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France et politique française - Page 3964

  • Philippe Vardon ne sera pas candidat lors des élections départementales et annonce le lancement d’un journal “niçois et rebelle”

    Philippe Vardon a annoncé hier soir (mardi 27 janvier 2015) lors de ses vœux qu’il ne sera pas candidat lors des élections départementales de mars prochain. Le dirigeant identitaire apporte son entier soutien – politique, moral, et militant si certains le lui demandent – aux candidats qui porteront l’alternative bleu marine dans le département face au système Estrosi-Ciotti.

    Enfin, Philippe Vardon a indiqué qu’il ne désertait pas la lutte mais compte intervenir différemment dans le débat public local. En effet, il travaille depuis plusieurs semaines au lancement d’un journal “niçois et rebelle” que Philippe Vardon compte présenter bientôt.

    http://fr.novopress.info/

  • Trois semaines jour pour jour après les attentats

    Compte tenu de l'énormité des crimes commis et de l'immensité de l'émotion populaire, on doit observer la manipulation opérée par la classe politique et par les gros moyens de désinformation.

    On devra se souvenir de la manière exemplaire dont on a cherché à nous intoxiquer jour après jour. Si l'on pose l'idée que, pour un salaud, il est encore plus beau d'être un beau salaud, on pourra même admirer leur brillant retournement dialectique. On pouvait le pressentir dès le carnage ignoble du 7 janvier. La tentative explicite devenait énorme le 11 janvier.

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    Ce jour-là les gauchistes, cégétistes et les communistes, des gens qui, aujourd'hui, tous additionnés, contrôleraient difficilement 100 000 piétons sur tout le territoire de la république prétendaient imposer leurs mots d'ordre. La France pacifique des 4 000 000 de manifestants devait suivre sans discuter, répéter leurs slogans préfabriqués, arborer leurs badges, au rebours pourtant de ce qu'elle pensait vraiment

    Avouons donc, à peine trois semaines plus tard, en ce 28 janvier que l'opération a été rondement menée dans un pays tétanisé et hollandisé.

    C'est l'ignorance de cette réalité politico-religieuse que nous appelons indistinctement "islam" qui aura le plus grandement facilité le retournement dialectique. Sous prétexte de "ne pas stigmatiser les musulmans" le pouvoir et ses propagandistes nous invitent désormais à fouler aux pieds, une fois de plus impunément, la France insouciante et hospitalière.

    Et on nous chante que c'est, bien entendu, ce pays qui porte la responsabilité des actes commis à son encontre.

    Des crimes de l'islamo-terrorisme on nous a d'abord affirmé qu'ils n'avaient "rien à voir" avec l'islam : admettons qu'en effet il ne nous viendrait pas à l'esprit de les imputer à tous nos voisins de palier ou d'atelier plus ou moins tributaires de la religion mahométane, originaires du Maghreb ou d'Asie mineure.

    Mais en quelques jours, une fois concédé ce point, on est passé :

    D'abord à la récupération par les appareils les plus sectaires et/ou les plus pourris de la gauche et par les médias imbéciles ou pervers, parfois les deux, de la protestation unanime de tous les Français. Elle leur appartient, pas touche à leur position dominante.

    Ensuite à l'oubli des "failles" administratives, judiciaires, sécuritaires. Celles-ci peuvent se mesurer en parcourant le pedigree pénal de chacun des intervenants. Aucun compte n'est demandé à Mme Taubira.

    Puis, au retour ultrarapide des causes que l'on se propose de renforcer. "L'école" c'est-à-dire l'institution gestionnaire du monopole éducatif d'État a-t-elle fait faillite ? L'urbanisme concentrationnaire a-t-il produit les fameux "quartiers" et les sinistres "cités" ? L'idéologie "républicaine" a-t-elle produit ses catastrophes prévisibles ? Eh bien on va en rajouter une couche dans chacun de ces domaines subventionnaires.

    Et pour finir on apprend maintenant que les responsabilités, voyons, mais c'est bien sûr, incombent à cette France petite-bourgeoise, pouah ! qui les héberge et verse des allocations substantielles aux polygames de fait.

    Une fois surmontées l'émotion et l'horreur, le temps de la réflexion et de l'étude s'impose pourtant, au même titre que la nécessité d'agir et de renforcer nos moyens de maintien de l'ordre, de défense et de renseignement, c'est-à-dire tout ce que l'extrême gauche a toujours dénigré et s'est employé à affaiblir.

