Il m’est arrivé, jadis, d’évoquer un été meurtrier, et cela concernait des événements terroristes ou géopolitiques qui frappaient ou bousculaient notre pays. Mais, s’il est possible de reprendre cette formule en ces mois de chaleur de l’an 2020, il n’est pas exagéré de dire qu’elle s’applique désormais à toutes les catégories qui classent les activités humaines, et elle annonce, plus qu’elle n’inaugure, une année scolaire 2020-2021 qui s’annonce plus que mouvementée et incertaine : l’histoire n’est jamais finie, et cette période toute particulière née dans une région qui a vu, au milieu du XIVe siècle, les premiers effets d’une peste que le Moyen âge qualifiera de « grande » ou de « noire » dans toute son horreur, nous le rappelle à l’envi.
l'information nationaliste - Page 3985
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Les orages qui menacent...
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Les Hôtels-Dieu : un haut lieu de charité au Moyen-Age
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Zemmour candidat contre Macron ?

Éric Zemmour, dans sa longue entrevue avec les journalistes de Valeurs actuelles (n° 4367/4368, août 2020), a dit ne « pas [en] être encore à rédiger un programme présidentiel ». Mais il a accepté néanmoins de « jouer à ce jeu-là » avec les journalistes qui le questionnaient. Venant de cette personnalité rompue aux finesses des échanges du journalisme politique, au beau milieu du champ de mines médiatico-judiciaire, ce « pas encore » ne dit-il pas ce qu’il veut dire : « Le jour viendra peut-être », voire carrément « Un jour viendra » ?
Le diagnostic sur l’état de la France par Zemmour est connu, rodé, solide et si évident que tous ceux qui se sont essayés à le contester se sont plus ou moins effondrés, voire ridiculisés. Même si le personnage irrite certains, si la formulation est raide, ce qu’il dit est désormais partagé par une majorité de Français, y compris ceux qui sont issus de l’immigration et se sont assimilés, conformément au contrat social de toute immigration.
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« Les habits élimés du post-colonialisme » par Jean-Gérard Lapacherie
Le post-colonialisme est ce moment qui « vient après le colonialisme », de la même manière que le postcommunisme est ce qui suit la disparition du communisme comme mode d’organisation de pays. Pourtant, la seule « postériorité » n’épuise pas le sens. Le postmoderne ne désigne pas seulement ce qui vient après le moderne, lequel n’a pas disparu, puisque de nombreux artistes, architectes, écrivains, critiques, hommes politiques, etc. s’en réclament toujours. Ce n’est pas non plus de l’antimoderne ; c’est plutôt un abandon de la téléologie qui sous-tend le grand « récit » de l’art moderne. A Montpellier, l’architecte du quartier Antigone a emprunté des éléments décoratifs à l’architecture classique et néoclassique, laquelle est tenue depuis près d’un siècle pour close ou « ringarde » et inadaptée au monde « moderne ». De la même manière, le post-colonialisme est aussi une négation de l’aire de civilisation ou culturelle d’où le colonialisme a ou aurait émergé, à savoir ce que l’on nomme l’Occident. Au XVIIIe siècle, on aurait dit du mot post-colonialisme qu’il est propre au vocabulaire de l’école. Or le post-colonialisme, ce sont aussi des romans ou des récits, de l’art, de la peinture, de la musique, de la poésie, des écrivains et des écrivaines, Ananda Devi, Nurudin Farah, Edouard Glissant, Chantal Spitz, pour ne citer que ceux-là, en un mot : des « écritures » (1).
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Vers plus de 60.000 faillites d’ici juin 2021

Thierry Million, directeur des études de la société Altares, spécialiste des données d’entreprises, prévoit plus de 60.000 faillites entre juin 2020 et juin 2021.
“Entre juin 2020 et juin 2021, il est probable qu’il y aura plus de 60.000 défaillances, l’économie réelle et les procédures collectives étant toujours sur un autre temps que celui des indicateurs macroéconomiques. Elles ont toujours un temps de retard sur la crise”, a-t-il déclaré aux Echos.
https://www.medias-presse.info/vers-plus-de-60-000-faillites-dici-juin-2021/123348/
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14-18 l'éternel héritage (2018)

