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France et politique française - Page 4691

  • Pilule : les politiques, laboratoires et les gynécologues ont menti

    "La pilule est amère" est le titre du livre témoignage de Marion Larat. A 19 ans, la jeune femme est victime d'un AVC imputé à la pilule contraceptive de 3e génération. En décembre 2012, c'est la première à porter plainte contre le laboratoire Bayer et l'Agence du médicament. Dans son livre, elle raconte ses séquelles après 9 opérations et des mois de rééducation, mais aussi son combat pour alerter les femmes sur les risques de la pilule. Elle explique :

    "Je veux rétablir la vérité sur la dangerosité des pilules, raconter ce qu'il s'est réellement passé, pour que les gens comprennent que les laboratoires et les gynécologues ont menti. Je veux aussi montrer aux autres victimes qu'il ne faut pas rester dans l'ombre, car aujourd'hui elles ne sont plus seules. Je pense que c'était aussi une sorte de thérapie pour moi. J'ai voulu dire qu'après un AVC, heureusement on peut encore vivre un peu.  

    MYTF1News : dans votre livre, vous vous en prenez aux laboratoires ? Ce sont les responsables selon vous ?

    Oui. Les laboratoires sont des menteurs, et ils le savent. Je prenais une pilule 3e génération. On les appelle des micro-pilules, ce qui laisse entendre qu'elles sont inoffensives. C'est totalement trompeur. En réalité, elles sont potentiellement encore plus dangereuses que les autres pilules. Avant mon AVC, je ne fumais pas et j'étais sportive, mais j'ai ce qu'on appelle un facteur de coagulation, un problème qui touche 10% de la population française. Ce n'est pas une maladie, mais il est interdit de prendre la pilule dans ces cas-là. On ne m'a malheureusement jamais fait faire un test parce qu'en France, il coûte 100 euros et qu'il n'est donc pas effectué automatiquement. Il faut avoir des antécédents. Je milite donc pour que ce test soit prescrit à chaque fois que la pilule doit être donnée. 

    [...] On n'est plus dans les années 1960 où la pilule était vue comme le moyen de contraception le plus inoffensif, car aujourd'hui on sait qu'elle a tué des femmes. [...] Je me demande où sont les féministes dans ce combat [...]

    vous avez porté plainte en décembre 2012 et une enquête préliminaire est en cours. Vous êtes prête à aller jusqu'au procès ?

    Oui ! J'irai jusqu'au bout. Les choses se font étape par étape, mais j'ai tout mon temps."

    L'Agence européenne du médicament s'est déclarée favorable, vendredi 11 octobre, aux pilules de 3e et 4e générations.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/10/pilule-les-politiques-laboratoires-et-les-gyn%C3%A9cologues-ont-menti.html

  • Le Rouge et le Noir : “Nous désirions entrer en croisade intellectuelle avec ferveur au moment de notre création”

    PARIS (NOVOpress) - Victime d’une attaque qui le rend encore indisponible, le Rouge et le Noir est l’un des acteurs de la réinformation qui a été particulièrement en première ligne lors du printemps dernier lors des manifestations pour la défense de la famille. Entretien avec Carol Ardent, son rédacteur en chef.

    Pouvez-vous nous présenter le Rouge & le Noir, L’origine de son nom, les conditions de sa création, ses contributeurs, ses ambitions, etc. ?
    Le Rouge & le Noir est une gazette-en-ligne, collaborative et catholique. Le Rouge y figure la couleur militaire ; et le Noir, la couleur sacerdotale. Autant dire notre que nous désirions entrer en croisade intellectuelle avec ferveur au moment de notre création, en octobre 2011 ! Les troupes se sont peu à peu constituées, remportant victoires sur victoires sur les réseaux sociaux, et nous aurions aujourd’hui reconquis toujours plus d’esprits, n’était ce coup bas de l’ennemi…

    Vous venez d’être victime d’un piratage de votre site Internet. Par qui et pourquoi ?
    Oui, nous avons d’abord été agressés dans la nuit de vendredi à samedi, puis mis définitivement “hors d’état de nuire” samedi soir. A l’heure où nous parlons, le site est toujours indisponible. Nous avons bon espoir de le recouvrer sous peu, du moins partiellement. Il est pour l’instant impossible de déterminer l’identité de notre agresseur. En revanche, il est très vraisemblable que ce soit l’article de Bernard Lugan, repris immédiatement par des collègues et amis encore plus détestés que nous le sommes (comme Fdesouche et le Salon Beige), qui lui a donné envie d’ouvrir le feu.

