Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3972

  • Apartheid ou mauvaise gestion des flux d'immigration ?

    Dans FigaroVox, le géographe Laurent Chalard estime qu'en dénonçant un "apartheid" en France, Manuel Valls a été pour le moins maladroit :

    "Il fait référence à un contexte historique et géographique très particulier, l'Afrique du Sud, qui n'a strictement rien à voir avec la France, et qui, si l'on suit sa définition stricto sensu, laisserait entendre que l'Etat français est responsable de cette situation, ayant volontairement «parqué» certaines populations dans des territoires réservés (nos grands ensembles étant nos bantoustans) et les empêchant de participer au reste de la vie de la société à travers une législation spécifique suivant l'origine ethnique des individus. Cette interprétation erronée risque de renforcer les processus de victimisation et de déresponsabilisation déjà à l'oeuvre parmi les personnes censées subir ce soi-disant «apartheid». Elle viendrait conforter l'idée d'une politique de domination coloniale des élites dirigeantes, qui ne ferait que renforcer les tensions existantes."

    La fracture ethnique agrave les fractures territoriales et sociales préexistentes, comme l'a démontré le géographe Christophe Guilluy :

    "Cependant, cette dissociation socio-spatiale de plus en plus forte entre les communautés n'est pas tant le produit d'une volonté politique de l'Etat que le simple résultat d'un effet démographique. La population d'origine extra-européenne augmentant régulièrement du fait d'une natalité plus élevée, d'une structure par âge plus jeune et de flux d'arrivées continus, il s'en suit que s'en forment mécaniquement de fortes concentrations, d'autant plus que, pour une raison logique, les nouveaux arrivants préfèrent s'installer dans des quartiers où sont déjà présents des membres de leur communauté, alors que les «autochtones» ont tendance à les quitter. Or, à long terme, ce processus favorise le développement du communautarisme, les contacts entretenus par les personnes d'origine non européenne avec le reste du pays, en-dehors des services publics, étant de plus en plus limités au fur et à mesure de leur accroissement numérique.

    Le problème de la ségrégation socio-spatiale et ethnique en France est donc avant tout une question démographique de gestion des flux d'immigration et de leurs conséquences sociales et territoriales."

    Et de conclure :

    "s'il y a une mauvaise compréhension du processus réellement à l'origine de la fragmentation de la société française, les remèdes seront forcément inadaptés."

    Louise Tudy

  • Cacophonie au Front national : une fracture « civilisationnelle »…

    Ce qu’explique Aymeric Chauprade dans la petite vidéo controversée, relayée par la nièce et le père, réfutée par la fille, relève, selon les militants, d’une lapalissade.

    Cacophonie dans la presse : « Marine Le Pen désavoue Aymeric Chauprade », « Marion Maréchal contredit Marine Le Pen en relayant Aymeric Chauprade », « Jean-Marie Le Pen défend Aymeric Chauprade en critiquant Marine Le Pen ». Rien ne va plus au Front national…

    La politique est une chose étrange. En toute logique, le Front national aurait dû sortir grandi, raffermi, conforté des récents événements qui ont bouleversé la France. Ne venaient-ils pas de lui donner tragiquement raison ? De désavouer tous ceux qui l’accusaient de surfer sur la peur ? De prouver que ses mises en garde ne relevaient pas du fantasme ? Il en sort contre toute attente désuni, fragilisé, passablement illisible. Les tensions internes éclatent au grand jour.

    On pouvait croire cependant que la ligne de fracture, s’il y en avait une, se situait, pour résumer, sur la question « mariage pour tous », Front national conservateur, façon Chauprade, contre Front national libertaire, façon Philippot. Il semblerait donc que cette fracture aille bien au-delà. Ou alors, que ces questions sociétales ne soient pas accessoires, comme l’a souvent laissé entendre Marine Le Pen, mais une partie d’un tout qui les dépasse et que l’on pourrait appeler « civilisation ».

    Lire la suite

  • Soumission : Houellebecq à rebours

    Dans son dernier roman, paru le jour même où un attentat était perpétré contre Charlie Hebdo, mais qui défrayait déjà la chronique avant sa sortie, Michel Houellebecq imagine une France gouvernée par l’islam.

