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France et politique française - Page 4112

  • Entre Obama et Hollande

    Un contraste et un parallèle devrait nous interpeller. En cette belle journée du 6 novembre, on pourrait comparer les destinées de Barack Obama et de Français Hollande. Tous deux se trouvent à mi-mandats. Tous deux paraissent démonétisés aux yeux de l'opinion. Pourtant, l'un comme l'autre, ils demeurent en place.

    La divergence commence, dès lors que le chef de l'État américain se verra cantonner dans un rôle limité, par deux chambres. Les assemblées composant le Congrès à Washington y jouent un rôle considérable. Toutes deux très fortes, quoique très différentes dans leur assise électorale, et quoique composées de parlementaires très peu dépendants de leurs partis, elles ont toujours contrôlé les actes essentiels du pouvoir exécutif dans ce régime que nos professeurs de droit constitutionnel nous avaient décrit, faussement, comme "présidentiel" par excellence, basé sur la doctrine de la "séparation" des pouvoirs. Cette théorie politico-juridique remonte en effet à Montesquieu (1689-1755) qui n'a pu l'observer dans sa formulation moderne ni en France, ni en Amérique.

    Considérant, à juste titre que "le pouvoir arrête le pouvoir", il plaidait en fait en faveur du renforcement des libertés parlementaires de l'Ancien Régime français, et il faisait aussi référence aux pratiques constitutionnelles installées en Angleterre. De celle-ci on ne doit pas surestimer le caractère "démocratique", car elle fut surtout gouvernée, tout au long du XVIIIe siècle et jusqu'en 1832, par la chambre des lords. (1)⇓

    Dans la pratique, les pays où la pensée de Montesquieu a prospéré, donc en dehors de son pays natal, les pouvoirs "séparés" cohabitent, et surtout ils coopèrent sur la base d'une vertu très peu prisée par nos chers républicains : le civisme. D'autres oseraient parler de patriotisme.

    Les 100 sénateurs, désignés à parité par chacun des États régiront, notamment, la politique extérieure et c'est en général ce que, depuis Paris, nous observons, l'encensant pour les uns (c'est un peu démodé) ou la dénigrant pour les autres (c'est très couru).

    Rappelons que d'autres instances jouent un rôle essentiel. On doit citer la Réserve fédérale, où les 7 administrateurs détiennent chacun un mandat de 14 ans, et nomment pour 4 ans un gouverneur. Elle fonctionne ainsi de manière totalement indépendante du pouvoir politique. Or c'est cette institution qui gère la monnaie, ayant pour devoir légal de veiller au niveau de l'emploi, à la stabilité es prix, et à la modération des taux d'intérêt à long terme. Toutes les fantaisies que l'on peut lire sur les intentions prêtées aux "Américains" en général, sur le cours du dollar, ou sur celui du pétrole, se révèlent ainsi sans rapport avec les orientations réelles de la FED. Celle-ci après avoir fait face tant bien que mal à une crise qui découle d'abord de la défiance interbancaire est en passe de changer de politique tout simplement parce que la conjoncture a été en grande partie rétablie.

    Or, par qui a-t-elle été essentiellement rétablie ?

    L'ordre constitutionnel conforme aux théories lointaines de Montesquieu nous donne la réponse : l'amélioration de la situation aux Etats-Unis vient des 435 membres de la Chambre des représentants. On doit mesurer le fruit des efforts de la nouvelle majorité issue des élections de novembre 2012.

    Celle-ci a entrepris une politique, douloureuse, certes, pour les subventionnaires, de coupes budgétaires, face à une situation monstrueusement déficitaire issu des années Obama et, en partie, des années Bush.

    On présente donc, de façon très habituelle, le chef de l'État américain comme l'homme le plus puissant du monde. Et, à certains égards, cela se vérifie.

    La régularité des élections qui reviennent, aux États-Unis dans tout le pays, tous les deux ans, limite sérieusementsa puissance. Elle permet des correctifs réguliers qui s'imposent aux pouvoirs publics.

    De plus le président lui-même ne dispose pas, au sein de l'équilibre constitutionnel, de pouvoirs aussi étendus que ceux attribués en France à son homologue.

