France et politique française - Page 4654
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Affaire Leonarda : les chiens de l'émotion sont lâchés
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Jouons avec notre gouvernement, Léonarda, la Manif pour tous et la France orange mécanique
Aujourd’hui, un petit jeu : de la cohérence s’est cachée dans ces trois affaires, retrouvez-la.1. D’un côté, nous avons la clause de conscience des maires qui est refusée : la loi c’est la loi, il n’y a pas à transiger avec ça. De l’autre, nous avons l’affaire Léonarda : la loi est ignoble, qui permet de virer de pauvres jeunes filles de France, il faut donc la violer. La loi, pas la jeune fille.2. D’un côté, nous avons des centaines de milliers de manifestants, qui descendent régulièrement dans la rue pendant plus de 6 mois, prenant sur leurs jours de repos pour montrer leur inquiétude. De l’autre, nous avons des lycéens qui descendent dans la rue trois jours de suite, à la veille des vacances, puis plus rien. Qui est entendu jusqu’à l’Élysée ?3. D’un côté, nous avons une affaire de jalousie qui se finit par deux claques : l’ex de maman Léonarda est venu se venger de la séparation qu’il a subie il y a 25 ans. La France en conclut que Léonarda n’est pas en sécurité au Kosovo, et qu’il faut donc vraiment la faire revenir. De l’autre côté, nous avons un bouquin qui prouve qu’on n’est plus en sécurité nulle part en France. Blackout total, accusations de racisme, voire de nazisme. La sécurité des Français n’est rien à côté de celle de Léonarda.Réponses : dans l’affaire 1, la cohérence se cache… euh, ben en fait je la trouve plus. Dans la 2, elle se trouve dans… ah ben merde, c’est pas vrai, elle s’est barrée cette conne… Et dans la 3, je… hum.Désolé pour ce petit incident technique. La prochaine fois je ferai plutôt un jeu des 7 erreurs…Source http://www.oragesdacier.info/2013/10/jouons-avec-notre-gouvernement-leonarda.html
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La crise grecque et ce qui nous attend
"Pour un Européen qui réfléchit, il n'est plus possible de se réjouir avec une malice machiavélique de l'infortune du voisin ; tous sont unis pour le meilleur et pour le pire." Robert Schuman. (1)⇓
Depuis maintenant plusieurs années je m'efforce de suivre, de comprendre, d'archiver les évolutions de cette crise. J'épargne à mes lecteurs les détails des incertitudes et les affres qu'elle recèle depuis 2009. Je préfère leur communiquer ce qui me semble les leçons valables pour chacun de nos pays, sans références aux spécificités locales, ouzo, rebetiko, folklore, etc.
En effet, si, d'emblée certains médiats en France comme dans d'autres pays, se sont employés, pour des raisons parfois différentes, à noircir le tableau, il ne faut y voir un effet ni du hasard, ni de la méchanceté, ni de quelque estrangement remontant au Moyen âge européen et à l'apogée byzantine.
On a fait croire aux Français, par exemple, que les Grecs ne payaient pas d'impôts afin de nous persuader qu'il fallait accepter sans broncher encore plus de fiscalisme, d'étatisme et de redistribution, alors que l'économie française travaille déjà à 57 % pour financer la gabegie publique.
On a révélé aux Français que les armateurs résidant à Londres n'acquittaient pas d'impôts à Athènes. Il s'agissait à usage interne de justifier la gesticulation absurde contre l'émigration fiscale et sociale. Envieuse et contre-productive, cette campagne confond les causes et les conséquences. Les Français fortunés ne quittent pas leur pays de gaîté de cœur, ils ne se précipitent pas vers des paradis bancaires, ils fuient l'enfer administratif et collectiviste jacobin.
Autrement dit, toute observation objective de la crise des États de l'Europe du sud membres de l'euro tend à nous ramener à la situation de la France.
Or, ni l'Italie, ni la Grèce, ni le Portugal, ni même l'Espagne – dont les dirigeants s'emploient cependant par tempérament national à parler un peu "comme si" la loi de la pesanteur fonctionnait différemment sous le noble ciel de Castille – aucun de ces pays ne feint d'ignorer les faits. Le gouvernement de Paris, au contraire, s'est installé dans le déni. Le petit cochon rose s'ébroue dans sa boue. On a beaucoup reproché à The Economist de l'avoir souligné par sa couverture, le "Déjeuner sur l'herbe", à la veille des élections présidentielles de 2012. Or l'Angleterre et l'Irlande qui ont pris, leurs problèmes à bras le corps commencent à voir le bout du tunnel. L'Hexagone est au contraire en train d'y pénétrer, d'y stagner, d'y patauger.
