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France et politique française - Page 4690

  • Il faut riposter aux propos antichrétiens de Pierre Bergé !

        « Je suis pour la suppression intégrale de toutes les fêtes chrétiennes en France », déclarait hier soir Pierre Bergé sur les antennes de RTL France, dans l’émission « On refait le monde ». Des propos inadmissibles qui surviennent quelques jours après la provocation de Dounia Bouzar qui, à peine nommée à l’Observatoire de la laïcité par le Premier ministre, revendiquait la suppression de deux fêtes chrétiennes parmi les jours fériés reconnus par l’Etat et leur remplacement par Yom Kippour et l’Aïd. Ajoutez à cela les propos récurrents du ministre Vincent Peillon voulant « éradiquer » le christianisme en France et vous avez quelques indices d’une volonté manifeste de mener une nouvelle offensive antichrétienne avec le concours des plus hautes autorités de l’Etat et des puissances d’argent.

    La réaction des catholiques de France – ainsi que de toutes celles et ceux qui, ayant perdu la pratique de la Foi, n’en reconnaissent pas moins les bienfaits de la civilisation chrétienne – doit être sans appel et immédiate. Il faut stopper net cette surenchère destinée à accentuer la déchristianisation de la France.

    Que le changement de saison soit l’occasion de faire souffler un vent d’automne catholique ! Assez de mollesse, assez de tiédeur, assez de « politiquement correct », assez d’enfouissement de notre Foi au nom de stratégies consensuelles qui n’ont jamais apporté aucune victoire !

    Pierre Bergé a mis sa fortune, depuis des décennies, au service du vice, de l’anti-France et de l’antichristianisme. Ripostons en ciblant ses intérêts financiers.

    Cet appel s’adresse à toutes les forces de résistance qui ont émergé au cours des douze derniers mois et à cette génération qui a su faire preuve d’inventivité et de courage pour faire face aux destructeurs de la Famille. Que nos veilles et nos rondes de sentinelles se placent prochainement devant ces lieux chers à Pierre Bergé :

    -      la société de vente aux enchères Pierre Bergé & Associés ;
    -      la brasserie parisienne de luxe Prunier spécialisée dans le caviar et dont Pierre Bergé est PDG ;
    -      la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.

    Que nos voix se fassent entendre également devant ces médias dans lesquels Pierre Bergé a des capitaux - le journal Le Monde, le journal Libération, le magazine La Vie – ainsi que devant le siège de la radio RTL France qui se plaît à laisser ce personnage viscéralement antichrétien déverser sa bile sur ses ondes.

    Qu’à ces occasions, notre attachement à la Foi catholique soit fièrement affirmé. Christus vincit. Christus regnat. Christus imperat.

    Que ceux qui ne peuvent se déplacer devant ces lieux n’en prennent pas moins la peine de saisir leur téléphone, leur stylo ou leur clavier d’ordinateur pour adresser par toutes les voies envisageables des messages polis mais déterminés signifiant notre colère et notre mobilisation farouche.

    Il ne s’agit en aucune façon d’un appel à la violence. Mais il convient de rappeler cette vertu de force dont les catholiques doivent faire preuve lorsque les situations l’exigent.

    En avant ! L’automne catholique est de retour !

    Alain Escada,
    président de CIVITAS
    Civitas  -  France Jeunesse Civitas

  • Les Roms, vus de votre village et vus par Bruxelles

    Les Roms, vus de votre village et vus par Bruxelles

    PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) - « Les occupants de campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution. » « C’est illusoire de penser qu’on réglera le problème des populations roms à travers uniquement l’insertion. » « Il n’y a pas d’autre solution que le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière. » Autant de petites phrases prononcées ces jours-ci par Manuel Valls en réponse aux appels à l’aide de centaines de maires.

    C’est une véritable déferlante

    Le Conseil de l’Europe décompte 20.000 Roms en France, mais l’ONG de défense des Roms, « La Voix des Roms », estime leur nombre à 500.000. Combien seront-ils en 2014, quand la Roumanie et la Bulgarie seront membres de plein droit de l’Union européenne ?

