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France et politique française - Page 4688

  • La saga Baby Loup : comme un germe de guerre civile

    La crèche associative Baby Loup s’est fait connaître en 2008 après avoir licencié l’une de ses salariées voilée, en raison même du port de son voile. Le 19 mars 2013, la chambre sociale de la Cour de cassation avait jugé le licenciement de l’intéressée comme étant dépourvu de cause réelle sérieuse.

    L’affaire close, on pensait ne plus jamais entendre parler de Baby Loup. Mais voilà que la crèche revient sur le devant de la scène suite au refus de la région Île-de-France de subventionner son déménagement de Chanteloup-les-Vignes à Conflans-Sainte-Honorine.

    À une période où tous nos hommes politiques font du zèle en matière de laïcité, la décision a de quoi surprendre. Quel est donc le motif de ce refus ? Officiellement, la région ne subventionne que les investissements et non les simples financements d’association. Pourtant, si l’on en croit Le Figaro, la région aurait déjà financé la crèche dans le passé. Nous ne sondons pas les reins et les cœurs, mais il se pourrait bien qu’officieusement la cause de ce refus soit plus inquiétante. Dans un texte publié sur le site du Monde, la directrice de l’établissement nous révèle les difficultés qui furent les siennes depuis l’éclatement de l’affaire. Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a matière à douter que la France soit encore la France : [...]

    Adrien Abauzit - La suite sur Boulevard Voltaire

     

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-saga-Baby-Loup-comme-un-germe

  • L'incroyable décision de l'UE concernant les allocations familiales...

  • Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : “Portrait : Pascal Lamy”

    Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 octobre 2013 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Pascal Lamy. Extrait.

    Parfaite incarnation des élites socialistes mondialisées, Pascal Lamy est pressenti au poste de premier ministre (ou de ministre des Finances) en remplacement de Jean-Marc Ayrault, dès que, comme avec François Mitterrand en 1983, il faudra véritablement pratiquer une politique de rigueur. Libéré de sa fonction de président de l’OMC (2005-2013) ce « haut fonctionnaire international, archétype de la tête d’œuf hyperdiplômé » (Libération du 19 décembre 2005) appartient à ce que Jean-Claude Michéa appelle la « Gauche Kérosène ». En effet, en 8 ans, il a parcouru chaque année 450 000 km, soit 10 fois le tour du monde.

     

    Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : "Portrait : Pascal Lamy"

    Faits et Documents n°363 du 1er au 15 octobre 2013 : “Portrait : Pascal Lamy”

    Ce « Torquemada du libre-échange », affilié au Siècle, au CFR, au Forum économique de Davos et invité récurrent du Groupe Bilderberg, est, comme François Hollande, un disciple de Jacques Delors. Alain Minc résume: « Pour Lamy, Hollande c’est le gamin qui portait le café dans les groupes Delors (rapporté par LeLab Europe1, 14 juin 2013). » Le « camarade Lamy » a déjà prévenu les Français et mis en garde Arnaud Montebourg : « la démondialisation est une thèse réactionnaire » (Europe 1, le 25 juin 2013). Bref, Lamy est le socialiste providentiel pour s’entendre avec le grand patronat sur le dos de la classe moyenne, la classe ouvrière étant déjà liquidée.

    « Aussi antigaulois que possible, pour un Français. »
    The Guardian, juillet 1999.

    « Un homme qui possède un aplomb peu commun pour dire, avec un cynisme absolu, la chose qui n’est pas. La social-démocratie française a trouvé en lui le parfait Janus pour faire triompher le libéralisme intégral. » L’économiste Raoul-Marc Jennar.

    « Le camarade Lamy n’a rien contre le niveau des prélèvements sociaux obligatoires en France, après tout sensiblement égal voire inférieur à ce qu’il est au Danemark, en Suède, en Finlande. » « Le cas franco-français est unique. Il est intéressant, fascinant même, mais aussi préoccupant. Ce qui se passe en France est sans équivalent ailleurs [...] Ce qui frappe en France, c’est que les préoccupations protectionnistes traversent tout le spectre politique de l’extrême droite à l’extrême gauche. Et que le débat occupe davantage la classe politique que les milieux d’affaires. Les discussions en France sont de la même nature que la controverse de Valladolid (NDA: pour savoir si les Indiens avaient une âme) [...] En France, on refait le monde. Ce sont des discussions abstraites, étonnamment éloignées de la réalité. »
    Réponse à une question sur le rejet de la mondialisation par les Français, Le Point, 19 janvier 2012.