    Malheureusement dès le départ les personnes les plus qualifiées pour parler du sujet ont été mises sur la touche.

    À ceux qui prétendaient que "cela n'a rien à voir", il leur eût été facile de souligner au contraire, que "cela avait tout à voir" avec une certaine lecture du fait politico-religieux.

    Toutes mettaient en garde, à leur manière, contre le prétendu "refus des amalgames". Mais cette dernière démarche "volontariste", négatrice de la réalité, repose elle-même, en fait, sur un énorme amalgame ! Elle prétend, au bout du compte, nous empêcher de discerner les différences existant effectivement entre, d'une part, les personnes pacifiques et, d'autre part, les tueurs qui se réclament de telle conception homicide.

    Celle-ci va elle-même, doit-on le souligner ?, bien au-delà du "salafisme" proprement dit. Cette doctrine fait référence aux "pieux ancêtres". On pourrait donc, au besoin, lui rappeler que sur les quatre premiers califes "rachidoun", dont elle se réclame, trois sont morts assassinés. Mais le salafisme lui-même ne se traduit chez certains "que" par un retour à une pratique sectaire rigoriste.

    Oh, certes, toutes les femmes voilées ne posent pas de bombes.

    Car c'est plus précisément l'idéologie de la rupture, le "takfir", c'est la malédiction lancée par ces délinquants en révolte contre leur propre entourage, qui conduit à cette radicalité, observable dans d'autres expériences révolutionnaires, en particulier dans le léninisme. (1)⇓

     

    Cessons d'accuser une situation sociale ou une enfance malheureuse, et pourquoi pas "l'ultra-libéralisme" (on n'ose plus dire "le capitalisme", mais on le pense).

    Que les héritiers impénitents des expériences meurtrières léninistes, staliniennes, maoïstes, etc. prétendent fixer les frontières morales de ce qu'il est convenable de penser, n'est-ce pas le comble de l'impudeur ?

    Que les continuateurs de ceux qui, dès 1920, lançaient, au congrès de Bakou organisé par le Komintern, les premiers appels au "djihad" au nom de la révolution (2)⇓

    se prétendent innocents des crimes qu'ils appelaient de leurs vœux, voilà bien ce retournement dialectique que l'on ne doit pas laisser passer.

     

    Ce ne sont donc ni l'idéologie fumeuse et vague du "laïcisme" de Mme Vallaud-Belkacem, ni les prétendues "valeurs" d'une république en crise, qu'il faut enseigner, c'est tout simplement la vérité historique et la connaissance de ce qu'on appelait autrefois "la langue de l'ennemi".

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  On lira à cet égard avec profit le tome Ier de la Sociologie du communismede Jules Monnerot intitulé, de manière prophétique "L'Islam du XXe siècle". [Compte tenu des circonstances les Éditions du Trident ont prolongé de quelques jours l'offre d'un prix spécial des trois volumes de cette œuvre de référence.]
    2.  cf. Le petit livre du colonel Rézanoff sur "Le Komintern" IIIe Internationale.

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  • Il n’est de réel que l’idée : conséquences de l’IDEALISME bourreau du particulier, de la personne et des peuples !

    Pour l’idéaliste, comme Vincent Peillon par exemple, seules comptent les idées que l’on se fait des choses. Désincarnation, dépersonalisation, mondialisme, universalisme s’imposent alors… pour changer le monde et conformer tous les hommes à une certaine idée…C’est toujours l’homme particulier qu’il faut combattre, le « franchouillard » qui ne comprend rien, le réactionnaire trop attaché à son existence particulière et à ses libertés concrètes contre la grande liberté promise à l’homme nouveau …grâce au transhumanisme etc…et autre rêve prophétique de Jacques Attali :« Pour rendre le peuple heureux, il faut le renouveler, changer ses idées, changer ses lois, changer ses mœurs, changer les choses, tout détruire, oui, tout détruire, puisque tout est à créer. »

    Dans son livre « Fondements de la Cité » (page 36), Jean Ousset explique comment l’IDEALISME est le complice du NOMINALISME  pour prétendre changer le monde…en un monde ORWELIEN…

    Tous les acteurs du « mouvement social » travailleront avec intérêt le nouvel ouvrage de formation publié par le Collectif Jean Ousset : La Dictature du Relativisme (200 pages – 12€ et 8,4€ en version numérique).

