Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4659

  • Personne ne peut entraver la liberté de la conscience de chaque personne

    Suite à la décision totalitaire du Conseil constitutionnel, l'abbé de Tanoüarn rappelle que la liberté de conscience est un droit qui ne se décrète pas et rappelle l'enseignement du Docteur commun de l'Eglise Saint Thomas d'Aquin :

    "Saint Thomas d'Aquin, au XIIIème siècle, était déjà un fervent défenseur de la conscience, cette empêcheuse de déconner en rond, cette Antigone ou cette Alouette (o Jeanne), si bien croquées par Jean Anouilh. Dans la IaIIae Q19 a 5 (je parle de la Somme théologique) il explique que la conscience est le "dictamen rationis". Dans notre langue française, ondoyante et diverse, il n'y a pas d'équivalent (que je sache) au mot dictamen. Il faut faire appel à l'allemand. On peut traduire : le diktat de la raison. Pour Thomas, personne, ni roi ni prince, ni évêque ni pape ne peut entraver la liberté de la conscience de chaque personne lorsque elle se manifeste en dernier recours par un diktat. On peut et on doit informer les consciences défaillantes mais on ne peut pas prétendre qu'elles n'ont pas le droit de se manifester. Il n'y a rien au dessus du droit d'une conscience humaine poussée dans ses retranchement d'honnêteté et de justice. Rien, même pas Dieu, ni la loi naturelle. L'exemple que donne saint Thomas est amusant. Il pourrait d'ailleurs s'appliquer pour une part à la société actuelle. Celui, dit-il, qui pense qu'il est bien de forniquer et qui ne fornique pas commet une faute contre sa conscience - dans l'Evangile on parle de péché contre l'esprit.
    Il y aurait évidemment une autre interprétation à la décision du Conseil des sages. Je pars moi du principe qu'ils ont un moment oublié la colonne du Temple, zapé la loi de 1905, gardienne de la laïcité. Mais on peut penser que cette loi (en particulier son article 1) ils le connaissent parfaitement. Simplement ils l'interprèteraient peut être autrement que nous le faisons. Comment ? Eh bien ! Au lieu de comprendre, comme nous le faisons tous que la loi s'arrête là où commence la conscience humaine, peut-être les Sages estiment-ils à l'inverse que, dans la mesure où c'est la République qui "assure la liberté de conscience", alors il leur revient à eux (ils sont un peu la République en dernier ressort) de déclarer les limites de la conscience individuelle. C'était la théorie de Hitler lorsqu'il a été élu démocratiquement chancelier et lorsqu'il est devenu chancelier du Reich : le représentant du peuple peut et doit délimiter le domaine dans lequel la conscience a droit de s'exercer. Et il lui revient, par le fait même, d'interdire à la conscience certaines zones considérées, du point de vue de la conscience, comme des zones de non-droit.
    La République se sortira-t-elle un jour de on péché originel, le Rasoir national ? La Cinquième aura-t-elle le courage d'admettre qu'elle est fondée sur les iniquités sanglantes de la Première ? Ou est-ce que seule l'Eglise catholique devrait faire repentance ? La question est grave parce qu'elle en entraîne une autre sur le sujet qui nous occupe : peut-on être un homme digne de ce nom si l'on ne reconnaît pas le droit des consciences ?"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les valeurs chrétiennes peuvent-elles lutter contre le pouvoir de l’argent et la violence en Corse ?