    Pascal Lamy est né le 8 avril 1947 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Ses grands-parents étaient d’anciens agriculteurs devenus quincailliers rue Montorgueil. L’un de ses grands-pères fut officier de liaison avec les Alliés. Il est le fils de pharmaciens conservateurs de Saint-Denis. Sa mère, Lucienne Dujardin, fut vice-présidente dans les années 70 de la Chambre de commerce de Paris. Il serait venu, selon la plupart des articles qui lui ont été consacrés, à la gauche par la Jeunesse étudiante chrétienne (il se revendique toujours comme catholique pratiquant) mais il semble qu’en réalité, au lycée Carnot où il en fut le responsable durant dix ans, l’aumônier d’alors, l’abbé Manet, était nettement traditionaliste et la JEC y était conservatrice. Il passera un bac sans éclat avant d’intégrer HEC au bout de deux ans, dans un rang modeste (où il se liera avec l’un des principaux « intellectuels » français, Pierre Rosanvallon, futur patron de la Fondation Saint-Simon, dont il sera membre). Il assure, sans doute pour « gauchir » son profil, avoir fréquenté l’Union des grandes écoles (alors sous contrôle communiste) ainsi que le Comité Vietnam d’obédience trotskiste (mais nul ne s’en souvient comme l’indique Le Nouvel observateur du 5 mars 1992, d’autant (…)

    Lire la suite : abonnez-vous à Faits & Documents, Lettre d’informations confidentielles d’Emmanuel Ratier – Abonnements France métropolitaine : 78 euros / an. Abonnements étranger et outre mer : 93 euros / an. En savoir plus : www.faitsetdocuments.com

    http://fr.novopress.info/141825/faits-et-documents-n363-du-1er-au-15-octobre-2013-portrait-pascal-lamy/

  • Désinformation sur le site gouvernemental pour l'IVG

    Il s'appelle ivginfo.com et non, je ne mettrai pas de lien selon la recommandation très juste d'Yves Daoudal (voir ici). Et il aurait dû s'appeler ivgpropagande.desinfo…

     

    J'y suis allée, quant à moi, pour des raisons professionnelles et pour vous raconter ce que j'y ai trouvé. De la désinformation pure et dure : on peut en convenir quel que soit son point de vue sur l'avortement.
    On le savait déjà : selon l'économie générale de la loi, l'avortement (ivg) est un « droit » : mineure ou majeure, étrangère ou non,
    « Vous pouvez demander une IVG, quelles que soient les raisons qui motivent votre choix. »

    Aussi le site propose-t-il toutes les informations nécessaires pour accéder à l'avortement, de manière anonyme, rassurant celles qui ont peur de voir la nature de l'acte figurer sur les relevés de sécu, rappelant aux mineures qu'elles pourront avorter sans la moindre feuille de soins et 100 % gratuitement.

    Mais – première désinformation – il ne dit pas que des associations d'aide aux futures mères peuvent apporter conseils et assistance à celles qui hésitent. La rubrique renvoie les femmes à leur entourage – souvent c'est l'entourage qui pousse à avorter – et la rubrique « Où aller, où s'informer » ne leur indique que les centres de planification familiale et les centres hospitaliers les plus proches.
    La rubrique sur les méthodes d'IVG parle systématiquement de l'expulsion de l'« œuf ». La méthode médicamenteuse s'utilise jusqu'à 7 semaines de grossesse (9 semaines d'aménorrhée)  ;
    Et cet « œuf » a une tête, un corps, des ébauches de doigts, des yeux, et même les mamelons des seins.
    Semaine 12 de grossesse : 14 semaines d'aménorrhéePour les IVG chirurgicales – pratiquées le plus souvent à partir des 7 semaines et jusqu'aux 12 semaines de gestation à la limite prévue pour la loi – le site parle encore et toujours de l'« œuf » en expliquant qu'il sera « aspiré ».
    A gauche, une image venant d'un site pour suivi de grossesses désirées, monbebe.com.
    En fait le bébé a trois mois. Tout est en place. Les organes commencent à fonctionner. Le cerveau commande les muscles : le système nerveux est là.
    Un « œuf » ? Faut oser…   
    Cela continue avec la rubrique « les méthodes en vidéo ».
    Ici ivginfo parle d'« embryon », sur fond de musique rassurante. Et les images représentent la « chose » à éliminer comme une petite boule blanche. Que ce soit pour l'avortement par RU 486 ou par voie d'aspiration. A 7 semaines de gestation comme à douze.
    Bien entendu le site ne comporte pas la moindre image d'échographie, de développement fœtal… Il y a des choses qu'une candidate à l'avortement n'a pas le droit de voir ni de savoir.
    On cherche également en vain toute référence aux effets indésirables des différentes méthodes, en dehors de l'inconfort passager. Pas de risques pour la santé, pas davantage pour les grossesses futures. Pourtant des études scientifiques prouvent que l'avortement est lié à une incidence accrue (et même fortement accrue) de cancers du sein. Et que l'incidence de fausses couches lors de grossesses futures est elle aussi plus forte. Qu'importe :