En ce moment que se passe-t-il en Grèce ?
Le gouvernement de coalition, issu des élections si périlleuses du printemps 2012, dirigé par Antonis Samaras, commence à engranger les résultats de 15 mois d'efforts soutenus et de coopération, pas toujours facile, avec les représentants de ses bailleurs de fonds.
Le budget de l'État dégage désormais des excédents primaires, c'est-à-dire qu'il commence à rembourser les dettes résultant des gestions antérieures.
Soulignons que cela s'accomplit au prix d'une fiscalité très lourde : 13 % de TVA sur l'alimentation, contre 5,5 % en France, et un taux normal de 23 %. Aucun magasin ne vous laisse sortir sans votre reçu légal. Les taxes immobilières sont révisées, alourdies et rationalisées, etc.
Aujourd'hui, préparant la loi de finances pour 2014, il se propose de partager les marges existantes entre l'amortissement de ses emprunts, la relance de l'économie et certains efforts ponctuels en faveur des détresses sociales.
De la sorte, il est entré dans une nouvelle phase de négociations, extrêmement tendues avec la fameuse "troïka".
Or, c'est bien là que, pour d'évidentes raisons les discussions achoppent avec les représentants du FMI et de l'Eurozone, eux-mêmes en désaccord.
Le 18 octobre on disposait des déclarations du ministre des Finances Yannis Stournaras soulignant qu'en tout état de cause, il ne pouvait "accepter qu'on dévalue les efforts du pays".
Le 20 octobre le Premier ministre Antonis Samaras montait au créneau sur un ton inhabituel dans deux entretiens aux éditions dominicales de "Ethnos" et de "Kathimerini". Observant la géométrie variable des nouvelles pressions que l'on cherche à exercer à son encontre, le gouvernement grec s'apprête à dire "un double non" aux exigences inacceptables de la fameuse "troïka". On notera que les trois technocrates projettent de revenir le 28 octobre, jour parfaitement symbolique, fête nationale et anniversaire de l'ultimatum de Mussolini du 28 octobre 1940... Bref, il fait remarquer que son pays a tenu ses engagements, qu'il a accompli un effort budgétaire égal à 19 % de son déficit en quatre ans, que son déficit 2014 sera réduit à 0,7 milliards [France= "environ 80 milliards, 120 fois plus"]. (2)⇓, et que ses partenaires de la zone euro doivent maintenant tenir les leurs.
On ne peut prévoir bien sûr les conclusions de ces pourparlers. Les financiers ont toujours tendance à en demander plus à leurs interlocuteurs. Mais déjà le FMI de Mme Lagarde a commencé à reculer, à démentir, à se défausser de ses responsabilités, à désavouer les pressions qu'on lui attribue. On ne prête qu'aux riches.
La formation du nouveau gouvernement de coalition en Allemagne pourrait lancer un nouveau signal. Le hasard fait qu'il sera composé selon la même clef de répartition : à Berlin comme à Athènes 2/3 de conservateurs plus ou moins libéraux ; 1/3 de sociaux-démocrates.
Désormais allié d'Angela Merkel, le chef du SPD Sigmar Gabriel n'a-t-il pas annoncé : "n'oublions pas que l'Europe n'est pas un fardeau pour l'Allemagne, ni un poids pesant sur nos épaules, bien au contraire. Notre avenir économique dépend de l'avenir de l'Europe. Nous n'aidons pas simplement les autres pays parce que nous sommes des gens bien, parce que nous voulons soulager nos consciences et être gentils. Nous les aidons aussi parce que cela sert nos propres intérêts. Nous devons stabiliser l'Europe, sinon, le chômage et les difficultés de la croissance se propageront à notre pays." (3)⇓
Ainsi plusieurs leçons à usage général se dégagent de cette expérience, douloureuse et humiliante pour ce pays et ceux qui lui sont attachés. Tout d'abord chaque nation peut se relever à condition que ses gouvernements aient la force de caractère de voir les choses en face. D'autre part, certes, on doit tout faire pour dépendre le moins possible de la finance internationale. Ceci rendra nécessaire dans l'avenir de tendre vers le moins de démagogie possible, vers le moins de gaspillage possible, vers des budgets en équilibre, en renonçant de manière définitive aux fausses doctrines du keynésianisme et du contructivisme. Redécouvrir Bastiat… retrouver Hayek… s'inspirer de Thatcher…
JG Malliarakis
http://www.insolent.fr/2013/10/la-crise-grecque-et-ce-qui-nous-attend.html
Apostilles
1 - "Pour l'Europe", 1963. ⇑
2 - information qu'en général les médiats d'Europe occidentale dissimulent désormais à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs..⇑
3 - cf. La Tribune en ligne le 18 octobre 2013, 14 h 04⇑ -
FN : comment transformer l’essai ?
