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culture et histoire - Page 3

  • “Orthodoxie et hérésie durant l’Antiquité tardive”, par Claude Bourrinet

    Polymnia Athanassiadi, La lutte pour l’orthodoxie dans le platonisme tardif. De Numénius à Damascius, Les Belles Lettres, Paris, 2006, 276 p., 25 €

    La période qui s’étend du IIIe siècle de l’ère chrétienne au VIe, ce qu’il est convenu d’appeler, depuis les débuts de l’Âge moderne, le passage de l’Antiquité gréco-romaine au Moyen Âge (ou Âges gothiques), fait l’objet, depuis quelques années, d’un intérêt de plus en plus marqué de la part de spécialistes, mais aussi d’amateurs animés par la curiosité des choses rares, ou poussés par des besoins plus impérieux. De nombreux ouvrages ont contribué à jeter des lueurs instructives sur un moment de notre histoire qui avait été négligée, voire méprisée par les historiens. Ainsi avons-nous pu bénéficier, à la suite des travaux d’un Henri-Irénée Marrou, qui avait en son temps réhabilité cette époque prétendument « décadente », des analyses érudites et perspicaces de Pierre Hadot, de Lucien Jerphagnon, de Ramsay MacMullen, de Christopher Gérard et d’autres, tandis que les ouvrages indispensable, sur la résistance païenne, de Pierre de Labriolle et d’Alain de Benoist étaient réédités. Polymnia Athanassiadi, professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Athènes, a publié, en 2006, aux éditions Les Belles Lettres, une recherche très instructive, La Lutte pour l’orthodoxie dans le platonisme tardif, que je vais essayer de commenter.

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  • Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (2)

    Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (2)

    Suite de l’entretien débuté hier avec Bruno Riondel sur le bilan du communisme, à propos de son dernier livre: L’effroyable vérité.

    4) Vous évoquez l’esprit de repentance comme séquelle de l’influence communiste. Pourriez-vous expliquer davantage ce que vous entendez par là ?

    L’instrumentalisation de la mémoire est l’un des outils fondamentaux de l’ingénierie sociale contemporaine, puisqu’elle permet la culpabilisation des masses en sollicitant l’affectif au détriment du cognitif, avec pour effet la perte du sain discernement. Les communistes ont toujours été des experts en ce domaine, dans les pays soumis à des dictatures marxistes-léninistes, comme dans les démocraties occidentales, en France, notamment, où le PCF a toujours eu ses experts en manipulation mentale. (Qui sait que dans les camps de prisonniers français capturés par le Viet Minh, à l’issue de la bataille de Diên Biên Phu, les méthodes de lavage de cerveau utilisées par les communistes vietnamiens avaient été mises au point par des experts du PCF ?) Ainsi, en contrôlant les réseaux de diffusion du savoir et le façonnage du discours historique officiel, les communistes (et aujourd’hui les réseaux progressistes d’inspiration marxiste) ont pu créer et entretenir une mémoire collective à géométrie variable, fondée sur le relativisme moral qu’induit la conscience de classe assumée.

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  • Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (1)

    Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (1)

    Nous commençons la publication d’un entretien avec Bruno Riondel, professeur d’histoire à Louis-le-Grand et auteur d’une récente synthèse sur le bilan du communisme: “L’effroyable vérité” (L’Artilleur)

    1) Vous venez de publier une synthèse impressionnante sur un siècle de communisme. Quel est le bilan ?

    Le bilan est terrifiant.

    Sur le plan humain, 80 à 100 millions de personnes ont été tuées, de plus nombreuses encore ont eu leur vie brisée dans les milliers de camps de déportation mis en place par les communistes, partout où ils prirent le pouvoir. Et plusieurs millions de personnes parmi ces victimes du communisme ont été exterminées dans le cadre de deux génocides : l’Holodomor, le génocide ukrainien qui a fait quatre à cinq millions de victimes par la famine organisée, entre 1932 et 1933, et le génocide cambodgien, à la fin des années soixante-dix, qui causa la mort de deux à trois millions de personnes, souvent exécutées par balle où d’un coup de pelle sur la nuque. Dans les deux cas, le crime fut prémédité par les hauts responsables communistes qui, à l’instar du Cambodgien Pol Pot, ambitionnaient de créer un « nouveau peuple ». Le crime fut ensuite mis en œuvre par des exécutants totalement déshumanisés, tel le Soviétique Lazare Kaganovitch, fort justement surnommé le « Himmler soviétique ». Tout historien sérieux reconnait aujourd’hui la dimension génocidaire des crimes de masse ukrainien et cambodgien, Nicolas Werth, l’un des grands spécialistes du communisme, écrivant à propos du premier qu’il est « le seul événement européen du XXe siècle qui puisse être comparé aux deux autres génocides, le génocide arménien et la Shoah ». Même lorsqu’il n’y eut pas génocide (selon les critères stricts de définition), la préméditation des crimes de masse fut une constante dans les régimes communistes, car l’éradication nécessaire de la superstructure culturelle des sociétés, afin d’en créer une nouvelle, justifiait d’exterminer des classes sociales entières, à commencer par les paysans, souvent très attachés à leur petite exploitation et porteurs de valeurs traditionnelles. Félix Dzerjinski, le sinistre fondateur de la Tchéka, la police politique soviétique, justifiait les tueries massives en estimant qu’« il n’existe pas des individualités contre-révolutionnaires mais des classes entières contre-révolutionnaires ». Ainsi, aux millions de koulaks ukrainiens déportés et assassinés par Staline s’ajoutèrent les masses de paysans tués par Mao, Hô chi Minh et par beaucoup d’autres dirigeants criminels.