    « L'IVG, quelle que soit la méthode choisie, n'a aucun effet sur vos chances de démarrer le moment voulu une nouvelle grossesse, ni sur votre santé. »

    Tout au plus reconnaît-on que « l'IVG : un événement émotionnellement perturbant » : après avoir renvoyé la candidate à ses proches (voir plus haut), le site explique : « Une consultation psycho-sociale vous sera également proposée après l'IVG. Elle vous permettra de parler de cet évènement si vous en ressentez le besoin. »
    Suivi assuré, bien évidemment, par des partisans de l'avortement, les autres n'ayant pas droit de cité !
    Enfin, parmi les méthodes contraceptives proposées comme suite obligatoire d'une IVG, la méthode naturelle de régulation des naissances est présentée justement comme reposant sur l'identification de la période d'ovulation afin d'éviter les rapports fécondants à ce moment-là. 

    « Les méthodes naturelles sont peu fiables et imprécises, car l'ovulation peut être avancée ou reculée en fonction du mode de vie, de la femme, du couple... »

    Voilà qui ne manque pas de sel, dans un site où l'on explique que la grossesse s'exprime en semaines d'aménorrhée, c'est-à-dire depuis le début des dernières règles, et que le début de la gestation commence 2 semaines plus tard, comme si l'ovulation ne pouvait pas être avancée ou reculée en fonction du mode de vie, de la femme, du couple…
    Cette critique n'est évidemment pas exhaustive.
  • La liberté d’expression est chaque jour plus menacée… en France

    PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Najat Vallaud‑Belkacem s’inquiète de l’existence de sites internet d’information qu’elle juge « Biaisée voire hostile à la pratique de l’IVG ». Le groupe socialiste du Sénat a alors déposé un amendement visant à étendre le « délit d’entrave à l’IVG » qui punit aujourd’hui les actes commis pour empêcher un avortement. Adoptée en première lecture - à l’unanimité ! - cette nouvelle disposition permet ainsi de punir de la même peine (deux ans d’emprisonnement et 30.000 € d’amende) ceux qui tenteraient d’informer les femmes sur les dangers de l’avortement volontaire. Pour museler ceux qui s’opposent, par les mots, à sa propagande, le gouvernement est même prêt à porter atteinte à l’obligation déontologique du médecin d’informer sa patiente !

     

    France Inter indique que « le ministère a incité Google à mieux référencer certaines associations comme le Planning familial ». Nous qui croyions naïvement que les moteurs de recherche doivent être neutres !

    http://fr.novopress.info/141836/la-liberte-dexpression-est-chaque-jour-plus-menacee-en-france/#more-141836

  • Et paf pour Hollande! Les chiffres du chômage en août étaient faux

    Simplement grotesque

    "Pôle emploi vient de faire savoir que les chiffres du chômage pour le mois d'août étaient faux. Ce ne sont pas 50.000 chômeurs de moins qu'il fallait comptabliser.

     "On peut estimer que l'impact à la baisse de ce dysfonctionnement sur le nombre d'inscrits en catégories ABC est compris dans une fourchette de 32 000 à 41 000, dont 21 000 à 28 000 en catégorie A. Ainsi, en l'absence de ce dysfonctionnement, on peut estimer que le nombre de demandeurs d'emploi en catégories ABC aurait connu en août 2013 une diminution comprise entre 22 000 et 31 000 (soit entre -0,4 % et -0,6 %) ; pour la catégorie A, la diminution aurait été comprise entre 22 000 et 29 000 (soit entre -0,7 % et -0,9 %)" explique le communiqué paru ce jour. 