    Ichtus propose des formations inspirées des méthodes développées par Jean Ousset« Anthropologie et Politique »  à l’école de JP II avec Bruno de Saint Chamas, «  Faire aimer la Civilisation »  par l’Art avec Nicole Buron, «  Les ateliers de l’Histoire » avec Martin Dauch. 

    Jean Ousset :

    … « Le nominalisme (étudié la semaine dernière) n’est pas la seule réponse faite au problème des universaux.

    Dès les premiers siècles de l’histoire de la philosophie, ce qu’on devait appeler plus tard l’idéalisme s’opposa au « nominalisme ».

    Héraclite étant considéré comme un des maîtres de ce dernier, il est classique de lui opposer Platon. Le R.P. Garrigou-Lagrange l’a fait en un dialogue aussi plein d’enseignements que de souriante bonhomie[1]. Ecoutons-le donner la parole à Platon.

    « Il faut avouer que dans l’ordre des choses sensibles, tout se meut. La matière reçoit perpétuellement des modifications nouvelles… MAIS qui sont comme un reflet des Idées intelligibles… Car nous devons admettre l’idée de Bien, la partie la plus brillante, la plus belle de l’Être, puis la Vérité, prise en soi, la Sagesse, la Justice… Et pourquoi pas aussi les essences[2]éternelles des choses ? S’il y a une science de l’homme, elle doit avoir un objet intelligible et immuable du sensible individuel et contingent[3], toujours variable. Pourquoi n’y aurait-il pas une idée éternelle de l’homme et du lion ? Les lions individuels naissent et meurent, mais l’essence du lion reste toujours la même comme celle du cerf, et celle de la rose ou du lis… »

    On voit le ton…

    Il est indéniable qu’une grande élévation d’âme peut l’inspirer, un vif amour des choses de l’esprit. Et l’on comprend la séduction exercée par Platon pendant tant de siècles sur les penseurs chrétiens.

    Quelle valeur accorder à ce qui passe ? L’important n’est-il pas de s’attacher à ce qui demeure, à l’essentiel, aux idées ?... Qu’importe au fond le grain de cette réalité sensible, instable par nature ? La suprême réalité n’est-elle pas commandée pratiquement par l’intelligence ?

    Soit, par exemple, cette table où j’écris… et que mille autres, aussi solides, aussi belles pourraient remplacer. Le pratique autant que l’essentiel n’exigent-ils pas que je m’attache à avoir surtout une table, une table qui me convienne, comme celle-ci, mais comme aussi bien les mille autres possibles, sans plus m’arrêter à ces riens (authentique néant) qui permettraient à peine de distinguer ces tables entre elles.

    Ce qui compte, c’est l’idée de table, puisque c’est elle qui préside, si l’on peut dire, à la création, à la fabrication de toutes les tables qui se construisent chaque jour dans le monde.

    Aussi devine-t-on ce qu’est, au moins dans ses très grandes lignes, l’idéalisme[4].

    Comme son nom l’indique, il sert à désigner l’ensemble des systèmes (fort divers) qui professent (peu ou prou) la réalité des universaux qu’expriment nos idées. Autrement dit, à la question (déjà posée au nominalisme) quelle valeur devrons-nous accorder au caractère universel et perdurable des idées (surtout des idées dites générales) ? L’idéalisme répond en affirmant que ce qu’elles désignent est non seulement réel, mais plus réel même que cette forme (sensible) d’un réel singulier, contingent, mouvant, toujours en train de se faire et de se défaire, aussi fugace et insaisissable qu’un courant d’eau entre les doigts. Idéalisme au point que certains systèmes iront jusqu’à prétendre qu’il n’est de réel que l’idée. Cas de l’idéalisme dit absolu de Hegel.

    L’idéalisme philosophique bourreau de tout ce qui est personnel

     

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    Michel Janva

  • Réformes socialistes ou réformes de liberté ?

    Ce 26 janvier à l'Assemblée nationale était enfin donné le coup d'envoi officiel du débat sur la loi Macron. Après des semaines d'incertitude et de négociations en commissions, voilà qui venait au bon moment pour nous rappeler quel est en vérité l'homme malade le plus problématique pour l'Europe actuelle. Car, jusqu'ici, les gouvernements de M. Hollande n'ont su mener à bien aucune vraie réforme de liberté.

