France et politique française - Page 4152
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Gender à Saumur : déni ou réalité ?
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DES EMPLOIS CREES, MAIS PRECAIRES
En cette rentrée, "Marianne" a demandé à un intellectuel d’analyser la crise politique en France. Pour le linguiste et philosophe Jean-Claude Milner, notre démocratie est sapée par ce qu’il nomme "l’acratie", c’est-à-dire le renoncement de nos gouvernants à actionner les leviers du pouvoir. Il sonne l’alarme. Et en appelle, d’urgence, à un sursaut républicain Encor un pas et il finira par découvrir que le seul état nation se souciant du bien commun est le pouvoir royal (NDLR)). Le débat est lancé.
Marianne : En France, la crise de confiance dans la parole et l’action politiques atteint un paroxysme depuis le remaniement. En cette rentrée surtendue, comment analysez-vous cette défiance ? Jean-Claude Milner : Je retiens plusieurs raisons. Le quinquennat resserre le rythme et, du coup, souligne l’absence de contraste. La droite a été remplacée par la gauche ; pourtant, à tort ou à raison, l’opinion ne perçoit pas de différence. L’alternance tourne à vide. Qui plus est, la coïncidence trop étroite entre élection présidentielle et élections législatives a retiré aux Français un moyen de corriger la trajectoire en cours de mandat ; la Constitution est devenue de ce fait une machine à produire des déconvenues. Dire que l’action politique est mise en cause, c’est un lieu commun, mais il y a plus : le doute s’étend aux institutions, je veux dire à la notion d’institution elle-même, ce qui relève à mes yeux du populisme. Toutefois, ces raisons n’expliquent pas tout.
Pourquoi ? Parce que, plus profondément, le doute s’est installé dans l’esprit des Français sur le caractère national de leurs gouvernements.
Que voulez-vous dire ? Aujourd’hui, l’esquisse même de réalisation d’un programme de type Front populaire serait tout bonnement impossible. A cause de l’Europe. Même le programme qui avait été défini par François Hollande lors de la dernière campagne présidentielle ne serait complètement applicable qu’à la condition de rompre avec plusieurs principes posés par l’Europe - je pense à la règle de libre concurrence qui interdit à l’Etat de soutenir des entreprises en difficulté. Or, la possibilité que l’Etat soit un acteur économique faisait partie de l’identité nationale.
Justement. L’Union européenne, comme vous le suggérez dans « La Politique des choses », fonctionne-t-elle comme une machine à « dépolitiser » ? Oui, et les conséquences de cette dépolitisation sont particulièrement aiguës pour la gauche française. Elle tient à garder dans sa rhétorique une référence aux précédents de 1936 et de la Libération mais, à supposer qu’elle veuille s’en inspirer, elle se heurte, dans le réel, aux empêchements nés de traités qu’elle a elle-même ratifiés. On soutient que le Parti socialiste, à la différence de son homologue allemand, n’a pas fait son Bad Godesberg et n’a pas voulu assumer sa mue sociale-démocrate. C’est vrai, mais le PS a choisi l’Europe. Or, cela revient strictement au même. Sauf qu’on demeure dans le non-dit. Au lieu d’une révision idéologique explicite, on a préféré maintenir un idéal programmatique, en y juxtaposant une idolâtrie européenne qui, de fait, voue ce programme à du pur bavardage. Conclusion : les socialistes subissent un tiraillement maximal entre deux fantasmes. [....]
La suite sur Marianne
http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-affirmation-nationale-n-est-pas
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Val d’Oise : 2000 policiers rendent leurs armes pour éviter des suicides
Les quelque 2.000 policiers du département du Val d’Oise doivent tous déposer leurs armes de service après leur travail sur ordre de leur hiérarchie après le suicide de deux de leurs collègues vendredi dernier. Un syndicat de police, Synergie (seconde organisation d’officiers) a jugé cette mesure «inadmissible et inappropriée » tandis que le Direction générale de la police nationale (DGPN) a dit mercredi qu’elle avait été décidée « dans un souci de protection et de prévention ».
