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France et politique française - Page 4677

  • Les quatre maux de la Défense

    Alors que la passion partisane égare un certain nombre de commentateurs, sur ce blog et ailleurs, qui préfèrent leur frénésie à l'analyse complexe des faits, tentons de voir ce qui ne va pas dans la Défense. Il me semble possible de lister quatre problèmes majeurs : la masse salariale, Louvois, l'entraînement des forces, les exportations. 

    1) La masse salariale du ministère de la Défense augmente alors que les effectifs diminuent. On peut discuter du niveau de cette hausse et de ses causes, mais le fait est là. C'est évidemment un problème structurel considérable. Tout l'édifice construit depuis la professionnalisation de 1996 - et renforcé par la loi de programmation de 2008 - reposait sur l'idée suivante : moins d'hommes mais mieux équipés. Il y a aujourd'hui beaucoup moins d'hommes, mais cette réduction n'a pas permis de dégager des crédits pour financer les équipements. Le gouvernement précédent a été généreux avec les personnels de la Défense en termes de soldes, traitements et primes de départ. La masse salariale globale a donc augmenté. Le ministère du Budget, comme la Cour des comptes, ont à juste titre fait grise mine.   

    On se retrouve aujourd'hui avec des armées et un ministère qu'il faut "repyramider", c'est-à-dire où il faut réduire le poids des catégories supérieures par rapport aux subalternes. Chacun voit bien de quoi il s'agit : combien de colonels font des tâches qui ne sont pas de leur niveau ?  Ce repyramidage  est à la fois compliqué et douloureux. Compliqué ? Prenons l'exemple d'une frégate : l'équipage a été réduit mais il fait appel à des personnels plus qualifiés, donc mieux payés. Douloureux ? C'est le blocage des avancements, naturellement très mal vécu par les intéressés.

    2) Louvois. Pas besoin de faire un dessin : il ne se passe pas une semaine sans que des situations ubuesques soient rapportées, en ce qui concerne le versement des soldes. Parmi les témoignages que je reçois, en voici un qui résume le problème : " Jeune retraité de l'armée de terre et rayé des contrôles depuis le 1er mai dernier, j'ai eu la joie de découvrir dans ma boite à lettres un courrier de mon ancienne administration. J'ai été étonné, j'ai reconnu l'envoi caractéristique des bulletins de solde. Et c'était bien un bulletin de solde. J'ai été soldé pour le mois de septembre de... roulement de tambour : 1 centime d'euro !"

    Entre les impayés et les trop-perçus (ces derniers étant apparemment supérieurs aux premiers), les relations compliquées avec le fisc, les bricolages de garnison pour trouver des solutions (des bons d'achat dans des grandes surfaces ! Allez réinscrire cela dans la comptabilité publique...), la situation est lamentable. C'est un véritable scandale national, dont on ne voit pas l'issue. S'il avait touché une autre population que les militaires (ou les petites entreprises victimes des défaillances du système de paiement Chorus), le pays aurait été secoué par des vagues de protestation. Je  laisse imaginer aux usagers quotidiens du chemin de fer les conséquences sur la circulation des trains d'un tel fiasco à la SNCF...
    Jean-Dominique Merchet - La suite ici

  • Des quotas raciaux sous couvert de diversité sociale (arch 2010)

