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France et politique française - Page 4811

  • « Pour en finir avec l'idéologie antiraciste » de Paul François Paoli

    Le 10 septembre 2012 à Aix-en-Provence, lors de l'inauguration du Mémorial du camp des Milles, seul grand camp d'internement et de déportation sous commandement français encore intact (et ayant abrité ensuite des collaborateurs ou supposés tels à la Libération), le premier ministre annonçait que « la lutte contre le racisme et l'antisémitisme étant une priorité de [s]on gouvernement » et qu’il convoquerait en urgence un « comité interministériel sur ce sujet », sujet d’une actualité brûlante, on en conviendra, en ces temps de crise. Le 12 septembre, Harlem Désir, cofondateur et ancien président de SOS-Racisme, était désigné à la tête du Parti socialiste et, le lendemain, on apprenait le départ – en fait, la démission forcée – de Richard Millet, pourfendeur d’un multiculturalisme fossoyeur, selon lui, de notre civilisation comme de notre nation, du comité de lecture des éditions Gallimard, dont plusieurs vedettes exigeaient depuis un mois l'éviction (1). Comment illustrer plus clairement la dictature de l’antiracisme ?
    CL

    C’est dire si tombe à pic le dernier livre de Paul-François Paoli, Pour en finir avec l’idéologie antiraciste, « idéologie totalitaire […], manichéenne et dualiste, je dirai même simpliste » puisqu’elle « divise le monde en bons et méchants, en amis et ennemis » et « ignore la complexité du réel, ses ambivalences, car cette complexité la détruirait ».

    Du communisme à l’antiracisme via le tiers-mondisme

    Au milieu des années 1980, alors que les partis communistes français et italien, naguère si puissants, connaissaient leur crépuscule, l’auteur de ces lignes avait démontré comment, après le rapport Khrouchtchev sur les crimes de Staline et la sauvage intervention de l’Armée rouge en Hongrie, les militants marxistes-léninistes et trotskistes s’étaient recyclés dans le tiers-mondisme. Puis, la décolonisation s’étant soldée par de sanglants échecs, des guerres tribales, la ruine économique et l’exode vers l’Europe des populations enfin libérées, les anciens hérauts des Mao, Nkrumah, Sékou Touré, Ché Guevara et autres Boumedienne se trouvèrent un nouveau cheval de bataille, une nouvelle raison d’être : l’antiracisme, qui, issu du marxisme le plus extrémiste et le plus dogmatique, ne pouvait être que totalitaire, même si, comme le souligne P.-F. Paoli, cet antiracisme se drape dans les oripeaux de l’humanisme, excipe des « principes de la République » et s’appuie sur le messianisme des « valeurs universelles » dont la France serait le dépositaire de droit divin, valeurs d’autant plus commodes qu’elles sont floues – et, d’ailleurs, fort peu universelles, plusieurs grandes nations continuant à les ignorer.

    Refus du réel et nouvelle religion d’Etat

    Mais peu importe à l’idéologue, espèce qui se caractérise par sa « capacité de déréalisation de l’expérience vécue » et sa « volonté de cécité fondée sur une certaine ignorance » de tout ce qui n’entre pas dans le schéma fixé. D’où la détermination de l’idéologue (et de ses valets de presse) à se refuser ne serait-ce qu’à accepter de regarder en face certains aspects gênants de l’immigration telles la montée de l’islamisme et la dilution concomitante du sentiment national, la délinquance, la baisse continue du niveau de l’instruction publique, la crise du logement, etc., tous inconvénients que seuls peuvent mettre en exergue des racistes invétérés. Et inutile d’opposer à l’irénisme de cette religion d’Etat qu’est devenu l’antiracisme les constatations désenchantées de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, les protestations de la démographe Michèle Tribalat contre les toujours optimistes statistiques officielles, l’avertissement de l’Américain Christopher Caldwell, auteur du terrifiant Une révolution sous nos yeux/ Comment l’islam va transformer la France et l’Europe (2), ou les cris d’alarme de certains édiles comme Xavier Lemoine, maire de Montfermeil dans la Seine-Saint-Denis. Ce département comptant « un million d’habitants dont le premier tiers est constitué d’étrangers (ayant une carte de séjour), le second de Français sans aucune ascendance française (naturalisations et droit du sol), le dernier tiers ayant des ascendances françaises mais qui vieillissent et qui déménagent » quand « les deux premiers tiers ont une natalité deux fois supérieure au dernier », M. Lemoine se dit avec angoisse « aux avant-postes de l’Histoire de France, témoin d’une bascule géographique sans précédent dans l’histoire du pays ».

