
par François Marcilhac
Dans Ouest France du 24 février 2026, en vue du premier tour des élections municipales, le comte de Paris rendait hommage aux élus municipaux en rappelant que « ces artisans du bien commun incarnent à la fois l’âme de notre pacte social et l’expression de notre diversité ». Et d’appeler à élargir leurs compétences. Malheureusement, le pays légal républicain est indifférent à cette dimension essentielle de cette « démocratie de proximité », la seule qui pourrait véritablement refléter le souci politique en dehors de toute autre considération. Parce que le régime des partis politise tout, au mauvais sens du terme, parce qu’il fait de chaque enjeu électoral un enjeu de pouvoir oligarchique, parce qu’il est incapable de s’affranchir de ses propres démons politiciens, il abîme ces élections et le rapport entre le maire et ses « administrés » en y insufflant des préoccupations étrangères aux affaires municipales. C’est ainsi que la seule question que se sont posés politistes, journalistes et politiciens était de savoir si les municipales de 2026 préfigureraient les luttes à venir pour la présidentielle de 2027, alors que, comme le comte de Paris l’écrivait également, « si les Français plébiscitent les communes, c’est parce qu’elles sont naturellement l’espace des avancées concrètes et de la solidarité réelle ».
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