    Alors que sous le poids de l'immigration, de plus en plus d'établissements scolaires deviennent d'ingérables zones de non-droit, Nicolas Sarkozy profitait le 11 janvier de la présentation de ses vœux au « monde de l'éducation et de la recherche » pour réaffirmer sa volonté d'obtenir une plus grande diversité sociale dans les Grandes Écoles et les facultés de droit et de médecine. Chacune d'entre elles devant accueillir 30 % de boursiers.
    Les classements aux concours d'entrée aux Grandes Écoles ou en deuxième année d'études de médecine se jouent au dixième de point et entre dans ces classements une part non négligeable et inévitable de hasard et d'injustice auxquels, boursiers ou pas, les candidats, y compris les meilleurs, n'échappent pas. Et ça, aucune loi, aucune volonté présidentielle ne l'éviteront. Du reste, l'examinateur ignore si le candidat à qui il attribue une bonne note s'engage en toute connaissance de cause dans la voie pour laquelle il postule, s'il est capable d'adaptation, possède les qualités morales, la volonté, la résistance physique, la dextérité manuelle requises pour occuper et s'épanouir dans les emplois auxquels sa réussite au concours lui ouvre l'accès. Autrement dit, un candidat reçu en deuxième année peut renoncer et priver le candidat qu'il précédait d'un dixième de point d'un métier dont il possédait toutes les qualités.
    STATISTIQUES ETHNIQUES ET DISCRIMINATIONS POSITIVES
    Mais la volonté du président ne vise évidemment pas, comme il le prétend, à ce que « tout [soit] mis en œuvre pour faire comprendre à tous les jeunes que les grandes écoles ne sont pas réservées à quelques enfants de la grande bourgeoisie ». Car voilà qu'en plein débat sur l'identité nationale réapparaissent les statistiques ethniques. Le Comité pour la mesure et l'évaluation de la diversité et des discriminations, créé en mars 2009 par Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité, a présenté un certain nombre de recommandations dont une estimant que les statistiques sont nécessaires pour mesurer les discriminations mais en évitant toute référence "ethno-raciale". Le pays de naissance des individus et celui de leurs parents, leur nationalité à la naissance seraient des renseignements suffisants. Car le Comité affirme un dogme : « Les discriminations frappent au premier chef les descendants d'immigrés et des Français d'outre-mer. »
    Si certains observateurs s'inquiètent « des graves conséquences de cette obsession ethnique maquillée sous de bons sentiments », d'autres estiment au contraire que les statistiques ethniques « n'ont de légitimité et de sens que pour accompagner des politiques de discrimination positive ». En plus, le Comité plaide pour la création d'un Observatoire des discriminations, venant s'ajouter à la HALDE et chargé de superviser des enquêtes, mais également de surveiller les entreprises ! Histoire de compliquer encore plus les contraintes sociales, le Comité propose l'obligation pour toutes les entreprises de plus de cent salariés d'afficher « la distribution du personnel par origines, uniquement d'après les pays de naissance ou les nationalités sur deux générations ». À croire que les membres de ce Comité sont les derniers représentants d'un régime totalitaire hors d'âge, une comparaison sera faite « entre la structure du personnel et la main-d'œuvre disponible, en fonction du vivier environnant ».
    Eric Besson adhère évidemment à certaines propositions du Comité, notamment, en accord et en communion avec Sarkozy, sur le recueil des origines nationales. Si ce n'est pas, comme s'en défendent les services de M. Besson, pour "trier" les individus sur deux générations les parents, puis leurs enfants - leur donner des passe-droits et favoriser leur installation au détriment de ceux qui sont Français et en France depuis des siècles, à quoi servent alors ces statistiques sur la diversité ?
    L'objectif sarkozyen d'obtenir une plus grande diversité sociale dans les Grandes Écoles a suscité les commentaires de quelques patrons qui en sont issus ou de membres de l'enseignement. Quasiment tous font une remarque de bon sens : pourquoi débattre de mesures qui visent quelques milliers de jeunes parmi les 10 % d'une génération qui accède aux Grandes Écoles, quand on oublie de s'attaquer aux 20 % d'une génération incapables de maîtriser les savoir de base puisque 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans le moindre diplôme ?
    PRIORITÉ À LA LUTTE CONTRE L'ÉCHEC SCOLAIRE ET L'ILLETTRISME
    Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi, l'avoue : « Oui, notre pays a un problème avec l'illettrisme. Il nous faut aujourd'hui le reconnaître et briser ce tabou qui représente une barrière impitoyable quand on perd son emploi ou on en recherche un. »
    Selon une étude de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, 4,5 millions de personnes auraient des difficultés pour lire et écrire. Soit 9 % de la population ayant été scolarisée. Côté demandeurs d'emploi, 15 % des chômeurs seraient en situation d'illettrisme.
    Soit 300 000 personnes ! Il est évidemment plus facile pour Nicolas Sarkozy de tenir des propos démagogiques que de s'attaquer à ce réel problème qui concerne les programmes dès le primaire et d'identifier, sans démagogie, les raisons du fléau de l'illettrisme.
    Alors quotas pour quotas, pour éviter la concentration des handicaps dans certains quartiers ou écoles, Michel Godet, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers pose dans une tribune du Figaro la question très Politiquement Incorrecte : pourquoi ne pas imposer un quota minimum de 80 % d'enfants de langue maternelle française dans les classes ? Encore faudrait-il évidemment trouver ces 80 % d'enfants, ce qui est de plus en plus difficile non seulement dans les banlieues, mais au centre de Paris même où petits Turcs, petits Chinois et petits Africains sont majoritaires.
    La directrice de l'École normale supérieure considère quant à elle que « les quotas de boursiers menacent l'équité ». Son argument est imparable : « On juge des performances sans rien savoir du candidat, sans faire de discriminations, conformément au principe d'équité ayant présidé à la mise en place de ces concours. Comment pourrait-il en être autrement ? Des milliers de candidats, moins de deux cents reçus. Avec une si faible proportion d'admis, l'équité n'est possible qu'à cette condition. » Elle s'interroge également : « Apprendre sérieusement aux élèves, surtout les plus modestes, l'orthographe, la grammaire, la maîtrise de la langue et les connaissances de base, n'est-ce pas le meilleur moyen de les mettre sur la voie de la réussite aux concours ? ».
    Rien n'est immuable, il est parfaitement possible de renoncer à des concours de ce type. Les Grandes Écoles ne sélectionneraient plus les élèves, elles les choisiraient individuellement en fonction moins de leurs aptitudes que de leur origine, voire de leur personnalité. Une suggestion : pour modifier le recrutement, il existe une solution très simple : organiser un cross de 10 à 15 km ; comme - on le voit dans nos équipes nationales d'athlétisme - les de souche sont à la fois minoritaires et moins performants, le recrutement de nos Grandes Écoles serait modifié de fond en comble !
    RÉINVENTER LES CHANTIERS DE JEUNESSE ?
    Nous laisserons la conclusion à Jean-Robert Pitte de l'Institut, ancien président de l'université Paris-Sorbonne qui suggère d'inviter tous les parents à éduquer leurs enfants, dès leur plus jeune âge, à structurer leur personnalité et à comprendre que la rue, la télévision et les jeux vidéo leur assurent la paix, mais leur préparent, à eux comme à leur progéniture, des lendemains difficiles. Car, dit M. Pitte, « la France a grand besoin de sa jeunesse, mais d'une jeunesse encadrée, stimulée, joyeusement encouragée à donner le meilleur d'elle-même ». Alors oui, réinventons les Chantiers de Jeunesse !
    Pierre PERALDI. RIVAROL 26 FÉVRIER 2010

  • Le PCD s'insurge contre les Gay Games

    Charles-Henri Jamin, Président du Parti Chrétien-Démocrate s’insurge contre le projet d'organisation de GayGames en 2018 à Paris :

    « Dans une tradition multiséculaire, les jeux olympiques sont porteurs de valeurs universelles liées au goût de l'effort et à la fraternité. Aucune déclinaison communautariste ne peut se justifier autrement que par une manipulation de l’esprit du sport et des Jeux Olympiques au profit de revendications qui n'ont rien à voir. Indéniablement, l’organisation des GayGames constitue une promotion de lobbies gays et lesbiens qui utilisent à des fins militantes la beauté et la notoriété d'un rendez-vous sportif qui appartient au patrimoine mondial. Le Parti Chrétien-Démocrate appelle les Français, et plus spécialement les Parisiens, qui financeraient sur leurs impôts, cette manifestation en 2018, si Paris était retenu comme ville d'accueil, à résister là aussi à une dérive inacceptable »

    Et devinez qui est le président d’honneur de l’organisation française ? Pierre Bergé. Encore lui. Et le parrain : le grand couturier et militant LGBT Jean-Paul Gaultier.