    Lynchage et persécution judiciaire

    C’est cette même bascule qui est enclenchée dans certains départements du nord et du sud de la France mais le nouvel ordre moral antiraciste nie et surtout interdit de la faire connaître sous peine de lynchage médiatique, de persécutions policières et judiciaires dignes de la haute époque soviétique (chassez le naturel, il revient au galop…). « Ce ne sont plus les mauvaises mœurs qui sont traquées, écrit P.-F. Paoli, c’est tout un chacun, à tout moment, qui peut être incriminé pour ses mauvais propos, ses vilaines pensées, ses attitudes suspectes. Chaque mois qui passe apporte une nouvelle illustration de ce phénomène étrange : le brandissement glorieux du raciste que l’on a traqué, figure du mal absolu qui a pourtant presque disparu de notre monde. » Ce qui n’empêche pas les dirigeants des innombrables « organisations représentatives » dûment homologuées de mener la grande vie grâce aux extravagantes (et combien scandaleuses en ces temps de rigueur) subventions versées par l’Etat à ces lobbies pour mener leur chasse à un ennemi phantasmatique.

    P.-F. Paoli est d’ailleurs conscient des représailles auxquelles il s’expose avec la publication de son essai, d’où de fâcheuses concessions à la police de la pensée (« l’insupportable police juive de la pensée », avait même écrit la très regrettée Annie Kriegel dans Le Figaro du 3 avril 1990 à propos de la future loi Gayssot). Ainsi soutient-il en préambule que « l’antiracisme tel qu’il s’est conçu après la Seconde Guerre mondiale et notamment après les procès de Nuremberg doit être porté au titre des acquis de l’humanité » ! De même rend-il des hommages répétés aux musulmans et réfute-t-il « toute volonté de minimiser la richesse de l’islam et de diminuer son attrait ». Le journaliste espère-t-il s’éviter ainsi la marginalisation imposée à Eric Zemmour, à Robert Ménard et maintenant à Richard Millet ?

    Reste que la récente multiplication de livres critiques sur l’immigration et surtout sur ceux qui défendent et encouragent le déferlement perinde ac cadaver – voir aussi le pamphlet de Luc Gaffié contre les fanatiques du « sanspapiérisme » (3) – prouve que ce tsunami préoccupe de plus en plus nos compatriotes, surtout en ces temps de naufrage économique et de paupérisation galopante de tant d’entre eux. Le réel aura-t-il finalement raison du délire idéologique ?

    Claude Lorne http://www.polemia.com
    15/09/2012

    Notes :

    (1) Richard Millet sera le mercredi 19 septembre entre 18 et 21 heures l’invité d’Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie. Sur l’auteur lui-même et ses déboires éditoriaux, nous renvoyons nos adhérents aux tout récents articles de :
    – Françoise Monestier, «
    Richard Millet nouvelle victime des bien-pensants»
    – et de Bruno Chaouat : «
    L'Amérique, véritable ennemi de Richard Millet ».
    (2) Christopher Caldwell,
    Une révolution sous nos yeux, préface de Michèle Tribalat, édition du Toucan, collection Adultes, 600 pages. Voir l’article de René Schleiter mis en ligne en décembre dernier.
    (3) Luc Gaffié,
    Le Sanspapiérisme : où sont les papiers des sans-papiers ? Anatomie d’une manipulation, Editions Xenia, collection Franchises, mars 2012.

    Paul François Paoli, Pour en finir avec l’idéologie antiraciste, Bourin Editeur, Collection Politique, janvier 2012, 175 pages.

  • « Médias : la grande illusion » de Jean-Jacques Cros

    « Manipulation et mimétisme érigés en système ».
    Relayée par l’Observatoire du journalisme, la vigilance de la Fondation Polémia quant aux dérives médiatiques commence à porter ses fruits, au sein même de la profession. En témoigne, après plusieurs autres, le livre de Jean-Jacques Cros, pourtant un homme du sérail : grand reporter (à France 3 notamment), il a en effet enseigné à Sciences Po et dans de nombreuses écoles de journalisme. C.L.

    Fin juin 2013, cinq jeunes gens étaient poignardés à mort, du Val-d’Oise aux Alpes-Maritimes, lors de rixes entre bandes rivales. Qui s’en est ému parmi les journalistes qui avaient précédemment consacré force reportages lacrymatoires (1) à l’ « assassinat » du militant antifasciste Clément Méric par le skinhead Esteban lors d’une bagarre que le défunt et ses potes avaient pourtant eux-mêmes provoquée ainsi que l’ont montré les bandes vidéo et le témoignage du vigile de l’établissement où les « antifas » avaient commencé leurs provocations ?

    Manipulation et mimétisme érigés en système

    S’il fallait une preuve que l’information matraquée par les médias est une « grande illusion », cet exemple, entre mille, atteste que cette information relève trop souvent de la manipulation.

    Certes, cet « effet manipulatoire » a toujours été dans la nature du journalisme, estime Jean-Jacques Cros mais, ajoute-t-il, il s’est considérablement aggravé au cours des dernières décennies, surtout du fait de contraintes économiques. Se livrant une concurrence insensée alors que leur situation financière est fragilisée par la raréfaction de la manne publicitaire due à la crise, confrontés à l’irruption d’Internet qui les prive non seulement de public mais aussi de ressources publicitaires, la grande presse et les grands médias audiovisuels – où la concentration fait rage – n’auraient plus le temps ni les moyens de procéder à des recherches approfondies, en commençant par celles de sources fiables, ni à des approches originales de tel ou tel sujet. Le « mimétisme » règne en maître… aux dépens du plus élémentaire pluralisme.