    Partagez-vous les observations de Bernard Lugan ?
    Son appel à l’unité, en exergue, fera vibrer tout catholique authentique qui lira cette entrevue quand nous pourrons la diffuser.

    Cette attaque intervient alors que vos confrères du Salon Beige sont visées par plusieurs plaintes. Quel est votre regard sur la situation du journaliste catholique français en 2013 ?
    On reconnaît souvent la vérité à ce qu’elle est mise en croix. Cet acharnement est signe que nous “tenons le bon bout” : l’ennemi se révèle progressivement par sa fureur, les lignes sont de plus en plus claires. A nous l’offensive maintenant !

    Plus largement, est-il encore possible d’être catholique de nos jours ?
    Oui, en lisant régulièrement le R&N ! (Rires). A mon avis, cette année nous a beaucoup aidé à “faire corps”, à “faire Eglise”. Nous ne devons pas délaisser Notre Seigneur Jésus pour autant, ni négliger le cœur à cœur avec Lui.

    Comment peut-on aider le Rouge & le Noir ?
    En temps normal, en lisant nos articles évidemment, en contribuant financièrement à la vie du site, et en priant pour nos rédacteurs. A l’heure des tribulations, adhérer à notre page de soutien sur Facebook ou nous encourager sur Twitter aura l’intérêt de réchauffer les cœurs de nos rédacteurs les plus découragés.

    Un dernier mot pour les lecteurs de Novopress ?
    Nous avons eu l’occasion de rencontrer et de travailler avec de nombreux lecteurs de Novopress au cours du Printemps de France. Ils avaient tous quelques qualités en partage : la lucidité d’esprit et la générosité de cœur. Voilà une occasion de les féliciter de “vive plume”.

    http://fr.novopress.info/142597/rouge-noir-desirions-entrer-en-croisade-intellectuelle-ferveur-au-moment-notre-creation/#more-142597

  • [Paris] 20 octobre 2013 : L’Action française manifeste contre la christianophobie

    "France, Jeunesse, Contre-révolution !"

    Dimanche 20 octobre, une centaine de militants parisiens d’Action Française ont manifesté contre l’antichristianisme, rejoins par quelques 300 sympathisants à mesure que le cortège évoluait dans les rues de la capitale. De l’avis général, le cortège d’Action Française était le plus réussi : nombreux participants, nombreux slogans, nombreux drapeaux et beaucoup d’énergie.

     

    "Chassons le Grand Orient du gouvernement !"

    L’Action Française n’est pourtant pas un mouvement confessionnel, notre pensée est catholique, la plupart de nos membres sont catholiques mais nous ne pouvons enlever la France, donc le combat nationaliste et royaliste, à nos compatriotes qui ne sont pas croyants ou qui croient autrement. Comprenez-le bien, étions tous présents dimanche, croyants ou non. Il s’agit de s’ériger contre les attaques de l’Etat et de la nomenklatura, bafouant notre héritage chrétien. Car un français, quel qu’il soit, est au minimum culturellement catholique et retirer cette partie chrétienne du français équivaudrait à retirer le surnaturel de notre société et de notre Histoire.

    "La république est anti-catholique !" Aperçu du cortège d’AF.

    Non messieurs du pays légal, vous ne pouvez plus appliquer le "deux-poids deux-mesures" en vous offusquant lorsqu’une synagogue ou une mosquée est vandalisée tout en restant muets voire dédaigneux lorsqu’une église est profanée. Vous ne pouvez plus cautionner une politique locale avantageuse à outrance vis à vis de certains cultes, surement dans une démarche clientéliste, tout en cautionnant la démolition d’églises, faute de moyens mis en œuvre pour les restaurer. Non messieurs du pays légal, vous ne pouvez nous enlever Sainte Geneviève qui protégea la capitale, ce grand Roi Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc héroïne de la nation et tant d’autres figures françaises de la chrétienté qui procèdent du caractère catholique de l’Histoire de France. Non messieurs du pays légal, vous ne pouvez mépriser impunément la religion des français ou diluer notre pays dans des croyances très fraîchement importées et minoritaire à des fins électoralistes.

