L’EVENEMENT
La loi « d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République » va repasser au Sénat, en seconde lecture, à partir du 24 juin prochain.
Parmi les mesures les plus symboliques, un amendement avait été voté à l’Assemblée nationale le 19 mars pour introduire « l’éducation à l’égalité de genre » dès l’école primaire. Cet amendement a ensuite été retiré au Sénat le 24 mai, le ministre Vincent Peillon craignant « un débat idéologique malsain qui déchaînera de mauvaises passions » (Voir ci-après).
En réalité, en dehors de tout débat de société approfondi, le Gouvernement a pris de multiples initiatives pour promouvoir ce qu’on appelle la théorie du Gender (ou théorie du genre) ces derniers mois : de la crèche à l’Université, en passant par la formation des enseignants, l’objectif est de changer les mentalités et de « déconstruire les stéréotypes de genre », au nom de l’égalité hommes-femmes et de la lutte contre les discriminations.
LE CHIFFRE
57% des Français se déclarent défavorables à ce que « la théorie du genre soit enseignée dans les établissements scolaires ». Tel est le résultat du sondage IFOP rendu public le 20 juin 2013, à la demande de l’Observatoire de la Théorie du Genre, site internet créé par le syndicat étudiant UNI.
Par ailleurs, 65% sont opposés à ce que « des membres d’associations LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres) puissent être associés à l’éducation à la sexualité dans les écoles ». Il est également frappant de noter que 66% des 18-24 ans sont défavorables au principe-même de ces cours d’éducation à la sexualité (contre 49% pour l’ensemble des Français), ces jeunes portant un jugement fortement négatif sur la qualité et l’intérêt de cet enseignement tel qu’il est réalisé jusqu’à présent.
LES OBJECTIFS DU GOUVERNEMENT
Ces objectifs, et les mesures concrètes pour les atteindre, sont contenus dans divers documents récents. En prendre connaissance permet de mesurer la détermination du Gouvernement et l’ampleur des changements attendus pour transformer la société française en profondeur.
1) La vision de Vincent Peillon sur le rôle de l’école
Le ministre de l’Education nationale a expliqué, à plusieurs reprises, le rôle fondamental qu’il entend donner à l’école républicaine, en particulier pour l’enseignement de la morale laïque et la lutte contre les déterminismes. On peut résumer sa pensée avec la fameuse phrase prononcée au cours d’une interview le 1er septembre 2012 : « Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel ».
Dans son livre-programme « Refondons l’école », publié en février 2013, il insiste : « Il appartient à l’école (…) de produire un individu libre, émancipé de toutes les tutelles – politiques, religieuses, familiales, sociales » (page 12) ; dans ce but, « la lutte contre les stéréotypes de genre et l’homophobie doit être menée avec force, à tous les niveaux de l’enseignement » (page 128).
2) Le plan national contre l’homophobie, présenté le 31 octobre 2012
Présenté comme le plus vaste jamais conçu en France, le « Programme d’actions gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre » concerne pratiquement tous les domaines de la vie sociale : justice, éducation, médias, travail, santé, vieillesse, relations internationales, etc. Le chapitre 2, intitulé « S’appuyer sur la jeunesse pour faire évoluer les mentalités », détaille plus spécifiquement les actions à mener de l’école primaire à l’enseignement supérieur.
3) Les mesures en faveur de l’égalité hommes-femmes
Au cours d’un Comité interministériel consacré aux droits des femmes,, le 30 novembre 2012, le Gouvernement a présenté « des mesures fortes » pour lutter contre les stéréotypes à l’école, la violence faite aux femmes ou le temps partiel subi. Ce plan annonce « la troisième génération du droit des femmes, après le droit de vote et la loi IVG », selon l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem.
4) La Convention interministérielle pour l’égalité entre filles-garçons et femmes-hommes dans le système éducatif, 2013-2018.
Ce texte organise un partenariat très structuré entre les différents ministères concernés par les objectifs fixés dans les plans évoqués ci-dessus. La liste des actions à mener est impressionnante : formation initiale et continue de enseignants, évolution des manuels scolaires « pour éviter les stéréotypes sexistes », éducation à la sexualité intégrant davantage les recherches sur le genre, aides à l’orientation pour amener les jeunes filles vers les métiers d’hommes et inversement, etc.
Les principales initiatives prises ces derniers mois sur la base de ces documents sont détaillées dans les notes en annexe, consacrées à chaque niveau d’enseignement : petite enfance et crèches, école primaire, enseignement secondaire, enseignement supérieur, formation des enseignants.
NOTRE COUP DE COEUR
L’appel des professionnels de l’enfance : cette association, présidée par Jérôme Brunet, demande depuis sa création en 2004 que l’intérêt de l’enfant soit considéré comme prioritaire dans les choix politiques ou éducatifs. Très engagée sur la question de l’adoption des enfants dans le débat sur le mariage homosexuel, elle multiplie désormais les initiatives pour faire prendre conscience des enjeux sur l’introduction du Gender à l’école.
A mentionner également, Les « Enseignants pour l’Enfance » : cette toute nouvelle association se donne pour objectif « de fédérer un maximum de professeurs, d'instituteurs, de maîtres et de maîtresses, qui vont du primaire aux classes préparatoires, et de mobiliser toutes ces personnes pour lutter contre la théorie du genre qui va envahir les manuels scolaires ». Quelques enseignants de la région lyonnaise se trouvent à l’origine de cette initiative à suivre.
NOTRE COUP DE GUEULE
Voici comment la députée PS Julie Sommaruga justifiait, le 28 février 2013 à l’Assemblée nationale, amendement introduisant l’éducation à l’égalité de genre à l’école primaire, avec l’avis favorable du rapporteur : « Cet amendement a pour objet l’intégration dans la formation dispensée dans les écoles élémentaires d’une éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes et à la déconstruction des stéréotypes sexués. Il s’agit de substituer à des catégories telles que le « sexe » ou la « différence sexuelle », qui renvoient à la biologie, le concept de « genre », qui montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites. »
Sur le fond (l’objectif culturel) comme sur la forme (les mots utilisés), cette déclaration permet de mesurer à quel point l’idéologie du Gender a désormais imprégné la conscience de nombreux responsables politiques.
POUR ALLER PLUS LOIN
1) La petite enfance et les crèches
Le rapport de l’IGAS sur l’égalité dans les modes d’accueil de la petite enfance donne le ton : dans un document de 150 pages remis en décembre 2012, deux membres de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) se lamentent sur les « pratiques qui, sous couvert de neutralité, confortent les stéréotypes » entre les garçons et les filles de 0 à 3 ans. Ils proposent un vaste plan d’éducation à l’égalité, décliné en 5 axes et 15 recommandations.
La synthèse commence ainsi : « Toutes les politiques de promotion de l’égalité butent sur un obstacle majeur, la question des systèmes de représentations qui assignent hommes et femmes à des comportements sexués, dits masculins ou féminins, en quelque sorte prédéterminés. » Sur la base d’un tel présupposé idéologique, il ne faut pas s’étonner que toutes les mesures proposées (vêtements portés, jouets utilisés, activités sportives proposées, livres de littérature enfantine…) visent à « déconstruire les stéréotypes de genre ».