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  • Il n'y aura pas de Putsch

     

    Tout le monde parle de révolution, de résistance, de dissidence… Ces notions impliquent mécaniquement qu’à un moment ou un autre, les « dissidents » entreront en lutte physique contre le régime en place.

    Les antimondialistes savent que la mafia au pouvoir s’incarne par le gouvernement et tous ceux qui le servent (journalistes, etc). Les gens qui privilégient la lutte sociale savent que les flics, les militaires et les gouvernements sont les bras armés du patronnât. Pourtant, chez les patriotes, cette idée a encore du mal à faire jour. Ceci constitue la raison de l’article présent : démystifier quelques vieux fantasmes nationalistes, qui gênent la diffusion de l’idée révolutionnaire.
    L’Armée, c’était mieux avant.
    On ne và pas se mentir. Depuis 1940, l’armée française, c’est plutôt la misère.
    Pourquoi depuis 1940 ? En 1940, nous avions l’une des armées les plus puissantes d’Europe, tant par le nombre de ses hommes que par la modernité de son matériel. Le char Renaud était même supérieur au panzer allemand de l’époque. Si l’armée française a été balayée en 1940, ce n’est en rien à cause de sa qualité, mais surtout à cause des erreurs de la doctrine de son commandement. Les généraux français, d’Azincourt à Verdun, semblent toujours avoir une guerre de retard… Bref, depuis la seconde guerre mondiale, on peut dire de manière très certaine que la France n’a pas eu d’armée digne d’elle-même.
    Directement après la guerre, les conflits coloniaux commencent en Indochine, contre le Viet-Minh et plus tard encore, en Algérie. L’armée française est alors en reconstruction. Sous-financée, elle est équipée de matériel très disparate revendu par les alliés anglais et surtout américains. Les pénuries sont diverses. Le bricolage s’impose. Le mythe du « perdant glorieux », le cliché de Camerone se renforce durant toute cette période coloniale. En effet, le soldat français, souvent un aventurier, se retrouve isolé à l’autre bout du monde, coupé de tout soutien politique et social (on ne rappellera pas que la majorité de la population française était soit indifférente soit hostile aux guerres coloniales) et surtout, face à un ennemi différent : le guerrilleros nationaliste.
    On résume : une armée en reconstruction, bricolée, sous-équipée, sous-formée, loin de chez elle, commandée par des officiers au nom à particule selon une doctrine de combat dépassée, se retrouvant face à une guérilla nationaliste moderne, fanatique, enracinée, soutenue par une part de la population française (le PCF), entraînée et armée par des grandes puissances concurrentes : le Viet-Minh et le FLN. Le résultat, c’est Dien-Bien-Phu. Mais pas seulement. C’est aussi « la 317ème section », pour les amoureux du folklore. Les actes d’héroïsme isolés, le « tenir coûte que coûte », l’aventure, le baroud d’honneur. Il y a encore des guerriers modernes. Bigeard et ses paras, le putsch manqué des généraux d’Alger, et l’ultime épopée de l’OAS. Il restait au moins çà…

     

    Mais après les dernières cartouches de l’Algérie, liquidation totale.

     

    « Do the job » La guerre un boulot comme les autres ?

     

    L’intégration dans l’OTAN et toute la guerre froide est une période catastrophique. Les effectifs s’appuient encore largement sur le service militaire.

     

    Une masse de conscrits au moral et à la discipline proche du néant, et quelques pros dépassés (eux-mêmes parasités par des carriéristes qui sont prêts à se débiner au moindre coup de feu).
    L’armée de terre reste sous-financée jusqu’à nos jours. La modernisation amorcée dans les années 70 avec la production d’équipements nationaux (le FAMAS et plus tard le Leclerc étant les plus emblématiques) n’arrivent pas à cacher un criant manque de moyens. L’armée de terre, la plus pauvre, n’a pas de quoi entraîner ni équiper correctement ses troupes.
    Vient la fin du service militaire obligatoire et le retour progressif de la France dans l’OTAN, avec le prélude des Balkans et de l’engagement français contre la Serbie. Les missions de l’Armée Française s’alignent sur la nouvelle entreprise de conquête du moyen-Orient. L’enjeu sécuritaire est exalté. On voit l’armée de plus en plus comme une sorte de super-police chargée de sauver des civils ou de sécuriser des zones internationales. Ces missions ne sont pas neuves, déjà à Kolwezi, les paras avaient combattus dans ce cadre. Mais désormais, ce rôle d’une armée réduite, uniquement destinée à des opérations extérieurs à caractère policier, s’accentue, le tout sous la férule des anglo-saxons.
    On en arrive à la conception basique que n’importe quel militaire récite machinalement :
    L’armée est un métier, réservé à des professionnels. Les politiciens prennent les décisions, ils les exécutent sans discuter. « It is the job ». « C’est le boulot ». « C’est comme çà. ». Même si « le job » consiste à aller bombarder nos frères européens pour défendre des islamistes… L’armée perd son prestige, on la cache. Ce n’est qu’un métier, un métier honteux. Quand un soldat tombe au combat, la famille envisage çà comme un accident de travail, et parle même de poursuivre l’employeur. On enterre le gars discrètement. Les vieux combattants viennent une ou deux fois par an, étaler leurs médailles prés des monuments aux morts au son des pouët-pouët de la fanfare municipale. Et tout le monde s’en fout.

     

    Réduction des effectifs : logique sécuritaire.