    Le dernier ouvrage de Michel Houellebecq, Soumission, apparaît au lecteur comme l’antidote à une idolâtrie républicaine qui s’empare du monde, à la suite des événements de ce début d’année, et qui embrasse comme jamais le Capital dans sa figure américaine, au lieu de remettre en cause, par exemple, la politique extérieure de la France ; surtout quand République et démocratie ne semblent sortir victorieuses de ces attentats que grâce à leur force policière, renforçant une unité nationale qui n’aura jamais été aussi vouée au cosmopolitisme.

    Réalisme d’anticipation

    Contentons-nous d’être attentifs aux événements futurs. Soumission, à l’inverse, au moyen du formidable réalisme d’anticipation de Houellebecq, prend acte bien plutôt de la mort de ce qui crie pourtant sa victoire au travers des hommages rendus aux collaborateurs de Charlie Hebdo : la démocratie, la République, la liberté d’expression, c’est-à-dire les Lumières, le nihilisme, le Capital, jusqu’à la guerre civile : « À l’issue de ses deux quinquennats calamiteux, n’ayant dû sa réélection qu’à la stratégie minable consistant à favoriser la montée du Front national, le président sortant avait pratiquement renoncé à s’exprimer, et la plupart des médias semblaient même avoir oublié son existence. Lorsque, sur le perron de l’Élysée, devant la petite dizaine de journalistes présents, il se présenta comme le “dernier rempart de l’ordre républicain”, il y eut quelques rires, brefs mais très perceptibles. » (p. 114).

    Houellebecq ne justifie pourtant pas tant un retour presque fatal au religieux qu’on ne pourrait, tout bien compté – c’est l’une des thèses possibles du livre –, éradiquer en l’homme, voué, après tous les matérialismes de l’histoire, à l’esprit c’est-à-dire, pour aller vite, à Dieu ; il vérifie bien plutôt que l’essence de l’Occident ne consiste pas dans la recherche d’une fixation, quelle qu’elle soit, uniquement spirituelle ou uniquement matérielle, mais qu’elle est fondamentalement historique, et entend considérer toutes choses bien plus dans le mélange de liberté et de nécessité qui constitue un destin que dans la fixation éternelle du monde, à la fois destructrice, prophétique, négatrice de toute vie comme de tout devenir. Ici s’enracine la vocation politique de ce livre. Dans ce sens, en effet, l’ouvrage de Houellebecq enseigne une transformation, bien plus qu’une soumission ou une conversion. Or cette transformation questionne le destin même de l’Occident et de la France, tout en redonnant à la conversion, non pas seulement de Huysmans au catholicisme mais de René Guénon à l’islam, une actualité saisissante.

    Références identitaires

    Même teintées d’ironie, ou plus exactement présentées flegmatiquement, il serait regrettable de manquer dans ce roman les multiples références faites aux pensées identitaires et traditionalistes, et ne considérer que l’opportunisme politique du nouveau président de la République, hypothétiquement élu en 2022, Mohammed Ben Abbes (avec son parti, Fraternité musulmane), ou encore la conversion finale du héros, professeur de littérature, à l’islam pour des raisons qui seraient non moins opportunistes.

    Houellebecq ne laisse pas de questionner le retour de l’esprit en Occident, bien plus, en réalité, que l’islam en tant que tel. Il est temps de savoir si un dépassement de la religion des Lumières qui s’associe à la toute-puissance du Capital est possible, et à quel prix. Il faut d’autant plus questionner l’islam, en effet, que René Guénon lui-même avait estimé qu’une telle tradition, même au prix de sa décadence, de sa corruption ou de sa manipulation, n’en est pas moins beaucoup plus préservée que toutes les autres ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle connaît une guerre permanente. Nous pouvons également tirer de cette analyse que le XXIe siècle signifie à la fois que nous nous trouvons dans l’âge du déplacement toujours plus au Sud de la tradition qui jadis fut nordique, gréco-latine ou chrétienne, et qui devient désormais sémitique, qu’il se présente comme ce désir de libération par lequel nous retrouverions une vie haute, un devenir auquel il serait conféré une valeur, comme la reprise de l’histoire, par-delà toutes les dominations anhistoriques du Capital que Houellebecq comprend magnifiquement dans leurs significations politiques, professionnelles, amoureuses, sexuelles, etc., et dont la religion aurait vocation à nous libérer 1.