    "Bergé, nos ventres ne sont pas à louer !"

    Croyants ou non, nous étions tous, camarades et amis, présents dimanche contre l’antichristianisme et derrière la banderole d’Action française !

    Antoine Desonay Secrétaire Général des étudiants d’AF

    Plus de photos :
    - Reportage de Nouvel Arbitre http://nouvelarbitre.com/reportage-...
    - Reportage Citizen Side http://www.citizenside.com/fr/photo...

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Paris-20-octobre-2013-L-Action

  • Jouons avec notre gouvernement, Léonarda, la Manif pour tous et la France orange mécanique

    Aujourd’hui, un petit jeu : de la cohérence s’est cachée dans ces trois affaires, retrouvez-la. 
    1. D’un côté, nous avons la clause de conscience des maires qui est refusée : la loi c’est la loi, il n’y a pas à transiger avec ça. De l’autre, nous avons l’affaire Léonarda : la loi est ignoble, qui permet de virer de pauvres jeunes filles de France, il faut donc la violer. La loi, pas la jeune fille.
    2. D’un côté, nous avons des centaines de milliers de manifestants, qui descendent régulièrement dans la rue pendant plus de 6 mois, prenant sur leurs jours de repos pour montrer leur inquiétude. De l’autre, nous avons des lycéens qui descendent dans la rue trois jours de suite, à la veille des vacances, puis plus rien. Qui est entendu jusqu’à l’Élysée ?
    3. D’un côté, nous avons une affaire de jalousie qui se finit par deux claques : l’ex de maman Léonarda est venu se venger de la séparation qu’il a subie il y a 25 ans. La France en conclut que Léonarda n’est pas en sécurité au Kosovo, et qu’il faut donc vraiment la faire revenir. De l’autre côté, nous avons un bouquin qui prouve qu’on n’est plus en sécurité nulle part en France. Blackout total, accusations de racisme, voire de nazisme. La sécurité des Français n’est rien à côté de celle de Léonarda.
    Réponses : dans l’affaire 1, la cohérence se cache… euh, ben en fait je la trouve plus. Dans la 2, elle se trouve dans… ah ben merde, c’est pas vrai, elle s’est barrée cette conne… Et dans la 3, je… hum. 
    Désolé pour ce petit incident technique. La prochaine fois je ferai plutôt un jeu des 7 erreurs…

    Source  http://www.oragesdacier.info/2013/10/jouons-avec-notre-gouvernement-leonarda.html

  • La crise grecque et ce qui nous attend

    131021"Pour un Européen qui réfléchit, il n'est plus possible de se réjouir avec une malice machiavélique de l'infortune du voisin ; tous sont unis pour le meilleur et pour le pire." Robert Schuman.  (1)⇓

    Depuis maintenant plusieurs années je m'efforce de suivre, de comprendre, d'archiver les évolutions de cette crise. J'épargne à mes lecteurs les détails des incertitudes et les affres qu'elle recèle depuis 2009. Je préfère leur communiquer ce qui me semble les leçons valables pour chacun de nos pays, sans références aux spécificités locales, ouzo, rebetiko, folklore, etc.

    En effet, si, d'emblée certains médiats en France comme dans d'autres pays, se sont employés, pour des raisons parfois différentes, à noircir le tableau, il ne faut y voir un effet ni du hasard, ni de la méchanceté, ni de quelque estrangement remontant au Moyen âge européen et à l'apogée byzantine.

    On a fait croire aux Français, par exemple, que les Grecs ne payaient pas d'impôts afin de nous persuader qu'il fallait accepter sans broncher encore plus de fiscalisme, d'étatisme et de redistribution, alors que l'économie française travaille déjà à 57 % pour financer la gabegie publique.

    On a révélé aux Français que les armateurs résidant à Londres n'acquittaient pas d'impôts à Athènes. Il s'agissait à usage interne de justifier la gesticulation absurde contre l'émigration fiscale et sociale. Envieuse et contre-productive, cette campagne confond les causes et les conséquences. Les Français fortunés ne quittent pas leur pays de gaîté de cœur, ils ne se précipitent pas vers des paradis bancaires, ils fuient l'enfer administratif et collectiviste jacobin.