    Tant chez SRF que chez Pôle emploi on se renvoie la faute. dans le communiqué de Pôle emploi, il est expliqué que l'opérateur a été victime "d'une grave défaillance dans l'acheminement d'une partie des messages de relance (SMS et messages vocaux) aux demandeurs d'emploi lors de la campagne d'actualisation du mois d'août». 

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Ces républicains, tous des comiques...

     

    Dans L’Express : NKM pose avec un militant royaliste, la photo est coupée par un de ses soutiens

    Pris la main dans le sac. Franck Margain est devenu la cible des sarcasmes sur Twitter après que des internautes ont découvert qu’il avait recadré grossièrement une photo compromettante sur son compte Flickr, rapporte Le Lab.

     

    Franck Margain (à droite) a publié sur son compte Flickr une photo tronquée pour masquer un militant royaliste aux côtés de NKM.

    Trois personnes figurent sur le cliché : lui, ex-adversaire et désormais soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet aux municipales de Paris, NKM en personne et Valérie Montandon, militante UMP parisienne.

    La photographie publiée par Franck Margain

    Problème : à l’origine, une quatrième personne était présente sur la photographie. Elle n’apparaît pourtant pas sur le cliché coupé et publié par Franck Margain. Et pour cause, il s’agit d’un ancien "candidat divers-droite" aux sénatoriales de 2011, inscrit sur une liste indépendante où figuraient des membres du Front national : Emmanuel Delhoume (à droite sur la photographie).

    La photo originale

    Sur son blog, l’homme se revendique royaliste. Longtemps catholique traditionnel, l’homme se dit désormais chrétien orthodoxe. Il dit avoir rencontré "fortuitement" NKM et avoir été présenté par Franck Margain, qui ne peut donc prétendre ne pas le connaître. Emmanuel Delhoume affirme également connaître Valérie Montandon (à gauche sur la photographie), contrairement à ce qu’elle a affirmé à France 3.

    En 2009, Emmanuel Delhoume a soutenu les candidats du MPF de Philippe de Villiers aux européennes de 2009 mais nie appartenir au Front national ou au Rassemblement Bleu Marine. Enfin, il revendique sa proximité avec le Parti chrétien-démocrate (PCD), indiquant avoir "plus que milité auprès de Christine Boutin". Ce même parti dont Franck Margain en est le président délégué.

    Réagissant à l’article de L’Express, Emmanuel Delhoume précise son positionnement politique : "Je n’appartiens à aucun parti, je suis royaliste et je n’accepte pas le qualificatif d’extrême droite."

    L’Express

    Sur son blog, Emmanuel Delhoume met effectivement les choses au point en envoyant à L’ Express un droit de réponse : "Je veux juste vous exprimer ma surprise de ne pas avoir été interrogé dans le cadre de votre enquête journalistique. De fait votre article comporte quelques erreurs notables et des oublis et une référence curieuse à l’appartenance religieuse . Je n’ai jamais appartenu au MPF de Philippe de Villiers, j’ai juste soutenu les candidats à l’occasion des dernières élections européénnes. Je n’appartiens ni au FN niau rassemblement Bleu Marine comme votre article peut le laisser croire. du moins pour le RBM. 

    Pour ce qui est de la rencontre fortuite avec NKM ,c’est Franck Margain qui a fait les présentations , par ailleurs je connais Valérie Montandon et je suis surpris de sa réponse. Enfin pour étre complet j’ai plus que milité auprés de Christine Boutin puisque j’étais Secrétaire National en charge de la Culture du Forum des républicains sociaux."

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Ces-republicains-tous-des-comiques

  • Les verts « niquent Mamère » mais pas seulement – Un parti de moins en moins durable

    Noël Mamère a toujours été gauchiste, ce qui est son droit. Homme des médias, il a pensé que, quant à faire de la politique, la filière verte était la plus durable, politiquement présentable et la plus médiatique aussi. Et cela a été vrai. Analyse de journaliste politique qui s’est avérée fausse sur la durée. Il a sous-estimé les rivalités de personnalités politiques en permanence au bord de la crise de nerf et l’appétit pour le pouvoir des faux révoltés du système. “J’ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas le parti que j’ai représenté à la présidentielle de 2002, explique-t-il. Notre parti ne produit plus rien : il est prisonnier de ses calculs et de ses clans. Nous sommes devenus un syndicat d’élus“.