    Car si nous comparons nos différentes institutions, en Europe occidentale, aux États-Unis et au Japon, nous constatons au contraire que le dirigeant doté des prérogatives les plus importantes habite à Paris, au palais de l'Élysée. Même le Premier ministre britannique, qui détient pourtant des leviers d'actions considérables, doit rendre des comptes, par exemple, chaque semaine à son souverain et cela ne se réduit pas à une visite de convenance. Ne parlons même pas de la chancelière allemande, contrainte de partager le pouvoir avec le SPD pour des raisons parlementaires au lendemain de sa victoire historique de septembre 2013.

    Or, nous l'avons encore vu ces derniers jours, et il le confirme encore en sa soporofique émission du 6 novembre. Cet homme constitutionnellement tout puissant se révèle pratiquement impuissant. Certes il promet, des choses qui n'ont rien à voir avec sa fonction : "à la rentrée 2016, annonce-t-il à 21h32, tous les élèves de 5e seront équipés d'une tablette et auront une formation au numérique. Mais il faut que tous les enseignants soient impliqués... on dégagera l'argent nécessaire, l'éducation est une priorité." Mais la phrase la plus significative est mise en exergue par Le Monde : "j'ai pu commettre des erreurs, qui n'en fait pas ?"

    Le tout-puissant président normal parle et se comporte comme un bonimenteur banal, autant dire un politicien nul.

    JG Malliarakis     

    Apostilles

    1.  Dans son "Coningsby" Benjamin Disraëli dépeint ainsi le tremblement de terre que représenta la réforme électorale opérée par Charles Grey. Premier ministre "whig" de 1830 à 1834, celui-ci allait priver les lords, par son Reform act de 1832, de leur domination sur la chambre des communes dont ils controlaienet jusque-là environ les 2/3 des nominations.

    http://www.insolent.fr/

  • Blâmée, Farida Belghoul ne compte pas se laisser faire

    Farida Belghoul, a été interrogée dans Présent de ce jour, suite à son blâme par le ministère de la Education nationale. Extraits :

    "[...] Pour commencer, je vais saisir le Tribunal administratif. Je vais déposer plainte auprès de la Cour de justice de la République, contre le ministre de l’Education nationale. Il y a en effet toutes les raisons de penser que le ministre s’est rendu coupable d’abus d’autorité. Car qui est le recteur d’une académie ? Uniquement le représentant du ministre. Ce n’est donc pas le recteur de Versailles qui m’a donné ce blâme, c’est le ministre lui-même.

    Et puis je m’interroge sur la valeur de cette décision. La procédure disciplinaire qui a été entamée contre moi ne présente aucun élément sérieux. Son seul et unique but est de nuire à la militante engagée que je suis en essayant de m’atteindre dans mon métier. [...]"

    Michel Janva 

  • Lettre de Renaud Camus à Fabrice Robert concernant “Le grand remplacement”

    « Le Grand Remplacement, le changement de peuple, est le phénomène le plus considérable de l’histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours… » Renaud Camus

    L’écrivain Renaud Camus qui a forgé le terme de Grand Remplacement, a envoyé la lettre ci-dessous à Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire.

    Cher Fabrice Robert,

    Les Identitaires et vous voulez bien me demander un message inaugural, pour votre site sur le Grand Remplacement et la Remigration. Je vous l’envoie d’autant plus volontiers que vous connaissez mon amitié pour votre mouvement et pour vous, ma sympathie pour votre action à tous, ma haute considération pour la justesse de vos analyses et mon admiration pour le courage et la pertinence de vos initiatives — à commencer bien sûr par la plus mémorable d’entre elles, l’acte de présence et de protestation de vos militants les plus aguerris sur les toits de la mosquée de Poitiers en construction, il y a deux ans.

    Je salue avec d’autant plus de plaisir et d’enthousiasme votre démarche actuelle que pour moi la constatation et le refus absolu du Grand Remplacement — ce “concept” dont vous voulez bien me reconnaître la paternité — ont toujours impliqué comme leur complément indispensable, et leur substance même, la Remigration, puisque c’est le mot que vous avez choisi de mettre en avant : je disais pour ma part “le renversement des flux migratoires”, mais c’est la même chose.

    L’Algérie de 1962 est pour moi, en ces matières, la référence historique essentielle, à la fois, et le contre-exemple absolu.

