
Maurras lors d'une conférence à Lyon en 1937
Lorsque Paul Sérant publie Les dissidents de l'Action française (1978), le terme « dissident » est loin d'être neutre. Cela fait alors moins de 6 ans que Soljénitsyne a publié L’Archipel du goulag. La dissidence est alors indissociable de l'expérience totalitaire soviétique. Sérant ne peut l'ignorer, et lève le voile dès l'introduction son propos sera d'analyser, dans le cadre bien précis de l’AF, le rejet de certaines doctrines par « des esprits qui leur avaient donné leur adhésion ».
Appréhender l'héritage de l'Action française à travers le prisme de ceux qui, pour des raisons diverses, ont rompu avec le maître de Martigues, voilà un pari audacieux. Mais qu est-ce qu'un « dissident » d'AF ? Sérant adopte volontairement une définition large tous n'ont pas été cadres, militants ou adhérents, mais chacun, d'une manière ou d'une autre, a été marqué par la figure de Maurras, avant de s'en éloigner plus tard.
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