    Nouveau règne mondial

    Il reste surtout à savoir si l’homme occidental a encore un rôle à jouer dans ce nouveau règne mondial qui, renonçant à trouver quelque avenir à la Chine ou à la Russie, se recentre essentiellement sur l’opposition entre islam et judaïsme. Houellebecq enquête sur l’avenir de la civilisation et est comme le pendant, certes romanesque, en France, d’un Alexandre Douguine qui défend une ouverture de l’orthodoxie à l’islam, pour des raisons elles-mêmes historiques au vu du lointain passé de la Russie, notamment médiéval. À partir d’un tel modèle, porté jusqu’au bout, Houellebecq imagine la reconstitution d’un empire romain à l’initiative d’une France revitalisée par l’islam, qui certes se maintient, durant l’espace du roman, dans l’horizon du Capital et du mondialisme. Pour Ben Abbes pourtant : « Sa grande référence, ça saute aux yeux, c’est l’Empire romain – et la construction européenne n’est pour lui qu’un moyen de réaliser cette ambition millénaire. Le principal axe de sa politique étrangère sera de déplacer le centre de gravité de l’Europe vers le Sud ; des organisations existent déjà qui poursuivent cet objectif, comme l’Union pour la Méditerranée. » (p. 157). Plus loin : « À elle seule l’idée de la patrie ne suffit pas, elle doit être reliée à quelque chose de plus fort, à une mystique d’un ordre supérieur. […]. La Révolution française, la République, la patrie... oui, ça a pu donner quelque chose ; quelque chose qui a duré un peu plus d’un siècle. La chrétienté médiévale, elle, a duré plus d’un millénaire. […] Je n’étais pas convaincu pour ma part que la république et le patriotisme aient pu “donner lieu à quelque chose”, sinon à une succession ininterrompue de guerres stupides. » (p. 162-163)

    Il est frappant, pour finir, que l’ouvrage de Houellebecq soit – islam à part – à ce point maurrassien ; c’est pourquoi nous y trouvons précisément un conseil quant à l’avenir de notre nation. Car nous n’y retrouvons pas seulement le rapport à Rome ; par certains côtés, Ben Abbes s’affiche bien plus comme un Roi réconciliateur que comme un président de la République impuissant ou agressif ; le modèle qu’il entend donner enfin à son empire principalement méditerranéen est celui de la Chrétienté médiévale. Ajoutons qu’il prend le pouvoir par « tous les moyens mêmes légaux », contre l’héritage des Lumières, contre la République et la démocratie, à rebours des déracinements du Capital ; une défense du principe de subsidiarité achève la liste de ces proximités.

    Contre-Révolution

    Soumission de Houellebecq pourrait tout aussi bien s’intituler “Contre-Révolution”. Les nombreuses références faites à la littérature “réactionnaire” ne cessent de l’indiquer : « C’est à peine s’il revenait sur le cas des civilisations occidentales, tant elles lui paraissaient à l’évidence condamnées (autant l’individualisme libéral devait triompher tant qu’il se contentait de dissoudre ces structures intermédiaires qu’étaient les patries, les corporations et les castes, autant, lorsqu’il s’attaquait à cette structure ultime qu’était la famille, et donc la démographie, il signait son échec final ; alors venait, logiquement, le temps de l’islam). » (p. 271) Que tout cela soit aussi la leçon rendue, d’ailleurs par avance, et du haut de tout son détachement, à l’affairement caricatural dans lequel la République et Charlie Hebdo ne font plus qu’un.

    Léo Pougnet

    1 – Sur ce nihilisme anhistorique traité le plus souvent avec une grande drôlerie, nous pouvons lire page 50 : « Curieusement, les pays occidentaux étaient extrêmement fiers de ce système électif qui n’était pourtant guère plus que le partage du pouvoir entre deux gangs rivaux, ils allaient même parfois jusqu’à déclencher des guerres afin de l’imposer aux pays qui ne partageaient pas leur enthousiasme. »

    Michel Houellebecq, Soumission, Flammarion, 320 pages, 21 euros.