La crèche Bourdarias, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a été présentée comme un modèle dès septembre 2012 par Mme Vallaud-Belkacem et Mme Bertinotti, lors d’une visite sur place très médiatisée. Sa pédagogie « active égalitaire », où par exemple l’album Petit Ours Brun est censuré comme trop sexiste, est encouragé partout en France, notamment à Lyon, à Toulouse, etc. Les expériences se multiplient, de façon plus ou moins discrète, et parfois sans que les parents y soient réellement associés.
Sur un autre plan symbolique, Sandrine Mazetier, députée PS de Paris, a posé une question écrite au ministre de l’éducation le 18 décembre 2012, pour demander que l’appellation genrée « école maternelle » soit remplacée par un nom neutre comme « première école » ou « école élémentaire». Le ministre n’a toujours pas répondu.
2) L’école primaire
Le programme national contre l’homophobie, dans le chapitre sur la jeunesse, insiste tout particulièrement sur l’éducation à la sexualité. Dans sa présentation, la ministre du droit des femmes Najat Vallaud-Belkacem a précisé : « Il faut que dès le plus jeune âge, chacun comprenne qu'il existe plusieurs types d'orientation sexuelle. L'éducation à la sexualité va revenir dans les établissements scolaires, et il ne sera plus question d'éluder la question de l'homosexualité.»
Quant au plan égalité hommes-femmes du 3O novembre 2012, il prévoit que pour les plus jeunes, un « ABCD de l'égalité » déconstruira les stéréotypes. Une documentation pédagogique s'adressera aux élèves, de la grande section de maternelle au CM2, et à leurs enseignants. Expérimenté à la rentrée 2013 dans cinq académies (Bordeaux, Corse, Guadeloupe, Nancy-Metz, Rouen), il sera généralisé à toutes les écoles à la rentrée 2014.
La loi sur la refondation de l’école, actuellement en discussion au Parlement, est l’occasion d’un débat significatif autour de l’article 31 consacré aux missions de l’école primaire.
Le 28 février 2013, à l’occasion de l’examen du texte en commission de l’éducation, la députée PS Julie Sommaruga a fait voter l’amendement suivant : « Elle [l’école primaire] assure les conditions d’une éducation à l’égalité de genre ».
Le Sénat a ensuite retiré cette phrase pour y substituer une version plus neutre, soutenue par le ministre Vincent Peillon pour éviter de créer de nouvelles polémiques : « Elle assure l'acquisition et la compréhension de l'exigence du respect de la personne, de ses origines et de ses différences, mais aussi de l'égalité entre les femmes et les hommes. »
Cette seconde version a été finalement acceptée en seconde lecture à l’Assemblée nationale, malgré les tentatives de plusieurs députés de revenir à l’amendement initial.
Le syndicat SNUipp-FSU, principal syndicat d’enseignants au sein de l’école primaire, a organisé le 16 mai dernier un colloque sur le thème de l’éducation contre l’homophobie.. A cette occasion, il a diffusé un dossier de près de 200 pages, avec des analyses théoriques, des conseils et des fiches pratiques liées à des albums pour enfants (comme par exemple Papa porte une robe) afin d’inciter les enseignants à consacrer du temps scolaire pour « faire évoluer les mentalités ».
3) L’enseignement secondaire
En cohérence avec le programme national contre l’homophobie, le Plan Egalité hommes-femmes du 30 novembre 2012 prévoit des actions de sensibilisation dans les collèges et les lycées, avec les associations et l'agence du service civique. Elles viseront la lutte contre le harcèlement et les violences sexistes, ainsi que l’éducation au respect et à l'égalité. L’Onisep (organisme public chargé de l’orientation des jeunes) devrait lancer cette année un site internet « Objectif égalité ».
Par ailleurs, la circulaire de 2003 sur l'éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et les lycées sera actualisée, afin d'être effectivement mise en œuvre dans tous les établissements. Trois séances d'éducation à la sexualité « traiteront tant des questions d'ordre biologique que des dimensions psychologiques, sociales, éthiques et culturelles de la sexualité ». Dès octobre 2012, Vincent Peillon avait mis en place un groupe de travail sur ce thème, avec des représentants d’associations militantes dans la mouvance LGBT.
La Ligne AZUR, ligne d’écoute pour les jeunes se posant des questions sur leur orientation ou leur identité sexuelle, fait l’objet d’une campagne publicitaire sans précédent. Vincent Peillon a écrit à tous les recteurs le 4 janvier 2013 pour leur demander de « relayer avec la plus grande énergie » cette campagne.
Le site internet fait pourtant l’objet de critiques régulières pour sa promotion des thèses du lobby LGBT. Il a par exemple fait la publicité d’une brochure scandaleuse (« Tomber la culotte ») vantant des pratiques sexuelles allant jusqu’au sadomasochisme lesbien. Suite à une action des réseaux sociaux, ce site a retiré la brochure, mais celle-ci continue d’être accessible sur d’autres sites dédiés aux jeunes, comme par exemple Fil Santé Jeunes.
Dans le même esprit, une association comme SOS homophobie s’est donnée pour mission d’intervenir en milieu scolaire pour lutter contre les discriminations, c’est-à-dire lutter « contre la lesbophobie, la gayphobie, la biphobie et la transphobie ». Après des centaines d’interventions dans les collèges et les lycées, la justice a annulé en décembre 2012 l’agrément que le ministère de l’Education nationale lui avait accordé en 2009, pour cause de partialité dans leur message. Discrètement, par un arrêté daté du 21 mai 2013, le ministère vient de lui donner à nouveau un agrément pour cinq ans…
Pour mémoire, il faut rappeler que le premier « coup de tonnerre » qui a déclenché une prise de conscience dans les milieux éducatifs concerne l’introduction du Gender dans certains manuels scolaires. De nouveaux programmes de SVT (Bulletin officiel du 30 septembre 2010, voir introduction de la page 7) pour les classes de Première L et ES, avaient été publiés par le ministre de l’Education Luc Chatel dans l’indifférence générale. Mais certains manuels scolaires, prenant appui sur une phrase du programme « Féminin/masculin », ont mis en valeur les thèses du Gender de façon si provocante que de nombreuses associations ont émis de vives protestations et demandé le retrait de ces manuels.
Un groupe de travail parlementaire a été constitué et son animateur, le député Xavier Breton, a rédigé un rapport d’information sur la façon dont les manuels scolaires étaient élaborés. Le rapport demande notamment que des débats soient organisés sur les programmes, en amont de leur parution.
4) L’enseignement supérieur
Le programme national contre l’homophobie et le plan Egalité hommes-femmes s’appliquent également à toute la population étudiante : il est notamment prévu un guide pratique pour aider les étudiants victimes d’homophobie, ou une campagne d’information pour favoriser leur accompagnement « par la médecine universitaire, le service social ou une association LGBT ».
