Pierre Le Vigan http://www.europemaxima.com/
• Arnaud Teyssier, Charles Péguy, une humanité française, Perrin, 2008.
• Romain Rolland, Péguy, Albin Michel, deux volumes, 1945.
• Maurice Reclus, Le Péguy que j’ai connu, Hachette, 1951.
France et politique française - Page 5152
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Péguy parmi nous par Pierre LE VIGAN
Il y a cent ans, Péguy publiait Le mystère de la Charité de Jeanne d’Arc, pièce de théâtre qui est toute entière le mystère de la prière de Péguy. Il publiait aussi, cette même année 1911, Le Porche du mystère de la deuxième Vertu (« Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance. » Cette « petite fille espérance. Immortelle » que chantera cet autre poète qu’était Brasillach). L’occasion de revenir sur Péguy, l’homme de toutes les passions.En 1914 mourrait Charles Péguy, au début d’une guerre qui marqua la fin d’une certaine Europe et d’une certaine France. Péguy représentait précisément le meilleur de l’homme de l’ancienne France, atteint au plus haut point par les ravages du monde moderne. On dit parfois qu’il y eut deux Péguy, le premier socialiste et dreyfusard, et le second, nationaliste, critique du progrès, catholique proclamé (par ailleurs nullement pratiquant) et atypique. Ces deux Péguy ont leur grandeur, et les deux ont été bien vivants c’est-à-dire qu’ils ont écrits comme tout le monde aussi quelques bêtises. Mais c’est le même homme qui a été tour à tour socialiste idéaliste et critique passionné – et bien injuste – de Jean Jaurès. Et c’est le même homme qui fut poète, et qui fut hanté par l’idée de hausser l’homme. C’est pourquoi dans Notre jeunesse (1910), Péguy écrivait : « On peut publier mes œuvres complètes, il n’y a pas un mot que j’y changerais. » Et de dire dans ce texte, en substance : je ne renierais jamais mon engagement (dreyfusard) dans l’affaire Dreyfus et je ne renierais jamais la République.Péguy est né à Orléans en 1873. Il sera influencé par Louis Boitier et le radicalisme orléanais. Fils d’un menuisier et d’une rempailleuse de chaises, Péguy peut faire des études grâce à une bourse de la République. Condisciple du grand historien jacobin Albert Mathiez, Péguy échoue à l’agrégation de philosophie. Dans les années 1890, il se range du côté des socialistes par aspiration à la fraternité et un ordre vrai. De même, il défend Dreyfus injustement accusé de trahison. C’est un anticlérical et un homme de gauche. « Les guerres coloniales sont les plus lâches des guerres », écrit-il en 1902. Sa première Jeanne d’Arc qui, parue en 1897, n’aura aucun succès est dédiée à ceux qui rêvent de la République socialiste universelle. Il abandonne la voie du professorat en 1897.À partir de 1900, il évolue de manière de plus en plus autonome et inclassable. Il se convertit à un certain réalisme politique. « La paix par le sabre, c’est la seule qui tienne, c’est la seule qui soit digne », écrit-il alors à propos de la colonisation française. Ce qui n’est pas incompatible avec le premier propos mais marque une nette inflexion. C’est l’époque de Notre Patrie (1905) et du raidissement patriotique après l’incident de Tanger. « L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté. Le désordre fait la servitude », écrit-il alors dans les Cahiers de la Quinzaine. Mais ce ne peut être qu’un ordre vrai, c’est-à-dire un ordre juste.L’antisocialisme de Péguy vers 1910 est surtout une protestation contre l’embourgeoisement du socialisme. Mais il faut le dire : il y aussi un profond recul de l’intérêt pour la question sociale. S’il ne fut jamais maurrassien (Daniel Halévy expliquera que ce qui a manqué au débat français c’est un face-à-face Maurras – Péguy), Péguy était par contre proche de Barrès.Anticlérical mais chrétien – il trouve la foi en 1908 -, extrêmement patriote (jusqu’à un antigermanisme détestable mais naïf), Péguy était aussi philosémite (à une époque où le sionisme n’existait pas), ainsi grand admirateur de Bernard Lazare. Les amis juifs ne manquèrent pas à Péguy, tels le fidèle Eddy Marix. Sans parler de « Blanche », son dernier amour. Loin d’être attiré par les extrêmes, Péguy est à partir de 1900, en politique, très modéré. Il voue ainsi un grand respect à Waldeck-Rousseau, homme de gauche modéré, voire « opportuniste » au sens du moment, qui mit un terme aux affres de l’affaire Dreyfus.Après avoir ouvert une librairie, vite en faillite, Péguy crée les Cahiers de la Quinzaine, qui n’auront jamais assez d’abonnés pour être rentables (on parle de 1400 abonnés, mais des historiens tels Henri Guillemin indiquent qu’il n’en a jamais eu 1200). Abandonnant le socialisme devenu parlementaire, il s’attache à prôner une République idéale, indépendante des partis et de l’argent, patriote, sociale, apportant à tous l’éducation, la dignité dans le travail et la fraternité. C’est dire que Péguy n’a jamais complètement renié ses idéaux de jeunesse. « Une révolution n’est rien, si elle n’engage pas une nouvelle vie, si elle n’est entière, totale, globale, absolue… » Péguy devient l’homme de toutes les traditions, « des fleurs de lis mais aussi du bonnet phrygien (avec cocarde) ». « Un Michelet dégagé des vapeurs idéologiques », remarque Maurice Reclus. Une fidélité à la République comme continuité de toute notre histoire. C’est ce qu’il résuma par la fameuse formule : « La République c’est notre royaume de France ».Ami de Jacques Maritain, de Lucien Herr, de Pierre Marcel-Lévy, de Georges Sorel (qui ne crut jamais à sa conversion catholique), de Léon Blum, avec qui il se fâcha, de Marcel Baudouin dont il épousa la sœur et à qui il vouait une affection fraternelle jusqu’à utiliser le pseudonyme de Pierre Baudouin, sous le nom duquel il publia sa première Jeanne d’Arc, Péguy était en relation avec les plus brillants mais aussi souvent les plus profonds des intellectuels de l’époque. De même qu’il échouera à l’agrégation de philosophie, il ne termina jamais sa thèse sur « l’histoire dans la philosophie au XIXe siècle », ni sa thèse complémentaire qui portait sur le beau sujet « Ce que j’ai acquis d’expérience dans les arts et métiers de la typographie ». Ce qu’il cherchait n’était pas de paraître, c’était de tracer un sillon bien précis : l’éloge des vertus d’une ancienne France, celle des travailleurs, des artisans, des terriens. « C’est toujours le même système en France, on fait beaucoup pour les indigents, tout pour les riches, rien pour les pauvres », écrivait-il dans une lettre du 11 mars 1914.Souvent au bord de la dépression, Péguy ne se ménageait guère. « Le suicide est pour moi une tentation dont je me défends avec un succès sans cesse décroissant », écrivait-il à un de ses amis. Il ne cherchait pas le confort pour lui-même : ni le confort moral ni le confort intellectuel. « Il y avait en ce révolutionnaire du révolté, écrivait son ami Maurice Reclus, et, ces jours-là, je ne pouvais m’empêcher de voir en Péguy une manière de Vallès – en beaucoup plus noble, évidemment, en beaucoup moins déclamateur et revendicateur, un Vallès sans bassesse, sans haine et sans envie, mais un Vallès tout de même. » Péguy prétendait être un auteur gai, et s’il n’était pas comique ni léger, il était quelque peu facétieux. Oui, cet homme avait la pudeur de la gaieté. Il ne cherchait jamais à être étincelant, mais il étincelait.Ce que récuse Péguy, et là, il n’est pas modéré, c’est le modernisme. Le danger qu’il annonce, c’est « la peur de ne pas paraître assez avancé ». C’est pourquoi sa critique de l’obsession moderniste est souvent associée au regret des temps passés, alors qu’elle témoigne pour un autre avenir possible. « Mais comment ne pas regretter la sagesse d’avant, comment ne pas donner un dernier souvenir à cette innocence que nous ne reverrons plus. […] On ne parle aujourd’hui que de l’égalité. Et nous vivons dans la plus monstrueuse inégalité économique que l’on n’ait jamais vue dans l’histoire du monde. On vivait alors. On avait des enfants. Ils n’avaient aucunement cette impression que nous avons d’être au bagne. Ils n’avaient pas comme nous cette impression d’un étranglement économique, d’un collier de fer qui tient à la gorge et qui se serre tous les jours d’un cran. » (L’Argent). Deux semaines avant d’être tué, le 5 septembre 1914, Péguy était au front à la tête d’une compagnie. Il écrivait : « nous sommes sans nouvelles du monde depuis quatre jours. Nous vivons dans une sorte de grande paix. »• Bernard Guyon, Péguy, Hatier, 1960.• Charles Péguy, L’Argent (1913), réédité par les éditions des Équateurs.• Paru dans Flash, n° 67 du 2 juin 2011. -