    Article paru dans l’Action Française 2000 n° 2901 du 15 janvier 2015

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Soumission-Houellebecq-a-rebours

  • Apologie de terrorisme, entre liberté d’expression et malfaisance intellectuelle…

    Une répression accrue de l'apologie des attentats a été mise en œuvre au point que, le 15 janvier, on avait déjà procédé à 54 interpellations pour ce motif.

    Plus une démocratie est attaquée, plus les crimes sont odieux et répétitifs, plus l’émotion collective est intense et sincère, plus, la tempête sanglante à peine apaisée, surgissent dans l’espace public, et avec une ostentation signifiante, des déséquilibrés, des malades ou des irresponsables que les tragédies excitent, stimulent au lieu de les faire taire.

    Il y a aussi d’authentiques et résolues apologies du terrorisme qui peuvent être sanctionnées, si elles ont « utilisé un service de communication au public en ligne », par une peine maximale de 7 ans d’emprisonnement.

    Une répression accrue de l’apologie des attentats a été évidemment mise en œuvre au point que, le 15 janvier, on avait déjà procédé à 54 interpellations pour ce motif.

    Lire la suite

  • Ludovine de La Rochère sera à la Marche pour la vie

    Le Salon Beige a interrogé Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour Tous.

    La Marche pour la Vie a lieu ce 25 janvier. Ludovine de La Rochère, participerez-vous à la Marche pour la Vie ?

    Ludo par Michel PournyOui, dimanche 25 janvier, je participerai à cette manifestation, en marcheur parmi les marcheurs. La vie est en effet l’essence même de la famille, lieu de solidarité par excellence avec tous ceux qui dépendent des autres – enfants, handicapés, malades, personnes âgées…

    Le combat que je mène avec La Manif Pour Tous semble à certains distinct de celui du respect de la vie. Il concerne en effet notre humanité homme/femme, avec tout ce qu’elle implique pour la personne, pour le couple et donc pour la famille.Mais, précisément, la dignité ineffable de l’être humain impose de respecter celui-ci dans son identité masculine ou féminine comme de le respecter dès le début de sa vie et jusqu’à sa fin naturelleAinsi, ce sont des combats complémentaires, en quelque sorte les différentes faces du même cube !

    Les conséquences de notre humanité homme/femme sont immenses pour chacun de nous et pour la société toute entière, en commençant par l’enfant, né d’un père et d’une mère, irremplaçables pour lui et non interchangeables, mais que certains voudraient lui retirer sans voir que deux femmes ne remplaceront jamais un père et que deux hommes ne remplaceront jamais une mère. Ce déni de la différence et donc de la complémentarité homme/femme – ce qu’on appelle l’idéologie du genre - conduit d’ores et déjà à l’utilisation de la femme et à la marchandisation de l’enfant. Et là, vous le voyez, les techniques utilisées (PMA et GPA) nous ramènent aussi à la question du respect de la vie.

    Le 25 janvier, j’exprimerai mon refus ferme et déterminé de la dérive mortifère actuelle. Car nous sommes confrontés à des dirigeants et à une culture qui promeuvent la mort : en faisant croire qu’il y aurait un « droit à l’avortement » en lieu et place d’un « droit à la vie » et en faisant croire qu’il pourrait y avoir un « droit à mourir », comme si les soins palliatifs n’étaient pas la meilleure et seule manière d’accompagner nos proches et nos patients, en leur montrant que nous faisons tout pour les soulager et pour les accompagner jusqu’à leur dernier souffle. C’est pourquoi je soutiens bien-sûr aussi le collectif Soulager mais pas tuer.

    Aimer nos proches et le leur montrer, respecter toute personne : voilà les seuls fondements possible pour la société car le sens de la Civilisation c’est de protéger le plus faible du plus fort et de créer les conditions qui permettent de vivre ensemble en paix."