     

    Remarquable retour de lucidité. Il n’a pas accepté les conditions dans lesquelles le secrétaire national d’EELV, Pascal Durand, a été poussé vers la sortie. Celui qui se voulait être le rassembleur entre les Verts et Europe Ecologie n’aura finalement pas tenu plus d’un an et dénonce aujourd’hui “le nombrilisme” de certains, accaparés par des “enjeux de pouvoirs”. “Les vrais patrons sont ceux qu’on appelle « la firme » : Cécile Duflot et ses amis. Même si elle est une bonne ministre, elle n’a pas lâché la direction des Verts“, accuse le député-maire de Bègles.

    Daniel Cohn-Bendit s’est joint aux critiques du député-maire de Bègles. “Je comprends la décision de Noël Mamère. Je partage le ras-le-bol sur le fonctionnement, le clanisme, les couples terrifiants qui règnent sur Europe Ecologie“, a déclaré sur Europe 1 le député européen, qui a pris ses distances avec le parti depuis longtemps.

    Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale n’est pas sur cette ligne. L’incompréhension anime l’élu parisien: « Je respecte beaucoup les combats qu’a menés Noël, mais là, il se trompe de combat. On participe au gouvernement, Noël dit que nos électeurs ne sont pas d’accord, mais dans tous les sondages 90 % assurent qu’ils veulent qu’on reste, qu’on pèse, qu’on ne parte pas en vacances », a-t-il asséné.

    Enfin Mamére n’aura pas de mal a se recaser. Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris, a sauté sur l’occasion pour plébisciter l’« ancienne » figure d’EELV. « si Noël Mamère veut venir au PS, les portes lui sont grandes ouvertes », a-t-elle posté. Jean-Luc Mélenchon s’est empressé de twitter « Bienvenue à Noël Mamère au club des sans muselière ! ».

    Club des sans muselières peut-être… mais dans le cas de Mélenchon toujours prêt à mordre c’est peut-être imprudent. Mamère lui aboie depuis longtemps sans montrer vraiment les dents. Il peut cependant changer d’attitudes et il est assez habile dans l’expression et les formules assassines. Duflot devrait se méfier.

    Au ministère du logement de la rue de Varenne, on encaisse les coups. «Franchement, on ne s’attendait pas à une telle salve», glisse un conseiller. De son bureau, Cécile Duflot est-elle toujours aux manettes du parti dont elle a été la patronne? Son pouvoir d’influence est en tout cas réel. Au soir de l’éviction de la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, Duflot avait ainsi convoqué les dirigeants écolos par texto pour définir la marche à suivre. Selon certains cadres verts, l’éviction de Pascal Durand, qui a confirmé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat, est une façon pour la ministre de reprendre la main sur son parti qui se réunira en Congrès en novembre. La ministre serait fatiguée de voir certains critiquer l’alliance gouvernementale entre socialistes et écologistes. Durand n’a pas nommé directement l’ancienne secrétaire nationale mais estime avoir été victime de «cuisine interne».

    D’autres dirigeants écolo légitiment l’influence persistante de Duflot. «Après tout, c’est aussi elle qui a permis à ce parti d’avoir un groupe à l’Assemblée, un groupe dont fait d’ailleurs partie Noël Mamère. Elle est ministre, ce leadership est naturel».

    Mais chez les écolos cela fait longtemps que plus rien vraiment n’est hélas pour eux, naturel.

    Raoul Fougax http://fr.novopress.info

    Source : Metamag.

  • Sites pro-avortement : halte aux mensonges

    Communiqué de Choisir la vie :

    "Elles l'avaient annoncé...c'est chose faite ! Mesdames les ministres Touraine et Vallaud-Belkacem ont annoncé vendredi la mise en ligne du nouveau site gouvernemental visant, sous couvert d'information, à assurer toujours plus la promotion de l'avortement et tenter de contrer "les sites anti-ivg militants", de plus en plus présents sur Internet.