    Je m’explique : je suis persuadé que le combat que nous menons est d’essence anticolonialiste. Il s’agit de libérer notre malheureux pays et l’ensemble de notre continent du joug colonial chaque jour plus insupportable et pesant qui lui est imposé. Que la France et l’Europe soient victimes de colonisation, maintenant, beaucoup de gens ne le voient pas ou refusent de l’admettre, parce que cette colonisation ne ressemble pas à celles du XIXe et du XXe s. Elle ne leur ressemble pas en ceci qu’elle n’est pas ouvertement militaire, ni politique, ni officielle, encore qu’elle soit de plus en plus ceci et cela, à mesure qu’elle se renforce : la délinquance, la violence petite et grande, la nuisance, l’ensemble de ce que j’appelle la nocence (ce dont l’innocence est le contraire…) tiennent le rôle de l’action guerrière, et ils ont pour effet, comme elle, la conquête du territoire par lambeaux successifs ; je m’en suis expliqué dans un discours qui me vaut les interminables foudres de la justice remplaciste, celle qui sert le Grand Remplacement. Et les droits toujours plus grands qu’exigent et que s’arrogent nos conquérants à mesure qu’ils sont plus nombreux, leur présence toujours plus visible dans les rouages et le gouvernement même de notre République, leur poids dans notre société, le changement de civilisation qu’il entraîne, sont les marques de leur conquête.

    En fait la colonisation en cours est beaucoup plus conforme à la définition et à l’étymologie du terme que celle à laquelle s’est livrée la France dans ce qui fut son empire, jadis. Colonisation de peuplement, colonisation par la masse démographique, colonisation par substitution ethnique, elle est surtout beaucoup plus grave, en cela qu’elle menace, elle, d’être irréversible, sans recours possible. Une colonisation comme celle qu’a pratiquée notre pays, une colonisation militaire, politique et administrative, on peut s’en débarrasser en un tournemain, l’histoire l’a montré. Une colonisation comme celle qu’il subit depuis des lustres, une colonisation par changement de peuple, celle-là est définitive, à moins de faire intervenir la remigration, précisément, avant qu’il soit tout à fait trop tard.

     

    En 1962 l’Algérie tout juste décolonisée a estimé — et le monde entier, loin de s’indigner, en a jugé paisiblement comme elle — qu’elle ne serait pas véritablement indépendante si elle conservait sur son territoire dix pour cent d’habitants qui n’appartenaient pas à sa culture dominante ; qui étaient étrangers à ce qu’elle considérait comme son essence ; en somme qui n’étaient ni arabes ni musulmans. Ceux-là ont été jetés à la mer avec une brutalité inouïe. Souvenez-vous : la valise ou le cercueil. Et quand ils ne partaient pas assez vite, en quelques jours, parfois quelques heures, ils ont été massacrés. Voilà ce qui me semble devoir être pour nous la référence historique capitale ; et voilà aussi ce qui me paraît constituer le contre-exemple absolu.

    Référence essentielle parce que personne ne pourra nous reprocher d’envisager la question dans les mêmes termes que d’autres pays colonisés avant le nôtre, et pareillement avides d’indépendance, de liberté, de sécurité, de dignité et d’identité. Encore n’avons-nous pas affaire, nous, à des colons installés depuis un siècle et plus, ou même, dans le cas des juifs en Algérie, présents sur le territoire depuis un millénaire ou deux. Nos colons à nous sont récents ou très récents, pour la plupart : trois générations au plus, très rarement quatre ; et le plus souvent une ou deux. Et même si certains d’entre eux ont prêté leurs bras et leur courage à la liberté et au redressement de notre pays, ce n’est pas eux, bien loin de là, qui l’ont créé, façonné ou mis en valeur — ils sont bien des colonisateurs, certes, mais ils ne sont pas du tout des colons.

    Contre-exemple absolu, en même temps, parce que la brutalité, la sauvagerie des Algériens au cours de cet épisode encore largement occulté font horreur. Faut-il le dire, elles sont exactement ce que nous n’avons aucune intention d’imiter, même à l’égard des partisans et des promoteurs indigènes comme nous du Grand Remplacement en cours, ceux que j’appelle les remplacistes, qu’ils soient de droite ou de gauche, sarkozistes, juppéistes, hollandistes, mélenchoniens ou autres. S’agissant des remplaceurs eux-mêmes, des remplaçants, de nos colonisateurs, donc, ce que nous proposons est un divorce à l’amiable. Qu’ils se souviennent de leurs grands parents et des nôtres, en 1962, mais aussi 59, 60, 61. Qu’ils se rappellent la décolonisation, en Afrique du Nord mais aussi en Afrique noire. Bien entendu, nous, les indigènes de ce nouveau combat anticolonial, nous entendons recouvrer et conserver pour nous-mêmes, et pour ceux qui ont assimilé notre culture, notre mode de vie, notre civilisation, et qui ne prétendent pas nous imposer les leurs, ni même nous les donner en permanent spectacle, le territoire de nos pères. Mais, les autres, nous sommes tout disposés à les aider, y compris financièrement, à rentrer chez leurs propres aïeux. Il en coûtera toujours moins cher que l’immigration. Et à cette dépense-là, au moins, on pourra concevoir un terme.