    À cet égard il faut souligner pourtant que les principes de la "Réforme Macron" semblent convenir, selon tous les sondages, à une très grande majorité des Français, environ 60 %.

    Les avis divergent certes selon les divers types de mesures, et, disons-le, toutes ne nous paraissent relever ni de la même urgence, ni de la même pertinence. L'épineuse question des professions réglementées ne saurait être alignée, par exemple, sur celle de la libération de l'offre de transports, essentielle pour la vie quotidienne de millions de Français captifs du monopole ferroviaire.

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    Remarquons, en gros, que cette initiative, – dont le défaut principal tient à sa timidité, – rencontre d'abord l'opposition de la gauche la plus sectaire et la plus racornie du monde. S'y ajoute aussi celle d'une certaine droite. Ainsi, sur le site du "Figaro" le projet de loi est présenté pour "controversé". Ce mot est supposé éliminatoire. Il ne veut rien dire en vérité. Et cependant il permet aux vaseux communicants d'excommunier à bon compte ce qui leur déplaît. Voilà qui en dit long sur la difficulté de certains milieux d'entrer dans le monde de la liberté.

    Ah certes, les 106 articles [initiaux] du projet en faisaient dès le départ une sorte de loi fourre-tout. Donc, effectivement, légitimement,"controverses", débats… Celui-ci durera jusqu'au 10 février. Il a commencé par 82 heures de travail en commission.

    On peut dire aussi, de façon symétrique, que toute loi nouvelle peut être présentée pour une "réforme".

    La république a déjà, sous Hollande, "réformé" de la sorte l'institution du mariage, et elle l'a même sérieusement "révolutionnée". Sans commentaire.

    On peut soutenir aussi qu'a été "réformée", dans un sens plus étatiste et plus collectiviste encore, la réglementation déjà fort lourde de l'urbanisme et du logement par la baguette magique de l'inepte Mme Duflot. Même les décrets d'applications ont été publiés. Effet désastreux garanti.

    Les horaires scolaires des établissements publics, eux aussi, ont subi des évolutions : ces charcutages du temps de travail des éducateurs pourraient "créer des emplois"…  si les employés correspondants existaient, disposés à travailler quelques heures saupoudrées et dispersées. Réforme dites-vous ? Anarchie totale.

    Le gouvernement a également mis en route dès 2012 une évolution plus significative encore : celle du transport ferroviaire.

    On l'a baptisée "réforme Cuvillier" du nom du sous-ministre dont fort heureusement le pouvoir s'est débarrassé. Entre-temps sa "loi" a été votée.

    On aurait sans doute gagné à l'appeler loi Pépy.

    "Le Monde" du 18 décembre remarquait en effet que "le patron de la SNCF applique la réforme ferroviaire en sa faveur". En fait l'embryon existant a subi une interruption volontaire de libéralisation qui ressemble de plus en plus à un avortement socialiste étatiste.

    Une sorte de "holding" d'État coiffera les deux entités, elles-mêmes étatiques, que l'on avait prétendu séparer et que, pour tromper l'ennemi bruxellois, on feint de maintenir distinctes. Et il n'est maintenant un secret pour personne que la SNCF est en train d'avaler son ancienne partenaire RFF rebaptisée significativement "SNCF-Réseau", totalement satellisée désormais par l'astre Pépy, roi de la communication creuse et des comptes à dormir debout.

    L'échec commercial patent de cette structure subventionnaire ne dérange pas ses défenseurs. Attachés de façon quasi théologiques au monopole, ils refusent de voir la réalité en face, et s'opposent à toute préparation à la concurrence, ce qu'avait, trop timidement esquissé la séparation mise en place en 1997.

    Les avis de la cour des comptes, le mécontentement des régions, la tromperie vis-à-vis des engagements européens, les besoins des usagers des transports, les "réformateurs" à la sauce du socialisme hollandais n'en ont cure. On communique, sans agir vraiment. On alourdit la barque de l'étatisme au lieu de l'alléger.

    Seul compte pour eux le maintien bec et ongles du prétendu "modèle social". Ils en sont les plus gros bénéficiaires, faut-il le rappeler ?