Quand plus d’un électeur sur deux vote pour un parti alors que la participation est honorable, la légitimité démocratique de ce parti devient incontestable. L’attitude extrêmement digne et sportive de son candidat saluant la belle campagne de son adversaire fait perdre tout crédit à ceux qui disent qu’en dépit de ses scores, le FN ne serait pas un parti républicain.

L’emploi dévoyé de ce mot et les vieilles insultes de fascisme révèlent au contraire de quel côté est le sectarisme.
Le même jour que cette modeste élection au retentissement étonnant, le PS a offert le spectacle de ses divisions et de la course au pouvoir, par tous les moyens, à l’occasion des primaires marseillaises. Côté UMP, Xavier Bertrand n’a pas trouvé mieux que d’ajouter sa candidature à une bataille d’« ego » qu’il prétend dénoncer, sous couvert d’unité… Beaucoup de Français doivent se dire que, peut-être, il est temps de renvoyer dos à dos les deux machines électorales, leurs ambitions, leurs appétits, leurs mensonges et leurs échecs, qui après plus de trente ans d’alternance n’ont fait qu’aggraver la maladie du pays. [...]
Christian Vanneste - La suite sur Boulevard Voltaire
http://www.actionfrancaise.net/craf/?FN-comment-transformer-l-essai
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Rapport Estrela : un coup d’arrêt pour les partisans de l’idéologie du genre
Communiqué de La Manif Pour Tous :
"Après avoir appelé ses sympathisants à se mobiliser contre la proposition de résolution du Parlement européen en faveur du gender et de la PMA pour les couples de femmes et les célibataires, La Manif Pour Tous se félicite de l’issue du renvoi en commission de ce texte scandaleux. « C’est inespéré. Aucun observateur ne s’ y attendait. C’est un coup d’arrêt voire un recul pour les partisans de l’idéologie du genre et de la filiation bidon. Nous remercions vivement tous nos sympathisants et tous ceux qui se sont mobilisés. Le résultat est là : c’est une grande victoire » se réjouit Ludovine de la Rochère.
Cette proposition de résolution prévoyait en effet l’enseignement du Gender à l’école et réduisait les parents à être de simples « protagonistes » de l’éducation sexuelle de leurs propres enfants. Sous couvert de bons sentiments et au nom du principe de non-discrimination, cette proposition de résolution entendait également promouvoir « la procréation pour tous. » En permettant « aux femmes célibataires et lesbiennes de bénéficier de traitements de fertilité et de services de procréation médicalement assistée », ce texte conduisait à institutionnaliser la fabrication d’enfant délibérément privé d’un père.
La Manif Pour Tous rappelle qu’en France, la PMA (Procréation Médicalement Assistée) est un acte médical réservé aux couples hétérosexuels qui se trouvent face à une infertilité médicalement constatée ou risquant de transmettre une maladie grave à l'enfant ou sa mère. « Notre mobilisation et celle d’innombrables citoyens européens a permis d’éviter l’adoption ce matin de cette proposition de résolution. C’est une victoire pour les droits des enfants, pour la justice et pour la solidarité » déclare Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Nous restons bien évidemment extrêmement vigilants puisque ce texte n’est pas définitivement enterré. Il a en effet été renvoyé en Commission. Nous allons donc maintenir la pression » poursuit-elle."