    Renaud Camus

    fr.novopress.info/178048/lettre-renaud-camus-fabrice-robert-concernant-grand-remplacement/#more-178048

  • "C'est l'Etat qui paye" ! Mais d'où vient l'argent de l'Etat ?

    Christian Combaz analyse à son tour la pitoyable intervention de "Moi, je" à la TV hier :

    "Tout le monde a pu observer dans les casinos, le comportement de ces joueurs qui ne ne résolvent pas à quitter le tapis ou la machine à sous parce qu'ils sont persuadés que la chance va tourner en leur faveur. L' obstination absurde de celui qui refuse de tenir compte de la réalité s'observe aussi dans l'industrie où certaines entreprises au bord de la faillite sont menées à la ruine la plus complète par un dirigeant persuadé que sa vision est juste et qu'il existe un marché pour son produit, même si personne ne l'achète. [...]

    Ce qui frappe une fois de plus, c'est la fréquence indécente du Moi-je. A l'écoute de ses annonces dont certaines semblaient improvisées on était frappé par le nombre invraisemblable des j'ai voulu, j'ai décidé, je veillerai, voilà quel est mon cap, je maintiens les crédits, je veux que la France. [...]

    Au chapitre des annonces burlesques, à une sexagénaire qui déplore de n'avoir pas d'emploi à deux ans de la retraite «vous bénéficierez d'un emploi aidé comme ça quand vous prendrez votre retraite vous serez au travail».

    Mais le clou de la soirée aura été ce dialogue consternant entre un modeste diplômé en droit issu de l'immigration, dont le français était clair et remarquable, et un président au langage redondant, approximatif, qui ne termine jamais une phrase sauf pour proférer une pignouferie à l'égard de son interlocuteur. Ce jeune homme qui a décroché un diplôme de capacité en droit déplore que ses efforts ne se soient traduits par aucune embauche. Réponse du président, en sabir dans le texte: «je vais vous faire une proposition on va avoir cet enjeu de la politique du climat on a besoin de faire des diagnostics on va créer des emplois d'avenir sans condition de diplôme». Pas mal, non? Le pauvre garçon regrette que son diplôme ne mène à rien, on lui répond qu'on va aider les non-diplômés.

    -Mais ça coute très cher, objecte le journaliste.

    -Non c'est l'état qui paye, répond le président."

    Et qui finance l'Etat, gros malin ?

    Michel Janva

  • Marine Le Pen ne croit pas au Grand Remplacement ?

    Le Grand Remplacement n'est pas un « fantasme racialiste » - n'en déplaise à Gaëtan Dussausaye - mais un changement de civilisation bien réel.   

    Dans un entretien avec le JDD, ce 2 novembre, Marine Le Pen parle de « concept » et de « vision complotiste » en évoquant le terme de « Grand Remplacement », qu’elle réfute catégoriquement.

    Elle n’adhère pas davantage à la thèse du « plan établi ». C’est surprenant et même très contrariant de la part d’une candidate qui se prépare à endosser l’habit de chef d’État.

    Madame Le Pen le dit, pourtant : l’immigration, depuis trente ans, est utilisée par les milieux financiers pour peser à la baisse sur les salaires, elle constitue un réservoir électoral, en substitution de la perte de l’électorat ouvrier ; cela ne fait aucun doute, ni pour Mme Le Pen, ni pour les citoyens, de plus en plus nombreux à le subir ou simplement à le constater.