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  • RAPPEL : la 4e fête du Pays réel organisée par Civitas est reportée

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    Un communiqué d'Alain Escada, président de Civitas :

    Ce 13 mars 2020, le gouvernement français, par l’intermédiaire du Premier ministre Edouard Philippe, vient d’interdire les rassemblements de plus de cent personnes sur tout le territoire au motif d’endiguer le coronavirus. Ce cas de force majeure nous empêche de maintenir la 4e Fête du Pays Réel aux dates initialement prévues des 28 et 29 mars 2020.

    La 4e Fête du Pays Réel sera donc reportée à une date ultérieure que nous vous communiquerons le plus rapidement possible.

    En attendant, la billetterie en ligne est suspendue.

    Nous proposons pour toutes les réservations (exposants, billets d’entrée, places au banquet johannique) d’être conservées pour la nouvelle date de la 4e Fête du Pays Réel. Si cette nouvelle date ne convient pas aux personnes ayant déjà réservé, nous procèderons au remboursement.

    Nous vous remercions par avance pour votre compréhension.

    Tandis que la population est plongée dans la crainte et l’affolement, CIVITAS vous encourage à faire preuve de Foi et d’Espérance, à conserver la sérénité, armée de la prière et de la confiance en Dieu. En ce 1600e anniversaire de la naissance de sainte Geneviève, souvenez-vous comment alors que les Parisiens fuyaient honteusement à l’approche de l’armée barbare d’Attila, cette jeune femme alors âgée de dix-neuf ans les exhorta : “Ayez confiance en Dieu, implorez son secours, et ne trahissez point par votre fuite la cause du ciel et de la patrie.”

  • La Petite Histoire – La grande pandémie : 50 millions de morts

    De mars 1918 à mai 1919, une pandémie sans précédent déferle sur l’Amérique du Nord, l’Europe, puis le monde. Familièrement appelé « grippe espagnole », le virus touche alors près d’un milliard de personne et en tue, au minimum, 50 millions. En pleine Grande Guerre, l’Europe fragilisée est rapidement plongée dans l’effroi, et des mesures radicales sont mises en place… bien trop tard. Peut-on comparer cette situation avec l’épidémie actuelle de coronavirus (Covid-19) ? Beaucoup de similitudes existent entre ces deux fléaux qu’un siècle sépare pourtant. Retour sur la plus grande pandémie du XXe siècle, et sur les leçons qu’elle nous lègue.


    Le Figaro : Peut-on comparer le coronavirus et la grippe espagnole?

    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-la-grande-pandemie-50-millions-de-morts

  • « Le Crépuscule de l’universel », selon Chantal Delsol

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    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ On ne présente pas Chantal Delsol, professeur émérite des universités en philosophie, membre de l’Institut et auteur de chroniques souvent bien senties au Figaro. Mais son dernier essai, Le Crépuscule de l’universel [1], mérite que l’on s’y arrête.

    De quel universel s’agit-il en effet ? Tout simplement, de la modernité occidentale, qui a rompu avec l’humanisme classique, pour se muer en humanitarisme et en individualisme fanatiques. Et pourquoi un crépuscule ? Parce plusieurs cultures mondiales s’opposent désormais clairement et fermement à cet humanitarisme idéologique. Et parce qu’il se trouve aussi contesté en Europe même par ce qu’on nomme le « populisme » et les « démocraties illibérales ». Pour cette raison, nous vivons une nouvelle « guerre des dieux », entre des paradigmes de plus en plus irréductibles.

    La modernité occidentale en question

    Est-ce une catastrophe ?

    Oui, répondent les tenants du Système, qui voient les racines intellectuelles et morales de leur pouvoir remises en cause, et qui, pour cette raison, se réfugient de plus en plus dans le raidissement idéologique, la diabolisation et la répression de toute pensée ou parole dissidente en Occident.

    Une situation paradoxale car ceux qui vantent la diversité récusent en réalité l’altérité « puisque [pour eux] l’autre est voué à devenir comme nous donc à disparaître en tant qu’autre [2] ». Donc le courant humanitariste « récuse les séparations mais réintroduit le clivage entre lui et ses adversaires, les antimodernes. Il est pacifiste mais fait la guerre sous toutes ses formes pour lutter contre ceux qui ne le sont pas [3] ».

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