Si la mémoire de 14-18 est bien présente, le choix élyséen de ne pas célébrer la victoire a un goût de sacrilège.
« Il est des lieux où souffle l'esprit ». La phrase, taillée pour la colline de Sion, va comme un gant à Douaumont. Là, 130 000 combattants reposent dans l'ossuaire, Français et Allemands. En contrebas s'étend le cimetière, planté de 16 000 tombes françaises. Un drapeau tricolore flotte au vent de Lorraine.
Une visite en ces lieux s'impose. Il faut y aller de préférence hors-saison, après le mois de novembre, quand le clairon s'est tu et que les badauds sont partis. En hiver, les couronnes de fleurs fanées sont blanchies de givre. Les villages « morts pour la France », ruines édentées, scintillent faiblement sous quelques centimètres de neige. Une ambiance sépulcrale règne dans la vaste forêt de Verdun. On s'émeut au bois des Caures. On se recueille aux forts de Vaux et Douaumont, sans cesse pris et repris. On frémit en songeant au lance-flamme embrasant, dantesque, les couloirs des forteresses. On s'émerveille devant l'histoire à peine croyable du commandant Raynal, envoyant, comme une dernière chance son pigeon Vaillant. On échoue aux portes de la ville-cénotaphe : Verdun. En 843, c'est là que l'empire carolingien fut partagé en trois. La cité épiscopale est dominée par sa citadelle et par les deux tours de la cathédrale Notre-Dame, mais aussi par un autre monument, moins ancien, plus massif. C'est l'escalier de la Victoire. Au sommet des 73 marches, se dresse une fière statue de guerrier, le regard tourné vers l'est. Y résonnent éternellement les paroles du fameux chant « Et Verdun la victorieuse, pousse un cri que portent là-bas les échos des bords de la Meuse. Halte-là, on ne passe pas ».
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Coronavirus : les entreprises bâillonnée
Au sommaire de cette édition :Élisabeth Borne muselle les entreprises. À l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux, le ministre du travail a rendu obligatoire le port du masque dans tous les espaces clos et partagés des entreprises. Une nouvelle contrainte qui s’ajoute aux difficultés économiques.Nous prendrons ensuite la direction de la Biélorussie. 10 jours après la réélection contesté du président Alexandre Loukachenko, les manifestations s’intensifient pour réclamer son départ. Nous ferons le point avec le rédacteur en chef du Visegrad Post, Ferenc Almassy.Et puis, retour à la nature. Dans la réserve du Grand Barry dans la Drôme, l’association pour la protection des animaux sauvages souhaite transformer cet espace en réserve de vie sauvage. -
Nous, nous avons le droit de cracher sur Voltaire. Pas eux !
Optempérant aux pressions et intimidations des associations racialistes, et après de nombreuses dégradations, la Mairie de Paris vient de décider le déboulonnage d'une statue de Voltaire.La disparition des statues de ce répugnant bonhomme Arouet, philosophe approximatif, gaucho avant l'heure, bourgeois onaniste, profiteur et cupide, ami de toutes les mauvaises causes et agitateur anti-Tradition ne serait pas, en elle même, propre à me donner des regrets.Seulement voilà : nous, nous aurions le droit de le remettre à sa place - et peut être même le devoir de le faire dans une optique de revitalisation française et européenne. Pas eux !Les associations et organisations venues d'ailleurs qui s'en prennent à notre histoire, nos écrivains, nos hommes d'Etat, nos généraux peuvent toujours, si le coeur leur en dit, déboulonner leurs totems, détruire leurs emblèmes Vaudou et effacer de la surface de la terre le souvenir de leurs roitelets et potentats négriers. Chez eux ! -
Mali : possible coup d’Etat militaire en cours

14h37 : La situation reste toujours confuse à Bamako mais la circulation se poursuit normalement dans une partie de la capitale malienne, selon des témoins.
13h56 : Moussa Timbine, président de l’Assemblée nationale aurait aussi été arrêté dans sa résidence officielle, selon ses proches.
13h49 : Joint par la DW, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdolaye Diop, dit ne pas avoir des informations précises pour commenter les événements en cours à Bamako.
13h14 : Une colonne serait en route vers l’ORTM, la radio-télévision nationale, dont le personnel a été évacué. Le chef d’état-major de la garde nationale aurait aussi été arrêté.
13h06 : Les représentations diplomatiques recommandent à leurs ressortissants de rester à la maison. Des véhicules de la police militaire (PM) devant le département de La Défense. L’ORTM a également été évacuée pour raison de sécurité.
12h30 : Plusieurs sources dont des diplomates affirment que des tirs nourris sont entendus depuis ce matin dans la ville garnison de Kati à 15 kilomètres de Bamako. Notre correspondant à Bamako rapporte l’arrestation de hauts gradés de l’armée par le groupement d’intervention de la garde nationale.
Le fil dans son intégralité sur DW
http://www.fdesouche.com/1414465-mali-possible-coup-detat-militaire-en-cours
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Notre oncle de Néandertal
Cela faisait des décennies que tes chercheurs se demandaient si l'homme de Néandertal, apparu il y a 400 000 ans et disparu il y a environ 30 000 ans dans des conditions qui ne sont toujours pas éclaircies, s'était ou non croisé avec l’Homo sapiens sapiens, c'est-à-dire l'homme (anatomiquement) moderne, avec lequel il a coexisté pendant une dizaine de milliers d'années. Cette fois-ci, le doute semble ne plus être permis. L'examen de l'ADN de 1983 individus provenant de 99 populations différentes du monde, et sa comparaison avec celui de l'homme de Néandertal (4 milliards de nucléotides provenant de trois spécimens), qui est maintenant entièrement décrypté, permettent d'affirmer que des espèces humaines aujourd'hui disparues, comme l’Homo neanderthalensis et l’Homo heidelbergensis, se sont mélangées avec nos ancêtres directs à deux reprises au moins - la première fois au Levant ou dans l'actuelle Arabie séoudite il y a environ 60 000 ans, à la fin du pléistocène, la seconde en Asie orientale il y a environ 45 000 ans - et que leur part dans l’ADN de l'homme actuel avoisine 4 %, ce qui est loin d'être négligeable.