    Libres propos d’Estelle Massoni, responsable du Front National de la Jeunesse en Corse
    Il y a quelques semaines déjà, le pape François condamnait fermement en Sardaigne le système qui consiste à idolâtrer l’argent sous toutes ses formes au détriment du genre humain. Un discours fort,prononcé courageusement sur une île proche de la Corse. En entendant ces quelques phrases, la responsable politique locale que je suis, militante du Front National de la Jeunesse, ne peut que s’interroger, dans une société où la laïcité républicaine devient elle-même une religion s’imposant à tous comme un véritable dogme. Cette interrogation, toute naturelle en terre de Corse, bercée depuis des siècles par la tradition chrétienne, porte en elle un signal fort : les valeurs chrétiennes telles que défendues par le pape sont-elles à même de modifier sur l’île le rapport à l’argent ? Existe-t-il encore sur la base de ce message religieux, une nouvelle manière de reconsidérer le rapport à l’autre et ainsi lutter contre la précarité, le chômage ou l’assistanat.
    Comme l’a d’ailleurs souligné le pape dans son intervention, le travail est vecteur de dignité. Or, nous assistons aujourd’hui à la perversité d’un système social et fiscal qui appauvrit le travailleur, notamment celui des classes moyennes. Dans le même temps, par tout un panel de subterfuges, ce même système abrutissant et pervers pousse le jeune à opter pour des choix de vie non plus basés sur l’ambition, l’abnégation et le dépassement de soi mais plutôt pour de l’attentisme, du clientélisme et une perte de confiance préjudiciable à l’épanouissement personnel et collectif.
    Ainsi, ce code moral et philosophique qui était jadis porté par des valeurs morales et chrétiennes, est passé à la trappe, avili par le pouvoir corrupteur de l’argent facile, un rapport à la monnaie qui parfois fait oublier sa propre dignité, sa nature humaine. Sur notre île peuplée de près de 350.000 habitants, le constat de cette perte de valeurs est alarmant. Départements touchés de plein fouet par un nombre croissant d’avortements, la Haute-Corse et la Corse du Sud se placent dans le haut du classement pour le nombre d’interventions médicales ou thérapeutiques pratiquées dans ce domaine. De même, alors que les grandes surfaces se développent sur l’île, participant d’un rouleau compresseur mondialiste uniquement basé sur la consommation et appauvrissant l’artisan ou le petit commerçant, la précarité augmente sans cesse. Il n’est que de voir fleurir bon nombre d’actions caritatives portées par diverses associations comme « les Restos du cœur ». Méconnue, mal connue, cette précarité insidieuse dont le Corse bien souvent, dans une fierté toute naturelle, n’ose porter à la connaissance des différents services publics est bien présente. Une pincée de charité chrétienne, un questionnement altruiste pourraient évidemment faire prendre conscience aux grands patrons et chefs d’entreprises que les leurs souffrent, souffrent d’une concurrence déloyale venue parfois d’ailleurs, souffrent d’une fiscalisation outrancière où RSI et autres charges salariales continuent de pleuvoir tandis que les marchés sont de moins en moins nombreux et la sous-traitance rendue difficile par une mise en concurrence déloyale.
    Oui effectivement, comme le dit le pape François, l’argent corrompt. Pour ne reprendre que quelques lignes de son discours en Sardaigne, « pour préserver ce système idolâtre, on abandonne les plus faibles, les vieux, ceux qui n’ont nulle part où loger. On est en train de parler d’une euthanasie dont on tairait le nom », on est bien obligé de constater que la spéculation et le profit sont devenus, au cours du temps, des valeurs plus fortes que celle de la charité.
    Une charité qui bien ordonnée commence par soi-même, par le fait de s’occuper des siens qui souffrent, par le fait de limiter ses propres profits en embauchant et en payant notre propre jeunesse en souffrance, un moyen incontournable de lutter contre l’oisiveté pourvoyeuse de violence.
    Estelle Massoni
    Source: Nation presse info

  • Michel Janva : “Dès la première année, le Salon Beige a connu des événements médiatiques qui ont montré son intérêt”

    Michel Janva : “Dès la première année, le Salon Beige a connu des événements médiatiques qui ont montré son intérêt”

    PARIS (NOVOpress) – Le Salon Beige, qui se présente comme un “blog quotidien d’actualité” animé par des “laïcs catholiques”, est devenu l’un des navires amiraux de la réinformation sur Internet. Son rôle a été déterminant dans la mobilisation contre le mariage homosexuel, brisant le mur du silence médiatique et relayant minutieusement les initiatives nationales et locales tout comme les preuves d’abus policiers. Au-delà de cette période clef, il a été et demeure l’artisan d’un “réveil des consciences”, par un travail quotidien de revue de presse et d’analyse de l’actualité sous le double regard catholique et non-conformiste. Michel Janva, son fondateur, répond aux questions de Novopress.

    Michel Janva, vous avez été, il y a maintenant près de dix ans, le co-fondateur du Salon Beige, comment l’idée de ce blog est née ? Quels étaient vos buts à sa création ?
    Nous avons lancé le Salon Beige il y a 9 ans, motivés d’abord par un sentiment de frustration après la « série noire » de l’année 2004 (lundi de Pentecôte, loi sur l’ « homophobie », affaire Buttiglione). Il nous est apparu clairement que les chrétiens étaient en train de se faire marginaliser sur la scène publique, et que les grands médias ne nous étaient plus d’aucun secours pour faire entendre notre voix. Or la campagne présidentielle américaine qui venait de s’achever avait été marquée par l’émergence politique des blogs : alors qu’en France on les considérait encore comme un passe-temps pour ados, ils s’établissaient aux Etats-Unis comme de véritables contre-médias. Nous avons donc tenté l’expérience du blog.