     

    Les coupes drastiques dans les effectifs de l’armée sont comme des marronniers. On en voit tous les 2 ou 3 ans. L’objectif est clairement posé : redéfinir l’armée française selon sa nouvelle utilité comme force de police auxiliaire de l’OTAN. Moins d’hommes, plus spécialisés, focalisés sur la « lutte contre le terrorisme » ou encore la guerre virtuelle…
    -Ajoutez à cela la purge de plus en plus systématique des officiers et des soldats nationalistes, voir même patriotes ou au moins contestataires… Et leur remplacement par des officiers franc-maçons.
    -Ajoutez à cela le bourrage de crâne pro-régime et pro-européiste, pro-OTAN…
    -Ajoutez à cela la proportion de plus en plus énorme de recrues issues de l’immigration récente, nord-africaine ou africaine (donc encore plus détachée de la Nation charnelle et historique).
    -Ajoutez à cela la professionnalisation et le détachement qui transforment le soldat en un mercenaire (un mercenaire mal payé…).
    Nous obtenons la presque parfaite armée d’occupation et de répression des révoltes populaires à venir. En collaboration avec l’EuroGendFor, les forces de police et pourquoi pas l’OTAN (ne rigolez pas, elle a bien bombardé Belgrade, à une heure de Paris).
    Une force réduite, réactive, équipée technologiquement, sans états d’âmes. Imaginons qu’une insurrection populaire ait lieue, et déborde les forces de police ou la gendarmerie. Elle est armée, pille les dépôts logistiques et s’empare de quelques bâtiments administratifs. Elle veut renverser le Régime.
    Intervient alors l’Armée moderne, professionnelle. Il faut « « faire le boulot » . Des « éléments hostiles » ou des « insurgés » (le peuple français, quoi), composé « d’infanterie légère » menaceraient des « objectifs stratégiques » (la villa d’Edith Cresson ?), voire mèneraient des « exactions contre des civils » (deux ou trois huissiers ou policiers lynchés). Et bien, en réponse, une « force de réaction rapide » serait chargée « d’établir un périmètre » et « d’intercepter les éléments hostiles » voir de les « détruite » ou les « éliminer ».
    En gros, le peuple français en révolte, balayé par quelques tirs, menés depuis 2 km avec des équipements infrarouges, proprement. Sans trop de « dommages collatéraux ». Ils n’hésiteront pas une seconde, ils ont signé pour çà.

    Une armée d’occupation PRESQUE parfaite.

     

    IL N’Y AURA PAS DE PUTSH.
    Imaginons une situation d’écroulement menant à un chaos en France. Une pénurie, des émeutes généralisées, paralysie du pays, massacres et pillages se produisent sur l’ensemble du territoire. Peu à peu, au sein du bordel, des forces révolutionnaires saisissent l’occasion pour déclarer le début de la lutte contre le Régime et la construction d’une société. Face à cela, que deviennent les flics, les gendarmes et l’armée ?
    Premièrement, on peut imaginer un redéploiement des forces du régime sur une ligne de défense. Défense des bâtiments administratifs, des dépôts d’essence, des réserves, des nœuds logistiques, des bases militaires, etc.. Cela veut dire qu’il n’y aura pas assez de forces, quoiqu’il arrive, pour tenir le terrain ou protéger les français (c’est là ou les révolutionnaires voient s’ouvrir une opportunité : remplacer l’Etat et combler le vide, mais c’est un autre sujet.).

     

    Ce déploiement « passif » pose déjà problème. Le policier ou le gendarme de base, il a une famille et un salaire de merde, comme le militaire. On peut donc prévoir, aux moindres troubles sérieux, des désertions massives et anarchiques, parfois avec armes et bagages. Seul les unités d’élites (Légion, paras) resteraient un tant sois peu intègres. On peut aussi pronostiquer des conflits internes, confessionnels ou moraux. Bref, et selon les prévisions de la plupart de nos camarades « anciens militaires », dans une telle situation, l’armée française moderne se désagrègerait, petit à petit.
    Les unités qui ne se désagrègeraient pas, parmi les plus professionnelles et les plus fidèles à la république, tenteraient elles un putsh ? Rien n’est moins sûr.
    Un putsh pour faire quoi ? Pour mettre qui au pouvoir ? Avec quel programme ? Si putsch il y avait, il serait donc celui d’un « faux » sauveur se substitution, un libéral ou un politicien de secours. Ensuite, une opération militaire moderne ne s’improvise pas. On est plus au temps de la commune, ou il suffisait de distribuer des fusils et des cartouchières à la populace. Une projection militaire nécessite un système fonctionnel pour établir des relais logistiques, il faut aussi des réserves de carburant, de munitions, de matériel divers. On pourrait imaginer une action isolée d’une unité particulière, mais les chances sont tellement faibles…
    En fait, il y a beaucoup plus de probabilités pour que nos soldats nous tirent dessus.
    Il faut se représenter le fait que les mentalités les plus contre-révolutionnaires, les plus hostiles à l’initiative, sont aujourd’hui dans l’armée, malgré sa « grogne apparente ». Il suffit de regarder les réactions, sur internet, face aux appels à refuser de combattre en Syrie. La majorité des militaires sont prêts à y aller. Ils condamnent les dissensions au nom du « devoir de réserve ». Ils ont signés pour çà. Leur fierté c’est de pouvoir être envoyés combattre n’ importe où sans discuter, et de laisser les politiciens prendre les décisions. On retrouve à la fois le produit du bourrage de crâne, mais aussi la conséquence du professionnalisme.

     

    Donc, selon toute probabilité, il y a beaucoup plus de chance pour qu’un jour nous nous retrouvions à combattre nos (derniers) soldats que ceux-ci ne nous sauvent par un putsch providentiel, fantasme impossible du droitard catholico-réac’.
    J’engage amicalement tous mes camarades sociaux-nationalistes à ne pas croire en de telles sornettes. Ce n’est pas parce que tel ou tel général catholique en retraite fait des manigances, ou que tel homme de troupe râle parce que son équipement TTA est pourri, que l’Armée va concrètement se mutiner, rouler jusqu’à l’Elysée, VAB en tête, et renverser le régime. Il ne faut pas rêver.

    (Ceci est une réponse fraternelle et bien attentionnée à l’ouvrage de mon camarade V.V., que je respecte pour son honnêteté et son engagement pertinent).