Selon la DGPN, après le suicide coup sur coup, vendredi, de deux policiers du Val d’Oise à l’aide de leurs armes de service, la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP) a demandé «le soir même» à ses troupes de déposer leurs armes en quittant leur service. «C’est à titre conservatoire et provisoire» en «attente» d’une réunion avec la «cellule de veille» dédiée aux suicides et mise en place dans la police, à grande échelle, il y a quelques années.
Source : 20minutes
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Comment aider des organismes existants dans l’action ?
L’actualité de la mobilisation nous invite à aider des groupes existants et à revitaliser de l’intérieur des institutions, associations, écoles etc… Comment faire ?
Jean Ousset dans son livre l’Action au chapitre IV de la cinquième partie, « Notes pour une action plus organique » (p. 265 à 269), propose 7 notes dont nous pouvons mesurer la pertinence ces derniers mois. A relire en préparant les prochaines actions. Extraits des notes 41 à 43 :
« Disons, pour être clair : notes pour une action moins exclusivement fondée sur la seule impulsion personnelle de quelques-uns. Ou, si l’on préfère, notes s’appliquant davantage à une action intergroupe, à une action aux structures plus institutionnalisés.
- Aide à des organismes existant déjà (ou que l’on peut susciter).
- Aide tendant au meilleur rendement de ces organismes.
- Revitalisation de corps intermédiaires par l’influx d’éléments plus dynamiques en interventions éducatrices. Interventions qui peuvent prendre maintes formes (carrefours, commissions, groupes de réflexion...).
Que chacun s’attache à faire le compte, en chaque pays, des hommes de caractère ou de talent, des groupes, mouvements, syndicats, clubs, bureaux, périodiques ou cercles qui, même si quelque brouille ou rivalité les oppose, n’en sont pas moins d’accord avec l’essentiel. Et dont un élémentaire travail de synchronisation pourrait décupler la fécondité, sans démarche indiscrète ou contraignante.
41. Atteindre les élites
Il sera toujours nécessaire de rappeler ce devoir essentiel d’aider les corps intermédiaires, naturels ou légitimes, mettant le plus grand soin à respecter l’intimité, la psychologie de chacun. La société est composée de corps sociaux (juridiques, militaires, culturels, économiques, etc.). La vie de ces corps est assurée par le rayonnement de leurs élites. Ce sont ces élites qu’il faut atteindre.
Pour rayonnantes que soient la formation personnelle, l’action individuelle, ce sont là formules rudimentaires. Il est très important de chercher à procurer un champ plus vaste et surtout plus fertile à ces rayonnements personnels.
Selon qu’elle tombe sur les pierres du chemin, sous les ronces ou dans la bonne terre, la même graine peut ne rien produire ou porter cent pour un.
A ceux qui militent dans un organisme politique, syndical, etc. (pour peu que ces organismes soient acceptables) il importe de fournir ce surcroît décisif nécessaire à la rectitude idéologique et à l’efficacité dans l’action. Ne rien négliger pour persuader les éventuels « leaders » de ces organismes qu’une bonne formation théorique et pratique décuplera nécessairement la valeur de leurs militants.
42. Diffusion par capillarité
L’action devra toujours se diversifier au gré des multiples réseaux sociaux. Pas de planification intempestive sous prétexte d’unité. L’unité est dans l’esprit qui doit être commun à tous. Elle n’est pas dans les recettes concrètes de l’action. Elle se manifestera progressivement. A l’imposer trop vite, on risque de tout briser.
Prendre soin de laisser aux membres de ces groupes ou associations la juste initiative de leur spécialité.
Eviter, par-dessus tout, de paraître vouloir les « coiffer » ou, à plus forte raison, de paraître vouloir les « annexer ».
Sans oublier qu’une précieuse réciprocité ne peut manquer de se produire.
- Au militant trop absorbé par l’action quotidienne, il est certain qu’un apport plus général des notions plus élevées sont indispensables.
- Les plus sûrs théoriciens, à leur tour, devenant odieux et parfaitement inefficaces s’ils n’ont aucun contact avec la base ; autant dire, avec les réalités concrètes de l’action journalière.