    Le Salon Beige a pour objet de lutter contre la désinformation et, à ce titre, il se définit comme un contre-média (nous ne sommes pas journalistes, nous ne vivons pas grâce au Salon Beige). Et ce blog souhaite unir les catholiques, et au-delà, ceux qui rejoignent nos idées, autour du combat commun, en dépassant les querelles partisanes ou de chapelles.

    Depuis, ce qui était un blog parmi d’autres a pris une ampleur réellement extraordinaire, y compris lorsqu’on le compare aux médias traditionnels, quelles grandes étapes retenez-vous de la décennie écoulée ?
    Dès la première année, le Salon Beige a connu des évènements médiatiques qui ont montré son intérêt. Je pense notamment, dès avril 2005 au décès du pape Jean-Paul II et à l’élection de Benoît XVI, lequel, à peine élu, faisait déjà l’objet d’attaques médiatiques. Puis la même année, le référendum sur le Traité constitutionnel européen, contre lequel nous avons milité, au contraire des grands médias, tous acquis au oui. Je crois que ce vote a montré l’importance d’internet dans le débat politique. Enfin, la même année, la France a connu les émeutes de banlieue, sur lesquelles nous avons tenté de réinformer les lecteurs, au quotidien. La suite est à l’avenant de cette année fondatrice : attaques contre l’Eglise, débats politiques, faits de société, le Salon Beige a voulu répondre sur chacun de ces sujets et la croissance continue de lecteurs montre que cela répond à un réel besoin.

    La mobilisation contre le mariage homosexuel a été un déclencheur important pour votre audience. Ce qui est d’ailleurs directement lié au fait que le blog a été un outil de mobilisation tout à fait efficace, pouvez-vous revenir sur ce point ? Quels exemples précis vous viennent à l’esprit ?
    Autant le blog connaît une croissance continue qui ne s’est jamais démentie depuis sa création, autant les événements de l’an passé ont été un formidable coup de fouet en terme d’audience. Nous avons cherché à coller au plus près de l’actualité dans le combat contre la loi Taubira et nous avons essayé de relayer toutes les initiatives qui se sont organisées dans le pays. Ce relais médiatique a été un vecteur de mobilisation puisque, des banderoles au-dessus des routes, aux manifestations locales et nationales, en passant par les photos devant les mairies et les accueils de ministres, les lecteurs ont voulu avoir leur action et leurs photos sur le Salon Beige. Ainsi, grâce au blog, les idées d’actions, de manifestations spontanées, se sont répandues comme une trainée de poudre.

    Fondés sur leur identité catholique, les blogueurs du Salon Beige travaillent dans un esprit d’unité sans renoncer à une certaine fermeté. Comment résumer la position du blog sur les questions religieuses et notamment sur ce qui relève de la gestion de l’Eglise ? “Pleinement romains, seulement romains” ?
    Notre ligne directrice, c’est la Doctrine sociale de l’Eglise. Nous traitons de l’actualité, de toute l’actualité, sans complexe, sans craindre le politiquement correct, en affichant notre catholicité, et nous ne nous limitons donc pas à l’actualité religieuse. Les questions religieuses ont leur intérêt, mais il existe d’excellents journaux pour cela. Nous cherchons pour notre part à dépasser les divisions, notamment liturgiques, pour unir les catholiques autour du combat commun, et plus particulièrement autour de ce que Benoît XVI a appelé les principes non négociables : le respect de la vie de la conception à la mort naturelle, la défense de la famille, fondée sur un homme et une femme, et la liberté des parents dans l’éducation de leurs enfants. Ces principes sont non négociables car, quels que soient l’époque ou le lieu, ils sont incontournables et constituent les piliers sans lesquels une société ne peut pas être solidement édifiée.

    Une attention particulière est notamment portée aux enseignements pontificaux. La pleine communion de pensée est-elle plus difficile avec François qu’elle ne le fut avec Benoit XVI ? Le Salon Beige n’est-il pas foncièrement “bénédictin” ?
    Nous estimons que les enseignements pontificaux, dispensés notamment lors des voyages du pape, mais aussi lors des messes célébrées à Rome, constituent une actualité à part entière. Là encore nous effectuons un travail de réinformation, puisque nos médias n’en parlent jamais, ou sinon pour en extraire un morceau jeté à la vindicte publique, alors que ces enseignements concernent le milliard de catholiques mais aussi toute personne de bonne volonté. D’autant plus que chaque semaine, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui se pressent à Rome pour entendre cet enseignement.
    Nous voulons aussi montrer que l’Eglise reste unie malgré les hommes qui la composent. A ce titre, nous ne souhaitons pas tomber dans le travers médiatique qui consiste à opposer les papes entre eux. Le Salon Beige n’est pas là pour préférer un pape à un autre, mais pour essayer de rendre compte fidèlement de la continuité du magistère. Nos médias tentent d’opposer le pape François à Benoît XVI, mais ils se mettent le doigt dans l’oeil. Nous l’avons vu lors du voyage à Assise le 4 octobre. Les médias attendaient de grandes déclarations révolutionnaires. En guise de révolution, le pape François a attiré l’attention sur l’adoration eucharistique…. et nos grands médias en sont restés muets.