    Les propos de Valls ont néanmoins provoqué l’ire de certains socialistes… Mais le soutien d’autres

    Martine Aubry, Harlem Désir, Cécile Duflot, Anne Hidalgo, Jean-Luc Le Drenn y sont allés de leur couplet, inquiets d’y voir « un tapis pour les thèses de l’extrême droite ». Voire de « mettre en danger le pacte républicain », un comble s’agissant de Valls, un ponte du Grand Orient !

    Mais ensuite seize élus socialistes, tous maires ou premier adjoint (les municipales sont proches !) ont publié une tribune soutenant Manuel Valls. Parmi eux le maire de Lyon, Gérard Collomb et l’ancien ministre, Daniel Vaillant.
    Il faut dire qu’un sondage BVA a trouvé que 77% des Français interrogés, approuvent les propos de Manuel Valls «car il faut dire les choses clairement». Après les municipales ces maires et adjoints socialistes auront 4 ans pour soutenir l’inverse.

    L’agacement de Viviane Reding

    « Si je ne me trompe, il y a de l’élection en l’air en France. A chaque fois qu’on ne veut pas parler de choses importantes comme le budget ou les dettes, on trouve les roms, » a ironisé la vice-présidente de la Commission européenne. Elle a rappelé au ministre de l’Intérieur que la Commission européenne a débloqué 50 milliards d’euros pour l’intégration des Roms – une bagatelle ; elle n’a pas exclu l’éventualité de sanctions si Paris limitait la libre circulation de certains ressortissants de l’Union.

    Crédit photo : Novopress, (cc).

    http://fr.novopress.info/141803/les-roms-vus-de-votre-village-et-vus-par-bruxelles/#more-141803

  • Béatrice Bourges : "Je ne serai pas candidate aux européennes"

    Une excellente tribune libre de Béatrice Bourges dans Valeurs Actuelles

    Les querelles intestines de l’UMP de la semaine dernière, une fois de plus, sont désespérantes pour qui aime la France et se préoccupe de la faire sortir de l’ornière dans laquelle elle est embourbée.

    Un pas en avant, trois pas en arrière, telle est la danse macabre de la droite depuis des années. François Mitterrand doit se frotter les mains. Son plan machiavélique fonctionne encore à plein. Bien joué l’artiste. Pas un seul de nos hommes politiques n’a le courage de faire sauter ce fameux front républicain qui n’a aucun sens et qui empoisonne le débat politique depuis des dizaines d’années. La peur d’être traité d’extrémiste submerge tout et empêche même les gens intelligents de réfléchir.

    Mais quand comprendra-t-on enfin qu’être traité d’extrémiste par ceux qui nous gouvernent et par les médias qui sont inféodés à leur idéologie, n’est pas une injure. C’est simplement le signe visible que l’on est un esprit libre. Nous sommes à l’aube d’une « révolution » politique. En effet, le paysage politique est amené à changer radicalement. Les partis existants sont dépassés.

    Aucun d’entre eux n’a pris une part active aux évènements qui se sont déroulés ces derniers mois. Aucun n’a eu le courage de se mouiller réellement. Ce qui s’est passé cet hiver était une occasion unique pour eux de "montrer ce qu’ils avaient dans le ventre". Ils n’ont pas su la saisir et c’est bien normal puisque, sur les sujets anthropologiques, ils connaissent tous des divisions internes.

    L’Histoire qui se joue en ce moment précis, celle qui sera dans les livres d’histoire de notre pays, se fait sans eux. Ils n’ont pas compris que le peuple sort enfin d’une longue hibernation et qu’il a décidé de ne plus subir mais d’être acteur de son destin. Le peuple français retrouve sa fierté. Depuis des dizaines d’années, on lui impose de se culpabiliser, de s’excuser, de baisser la tête. On le dit coupable des pires maux. On lui assène qu’il a toujours tort et que ses fautes sont si grandes qu’il n’a que le droit de se taire et de payer. Et là, à l’occasion d’une loi destructrice pour la civilisation, il relève la tête et redevient fier de lui-même. Il retrouve son esprit de résistant. Et les politiques, eux, ne voient rien, aveuglés qu’ils sont par leurs minables querelles de chapelle et leur soif de pouvoir. La politique de demain dépassera les clivages actuels. [...]

