
Le crescendo dans l’injure caractérise la classe politique, paniquée devant la voix des peuples. L’enflure de ses mots blessants est proportionnelle à sa négation du réel. Ceux qui osaient naguère perturber le système dans son confort intellectuel étaient considérés, j’en témoigne, comme « populistes », « complotistes », « déclinistes ». La routine, pour les infréquentables. Cette fois, la présidentielle approchant, les accusations contre les parias montent en intensité verbeuse. Qui critique le bloc central ou La France insoumise prend le risque d’être qualifié d’« extrême droite », de « fasciste », de « nazi ». La nette victoire de l’AfD (Alternative für Deutschland) dans une élection régionale allemande a été qualifiée lundi par Libération de « choc fasciste ». Même la pensée bourgeoise ronronnante a pu y voir l’arrivée de « néo-nazis ». Il est vrai qu’il est plus simple de disqualifier un résultat électoral que d’en comprendre les ressorts.