    L’exaltation des marginaux : la preuve par les Femen

    Toutefois, « une recette marche à tous les coups pour obtenir ou conserver l’audience à son plus fort niveau : jouer sur les émotions et même les pulsions des gens qui les regardent ». Aussi, « pour séduire les “consommateurs de médias”, les rédactions utilisent (certaines consciemment, d’autres spontanément) des méthodes qui ont fait leurs preuves, même si elles sont déontologiquement contestables et provoquent un malaise perceptible dans le public ».

    « Cette attirance pour le sensationnel, déplore notre confrère, va favoriser le marginal ou le minoritaire. Pour passer dans les médias, plus besoin d’être nombreux, d’être représentatifs ou d’être légitimes. Il suffira qu’un petit groupe donne en pâture aux journalistes quelques images fortes, quelques opérations spectaculaires pour avoir une place dans les médias sans commune mesure avec sa représentativité. Avec l’effet de loupe des médias, les minorités agissantes […] acquerront une légitimité qui leur permettra de parler d’égal à égal avec les institutions. »

    Difficile de récuser ce constat désabusé à l’heure où le chef de l’Etat profite du 14-Juillet pour présenter officiellement un nouveau timbre dont la Marianne est inspirée du visage de… la Femen en chef, Inna Shevchenko, de surcroît ukrainienne !  Laquelle, dès le lendemain, remerciait le président Hollande (et les Français dont elle ignore superbement la langue bien qu’elle ait sollicité et obtenu chez nous le statut de réfugiée politique) en ces termes élégants : « Femen is on French stamp. Now all homophobes, extremists, fascists will have to lick my ass when they want to send a letter » (Femen est sur un timbre français. Maintenant, tous les homophobes, extrémistes, fascistes, devront lécher mon c… quand ils voudront envoyer une lettre – cf. le compte twitter.com/Femen_France).

    Médias en servitude

    Catastrophique en soi pour l’image de notre pays à l’étranger, l’affaire a du moins le mérite de démontrer la collusion entre les médias, sans lesquels les Femen n’existeraient pas, et le pouvoir politique, auquel ils sont financièrement soumis. M. Cros rappelle utilement qu’aujourd’hui, au nom de la fameuse « exception culturelle » française, « l’Etat verse à l’ensemble de la presse écrite plus d’un milliard d’euros par an, ce qui représente environ 20% du chiffre d’affaires de ce secteur » ; peut-être pas pour l’éternité, d’ailleurs : le jour où Bruxelles « considérera que la presse est un secteur marchand comme un autre, la presse française sera obligée de quitter son cocon protecteur et beaucoup de journaux en mourront ».

    Mais l’audiovisuel est tout aussi dépendant, qu’il soit public ou privé. Dans ce dernier cas, les groupes capitalistiques qui possèdent les grandes antennes (Bouygues, Bolloré, etc.) doivent, en effet, se concilier les bonnes grâces de l’exécutif pour obtenir les « contrats du siècle », l’augmentation de leurs fréquences… ou simplement éviter le harcèlement fiscal. Ils ont donc tout intérêt à marcher droit sur le sentier très balisé du Polit’Correkt, fût-ce au mépris de la vérité ou de l’objectivité. Et il en va d’ailleurs de même d’Internet où les sites d’information (Slate, Rue89, Mediapart…) qui se targuent d’une indépendance totale, sont eux aussi subventionnés, comme le soulignait il y a deux ans la brochure Les médias en servitude, éditée par Polémia (2).

    On aimerait parfois que Jean-Jacques Cros soit plus incisif, qu’il livre le nom des responsables quand il relate des scandales particulièrement patents, qu’il se montre plus sévère envers les nouvelles générations de journalistes auxquels une inculture crasse et le conformisme (merci l’Education nationale pour ce formatage si réussi !)  tiennent trop souvent lieu de déontologie. Il n’empêche que son essai, qui ne se veut pas un  pamphlet, aurait fait l’effet d’un pavé dans la mare dans les milieux concernés.

    Quant à savoir si ceux-ci vont tenir compte de l’avertissement et respecter davantage le public (et la simple réalité), on se gardera de toute… grande illusion. Déjà, à la suite du courageux Robert Ménard, plusieurs journalistes ont mis les pieds dans le plat. Parmi eux, Paul-François Paoli, auteur de Pour en finir avec l’idéologie antiraciste (3), Francis Puyalte, auteur de L’Inquisition médiatique (4) ou encore Jean Stern à qui l’on doit Les patrons de presse, tous mauvais (5). Mais, jusqu’à présent, ces réquisitoires n’ont guère été  couronnés de succès.