    Ceux-là mêmes qui dénonçaient l'absence d'exhaustivité de l'information fournie par les sites anti-IVG et leur partialité passent pourtant, volontairement, sous silence la réalité de l'avortement. Ainsi, nulle mention de foetus et d'embryon mais simple évocation d'un "oeuf" expulsé aussi banalement par l'IVG que les menstruations...!

    De la même manière, où est le prétendu "choix" de celles qui se désignent comme "pro-choix" sur ce site qui omet volontairement de présenter les alternatives à l'avortement, les maisons d'accueil pour femmes enceintes en difficultés...?

    Choisir la vie, qui chaque jour soutient et entend les femmes enceintes en difficultés au travers de son antenne d'écoute téléphonique, dénonce les manoeuvres dolosives du gouvernement qui visent, une fois de plus à instaurer une pensée unique et à promouvoir la culture de mort. Elle invite chacun à faire connaître toujours plus les antennes d'écoute, maisons d'accueil et  sites internet qui délivrent des informations vraies et offrent de vraies alternatives à l'avortement."

    Pour un site qui propose d'aider vraiment les mères, cliquez ici.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Travailler et consommer le dimanche : pourquoi ? Pour qui ?

    Un nouveau casse-tête pour  François Hollande et Jean-Marc  Ayrault : quatorze magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin  viennent de braver  l’interdiction d’ouvrir le dimanche prononcée  par la justice. Pour  « faire évoluer les choses »,  le Premier ministre réuni aujourd’hui  les  « (huit) ministres concernés » par  le dossier du travail dominical.  Dans les faits, des   groupes de la grande distribution (Décathlon, Galeries Lafayette, Boulanger,  Fnac…)  ont depuis longtemps obtenu là où c’est possible et/où dans les périodes données,   l’accord des salariés désirant travailler le jour du seigneur. Un sujet sur lequel la gauche  et ses représentants gouvernementaux sont incapables de parler d’une seule voix. 

     Les possibilités de travail  du dimanche et de travail de nuit ont  été étendues, sous certaines conditions et dans  certaines zones,    pour la première fois  par la  précédente majorité UMP.   Aussi, Sylvia Pinel (ministre délégué auprès du ministre du redressement productif, chargée de l’artisanat, du commerce et du tourisme)  et Bernard Cazeneuve (ministre délégué au Budget)   ont déclaré que  s’ils étaient opposés à une généralisation, ils  ne sont   pas hostiles à des discussions, comprendre à de nouveaux aménagements et dérogations. Bref à une généralisation qui ne dit pas son nom…

     « Il y a des salariés qui ont envie de travailler dimanche, des gens qui ont envie de faire leurs courses le dimanche » ;  « le précédent gouvernement a laissé s’empiler des règles, des lois, à l’arrivée, on n’y comprend plus grand-chose » ;  «  à l’évidence le statu quo n’est pas tenable » a affirmé hier sur France 5  le  ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

     La veille, Benoît Hamon et Christiane Taubira ont opposé une fin de non-recevoir catégorique  à un assouplissement de la législation sur le travail du dimanche. Une  position voisine de celle du ministre du Travail Michel Sapin, défavorable à toute évolution législative sur le travail dominical et le travail de nuit.

     Rappelons-le, la libéralisation du travail du dimanche -hors  les traditionnels commerces de bouche ouvert en général le dimanche matin-  était une promesse de campagne du candidat Sarkozy en 2007. Une promesse qui déboucha notamment sur la loi portant le nom du député UMP qui en était le rapporteur,  Richard Mallié,  qui ne clarifia pas la situation mais étendit  les ouvertures dominicales  dans les  zones à intérêt touristique et dans les zones urbaines, les périmètres urbains d’usage de consommation exceptionnelle (PUCE).

     A dire vrai, ce sujet est rarement appréhendé sous toutes ses facettes. A priori,  la position de principe du FN consiste à laisser la liberté de choix aux Français.  Une liberté qui ne doit pas être cependant celle du renard dans le poulailler, en ce qu’il s’agit de concilier cette liberté de travail avec les droits des salariés.