    La suite sur Valeurs Actuelles

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Je-ne-serai-pas-condidate-aux

  • L’enseignement de la littérature impossible par Claude BOURRINET

     

    Lire Bayle et Voltaire n’a jamais empêché d’étêter les hommes. On sait combien de torrents de larmes le sinistre Robespierre humidifiait les pages de Jean-Jacques. Étudier La Chute en revanche ne dissuade pas forcément de militer pour la bonne cause. Les voies (les voix ?) de la littérature sont impénétrables, et si l’on désirait s’interroger sur la licéité de son enseignement, à défaut de sa validité, on serait bien en peine de répondre à une question aussi perverse, l’imagination des écrivains étant aussi fertile en suggestions tordues qu’en bons sentiments. Cherchez dans n’importe quel ouvrage, vous y trouverez sans doute autant à mépriser (éventuellement à haïr) qu’à aimer ou à respecter, et même peut-être davantage. Qui se soucierait de la qualité des existences de Monsieur de Rénal ou du pharmacien Homais, lesquels portent cependant en eux la forme de l’humaine condition ? La charité, si elle n’est grâce, a ses limites. De même Emma ne corrigera-t-elle sans doute jamais les jeunes lectrices des illusions tragi-comiques de l’amour romanesque, tandis que l’Iliade et Le Cid engendreront-ils toujours des aspirants à l’héroïsme guerrier, et le roman très schopenhauerien Une Vie plongera-t-il parfois les lecteurs dans des doutes pénibles, sans parler de Bouvard et Pécuchet

    Les bonnes intentions en matière éducative peuvent (mais ce n’est pas une fatalité) culbuter le bien-intentionné dans le ridicule. Apprendre à bien penser constitue le principe de la morale, affirme Pascal. Le moraliste janséniste, tout chrétien fût-il, n’avait garde de nous éviter la défiance non seulement par rapport aux grandeurs d’établissement, mais aussi aux naïves certitudes du cœur et de l’imagination, afin de nous précipiter, nous, confiants dans la force de notre raison, au travers du plus salvateur des soupçons. Ce qui, en un sens, légitime l’enseignement et l’usage de la rhétorique, laquelle apprend, pour qui sait entendre, à ne pas être dupe… ou à être un coquin.

    Si la littérature recherche, parallèlement à la philosophie et, d’une autre manière, avec la religion et l’art, la vérité de l’homme, ce n’est certes pas sur le plan où nos vertueux concepteurs de programmes veulent nous tenir. La ruine, la vérole et l’exil de Madame de Merteuil n’y pourront rien : toute œuvre de l’esprit vaut plus par les questions qu’elle pose que par les éventuelles, et souvent vaines, réponses qu’elle porte avec elle. Et l’on sait que bien souvent la mort est cette réponse.

    La véritable réflexion relative à l’enseignement de la littérature (du moins si l’on vise plus haut que l’obtention du baccalauréat, devenue une plaisanterie flaubertienne, et si l’on garde à l’esprit l’ambition d’aider humblement à former des hommes) consiste à s’interroger sur la légitimité, dans un cadre qui, en grande partie, la nie, d’une création de l’imagination humaine vouée dès sa naissance tout à la fois à l’exil et à la souffrance (une souffrance transférée, mais sans remède, les happy end étant d’une rareté probante). Quand bien même on lui assignerait une finalité heuristique (apprendre à penser, à sentir, à juger) et une fonction citoyenne (en confondant parfois le discours sur la liberté avec l’exercice de la liberté, laquelle n’est pas toujours conforme – sinon conformiste), il faut bien convenir qu’elle a du mal, pour tenir son rôle, à se mouler dans un costume aussi mal taillé pour elle qu’est l’École. Au fond, quel écrivain a écrit pour celle-ci ?

    Il est pitoyable au demeurant qu’on se rabatte sur ce corpus apparemment au-dessus de tout soupçon (à condition d’évacuer des fragments douteux, qui conduiraient immanquablement, aujourd’hui, à la correctionnelle) qu’est la littérature des Lumières, laquelle était aussi intolérante (de cette intolérance qui ne se sait pas, la pire de toutes) que celle qu’elle voulait détruire.