    Que vienne par conséquent le temps des réformes de liberté : cette aspiration est devenue majoritaire dans l'opinion réelle.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

  • L’omniprésence des écrans

    La vieille lucarne 

    Après travailler et dormir, regarder la télévision est la troisième occupation des Occidentaux. Elle est le premier loisir. Pour l’année 2006, les Français (de 4 ans et plus) la regardent en moyenne 3h 24 par jour. Elle est allumée quotidiennement 5h 27 par foyer. Entre 1993 et 2004, la consommation journalière de télévision a augmenté de 50 minutes environ. 

         En moyenne, le temps libre représente 34% des activités d’une journée et, d’une façon générale, celles effectuées à domicile sont prédominantes (72%) par rapport aux activités hors domicile (28%). Regarder la télévision vient en tête des activités pratiquées pendant ce temps libre (32%), devant les loisirs intérieurs (24%). Les nouvelles technologies occupent une place croissante dans les loisirs. 

         La télévision a pénétré très rapidement dans les foyers. En 1950, seules 287 familles françaises étaient équipées d’un poste de télé. En 1971, 11 millions en possédaient au moins un. En 1970, 32% des ménages n’avaient pas de téléviseur, en 1977 : 13%, en 1988 : moins de 5%. Actuellement, 22 millions de foyers sont équipés, et plus de 40% possèdent plusieurs téléviseurs. L’absence de télévision surprend bien plus que sa présence, car, comme l’explique le psychiatre Jean-Louis Camoscio : « La télévision est devenue un être à part entière, un élément qui appartient à la famille. Beaucoup de gens ont un téléviseur dans leur chambre ». Elle s’immisce partout, une enquête révèle que 62,8% des enfants déclarent que la télévision fonctionne pendant le dîner. Elle reste allumée en permanence, on la regarde par automatisme... On l’allume par simple habitude ou pour le côté lumineux et sonore. Presser le bouton de la télécommande ne constitue pas, dans la plupart des cas, une décision relevant d’un véritable choix, c’est un geste naturel. 

         Cette conquête des foyers se traduit par une présence physique particulière. Dans la plupart des maisons, le téléviseur a un statut privilégié. Il trône à la meilleure place dans la pièce principale – il a remplacé la cheminée – et l’agencement de la salle de séjour se fait autour de lui. Cette pièce, traditionnellement organisée pour permettre les échanges, s’est transformée en salle de projection. Cette configuration se retrouve partout où la culture occidentale s’est diffusée car « premier agent de la mondialisation des mœurs, elle suscite un ensemble quasi rituel de comportements uniformes, quels que soient les environnements et les messages visuels : dispositions du mobilier, assemblée de spectateurs orientés vers la source lumineuse, horaires contraints par un spectacle généralement programmé à heure fixe, etc. » 

         En quelques années, le nombre de chaînes a été multiplié par vingt ; elles se spécialisent de plus en plus : cinéma (suspense, comédie, art et essai, etc.), chasse, enfants (garçons de 6 à 11 ans, filles de 13 à 17 ans, etc.), équitation, pornographie, etc. Les canaux se diversifient aussi : hertzien, câble, satellite, ADSL, TNT, téléphonie mobile, etc. Trente millions d’heures de programmes sont produites chaque année dans le monde pour répondre à cette explosion des canaux de diffusion. 

         Ne pas posséder de télévision ne nous protège pas totalement de son emprise car une véritable culture s’est développée autour d’elle, avec sa presse (qui vend en France de 15 à 17 millions d’exemplaires chaque semaine), ses multiples objets (le merchandising autour des émissions rapportent aux chaînes des sommes parfois supérieures aux revenus publicitaires), ses codes (langagiers, vestimentaires), ses références historiques (la mémoire collective se structure aujourd’hui autour de références à des programmes audiovisuels), ses héros, ses mythes, sa manière d’appréhender le monde (au travers du prisme de la célébrité), etc. 

    Cédric Biagini, L’emprise des écrans

    http://www.oragesdacier.info/

  • Le chômage augmente encore : l’échec cuisant du gouvernement !

    Le nombre de chômeurs est désormais de 5,17 millions de personnes.

    Le ministre des Finances, Michel Sapin, la main sur le cœur, annonçait l’an dernier que la courbe du chômage s’inverserait. Encore raté. Nous assistons tout au contraire à une augmentation substantielle du nombre de chômeurs, ; ils sont proportionnellement plus nombreux à s’être inscrits sur les listes de Pôle emploi en 2014 qu’en 2013.