     Claude Lorne http://www.polemia.com
    19/07/2013

     Jean-Jacques Cros, Médias, la grande illusion, Jean Claude Gawsewitch Editeur, Paris 2013, 247 pages (sans index).

    Notes :

    1. L’affaire Méric II : les remous d’une imposture
    2. « Les médias en servitude »
    3.« Pour en finir avec l’idéologie antiraciste » de Paul François Paoli

    4. « L’inquisition médiatique » de Francis Puyalte
    5. « Les patrons de la presse nationale / Tous mauvais » de Jean Stern

  • Clause de l'Européenne la plus favorisée / S'il y a pire qu'en France, il va falloir s'aligner ! (archive 2010)

    L'examen jeudi à l'Assemblée nationale de la proposition de résolution socialiste lourde de conséquences prétendant « améliorer les droits des femmes » s'est déroulé dans le plus parfait consensus. Cette clause dite de « l'Européenne la plus favorisée » vise à faire l'inventaire des législations les plus progressistes à l'égard des femmes en Europe et à aligner la loi française sur celles-ci. C'est la mise en œuvre d'une idée de Gisèle Halimi et de son association « Choisir la cause des femmes » qui a beaucoup travaillé sur le projet ...
    Dans son Hebdo n°14, Yves Daoudal a étudié en détail les avancées de ce projet : « Ainsi a été constitué un bouquet législatif qui a pour vocation d'être appliqué dans toute l'Europe. »
    On sait bien quelles sont les lois qui favorisent les femmes, surtout aux yeux de Gisèle Halimi. Les lois allongeant le délai légal de l'IVG notamment. En matière d'avortement, la loi la plus progressiste est la loi de boucher des Pays-Bas qui autorise l'IVG jusqu'à la 24e semaine de grossesse ou encore celle de la Suède, 18 semaines et même au-delà sur l'avis d'une commission sociale. Il faut donc pour le bien des femmes l'appliquer dans toutes les autres législations à commencer par la nôtre.
    Pour les lesbiennes voulant se faire implanter un embryon, la loi belge est la meilleure. C'est là qu'elle est également la plus favorable pour le Contrat d'union civile des homosexuels. Il faudra aussi retenir la loi non obscurantiste autrichienne sur le mariage civil qui prime sur le mariage religieux, la loi espagnole sur le divorce, etc. Où l'on se rend compte qu'il y a encore plus pourri qu'en France et qu'il va donc falloir s'aligner. Plusieurs chapitres sont concernés : la famille, les violences, le travail, la politique.
    La « clause » qui invite le gouvernement à déposer un projet de loi en ce sens devrait être adoptée mardi lors d'un vote solennel. Son examen à l'Assemblée nationale s'est déroulé dans le plus favorable des climats consensuels, tous les amendements de droite comme de gauche ayant été adoptés.
    « Aujourd'hui, nous sommes très heureux », s'est félicité le rapporteur socialiste Pascale Crozon. « Nous ne pensions pas que cette résolution serait acceptée telle quelle, qu'elle ferait l'unanimité. »
    La veille, le patron des députés UMP Jean-François Copé avait pourtant indiqué que son groupe ne voterait pas cette proposition en raison de « réserves » sur certains points : « Le caractère général et absolu de ce projet peut-il s'appliquer dans tous les domaines ? » Le groupe UMP a déclaré qu'il voterait la clause sous réserve de l'adoption de leurs amendements. Nadine Morano a précisé que l'UMP refusait de voir appliquer automatiquement des législations sur des questions de société comme l'IVG. Alors pourquoi votent-ils pour ?
    Son objection a d'ailleurs été vite balayée par le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault : « Nous demandons un rapport de droit comparé et ensuite le gouvernement pourra proposer un projet de loi. » Mais la socialiste Danielle Bousquet, qui fait pression avec son groupe, a son avis bien arrêté sur la question : « Pourquoi l'exemple suédois est valable lorsqu'il s'agit d'allonger l'âge du départ à la retraite et ne le serait pas quand il s'agit d'allonger la durée de l'IVG ? »
    Départ à la retraite ou mise à mort des fœtus de quatre mois (ou de six mois aux Pays-Bas) en effet où est la différence ?
    CAROLINE PARMENTIER PRESENT du 13 avril 2010

  • Catastrophe de Brétigny : vers un second mensonge d’État ?

    La confiance que l’on peut avoir vis-à-vis d’un conjoint ou d’un État, c’est un peu comme une allumette ou une cigarette : ça ne sert qu’une fois. Ainsi, à défaut d’accuser l’État français de nous avoir menti, au moins pouvons-nous, a minima, lui reprocher de ne pas nous avoir dit toute la vérité à propos des détrousseurs de blessés et de cadavres de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge.

    Du coup, tout ce que cet État continue de nous dire sur l’affaire se trouve fort logiquement sujet à caution. Les causes réelles de l’accident, par exemple. Avant même que l’enquête n’ait commencé, la piste criminelle ou de la malveillance fut écartée d’office… Étrange : les conclusions, on les a normalement à la fin et non point au début de l’enquête en question ! [...]