Droit français : l’altérité sexuelle des parents est obligatoire
Aude Mirkovic, maître de conférence en droit privé, explique pourquoi, dans le droit français, on ne peut être enfant que d’un homme et d’une femme :
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La véritable histoire de la Révolution par Ortega y Gasset
Qu’on se souvienne de ce qu’était l’État à la fin du XVIII° siècle dans toutes les nations européennes. Bien peu de chose ! Le premier capitalisme et ses organisations industrielles, où, pour la première fois triomphe la technique, la technique nouvelle, rationnelle, avait produit un élargissement de la société. Une classe sociale apparut ; plus puissante en nombre et en force que les précédentes : la bourgeoisie. Cette entreprenante bourgeoisie possédait, avant tout et surtout, une chose : le talent pratique. Elle savait organiser, discipliner, persévérer dans ses efforts et les coordonner. Au milieu d’elle, comme sur un océan, flottait aventureusement « le navire de l’État ». « Le navire de l’État est une métaphore réinventée par la bourgeoisie qui se sentait elle même océanique, omnipotente et grosse de tourmentes.
Ce navire était chose de rien, ou guère plus. C’est à peine s’il avait des soldats des bureaucrates, de l’argent. Il avait été fabriqué au moyen âge par une classe d’homme très différente des bourgeois : les nobles, race admirable par son courage, son don du commandement, son sens de la responsabilité. Sans eux , les nations européennes n’existeraient pas. Mais avec toutes ces vertus du cœur les nobles avaient et ont toujours eu la tête brouillonne. Ils vivaient de l’autre viscère. D’intelligence très limités, sentimentaux, instinctifs, intuitifs ; en somme « irrationnels ». C’est pourquoi ils ne purent développer aucune technique, chose qui oblige à penser des organisations rationnelles. Ils n’inventèrent pas la poudre. Et ce fut tant pis pour eux. Incapables d’inventer de nouvelles armes, ils laissèrent les bourgeois – qui la firent venir d’Orient ou d’ailleurs - utiliser la poudre et avec elle, automatiquement, gagner des batailles contre le guerrier noble, contre le « chevalier » stupidement bardé d’une inutile ferraille, qui l’empêchait de se mouvoir pendant la lutte, et qui n’avait jamais compris que le secret éternel de la guerre ne consiste pas tellement dans les moyens de défense que dans les moyens d’agression (secret que Napoléon devait redécouvrir).
Comme l’État est une technique – d’ordre public et administratif – l’ « ancien régime » arrive à la fin du XVIII° siècle avec un État très faible, fouetté de tous côtés par une société vaste et bouillonnante. La disproportion entre le pouvoir de l’État et le pouvoir social est si grande à cette époque que si l’on compare sa situation avec celle des temps de Charlemagne, l’État du XVIII° siècle semble dégénéré. L’État carolingien était évidemment beaucoup moins puissant que celui de Louis XVI ; mais, par contre, la société qui l’entourait n’avait aucune force. L’énorme différence de niveau entre la force sociale et la force du pouvoir public a rendu possible la Révolution, les révolutions (jusqu’à celle de 1848).
Mais par la Révolution, la bourgeoisie s’empara du pouvoir public et appliqua à l’État ses indéniables vertus. En un peu plus d’une génération, elle créa un État puissant qui en finit avec les révolutions. En effet depuis 1848, c’est à dire dès que commence la seconde génération des gouvernements bourgeois , il n’y a pas en Europe de vraies révolutions. Non pas que les motifs aient manqué ; mais il n’y avait plus les moyens de les réaliser
Ortega y Gasset La Révolte des masses http://www.actionfrancaise.net
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David Duke dénonce le génocide des Français
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Éric Zemmour : Valls, un faux dur, comme ses prédécesseurs à l’Intérieur
Z comme Zemmour. « Manuel Valls joue admirablement son rôle. Il a la voix ferme, le regard acéré, les mots qu’il faut. Pas de régularisation massive, circulaire exigeante, juste, il cite la fameuse phrase de Rocard usée à force d’avoir servie : ‘La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde.’ Mais… Tout est dans le ‘mai’.