    Le nombre de chômeurs est désormais de 5,17 millions de personnes, et a crû de 181.000 en catégorie A sur les onze premiers mois de l’année 2014. Il devrait atteindre le triste record de 200.000 avec les données du mois de décembre. Le chômage n’a baissé qu’une fois lors de l’année écoulée : c’était au mois d’octobre, et d’à peine 11.100. Une fois n’est pas coutume : le gouvernement n’a pas tenu sa promesse. Ils n’ont eu pourtant de cesse de répéter, dès qu’un micro se présentait à eux, que les « objectifs de baisse seraient atteints ». Hors du coup, le gouvernement peut constater que sa politique produit l’effet inverse de celui attendu ; en 2013, Pôle emploi n’avait en effet enregistré « qu’un » solde positif de 174.800 chômeurs supplémentaires. Les résultats ne sont pas mauvais, ils sont catastrophiques, et le chômage devient endémique en France à la manière de ce qu’on peut observer dans un pays comme l’Espagne.

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  • “Jean-Luc Mélenchon, est-ce que les intégristes catholiques tuent les humoristes ?”

    Samedi dernier dans l’émission Les grandes questions sur France5, Jean-Luc Mélenchon emploie de nombreuses circonlocutions pour ne pas prononcer le mot d’islamistes ou encore moins de musulmans, à propos des tueries des frères Chérif et Saïd Kouachi et d’Amedy Coulibaly du 7 au 9 janvier.

    Eliette Abecassis lui pose alors la question “Est-ce que les intégristes catholiques tuent les humoristes aujourd’hui ?” et ajoute “Il s’agit bien de l’intégrisme musulman”.

    http://fr.novopress.info/181647/jean-luc-melenchon-ce-les-integristes-catholiques-tuent-les-humoristes/

  • L’esprit du 11 janvier vs l’état d’esprit des Français

    Grande première pour l’opposition nationale : en présence de Marion Maréchal Le Pen et Stéphane Ravier, le maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, s’est vu remettre hier par la chaine Public Sénat, à l’occasion des traditionnels  prix politiques du Trombinoscope, celui de «l’élu local de l’année». La cérémonie se déroulait à l’Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l’Assemblée nationale. En signe de protestation républicaine, celui-ci, le socialiste Claude Bartolone, avait boycotté la cérémonie ; boycott citoyen soutenu par dix députés socialistes du Pas-de-Calais, qui ont publié un communiqué pour condamner le «choix sensationnaliste» du Trombinoscope susceptibles de «blesser» (sic) les élus locaux. Outre le maire FN, le jury a désigné Manuel Valls comme «personnalité politique de l’année», Ségolène Royal «ministre de l’année», Emmanuel Macron «révélation politique de l’année». En meeting anti FN dans le Doubs, M. Valls était absent, tout comme Mme Royal et M. Macron qui ont  choisi eux aussi, mais avec plus d’hypocrisie que M. Bartolone, sans l’affirmer clairement, de ne pas se  commettre  en présence des médias dans la même pièce que l’édile frontiste. Dans un tweet, Steeve a eu beau jeu d’écrire qu’ «on sait désormais qui remportera le prix du sectarisme en 2015 ». Il est grand et magnifique l’esprit du 11 janvier…

    « Arlette Chabot, présidente du jury du Trombinoscope », rapporte Le Figaro, « visiblement embarrassée,  a jugé nécessaire de faire une mise au point sur la polémique. Le jury est influencé par l’actualité politique. Nous avons fait nos choix en décembre. Les habituelles badineries qui ponctuent les discours ont cédé face au malaise, les applaudissements sont timides ».

    « Gilles Leclerc, président de la chaîne de télévision Public Sénat (…) est chargé de remettre le prix à Steeve Briois (…). Le journaliste, gêné, prend soin de préciser qu’il n’était pas forcément volontaire pour cet exercice particulier. Comme le notera Stéphane Ravier dont les propos sont rapportés dans ce même article du Figaro, «Gilles Leclerc aurait pu recevoir le prix de l’aplaventrisme! Le prix de la carpette! Il est minable!».