     

    D’une manière générale, il faut que tout révolutionnaire français, même s’il est patriote et croyant, comprenne que l’armée française moderne, de par sa configuration tactique, idéologique, doctrinale et organisationnelle, est clairement notre ennemie.
    Vers d’autres horizons ?
    Nous, nationaux-révolutionnaires, avons toujours opposé à ce modèle mercenaire notre propre conception de l’armée. Une armée consciente, une armée de citoyens soldats. Peut être moins professionnelle, certes. Mais aux effectifs bien plus massifs, appuyés sur le service militaire obligatoire et les unités de volontaires, et une garde nationale permanente comme réserve.
    Une armée équipée correctement, avec un matériel moins technologique/avantgardiste (le FELIN, c’est de la merde), mais abondant, rustique et fiable.
    Une armée consciente de sa mission première : protéger l’intégrité du territoire français, et non les intérêts privés des trusts apatrides et des capitalistes néocoloniaux.
    Une armée comme apprentissage social et citoyen, une armée au centre de la société et du peuple français. Une armée fière, qui ne se cache pas.
    Enfin, une armée respectée car légitime, et dont les vétérans obtiendraient des droits et un statut particulier.

     

    Guillaume Lenormand

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2013/10/06/il-n-y-aura-pas-de-putsch-5189846.html

  • Olivier Delamarche : Il n'y pas de reprise en Europe - 07 Octobre 2013 HQ

  • Les Sentinelles face aux mairies

    Demain matin le Conseil constitutionnel examinera la question de la liberté de conscience des maires face à la loi Taubira.

    Pour soutenir les élus qui ne veulent pas célébrer de simulacre de mariage, les Sentinelles sont appelées à prendre leur poste à partir de ce soir et demain toute la journée devant toutes les mairies de France.

    Pour veiller comme Sentinelle, aucun signe distinctif, ni pancarte, ni vêtement avec logo, ni drapeaux et être espacés les uns des autres par 3 mètres. On reste le temps que l'on veut face au bâtiment et on garde le silence.

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  • Les raisons d’un échec, les moyens d’une victoire

    manifpourtous

    L’homme de droite est content : il a eu « son mai 68 ». Au-delà de la position réactive d’une répétition en miroir et du contentement de soi, qu’en est-il aujourd’hui ?

    On a souhaité l’abrogation de la loi Taubira. On a mis plus d’un million de Français dans la rue, par trois fois. Quand ces Français ont gagné les Champs-Élysées, on les a retenus, on les a sagement renvoyés chez eux. Certains ont fait preuve de courage, se sont retrouvés en garde à vue, n’ont rien lâché. On a rationalisé a posteriori, on a parlé de transgression non violente. En ce début d’octobre, il est temps de dresser un bilan.

    Celui-ci est clair : c’est un échec. Un échec, car la loi Taubira n’a pas été abrogée. Un échec, car le gouvernement a refusé d’entendre une partie non négligeable du peuple. Le pouvoir avait pourtant reculé lors de l’affaire du CPE ; qu’a-t-il manqué ici ? Nous avons voulu la fin, mais non les moyens.

    De bonnes choses ont eu lieu : une prise de conscience ; des rapprochements féconds entre une jeunesse catholique conservatrice et une frange plus révolutionnaire ; un élargissement du discours dont le Printemps français et les Veilleurs ont été les fers de lance.

    Romain Lasserre - La suite sur Boulevard Voltaire

  • Milices juives en France : à quand la dissolution ?

    Afin de rappeler les véritables agissements de la LDJ et autres milices juives, ainsi que l’urgente nécessité d’une action des pouvoirs publics à leur encontre, voici deux articles, publiés à 27 ans d’intervalle, dans lesquels le lecteur trouvera une liste – malheureusement non-exhaustive – des agressions commises par ces groupes.
    On s’étonnera, après lecture, que ces milices ultra-violentes n’aient pas encore connu le sort sans appel qui fut réservé par Manuel Valls à quelques groupuscules infiniment moins violents (Œuvre française, Troisième Voie, Jeunesses nationalistes révolutionnaires – JNR). Un deux poids, deux mesures qui ne laisse donc d’étonner...

    Milices juives : quinze ans – et plus – de terrorisme en France

    Sous la responsabilité du professeur Robert Faurisson – 1er juin 1995

    Dans sa livraison de juin 1991, le mensuel Le Choc du mois publiait une étude intitulée : « Milices juives / Quinze ans de terrorisme » (p. 7-13 sur quatre colonnes). Le sous-titre en était le suivant :

    « Groupe d’action juive, Organisation juive de combat, Organisation juive de défense. Sous ces diverses appellations, des activistes juifs ne cessent depuis une quinzaine d’années de semer la terreur, dans la plus totale impunité. Des provocations qui n’ont d’autre but que de susciter des représailles. Comme si certains voulaient que la communauté juive se sente menacée » (p. 7).

    L’étude passe en revue, du 19 juin 1976 au 20 avril 1991, cinquante cas d’agressions physiques commises par des juifs organisés en groupes. Ne sont donc pas mentionnées les agressions physiques, de toute façon assez rares, commises par des individualités juives.

    Dans les cinquante cas répertoriés par Le Choc du mois, les victimes se sont comptées par centaines. Chez les victimes de ces milices on relève : mort d’homme, blessures suivies de coma profond, infirmités à vie, séquelles graves ainsi que vitriolage, commission d’actes de barbarie, œil crevé, tabassage en règle en la présence de policiers ou de gardes refusant d’intervenir, nombreuses hospitalisations, nombreux guet-apens, dont un, au moins, avec la complicité de la presse (cas du journal Libération). La plupart de ces agressions sont passées sous silence par les médias ou brièvement rapportées. Certaines sont approuvées par des publications ou des organisations juives qui, en général, après quelques mots de réprobation, donnent à entendre que les victimes méritent leur sort, que c’est naturel et normal et qu’il ne faut s’attendre, dans l’avenir, à aucune indulgence si jamais on suscite à nouveau la colère des juifs.