La com’ est impeccable, mais ce n’est que de la com’. Les compères du ministre de l’Intérieur jouent à l’unisson : les association de défense des étrangers et l’extrême-gauche crient au scandale, à la trahison, à la France des droits de l’homme, à la France terre d’asile. À droite, l’UMP et le Front national s’égosillent : ‘On ouvre les vannes de l’immigration !’ Comme si elles avaient jamais été fermées. Manuel Valls en profite pour passer au milieu, tel Moïse ouvrant la mer rouge en deux. ‘Ma politique est celle du juste milieu, modérée, ferme mais juste.’ Ah, la pièce est bien rodée. On l’a déjà vue jouée cent fois, par Sarkozy, par Chevènement, par Pasqua, par Defferre… 30 ans déjà. Comme ses prédécesseurs, le ministre de l’Intérieur socialiste ne maîtrise rien. Il fait semblant, avec beaucoup de talent. Valls est un méchant de pacotille, un dur en peau de lapin. Ses critères objectifs permettront seulement aux avocats des lobbies associatifs de faire pression sur les préfectures. [...]
"La Chronique d'Eric Zemmour" : Valls, le faux dur par rtl-frLa suite du texte sur NdF http://www.actionfrancaise.net
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(Communisme) « Il ne peut y avoir de prescription morale » (arch 1998)
Un entretien avec Bernard Antony
Vous avez été le premier en France à demander l'équivalent d'un « Procès de Nuremberg » contre le communisme. Pour quelles raisons ?
Au moment où toute la classe politico-médiatique se répand sur le devoir de mémoire, concernant les crimes passés du national-socialisme, il serait étrange que le communisme échappe à toute mise en accusation. Ainsi que l'affirmait Soljénitsyne : « le communisme tuait avant que le nazisme ne tue, il tuait pendant que le nazisme tuait, il continue de tuer quand le nazisme ne tue plus ». 100 millions de morts, 200 millions ? Quel que soit le nombre retenu, le bilan est accablant.
Mais le procès que je demande n'est pas la répétition de celui de Nuremberg qui avait jugé les dirigeants nationaux-socialistes. D'une part, à Nuremberg, figuraient parmi les juges, des bourreaux, les représentants de l'Union soviétique, de l'autre, nous ne voulons pas une procédure pénale, mais un procès moral.
Si la prescription juridique doit constituer un principe intangible du droit, pour les crimes contre l'humanité, il ne peut y avoir de prescription morale.
Sept ans après la chute de l'Empire soviétique, un tel procès est-il toujours d'actualité ?
Plus que jamais ! Pour deux raisons. D'abord nous avons un devoir de mémoire à l'égard des dizaines de millions de victimes du communisme.
Ensuite, si le communisme s'est retiré de la Russie et de l'Europe de l'Est, laissant derrière lui un champ de ruines, il sévit encore en Chine, en Indochine, en Corée du Nord, à Cuba. En Europe même, la nomenklatura communiste revient au pouvoir, reconvertie dans des partis sociaux-démocrates, prônant la même idéologie mondialiste que notre classe politique.
En France même, nous avons des ministres communistes, avec lesquels Jospin est «fier» de gouverner ! Si le communisme était frappé d'indignité morale, ses partisans n'occuperaient pas les positions dominantes qu'ils ont aujourd'hui.
Qu'est-ce qui empêche la tenue de ce procès?
Justement la puissance du parti communiste, qui impose un véritable terrorisme intellectuel, voire physique. L'accueil haineux qui a été fait dans les grands médias au « Livre noir du communisme » illustre cette triste réalité.