    Minable et peut être encore plus pathétique, le site mediapart a même osé s’indigner de ce prix décerné à Steeve, par l’intermédiaire d’une dénommée Anoushka, au motif que « l’on fête les 70 ans de la libération Auschwitz, que l’état enfin met au programme la lutte contre le racisme et souhaite être ferme à ce sujet. Je croyais avoir tout vu et tout entendu…. ».

    Nous aussi, notamment lorsque l’on voit, avec toute de même un brin d’ébahissement, Jean-Luc Mélenchon faire le tour des plateaux pour décrire  la victoire de Syriza en Grèce comme la sienne propre! Une euphorie qui l’autorise à espérer, « envisager une candidature commune » «en 2017», «  réunissant le Front de Gauche, des socialistes affligés, des frondeurs, et les écologistes, qui ont quitté le gouvernement ».  Au vu des égos respectifs de Mme Duflot et de M. Mélenchon, la désignation de la tête de gondole-tête d’affiche de cette éventuelle coalition là s’avère déjà bien ardue. Pour le reste, et selon l’adage bien connu, une coalition de faiblesses  n’a jamais fait une force …

    L’absence d’ancrage populaire, l’hémiplégie, les excès, les impasses, les lacunes, les erreurs,  les archaïsmes programmatiques de la gauche de la gauche sont autant de handicaps qui ne profitent pas pour autant aux libéraux-libertaires, aux euromondialistes  qui ont colonisé le parti socialiste.

    Comment pourrait-il en être autrement au vu des résultats catastrophiques de la politique menée depuis deux ans et demi ? Signe parmi d’autres de cette faillite, les chiffres du nombre des demandeurs d’emplois en 2014 frôle officiellement les 3,5 millions en France métropolitaine, plus de 5,2 millions en comptabilisant ceux ayant eu une activité réduite pendant cette période. Le quotidien Les Echos le rapporte, « avec onze mois de hausse sur douze et un total de 189.100 chômeurs de plus, la progression du chômage aura été encore plus forte en 2014 qu’en 2013 (+ 174.800). On compte 572.500 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat (après +790.000 sous Nicolas Sarkozy).  Pôle emploi dénombre ainsi 50.000 inscrits de plus en décembre, un record depuis l’été 2012 ».

    Pourtant, nous l’évoquions plus haut, Manuel Valls était mardi soir à Audincourt (Doubs) pour une réunion publique anti FN, contre  Sophie Montel (perturbée par une coupure d’électricité de la CGT et une protestation des notaires contre la Loi Macron), et de soutien à la candidature de Frédéric Barbier dans la quatrième circonscription de ce département. L’Afp le précise, il s’agit de «la quatorzième élection législative de ce type depuis 2012, qui ont jusqu’ici toutes été perdues par les socialistes ».

    Pour enrayer cette spirale de l’échec, le Premier ministre a voulu surfer sur la vague du 11 janvier lors de son discours: «Mobilisez-vous! Soyez fiers de cette France du 11 janvier, qui s’est retrouvée et que nous chérissons. Soyez fiers de cette gauche que nous incarnons, de cette gauche qui affronte le réel (sic)  avec la force de son idéal. »

    «Il faut aller voter pour défendre les valeurs de la République, la République telle que nous la défendons, la République avec sa fermeté, la République avec la laïcité, la République luttant contre les injustices», a lancé le Premier ministre. «Quand dans une classe on ne peut pas enseigner la Shoah (…) c’est un échec pour toute la communauté nationale. Et quand un enfant désigne le juif comme l’ennemi, c’est aussi un échec pour nous tous»,

    «La différence fondamentale entre ce qui relève de la liberté d’expression (…) et le délit que constitue l’apologie du terrorisme ou la provocation à la haine raciale, c’est un débat fondamental et nous devons le reprendre, nous ne devons rien laisser passer. Dans une société fracturée, on la répare avec des valeurs».

    Certes mais pas avec les fausses valeurs des pompiers-pyromanes du parti de l’étranger, du PS, de ce Système qui a failli, qui a trahi, qui a trompé, qui a  tiers-mondisé la France et les Français. C’est a contrario affirme Bruno Gollnisch, sur la remise à l’honneur des valeurs nationales, souverainistes, patriotiques, de solidarité et de justice sociale, de libertés, et notamment de  liberté d’entreprendre ; sur la réhabilitation de l’effort, de la méritocratie, de nos racines, de notre identité, que nous sortirons la France et  notre peuple du déclin. Soit l’exacte antithèse des politiques menées par l’UMPS.