    Certaines déclarations présentent en effet le cours de littérature comme une séance de catéchisme (républicain).

    Je pense que c’est trahir, et la littérature, et, d’une certaine façon, l’École.

    Pour revenir à cet homme futur dont nous sommes les pédagogues, bien malin peut préciser quel il sera. Et d’ailleurs en savons-nous plus sur ce qu’il est maintenant, sur ce que sont ces adolescents dont on nous confie ce qui existe de plus précieux chez un être, la sensibilité et l’intelligence ? Qui mesurera l’écho, même lointain, provoqué au fond de sa mémoire affective, au tréfonds de son cœur, de tel texte, de tel vers, de telle situation dramatique mettant en prise un destin ? Le moins que l’on puisse affirmer est que nous n’en savons rien, et que, par analogie, nous ne pouvons sonder que notre propre expérience. Peut-être une page de Rabelais se pare-t-elle, confusément, d’un rais de lumière ? Peut-être un rythme mélodieux hante-t-il une oreille, même un peu sourde, et qu’au hasard de la vie on le rencontre dans un sonnet oublié de Du Bellay ? Peut-être la fidélité humblement orgueilleuse de la Princesse de Clèves resurgira-t-elle devant un choix crucial au détour de notre vie ? La nature humaine est opaque, complexe, parcourue de sources inavouées, secrètes, parfois merveilleuses. Elles sont bien surprenantes alors, ces injonctions programmatiques, savantes ou non, qui tombent comme du Sinaï, pareilles à un pédagologue. Il serait tellement simple, d’obéir à des commandements !

    Les œuvres sont des rencontres. Comme les êtres humains, la multitude de celles qui présentent un grand intérêt est innombrable, surtout dans notre littérature, dont nous pouvons, sans être chauvins, être fiers (je dis cela, qui est presque provocateur, car il est de bon ton de dénigrer la France, et qu’il faudrait parfois lui rendre justice). La liberté du choix doit être absolument sauvegardée, et laissée à la conscience, au goût et aux exigences du professeur. On n’enseigne bien que ce que l’on aime profondément. Et les questions posées à l’élève, on se les a déjà posées, et on se les pose encore et toujours. Plus qu’un problème méthodique, l’enseignement relève de l’éthique.

    Je n’ai pas dit de la morale, ou bien s’agit-il de cette morale supérieure, qui ennoblit, qu’évoquait Baudelaire méditant sur Edgar Poe.

    Les objectifs formels du programme, objets d’études, registres, genres etc. ne sont au fond que détails pour qui désire aller à l’essentiel. Il n’est certes pas gênant d’identifier le tragique, ou ce qu’entraîne la structure épistolaire d’un roman. L’essentiel est bien sûr la substantifique moelle, la vision qu’implique l’œuvre, le vertige du risque qu’inclut toute aventure humaine. C’est par là qu’on peut toucher les jeunes gens, même matraqués par l’abjecte société de consommation actuelle. Et surtout parce que cela.

     

    Claude Bourrinet http://www.europemaxima.com/?p=763

  • Homophobie, islamophobie… la psychiatrisation puis la criminalisation des normes populaires

    « L’expertise collective permet de faire le point sur l’évolution d’un processus déjà largement avancé : celui de la médicalisation des différents problèmes sociaux. »(*)
    Le suffixe « phobe » est habituellement utilisé en chimie (aversion), en biologie (sensibilité réactive à un stimulus) mais surtout en psychologie et en psychopathologie (peur morbide, appréhension).
    Nous avons assisté, ces dernières années, à son utilisation extensive à la vie sociale par des groupes de pression financés par des milliardaires (Bergé, Soros, etc.) et relayés par les médias et les politiques, pour désigner (stigmatiser dans les faits) des catégories d’opinion qui refusent ou critiquent le prosélytisme de ces normes.
    Dans le même temps, cette oligarchie a œuvré à la création d’un arsenal juridique répressif destiné à contraindre au silence les groupes d’opinion visés.
    C’est au nom de ce travail de psychiatrisation puis de criminalisation que l’on a cherché à tuer tout débat et à imposer, au corps social majoritaire, des mœurs, influences ou pratiques minoritaires.
    Cette utilisation extensive d’un vocabulaire principalement psychiatrique au corps social et, simultanément, la criminalisation par la loi des opinions ainsi désignées pour en faire des délits est d’évidence liberticide et n’a qu’un seul objectif : tuer le débat pour imposer (user de la force) des normes à la société et, pour d’autres intérêts, de provoquer de la polémique, de la colère et de détourner l’attention de la population d’autres questions cruciales.
    Il est de notre devoir de femmes et d’hommes libres de nous opposer à ces pratiques liberticides et de dénoncer les petits Iznogoud qui souffrent visiblement d’une peur phobique de la liberté de pensée et d’expression et qui veulent nous faire taire.
    Laurent Ozon, 26/09/2013
    (*) Note de la rédaction :
    Psychiatrisation scolaire, les recommandations des « experts »
    http://www.polemia.com/homophobie-islamophobie-la-psychiatrisation-puis-la-criminalisation-des-normes-populaires/