Les arguments des défenseurs du communisme sont dérisoires. Non, Staline n'est pas le responsable de la dérive sanglante d'une idéologie généreuse, mais le successeur de Lénine qui déclarait : « Si pour arriver à nos fins, nous devons éliminer 80 % de la population, nous ne devons pas hésiter un seul instant ». De même, il est vrai que le parti communiste français n'a pas autant de sang sur les mains que ses homologues russe, chinois, vietnamien, cambodgien. Mais s'il avait pris le pouvoir dans notre pays, n'aurait-il pas accompli les mêmes atrocités ? Le PC français, émanation de l'URSS, n'a cessé de soutenir celle-ci jusqu'à son écroulement.
En quoi la figure de Boudarel est-elle symbolique du combat que vous menez ?
Boudarel, communiste français, a dans un des camps du Viêt-minh, le camp 113, torturé moralement ses compatriotes, prisonniers des,communistes vietnamiens, à qui une seule alternative était offerte : la récitation de l'idéologie marxiste ou la mort.
Cet homme s'est jusqu'ici refusé à exprimer tout repentir.
Vous avez, le 9 novembre dernier, organisé de votre propre chef un premier procès à Paris, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes et des témoins de premier plan. Qu'envisagez-vous pour la suite ?
« Chrétienté-Solidarité » a été en effet la première organisation à dresser un procès moral du communisme, à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de la révolution bolchevique, accueillant des témoins aussi prestigieux que le colonel Clostermann ou Alain Griotteray, des anciens du camp 113 comme M. Jantelot, ambassadeur de France, des personnalités étrangères, victimes du communisme (vietnamiennes, laotiennes, lituaniennes ... ). Ce que nous voulons maintenant ? Que partout dans le monde, soient constitués des tribunaux qui jugeront des crimes contre l'humanité, perpétrés dans leurs pays par le communisme. En France nous entendons, avec l'ensemble du mouvement national, combattre cette idéologie, où qu'elle trouve refuge ..
Français d'abord ! Numéro spécial- 2e quinzaine janvier 1998 -
Jacques Bompard revient sur le racisme anti-blancs
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Mariage gay : des auditions indignes d’une Assemblée nationale
Mariage gay : les religions entendues à la sauvette
Invités à l’Assemblée nationale, les responsables religieux n’ont eu que 4 minutes chacun pour débattre.
Ils sont quarante-huit et manifestent contre André Vingt-Trois. Près de l’Assemblée nationale, ils tournent en rond, munis de pancartes en faveur du mariage homosexuel. « André Vingt-Trois, occupe-toi de ton culte » est leur slogan. Une militante qui tient à son anonymat explique : « Nous sommes très en colère parce qu’il s’oppose à nos droits. » « Il » étant l’archevêque de Paris. Avec cinq autres responsables religieux, il était invité, jeudi, par la commission des lois de l’Assemblée nationale pour dire pourquoi juifs, chrétiens, musulmans s’opposent au projet de loi pour le mariage gay. Travail démocratique que cette jeune femme va toutefois jusqu’à récuser : « L’Assemblée nationale n’a pas à écouter André Vingt-Trois ! »
Dans la salle Lamartine, chacun des religieux dispose de dix minutes pour s’exprimer. Dans l’heure qui reste, le rapporteur de la loi, Erwann Binet (SRC-groupe socialiste républicain et citoyen), lance des questions et donne la parole aux douze parlementaires présents (lui compris : neuf SRC, un RRDP (radicaux de gauche), un écologiste, deux UMP, Xavier Breton et Éric Woerth). Cinq s’exprimeront longuement, essentiellement sur la notion d’égalité et de non-discrimination pour les homosexuels. Il restera donc moins de quatre minutes par religieux pour répondre aux objections.