    Le positionnement politique du blog est celui de la “Droite des valeurs”, envisagée dans un esprit de rassemblement. Quels sont d’après vous les contours et limites actuels de cette “Droite des valeurs” ? Et quels sont les points de clivage principaux (politique familiale, immigration, rôle social de l’entreprise …) d’avec la droite officielle ?
    Non, le Salon Beige ne se définit par par rapport au clivage droite/gauche, mais par rapport au bien et au mal, au juste et à l’injuste. A ce titre, nous mettons en avant les propositions de loi, les déclarations, les discours, les actes…, qui vont dans le sens de la défense de la famille et de la vie, et tant pis si le politique que nous citons est catalogué à “l’extrême droite” par la doxa officielle. Là-dessus, nous n’avons aucun complexe. Nous avons notamment fait plusieurs bilan de l’action des députés en matière de défense de la famille. A partir de leurs votes, nous avons établi ce bilan que vos lecteurs pourront retrouver ici : http://lesalonbeige.blogs.com/deputes/
    Par ailleurs, le Salon Beige milite pour que les catholiques engagés dans des partis politiques ne mettent pas leur engagement partisan avant les principes non négociables et nous estimons que la défense du bien commun devrait permettre l’unité de ces catholiques engagés dans divers partis.

    Pensez-vous que votre lectorat, majoritairement catholique, sera acteur – par son non-conformisme désormais assumé – de la droitisation de notre paysage politique ou demeurera modérateur, selon la vieille tradition démocrate-chrétienne ?
    Nous assistons depuis plusieurs moi à un réveil de cette France des oubliés, la France d’en-bas, la France des catholiques, la France qui considère qu’il y en a assez de mépriser les valeurs, au premier rang desquelles la famille tient la place primordiale. Cette France s’est retrouvée dans la rue à plusieurs reprises et aujourd’hui, face au mépris idéologique du gouvernement, elle est décidée à ne rien lâcher. Contrairement à ce que pensent certains, il ne s’agit pas d’un feu de paille, mais de l’arrivée d’une nouvelle génération décomplexée, décidée à agir au-delà des querelles partisanes, et même au-delà de ce que vous appelez “droitisation” et “démocratie-chrétienne”. Ce sont les catholiques qui ont retrouvé leur fierté avec Jean-Paul II et Benoît XVI, après une période d’enfouissement et d’effacement de la vie publique. Cette génération a vu qu’elle n’était pas seule et combien elle est dynamique. Cette minorité active jouera très certainement un rôle dans les années à venir.

    Quelle place souhaitez-vous et pensez-vous occuper au sein de la réinfo-sphère ? Quelles sont encore selon vous les carences de cette dernière ? Y-a-t-il encore des places vides sur le champ de bataille de la guerre médiatique ?
    Le Salon Beige occupe la place qu’il s’est créée : être un blog d’actualités vues par des laïcs catholiques, indépendant des partis et des clercs, sans être une collections d’éditoriaux, d’analyses et de réflexions, qui ont bien plus leur place dans des médias papiers. Nous regardons avec intérêt les blogs qui se créent chaque année dans la “réinfosphère” et nous relayons ce qui nous semble intéressant. A mon sens, s’il y a une carence à mentionner, c’est celle de la vidéo. Nous négligeons encore trop le poids des images. Or nous avons constaté, avec les manifestations du premier semestre, l’intérêt qu’ont les courtes vidéos dans les compte-rendus de l’actualité. Si la “réinfosphère” souhaite concurrencer réellement les médias télévisés, alors il faut faire des images. Autant dire qu’il y a encore de la place sur le champ de bataille médiatique…

    Votre lectorat a atteint un niveau très élevé et semble s’y maintenir. Quels sont vos projets pour les années à venir ?
    Nous constatons en effet que chaque événement médiatique nous apporte de nouveaux lecteurs, qui, ensuite, restent fidèles à la lecture du Salon Beige. Forts de ce succès, nous souhaitons mettre à profit notre audience pour influencer encore plus le débat politique, notamment en y ancrant nos valeurs. Nous annoncerons prochainement un projet d’envergure sur ce sujet…

    Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

    http://fr.novopress.info/142280/michel-janva-des-la-premiere-annee-le-salon-beige-a-connu-des-evenements-mediatiques-qui-ont-montre-son-interet/#more-142280

  • Bernard Lugan : « J’entends l’alouette chanter... »

    Entretien avec Bernard Lugan sur Le Rouge et le Noir

    Corsaire : Bernard Lugan, bonjour, et merci beaucoup de prendre le temps de répondre à nos questions. Commençons notre entretien par un fait brulant d’actualité.
    Quelle analyse faites-vous de l’actualité migratoire à Lampedusa ? Quelles en sont les causes profondes ?
    Plus largement, de quelles options disposent les nations européennes - et notamment la France - pour éviter le scénario catastrophique du Camp des Saints ?

     

    Bernard Lugan : Le drame de Lampedusa est une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi devenu un partenaire, pour ne pas dire un allié, dans deux combats essentiels : la lutte contre le fondamentalisme islamiste qu’il avait entrepris d’éradiquer en Libye et la lutte contre l’immigration clandestine transitant par la Libye. Aujourd’hui, les islamistes ont pris le contrôle du trafic transsaharien, dont celui des migrants.
    Le drame de Lampedusa nous plonge directement dans le « Camp des Saints » de Jean Raspail. Ce livre prophétique, puisqu’il date de 1973, décrit l’implosion des sociétés occidentales sous le débarquement de milliers de clandestins arrivés sur des navires-poubelle. Clandestins devant lesquels toutes les institutions s’effondrent en raison de l’ethno-masochisme des « élites » européennes déboussolées par un sentimentalisme qui a pris le pas sur la raison et même sur les instincts vitaux. Relisez le « Camp des Saints », tous les personnages du livre revivent actuellement devant nous dans les médias, à commencer par ces clercs pour lesquels, plus le prochain est lointain et plus il semble devoir être aimé… aux dépens des siens.

     

    Corsaire : Les révolutions arabes ne sont pas la victoire démocratique que les media européens espéraient. Les pays du Maghreb ou l’Egypte sont-ils faits pour le modèle démocratique que l’Occident rêve de leur imposer ? Quelle est l’alternative réaliste, dans ces pays, à la politique islamiste ?

    Bernard Lugan : De l’Egypte au Mali et à la Libye, nous assistons actuellement à la fin du règne des principes philosophiques occidentaux qui, depuis plusieurs décennies, tuent l’Afrique à petit feu. En Libye, au nom des « droits de l’homme », nous avons chassé un dictateur, avec pour résultat l’anarchie et comme solution nous proposons la démocratie alors que le pays est construit sur une base tribale…

    La suite sur Le Rouge et le Noir

  • Qui sont les lycéens qui défilent pour Leonarda ?

    PARIS (NOVOpress) – Plusieurs manifestations de lycéens, en faveur de Leonarda Dibrani, la collégienne Rom kosovare expulsée de France le 9 octobre, ont eu lieu vendredi à Paris, Marseille, Grenoble, Angers, La Rochelle ou encore Avignon. Ces manifestants réclamaient le retour des élèves étrangers expulsés en scandant : « On veut des papiers pour tous ! ». Des heurts violents ont éclaté à Paris.

    Des manifestations qui ne sont en rien représentatives des attentes des Français, soucieux de dire stop à l’immigration de masse. Encadrés par des militants très à gauche (FSU, CGT Educ’action, Réseau éducation sans frontière, Ligue des droits de l’homme), ces lycéens ont été pris en photo par Olivier Corsan, photo-reporter au Parisien. Ses clichés, visibles ici, sont révélateurs de cette récupération gauchiste : la plupart des jeunes arborent des autocollants du Front de Gauche ou du mouvement anarchiste. Dans les défilés aussi, plusieurs racailles venues pour en découdre.