  • C’est à lire : « Jules l’imposteur » de François Brigneau

    jules-l-imposteur-francois-brigneau.jpgCi-dessous la recension,  avec de beaux passages, de Jules l’imposteur de François Brigneau, par le bulletin de l’Action familiale et scolaire[1]. Ouvrage que l’on peut se procurer ici. 180 p. 18 euros.

    « L’un des premiers gestes de François Hollande devenu chef de l’Etat fut de rendre hommage à Jules Ferry.
    Les éditions DMM, à très juste titre, ont profité de l’occasion pour rééditer le livre sur Jules Ferry de François Brigneau, intitulé Jules l’Imposteur [2].
    François Brigneau était particulièrement qualifié pour écrire ce livre, car sa famille a été cassée par le laïcisme introduit massivement dans les écoles par Jules Ferry et ses collègues. Il explique la chose dans les dernières pages du livre :

    J’ai compris assez tôt qu’il y avait deux hommes dans mon père. Ou, pour mieux dire, qu’il était la juxtaposition de deux hommes : un Breton traditionnel et d’héritage, un internationaliste libertaire fabriqué à l’École normale d’instituteurs. La manière dont il faisait son métier révélait cette dualité. (…)
    Déraciné à et par l’École Normale, arraché à la tradition et d’abord à la tradition catholique, coulé dans le moule laïque, mon père comme des milliers d’autres instituteurs aussi honnêtes, dévoués, droits et généreux et purs que lui, avaient mis au service des idées de désordre inculquées par les maîtres occultes de l’École Normale les remarquables techniques de l’ordre enseignant enseignées par les maîtres connus de l’École Normale. (…)

    J’ai essayé aussi de ne jamais oublier la tendresse, l’affection, le respect que j’eus pour mes parents et tout ce que je leur dois. Maintenant que ma mère s’en est allée, elle aussi sans prêtre dans une tombe sans croix, je voudrais ajouter que ce qui m’obsède, c’est moins l’échec de l’école que la cassure provoquée par le laïcisme dans une famille française. Je n’ai pas été baptisé et ne le suis pas. Je me suis marié civilement. Deux de mes enfants sur quatre ne sont pas baptisés. Même si, un jour, conduit par la réflexion de Charles Maurras et la foi de mes amis je retrouve l’Église traditionnelle de ma patrie et de mes ancêtres, jamais je ne ressentirai cette émotion, cette ferveur que donne seule l’enfance catholique. Jamais je ne serai le catholique que j’aurais aimé être, de nature et de sentiment, sans grands tourments d’esprit, dans la banalité des certitudes. C’est la grande victoire de Jules Ferry, l’imposteur.