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Viendra peut-être le jour où l’UMP incarnera le centre-gauche
De Guillaume Bernard, interrogé par JOL Press :
"Ce sont des raisons liées aux intérêts électifs et financiers des partis qui bloquent la recomposition du système partisan. Les cadres et élus des partis ont naturellement peur que la réorganisation de l’échiquier politique ne conduise à une redistribution des postes, et ce à leur détriment. Comme nombre d’élus (et de leurs assistants) sont des professionnels de la politique, ils auraient des difficultés à se réintégrer dans la vie active réelle…
A part pour quelques personnalités (nationales et/ou locales), c’est l’investiture (l’étiquette) qui fait l’élu ; les candidats ont donc le plus souvent besoin d’appartenir à un parti. En outre, le financement des partis repose essentiellement sur le nombre de voix obtenues lors du premier tour des élections législatives. Différents courants politiques (incapables d’être à eux seuls majoritaires) et personnalités ont donc intérêt à s’associer (même s’ils ne s’apprécient guère) pour avoir une envergure nationale.
Par conséquent, la force d’inertie d’un système partisan est assez grande. Celui-ci ne se transforme généralement en profondeur qu’à l’occasion d’un changement de régime (institutionnel) ou de bouleversements (sociaux) d’envergure. La IVe République a été facilement balayée en 1958 car, aux législatives de 1956, seul un électeur sur deux s’était prononcé pour un des partis incarnant le régime.
D’un point de vue idéologique, il semble que nous vivions la fin cycle (celui du mouvement sinistrogyre) et la naissance d’un nouveau, ce que j’ai proposé d’appeler le « mouvement dextrogyre » né de la conjonction de plusieurs événements (effondrement du régime soviétique, attentats islamistes, mondialisation incontrôlée).
Désormais, c’est par la droite que viennent les nouvelles expressions politiques (notamment le mouvement dit « populiste »). La progression des idées de droite (qui jusqu’à présent avaient été comprimées par le sinistrisme) repousse vers la gauche les organisations et idées qui occupaient l’espace politique de la droite.
Cela se traduit par une progression du FN et une droitisation des idées exprimées par la droite modérée qui se dit « décomplexée ». De même, le libéralisme est repoussé vers le centre (pensez au social-libéralisme d’un Tony Blair ou d’un Manuel Valls). Quant à l’extrême gauche, elle s’étiole, en particulier dans sa composante communiste.
Viendra peut-être le jour (mais il s’agit, là, de politique fiction et les étiquettes auront de toute façon changé) où l’UMP incarnera le centre-gauche modérée et le PS l’extrême gauche…"
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Faillite politique
« Au-delà du cas Leonarda, la «décision» révèle et cristallise la faillite politique d’un quinquennat tout juste commencé »
Si l’on en croit Jean-Vincent Placé, président du groupe des sénateurs EELV, l’affaire Leonarda ne serait pas terminée. En effet, s’appuyant sur les propos de Harlem Désir, il souhaite relancer le mouvement lycéen en faveur de la collégienne qui ne veut pas revenir en France seule. Pour ce qui concerne Polémia, après avoir largement communiqué sur cette lamentable affaire, nous concluons aujourd’hui avec la reprise de l’éditorial du 21 octobre d’Alexis Brézet, directeur des rédactions du « Figaro », et laissons le président Hollande avec l’affaire des écoutes de la NSA et ses probables démêlés « synthétiques » avec son homologue Obama.
Polémia
Dix-huit mois après l’élection de François Hollande, il nous aura donc été donné d’assister à ce naufrage :
– Le président de la République française qui s’abaisse, et abaisse la France avec lui, à consacrer toute affaire cessante une intervention en direct à la télévision à une banale expulsion – parfaitement régulière de surcroît – soudain érigée sous la loupe médiatique en affaire d’État.
– Une gamine de 15 ans qui prend à partie le chef de la cinquième puissance économique mondiale et qui lui fait la leçon avec une insolence confondante. Les parents de cette jeune fille, généreusement logés, nourris et entretenus par la France depuis quatre ans, qui multiplient les provocations avec une acrimonie qui en dit long sur leur volonté d’intégration.
– Et pour finir, ce feu d’artifice de commentaires, souvent plus atterrés que critiques, venus de la droite comme de la gauche, qui sanctionnent l’échec cinglant d’une intervention présidentielle «solennelle», motivée au départ par le souci d’enrayer la colère d’une poignée de lycéens et qui, à l’arrivée, n’aura pas même réussi à convaincre… le premier secrétaire du Parti socialiste.