    Nicolas Gauthier - La suite sur Boulevard Voltaire

  • Unité SGP Police FO amalgame LMPT et les émeutiers de Trappes

    On croit rêver :

    "Faisant le lien entre les violences de la nuit à Trappes et les opposants au mariage homosexuel, la police "ne doit pas être le bouc-émissaire d'extrémistes religieux", a estimé samedi 20 juillet le principal syndicat des gardiens de la paix. "La police nationale doit appliquer la loi en tout temps et en tous lieux", a ainsi expliqué dans un communiqué Henri Martini, secrétaire général d'Unité SGP Police FO, en qualifiant d'"intolérable et inquiétant" les affrontements de la veille à Trappes (Yvelines).

    Environ 250 manifestants ont jeté des pierres vendredi soir contre le commissariat de cette banlieue populaire, pour protester contre la garde à vue d'un homme interpellé lors du contrôle de son épouse intégralement voilée. "Contestation de la loi sur le voile, contestation de la loi sur le mariage pour tous. Autant d'actions plus ou moins violentes auxquelles nos collègues doivent faire face depuis plusieurs mois, avec à chaque fois des volontés de s'opposer à la loi au nom de convictions religieuses", regrette le syndicat.

    "Notre organisation syndicale ne peut tolérer que les policiers soient les boucs-émissaires et les victimes d'activistes religieux de tous bords", ajoute-t-il. Les manifestations contre la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe avaient été émaillées de violences et avaient conduit à des dizaines d'interpellations.

    De son côté, le syndicat Synergie-Officiers a également rappelé que "la Loi de la République s'appliquait partout, pour tous et en tous temps" et dénoncé "la stigmatisation des policiers et les procès d'intention à leur encontre orchestrés par des fondamentalistes".

    Avec un communiqué de ce genre, il n'y a pas besoin de procès d'intention : la répression à l'égard des défenseurs de la famille a abaissé les forces de l'ordre au rang de police politique.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Trotskisme et pédophilie, quand les amis d’Olivier Besancenot aimaient les jeunes enfants…