    Autrement dit, toute observation objective de la crise des États de l'Europe du sud membres de l'euro tend à nous ramener à la situation de la France.

    Or, ni l'Italie, ni la Grèce, ni le Portugal, ni même l'Espagne – dont les dirigeants s'emploient cependant par tempérament national à parler un peu "comme si" la loi de la pesanteur fonctionnait différemment sous le noble ciel de Castille – aucun de ces pays ne feint d'ignorer les faits. Le gouvernement de Paris, au contraire, s'est installé dans le déni. Le petit cochon rose s'ébroue dans sa boue. On a beaucoup reproché à The Economist de l'avoir souligné par sa couverture, le "Déjeuner sur l'herbe", à la veille des élections présidentielles de 2012. Or l'Angleterre et l'Irlande qui ont pris, leurs problèmes à bras le corps commencent à voir le bout du tunnel. L'Hexagone est au contraire en train d'y pénétrer, d'y stagner, d'y patauger.

    En ce moment que se passe-t-il en Grèce ?

    Le gouvernement de coalition, issu des élections si périlleuses du printemps 2012, dirigé par Antonis Samaras, commence à engranger les résultats de 15 mois d'efforts soutenus et de coopération, pas toujours facile, avec les représentants de ses bailleurs de fonds.

    Le budget de l'État dégage désormais des excédents primaires, c'est-à-dire qu'il commence à rembourser les dettes résultant des gestions antérieures.

    Soulignons que cela s'accomplit au prix d'une fiscalité très lourde : 13 % de TVA sur l'alimentation, contre 5,5 % en France, et un taux normal de 23 %. Aucun magasin ne vous laisse sortir sans votre reçu légal. Les taxes immobilières sont révisées, alourdies et rationalisées, etc.

    Aujourd'hui, préparant la loi de finances pour 2014, il se propose de partager les marges existantes entre l'amortissement de ses emprunts, la relance de l'économie et certains efforts ponctuels en faveur des détresses sociales.

    De la sorte, il est entré dans une nouvelle phase de négociations, extrêmement tendues avec la fameuse "troïka".

    Or, c'est bien là que, pour d'évidentes raisons les discussions achoppent avec les représentants du FMI et de l'Eurozone, eux-mêmes en désaccord.

    Le 18 octobre on disposait des déclarations du ministre des Finances Yannis Stournaras soulignant qu'en tout état de cause, il ne pouvait "accepter qu'on dévalue les efforts du pays".

    Le 20 octobre le Premier ministre Antonis Samaras montait au créneau sur un ton inhabituel dans deux entretiens aux éditions dominicales de "Ethnos" et de "Kathimerini". Observant la géométrie variable des nouvelles pressions que l'on cherche à exercer à son encontre, le gouvernement grec s'apprête à dire "un double non" aux exigences inacceptables de la fameuse "troïka". On notera que les trois technocrates projettent de revenir le 28 octobre, jour parfaitement symbolique, fête nationale et anniversaire de l'ultimatum de Mussolini du 28 octobre 1940... Bref, il fait remarquer que son pays a tenu ses engagements, qu'il a accompli un effort budgétaire égal à 19 % de son déficit en quatre ans, que son déficit 2014 sera réduit à 0,7 milliards [France= "environ 80 milliards, 120 fois plus"].  (2)⇓, et que ses partenaires de la zone euro doivent maintenant tenir les leurs.

    On ne peut prévoir bien sûr les conclusions de ces pourparlers. Les financiers ont toujours tendance à en demander plus à leurs interlocuteurs. Mais déjà le FMI de Mme Lagarde a commencé à reculer, à démentir, à se défausser de ses responsabilités, à désavouer les pressions qu'on lui attribue. On ne prête qu'aux riches.

    La formation du nouveau gouvernement de coalition en Allemagne pourrait lancer un nouveau signal. Le hasard fait qu'il sera composé selon la même clef de répartition : à Berlin comme à Athènes 2/3 de conservateurs plus ou moins libéraux ; 1/3 de sociaux-démocrates.

