vote qui lui serait lié : les Français peuvent tout à la fois défendre une valeur conservatrice concernant la famille ou les mœurs et s’orienter vers des hommes politiques libéraux. 
    Au-delà de l’écran de fumée des couleurs criantes et de la musique techno, l’auteur a fait une analyse binaire du mouvement : l’analyse qui touche au spirituel, celle qui tient à un mouvement mené par des personnes croyantes apparentées ou non à différentes paroisses ou associations religieuses, ayant permis une forte mobilisation à travers la France et la Navarre (père Daniel-Ange, Renouveau Charismatique, Veilleurs, paroisse Saint Léon etc.) ; et, l’analyse qui touche au temporel, c’est-à-dire aux divers mouvements et cercles politiques qui ont pu maintenir la contestation dans la rue et participer à la formation politique nécessaire à une contestation envahissant l’espace public (Dextra, Université d’été pour Tous, Printemps français, Antigones, Hommen etc.). 
    Ce que Gaël Brustier a bien réussi à mettre en exergue, c’est la prégnance d’une conscience politique commune qui s’incarne au-delà d’une contestation nimbée par la société du spectacle (qui, admettons-le, est peut-être aussi une des raisons de son succès dans un cadre d’engouement populaire vaste). Cette conscience politique commune, liée à la « common decency » chère à Orwell n’est donc pas le fait des organisateurs – qui ont certes su organiser des manifestations de très grande ampleur, mais avec l’assentiment des autorités, et non sans délation malheureusement –, mais le fait de divers groupes politiques périphériques à la structure même des organisateurs, totalement imbriqués dans la lame de fond qui a touché la France en 2013 et que l’auteur qualifie à raison de « Mai 68 conservateur ». Ce débat a été si fort qu’il a nettement touché les partis politiques, appelés à prendre une position claire sur le sujet, position qui n’est d’ailleurs toujours pas précisée à droite… 
    Gaël Brustier reconnaît objectivement que ce mouvement global est une synthèse de différents mouvements et cercles, aux premiers desquels il cite Dextra, qui avait déjà organisé une université l’été précédant la mobilisation avec la riche intervention de Gérard Leclerc à ce sujet, présupposant l’impact qu’aurait cette question sur les enjeux sociétaux français. Ce mouvement a été présent à chaque événement de cette période, a participé de concert avec les Hommen, Antigones, le Printemps français et les autres groupes ou mouvements conscients de cet important sujet de société. Cet « engagement 31 » était au départ un prétexte pour le président de la République, pour rallier ou conserver un électorat minoritaire, mais présent dans la vie publique du fait de lobbies puissants, mais s’est transformé du fait de la réaction en fracture de la société française. 
    Enfin, comme le constate l’auteur, cette conscience politique commune a été pérennisée, à travers l’organisation d’une Université d’été pour Tous, mais aussi à travers un engagement continu des militants, ou un nouvel engagement pour toute une génération alerte à propos de la déliquescence de la société française, surtout sur les points concernant la famille, l’écologie intégrale et les questions sociales délaissées par la gauche au profit du sociétal (position d’ailleurs clairement et très bien développée par Jean-Claude Michéa). 
    Cette conscience politique, comme ce livre le démontre, est un nouvel enjeu des partis politiques, aujourd’hui en manque de militants mais surtout de cadres et, ayant besoin de conforter leur électorat. A ce propos, l’auteur prend pour exemple l’UMP faisant de nombreux clins d’œil aux militants de la LMPT, avec le rapprochement de ce parti – qui ne l’oublions pas, avait dans ses cartons le contrat d’union civil – avec Madeleine de Jessey, cofondatrice des Veilleurs, puis cofondatrice de Sens commun, et aujourd’hui secrétaire national de l’UMP. Celle-ci espère naïvement influer sur l’UMP concernant le mariage pour tous mais même l’auteur n’est pas dupe de l’entrisme « trotskyste » de ce genre de profils, l’histoire vouant habituellement ces militants peu chevronnés à un conformisme futur au sein des bureaux politiques. 
    Pour conclure, malgré quelques coquilles et des points qui méritent quelques précisions ou un approfondissement, le livre de Gaël Brustier est une analyse politique globale très intéressante de ce que les Français ont pu apercevoir, ressentir, vivre en 2013 ; il faut saluer à cet égard l’honnêteté intellectuelle ainsi que l’objectivité dont a fait preuve l’auteur qui, malheureusement, font défaut aujourd’hui à tant d’écrivains ou journalistes, pensant réfléchir, mais n’apportant que leur opinion dans un débat stérile parce qu’ils glosent sans jamais s’être posés les bonnes questions.