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culture et histoire - Page 5

  • Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (2)

    Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (2)

    Suite de l’entretien débuté hier avec Bruno Riondel sur le bilan du communisme, à propos de son dernier livre: L’effroyable vérité.

    4) Vous évoquez l’esprit de repentance comme séquelle de l’influence communiste. Pourriez-vous expliquer davantage ce que vous entendez par là ?

    L’instrumentalisation de la mémoire est l’un des outils fondamentaux de l’ingénierie sociale contemporaine, puisqu’elle permet la culpabilisation des masses en sollicitant l’affectif au détriment du cognitif, avec pour effet la perte du sain discernement. Les communistes ont toujours été des experts en ce domaine, dans les pays soumis à des dictatures marxistes-léninistes, comme dans les démocraties occidentales, en France, notamment, où le PCF a toujours eu ses experts en manipulation mentale. (Qui sait que dans les camps de prisonniers français capturés par le Viet Minh, à l’issue de la bataille de Diên Biên Phu, les méthodes de lavage de cerveau utilisées par les communistes vietnamiens avaient été mises au point par des experts du PCF ?) Ainsi, en contrôlant les réseaux de diffusion du savoir et le façonnage du discours historique officiel, les communistes (et aujourd’hui les réseaux progressistes d’inspiration marxiste) ont pu créer et entretenir une mémoire collective à géométrie variable, fondée sur le relativisme moral qu’induit la conscience de classe assumée.

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  • Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (1)

    Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (1)

    Nous commençons la publication d’un entretien avec Bruno Riondel, professeur d’histoire à Louis-le-Grand et auteur d’une récente synthèse sur le bilan du communisme: “L’effroyable vérité” (L’Artilleur)

    1) Vous venez de publier une synthèse impressionnante sur un siècle de communisme. Quel est le bilan ?

    Le bilan est terrifiant.

    Sur le plan humain, 80 à 100 millions de personnes ont été tuées, de plus nombreuses encore ont eu leur vie brisée dans les milliers de camps de déportation mis en place par les communistes, partout où ils prirent le pouvoir. Et plusieurs millions de personnes parmi ces victimes du communisme ont été exterminées dans le cadre de deux génocides : l’Holodomor, le génocide ukrainien qui a fait quatre à cinq millions de victimes par la famine organisée, entre 1932 et 1933, et le génocide cambodgien, à la fin des années soixante-dix, qui causa la mort de deux à trois millions de personnes, souvent exécutées par balle où d’un coup de pelle sur la nuque. Dans les deux cas, le crime fut prémédité par les hauts responsables communistes qui, à l’instar du Cambodgien Pol Pot, ambitionnaient de créer un « nouveau peuple ». Le crime fut ensuite mis en œuvre par des exécutants totalement déshumanisés, tel le Soviétique Lazare Kaganovitch, fort justement surnommé le « Himmler soviétique ». Tout historien sérieux reconnait aujourd’hui la dimension génocidaire des crimes de masse ukrainien et cambodgien, Nicolas Werth, l’un des grands spécialistes du communisme, écrivant à propos du premier qu’il est « le seul événement européen du XXe siècle qui puisse être comparé aux deux autres génocides, le génocide arménien et la Shoah ». Même lorsqu’il n’y eut pas génocide (selon les critères stricts de définition), la préméditation des crimes de masse fut une constante dans les régimes communistes, car l’éradication nécessaire de la superstructure culturelle des sociétés, afin d’en créer une nouvelle, justifiait d’exterminer des classes sociales entières, à commencer par les paysans, souvent très attachés à leur petite exploitation et porteurs de valeurs traditionnelles. Félix Dzerjinski, le sinistre fondateur de la Tchéka, la police politique soviétique, justifiait les tueries massives en estimant qu’« il n’existe pas des individualités contre-révolutionnaires mais des classes entières contre-révolutionnaires ». Ainsi, aux millions de koulaks ukrainiens déportés et assassinés par Staline s’ajoutèrent les masses de paysans tués par Mao, Hô chi Minh et par beaucoup d’autres dirigeants criminels.

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  • RAPPEL : la 4e fête du Pays réel organisée par Civitas est reportée

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    Un communiqué d'Alain Escada, président de Civitas :

    Ce 13 mars 2020, le gouvernement français, par l’intermédiaire du Premier ministre Edouard Philippe, vient d’interdire les rassemblements de plus de cent personnes sur tout le territoire au motif d’endiguer le coronavirus. Ce cas de force majeure nous empêche de maintenir la 4e Fête du Pays Réel aux dates initialement prévues des 28 et 29 mars 2020.

    La 4e Fête du Pays Réel sera donc reportée à une date ultérieure que nous vous communiquerons le plus rapidement possible.