    Voici un extrait du portrait de Jules Ferry que donne F. Brigneau :

    Jules Ferry (1832-1893). Né à Saint-Dié. Avocat, fils d’avocat. Franc-maçon, initié rue Cadet. Proud’hon disait : « Ferry : c’est un domestique de grande maison. » Et Drumont : « Il était l’exécuteur prédestiné des œuvres infâmes de l’Intérieur… Il est féroce contre tout ce qui est faible, et volontiers implacable contre tout ce qui est noble et généreux… C’est l’homme de la boue et du sang. » Ferry avait un objectif: organiser un univers sans roi et sans Dieu ». Il savait comment y parvenir par la République, à condition qu’elle durât. Pour la préserver d’un coup de force militaire, du retour des rois, et même d’un mouvement d’humeur du suffrage universel, Ferry fut très tôt convaincu qu’il fallait chasser les prêtres de l’école. « La République est perdue si l’État ne se débarrasse pas de l’Église, s’il ne désenténèbre pas les esprits du dogme » disait-il. Les prêtres continuant à former l’enfant, pesant par lui sur les familles qu’ils tenaient déjà par la femme, l’Ancienne France pouvait à tous moments ressurgir. (…) Ministre de l’instruction, ministre des cultes, premier ministre, en six ans (1879-1885), il réussit à chasser Dieu, le roi et le soldat de l’école et à l’y remplacer par une machine maçonnique à fabriquer des futurs électeurs républicains. Avant Waldeck-Rousseau et Emile Combes, Jules Ferry fut le grand stratège et l’exécutant implacable de cette guerre que la République mena (qu’elle mène encore) contre l’autel et le sabre. Et qu’elle gagna. Charles Maurras disait : Jules Ferry a été le malfaiteur intellectuel qui, sous des prétextes moralistes, a démoralisé et dénationalisé ce pays. L’histoire intellectuelle de l’Action française pourrait se définir : une réaction contre le ferrysme ! [3] »

    http://www.contre-info.com/cest-a-lire-%C2%AB-jules-limposteur-%C2%BB-de-francois-brigneau#more-22113

  • Programmes d’Histoire : « Au roman national a succédé le fantasme trans-national »

    Quelques extraits d’un article sur les nouveaux programmes d’histoire de Jean-Paul Brighelli, enseignant et essayiste.

    L’insistance sur les colonies (en quatrième, en troisième, et à nouveau en première) tient davantage de l’intoxication face aux «nouveaux publics», comme on dit quand on s’interdit de dire «enfants issus de l’immigration», que de l’intérêt bien compris du récit historique.

    La polémique enfle à nouveau. Les programmes d’histoire sont allégés en troisième et en terminale, et aussitôt les discours s’enflamment, les invectives volent. Et d’un aménagement somme toute mineur, divers polémistes tirent des conclusions radicales sur le projet global de décérébration de nos jeunes têtes blondes (ou brunes…). Les uns se font les propagandistes du tout-chronologique, les apologistes du «roman national», les autres s’arc-boutent sur une conception plus critique de l’enseignement de l’histoire. […]

    Le fait même que la polémique soit si vive signifie d’abord que l’histoire est en France un sujet sensible et qu’elle est en danger. Tout comme le manifeste laïque de Vincent Peillon : son existence même témoigne d’une menace. […]

    L’histoire telle qu’elle s’enseignait sous Lavisse, en pleine IIIe République triomphante, n’est plus celle de notre Ve République pourrissante.

     

    Un exemple – mais bien sûr, je ne le prends pas au hasard : l’enseignement de la colonisation (et de la décolonisation). Certitudes du colonisateur qui apporte la civilisation aux barbares en 1880-1930 ; émergence de la parole des colonisés après les années 1960 (2) et culpabilisation rampante des anciens colonisés. […] Bien sûr, il était intéressant d’expliquer les mécanismes de l’esclavage au XVIIIe siècle (actuel programme de quatrième). Mais pourquoi passer sous silence l’immense responsabilité des Arabes dans l’esclavagisme, qu’il s’agisse de fournir des Noirs aux navires européens ou de mettre en esclavage pour eux-mêmes des millions d’êtres humains, y compris, pour le seul XVIIIe siècle, des centaines de milliers d’Européens ? […]

    « L’histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré », disait avec pertinence Paul Valéry. Chacun, en fonction de ses intérêts idéologiques, s’annexe son enseignement, en se prétendant objectif. Au roman national a succédé le fantasme trans-national. Il est temps de bien former les enseignants et de leur faire confiance pour narrer une histoire qui nous a construits. […]

    Le Point

    http://histoire.fdesouche.com/3321-programmes-dhistoire-au-roman-national-a-succede-le-fantasme-trans-national#more-3321