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  • Les Français n’en veulent plus

    S’exprimant ce matin, sur RTL pour commenter la prestation hier soir sur TF1 de François Hollande, la chroniqueuse  Alba Ventura citait opportunément un adage de Jacques Pihan, le Monsieur communication de feu François Mitterrand à l’Elysée:  « Quand on a rien à dire, on embête pas les Français à la télé ». François Hollande ce jeudi soir n’avait rien à dire. Rien de neuf à déclarer par rapport  à sa grande conférence de presse du 18 septembre dernier. Rien de neuf à proposer, si ce n’est débiter les habituels mantras dans cet exercice télévisuel censé marquer le cap du mi- mandat. Les sujets des charges, taxes, impôts pesant sur les entrepreneurs et les ménages, de l’éducation, de l’insertion, du chômage des jeunes et des séniors ont été évoquées (esquivées) avec les journalistes et les Français choisis pour lui poser des questions. Ça ira mieux demain voila en résumé ce qu’a déclaré le chef de l’Etat. Et pas un mot n’a  été dit sur les deux autres grands sujets d’inquiétudes pour nos compatriotes,  l’insécurité et l’immigration.

     « L’identité de la France » a dit François Hollande  dés le début de l’émission, c’est « la république sociale »…un peu court comme définition, non ?  Un chef de l’Etat qui a gardé le silence  sur la progression dans notre « république sociale » de  la grande pauvreté qui angoisse nos compatriotes, soulignée par le dernier rapport annuel du Secours Catholique – Caritas France dévoilé  hier. Une structure qui a  accueilli l’an dernier 1 477 000 personnes, chiffre en sensible augmentation par  rapport à 2012.

     Une extrême  précarité, qui touche même les salariés à faible revenu mais en premier lieu est-il détaillé dans ce rapport, les familles étrangères (roms?) avec 34 % des personnes accueillies. Chez les Français, les plus fragilisés sont   les familles monoparentales, les personnes isolées, notamment âgées, les moins de vingt ans….  Nous touchons là aux effets concrets  de la crise certes, mais aussi des politiques menées sur le plan « sociétal », aux résultats  tangibles  de la destruction des solidarités et des liens familiaux…

     Quant à l’Europe, quasi absente de ce débat hier soir, alors même que Bruxelles impose ses règles,  pèse de tout son poids dans les décisions  prises au sommet de l’Etat, elle n’a  été franchement célébrée  comme un modèle par M. Hollande que pour attaquer Marine Le Pen. Interrogé sur l’hypothèse de son accession au pouvoir, qu’il n’a pas minimisé, le chef de l’ Etat a voulu voir dans la présidente du FN le symbole du retour des « années 30 », du repli mortifère, de la  régression, du déclin, « la porte de sortie » de la France de l’Histoire avec un grand H.  Une peu finaude tentative de renverser la charge accusatoire contre les défenseurs des souverainetés nationales et de l’Europe des patries.

     Présidente du FN qui selon l’étude Ifop commandée par Itélé et Sud Radio publiée mardi, et quels que soient les candidats de gauche ou de droite  engagés face à elle, arriverait  largement en tête du premier tour de la présidentielle, avec près de  30% d’intentions de vote.  Dans les huit scénarii présentés aux sondés, les socialistes sont systématiquement éliminés dès le premier tour, (Manuel Valls, François Hollande, Martine Aubry). Alain Juppé (28% des voix), Nicolas Sarkozy (26%) et François Fillon (18% ) sont derrière Marine.

     Que faire alors pour enrayer cette dynamique nationale ? Abel Mestre note dans Le Monde la maladresse du peu inspiré Nicolas Sarkozy qui, « lors de son discours prononcé à Nancy, lundi 3 novembre, a affirmé tout de go :  Marine Le Pen est d’extrême gauche, son programme économique est celui de Jean-Luc Mélenchon.  Vieille antienne commune, à droite comme à gauche, des  extrêmes qui se rejoignent ».

     La veille, dans un entretien au JDD  poursuit-il, Marine avait «  déclaré que l’extrême gauche faisait  de bons constats  dans leur dénonciation de la mondialisation, mais qu’ils n’allaient pas  au bout de (leur) logique ».

     « Si l’on ne parvient pas à percevoir l’intérêt qu’a M. Sarkozy de classer Mme Le Pen à l’extrême gauche – dans ce cas, qui incarne l’extrême droite ? La droite de l’UMP ? –, la présidente du FN a, en revanche, tout intérêt à brouiller les codes politiques classiques. Quand Marine Le Pen donne quitus à l’extrême gauche, cela n’a rien d’innocent. C’est un élément de plus de sa stratégie de dédiabolisation. Car plus il y a de confusion, plus il est difficile de renvoyer le FN à ce qu’il est fondamentalement, c’est-à-dire un parti d’extrême droite » affirme M. Mestre.