    Il est remarquable que pas un seul juif n’ait été, en revanche, la victime d’une seule attaque d’un seul groupe dit d’extrême droite ou révisionniste (puisque, aussi bien, la presse fait l’amalgame entre révisionnisme et extrême droite alors que le révisionnisme historique est, en réalité, un phénomène qui intéresse tous les groupes de pensée, de l’ultra-gauche à l’extrême droite en passant par tous les partis, sauf le parti communiste, et cela sans compter les apolitiques. Paul Rassinier, fondateur du révisionnisme historique en France, était socialiste).

    Parmi les attaques ou les agressions commises par des milices ou des organisations juives, on se bornera à citer celles dont ont été victimes François Duprat, un colloque du GRECE, Marc Fredriksen, Charles Bousquet et, à nouveau, Mark Fredriksen, Michel Caignet, Pierre Sidos, Olivier Mathieu, Pierre Guillaume, les Amis de Saint-Loup et Robert Faurisson. Beaucoup d’autres cas seraient à citer de 1976 (où, le 2 novembre, l’immeuble dans lequel habitait Jean-Marie Le Pen devra être entièrement détruit après avoir été ébranlé sur cinq étages lors d’un attentat à la dynamite revendiqué par un Groupe du souvenir juif) jusqu’à 1991 (où, le 2 avril, Fabrice Benichou, vendeur à la criée d’un journal de Jean-Edern Hallier, meurt à son domicile après avoir été roué de coups dans le quartier juif du Sentier à Paris).

    François Duprat

    Membre de la direction du Front national, auteur et diffuseur d’écrits révisionnistes, F. Duprat a été tué le 18 mars 1978 dans sa voiture par l’explosion d’une bombe sophistiquée. Sa femme a été grièvement blessée. L’attentat est revendiqué par un Commando du souvenir. [...]

    Un colloque du GRECE

    Le 9 décembre 1979, le XIVe colloque national du GRECE (Groupe d’études et de recherches sur la civilisation européenne) est attaqué par une centaine d’individus casqués qui saccagent des stands de livres. Ces individus déploient des calicots portant le nom de l’Organisation juive de défense (OJD). Une quinzaine de participants sont blessés. L’un d’entre eux perdra un œil. Plusieurs assaillants sont arrêtés par la police, puis relâchés le soir-même sur l’intervention de Jean-Pierre Pierre-Bloch, fils de J. Pierre-Bloch et ami de Jacques Chirac. Jean-Pierre Pierre-Bloch avait été et sera, par la suite, impliqué dans d’autres agressions ou d’autres interventions en faveur d’agresseurs identiques.

    Marc Fredriksen

    Le 19 septembre 1980, un commando de l’ Organisation juive de défense (OJD) attaque au Palais de justice de Paris des sympathisants de Marc Fredriksen, responsable de la FANE (Fédération d’action nationale et européenne). On relève six blessés, dont deux graves. Les gardes du Palais de justice, pourtant chargés du maintien de l’ordre, laissent, en fait, agir, librement ou plus ou moins librement, les milices juives dans cette circonstance comme dans toutes les autres circonstances identiques. Quant à Jean Pierre-Bloch, il déclarera :

    « La loi du talion pourrait réapparaître [...]. Si un seul des nôtres est touché, nous appliquerons la formule : œil pour œil, dent pour dent [...]. S’il faut nous organiser militairement nous le ferons » (Le Monde, 1er octobre 1980).

    [...]

    Charles Bousquet, Mark Fredriksen

    Le 3 octobre 1980, un attentat a lieu contre la synagogue de la rue Copernic, provoquant quatre morts et vingt-sept blessés. Les quatre morts sont des passants ; parmi ceux-ci se trouve une Israélienne dont la présence n’a jamais été expliquée. Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur, reçoit, dans la journée même, des informations qui lui permettent d’identifier en la circonstance un attentat palestinien mais, sous la pression des organisations juives et avec l’accord de la grande presse, il laisse croire à une action de l’extrême droite. On apprendra par la suite que l’attentat a été effectivement commis par un Palestinien venu de Chypre. Le soir même de l’attentat, les locaux de la FANE sont dévastés et la Librairie française, rue de l’Abbé-Grégoire, fait l’objet d’une nouvelle tentative d’incendie. Cette librairie, dont le propriétaire est Jean-Gilles Malliarakis, connaîtra en quelques années plus de dix attaques ou attentats. Le siège de l’ Œuvre française, de Pierre Sidos, est mitraillé. Des scènes de lynchage se déroulent dans Paris où des groupes de manifestants juifs s’en prennent à de jeunes passants isolés, grands, blonds et à cheveux courts (Le Monde, 9 octobre 1980, p. 12).

    Le 7 octobre, à Neuilly, Charles Bousquet, 84 ans, est attaqué et vitriolé à son domicile par un groupe d’inconnus qui l’ont apparemment confondu avec le militant nationaliste Pierre Bousquet (sans rapport avec René Bousquet). Il sera hospitalisé pendant un mois à l’hôpital Foch au service des grands brûlés. Il conservera des séquelles de ses blessures. Il renonce à porter plainte parce que son fils Pierre, professeur d’histoire à l’université de Paris IV, lui a demandé d’agir ainsi à cause des Israélites : « Ils sont à Jérusalem ou à Tel-Aviv, ceux qui ont fait cela. Tout serait inutile. Je veux oublier » (interview accordée à R. Faurisson le 2 mai 1984).

    Le 12 octobre 1980, Mark Fredriksen est roué de coups et admis, dans un état grave, à l’hôpital de Rambouillet. En son absence, son appartement est dévasté. En traitement à Berck-sur-Mer pour de multiples fractures, il manque de subir une nouvelle agression ; trois jeunes gens se présentent qui demandent à le voir ; leur signalement correspond à celui du groupe Aziza qui, ultérieurement, vitriolera Michel Caignet (voir ci-dessous).

    Le 20 octobre, l’écrivain André Figuéras est attaqué à son domicile.