    En attendant, la billetterie en ligne est suspendue.

    Nous proposons pour toutes les réservations (exposants, billets d’entrée, places au banquet johannique) d’être conservées pour la nouvelle date de la 4e Fête du Pays Réel. Si cette nouvelle date ne convient pas aux personnes ayant déjà réservé, nous procèderons au remboursement.

    Nous vous remercions par avance pour votre compréhension.

    Tandis que la population est plongée dans la crainte et l’affolement, CIVITAS vous encourage à faire preuve de Foi et d’Espérance, à conserver la sérénité, armée de la prière et de la confiance en Dieu. En ce 1600e anniversaire de la naissance de sainte Geneviève, souvenez-vous comment alors que les Parisiens fuyaient honteusement à l’approche de l’armée barbare d’Attila, cette jeune femme alors âgée de dix-neuf ans les exhorta : “Ayez confiance en Dieu, implorez son secours, et ne trahissez point par votre fuite la cause du ciel et de la patrie.”

  • La Petite Histoire – La grande pandémie : 50 millions de morts

    De mars 1918 à mai 1919, une pandémie sans précédent déferle sur l’Amérique du Nord, l’Europe, puis le monde. Familièrement appelé « grippe espagnole », le virus touche alors près d’un milliard de personne et en tue, au minimum, 50 millions. En pleine Grande Guerre, l’Europe fragilisée est rapidement plongée dans l’effroi, et des mesures radicales sont mises en place… bien trop tard. Peut-on comparer cette situation avec l’épidémie actuelle de coronavirus (Covid-19) ? Beaucoup de similitudes existent entre ces deux fléaux qu’un siècle sépare pourtant. Retour sur la plus grande pandémie du XXe siècle, et sur les leçons qu’elle nous lègue.


    Le Figaro : Peut-on comparer le coronavirus et la grippe espagnole?

    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-la-grande-pandemie-50-millions-de-morts

  • « Le Crépuscule de l’universel », selon Chantal Delsol

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    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ On ne présente pas Chantal Delsol, professeur émérite des universités en philosophie, membre de l’Institut et auteur de chroniques souvent bien senties au Figaro. Mais son dernier essai, Le Crépuscule de l’universel [1], mérite que l’on s’y arrête.

    De quel universel s’agit-il en effet ? Tout simplement, de la modernité occidentale, qui a rompu avec l’humanisme classique, pour se muer en humanitarisme et en individualisme fanatiques. Et pourquoi un crépuscule ? Parce plusieurs cultures mondiales s’opposent désormais clairement et fermement à cet humanitarisme idéologique. Et parce qu’il se trouve aussi contesté en Europe même par ce qu’on nomme le « populisme » et les « démocraties illibérales ». Pour cette raison, nous vivons une nouvelle « guerre des dieux », entre des paradigmes de plus en plus irréductibles.

    La modernité occidentale en question

    Est-ce une catastrophe ?

    Oui, répondent les tenants du Système, qui voient les racines intellectuelles et morales de leur pouvoir remises en cause, et qui, pour cette raison, se réfugient de plus en plus dans le raidissement idéologique, la diabolisation et la répression de toute pensée ou parole dissidente en Occident.

    Une situation paradoxale car ceux qui vantent la diversité récusent en réalité l’altérité « puisque [pour eux] l’autre est voué à devenir comme nous donc à disparaître en tant qu’autre [2] ». Donc le courant humanitariste « récuse les séparations mais réintroduit le clivage entre lui et ses adversaires, les antimodernes. Il est pacifiste mais fait la guerre sous toutes ses formes pour lutter contre ceux qui ne le sont pas [3] ».

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  • Régis Debray, penseur de droite ?

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    C’est peut-être un signe des temps mais en tout cas il est suffisamment significatif pour être noté ici avec force. Le dernier grand penseur de droite qui demeure en France n'est rien d'autre que la dernière figure hexagonale illustre qu'ait engendrée chez nous la mythologie marxiste-léniniste aux temps lointains de la Guerre froide Régis Debray, ancien compagnon du Che et de Fidel Castro puis conseiller personnel de François Mitterrand.

    Il convient de comprendre pourquoi : Le Moment Fraternité, qui prolonge et amplifie la réflexion amorcée dans les Communions humaines ainsi que dans plusieurs autres essais, nous en offre l'occasion.

