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culture et histoire - Page 4

  • Algérie 1958 : un "printemps" pourri

    Fin 1957 le FLN et la Tunisie laissent filtrer un renseignement selon lequel, dans la nuit du 10 au 11 janvier 1958, une bande rebelle tentera de franchir la frontière tunisienne. Le capitaine commandant le quartier situé près du secteur concerné reçoit l'ordre de sa hiérarchie de monter une embuscade et d'intercepter la bande. Il réunit 43 hommes des 23e RI et 18e Dragons.

    Janvier : Les deux pièges du FLN

    Le piège fonctionne : ce sont trois katibas (compagnies) fortement armées qui se présentent et, de chasseurs, les soldats français deviennent gibiers. Les rebelles, repoussés avec de lourdes pertes, sont appuyés et couverts dans leur repli par des tirs de mitrailleuse et de mortier qui partent de Tunisie. Quatorze de nos soldats sont massacrés, éventrés, émasculés avant l'arrivée de renforts, quatre sont faits prisonniers et emmenés en Tunisie.

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  • Est-ce vraiment de Montcornet qu’il faut parler ?

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    André Posokhow 

    Pour faire oublier son incurie dans la lutte contre l’épidémie, Macron, en pleine opération de communication relayée par les médias bien-pensants, a souhaité célébrer la « victoire » de Montcornet qui aurait été remportée par le colonel De Gaulle le 17 mai 1940.

    Il n’y a pas eu de victoire, ni même un succès. Il y a eu, sur ordre supérieur, l’engagement de l’embryon de la 4e DCR, pour ralentir le déferlement ennemi afin de barrer la route de Paris. Cette action qui a surtout été un va et vient, s’est traduite par des pertes sensibles et un échec tactique et stratégique, les blindés de Guderian poursuivant leur avance sans désemparer.

    Il ne s’agit pas de gaullisme ou d’antigaullisme mais de refuser d’être dupe d’un bobard à répétition.

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  • La Révolution en circuit fermé

    Redécouvert en 1978 par François Furet, Augustin Cochin avait décrypté le mécanisme qui avait permis aux petits cercles des sociétés de pensée imbus des Lumières d’imposer leurs aspirations en les faisant passer pour la volonté du grand nombre. Son oeuvre est heureusement rééditée.

    En 1978, François Furet publiait Penser la Révolution française, essai qui a marqué un véritable tournant historiographique. Ancien membre du parti communiste, l’auteur y exprimait le vœu de rompre avec la version officielle de la Révolution dès lors que celle-ci ne pouvait plus être un moteur politique, le socialisme réel ayant montré son vrai visage, celui du goulag. « La Révolution française est terminée », écrivait Furet, estimant que les historiens avaient désormais à penser la Révolution non plus en termes idéologiques mais en termes scientifiques, notamment pour comprendre comment les aspirations libérales de 1789 avait débouché sur la Terreur de 1793. Furet expliquait encore comment deux historiens, « les seuls à proposer une conceptualisation rigoureuse de la Révolution française », avaient contribué à sa réflexion : Alexis de Tocqueville, qui aide à comprendre la part de continuité de la Révolution dans l’histoire de France, et Augustin Cochin, pour sa théorie du jacobinisme.

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  • L'Europe doit soutenir Taïwan

    6a00d8341c715453ef0263e94b1311200b-320wiL'observation du passé de l'humanité ne relève pas de la zoologie. Les événements ne s'y reproduisent jamais à l'identique. Le libre choix permanent des fragiles fils d'Adam déjoue l'instinct de l'animal. Et pourtant l'histoire, cette "science des faits qui ne se reproduisent pas" [Paul Valéry]  nous livre d'inépuisables enseignements, sous des masques à peine renouvelés.

    Ainsi l'expérience du XXe siècle, avec sa chaîne d'horreurs brutalement totalitaires, et après les condamnations plus ou moins sincères, du Procès de Nuremberg clos en 1946 au rapport Khrouchtchev de 1956, pourrait nous permettre de mieux comprendre la mise en place rampante des dictatures cybernétiques actuelles.

    Désormais en effet, ceux qui ont aimé Hitler et Staline adoreront, en Xi Jinping, le stalinien assumé, et le national-socialiste d'un genre nouveau. On peut regretter qu'à Paris au moins, cet enchaînement, objectivement évident, ne s'impose guère dans les esprits qui formatent l'opinion.

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  • Le jacobinisme et la puissance de l'Etat

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    par Bernard PLOUVIER

    C’est devenu une scie depuis la période soixante-huitarde et sa contestation tous azimuts que de dénoncer le « Jacobinisme »… et généralement, les polémistes semblent ignorer ce que fut réellement la lubie des Jacobins d’octobre 1789, lors des premiers débats d’idées au sein du Club, jusqu’à sa fermeture en novembre 1794.