    Le bla-bla du duo Hollande-Valls, leurs  formules creuses et pompeuses, leur récupération-instrumentalisation des attentats, ne sauraient masquer leurs échecs aux yeux des Français. Si l’on en croit le dernier sondage Odoxa pour L’Express,  post 11 janvier,  l’effet d’aubaine est d’ailleurs  terminé pour l’exécutif  malgré son omniprésence médiatique.

     Dans le cadre des prochaines élections départementales, et selon cette enquête,  le FN reste ainsi le premier mouvement politique de France avec 26 % (- 2 points) des sondés le plébiscitant,  devant l’UMP (23 %, – 2 points) , le PS (20 %, + 3 points), le Front de Gauche (10%, + 1 point), EELV (7%, =), l’UDI (7%,=), le MoDem (6%, + 1 point)…

     Concrètement cela veut dire que si cette hiérarchie est respectée, et en tenant compte de la règle des 12,5 % des suffrages exprimés pour se qualifier au second tour, le PS serait éliminé dans de très nombreux cantons au premier et assisterait dans les vestiaires aux duels  FN-UMP au second.  Ce n’est peut être pas l’esprit du 11 janvier mais c’est en tout cas  l’état d’esprit des  Français…

    http://gollnisch.com/2015/01/28/lesprit-du-11-janvier-vs-letat-desprit-des-francais/

  • Pour Manuel Valls « le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens »

    L’écrivain israélien Avraham B. Yehoshua a publié dans Libérationdu 22 janvier une tribune sans intérêt, aussi délirante que déplacée, affirmant avec un culot extrême que « L’antisémitisme chrétien de droite nourrit indirectement l’antisémitisme islamiste ».

    Une assertion nullement étayée dans cette haineuse tribune publié par le quotidien rothschildien.
    Mais celle-ci recèle une autre pépite.
    L’auteur écrit en effet que « le Premier ministre français, Manuel Valls, avec une grande générosité d’esprit, a proclamé que le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens ».

    Dans ce cas-là, il faut savoir que ce ne sont pas des propos discriminatoires, non.
    En revanche, l’inverse relèverait d’un racisme et d’un antisémitisme effroyables, passibles des tribunaux : c’est cela, la logique républicaine.
    Idem lorsque ce même homme disait que « les juifs sont à l’avant-garde de la République ».

    http://www.contre-info.com/

  • Apologie de terrorisme : 6 mois de prison ferme pour avoir relayé une photo sur Twitter

    6 mois ferme pour avoir relayé cette photo sur Twitter : voir ici. Lorsque la république se sent menacée, elle n’hésite pas à infliger des peines lourdes en comparaison des délits commis.

    Lu sur BFM TV : Marié et père de deux enfants, le prévenu avait relayé sur Internet une photo montrant un fusil d’assaut posé au sol avec une phrase manuscrite disant « Bons baisers de Syrie, Bye bye Charlie ».

     A la suite de l’attentat visant Charlie Hebdo, plus d’une cinquantaine de procédures pour apologie du terrorisme ont été ouvertes. Mardi, un homme de 30 ans a été reconnu coupable de ce chef d’accusation par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Il a été condamné à six mois de prison ferme.

    Dans cette affaire, le parquet avait requis un an de prison ferme.

    L’homme a finalement été condamné à une peine aménageable de six mois ferme. Le prévenu, ressorti libre à l’issue de son procès, sera convoqué ultérieurement devant le juge d’application des peines.

    Une « mauvaise blague »

    Ce Strasbourgeois de 30 ans, marié et père de deux enfants, avait relayé sur Internet une photographie montrant un fusil d’assaut posé sur le sol avec plusieurs munitions et une phrase manuscrite: « Bons baisers de Syrie, Bye Bye Charlie ».

    L’homme, plusieurs fois condamné par la justice notamment pour des affaires de stupéfiants, avait alors regretté sa « mauvaise blague » devant le tribunal, assurant ignorer l’existence du délit d’apologie du terrorisme.

    http://www.contre-info.com/apologie-de-terrorisme-6-mois-de-prison-ferme-pour-avoir-relaye-une-photo-sur-twitter#more-36506