    Michel Janva

  • Regard sur l’Actu 10 : Les suites de l’affaire Charlie Hebdo

    Les attentats de début janvier ont secoué la France en profondeur et ont créé de nouvelles fractures dans un pays déjà fort mal en point. Même si nous nous questionnons légitimement sur le pourquoi et le comment d’iceux, nous ne nous positionnerons pas en petits complotistes de bazar et citerons plutôt un propos récent de Jean-Marie Le Pen dans un journal russe sur lequel on peut s’interroger : "L'exécution de Charlie Hebdo porte la signature d'une opération des services secrets. Mais nous n'avons pas de preuves. Je ne pense pas que les organisateurs de ce crime soient les autorités françaises mais elles ont permis que ce crime ait lieu. Pour l'instant, ce ne sont que des soupçons". Si cet aspect des choses reste bien obscur, ce n’est pas le cas des premières conséquences de ce « 11 septembre à la française » (l’utilisation du terme est ici à prendre en tant que rupture avec un « avant », pas en tant qu’acceptation des mensonges du système). L’actualité des derniers jours est très chargée et il convenait d’en résumer certains des principaux traits après notre première synthèse.

    Une union de façade

    Le système cherche à nous faire croire que l’unité nationale existerait de nouveau dans notre pays. Ses preuves ? La manifestation du 11 janvier à Paris (cette mascarade médiatique où Hollande et compagnie défilaient devant les caméras mais séparés du peuple) ainsi que toutes celles s’étant déroulées en province (à un niveau bien inégal d’ailleurs). S’il est vrai que nombre de Français, comme cela était prévisible, se sont rangés derrière le pouvoir à l’occasion des récent attentats, leur union fictive présentée par les médias n’est qu’une manipulation de plus destinée à faire croire au peuple qu’il est uni, fort et en sécurité derrière un système auquel on peut se fier. Cela ne durera qu’un temps. Mais pour le moment que sont vite oubliées la rancœur envers l’incompétence des élites, les critiques envers le gouvernement et la chute entamée par notre pays depuis des décennies ! Voyez les sondages (dont on peut évidemment se méfier même s’ils reflètent certainement la réalité du moment, le Français ne vivant que dans l’immédiat et basant sa réflexion sur l’émotion et non sur la raison). On y apprend que 80% des personnes interrogées il y a quelques jours, estimeraient que Hollande et son gouvernement ont été à la hauteur de l'événement. Par ailleurs, le taux de confiance serait à 57% en ce qui concerne la capacité du gouvernement actuel d’assurer leur sécurité.

    Des journalistes allemands : « On nous a trompés – les leaders ne marchaient pas à la tête du peuple, à Paris, ils défilaient dans une ruelle bien gardée »

    On constate une fois de plus à quel point le système médiatico-politique est habile pour duper les Français et les refaire tomber dans une aliénation construite autour de fausses valeurs couplées à une technique vieille comme le monde : l’utilisation de la peur et des émotions pour faire accepter l’inacceptable. Une bonne partie des Français est tellement lobotomisée qu’elle a refait allégeance (temporairement) à ceux qui la trompent et l’enterrent... D’éternels mougeons qui retombent toujours dans le piège et ne comprennent toujours pas que l’oligarchie se joue d’eux et ne les utilise que pour renforcer son pouvoir et son emprise sur eux. On ne se questionne même plus sur la responsabilité de ceux qui ont géré le pays depuis des lustres et l’ont amené à sa perte. Non, ils sont des sauveurs car ils ont su « gérer la situation ». Ah oui ? Des services secrets incompétents aux politiciens corrompus et aucunement préoccupés de l’avenir de la France, on a fait des sauveurs car ils ont réussi l’exploit de bousiller quelques anciennes racailles fanatisées à 10.000 contre 1… On a les sauveurs qu’on mérite. Mais vous savez bien que la foi est plus forte que tout…

    Lire la suite

  • Le prétendu pacte républicain

    Nul ne peut sérieusement ignorer le handicap qu'inflige à ce malheureux pays ce que ses bénéficiaires appellent le modèle social français. Ce reliquat mythique résulte en effet d'un mélange de pillages et de gaspillages. La plupart ont été scellés à partir des lois d'inspiration communistes, la majorité d'entre elles ayant été votées en 1946 : du statut de la fonction publique imposé par Maurice Thorez à la création d'EDF-GDF par Marcel Paul, en passant par le statut du fermage inspiré par Waldeck Rochet etc.

    Depuis quelque 20 ans cet héritage a été érigé en une sorte de constitution non écrite, supposée inviolable, et ceci en très grande partie par la faute des équipes chiraquiennes. On doit par exemple se souvenir de la proclamation inepte et solennelle d'un Chirac, à peine élu président avec les voix de la droite, qui assimilait en septembre 1995 la sécurité sociale à l'identité française.