     

    Par ailleurs, Cécile Duflot, ministre du Logement, a estimé que le parcours en France de Leonarda était la « démonstration de la capacité d’intégration ». Une déclaration éloignée de la vérité puisque l’environnement familial de la collégienne kosovare s’avère guère reluisant. Le père « a eu des problèmes avec la justice car il avait tapé ses filles », peut-on lire sur Metro News. Et selon RTL, le chef de famille n’aurait jamais travaillé depuis son arrivée sur le sol français, « faute de papier en partie, mais surtout de volonté ». Quand la gauche mêle angélisme et idéologie pour mentir aux Français…

    http://fr.novopress.info/142288/qui-sont-les-lyceens-qui-defilent-pour-leonarda/#more-142288

  • Les Hommen viennent rhabiller les Femen

    Ce soir, les Hommen sont venus offrir aux Femen une tenue décente en leur apportant... des soutiens-gorges. En effet, malgré les subventions secrètes de la mairie de Paris, le groupuscule extrémiste Ukrainien "Femen" n'arrive manifestement pas à boucler les fins de mois : les fonds leur manquent pour s'offrir une tenue décente. Les actions violentes et seins-nus des Femen sont une insulte à la féminité et une dégradation de la femme. Elles sont une provocation honteuse aux yeux des enfants auxquels elles s'exposent en toute impunité.

    0
    1
    2Michel Janva http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Délit de faciès vs délit de police…

    Contrôles au faciès : la police est-elle raciste ?

    Il faut toujours qu’il y en est pour rappeler les promesses de campagne. Et comme on est toujours enquiquiné par les siens (avant d’être trahi ?), c’est Razzy Hammadi, député socialiste de Seine-Saint-Denis, qui a décidé de rappeler à François Hollande l’engagement numéro 30 de sa campagne présidentielle : la « lutte contre le “délit de faciès” dans les contrôles d’identité par une procédure respectueuse des citoyens… »
    Dans l’esprit du candidat socialiste, l’engagement ne devait sans doute pas survivre au lendemain de la victoire escomptée.
    Certes, le Tribunal de grande instance de Paris a débouté début octobre 13 plaignants qui poursuivaient l’État et le ministère de l’Intérieur pour des contrôles au faciès – ils font appel bien sûr – mais des associations, regroupées dans le collectif « Stop le contrôle au faciès » et l’ONG « Open Society Justice Initiative », militent activement pour qu’on instaure la remise d’un récépissé à chaque personne ayant dû montrer ses papiers. C’est qu’une étude du CNRS en 2009 indiquait que les jeunes noirs ou maghrébins se faisaient contrôler en moyenne 15 fois plus souvent que le reste de la population.
    Manuels Valls, Ministre de l’Intérieur, fait toutefois remarquer : « Certains pensent que les contrôles d’identité sont un problème et un vecteur de discrimination et proposent un mécanisme de récépissé. Je ne suis pas de cet avis (…) Il s’agirait d’une mesure de défiance vis-à-vis des forces de l’ordre, et elle présenterait beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. »
    Mais c’est peut-être justement ce que ces fameux collectifs cherchent : Enfermer nos pandores dans une « camisole de paperasserie » n’est-il pas le moyen le plus efficace de les empêcher de contrôler « toute personne, quel que soit son comportement, pour prévenir une atteinte à l’ordre public, notamment à la sécurité des personnes et des biens », tel que l’autorisent les textes actuels en vigueur ?
    Ils bénéficient désormais d’un allié de poids en la personne de Dominique Baudis, ex-gloire de l’ancienne majorité et désormais président d’une institution qui répond au doux nom de « Défenseur des droits » qui vient de constituer un groupe pour expertiser ces pratiques sur « la question des contrôles d’identité. »
    Toutefois, on prête peut-être un peu facilement aux forces de l’ordre des penchants racistes. Le témoignage (à titre personnel) d’un officier de gendarmerie est à ce titre explicite : « Quand on arrête un véhicule sur la route, ce n’est jamais en fonction de la tête du conducteur qu’on voit rarement avant l’arrêt du véhicule… Mais à cause de l’état extérieur suspect du véhicule. C’est vrai aussi que la majorité des propriétaires de ces véhicules-là est d’origine étrangère… »
    Il est donc probable également que les contrôles d’identités dans les rues hors d’un véhicule répondent en général aux mêmes critères de « sélection »… soit l’attitude plutôt que le faciès d’un groupe ou d’une seule personne.

    Philippe Randa http://www.voxnr.com/cc/politique/EFlkEplAkArVjEOXaI.shtml

  • Réponse au très court article révélateur (1)

    Il est certaines prises de position que l’on peut qualifier de lapidaires qui, de par leur jusqu’au-boutisme, ne peuvent laisser indifférent. Si la rédaction a jugé intéressant de mettre à disposition du lectorat cette diatribe (1), c’est très probablement parce qu’elle représente un point de vue qui n’est pas isolé.

    Je peux comprendre l’impatience de certains militants dont on pourra surement affirmer qu’ils ont de la bouteille, eux qui se sont investis depuis si longtemps, et qui par voie de conséquence voudraient voir le train de l’histoire, propulsé avec une plus grande célérité.