43. Etre concret
Eviter l’esprit verbeux et livresque qui surabonde en vues abstraites, incapables de s’attacher au réel concret...
Il ne suffit plus de « dire la vérité ». Le climat matérialiste, le fléchissement intellectuel, l’esprit de compromission ou d’abdication sont tels que la simple affirmation du vrai n’atteint plus guère les intelligences, ne touche plus les cœurs. Plus encore que d’exposer des vérités, nous devons les porter à des effets pratiques.
On peut professer rigoureusement le vrai, en tout académisme sans livrer le moindre combat pour la vérité.
En conséquence, il importe de s’attacher au soutien, à l’aide, à la meilleure formation, au réconfort de ceux qui mènent déjà « le bon combat ». »
A suivre …la semaine prochaine…
Lire et télécharger dans son intégralité l’Action au chapitre IV de la cinquième partie, « Notes pour une action plus organique » dans l’Action de Jean Ousset. Pour rejoindre une initiative qui corresponde à vos « talents » contacter le service d’information d’Ichtus. Pour se concerter et rencontrer de multiples initiatives, participer au Colloque Catholiques en Action le 12 octobre à Paris.S'inscrire.
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JT- 17-09-2014
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Propagande politique dans une classe de 5e
Il n'y a pas que la perversion sexuelle qui est banalisée au collège. Il y a aussi de la propagande politique. Benoît Dubiez enseigne l’histoire, la géographie et l’éducation civique au collège Jean-Baptiste de La Quintinie de Noisy-le-Roy (78). Admirateur de Jacques Attali, Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, Manuel Valls, il a donné le 9 septembre un devoir à ses élèves de 5e. Minuteraconte les 2 études de cas :
"Premier cas: les Unes de « Minute » et de « Valeurs actuelles » sur Najat Vallaud-Belkacem! L’exercice s’intitule: « Un fait d’actualité autour du racisme et de la discrimination ». Ben tiens. Faudrait pas non plus leur expliquer ce qu’est la nationalité à ces minots. C’est très très bien fait. Il y a même le lien pour signer direct la pétition. [...] A 12-13 ans, on ne sait pas forcément qui est Najat Vallaud-Belkacem, mais on sait cliquer et donner ses coordonnées. Ça peut servir… Le « devoir » explique bien les choses. Que Najat n’était pas contente et a cité Pierre Desproges. Que le Parti socialiste a condamné et demandé à ce qu’on soit condamnés. Et que « Minute » est « proche du Front national ». [...]
Comme c’est un « devoir », il y a des questions, que l’élève peut s’aider à résoudre en cliquant sur le lien qui lui est fourni, celui menant à un article du Huffington Post sur les Unes incriminées (un journal « neutre » dira l’enseignant, omettant juste de dire que ce site est dirigé par Anne Sinclair et que l’article est totalement à charge!). Parmi les questions figure celle-ci: « De quel parti politique tend à se rapprocher le journal “Minute“ ? Que pouvez-vous en déduire? » Là, sur la déduction qu’il faut faire, on serait preneurs du corrigé… On a bien aimé aussi cette autre question: « Quelle association mentionnée dans ce texte combat au quotidien le racisme? » [...]
Comme cette affaire a fait un peu de bruit – léger par rapport à ce qu’elle va produire maintenant comme onde de choc… –, Benoît Dubiez, interpellé par des parents, est convenu que peut-être, après réflexion et tout bien considéré, cette affaire était-elle «trop fraîche pour être traitée maintenant ». Tel que. Ecrit à l’encre rouge sur le carnet à destination des papas et des mamans. [...]
[L]e cas n° 2, intitulé « Le racisme peut prendre des formes violentes », raconte le cas d’un aide-soignant d’origine sénégalaise ayant été tabassé et insulté en Dordogne du seul fait qu’il est Noir. Le seul et unique texte fourni aux enfants est d’ailleurs une interview de la victime, Ibrahima Dia… Un procédé peu honnête dans la triple mesure où les accusés nient les faits, où une première audience s’est soldée par une annulation de la procédure pour vice de forme et où une nouvelle instruction a été ouverte dont on ne connaît pas les résultats! [...]"