    L’unique doctrine constante des Jacobins – car l’on constata, bien sûr, une foule d’avis contradictoires entre « divas » – fut la soumission de l’Exécutif au Législatif, si l’on préfère : placer les ministres (et, de 1790 à 1792, le roi) sous la tutelle de l’Assemblée Nationale.

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  • Doriot, du communisme à la collaboration

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    Aux éditions Pardès, Jean-Claude Valla nous propose une remarquable biographie de Doriot qui n'est ni une réhabilitation totale du « Grand Jacques » ni un pamphlet haineux et systématique (1) L'auteur s'appuie sur sa profonde connaissance de la période 1940-45 dont ont témoigné ses Cahiers Libres d'Histoire sur la Milice, Touvier, la Cagoule, la Résistance d'extrême droite, les socialistes dans la Collaboration (2) Sa documentation est sérieuse, constituée de documents personnels avec une utilisation judicieuse de la presse de l'époque. La vie et les activités de Jacques Doriot sont suivies tout au long de sept chapitres que l'on peut classer en trois parties.

    Un communiste critique

    Né en 1898 à Bresles (Oise) d'un père forgeron, Jacques Maurice Doriot est d'abord ajusteur à Saint-Denis où il se fixe en 1916. Mobilisé en 1917 il se bat en 1918, notamment sur le dur Chemin des Dames puis dans l'armée d'Orient. Il en revient avec deux citations mais marqué, d'où son pacifisme. Comme beaucoup de jeunes anciens combattants, il a cru à la « grande lumière à l'Est » et adhère aux Jeunesses communistes en 1920 après le congrès de Tours. Sa carrière dans le Parti est rapide. Sélectionné il est envoyé plusieurs fois à Moscou et même, sur ordre de Staline, en Chine en 1927 pour une mission. Il y est témoin de l'écrasement du PC chinois, compromis par Staline puis abandonné. De là son jugement (en privé) sur « cette canaille de Géorgien » ! Ce qui ne l'a pas empêché en France de se distinguer par ses activités de communiste "révolutionnaire ».

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  • RAPPEL : SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 OCTOBRE 2020, À PARIS-RUNGIS...

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Cette crise a montré la nécessité d’apporter de la flexibilité à un système éducatif qui n’en a pas

    Cette crise a montré la nécessité d’apporter de la flexibilité à un système éducatif qui n’en a pas

    Alain Bouvier, ancien recteur et rédacteur en chef de la « Revue internationale d’éducation de Sèvres », a été interrogé dans Le Monde sur le déconfinement de notre système scolaire. Extraits :

    […] Pendant cette crise, l’enseignement formel pour tous, par un professeur suivant le programme officiel en présentiel dans sa classe, a de fait disparu au profit de propositions pédagogiques diverses, parfois innovantes, parfois moins, à distance, plus individualisées et moins encadrées. Les familles s’en sont saisies différemment selon les milieux…

    Cette fragmentation sans précédent du système éducatif s’incarne aujourd’hui dans les modalités de « retour » à l’école. Les réouvertures d’établissement s’étalent sur plusieurs semaines. Les familles ont le choix de renvoyer ou non leur enfant à l’école. Et selon quatre modalités différentes de scolarisation : tout présentiel, distanciel et présentiel, tout distanciel, et enfin un temps partagé entre les cours et les nouvelles activités périscolaires « 2S2C » (sport, santé, culture, civisme)…

    Mais l’individualisation dont vous parlez est exceptionnelle, dans un contexte qui l’est tout autant. Quels peuvent en être les effets à long terme sur l’école ?

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  • Des militants royalistes nettoient la statue de Jeanne d’Arc qui avait été recouverte de graffitis il y a quelques jours à Paris

    Il y a maintenant plusieurs jours, une statue de Jeanne d’Arc a été recouverte de graffitis injurieux sur le boulevard Saint-Marcel (Paris V), dans l’indifférence générale et le silence des médias. Sur le socle du monument érigé en hommage à l’héroïne française, on pouvait notamment lire : « pucele (sic) de merde », en référence au surnom de « pucelle d’Orléans » qui lui est dévolu. Puisque la mairie de Paris n’a pas jugé bon de nettoyer l’œuvre du sculpteur Emile-François Chatrousse, ce sont de jeunes militants de l’Action française (AF) qui s’en sont occupés. Une action « très bien accueillie par les habitants du quartier qui les ont félicités pour leur action », précise notamment l’organisation sur Twitter.

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