    Michel Caignet

    Le 29 janvier 1981, Michel (Miguel) Caignet, 26 ans, étudiant préparant un doctorat de linguistique anglais-allemand, quitte son domicile de Courbevoie pour se rendre à l’Université lorsqu’il est abordé par quatre individus à proximité de son immeuble. Ceux-ci le renversent, l’immobilisent. L’un des quatre individus lui arrose de vitriol le visage et la main droite.

    M. Caignet avait appartenu à la FANE et il était révisionniste. Il avait été dénoncé par l’hebdomadaire VSD (Vendredi/ Samedi/Dimanche). À la suite du vitriolage, son visage est devenu si atroce que seuls deux journaux ont osé en publier la photographie. L’auteur principal de l’agression, Yves Aziza, étudiant en médecine, fils de Charles Aziza (préparateur en pharmacie à Montreuil), a été connu de la police dans l’heure même qui a suivi l’agression mais la police et la justice françaises ont, dans des conditions scandaleuses et dont le détail est connu, laissé tout le temps à Y. Aziza de s’enfuir vers l’Allemagne et vers Israël. Au ministère de la Justice, un dénommé Main, appartenant à la direction des Affaires criminelles (directeur Raoul Béteille), élude sur un ton sarcastique toute question sur le retard considérable (quatorze jours !) apporté à l’ouverture d’une instruction judiciaire. Parmi les correspondants d’Y. Aziza, on découvre le nom de Daniel Ziskind, fils de Michèle Ziskind, sœur de Jean-Pierre Pierre-Bloch, lui-même fils de Jean Pierre-Bloch.

    Pierre Sidos

    Le 18 septembre 1981, deux cents membres de l’Organisation juive de combat (OJC) font la loi au Palais de justice de Paris où se déroule le procès en diffamation intenté par Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, à Jean Pierre-Bloch. Comme d’habitude, les juifs rouent de coups plusieurs assistants.

    Le 25 novembre, les locaux de la librairie Études et documentation sont incendiés par un commando.

    Le 8 mai 1988, place Saint-Augustin à Paris, des commandos de l’OJC attaquent à coups de barres de fer des militants de l’Œuvre française qui participaient au défilé traditionnel en l’honneur de Jeanne d’Arc ; ils font une quinzaine de blessés, dont deux très grièvement atteints. Quatre des personnes agressées seront hospitalisées. Un septuagénaire restera plusieurs semaines dans le coma. Dix membres de l’OJC sont interpellés par la police. Le soir même, Jean-Pierre Pierre-Bloch intervient en leur faveur auprès de la police judiciaire. Des poursuites sont engagées contre quelques agresseurs. Certaines sont abandonnées avec la mention suivante du juge d’instruction : « Instruction inopportune » ; d’autres agresseurs sont jugés non sans que des pressions venues du plus haut niveau politique se soient exercées sur le parquet. Au total, seuls trois agresseurs seront jugés ; ils seront condamnés à deux ans de prison avec sursis ! 

    Olivier Mathieu

    Le 6 février 1990, des millions de téléspectateurs ont pu assister à l’agression commise sur la personne d’Olivier Mathieu lors d’une émission animée par Christophe Dechavanne. Jean-Pierre Pierre-Bloch est venu sur le plateau avec un groupe de militants de l’OJC. O. Mathieu a juste le temps de lancer : « Faurisson a raison ». Une dizaine de nervis le rouent de coups ainsi que sa fiancée et Marc Botrel. Un personnage important des milices juives est présent : Moshe Cohen, ancien sous-lieutenant de l’armée israélienne, responsable, à l’époque, du Tagar, la branche étudiante du Betar (59, boulevard de Strasbourg, Paris Xe). Les agressions continuent en dehors du plateau et jusque dans la rue. Un agresseur sera interpellé par la police et relâché quelques heures plus tard sur l’intervention de Jean-Pierre Pierre-Bloch.

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  • Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française

     Entretien avec Magnus Martel auteur de Plaidoyer pour l’armée française

    « Si les militaires sont courageux physiquement, ils sont le plus souvent intellectuellement lâches. Ils ont oublié qu’ils effectuaient un véritable sacerdoce au service d’une terre et d’un peuple et non d’un gouvernement faussement élu par le jeu biaisé du parlementarisme »

    Pourquoi si peu de militaires osent-ils dénoncer la situation actuelle de l’Armée ? À cause de leur devoir de réserve ? Parce que, pour certains, ils appartiennent à la « Grande muette » comme on appelait l’armée dans le passé ?
    Cela reste un mystère. Y compris pour votre serviteur. Pourtant, je peux vous assurer que chaque jour que Dieu fait, ça râle dans les popotes militaires. Le problème essentiel réside, à mon sens, dans le fait que si les militaires sont courageux physiquement, ils ont oublié qu’ils effectuaient un véritable sacerdoce au service d’une terre et d’un peuple et non d’un gouvernement faussement élu par le jeu biaisé du parlementarisme. Ceci étant, ce devoir de réserve est plus que jamais imposé par des politiciens qui redoutent les forces armées et l’on constate tristement d’ailleurs que la parole est beaucoup moins libre aujourd’hui qu’elle l’était dans les années 1930. La « Grande muette » conserve plus que jamais son appellation.
    Les opérations auxquelles notre armée participe activement (Afghanistan, Mali, etc.) ne prouvent-elles pas qu’elle est tout à fait opérationnelle ? En tout cas pour un certain type de missions ?
    Opérationnelle pour quoi ? Par rapport à quoi ? Cela dépend avant tout de la nature de l’adversaire. À quelle armée digne de ce nom l’armée française a-t-elle été confrontée depuis la chute de l’URSS ? Quant à l’engagement en Afghanistan, une terre sur laquelle la France n’avait pas à mettre les pieds, plus de dix ans après, l’opération est loin de constituer un succès. Lors de l’embuscade de la vallée d’Uzbeen à l’été 2008, c’était la première fois depuis très longtemps que notre armée perdait autant de soldats en si peu de temps ! Tout porte à croire d’ailleurs qu’une fois les forces de la coalition otanienne parties, le pays replongera dans le chaos. Et c’est bien là le plus malheureux : songer que des hommes sont tombés ou ont été définitivement meurtris pour rien. Alors, bien sûr, il arrive que notre armée, à force de système D, de volonté et de ténacité fasse de véritables miracles. Comme au cours de l’opération Serval au Mali. Mais sérieusement, quel ennemi avions-nous face à nous ? Un adversaire certes déterminé, mais très loin de disposer de capacités militaires équivalentes aux nôtres, dans un pays permettant difficilement de se mettre à l’abri des vues et des coups de la troisième dimension. Au final, il est même permis de penser que cette victoire éclair aura nui à notre armée en donnant à penser à l’opinion comme au politique que nos forces étaient suffisamment opérationnelles comme ça et qu’il était encore possible de gratter dans les effectifs.
    Votre livre est très alarmiste… Les progrès de l’armement ne peuvent-ils suppléer à la réduction des effectifs humains ?