    En 1978, parut à Paris, une brochure au titre explicite : Homosexualité et pédophilie. Publiée dans la collection Débats et documents des éditions La Commune, elle était l’œuvre de militants des Comités communistes pour l’autogestion, une organisation trotskiste issue de la fusion, en 1977, de groupes scissionnistes de la Ligue communiste révolutionnaire (l’ancêtre du NPA d’Olivier Besancenot) et du Parti socialiste unifié.
    S’agissait-il d’une dénonciation de ces perversions au nom de la pureté marxiste ? Pas le moins du monde. À cette époque, via la tendance Politique et quotidien au sein des Groupes de libération homosexuels, les trotskards draguaient les activistes gays. S’agissait-il alors d’une distanciation ? D’un texte visant à montrer qu’il ne fallait pas confondre l’un et l’autre, et que si une de ces pratiques était acceptable l’autre ne l’était pas ? Que nenni ! L’opuscule tout au contraire affirmait que l’homosexualité et la pédophilie étaient liées et que l’intérêt du texte - destiné à « éduquer les militants et sympathisants des CCA, afin de faire disparaître dans nos rangs les préjugés » - était qu’il constituait la première « réflexion théorique et politique sur la pédophilie élaborée par des pédophiles ».
    Le chapitre central de la brochure était constitué par un travail de synthèse rédigé par le Front d’action et de recherche pour une enfance différente qui dressait un bilan de « la réalité et de l’actualité des pratiques pédophiles. » On y apprenait que la situation faîte aux pédophiles dans les sociétés évoluées d’Occident s’apparentait… à l’esclavage et que « les amoureux des enfants [étaient] victimes d’un génocide, c’est-à-dire d’une destruction en masse. » La pédophilie y était considérée comme révolutionnaire car « la pratique amoureuse avec les enfants, défi permanent à l’autorité de la famille, est réellement déstabilisante » en constituant une « transgression des rapports sociaux dominants », et l’on assurait les pédophiles que leur seule solution était la révolution car « l’option révolutionnaire est un outil précieux » permettant qu’ils comprennent « leur aliénation par les mécanisme sociaux », et car « la pensée matérialiste est la seule à même d’offrir à l’amoureux des enfants les moyens de sa propre démystification ».
    On pourrait estimer que cette brochure ne porte pas à conséquence et qu’elle n’est qu’un texte délirant d’un groupuscule marginal. Mais ce serait bien mal connaître la mouvance trotskiste. Aucun texte n’y est publié s’il ne représente la position officielle de l’organisation qui l’édite et les CCA furent une structure qui eut une vie courte mais par laquelle transitèrent nombre de cadres importants du trotskismes que l’on retrouva par la suite à Libération, comme Maurice Najman, au Parti socialiste comme Gilles Casanova, à la LCR comme Robi Morber; Patrick Worms, Christophe Ramaux ou Didier Leschi. Il se peut d’ailleurs que ce soit à l’influence de ces dernier que l’on doive, en février 1981 ; la publication dans le n°114 de L'Etincelle, le bulletin intérieur de la Ligue communiste révolutionnaire, d’une motion dénonçant la répression des « désirs réciproques » des adultes et des enfants et prônant un « accord aussi bien dans le mouvement homosexuel que dans le mouvement révolutionnaire sur la suppression de toute loi réprimant une relation adulte-enfant réciproquement consentie et donc sur la suppression de la notion de majorité sexuelle. »
    A ce qu’on sait, le parti du facteur de Neuilly, issu en droite ligne de la Ligue communiste révolutionnaire, n’est jamais revenu sur cette motion ni n’a critiqué l’engagement de certains de ses anciens dans les très pro-pédophiles Comités communistes pour l’autogestion. Il a préféré oublier…
    Il est vrai que faire autrement aurait nécessité trop de reniements tant le trotskisme est étroitement lié à la promotion en France, à partir des années 1960, de toutes les perversions et inversions. L’individu qui joua alors un rôle central dans cette opération de pourrissement était un bisexuel avoué du nom Boris Fraenkel. Ayant participé à la fondation de l'Organisation communiste internationale, il rejoignit par le suite la LCR. En 1995, il connut une brève notoriété en révélant qu’il avait été « l’officier traitant » de Lionel Jospin dans la période où celui-ci était un trotskiste infiltré dans l’appareil du Parti socialiste. Dans les années 1960, Boris Fraenkel fut, en France, dans le cadre des Centres d'éducation pédagogiques, l'un des premiers militants pour l'homosexualité et la liberté sexuelle. Collaborateur de l'éditeur François Maspero, que l’on retrouvera lui aussi par la suite à la LCR, il animera la revue Partisans et traduira en français les oeuvres de Wilhelm Reich dont, en 1966, La Lutte sexuelle des jeunes. En 1967, il sera l’organisateur, à l'Université de Nanterre, d'une conférence intitulée « Jeunesse et sexualité » qui eut un fort retentissement et que l’on considère habituellement comme constituant les prémices de la révolution de Mai 1968…
    Son compère en édition, François Maspéro, ne s’arrêta pas en si bon chemin et fut aussi l’éditeur des livres d’un certain Daniel Guérin, qui avait été, à la fin des années 1930, très proche de Léon Trotski avec lequel il eut une longue et fameuse correspondance. Passé du trotskisme au communisme libertaire notre homme eut la plume féconde. Il doubla ses livres Homosexualité et révolution et Essai sur la révolution sexuelle, de multiples articles parmi lesquelles nous retiendrons, dans les colonnes du n°39 de L'Etincelle, « Le mouvement ouvrier et l'homosexualité » et surtout dans le n°4 de Marge (novembre 1974) « Pour le droit d'aimer un mineur ». Ce même Daniel Guérin fut, en 1971, un des fondateurs du Front homosexuel d’action révolutionnaire. Un des principaux faits d’armes de ce groupuscule fut la publication, en mars 1973, d’un épais numéro spécial de la revue Recherches titré « Trois milliards de pervers ? » L’ouvrage est si scandaleux que sa réédition en version numérique, effectuée en 2003, est précédée de cette mise en garde : « Vous entrez dans un espace de publication aux limites, dont la lecture est fortement déconseillée aux mineurs et aux personnes sensibles. Nous prions les adultes de tenir les enfants et adolescents à l'écart de ces pages. » et expurgée de son chapitre IV, consacré… à la pédophilie dont l’auteur principal était un certain Guy Hocquenghem. Lui aussi avait été, un temps, militant trotskiste au Jeunesses communistes révolutionnaires… Il décéda du Sida en 1988. Une maladie qui vient d’emporter, le 12 janvier dernier, Daniel Bensaïd, un autre ancien membre des Jeunesses communistes révolutionnaires et de la Ligue communiste révolutionnaire qui était devenu un théoricien de premier plan du mouvement trotskiste mondial, le stratège principal du Nouveau parti anticapitaliste et le mentor de Daniel Krivine et d’Olivier Besancenot.

    Lionel Placet http://www.voxnr.com

  • Valls a de l’affection pour l’islam, malgré les émeutes de Trappes

    Le 18 juillet dernier, Valls rompt le jeûne à la mosquée de Lyon

    La période du ramadan pour la plupart des hommes politiques français est un grand moment d’islamophilie. C’est à qui manifestera le plus, par les mots et par les actes, son amour pour cette religion, en ne perdant, naturellement, jamais de vue que les musulmans français sont aussi des électeurs et que les municipales se dérouleront dans quelques mois.

     

    Manuel Carlos Valls, né le 13 août 1962 à Barcelone (Espagne), naturalisé Français en 1982. Donc, Français depuis seulement 31 ans, ce « petit monsieur » a la prétention de transformer la France, son Histoire,   sa culture, ses Traditions. Au temps d’une juridiction plus saine, cela lui aurait valu la déchéance de nationalité et le bannissement. Et il ne serait pas le seul : aujourd’hui, accompagné de ses acolytes, cela ferait un peu de monde sur les routes. Une vraie transhumance !...