Ce qui irrite le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, qui appelle alors ses interlocuteurs politiques à un « débat sérieux » : « vous posez une masse de questions : avoir trois minutes pour répondre, c’est frustrant », lance-t-il. Et de critiquer la forme de cette réunion : « Nous voyons ici à quoi mène un dialogue fait dans l’urgence. Il faut maintenant nous dépêcher de débattre ! » Et conclut : « Trop pressé d’aller à la solution, on risque de ne pas écouter l’autre. »
« Globalement vous êtes des lobbys »
La solution, elle, semble déjà acquise pour les députés de gauche présents qui sont d’ailleurs les seuls à s’exprimer. L’Assemblée va voter cette loi, cela ne fait pas l’ombre d’un doute pour eux. Les religions qui auront pu tout de même redire les raisons de leur opposition n’ont d’ailleurs pas grand-chose à apporter, car le « débat » se joue pendant cette seule séance. Le plus virulent sur ce thème étant Alain Touret (RRDP) : « Globalement vous êtes des lobbys », lance-t-il, attaquant directement l’Église catholique : « Vous appuyez votre pouvoir sur l’institution du mariage (…) mais à part quelques exceptions, vous vous êtes pratiquement trompés à chaque fois (…). La fracture entre vous autres et l’opinion est totale. »
Curieusement toutefois, et comme la plupart de ses collègues, il insiste et conclut son propos sur la nécessité de tenir le débat à l’Assemblée et surtout pas dans la rue. Comme si la majorité avait peur d’une forte mobilisation pour la manifestation nationale du 13 janvier prochain : « Vous lancez vos troupes, vos évêques, jette-t-il à un cardinal Vingt-Trois impassible, vos catholiques s’il en reste » mais « restez plutôt sur le plan philosophique » et« laissez aux élus la responsabilité de décider ! »
Ce qui fera réagir le grand rabbin, Gilles Bernheim. Ces interventions religieuses, argumente-t-il, sont tout, sauf « un front des religions ».« Jamais, ajoute-t-il, je récuserai le droit pour un couple homosexuel d’avoir des enfants » mais comment peut-on « imposer son désir d’enfant sur l’avenir même de cet enfant ? Droit et devoir sont ici remis en question. Et le mot mariage est dévoyé. »
Le Figaro via http://www.actionfrancaise.net
Lire également : Mariage gay, des religieux indignés
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Á qui profite le déclassement de l’économie française par Standard & Poor’s ?
L’usure internationale ne désarme pas, et c’est désormais au tour de la France, deuxième économie européenne, d’en faire les frais. L’agence privée étasunienne Standard & Poor’s a ainsi confirmé la dégradation des notes à long terme AA+ et à court terme A-1+ de la France. Cette décision intervient quatre jours à peine après le déclassement opéré par Moddy’s, une autre agence de notation. « Après la stagnation de 2012, a déclaré Standard & Poor’s, nous nous attendons à ce que la croissance de l’économie française ne dépasse pas 0,4% en 2013 ».
Après avoir durement frappé les économies de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, de l’Irlande et du Portugal, les financiers britanniques et étasuniens s’en prennent aujourd’hui à la France. Et ce, dans la continuité de la une de l’hebdomadaire The Economist du samedi 17 novembre (sept baguettes de pain entourées d’un ruban tricolore, reliées à une mèche allumée telles des bâtons de dynamite), pour lequel « la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne »… La « perfide Albion » aura pour le coup été parfaite dans son rôle de soutien à l’Oncle Sam, toujours ravi de voir les ennemis du dollar se prendre les pieds dans le tapis.
La première des conséquences de la parte du triple A, c’est l’augmentation du taux d’intérêt exigé par les créanciers. Dans le contexte actuel, la France sera ainsi obligée d’emprunter moyennant des taux d’intérêt encore plus élevés. Quand on sait qu’environ 70 % des créances sur les dettes publiques sont possédés par les 10 % les plus riches de la population (qui touchent de facto 70 % des intérêts), on comprend aisément que le système de la dette publique enrichit les plus riches au détriment des plus pauvres.
Par effet domino, la note des entreprises nationales, des banques et surtout des collectivités territoriales sera remise en cause. Les collectivités dépendant en grande partie des transferts financiers de l’État, elles ne peuvent pas bénéficier d’une meilleure note que lui. Or, une fois leur note dégradée, elles devraient faire face à des créanciers plus méfiants, qui leur réclameraient des taux d’intérêt plus élevés. Cela alourdirait le coût de leur dette et apporterait fort opportunément de l’eau au moulin des thuriféraires du démantèlement des politiques publiques.
Enfin, si les marchés continuent à imposer à la France des taux d’intérêt toujours plus élevés, alors des répercussions en chaîne sont à redouter, des finances de l’État jusqu’au porte-monnaie du consommateur.
Au moment où notre ministre de l’économie et des finances se transforme en VRP du pacte de compétitivité devant des chefs d’entreprises, il est probable qu’un nouveau tour de vis fiscal, voire une baisse sensible des dépenses de l’État, soit nécessaire afin de rassurer les marchés et les emprunteurs.
Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel. La crise semble totale et s’accompagne d’une exigence de destruction de tout ce qui entrave la concentration des richesses par les grands possédants. Ils appellent cela « déréglementation », « privatisation » ou « libéralisation ».
L’idée selon laquelle il pourrait y avoir sortie de crise sans sortie du système qui l’engendre est une hérésie. Autant vouloir soigner une grippe sans tuer son virus. Cette chimère ne vise, une nouvelle fois, qu’à berner le peuple en lui faisant croire que l’avenir sera meilleur s’il accepte de nouvelles mesures antisociales. Souvenons-nous toutefois que l’histoire a montré que les révolutions ne sont pas prévues dans les calendriers électoraux de la bourgeoisie.C. Martin http://www.voxnr.com
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L’Allemagne se prépare à l’implosion économique française
La Grèce à détourné l'attention des marchés pendant que la France, l'autre pilier principal de l'Union Européenne, connaît actuellement une contraction économique comparable à celle de 2008-2009. A présent que les grecs ont reçu un nouveau tour de vis pour rassurer les banques créancières du pays, l’hexagone est la prochaine cible…

Les chiffres des ventes automobiles (poumon de l’économie frenchie) du mois de septembre 2012 sont pires que ceux de septembre 2008 (le mois de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers). Même l’optimisme chronique de la Banque de France semble contrarié et dévoile les mauvaises nouvelles : nous entrons à nouveau en récession avant la fin d'année.
Au cours des dernières semaines, un cri d'alarme de nombreux dirigeants financiers prévient que l'économie française est dangereusement passée en mode « hors-piste ».Dans un entretien paru le 14 novembre dernier dans l'Express, Henri de Castries, chef exécutif des services financiers du Groupe AXA avertit clairement que la France est en perte de vitesse, non seulement face à l'Allemagne mais face à la quasi-totalité de ses voisins européens !
« Il y a un fort risque qu’en 2013 et 2014, nous allons être à la traîne comme l'Espagne, l'Italie et la Grande-Bretagne ».
Le 5 novembre, Louis Gallois, ancien patron d’EADS, publiait un rapport commandé par le gouvernement appelant à un "traitement de choc" pour restaurer la compétitivité française.
Le 28 octobre, un groupe composé des 98 chefs des plus importantes entreprises du pays remettaient une lettre ouverte au président Hollande sur l’insupportable dépense publique qui représente 56% du Produit Intérieur Brut : la plus élevée d’Europe !
Cette lettre a été signée par la quasi-totalité des grandes sociétés françaises (à quelques exceptions près comme EDF qui est contrôlé par le gouvernement...).
Sur ce constat, nous avons la confirmation que la France est en grande difficulté face à son partenaire allemand pour enrayer la crise du surendettement souverain.
Le Ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a d’ailleurs demandé à un panel d’experts de se pencher sur les propositions de réforme pour la France, craignant que la faiblesse de la seconde plus grande économie de la zone Euro puisse mettre en danger l'Allemagne.
Deux responsables, s'exprimant sous couvert d’anonymat, ont déclaré à Reuters que Schäuble a fait une demande aux conseillers économiques du gouvernement allemand, plus connus sous le nom des « sages », d’envisager l’élaboration d’un rapport sur ce que la France doit faire...
Image ReutersD’après l’économiste Lars Feld :
« Le plus gros problème à l'heure actuelle dans la zone euro n'est plus la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, mais la France, parce que rien n'a été entrepris pour rétablir véritablement sa compétitivité, et elle s’est même engagée dans la direction opposée ! »
« La France a besoin de réformes sur le marché du travail, c’est le pays de la zone euro qui fonctionne de moins en moins bien chaque année, alors comment voulez-vous obtenir des résultats ? Les choses ne fonctionneront pas à moins que davantage d'efforts soient faits. »
La France sera un problème bien plus important que l'Espagne ou l'Italie pour l'Union Européenne !
Attachez vos ceintures, le plan de bataille des financiers est en place pour mener l'opération "CASH contre votre CDI"... comme les lecteurs du blog Gold-up l'avaient découvert dans cette vidéo dévoilant un document secret diffusé aux banquiers avant les élections présidentielles françaises...