    Debray a cessé d'être un révolutionnaire messianique pour devenir (ou redevenir ?) un nationaliste conservateur conséquent en raison d'une évolution récente mais certaine, dont il ausculte les causes depuis longtemps la gauche, dès avant la mort du marxisme, en France et en Occident, a perdu ou renié l'essence communautaire et religieuse que les cultes rougeoyants de la République jacobine et de la Révolution ouvrière lui avaient léguée au XIXe siècle pour se convertir à l'individualisme moralisant de l'idéologie des Droits de l'Homme, consommant ainsi, avec une joie d'autant plus obscène qu'elle est assumée et voyante, sa double réconciliation avec les valeurs de la bourgeoisie d'une part, et avec le néo-impérialisme américain d'autre part.

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  • RAPPEL : PLUSIEURS RENDEZ-VOUS AVEC "SYNTHÈSE NATIONALE" REPORTÉS

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    Communiqué de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale :

    Pour des raisons bien indépendantes de notre volonté que vous comprendrez aisément, nous sommes dans l'obligation de reporter plusieurs rendez-vous programmés ces prochaines semaines par Synthèse nationale.

    Il s'agit :

    - du dîner annuel des Amis franciliens qui devait se tenir à Paris le samedi 4 avril avec comme invité Jean-Gilles Malliarakis (les nombreuses réservations déjà reçues seront renvoyées dans les jours qui viennent),

    - de la réunion préparatoire des 14èmes Journées " Bleu Blanc Rouge " des 10 et 11 octobre prochains qui devait elle aussi avoir lieu à Paris le 4 avril dans l'après-midi,

    - de notre journée régionale de Nieppe, près de Lille, prévue fin avril.

    Il en va de même pour les émissions "Synthèse" sur Radio Libertés. La prochaine devait être diffusée jeudi 19 mars avec comme invité l'économiste Bernard Monot.

    Mais, rassurez-vous, ces rendez-vous ne sont pas annulés, loin s'en faut, ils sont seulement reportés à des jours plus cléments.

    Notre service VPC synthèse-éditions, quant à lui, continue à fonctionner. Profitez de cette période de retraite forcée pour vous procurer nos différents livres. Par la même occasion, vous aiderez Synthèse nationale à passer cette période difficile  cliquez ici.

    Nous continuerons aussi, bien entendu, à vous donner régulièrement des informations sur ce site.

    En attendant, prenez soin de vous et de vos proches car le combat continue.

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  • France-Allemagne Verdun : une tragédie qui doit nous réconcilier

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    Verdun une tragédie qui doit nous reconcilier.jpegLe  1er novembre  1915, le pape Benoît XV constate que se déroule le « spectacle assurément le plus affreux et le plus désolant qui se soit jamais vu de mémoire d'homme » « Munies d'engins épouvantables, dus aux derniers progrès de l'art militaire, des nations visent pour ainsi dire à s entredétruire avec des raffinements de barbarie. » C'est en effet un tournant.

    Le 21 février 1916 à 7h30, un déluge de feu s'abat sur les vingt-deux forts qui entourent la ville de Verdun. Le chef d'état-major allemand pour le front de l'Ouest, Erich von Falkenhayn, a donné ordre aux dix divisions de son artillerie de procéder au bombardement intensif des positions françaises. « Il faut saigner l'armée française », a-t-il annoncé dans un mémoire adressé à l'empereur Guillaume II deux mois plus tôt, en décembre 1915, où il estimait également que les pertes allemandes ne dépasseraient jamais les deux cinquièmes des pertes françaises. On sait ce qu'il advint de ces prédictions...

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  • Toujours la quête (L'Ethique de la Reconquête), par Frédéric Winkler.

    « Roland frappa en un rocher gris. Il en détache plus que je ne saurai vous dire. L’épée grince, mais elle n’éclate ni ne se brise. Vers le ciel en haut, elle a rebondi… Eh Durendal, que tu es belle et très sainte... » (Chanson de Roland).
    Nous parlons d’un temps qui laissait aux peuples se gérer, s’administrer, organiser ses métiers, comme se réunir le dimanche pour voter les affaires courantes. Certes il y avait les imperfections du temps, les excès, la rudesse, l’argent existait mais il ne commandait point les âmes

    Lorsque Du Guesclin pour sa libération disait : « Il n’est pas une femme de France qui ne filerait pour ma rançon », il exprimait la nécessité matérielle nécessaire pour continuer son œuvre de bien et non la recherche d’une accumulation pour un profit personnelle. Il en appel à la Providence et celle-ci lui sourit. Les cœurs purs en sommeil attendent la revanche sur la société mercantile, règne des ténèbres, comme destructrice du genre humain, écoutons Tolkien : « Le monde a changé. Je le vois dans l’eau, je le ressens dans la terre, je le sens dans l’air. Beaucoup de ce qui existait jadis est perdu, car aucun de ceux qui vivent aujourd’hui ne s’en souvient »

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