     

    La gauche pourrait être un peu moins dévote de l’islam puisque 90% des musulmans ont voté Hollande ; elle ne devrait donc point être trop inquiète.
    Le PS se borne à redouter, dans les banlieues, des listes communautaristes musulmanes qui, au premier tour, le priveraient de quelques voix.

     

    Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et des cultes est le plus islamophile. Il va, vis-à-vis de cette communauté, bien au-delà de ce que réclament les devoirs de sa charge.

     

    Mercredi dernier, à la Mosquée de Lyon, il a voulu « adresser des regards d’affection aux musulmans de notre pays ». Il n’a évidemment pas à témoigner de l’affection pour une communauté religieuse ! Ou alors qu’il la manifeste pour tous. Mais jamais nous n’avons entendu ce « frère » dire son affection pour les Catholiques ; il a eu aussi des paroles louangeuses pour les Protestants, mais rien, non jamais rien pour les Catholiques. Il est vrai que c’est contre nature pour un franc-maçon d’aimer l’Église catholique.

     

     
    Un peu plus tôt, le recteur de la Mosquée de Paris avait été reçu par le président de la République, toujours pour célébrer l’ouverture du ramadan. Jamais, le chef de l’État n’a invité en son palais le président de la Conférence épiscopale au début du Carême. Le chef de l’État en a profité pour stigmatiser, une nouvelle fois, une islamophobie qui serait galopante.
    La vérité est qu’il y a plus d’églises et de cimetières chrétiens profanés que de mosquées ou de carrés musulmans, mais des premiers on ne parle jamais ! De même, la religion la plus persécutée dans le monde, aujourd’hui, comme elle l’était hier, c’est le catholicisme et plus particulièrement dans les pays musulmans.

     

     

    Mercredi soir, Manuel Valls a néanmoins renchéri en assurant « Le ramadan, comme les autres grandes fêtes religieuses, fait partie de notre calendrier commun. » Cela annonce-t-il que, comme nos fêtes catholiques (établies depuis des siècles, elles !) celles de l’islam seront fériées et chômées ? Car si elles font partie de « notre calendrier », ce serait logique, n’est-ce pas ? Ce que ne vont pas manquer de réclamer une nouvelle fois les dévots de Mahomet. Et d’ajouter : « C'est ma responsabilité de veiller à ce que les musulmans de France puissent vivre dans la sérénité ce grand moment de l'année. Islam et République peuvent et doivent avancer ensemble » ; d’ailleurs «s’attaquer à un musulman, c’est s’attaquer à la République.»

     

     

    Et les musulmans qui attaquent la République en la personne de ceux qui sont là pour faire respecter ses lois ? Qu’en dit Manuel Valls ?

     

     

    La nuit de vendredi à samedi dernier a été marquée par des manifestations violentes à Trappes dans les Yvelines. Entre 200 et 400 musulmans se sont rassemblées devant le commissariat. Ils « exigeaient » la libération d’un de leurs « frères » qui s’était opposé au contrôle d’identité de sa femme entièrement voilée ; l’homme avait tenté d’étrangler un des policiers. Pendant la nuit, les manifestants ont mis le feu à des poubelles et ont détruit des abribus.

     

     

    Sofiane, interviewé sur Itélé : « On ne peut pas accepter qu’un frère soit en garde-à-vue pour rien, surtout le mois du ramadan. C’est un petit avertissement. » En attendant un plus grand ?

     

     

    Ce qu’ils veulent, c’est que la loi islamique remplace celle de la République. Réaction de Manuel Valls qui s’est rendu sur place : « Il faut trouver des emplois pour ces jeunes désoeuvrés.»

     

     

    À l’évidence l’émeute n’a pas ôté chez lui un seul gramme d’affection pour l’islam…

     

     

    Le Bulletin d'André Noël http://www.francepresseinfos.com/
  • Pourquoi une ville française ne peut pas être déclarée en faillite ?

    La ville de Detroit est en faillite. La municipalité a demandé à se placer sous la protection du chapitre 9 du «Banruptcy code», une mesure qui lui éviterait de rembourser son énorme dette, qui l’asphyxie, de 18,5 milliards de dollars. Dans trois mois, un tribunal décidera si la ville, berceau de l’industrie automobile américaine, y est éligible. Si c’est le cas, sa dette sera restructurée, négociée avec les créanciers, et au final étalée dans le temps et le montant probablement abaissé.