Sur son compte twitter, il ne croit pas si bien dire :
via
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Le site de Politique Magazine fait peau neuve
C'est réussi, et c'est par ici.
Rappelons que le directeur du magazine, Hilaire de Crémiers, animera avec François-Xavier Bellamy, philosophe et maire adjoint de Versailles, la prochaine veillée des Veilleurs à Versailles, autour du thème "culture et nation: les déshérités", le 18 septembre à 21h, place du marché.
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Bruno Gollnisch : "L'inversion des valeurs, un système délétère !"
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Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct
Gloire au courage de ceux qui auront osé dénoncer les premiers la gravité des crises que connaît la France.
Par opposition à ce qui est imaginé, ou fictif, existe le concept de réalité qui désigne ce qui est perçu comme concret. Christophe Guilluy, géographe et auteur d’ouvrages scientifiques, a décidé de se confronter au monde concret, dans son dernier ouvrage intitulé « La France périphérique – Comment on a sacrifié les classes populaires. » Sa thèse, assez simple, explicite ce que l’instinct populaire perçoit assez distinctement, et démontre que s’ajoute à la fracture sociale une fracture ethno-culturelle de plus en plus prononcée dans notre pays. Il estime, par ailleurs, que seule la bourgeoisie urbaine des grandes villes profite de la mondialisation et des changements sociétaux qui ont conduit au multiculturalisme. Selon lui, la France des « invisibles », des « oubliés » ou, pour citer François Hollande, des « sans-dents » se réfugierait dans un vote protestataire en faveur du Front national, en raison de questions dites « identitaires ».
Ses ouvrages sont de grande qualité et comptent parmi ceux qui ont changé les mentalités sur des questions aussi diverses que l’immigration, la fracture sociale, la mondialisation ou l’émergence d’une France « péri-urbaine ». La fibre socialisante de leur auteur n’est plus à démontrer, pas plus que la rigueur des analyses. Éric Zemmour le cite régulièrement, comme de nombreux cadres de partis politiques de gauche ou de droite. Les travaux rendus par Christophe Guilluy font donc autorité, et toute personne de bon sens ne peut que se rendre à l’évidence : tout ce qu’il avance est correct.[...]
Gabriel Robin
La suite sur Boulevard Voltaire
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Decrire-la-realite-est-un-crime
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Sarkozy, mais pour quoi faire ?
C’est ça, le sauveur de la France ?
Le thème de l’insécurité est certainement le plus consensuel, à droite du moins. Construire de nouvelles prisons (Sarkozy dit 30.000 places, Marine Le Pen 40.000) et revenir sur les lois Taubira, voilà qui ne devrait pas être une source majeure de division ; même Bayrou semble d’accord. Autrement plus délicate est la question de l’immigration, et Marine Le Pen le sait bien. Elle compte d’ailleurs s’en servir comme fer de lance de sa campagne. Les électeurs de droite — du FN, cela va sans dire, mais aussi (enfin ?) de l’UMP — attendent des mesures fortes en matière d’immigration : ce qu’ils veulent, c’est le Kärcher. Comment Sarkozy va-t-il trancher ?
En 2007 et en 2012 – respectivement avant le premier tour puis entre les deux tours – Nicolas Sarkozy, qui n’a jamais caché son aversion pour le Front national, avait hypocritement « droitisé » sa campagne pour capter les voix des électeurs frontistes. La première fois, le subterfuge avait fonctionné, mais pas la seconde fois. Refaire le coup en 2017 semble exclu, d’autant que la présence probable de Marine Le Pen au second tour rend caduque cette stratégie. Si l’on en croit Le Figaro, Nicolas Sarkozy envisagerait même de fusionner l’UMP et l’UDI… [Et pourquoi pas aussi le PS ? NDA]. N’a-t-il pas déclaré récemment, à en croire Le Nouvel Observateur, « Le mariage pour tous, je m’en fous. Ce n’est pas un sujet », rejoignant ainsi les positions du maire de Bordeaux, grand bâtisseur de mosquées, qui déclare à Valeurs actuelles : « Je crois qu’il s’agit d’un acquis [le mariage pour tous], qui a été intégré par la société française. »