     La confusion n’est pas tant dans l’esprit des Français qui ne sont pas idiots que le désarroi dans la tête des adversaires du FN qui n’ont  pas compris –ou ne veulent pas comprendre- que le modèle artificiel gauche-droite sur lequel repose ce Système à bout de souffle est condamné et dépassé.

     Un désarroi souligné par un article publié hier sur le site de  L’Express,  intitulé significativement  « Face à Marine  Le Pen Patrons-Syndicats même combat ». Il confirme aux lecteurs de ce magazine  une collusion objective souvent pointée par Bruno Gollnisch, entre un certain patronat euromondialiste et la gauche altermondialiste-internationaliste,  les deux faces d’une même médaille antinationale.

     C’est ainsi que le président du Medef,  Pierre Gattaz,    fulmine contre « La montée de votes extrêmes» ,«une source d’inquiétude, dans une interview au Monde (25 septembre) ». Lequel  déclare encore : « Quand je vois le programme de Marine Le Pen, je suis pour le moins inquiet».

     C’est « le PDG d’un grand groupe » cité aussi dans cet article qui affirme  que  « Marine Le Pen défend la sortie de l’euro, le populisme, le protectionnisme et un mauvais patriotisme (sic), tout ce que le patronat n’aime pas. Nous devrions le dire encore plus haut et plus fort ! ».  Et à visage découvert ce serait bien,   puisque ce Monsieur du haut de ses mâles déclarations,  préfère courageusement  garder l’anonymat.

     L’Express souligne  que « les syndicats se félicitent de cette évolution (du discours anti FN du Medef, qui en fait est récurrent, NDLR), même s’ils en mesurent le risque : que Le Pen apparaisse proche du peuple, puisque les patrons la combattent. (…). Nouveauté, la CFDT et la CGT vont travailler ensemble sur le sujet. Elles participeront, avec d’autres, à un colloque organisé les 21 et 22 novembre par le collectif Pour une république solidaire ».

     Dans les faits il est trop tard. Les jaunes du Système que sont les dirigeants  démonétisés, marginalisés, de syndicats, qui représentent  moins de 8% des salariés français  (3% dans le secteur privé),  sont inaudibles depuis longtemps.   La preuve en est apportée au  regard des scores enregistrés par le FN , premier parti ouvrier de France déjà lors de la présidentielle de 1995, chez les salariés. Quant aux adhérents de base des  syndicats en question, ils sont aussi les premiers à glisser un bulletin Front dans l’urne.

     Le piètre Pascal Debay, « responsable de la campagne contre l’extrême droite de la CGT »,un brin schizophrène,  en fait la confidence attristée, son vieux monde confortable s’écroule : « les repères droite-gauche se perdent. Il faut de la patience et un travail de longue haleine » feint-il d’espérer.

     Ecrivain grandement apprécié par François Mitterrand, Jacques Chardonne  écrivait :  « Proudhon se demande pourquoi la France a repoussé tant de sortes de gouvernements. Quelle cause oppose toujours l’intérêt du prince et celui du grand nombre et précipite  les Etats vers leur ruine ? (…). A cette question (…) Proudhon répond fort bien : ce qui importe dans tout gouvernement, ce n’est pas l’origine, ce n’est pas la forme (monarchie, démocratie, etc.,) ni même l’organisation ; il faut considérer l’esprit qui l’anime. C’est par leur idée que les gouvernements vivent ou  meurent. »

     Et bien oui,  l’esprit qui anime ce Système  les Français n’en veulent plus. On devrait  lire Proudhon à la CGT. Et au Medef  aussi d’ailleurs,  cela ne pourrait pas leur faire de mal.

    http://gollnisch.com/2014/11/07/les-francais-nen-veulent/

  • #Sagnol : l’insupportable tribunal de l’inquisition a encore frappé

     Peut-on encore dire quelque chose dans ce pays ? La nouvelle polémique orchestrée par les médias et les associations KGBistes du système (LICRA, SOS racisme…) au sujet des dernières déclarations de l’entraîneur Willy Sagnol sur les joueurs africains démontre que non.