    Il est alarmiste parce que la situation l’exige. Les progrès de l’armement sont nécessaires, mais ils ne suffisent pas. L’Allemagne hitlérienne l’a appris à ses dépends. En outre, plus les armements sont sophistiqués, plus ils sont coûteux et moins nous pouvons nous en offrir. Songez qu’au train où vont les choses, notre pays ne disposera bientôt pratiquement plus de régiments de chars de combat dotés de Leclerc. Or, la conservation d’un spectre le plus large possible d’armements et de capacités militaires est une absolue nécessité pour un pays qui entend compter sur la scène internationale. Au final, et quelle que soit la qualité de notre armement, il sera toujours nécessaire de déployer du fantassin pour contrôler le terrain. Pour autant, il convient de ne pas tomber dans l’excès inverse en sacrifiant la technologie au nombre. Il est tout de même assez navrant de voir un général, ancien directeur de l’École de guerre, militer pour une sortie de notre pays de la dissuasion nucléaire, au motif que cela permettrait de réaliser des économies au bénéfice des forces conventionnelles.
    Qu’apporte de nouveau votre livre ? Apportez-vous des révélations gênantes pour nos dirigeants de ces vingt ou trente dernières années ? Y a-t-il un gouvernement qui a été plus « néfaste » qu’un autre ?
    L’incontestable nouveauté, c’est que je ne me contente pas de dénoncer, mais de proposer des solutions pour enrayer ce déclin. Aujourd’hui, comme d’autres dans la vie civile, je milite clairement pour un rétablissement de la conscription, seule à même de réaliser de substantielles économies tout en inculquant aux jeunes Français des valeurs en même temps qu’un véritable esprit de défense. Les dirigeants de ces trente dernières années se sont comportés de façon absolument lamentable envers notre pays. Il n’y a cependant pas eu un gouvernement plus néfaste qu’un autre. Tous l’ont été ! Tous ont apporté leur pierre à la lapidation de notre dernier véritable outil de souveraineté. Tous ont trahi et tous seront jugés et, je l’espère, définitivement condamnés par l’Histoire.

    Propos recueillis par Fabrice Dutilleul

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EFlpAAkkppIgdkmJnf.shtml

    note :

    Plaidoyer pour l’armée française, Magnus Martel, Éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 294 pages, 29 euros.

  • "Arrêtons de dorloter l’intégrisme" : l'article de Nadia Alexan, professeur québecoise retraitée d’origine égyptienne

    Elle intervient dans la presse alors que le gouvernement québecois propse une charte de laïcité pour préserver la paix sociale : 

    "Pourquoi j’appuie la Charte des valeurs québécoises, que je préfère appeler Charte de la citoyenneté ? Je suis d’origine égyptienne. Tout le temps que j’ai vécu en Égypte, où j’ai grandi et suis allée à l’école et à l’université dans les années soixante, je n’ai jamais vu une seule femme voilée. Qu’est-il arrivé depuis ce temps pour que le voile soit si répandu ? L’islam politique propagé par les pétrodollars de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis a envahi non seulement le Moyen-Orient, où il n’arrête pas de réclamer le retour strict de la charia, mais aussi l’Occident, où il mène une campagne très énergique pour conquérir la civilisation des Lumières et ramener la gloire du califat du VIe siècle.

    Ce courant salafiste mine les gains faits par des féministes courageuses, comme les Égyptiennes Hoda Sharaawi et Nawal el Saadawi, qui se sont battues pour faire avancer les droits des femmes et les sortir de l’emprise de la religion. Les musulmanes portant le voile qui se prétendent féministes trahissent le combat mené par ces femmes héroïques, qui se sont débarrassées du voile, symbole de la soumission au patriarcat.

    Il n’y a rien, ni dans la culture ni dans le Coran, qui oblige la femme musulmane à porter le voile. […] Le voile n’est pas un bout de tissu anodin, comme on le prétend. Bien au contraire, il véhicule le prosélytisme d’un islam fanatique et totalitaire. La plupart des musulmanes de Montréal ne portent pas le voile. Sont-elles moins pieuses pour autant ?

    Ce voile symbolise la soumission de la femme aux diktats d’un patriarcat qui n’aime ni la modernisation ni l’émancipation des femmes. Ce voile témoigne de la barbarie de l’excision, imposée aux femmes en Égypte et ailleurs, du mariage forcé des fillettes à l’âge de neuf ans, de la lapidation, de la polygamie, des fatwas, de l’interdiction de la liberté d’expression, et j’en passe. Ce voile cache le mépris des hommes qui traitent les femmes comme des biens à posséder. Je pense que les hommes sont des lâches pour ainsi mettre le fardeau religieux sur la tête des femmes.

    [Certains se rangent] du mauvais côté de l’histoire [en affirmant] que l’interdiction du port du voile dans la fonction publique exclurait les femmes. Je pense que c’est le contraire qui se produit. Les femmes voilées s’excluent elles-mêmes ; en portant le voile de l’aliénation, elles montrent qu’elles ne veulent pas s’intégrer. De plus, elles font peur aux dirigeants par leurs demandes d’accommodements religieux, de prière pendant les heures de travail et de congés supplémentaires" (suite).

    Lahire