    Désormais allié d'Angela Merkel, le chef du SPD Sigmar Gabriel n'a-t-il pas annoncé : "n'oublions pas que l'Europe n'est pas un fardeau pour l'Allemagne, ni un poids pesant sur nos épaules, bien au contraire. Notre avenir économique dépend de l'avenir de l'Europe. Nous n'aidons pas simplement les autres pays parce que nous sommes des gens bien, parce que nous voulons soulager nos consciences et être gentils. Nous les aidons aussi parce que cela sert nos propres intérêts. Nous devons stabiliser l'Europe, sinon, le chômage et les difficultés de la croissance se propageront à notre pays."  (3)⇓

    Ainsi plusieurs leçons à usage général se dégagent de cette expérience, douloureuse et humiliante pour ce pays et ceux qui lui sont attachés. Tout d'abord chaque nation peut se relever à condition que ses gouvernements aient la force de caractère de voir les choses en face. D'autre part, certes, on doit tout faire pour dépendre le moins possible de la finance internationale. Ceci rendra nécessaire dans l'avenir de tendre vers le moins de démagogie possible, vers le moins de gaspillage possible, vers des budgets en équilibre, en renonçant de manière définitive aux fausses doctrines du keynésianisme et du contructivisme. Redécouvrir Bastiat… retrouver Hayek… s'inspirer de Thatcher…

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2013/10/la-crise-grecque-et-ce-qui-nous-attend.html 

    Apostilles
    1 - "Pour l'Europe", 1963.
    2 - information qu'en général les médiats d'Europe occidentale dissimulent désormais à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs..
    3 - cf. La Tribune en ligne le 18 octobre 2013, 14 h 04

  • FN : comment transformer l’essai ?

    Quand plus d’un électeur sur deux vote pour un parti alors que la participation est honorable, la légitimité démocratique de ce parti devient incontestable. L’attitude extrêmement digne et sportive de son candidat saluant la belle campagne de son adversaire fait perdre tout crédit à ceux qui disent qu’en dépit de ses scores, le FN ne serait pas un parti républicain.

    L’emploi dévoyé de ce mot et les vieilles insultes de fascisme révèlent au contraire de quel côté est le sectarisme.

    Le même jour que cette modeste élection au retentissement étonnant, le PS a offert le spectacle de ses divisions et de la course au pouvoir, par tous les moyens, à l’occasion des primaires marseillaises. Côté UMP, Xavier Bertrand n’a pas trouvé mieux que d’ajouter sa candidature à une bataille d’« ego » qu’il prétend dénoncer, sous couvert d’unité… Beaucoup de Français doivent se dire que, peut-être, il est temps de renvoyer dos à dos les deux machines électorales, leurs ambitions, leurs appétits, leurs mensonges et leurs échecs, qui après plus de trente ans d’alternance n’ont fait qu’aggraver la maladie du pays. [...]

    Christian Vanneste - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?FN-comment-transformer-l-essai

  • Rapport Estrela : un coup d’arrêt pour les partisans de l’idéologie du genre

    Communiqué de La Manif Pour Tous :

    "Après avoir appelé ses sympathisants à se mobiliser contre la proposition de résolution du Parlement européen en faveur du gender et de la PMA pour les couples de femmes et les célibataires, La Manif Pour Tous se félicite de l’issue du renvoi en commission de ce texte scandaleux. « C’est inespéré. Aucun observateur ne s’ y attendait. C’est un coup d’arrêt voire un recul pour les partisans de l’idéologie du genre et de la filiation bidon. Nous remercions vivement tous nos sympathisants et tous ceux qui se sont mobilisés. Le résultat est là : c’est une grande victoire » se réjouit Ludovine de la Rochère.

    Cette proposition de résolution prévoyait en effet l’enseignement du Gender à l’école et réduisait les parents à être de simples « protagonistes » de l’éducation sexuelle de leurs propres enfants. Sous couvert de bons sentiments et au nom du principe de non-discrimination, cette proposition de résolution entendait également promouvoir « la procréation pour tous. » En permettant « aux femmes célibataires et lesbiennes de bénéficier de traitements de fertilité et de services de procréation médicalement assistée », ce texte conduisait à institutionnaliser la fabrication d’enfant délibérément privé d’un père.