     Or, la triste et digne commémoration, chaque 21 janvier, par une poignée de fidèles de la mort de Louis XVI, devrait nous donner l'occasion d'évoquer l'origine du mal.

     On doit se défier en effet de cette imposture qui confond la France et le régime républicain.

    En relever le contre-sens suppose certes un minimum de courage intellectuel.

    La lucidité commande d'abord de bien marquer à quel point le mot "liberté" qu'on a beaucoup entendu revendiquer ces jours derniers, sans d'ailleurs que cette prétendue "liberté" abstraite ne se réfère à la moindre responsabilité, mérite quelques éclaircissements.

    Car le jacobinisme français revendique d'autant plus fort sa passion de la "liberté" qu'il la viole quotidiennement dans la pratique.

    Cette fausse tradition identifie la liberté à la Terreur jacobine. C'est elle qui situe en 1789 l'acte de naissance assigné à ce pays. C'est elle qui efface de la sorte aussi bien la construction des cathédrales, que la littérature classique ou le mobilier Louis XVI ou le théâtre du Grand Siècle. C'est elle qui interdira pendant un siècle aux jurandes et fraternités ouvrières la liberté concrète de se former. (1)⇓

    C'est elle qui a terriblement déchiré l'armée française dans les années qui ont précédé 1914. (2)⇓

    C'est elle qui a institué sous le nom usurpé de "laïcité" une législation laïciste dans un esprit de persécution attaché à déchristianiser la France. (3)⇓

    C'est elle qui prolongera l'horrible première guerre mondiale dans le seul but de détruire la monarchie austro-hongroise et d'instituer deux États factices.

    C'est elle qui se bat bec et ongles pour le monopole scolaire de fait, et contre le droit à l'apprentissage et à l'acquisition des métiers. (4)⇓

    Régime rassembleur si riche de symboles, la royauté prouve, au contraire, dans toutes les démocraties du Nord, qu'elle garantit infiniment mieux les libertés que ne le fait notre misérable Ve république. Souvenons-nous à ce sujet du discours de son fondateur en 1958 : "de la république qui va naître on dit qu'elle sera la cinquième, en réalité c'est toujours la même."

    On doit donc se réjouir qu'il existe encore des associations désintéressées qui raniment la flamme de la vérité, de la conscience historique française.

    Pour ceux qui l'ignoreraient un nombre considérable de Français se reconnaissent dans cette fidélité dès lors qu'on leur permet de l'exprimer. La preuve en a été administrée lors de l'immense et belle manifestation du 21 janvier 1993 organisée par Jean Raspail. La foule était si nombreuse place de la Concorde que la préfecture de police s'en affola.

    À ceux qui nous parlent de "pacte républicain", comme ils parlent de "modèle social" demandons simplement de nous montrer ce texte et de nous dire qui l'a écrit, qui l'a signé, sinon du sang du malheureux roi, du sang de la Vendée, du sang des Nantais ou des Lyonnais, et de tous les martyrs de cet affreux événement qu'un Mélenchon célèbre encore.

    Et si nous professons notre scepticisme à l'endroit de ce prétendu pacte, serons-nous privés du droit de payer des impôts ?

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1.  cf. Vers un ordre social chrétien par René de La Tour du Pin. 
    2.  cf. L'Affaire des Fiches par Jean Bidegain. 
    3.  cf. Le Laïcisme contre la liberté par Émile Flourens 
    4.  cf. Socialisme maçonnique par AG Michel 
  • Terrorisme, violences: sont ils à la hauteur ?