Beaucoup d’Universités ou d’Ecoles supérieures intègrent désormais des modules de formation aux études de genre ou à certaines dimensions scientifiques ou culturelles du Gender. Sciences Po Paris a par exemple déployé le « Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre » (PRESAGE), qui insère une réflexion sur le genre dans l’ensemble des activités de l’école : enseignement, recherche, formation continue. Sans oublier une « Queer week » annuelle, occasion pour le lobby LGBT d’organiser avec le soutien de l’école des animations pour sensibiliser les étudiants : films pornographiques, distribution de sex-toys, atelier de travestissement, vente de contes « non sexistes » pour enfants, etc.
L’activité la plus intense - et certainement la moins connue - est menée par l’Institut Emilie du Châtelet « pour le développement et la diffusion des recherches sur les femmes, le sexe et le genre » (c’est ainsi qu’il se définit). Créé en 2006, cet organisme reçoit chaque année une subvention d’environ 1 million d’euros du Conseil régional d’Ile de France, ce qui lui permet de financer des recherches universitaires, des colloques, des manifestations, des publications. Tout au long de l’année, il diffuse les thèses du Gender dans les sphères intellectuelles, politiques et médiatiques, via les organismes les plus prestigieux de recherche et d’enseignement français (CNRS, INED, Sciences Po, EHESS, HEC, plusieurs Universités parisiennes, etc.).
Pour donner un exemple, la thèse de doctorat 2010 intitulée « Altérités de genre : migrantes lesbiennes entre pratiques politiques, vies subversives et oppressions en Italie. Comparaison Palerme et Vérone » mérite-elle réellement d’être financée par la région Ile de France ?
5) Les enseignants
Le programme national contre l’homophobie et le plan Egalité hommes-femmes prévoient que les futurs enseignants recevront une formation pour lutter contre les stéréotypes de genre et les discriminations liées à l’orientation sexuelle. Les personnels en poste en bénéficieront également, par le biais de la formation continue.
Au-delà des professionnels de l’éducation, de nombreuses autres catégories de personnel devront être formés : policiers, gendarmes et magistrats suivront par exemple des « sessions de formation à la lutte contre les violences homophobes ». La convocation au premier stage organisé début juin 2013 a provoqué la colère du principal syndicat de magistrat (l’USM), tellement la pression du ministère de la Justice était forte.
France et politique française - Page 4813
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« Le Gouvernement et le Gender à l'école »
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Les gauchistes ces héros qui attaquent dans le dos
Les grands moyens de désinformation ont mis trois semaines à comprendre. La mort de Méric s'est produite à l'issue d'une "bagarre qui a mal tourné", comme le dit la radio d'État.
Tout le monde le savait deux jours après le drame. Le virage décisif fut apporté par le juge d'instruction s'écartant, au bout de 48 heures, des réquisitions du parquet. La bande vidéo de la RATP circule depuis hier sur tous les sites internet. Elle accable l'agresseur qui n'est pas celui qu'on pense. Le héros attaque dans le dos.
Elle était, évidemment, disponible pour les enquêteurs dès le début. L'autopsie permettait rapidement aussi d'écarter l'hypothèse du coup de poing américain. "Le Monde", toujours aussi fielleux, sème le doute dans l'esprit de ses lecteurs : "rien ne prouve pas" l'utilisation de cette arme. Et pourquoi pas celle d'une kalashnikov?
Tout le reste n'est que fariboles, légendes de journalistes, rumeurs, insignifiants remugles.
Il faut donc s'interroger enfin sur les bandes en train de s'organiser impunément: les prétendus "antifascistes" venus de la survivance de l'Allemagne de l'est d'abord ; les islamistes radicaux également. On va bientôt découvrir qu'ils bénéficient de la même latitude de développement, n'étant interpellés que beaucoup trop tard, c'est-à-dire seulement quand les réseaux terroristes se sont mis en place et ont commencé à frapper.
Tous ces gens disposent d'une extrême latitude d'entraînement, de recrutement, de prédication, encouragés par l'idéologie médiatique. Ils sont supposés appartenir au camp des "bons". Le camp des "mauvais" peut leur servir de cibles. Les grandes consciences applaudissent, même si les supposés héros frappent et attaquent dans le dos.
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Il serait temps de dissoudre les « antifa » !
La conclusion de l’affaire Méric vient de tomber et elle met à mal toutes les thèses et assertions de l’extrême gauche et de tous les bobos médiatisés qui, après la mort du jeune étudiant « antifa », avaient hurlé avec les loups.

Il est incontestable aujourd’hui que les skinheads ne cherchaient pas la bagarre et ont tout fait pour éviter la confrontation entre factions. Ils sont sortis du magasin Fred Perry par une porte dérobée pour se diriger vers le métro : c’est à proximité de celui-ci que les gens de l’Action antifasciste Paris les attendaient. En première ligne, Clément Méric, certes poids plumes mais déterminé à engager le combat. N’oublions pas que, dans le magasin, le jeune étudiant de Science Po avait lancé en parlant des skinheads : « Ce sont des gens qui ne devraient même pas être vivants. »
Ce que nous ne savions pas, c’est que les enquêteurs possédaient depuis le début une vidéo de l’altercation, courte mais très révélatrice, fournie par une caméra de surveillance de la RATP. Celle-ci montre que la première attaque n’a pas été portée par Esteban mais par Méric qui de plus (on n’est jamais trop prudent) a attaqué le jeune skinhead par-derrière alors que celui-ci était déjà aux prises avec deux autres militants gauchistes. C’est en se retournant pour se défendre qu’il a frappé Clément au visage. On voit qu’il ne s’est pas acharné sur le jeune homme contrairement à ce qui a pu être affirmé par des témoins partiaux. Les images ne nous apprennent pas si le sympathisant de Troisième voie possédait un poing américain, mais cela apparaît aujourd’hui comme peu vraisemblable. (S’il avait eu une telle arme, les autres agresseurs auraient été gravement blessés.) [...]
Jean-Pierre Fabre Bernadac - La suite sur Boulevard Voltaire
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Ils n’ont pas les bons outils
Le Monde.fr publiait hier un article consacré au désarroi du PS devant la montée du FN, illustrée par la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. Précédemment le quotidien de référence relevait que « L’idée même du front républicain a explosé ». « Nombre de socialistes le (remettent) en question, à l’instar de Razzy Hammadi (député de Seine-Saint-Denis) qui (questionne) son automaticité et se demande) s’il ne pourrait pas devenir contre productif en nourrissant le discours UMPS, tous pareils du Front National. » Pour Jean-Luc Mélenchon, « le front républicain est mort et ne résiste plus à la stratégie de dédiabolisation du FN. C’est une escroquerie qui sert à obliger les gens à faire des choses qu’ils n’ont pas envie de faire ».
Bref, cette nouvelle déculotté de la gauche dimanche dernier est révélatrice «du fossé qui se creuse entre l’électorat populaire et le PS ». Et cet article de citer encore Razzy Hammadi : «Il est temps que la direction se saisisse au plus vite du sujet. La psychanalyse nous apprend qu’il n’y a rien de bon à refouler une réalité douloureuse».
En fait de réalité douloureuse, le PS ne veut pas comprendre ou admettre , et ce déni est partagé par une très large partie de leurs amis technos-copains de promotion de l’UMP, que c’est le projet global euromondialiste et immigrationniste qui est rejeté par les classes populaires et les Français.