     Marine Le Pen  le relevait en janvier 2007,  «les Français  doivent avoir la liberté de travailler mais la contrepartie c’est qu’ils soient bien payés. Moi je veux bien entendre les arguments consistant à évoquer la vie de famille. Mais si la vie de famille c’est se regarder en chien de faïence pour partager un poulet divisé en douze je ne suis pas du tout sûre que ce soit ce que les Français attendent. Laissons dans ce domaine comme dans d’autres, la liberté aux Français ». Mais cette « liberté » notent  aussi Bruno Gollnisch et la présidente du FN,   ne doit pas être  instrumentalisée  par un  lobby  de la  grande distribution  qui sait se faire entendre dans les allées du pouvoir  et qui jouit de complicités au sein de nombreux exécutifs municipaux…

     Beaucoup de spécialistes soulignent que  l’ouverture sept jours sur sept des magasins  ne saurait avoir un impact sur la relance de la consommation, sachant que le salaire des consommateurs reste le même et que la somme d’argent qui est dépensée sur six jours  le  sera désormais simplement sur sept…

     Il est tout aussi  certain qu’une généralisation de l’ouverture le dimanche des grandes enseignes aurait surtout  pour effet de  poursuivre la destruction des dizaines de milliers  emplois dans le petit commerce. Sous le gouvernement du calamiteux Jean-Pierre Raffarin,   Patrick Devedjian, alors ministre  délégué  aux libertés locales (2002-2004)  puis ministre  délégué à l’économie (2004-2005),  avait lancé  une offensive en faveur du travail dominical. Il estimait que l’extension des dérogations  créerait « entre 10 000 et 15 000 emplois ».

      L’Union des professions artisanales, la fédération du commerce CFTC, avaient battu en brèche les arguments avancés,  relevant  que cette généralisation serait surtout catastrophique  pour les  petits commerçants et artisans qui n’ont pas  les moyens d’ouvrir sept jours sur sept, et de fragiliser des employés qui deviendront le dimanche des « volontaires forcés ».

     Commerçants et artisans victimes  des ouvertures illégales, des promotions mirobolantes des hypermarchés. Mais aussi   du « désintérêt d’une grande partie de la classe politique »,  de « l’insécurité juridique dans les banlieues où l’on ne pratique pas la tolérance zéro pour les délits économiques comme les ouvertures illégales le dimanche »…

     Aussi,  derrière les arguments   consistant paraît-il  à offrir « le choix » de leur mode de consommation aux Français, cette  prime offerte aux grandes chaînes  s’apparente  à une attaque en règle  contre les travailleurs indépendants, les  commerçants et artisans. Une offensive   d’autant plus illégitime  que les commerces de proximité, au-delà du rôle économique qui est le leur,  contribuent  notamment à maintenir de la vie, des échanges, une animation dans les villages comme dans les quartiers des grandes villes.

     Il y a quatre ans, le conseiller  régional FN de l’Isère, Maurice Faurobert avait apporté son soutien aux employés du magasin  Casino à Vézeronce contre le travail dominical.  « Mon dimanche c’est aussi ma famille, mon repos, ma liberté de vivre pour autre chose que pour l’utopie mercantile du toujours plus ! ».

    Marine Le Pen dénonçait ce matin sur France bleue  les comportements de prédateurs de la grande distribution,   cette  « idéologie ultra libérale » à  laquelle s’est ralliée également le PS  qui entend faire de nous « en tout temps en toute circonstance et en tout lieu »,  « des producteurs  et des consommateurs ».

    Soulignons que si le droit européen qui s’impose en France  prévoit un jour de repos hebdomadaire,  le dimanche n’est pas spécifiquement désigné comme étant ce jour  chômé. Cela n’a pas échappé  à Pierre Blanc, auteur il ya dix ans  d’un rapport favorable à l’ouverture des magasins le dimanche,  avec  le  soutien de la Chambre de commerce de Paris et de M Devedjian. Il expliquait que  « la légitimité du repos dominical se base sur la tradition chrétienne. Or pour les musulmans, c’est le vendredi et pour les juifs, le samedi. Pourquoi ne pas laisser le choix au commerçant ? »…

    On l’aura compris relevait Bruno Gollnisch,    au-delà de toute considération matérielle, c’est le symbole même du dimanche, sa résonance au sein de notre civilisation,  qui est menacé.   Encore un verrou à faire sauter pour les  personnes qui voient dans les traditions, les us et coutumes français, un frein insupportable à l’avènement  d’une société où les individus seraient réduits au simple rôle de consommateur déraciné et interchangeable.

    http://www.gollnisch.com/2013/09/30/travailler-consommer-dimanche/