    Le Front National, de groupuscule qu’il fut autrefois, est désormais un des mouvements politiques majeurs de la France d’aujourd’hui. L’effet d’inertie qui dans un premier temps lui fut néfaste, joue désormais en sa faveur. On considère aujourd’hui que le Front National se situe à une altitude numérique que l’on peut maintenant encadrer en pourcentage de suffrages, par les chiffres de 20 et de 30. On peut donc en déduire aujourd’hui que le Front National n’a plus rien à envier en terme d’audience aussi bien à l’Ump qu’au parti socialiste.

    En conséquence, on peut donc affirmer qu’il est aujourd’hui abusif de prétendre que nous avons les Français contre nous. S’il existe encore réellement dans la France d’aujourd’hui des spécialistes de la désinformation qui semblent avoir fait de la critique unilatérale du Front National l’alpha et l’omega de leur existence, force est de constater qu’ils sont de moins en moins nombreux. Si les Français qui suivent maintenant le Front National ou qui minorent avec le temps leurs critiques sont de plus en plus nombreux, c’est parce que le grand basculement a commencé.

    Si tant de Français ont mis du temps pour nous rejoindre, c’est en grande partie en raison de la désinformation dont nous avons tous été au Front, les victimes. J’ajouterai qu’il ne faut pas omettre non plus que plus nous avançons dans le temps, et plus les prédictions qui étaient déjà les nôtres voilà bien longtemps, s’avèrent aujourd’hui validées au quotidien. Cela aussi, les Français l’ont compris, même si je veux bien admettre que la prise de conscience chez les uns et les autres a pu sembler à certains militants ou sympathisants de toujours, un peu longue.

    Aussi, le parallèle avec Les Palestiniens, s’il peut être effectué, présente tout de même ses limites. Je ne prétends pas que la France d’aujourd’hui, ne soit pas d’une certaine façon en guerre pour sa survie. Quelque part en effet, le Front National lutte aujourd’hui de façon à ce que la France demain, puisse survivre. A la limite, si la guerre, au sens conventionnel du terme était, tout serait alors plus clair pour chacun.

    La destruction de la France, qui a déjà commencé depuis bien longtemps, est malheureusement l’oeuvre d'individus, de prime abord français, même s’ils ont - contradiction - décidé de souscrire au mondialisme anti-français: que des Français pur souche puissent autant trahir, et sans que la plupart des Français - eux innocents - n’en aient conscience, peut en effet nous faire malheureusement regretter l’existence, d’un point de vue théorique, d’une guerre réelle qui aurait le mérite d’apporter toute la clarté.

    Quant au terme péjoratif de «populace», il ne désigne plus son objet habituel. La populace à laquelle il faut aujourd’hui songer n’est plus ni stupide ni pauvre. Elle est au contraire riche et dispose de façon héréditaire du savoir. Elle habite les beaux quartiers, préservés des vices qu’elle a elle même engendrés, et s’estime très sure de son bon droit.

    Afin de bien me faire comprendre, il ne faut plus associer au terme de «populace» un regard vers le bas, mais lever les yeux vers les sommets qui ne méritent pas leur nom, où l’on verra sans surprise les corrompus associés au grands pouvoir.
    Note :
    (2)"le problème des gens comme nous, et la fumisterie de la comparaison avec les jeteurs de cailloux palestiniens notamment, c'est que nous avons notre propre peuple CONTRE nous, et pas avec nous ce qui est essentiel "de trop grand idéaux pour la basse populace"

  • L’insupportable dette publique et sa jumelle abyssale !

    « Six ans après le début de la crise financière, la dette publique de la plupart des pays industrialisés a atteint un niveau jamais vu en temps de paix. Et le fait que les statistiques de dettes officielles sous-estiment leur véritable ampleur aggrave encore la situation. De nombreux gouvernements font des promesses impliquant des augmentations considérables de dépenses en matière de retraites et de soins de santé pendant les décennies à venir. » Selon le rapport de La Banque des Règlements Internationaux (BRI) en son chapitre 4.

    Cette dette publique, non exprimée dans les statistiques officielles, deviendra réalité par les engagements pris par les gouvernements. Cette dette en gestation est appelée dette implicite. La dette contractée jusqu’à maintenant est la dette explicite.

    Selon les chiffres publiés (par Eurostat à fin juillet), la dette publique atteignait à fin mars 2013 : 160% du PIB en Grèce ; 130% en Italie ; 127% au Portugal ; 125% en Irlande ; 104% en Belgique ; 92% en France ; mais seulement 10% en Estonie ; 18% en Bulgarie ou 22% au Luxembourg, parmi les 27 de l’Union Européenne.