Projet qui a fait la preuve de sa nocivité, dont François Hollande na pas voulu se démarquer depuis douze mois et qui génère non seulement la destruction de notre identité et souveraineté nationales, mais aussi une paupérisation économique et sociale accélérée.
Bien sûr, l’incapacité de l’UMP puis maintenant du PS à enrayer la spirale du chômage est largement responsable e de cette désaffection des Français. Or, tous les organismes et économistes s’accordent pour dire que le nombre des demandeurs d’emploi va inexorablement continuer de croître dans les mois à venir.
Et ce, malgré les tours de passe-passe de M. Hollande et du gouvernement Ayrault, les combines poudre aux yeux pour dégonfler les statistiques du Pôle emploi. Le Bulletin d’André Noël relève pertinemment que si 500 000 « emplois d’avenir étaient prévus sur cinq ans, « Cent mille étaient prévus pour l’année en cours. A l’heure où nous écrivons, il y en a 33.000 de conclus ; nous sommes à mi-parcours, ils devraient être 50.000. »
« Quid des contrats de génération ? Malgré la prime de 4.000 euros touchée par l’employeur qui recrute un jeune en CDI couplé avec le maintien dans l’emploi d’un senior, ils ne décollent pas. Pour une raison simple : les entreprises gèlent les embauches car la consommation, donc la production, stagne. Le pouvoir visait 80.000 contrats pour cette seule année. Or, s’il y en a 20.000, ce sera un exploit ! »
«Le pacte de compétitivité ? S’il produit des effets positifs, ce ne sera, au mieux, que courant 2014, le Conseil constitutionnel venant juste de le valider. D’autant que c’est une véritable usine à gaz.»
« Au demeurant, les outils de sa boîte miraculeuse, même s’ils produisaient leur effet maximal, ne seraient pas en mesure de porter remède à un chômage de masse de 3.300.000 travailleurs privés d’emploi. Mais l’important pour prétendre que l’engagement présidentiel est tenu, ce ne sera pas de résorber réellement le chômage – rappelons-le – c’est simplement qu’il recule, ne serait-ce qu’un petit peu. »
Cette incapacité du PS à mener plus globalement les réformes nécessaires a été pointé par le PDG d’AXA, Henri de Castries, dans un entretien au Daily Telegraph (3 juin 2013), relayé par Faits & Documents et le site Polemia. M de Castries estime que « la situation économique en France est pire qu’en Grande-Bretagne dans les années 1970 (…). Remarquant que 56% de la richesse nationale est accaparée par les dépenses publiques de l’Etat, il note que ce pourcentage est de 10 points supérieur à la moyenne des pays de la zone euro.»
Le PDG d’AXA poursuit : « Ces 200 milliards d’euros (NDA : soit ces 10 points de plus) sont pris par l’Etat à des gens qui savent comment faire de l’argent, créer des emplois, favoriser la croissance et réaliser des bénéfices. La manière dont cet argent utilisé par l’Etat ne représente pas nécessairement un bon retour sur investissement. » Il relève aussi que « La question pour la France n’est pas tant de réduire son déficit que ses dépenses publiques» […] et à à l’instar de Bruno Gollnisch que «Le code du travail français a 3.650 pages et il s’en ajoute 200 par an. La Suisse a un code de 70 pages et je ne pense pas que la Suisse ait une économie moins efficace. »
Confédération helvétique qui par la grâce de la démocratie directe, du référendum d‘initiative populaire, sait aussi juguler et limiter drastiquement les flux migratoires et les coûts générés par ceux-ci. Ce n’est pas le cas en France, comme chacun le sait.
Polemia vient ainsi de mettre en lumière de nouveaux travaux sur l’impact de l’immigration massive sur notre économie, que l’on doit à André Posokhow auditeur consultant, diplômé d’expertise comptable.
Celui-ci « prend en compte l’ensemble des recettes fiscales et sociales dues à l’immigration, par souci de cohérence il réimpute aussi à l’immigration un coût moyen des services publics auxquels les immigrés et descendants d’immigrés accèdent proportionnellement aux autres résidents »
« Le rapport prend aussi en compte, en dépenses comme en recette les collectivités territoriales il aboutit au chiffre de 84 milliards d’euros, l’équivalent du déficit public . Ce chiffre, plus élevé que celui d’autres études, s’explique par le caractère global de cette étude. André Posokhow prend en compte les secteurs où il y a clairement des surcoûts liés à l’immigration ; la police et la justice par exemple » – rapport consultable dans son sur le site de Polemia.
Bruno Gollnisch l’affirme, la France ne sortira pas du marasme potentiellement mortel dans lequel elle est plongée avec la boîte à outils socialiste et les rustines de l’UMP. Et ça, oui, effectivement, les Français commencent à la comprendre massivement.
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De l’art de la guerre médiatique 2/2
En deuxième partie, Didier Beauregard dégage, sur la base de ce cas d’école qu’est devenue la Manif pour tous, les éléments d’une stratégie de communication qui permettraient, enfin, d’investir la citadelle médiatique. La défaite ponctuelle et relative de ce vaste mouvement de contestation doit devenir le creuset des victoires à venir.
Polémia.
Comment briser le rideau de fer médiatique
Les dissidents, sans nul doute, doivent affûter leurs stratégies de communication sur la base de nouveaux moyens d’action pour briser le rideau de fer médiatique.
Pour filer plus loin la métaphore militaire, il faut se référer au mode de conflits contemporains de confrontation du fort au faible, dits conflits asymétriques.
– Miser sur l’offensive
La confrontation médiatique tend naturellement à la simplification. Et toute position défensive est d’emblée perçue comme une faiblesse. Elle ne laisse donc d’autre choix que l’offensive. Autrement dit, une fois posés les éléments de réponse aux arguments et attaques de l’adversaire, il faut rapidement passer aux outils offensifs afin de bousculer les positions adverses.
– Optimiser l’orchestration du débat d’idées
Il ne faut cependant pas confondre simplification et simplisme. Le débat d’idées ne doit être ni négligé ni méprisé mais, comme nous l’avons déjà exprimé, il sert d’abord à fixer l’adversaire dans des controverses dont les résultats, souvent, brouillent plus les repères qu’ils ne les clarifient aux yeux de l’opinion publique. La controverse intellectuelle est indispensable pour enlever le monopole de la raison à l’adversaire et le placer sur la défensive, utile pour entretenir un bruit de fond, qui perturbe les messages ennemis, et nécessaire, pour légitimer par le haut l’engagement des camps qui la portent.
Mais à l’heure des médias de masse audiovisuels et de l’Internet, l’essentiel du combat se joue ailleurs. La guerre médiatique est d’abord une guerre de l’image, donc de la mise en scène de représentations.
– Maîtriser un système offensif de représentations
La maîtrise totale de l’espace médiatique « officiel » par le Système dominant exclut toute possibilité de compromis. D’emblée, le Système médiatique s’est constitué en bloc monolithique hostile face au mouvement de contestation du mariage homo.