    Que de cris aux orfraies pour des propos où un homme explique ses décisions tactiques, tout en reconnaissant d’ailleurs des qualités intrinsèques aux joueurs de couleur…

    Cette tempête dans un verre d’eau montée en « affaire » doit rappeler aux Français qui pensent encore vivre dans un pays libre que ce n’est plus le cas depuis longtemps, et que les grands inquisiteurs sont là, à traquer la moindre parole dissidente qui ne colle pas avec le politiquement correct.

    Tremblez-donc bonnes gens à l’esprit gaulois et encore frondeur, le système vous guette, Big Brother is watching you !

    http://fr.novopress.info/178027/sagnol-linsupportable-tribunal-linquisition-encore-frappe/

  • Echec de LMPT, victoire des « zadistes » : la force de la violence (J.Y. Le Gallou)

    La Manif pour tous a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes. C’est une formidable réussite sociétale : à terme, la génération 2013 remplacera la génération 68. Mais c’est un échec politique. En interdisant à leurs troupes, le 24 mars 2013, de descendre sur les Champs-Élysées (et en condamnant ceux qui s’y sont retrouvés), les dirigeants de LMPT ont permis le vote de la loi Taubira. En se félicitant de l’absence de tout incident le 5 octobre 2014 (et en collaborant avec la préfecture de police contre les « trublions » possibles), les dirigeants de LMPT ont donné quitus au gouvernement pour ses mauvaises actions ; tout en lui donnant un feu vert pour démanteler le principe d’universalité des allocations familiales. En deux ans, jamais autant de mesures antifamiliales n’ont été adoptées.

    Les « zadistes », les occupants illégaux de terrains menacés par des projets d’aménagement, sont moins propres sur eux que les manifestants LMPT et beaucoup moins nombreux : quelques centaines d’activistes, quelques milliers de manifestants à Sivens, quelques dizaines de milliers à Notre-Dame-des-Landes.

    Mais leurs violences ont débouché. À l’arrêt du projet d’aéroport après l’action des « casseurs » à Nantes. À la suspension du barrage dans le Tarn après la mort de Rémi Fraisse, dans le cadre d’une action pourtant normale de rétablissement de l’ordre par la gendarmerie. Je me réjouis, pour ma part, de ces retraits : en luttant contre l’artificialisation infinie des sols français, les « zadistes » défendent de facto nos paysages et notre patrimoine, et par là même …l’identité de la France. Comme les « terroristes » corses l’ont fait en retardant le bétonnage de leur île.

    Reste que c’est deux poids, deux mesures. Une action bon enfant contre le « mariage gay » devient aux yeux des médias un « débordement violent de l’extrême droite ». Et il devient interdit de contester l’application de la loi Taubira : « une loi de la République » que maires UMP et FN mettent en œuvre scrupuleusement. En revanche, les actions infiniment plus violentes des « zadistes » bénéficient de l’indulgence des médias. Et José Bové les justifie au nom de la « désobéissance civique ». Un terme qui n’est pas sans force et qui rappelle Antigone. D’autant qu’aujourd’hui la démocratie dite « représentative » a été détournée par les lobbys.

    La conclusion est sans appel. À l’aube du XXIe siècle, la violence illégale, mais parfois légitime, reste un acteur majeur des décisions politiques. On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs.

    Jean-Yves Le Gallou

    SourceBoulevard Voltaire

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Un président à l’ouest, rien de nouveau

    Lui a-t-il échappé qu’il avait en face de lui quatre figures représentatives de ses échecs, de ses impostures, de ses tours de prestidigitation, de ses mensonges, quatre figures du malheur français ?   

    Au plus bas dans les sondages – il venait encore, le matin même, déjouant avec maestria les pronostics des spécialistes qui jugeaient impossible de descendre plus bas, de battre un nouveau record d’impopularité –, c’est un président plutôt crispé qui abordait hier soir l’émission spéciale habilement réalisée et mise en scène par TF1 et RTL dans le rôle difficile du principal interprète. Disons les choses comme elles sont et non comme on voudrait qu’elles soient. Les questions gênantes, méchantes ou indiscrètes qui ont été d’emblée posées à François Hollande l’ont évidemment servi en lui permettant de jouer les pères nobles et de faire ressortir la bassesse, la vulgarité, la sottise, l’insignifiance ou l’excès de certains des reproches et de certaines des critiques qui lui ont été adressés.

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