    Pour autant, cette décision n’est pas sans conséquence. Par exemple, les salaires des employés municipaux seront probablement baissés, tout comme le niveau des retraites des anciens employés. Les investissements seront au point mort, les services publics réduits à leur plus simple expression, etc. Comment la ville en est-elle arrivée là? «Pour Detroit, c’est la double peine: la ville a subi de plein fouet la désindustrialisation et la crise du secteur automobile et du coup, en soixante ans, elle a perdu la moitié de sa population (passant de 1,8 million d’habitants en 1950 à 700.000 aujourd’hui), diminuant les impôts et autres taxes perçues par la municipalité», explique le professeur à Sciences-Po, Thomas Snégaroff. Et c’est bien connu, la dette, «c’est exponentiel: on emprunte encore plus pour rembourser, et à des taux plus importants vu que sa note est dégradée», ajoute-t-il.

    «Il n’y a pas de droit des faillites en France»

    Une telle situation est-elle possible en France? «Non», tranche Olivier Langer, délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. «Non seulement il n’y a pas de droit des faillites pour les collectivités locales en France, mais arriver à un tel niveau de dette est impossible en France en raison de tous les pare-feu en amont», explique-t-il.

    En effet, les mairies doivent voter chaque année un budget obligatoirement en équilibre, c’est-à-dire que le total des dépenses doit couvrir le total des recettes. «Il ne peut donc y avoir de cessation de paiement» comme à la municipalité de Detroit, fait valoir André Laignel, maire d’Issoudun et vice-président du comité des finances locales.

     

    Quant aux emprunts, ils ne peuvent concerner que l’investissement et non des dépenses de fonctionnement. Et ils sont limités selon les capacités de la commune. En moyenne, les villes empruntent pour 25% de leurs investissements. Ces règles expliquent que «les collectivités locales ont une santé financière solide», explique Olivier Langer. «Avec tous ces filtres, nous avons un des systèmes les plus vertueux», confirme André Laignel.

    Pourtant, des communes se sont toutefois retrouvées en difficulté lorsqu’elles ont contracté des emprunts toxiques, en voyant leurs intérêts augmenter de manière exponentielle. Par exemple, la ville d’Argenteuil s’est retrouvée en 2011 avec une dette de 200 millions d’euros pour un budget de 50 millions d’euros annuel. «Mais le problème n’est pas le stock de la dette. C’est le budget annuel qui est consacré à cette dette, l’annuité de la dette», insiste Olivier Langel.

    Comme le budget est en équilibre forcément, si les intérêts augmentent, la ville devra rogner sur d’autres dépenses, mais elle ne sera pas en faillite. «On peut être très endetté mais tout ce qui compte, c’est la capacité à rembourser», ajoute Olivier Laignel. Et pour les communes qui ont des emprunts toxiques, 200 à 300 sur 36.000 communes selon André Laignel, un fonds spécifique a été créé, abondé par l’Etat et les banques.

    Mise sous tutelle de la préfecture

    Et il est impossible que la ville ne vote pas son budget en équilibre, car dans ce cas-là, c’est «le préfet, donc l’Etat, qui prend la main», rappelle le délégué général de l’Association des communautés urbaines de France. En fait, chaque année, «il y a un contrôle préfectoral des budgets et des comptes administratifs de chaque commune, au centime prêt. Et si une collectivité s’endette de manière accélérée, une procédure d’alerte est lancée», explique André Laignel. Et si vraiment les comptes de la commune dérapent, la chambre régionale des comptes impose la mise sous tutelle par le préfet.

    C’est à ce moment que les mesures radicales peuvent être prises pour obtenir ce budget en équilibre: hausse des impôts locaux de 15 à 20%, arrêt de certains travaux ou investissements, renégociation de la dette. C’est souvent douloureux pour les habitants.

    20 minutes   http://fortune.fdesouche.com

  • Bordeaux : Plusieurs responsables du DAL placés en garde à vue

    BORDEAUX (Infos-Bordeaux) – Ce sont nos confrères de Sud-Ouest qui ont donné l’information. Suite à l’occupation organisée par le DAL du domicile d’une personne âgée par des immigrés Rom en situation irrégulière, quatre militants de l’association Droit au Logement, âgés de 39 à 55 ans, membres du bureau du DAL33 et donc responsables légaux, ont été interpellés jeudi matin. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’unité de police administrative de la sûreté départementale.

     

    Les enquêteurs cherchent à faire la lumière sur les circonstances de cette occupation illégale. En clair, ils veulent savoir qui a dégradé et changé la serrure. Les policiers ont également perquisitionné les domiciles des gardés à vue et le local du DAL33 de la rue de la Course à Bordeaux.

    Ordinateurs, téléphones et documents ont été saisis et seront analysés. Les enquêteurs y trouveront peut-être des renseignements précieux sur les méthodes de travail du DAL et la façon dont les militants cherchent et repèrent des logements vacants pour les redistribuer aux familles dans le besoin.

    Dans un communiqué de presse, le syndicat d’extrême gauche SUD, qui héberge dans ses locaux de la rue de la Course le DAL, dénonce “cette politique répressive systématique envers ceux qui luttent pour une justice sociale et dénonce le maintien et l’accroissement de la politique de criminalisation de l’action syndicale et d’inculpation des militants”.

    http://fr.novopress.info