La stratégie de communication de la Manif pour tous devait donc viser essentiellement à briser l’enfermement dans une représentation négative, en évitant, là encore, le double piège de répondre à l’image caricaturale que l’adversaire veut donner de vous, ou d’essayer de le désorienter, ou, pire encore, de le séduire, en récupérant ses codes. Ce qui renvoie, pour faire simple, dans le cadre de la contestation du mariage homo, à l’option Civitas ou l’option Frigide Barjot.
– Elargir le champ de la contestation
Dans une logique offensive, la Manif pour tous n’avait, selon nous, pas d’autre choix que d’agir en calquant sa stratégie sur celle du gouvernement qui, d’emblée, a dépassé le terrain de la confrontation des idées pour celui de la guerre psychologique à base d’accusations simplistes et de suspicions sur les intentions de l’adversaire.
La manifestation du 24 mars, avec le cortège de brutalités et de déficiences policières qui l’a accompagnée, devait servir de point de basculement pour positionner l’essentiel de la communication médiatique du mouvement de contestation sur la violence du gouvernement et sa tentation totalitaire. Cela veut dire, en clair, un message simplifié, politisé et globalisé.
– Assumer la radicalité
La multiplication des actions à la base, imaginatives et transgressives, qui faisaient ressortir la virulence répressive du pouvoir politique n’a pas été relayée avec la force nécessaire par les porte-paroles de la Manif pour tous, enfermés dans une position d’autojustification de leur propre non-violence, sous le feu roulant des accusations et des insinuations portées par le gouvernement et ses relais médiatiques.
Le comble du tordu a été atteint par Frigide Barjot quand cette dernière a demandé elle-même au ministre de l’Intérieur de mettre en prison les « extrémistes », légitimant du même coup la stratégie du gouvernement de chantage au risque « fasciste ».
La gauche, elle, une fois posées les condamnations de principe contre la violence qui n’engagent pas à grand-chose, n’hésite pas à récupérer les débordements de ses extrémistes pour mieux dénoncer un Système oppressif qui ne laisse d’autre choix que la violence à des êtres bafoués.
Un mouvement de contestation, s’il veut être efficace, ne doit pas se couper totalement de ses tendances les plus radicales, même s’il doit savoir les tenir à distance pour ne pas se laisser déborder au risque de se délégitimer. La gauche a toujours su magistralement orchestrer la violence, physique ou verbale, de ses tendances les plus dures pour entretenir un bruit de fond révolutionnaire qui lui permet de cultiver un romantisme puéril de la révolte sur lequel elle fonde sa légitimité historique.
Le peuple de droite, quand il défile, n’a de cesse de se conformer aux injonctions de ses adversaires qui réduisent d’emblée ses marges de manœuvre en l’enfermant dans le cercle vicieux du soupçon de violence extrémiste.
Les défilés de patronage domestiqués par la crainte de tout débordement, aussi massifs et sympathiques soient-ils, n’ébranleront jamais un pouvoir rompu aux méandres de la manipulation politique.
– Mettre en scène l’émotion
Pour lever toute ambiguïté sur notre propos, précisons qu’ « assumer la radicalité » ne veut nullement dire encourager la violence ; cela signifie simplement donner à son action politique une charge émotionnelle qui prête une valeur exemplaire au combat mené.
Cette charge émotionnelle provient prioritairement de la volonté de piéger l’adversaire dans une représentation négative, voire répulsive, qui le renvoie à des accusations auxquelles l’opinion publique sera sensible. Dans le cadre de la Manif pour tous, il est clair que les thèmes de la répression policière et de la manipulation médiatique étaient susceptibles de rencontrer un large écho auprès d’un grand nombre de Français, déjà réceptifs à ces sujets.
La gauche, avec son système actif de diabolisation, nous a montré depuis des décennies l’effet redoutable de ses campagnes de déferlement émotionnel dont l’affaire Clément Méric est le dernier fleuron.
Sans vouloir atteindre un tel degré de violence émotionnelle, qui suppose déjà un contrôle en profondeur de l’univers médiatique et une volonté totalitaire de le mettre en œuvre, il est clair cependant qu’aucun mouvement d’opinion significatif ne peut s’imposer dans le paysage public sans une mise en scène de l’émotion qui départage aux yeux du peuple les « bons » et les « méchants ».
Dans ce jeu conflictuel des représentations, le pouvoir socialiste vient de commettre sa première erreur majeure en condamnant le jeune Nicolas à deux mois de prison ferme. Il a fait là un grand pas en direction du camp des « méchants ». Les opposants au mariage pour tous peuvent, et doivent, relancer la dynamique de leur mouvement autour de la répression policière et de la dérive totalitaire.
Choqués par la sévérité de la sanction qui frappe un jeune manifestant non violent (à comparer aux peines insignifiantes qui touchent les racailles qui ont violemment défié l’ordre public), les esprits sont mûrs pour suivre cette évolution stratégique indispensable.
– Exercer une pression « citoyenne » sur les médias
Mettre en œuvre une bonne stratégie communicationnelle ne suffit pas nécessairement à franchir la muraille des médias officiels qui fixent encore le cadre autorisé de l’expression publique. Nous retrouvons la question centrale de la forteresse médiatique et des moyens de l’investir.
Nous ne pouvons, dans le cadre restreint de cet article, trop développer cette question, d’autant que chaque cas est un cas particulier. Les acteurs des nouveaux courants de contestation devront pragmatiquement, en fonction des circonstances, trouver leurs propres méthodes d’action. Quelques rapides remarques peuvent cependant permettre de fixer certains repères.
Les médias officiels ont une tendance « naturelle » à ignorer ce qui dérange leurs schémas de pensée à moins que le fait ne devienne par lui-même trop massif pour être occulté sans risquer sa crédibilité. Nous raisonnons ici dans le cadre d’un fait de société qui a franchi le seuil de visibilité médiatique par sa propre dynamique, ce qui est bien le cas de la Manif pour tous dont l’enjeu n’était donc pas d’être visible, mais que ses messages ne soient pas tronqués et son engagement caricaturé.
Dans la logique du conflit asymétrique, le plus faible en termes de forces objectives doit concentrer ses actions sur les points de vulnérabilité de l’adversaire.
Or, si le pouvoir des médias est grand, ces derniers sont loin, pour autant, d’être invulnérables. Leur première faiblesse est économique. La presse écrite quotidienne vit sous perfusion et les radios et télévisions évoluent les yeux rivés sur le taux d’audience dont dépendent leurs recettes publicitaires. Ils sont donc sensibles aux effets d’image et aux réactions du public.
– Utiliser son pouvoir de sanction
Ce dernier doit apprendre à exercer son pouvoir de sanction. Ceci veut dire, notamment, que les leaders de mouvement d’opinion ne doivent pas hésiter à dénoncer publiquement les traitements tronqués d’information de tel ou tel média ou journaliste et d’inciter leurs sympathisants à réagir par la protestation écrite ou verbale et l’abstention.
Michel Denisot a perdu son poste de patron du Grand Journal, après que son émission eut chuté de plus de 13 points d’audience sur la dernière saison. L’explication officielle est le renforcement de la concurrence sur les autres antennes, mais il est fort probable que beaucoup de téléspectateurs aient lâché l’émission phare de Canal+ parce qu’ils n’en pouvaient plus de l’arrogance bobo de la chaîne.