    Voyons maintenant ce qu’il en est de la dette publique implicite, conséquence des décisions de ceux qui gèrent les finances dans nos pays, et ce, depuis fort longtemps.
    Les chiffres qui suivent proviennent de la Stiftung Marktwirtschaft (23.07.2013), liée à l’Université de Fribourg. Les analyses de cette institution sont régulièrement comparées et décortiquées aussi bien par la BCE, que par la BRI, le FMI, ou l’OCDE, qui corroborent leurs propres données.
    A fin 2012, la dette implicite était de 1271% du PIB en Irlande ; de 1209% au Luxembourg ; de 720% en Grèce ; de 735% en Espagne ; de 558% en Belgique ; de 396% au Danemark ; de 356% en France ; de 160% en Bulgarie ; de 75% en Estonie et curieusement de -42% en Lituanie et de -123% en Italie ! Ces deux pays réalisent des excédents budgétaires primaires depuis des années et en Italie, la réforme en profondeur du système des retraites n’handicapera pas les finances à moyen terme.

    La dette réelle de chaque pays est l’addition de la dette explicite et de la dette implicite. Ce qui pour la France donne 92% + 356% = 448% du PIB; pour la Grèce : 160% + 720% = 880% ; pour le Luxembourg : 22% + 1209% = 1231% et pour la Belgique : 104% + 558% = 662%.
    Finalement, la véritable ampleur de la dette publique aux USA et au Japon n’est pas meilleure qu’en Europe et tous les pays riches sont logés à la même enseigne. Ce que les charlatans politiques nous racontent sur la dette publique (fixée avec un maximum de 60% du PIB selon le traité de Maastricht !), les économies à réaliser dans les budgets et le contrôle des finances publiques, se trouve très loin de la triste réalité.

    Face à ce gouffre financier, on pourrait croire (ou rêver) que les financiers en charge des deniers publics en fassent un usage parcimonieux. Que nenni, chers lecteurs ! Sachez que depuis la cessation des combats, la « communauté internationale » (dirigée par la Davos Goldman Sachs Idéologie) a octroyé 164 milliards de dollars à la reconstruction de l’Irak, pays bombardé et détruit par les mercenaires du Nouvel Ordre Mondial. Mais quelle part de ces aides a-t-elle été réellement investie dans les nouvelles infrastructures ? Moins de 20% ! (Source : agence Jana 03/2013).
    Et que cela ne vous coupe pas l’appétit…sachez que les 80% restants ont atterri dans les banques off-shore, à l’ombre des palmiers et loin du fisc.

    Pieter KERSTENS.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/linsupportable-dette-publique-jumelle-abyssale_86935.html#more-86935

  • [Communiqué] Conseil constitutionnel et clause de conscience : une décision sans surprise

    C’est avec regret mais sans aucun étonnement que l’Action française a appris la décision du Conseil constitutionnel de ne pas accorder aux maires et à leurs adjoints une clause de conscience leur permettant de refuser de célébrer des parodies de mariage entre personnes de même sexe, arguant de leur fonctions d’officier d’état-civil.

    Instance strictement politicienne dont la composition reflète le monopole du parti socialiste et de l’UMP sur le pays légal, le Conseil constitutionnel ne saurait évidemment se poser comme le gardien d’une loi fondamentale dont la république est dépourvue puisqu’elle ne reconnaît aucune loi transcendante ou naturelle s’imposant à la prétendue Volonté générale.

    Si l’Action française comprend que, pour des raisons tactiques, le collectif des Maires pour l’enfance, à l’origine de la procédure, ait annoncé sa décision de se tourner désormais vers la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg pour tenter d’obtenir satisfaction, la France ayant progressivement abandonné sa souveraineté politique et juridique au Leviathan européen, elle n’en regrette pas moins une démarche qui, quelle que soit son issue, ne fait que légitimer davantage encore aux yeux des Français cette instance supranationale qui n’ a de cesse de nous imposer des dispositions contraires à notre identité.

    C’est pourquoi l’Action française ne saurait clamer trop fort que c’est uniquement dans le cadre d’un retour à notre souveraineté pleine et entière que, notamment, le renversement anthropologique actuel trouvera sa solution. Elle invite donc tous les Français à l’accompagner dans la remise en cause d’un régime politique dont l’idéologie menace l’existence même de notre société et de la nation. Politique d’abord !

    Le Centre Royaliste d’Action Française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Communique-Conseil-constitutionnel