    La Manif Pour Tous rappelle qu’en France, la PMA (Procréation Médicalement Assistée) est un acte médical réservé aux couples hétérosexuels qui se trouvent face à une infertilité médicalement constatée ou risquant de transmettre une maladie grave à l'enfant ou sa mère. « Notre mobilisation et celle d’innombrables citoyens européens a permis d’éviter l’adoption ce matin de cette proposition de résolution. C’est une victoire pour les droits des enfants, pour la justice et pour la solidarité » déclare Ludovine de la Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Nous restons bien évidemment extrêmement vigilants puisque ce texte n’est pas définitivement enterré. Il a en effet été renvoyé en Commission. Nous allons donc maintenir la pression » poursuit-elle."

    Michel Janva

  • Viendra peut-être le jour où l’UMP incarnera le centre-gauche

    De Guillaume Bernard, interrogé par JOL Press :

    "Ce sont des raisons liées aux intérêts électifs et financiers des partis qui bloquent la recomposition du système partisan. Les cadres et élus des partis ont naturellement peur que la réorganisation de l’échiquier politique ne conduise à une redistribution des postes, et ce à leur détriment. Comme nombre d’élus (et de leurs assistants) sont des professionnels de la politique, ils auraient des difficultés à se réintégrer dans la vie active réelle…

    A part pour quelques personnalités (nationales et/ou locales), c’est l’investiture (l’étiquette) qui fait l’élu ; les candidats ont donc le plus souvent besoin d’appartenir à un parti. En outre, le financement des partis repose essentiellement sur le nombre de voix obtenues lors du premier tour des élections législatives. Différents courants politiques (incapables d’être à eux seuls majoritaires) et personnalités ont donc intérêt à s’associer (même s’ils ne s’apprécient guère) pour avoir une envergure nationale.

    Par conséquent, la force d’inertie d’un système partisan est assez grande. Celui-ci ne se transforme généralement en profondeur qu’à l’occasion d’un changement de régime (institutionnel) ou de bouleversements (sociaux) d’envergure. La IVe République a été facilement balayée en 1958 car, aux législatives de 1956, seul un électeur sur deux s’était prononcé pour un des partis incarnant le régime.

    D’un point de vue idéologique, il semble que nous vivions la fin cycle (celui du mouvement sinistrogyre) et la naissance d’un nouveau, ce que j’ai proposé d’appeler le « mouvement dextrogyre » né de la conjonction de plusieurs événements (effondrement du régime soviétique, attentats islamistes, mondialisation incontrôlée).

    Désormais, c’est par la droite que viennent les nouvelles expressions politiques (notamment le mouvement dit « populiste »). La progression des idées de droite (qui jusqu’à présent avaient été comprimées par le sinistrisme) repousse vers la gauche les organisations et idées qui occupaient l’espace politique de la droite.

    Cela se traduit par une progression du FN et une droitisation des idées exprimées par la droite modérée qui se dit « décomplexée ». De même, le libéralisme est repoussé vers le centre (pensez au social-libéralisme d’un Tony Blair ou d’un Manuel Valls). Quant à l’extrême gauche, elle s’étiole, en particulier dans sa composante communiste.

    Viendra peut-être le jour (mais il s’agit, là, de politique fiction et les étiquettes auront de toute façon changé) où l’UMP incarnera le centre-gauche modérée et le PS l’extrême gauche…"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/10/viendra-peut-%C3%AAtre-le-jour-o%C3%B9-lump-incarnera-le-centre-gauche.html