La bonne conscience gauchisante de Libé semble également faire de moins en moins recette puisque le titre a vu ses ventes en kiosque s’effondrer de 40% en une année.
Cette pression citoyenne devra également s’exercer de manière de plus en plus directe sur les médias, avec des manifestations à l’extérieur, voire à l’intérieur, de leurs locaux en fonction du degré de partialité ou d’agressivité qu’ils auront déployé. Là encore, toutes les formes de manifestation sont à envisager en fonction des circonstances. Le temps de l’imagination subversive est venu pour les dissidents.
Enfin, les personnalités engagées dans le débat public qui se confrontent à la partialité du Système médiatique doivent apprendre, dans le cadre des plateaux des médias audiovisuels, à exercer en direct leur droit de suite, en identifiant et en dénonçant les mécanismes des procédés manipulatoires dont ils sont victimes.
Il faut savoir qu’un journaliste en studio se sent vite vulnérable si son image d’impartialité est mise à mal, et qu’il évitera, autant que possible, une situation de confrontation trop directe avec son ou ses interlocuteurs.
En bref, la bonne conscience pharisienne qui caractérise la superstructure médiatique qui maintient le Système en place ne doit plus être considérée comme une fatalité naturelle ou une réalité intouchable.
En guise de conclusion…
Le combat médiatique est une affaire de longue haleine qui dépend des évolutions profondes des mentalités collectives. Il consiste à changer l’ordre des grandes représentations sociales dominantes. L’opinion publique, enjeu central de ce conflit, doit devenir un acteur critique et réactif qui témoigne de son refus de ne plus accepter l’évidence conformiste et oppressive du discours médiatique.
Les Français, les sondages le prouvent, sont prêts à entendre ce propos.
Didier Beauregard http://www.polemia.com/
24/06/2013 -
De l’art de la guerre médiatique 1/2
La Manif pour tous, un cas d’école exemplaire.
Le mouvement de contestation du mariage homo a perdu la première manche de la bataille médiatique. Toutefois, des millions de Français, peu politisés et modérés par nature, ont probablement pris soudainement conscience de la violence des enjeux idéologiques de la France contemporaine et réalisé, du même coup, que le Système médiatique s’était constitué en machine de guerre contre leur engagement. L’ordre dominant les considère comme des ennemis dont le modèle identitaire a vocation à disparaître.
Quelles leçons tirer de ces affrontements des derniers mois qui ont eu l’immense mérite de mobiliser des foules immenses et de déniaiser nombre de nos compatriotes ?
Le texte de Didier Beauregrad se propose d’analyser dans une première partie le bilan du conflit médiatique qui s’est joué à grande échelle, avant de dégager, dans un deuxième temps, sur la base de ce cas d’école qu’est devenue la Manif pour tous, les éléments d’une stratégie de communication qui permettraient, enfin, d’investir la citadelle médiatique. La défaite ponctuelle et relative de ce vaste mouvement de contestation doit devenir le creuset des victoires à venir.
Polémia.
La montagne de la Manif pour tous a-t-elle accouché d’une souris politique ? La question mérite d’être posée tant les résultats apparents sont minces face à l’ampleur de la mobilisation déployée.
Sans présager de l’avenir à plus long terme (2 ou 3 ans), d’un mouvement qui a dessiné l’émergence d’une nouvelle sociologie de la contestation dans notre pays, un élément ressort avec force des péripéties des derniers mois : le rôle de la propagande et des médias dans le cadre global d’un affrontement politique.
Une arme de manipulation massive
Le Système médiatique reste la seule arme, le seul bouclier, d’un pouvoir dominant incapable d’assumer une confrontation démocratique avec des forces significatives de la société civile qui contestent ses principes idéologiques. Coupé du peuple, replié sur lui-même, il vit dans la crainte de l’opinion, avec la peur que tout mouvement de rue devienne un mouvement de révolte général.
L’arme de manipulation massive que forme le Système médiatique officiel enferme les masses dans une vision tronquée de leur environnement qui vise à annihiler leurs réactions de rejet.
L’affrontement autour du mariage homosexuel a tourné à l’avantage du gouvernement parce que celui-ci contrôlait les médias et que les leaders du mouvement de la Manif pour tous n’ont pu imposer leur système de représentation, faute d’une puissance de feu médiatique suffisante.
Ce rapport de forces est une donnée objective qui ne dépendait pas de la capacité d’action des contestataires. Comme dans le cadre d’un conflit armé, le poids des armes a parlé. Il était difficile de manœuvrer face à la mobilisation hostile de la grande majorité de la presse écrite et la totalité des médias audiovisuels grand public.
Les médias ont pieusement relayé les éléments de langage de la propagande gouvernementale, quand ils n’en étaient pas eux-mêmes à l’origine, tant les convergences de vue sont grandes entre le microcosme médiatique et le pouvoir socialiste. Chacun peut multiplier à l’envi les exemples de mauvaise foi, d’omission ou de contre-vérité étalés par les médias durant ces derniers mois, à commencer, bien sûr, par les controverses sur le nombre des manifestants.
Ce déséquilibre total des rapports de forces nous conduit à dégager certaines réflexions afin de mieux cerner les enjeux du pouvoir médiatique.
L’opinion publique au cœur du combat politique
La première remarque est d’ordre politique. Dans nos « démocraties » d’opinion, l’opinion publique est bien l’enjeu central du conflit politique. Il est difficile à un pouvoir, quel qu’il soit, de résister durablement à un mouvement d’opinion quand celui-ci réussit à imposer sa légitimité. Cette légitimité provient, pour l’essentiel, de la maîtrise des messages médiatiques. Celui qui impose sa grille de lecture de l’événement impose sa domination à son adversaire.
Les manifestations lycéennes de l’hiver 1986 sont à cet égard exemplaires. En dépit d’une domination politique écrasante, portée alors par la vague libérale des années 1980, la droite a capitulé face à une contestation de rue massivement relayée médiatiquement autour des thèmes de « l’antiracisme » et de la « génération morale ». La vague émotionnelle orchestrée autour de la mort de Malik Oussékine a été un des moments les plus intenses de ces dramaturgies médiatiques des années 1980 qui, avec Carpentras en point d’orgue, ont plongé la France dans des bains émotionnels intenses, chargés de réactiver les frontières du bien et du mal.
Précisons, et ce point est capital, qu’il n’est pas indispensable de convaincre l’opinion pour remporter la victoire médiatique. Imposer la suprématie de son système de représentation suffit à délégitimer l’adversaire afin de neutraliser l’opinion publique susceptible d’adhérer à ses messages. La neutralité passive de l’opinion suffit souvent à remporter la bataille médiatique.
L’exemple de l’affrontement qui s’est joué autour de la Manif pour tous est à cet égard particulièrement parlant. Le pouvoir socialiste n’a pas véritablement cherché à convaincre les Français de la justesse de son choix sociétal. Ses arguments de fait étaient largement connus. Ils se résumaient d’ailleurs à pas grand-chose, hormis l’invocation rituelle de grands principes creux autour de l’égalité et du progrès, et n’étaient donc pas susceptibles de mobiliser l’opinion publique en faveur du mariage gay. De la même façon, pour être tout à fait honnête, que les arguments des anti-mariage pour tous n’ont également pas véritablement fait bouger l’opinion des Français.