    La tentative, théâtralisée, faite hier soir par le très démonétisé  Nicolas Sarkozy, invité du jt de France 2, de s’extraire du troupeau UMPS, de s’abstraire de ses fautes lourdes et de ses erreurs dramatiques, en reprenant certains propos développés notamment par nous sur ce blogue, peut-elle encore être audible ?  Nous le saurons bientôt comme nous constaterons aussi l’efficacité du  mot d’ordre, relayé avec un bel ensemble orwellien, par la plupart des journalistes, analystes, spécialistes, éditorialistes, des grands médias. Ces derniers martèlent ainsi que le FN se serait pris les pieds dans le tapis en apparaissant comme en retrait de la grande démonstration d’unité nationale qui a suivi les attentats des 7 et 9 janvier. Dire cela c’est insulter l’intelligence de nos compatriotes. C’est surtout oublier (volontairement) deux choses que les Français, même  réputés comme ayant « la mémoire courte », ont bien présent à l’esprit. D’abord que le FN a été interdit de manifestation à Paris. Et surtout qu’il aurait été incohérent pour l’ opposition nationale, qui a eu le grand tort aux yeux de ses adversaires d’avoir vu juste, de mêler sans objection  sa voix au concert hypocrite des pompiers-pyromanes du Système. Beaucoup de nos compatriotes l’ont compris et cela apparaîtra encore plus clairement quand le nuage de sidération qui s’est abattu sur le pays aura achevé de se dissiper…

     Un retour au réel redouté par une gauche au pouvoir exsangue mais aussi par les « humanistes » de droite. Président du Sénat et de l’amicale gaulliste au sein de cet auguste établissement, Gérard Larcher distribuait mardi sur l’antenne d’Europe 1 bons et mauvais points. «L’exécutif a été à la hauteur de la situation » (de la crise terroriste, NDLR). «François Hollande a assumé la fonction de président de la République. Et pour moi, en tant que Gaulliste (sic), c’est ça l’essentiel ». « Les institutions de la République ont été à la hauteur. L’opposition aussi a été responsable. Et il n’est pas impossible que Marine Le Pen soit troisième en 2017. Le FN ne peut pas profiter de cette situation, en tout cas il n’a pas été à la hauteur en temps que parti ».

     Un jugement militant qui ne surprendra pas dans la bouche de M. Larcher,  lui qui a déclaré qu’il voterait sans état d’âme  PS pour faire barrage au FN. Un homme qui appartient à ce courant défini par Denis Tillinac,  qui soutient «  le projet d’une droite modérée et d’un centre unis sous une même bannière libérale, européenne, accommodante avec la modernité sociétale et qui idéalement s’étirerait de Juppé à Bayrou en passant par Raffarin, Larcher, NKM, Le Maire, Pécresse, Baroin, Chatel et les orphelins de Borloo.. » Un projet, « une droite cool, bobo (qui)  peut faire monter le FN jusqu’à 40%»   pronostiquait-il il ya trois ans…

     Ce même ventre mou de centre-droit qui exhorte les Français à ne pas faire d’amalgame entre la politique d’immigration à haut débit initiée depuis le décret autorisant le  regroupement  familial, signé par MM. Giscard, Chirac et Poniatowski, et la manifestation de ses effets pervers, extrêmement problématiques,  dans toute une série de domaines.

     Ex directeur du Renseignement de la DGSE,  Alain Juillet le rappelait le 19 janvier sur le blogue Supersonique de Vincent Lamigeon, hébergé sur le site du magazine Challenges. « Par idéologie, on a laissé s’installer le communautarisme en France, à partir du moment où les constructeurs d’automobiles se sont mis à recruter de la main d’œuvre moins chère au Maghreb, en cantonnant ces nouveaux arrivants dans les cités quand le feu vert au regroupement familial a été donné. Le processus d’intégration, qui était permanent en France, s’est alors arrêté. Il faut casser le communautarisme, les zones de non-droit et ramener ces populations à la France ».

     Considéré par Michel Houellebecq comme l’un des grands talents  de demain, Laurent Obertone auteur de « La France Orange Mécanique », se moquait il y a quelques mois  sur Boulevard Voltaire  des Tartufe et autres  adeptes d’un angélisme suicidaire : « La criminalité ne dit absolument rien de notre société, c’est évident. En 1950, on ne brûlait pas de voitures pour fêter le réveillon. En 1950, on ne tabassait par les gens qui n’avaient pas de cigarette. En 1950, on ne violait pas collectivement les adolescentes en fugue. Mais tout ça ne veut rien dire, on ne va tout de même pas commencer à analyser les choses, à se servir de faits pour poser un diagnostic, ce serait empirique, tout à fait contre-utopiste. La criminalité s’est officiellement multipliée par 7 depuis le laxisme judiciaire et l’immigration massive, c’est le cas dans tous les pays d’Europe, mais tout ça relève du hasard le plus total. Allez, je le dis pour vous : faut pas généraliser .  Padamalgam… ».