Consternant ! Où est le courage ? Où est la hauteur de vue ? Où est la force de conviction ? Tout, dans l’épilogue (provisoire ?) de cette affaire lamentable – depuis l’enquête administrative aux attendus subtilement balancés (pas de «faute», mais «un manque de discernement») jusqu’à ce pseudo-jugement de Salomon (la jeune fille peut revenir, mais sans sa famille…) -, tout respire de bout en bout la combine politicienne, le calcul d’apothicaire, la cautèle de maquignon.
François Hollande aurait pu – il aurait dû – affirmer que l’enquête administrative ayant établi la parfaite régularité de la mesure d’éloignement, l’affaire était close et la polémique infondée. Bien sûr, il lui aurait fallu en payer le prix sur sa gauche, du côté des Verts et d’une frange du Parti socialiste. Bien sûr, il y aurait eu du grabuge au gouvernement…
Bien sûr, il aurait exaspéré une partie des militants qui, sur la foi d’un programme ambigu, l’ont porté à l’Élysée. Mais en réaffirmant l’autorité de l’État, c’est la sienne qu’il aurait restaurée. Et, sur ce terrain, il aurait trouvé le soutien de l’opinion…
Mettant la barre à gauche toute, François Hollande aurait pu à l’inverse ordonner, au nom du «devoir d’humanité», l’annulation de la mesure d’éloignement qui frappe toute la famille Dibrani. Sans doute, Manuel Valls aurait claqué la porte. Évidemment, le Front national en eût fait ses choux gras. Mais, au moins, le président aurait remobilisé les plus engagés de ses partisans. Toute considération de fond mise à part, il aurait surtout manifesté qu’il y a un chef, et un cap, à l’Élysée…
Au lieu de quoi, hollandissime jusqu’à la caricature, il biaise, il embrouille, il enfume. Il ménage la chèvre et le chou. Il avance pour mieux reculer. Il ne pose la règle que pour créer l’exception. Il ne fait une concession que pour la reprendre aussitôt. L’expulsion de Leonarda est régulière, donc la jeune fille sera autorisée à rentrer. La générosité exige qu’elle revienne, donc elle sera séparée de sa famille. Comprenne qui pourra…
Pitoyable habileté destinée à ne mécontenter personne et qui réussit in fine à exaspérer tout le monde. Faible dans ce qu’elle a de fort, mesquine dans ce qu’elle a de généreux, la «décision» du président ajoute l’arbitraire à la faiblesse et le sentimentalisme à l’insensibilité. Injustifiable du point de vue du droit comme de celui de la simple humanité, elle fera date, à n’en pas douter. Au-delà du cas Leonarda, elle révèle et cristallise la faillite politique d’un quinquennat tout juste commencé et qui, noyé d’indécision et d’impuissance au sommet, a déjà comme un air de fin de règne.
Alexis Brézet, Directeur des rédactions du Figaro, 21/10/2013
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/20/01002-20131020ARTFIG00178-faillite-politique.php
via http://www.polemia.com/faillite-politique/ -
Conférence à Paris jeudi

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Radio Courtoisie - Libre journal de la France libre 20131015 1ère partie
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Les Bretons en appellent à la duchesse Anne !
Pas un jour où les taxes ne tombent comme à Gravelotte. Celle, écologique, pour les camions en est un très bel exemple. Cette « écotaxe » imbécile fait réagir les Bretons qui se battent pour que leur région soit épargnée comme elle l’a toujours été.

En effet, lorsque la duchesse Anne de Bretagne s’est mariée avec le roi de France, elle a fait inscrire dans le marbre du contrat de mariage « pas d’octroi sur mes terres ».
Depuis, cette clause a toujours été respectée par les rois, mais aussi par la République. Pas d’autoroute payante en Bretagne, c’est bien connu. Seul bémol : pour punir les Bretons de cette « faveur royale », pas d’autoroutes du tout, mais des routes à quatre voies gratuites et limitées à 110 km/h. C’est bien là que le bât blesse, car notre gouvernement a institué l’écotaxe sur tout le territoire au premier janvier 2014 ; ces routes en font partie. [...]
Patrick Grasnier - La suite sur Boulevard Voltaire
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-Bretons-en-appellent-a-la