Le gouvernement a pour l’essentiel joué en contre, en délégitimant les hommes plutôt qu’en débattant des idées. Plus précisément même, la controverse des opinions sert à fixer et engluer l’adversaire, tandis que l’enjeu central de la bataille médiatique se joue dans la stratégie de pilonnage de son image afin de l’identifier à un modèle négatif qui dévalorise sa cause, au-delà de la pertinence des idées.
Le message doit être simple et combatif et son lien avec la réalité est secondaire si l’offensive peut s’appuyer sur un contrôle bien maîtrisé des outils médiatiques. À l’encontre des réalités les plus évidentes, le gouvernement a pu déployer durant des mois et en toute imputé une propagande virulente qui niait l’ampleur du mouvement de contestation et l’enfermait dans une image répulsive d’homophobie et d’extrémisme.
Que les Français aient cru on non cette propagande a, en définitive, peu d’importance puisqu’elle a permis de neutraliser les forces de l’adversaire en le plaçant sans cesse sur la défensive.
L’enjeu médiatique
La deuxième réflexion concerne plus spécifiquement le rôle des médias. En dépit de ce que l’on entend bien souvent sur la prédominance nouvelle du règne de l’Internet, la bonne vieille télévision et ses univers périphériques, c’est-à-dire la presse écrite et la radio, restent encore le cœur du système de communication actuel.
Plus exactement, il faut distinguer l’outil de mobilisation extrêmement efficace que sont devenus le Web et les réseaux sociaux, qui permettent une grande réactivité dans l’action, et l’outil de maîtrise des esprits à grande échelle que reste la télévision.
Seule la télévision permet toujours de divulguer un message qui touche dans un temps très court la quasi-totalité d’une population donnée en la soumettant à la fois à l’impact émotionnel de l’image et à l’effet de sidération de la répétition en boucle. Les nouveaux médias peuvent permettre une diffusion très rapide d’une information, mais la télévision et les médias traditionnels gardent encore le monopole de l’institutionnalisation d’une représentation (l’image et le sens qui lui est donné) en l’installant « officiellement » dans la vision du grand public. L’effet de concentration (« la grande messe du 20h » !) est décisif par rapport à l’éparpillement du message des nouveaux médias.
Pour preuve : dans l’affrontement asymétrique entre les grands médias traditionnels sous influence du pouvoir politique et les nouveaux médias utilisés avec virtuosité par les animateurs de la Manif pour tous, les premiers ont globalement réussi à neutraliser l’impact des seconds au-delà de l’univers de ses sympathisants.
Sur le champ de bataille de la propagande, la télévision a l’effet de l’artillerie lourde qui réduit les défenses adverses avant l’affrontement direct. Elle impose un cadre de lecture avec ses représentations codées qui, une fois installé en tant que système de représentation dominant, délimite de manière quasi irréversible la place des uns et des autres en tant que « méchants » ou « gentils », « ringards » ou « modernes ». Le positionnement sur les pôles négatif ou positif de la représentation forme l’enjeu essentiel de la confrontation.
Les organisateurs de la Manif pour tous pouvaient-ils échapper à ce processus organisé de délégitimation médiatique ? Cette question est essentielle car elle renvoie à l’enjeu capital du combat politique contemporain : Comment ceux qui contestent le Système peuvent-ils, face à un appareil médiatique totalement sous contrôle, faire entendre leur voix en évitant le double piège de l’aseptisation de leur message ou de la diabolisation qui leur donne le rôle de salauds – ou d’imbéciles – utile dans la scénographie médiatique ?
Fin de la première partie
Didier Beauregard http://www.polemia.com
24/06/2013 -
Face à la violence d'une fausse-loi, l'arme de la non-violence
Discours des Veilleurs (Madeleine et Jean-Baptiste) au Conseil de l'Europe le 26 juin 2013 sur "la Manif pour Tous et la répression policière" :
"Dans la nuit du 14 au 15 avril dernier, alors que le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe allait être adopté par le pouvoir législatif en France, au terme d’un processus parlementaire accéléré, 67 jeunes opposés au mariage homosexuel décidèrent de camper pacifiquement et sans bruit devant l’Assemblée nationale. La chose n’était pas inédite : entre autres exemples, des enfants de harkis avaient déjà choisi de camper sur ce lieu, en 2009, pendant 7 mois, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur condition, sans être ni inquiétés ni délogés.
Mais les 67 jeunes opposants n’eurent pas droit au même traitement de faveur. Vers 1h du matin, ils furent soudainement et violemment embarqués par les forces de police, puis retenus en garde à vue pendant plus de dix-huit heures dans des conditions extrêmement pénibles, pour ne pas dire déplorables.
Face à une telle disproportion des méthodes répressives, face à un pouvoir qui révélait de plus en plus manifestement son vrai visage, et cherchait la division et l’affrontement quand il aurait fallu favoriser l’apaisement, nous avons réfléchi toute la nuit au moyen de réagir. Fallait-il se soulever et se radicaliser ? Le choix d’une action violente semblait désormais nécessaire pour se faire entendre d’un gouvernement qui enchaînait provocation sur provocation, traitant avec le plus grand mépris plusieurs centaines de milliers de Français légitimement inquiets de leur avenir, de celui de leurs enfants et de leur pays.
Mais au fil de la nuit, nous avons compris que la violence ne mènerait à rien, et qu’on ne pouvait s’ériger en défenseurs de la dignité humaine sans être en même temps garant de la paix sociale. Nous avons compris que la violence première se trouvait du côté d’une loi qui priverait bientôt les enfants d’un père ou d’une mère. Nous avons compris que notre colère, si légitime et si noble fût-elle, pouvait tout aussi bien s’exprimer de manière pacifique. Nous avons compris enfin que nous ne pourrions désarmer ces violences policières qu’en étant nous-mêmes non-violents.
Lire la suite "Face à la violence d'une fausse-loi, l'arme de la non-violence"
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Le prêt miraculeux de Thomas Fabius
Seuls les lecteurs titulaires d’un BAC + 6 en combines et magouilles pourront peut-être aborder avec sérénité les circonvolutions du dossier Thomas Fabius. Combien de week-ends gâchés par la lecture de l’article du Parisien du samedi 22 juin consacré à cette affaire ?
Combien d’appels au secours, de migraines, de comptables retrouvés pendus, de fiscalistes admis aux urgences ? Dieu-Bercy seul le sait.