  • Faillite politique

    « Au-delà du cas Leonarda, la «décision» révèle et cristallise la faillite politique d’un quinquennat tout juste commencé »
    Si l’on en croit Jean-Vincent Placé, président du groupe des sénateurs EELV, l’affaire Leonarda ne serait pas terminée. En effet, s’appuyant sur les propos de Harlem Désir, il souhaite relancer le mouvement lycéen en faveur de la collégienne qui ne veut pas revenir en France seule. Pour ce qui concerne Polémia, après avoir largement communiqué sur cette lamentable affaire, nous concluons aujourd’hui avec la reprise de l’éditorial du 21 octobre d’Alexis Brézet, directeur des rédactions du « Figaro », et laissons le président Hollande avec l’affaire des écoutes de la NSA et ses probables démêlés « synthétiques » avec son homologue Obama.
    Polémia
    Dix-huit mois après l’élection de François Hollande, il nous aura donc été donné d’assister à ce naufrage :
    – Le président de la République française qui s’abaisse, et abaisse la France avec lui, à consacrer toute affaire cessante une intervention en direct à la télévision à une banale expulsion – parfaitement régulière de surcroît – soudain érigée sous la loupe médiatique en affaire d’État.
    – Une gamine de 15 ans qui prend à partie le chef de la cinquième puissance économique mondiale et qui lui fait la leçon avec une insolence confondante. Les parents de cette jeune fille, généreusement logés, nourris et entretenus par la France depuis quatre ans, qui multiplient les provocations avec une acrimonie qui en dit long sur leur volonté d’intégration.
    – Et pour finir, ce feu d’artifice de commentaires, souvent plus atterrés que critiques, venus de la droite comme de la gauche, qui sanctionnent l’échec cinglant d’une intervention présidentielle «solennelle», motivée au départ par le souci d’enrayer la colère d’une poignée de lycéens et qui, à l’arrivée, n’aura pas même réussi à convaincre… le premier secrétaire du Parti socialiste.
    Consternant ! Où est le courage ? Où est la hauteur de vue ? Où est la force de conviction ? Tout, dans l’épilogue (provisoire ?) de cette affaire lamentable – depuis l’enquête administrative aux attendus subtilement balancés (pas de «faute», mais «un manque de discernement») jusqu’à ce pseudo-jugement de Salomon (la jeune fille peut revenir, mais sans sa famille…) -, tout respire de bout en bout la combine politicienne, le calcul d’apothicaire, la cautèle de maquignon.
    François Hollande aurait pu – il aurait dû – affirmer que l’enquête administrative ayant établi la parfaite régularité de la mesure d’éloignement, l’affaire était close et la polémique infondée. Bien sûr, il lui aurait fallu en payer le prix sur sa gauche, du côté des Verts et d’une frange du Parti socialiste. Bien sûr, il y aurait eu du grabuge au gouvernement…
    Bien sûr, il aurait exaspéré une partie des militants qui, sur la foi d’un programme ambigu, l’ont porté à ­l’Élysée. Mais en réaffirmant l’autorité de l’État, c’est la sienne qu’il aurait restaurée. Et, sur ce terrain, il aurait trouvé le soutien de l’opinion…
    Mettant la barre à gauche toute, François Hollande aurait pu à l’inverse ordonner, au nom du «devoir d’humanité», l’annulation de la mesure d’éloignement qui frappe toute la famille Dibrani. Sans doute, ­Manuel Valls aurait claqué la porte. Évidemment, le Front national en eût fait ses choux gras. Mais, au moins, le président aurait remobilisé les plus engagés de ses partisans. Toute considération de fond mise à part, il aurait surtout manifesté qu’il y a un chef, et un cap, à l’Élysée…
    Au lieu de quoi, hollandissime jusqu’à la caricature, il biaise, il embrouille, il enfume. Il ménage la chèvre et le chou. Il avance pour mieux reculer. Il ne pose la règle que pour créer l’exception. Il ne fait une concession que pour la reprendre aussitôt. L’expulsion de Leonarda est régulière, donc la jeune fille sera autorisée à rentrer. La générosité exige qu’elle revienne, donc elle sera séparée de sa famille. Comprenne qui pourra…
    Pitoyable habileté destinée à ne mécontenter personne et qui réussit in fine à exaspérer tout le monde. Faible dans ce qu’elle a de fort, mesquine dans ce qu’elle a de généreux, la «décision» du président ajoute l’arbitraire à la faiblesse et le sentimentalisme à l’insensibilité. Injustifiable du point de vue du droit comme de celui de la simple humanité, elle fera date, à n’en pas douter. Au-delà du cas Leonarda, elle révèle et cristallise la faillite politique d’un quinquennat tout juste commencé et qui, noyé d’indécision et d’impuissance au sommet, a déjà comme un air de fin de règne.
    Alexis Brézet, Directeur des rédactions du Figaro, 21/10/2013
    http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/20/01002-20131020ARTFIG00178-faillite-politique.php
    via http://www.polemia.com/faillite-politique/