    Il faut savoir, certes, raison garder et nous voulons (aimerions) croire le ministre de la Défense , Jean-Yves le Drian, quand , encore ce matin sur France Inter , il nous explique que la présence d’anciens militaires français dans les rangs des  brigades internationales islamistes sévissant en Irak et en Syrie, sont des cas excessivement « rares » et marginaux.

     Nous savons cependant que l’armée elle aussi n’est pas épargnée par les tensions générées par la montée en puissance du communautarisme musulman, du fait même de son recrutement.  Et dire cela ce n’est pas  remettre en cause la loyauté et le patriotisme irréprochables de beaucoup  de soldats français  issus de l’immigration.

     D’après le journal L’opinion, ces anciens soldats français présents dans les rangs de l’Etat Islamique (EI) ou de groupes apparentés,  seraient une dizaine tout au plus. Un ancien membre des forces spéciales serait avec eux, un autre dirigerait un dizaine de miliciens islamistes de nationalité française  formés par se soins au métier des armes, dans la région de Deir Ezzor (nord-est de la Syrie).

     Le général Vincent Desportes,  ancien directeur de l’École de guerre, professeur associé à Sciences-Po, connu pour son franc-parler et notamment pour avoir  vivement critiqué la paupérisation de notre  outil militaire,  a été interrogé sur ce sujet brûlant sur le site de BFM TV. « Ce sont peut-être dit-il,  des djihadistes qui avaient ce projet là avant de rentrer dans l’armée, qui sont rentrés dans l’armée pour être formés ». « C’est tout à fait possible. Ils représentent un certain danger, car ce sont des soldats qui connaissent le maniement des armes et des explosifs, et qui sont beaucoup plus dangereux que des jeunes qui partiraient sans aucune formation ».

     « D’autres soldats, plus jeunes, indique encore le site de BFM, combattraient également au sein de l’EI, notamment d’anciens membres de la Légion étrangère ou des parachutistes. Certains n’hésitent pas à s’afficher dans des vidéos de propagande postées par l’organisation terroriste sur Internet ».

     Rappelons, pour aller dans le sens du général Desportes, que les groupuscules  et mouvements d’extrême gauche (la LCR en France par exemple)  incitaient dans les années 70 leurs militants à faire leur service militaires dans des unités d’élites. Il s’agissait d’acquérir aux frais de « l’Etat bourgeois » à abattre, une formation gratuite et efficace. Il ne serait pas étonnant,  note Bruno Gollnisch, que des terroristes islamistes soient animés par la même logique.

     Cette potentielle perméabilité de certaines recrues à l’idéologie fondamentaliste, cette possible infiltration des armées, est en tout cas un sujet de préoccupation supplémentaire pour nos services de renseignement et antiterroriste. Il s’inscrit dans le cadre d’une inquiétude, plus générale, sur notre capacité opérationnelle à faire face aux menaces qui pèsent plus que jamais sur notre nation.  

     Jacques Bordes citait dernièrement sur son blogue l’éditorial de Guillaume Belan, dans un récent  numéro (2436)  d’Air & Cosmos : «Jamais elle (la France, NDLR) n’a eu une armée si réduite pour faire autant (…). L’exercice atteint ses limites. Les armées sont sous haute pression. Sursollicitées, elles arrivent en limite de régénération. Cela veut dire qu’elles ne pourront bientôt plus être capables de se préparer pour demain. De renouveler leur potentiel. Cela veut dire que l’outil de Défense français, bientôt, sera moins performant dans un monde dans un monde plus dangereux ».

     Un constat que nous partageons, d’autant que nous ne sommes pas forcés de croire Manuel Valls quand il  indique que notre pays est confronté sur son territoire à la menace que ferait courir seulement 3000 individus susceptibles de d’œuvrer, de  passer à l’acte dans le cadre du djihadisme. Même dans ce cas de figure,  et sachant qu’il faut entre 25 et 30 fonctionnaires pour surveiller H 24  un terroriste potentiel, cela nécessiterait de consacrer à leur surveillance un effectif d’environ  75 000 personnes…

    http://gollnisch.com/2015/01/22/terrorisme-violences-sont-ils-a-la-hauteur/