Le tout débute par une plainte pour faux et escroquerie. La routine. Tracfin, la cellule anti-blanchiment, découvre un million d’euros arrivé comme par enchantement de Macao sur le compte de Thomas Fabius. Gagné au poker, objecte l’intéressé. Diable ! Contre Humphrey Bogart ou OSS 117 ? Dimanche soir, cinéma de minuit, noir et blanc… on visualise. Puis notre champion du carré d’as crée avec une Néerlandaise – sans doute genre Lauren Bacall – une SCI qui acquiert, en 2012, un appartement de 285 m² boulevard St Germain pour la modique somme de 7,4 millions d’euros dont 3,4 sont apportés par notre héros qui, par ailleurs, ne déclare aucun revenu cette année-là. Oups. Aucune dotation familiale ou héritage n’étant à signaler, nous découvrons que la banque Monte dei Paschi a prêté quatre millions d’euros au fils de qui nous savons, remboursables à terme, sans aucune mensualité jusqu’en 2022. Le nirvana bancaire existe. Sur la base de quelles garanties ce prêt est-il accordé ? Se reporter à la rubrique magie noire de Boulevard Voltaire (rubrique en voie de création). [...]
Jany Leroy - La suite sur Boulevard Voltaire http://www.actionfrancaise.net
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Le révélateur "Nicolas"
« La République gouverne mal, mais elle se défend bien » : combien de fois ai-je écrit, crié, murmuré cette citation d'Anatole France, l'auteur d'un roman terrible sur la Terreur, « Les dieux ont soif » ? Mais, aujourd'hui, je la répète encore une fois et avec une sourde colère au regard des nombreuses interpellations, gardes à vue et procès qui frappent les opposants au mariage homosexuel, sanctions souvent sans grand discernement et dans l'injustice la plus certaine. Bien sûr, tout Etat doit se défendre et l'ordre public doit être préservé, au risque sinon de voir triompher la loi de la jungle qui n'est jamais que la loi des plus forts et des plus violents. Sans doute, toute contestation n'est pas bonne en soi... Mais l'on pourrait attendre d'un Etat comme la France, issu d'une longue et parfois douloureuse histoire, un plus grand sens de la mesure : mais la République, elle, surtout lorsqu'elle se pare de grands principes moraux, a tendance à cultiver l'hubris, cette outrance qui, en somme, détruit la légitimité de ce qu'elle est censée préserver !

Des manifestations qui se poursuivent : extension prochaine du domaine de la lutte ?
Ainsi, cette affaire « Nicolas », prénom d'un jeune manifestant hostile à la loi Taubira, désormais promulguée et appliquée avec quelques conséquences collatérales sur le Code civil comme, entre autres, la disparition des termes de « père » et « mère » de ce texte fondamental du Droit français.
Ce jeune, Nicolas Bernard-Buss, incarcéré depuis la semaine dernière à Fleury-Mérogis, en fait, est plus encore un révélateur qu'un exemple comme l'aurait voulu un gouvernement aux abois qui ne sait plus comment en finir avec une opposition qui n'est pas « encartée » ou parlementaire mais plus concrète et remuante, moins partisane (au sens politicien du terme) et plus doctrinale. En faisant condamner ce jeune de 23 ans à une peine de prison ferme, le gouvernement (qui se défausse avec une certaine hypocrisie sur « l'indépendance de la Justice »...) espérait effrayer ces opposants qui « ne lâchent rien » comme ils le clament fièrement... Dans ce cas, je doute fortement de la « pédagogie » d'une telle condamnation et de ses arguments ! Bien au contraire, cela a remobilisé des jeunes (et des moins jeunes) qui, décidément, ne veulent plus quitter un pavé auquel ils ont pris goût, comme j'ai pu concrètement le constater encore dimanche dernier, entre la place Dauphine et la rue de Rennes, dans cette immense partie de cache-cache dans les rues de Paris avec des forces de l'ordre visiblement désabusées.
Révélatrice, donc, cette incarcération : au moment même où les casseurs du Trocadéro, même condamnés à des peines de prison ferme, semblent échapper plus facilement aux geôles républicaines ; révélatrice aussi, par les raisons évoquées pour un tel traitement, en particulier le « refus de prélèvement d'ADN » qui, désormais, est criminalisé pour tout citoyen désireux de maintenir son « anonymat génétique » (tant que cela est possible, malgré ce risque de sanction...) ; révélatrice également par ce brusque légalisme forcené d'une Gauche qui, pourtant, n'a de cesse, lorsqu'elle n'est pas au pouvoir, de dénoncer les « atteintes aux Droits de l'Homme » que constitue l'usage de la force contre des manifestants parfois beaucoup moins pacifiques que ceux issus des « Veilleurs » ou de « La Manif pour Tous »... Révélatrice également d'une volonté de criminaliser ceux qui ne pensent pas selon les canons de « l'idéologie dominante », suivant une logique un peu inquiétante et qui poussent certains, a contrario, avec un brin d'exagération à évoquer une « dictature socialiste » quand il faudrait surtout y voir « la dictature du prêt-à-penser » (parfois nommée « pensée unique », sans doute un peu à tort), beaucoup plus prégnante et, de toute façon, commune à une grande partie du monde politique et économique, entre libéralisme, social-démocratie et individualisme consumériste...
En voulant faire un exemple, le gouvernement a surtout révélé sa faiblesse profonde, une faiblesse qui se crispe en autoritarisme, cette caricature de l'autorité quand « l'ordre et la loi » de la République sont celles de la justice et de la légitimité, voire leurs exacts opposés !
Il est des révélateurs et des révélations qui ne peuvent laisser insensibles ceux qui se targuent de réfléchir sur les conditions politiques les plus propices à l'équilibre des sociétés.

Quant à ce jeune homme qui sert, à son corps défendant, de « révélateur » des faiblesses et des outrances de cette République, il faut souhaiter sa libération la plus rapide possible et, mieux, travailler à l'accélérer.
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Les départements au bord de “l’asphyxie”
Le conseil général du Bas-Rhin proteste contre “l’asphyxie financière” au bord de laquelle se trouvent aujourd’hui les départements en France du fait d’une hausse des dépenses sociales et d’une baisse des dotations de l’Etat, dans une motion adoptée par les élus de tous bords.
Le texte, approuvé à l’unanimité lors d’une session lundi, souligne que la situation “atteint les limites du supportable“.”Aujourd’hui, les départements n’ont jamais été aussi proches de l’asphyxie financière. Non pas en raison d’un défaut de gestion dans l’exercice de leurs compétences mais parce qu’ils n’ont plus les moyens de les financer“, dit la motion.
En 2013, le Revenu de solidarité active (RSA) devrait progresser de 10% par rapport à 2012, à 130 millions d’euros dans le Bas-Rhin.
La décision du gouvernement d’augmenter le RSA de 10%, mais aussi les conséquences de la réforme des rythmes scolaires sur le transport scolaire, l’affiliation des élus à la sécurité sociale, l’afflux de mineurs isolés étrangers et les hausses de la TVA entraînent d’importants surcoûts, selon le texte. De quelque 3,2 millions en 2013, ils devraient s’élever à quelque 30 millions d’euros d’ici cinq ans.
Dans le même temps, la baisse des dotations d’Etat aux collectivités “se traduira par une baisse de 6,5 millions d’euros dès 2014“.
“Face à ces chiffres, le conseil général du Bas-Rhin n’est aujourd’hui plus en mesure d’assumer dans de bonnes conditions son rôle de garant de la solidarité” vis-à-vis des plus fragiles et des territoires, affirme le texte.
Pour le président du Conseil général du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel (UMP), “alors que la situation économique est en souffrance, nous allons être contraints à moins investir à l’avenir“.