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l'information nationaliste - Page 5923

  • Karl Marx et notre Etat profond français de souche

    Ex: http://www.dedefensa.org

    On se moque de leur Etat profond…

    Voyons l’Etat profond français sur lequel Marx écrit en 1851 :

    1619791887.jpg« On se rend compte que, dans un pays comme la France, où le pouvoir exécutif dispose d’une armée de fonctionnaires de plus d’un demi-million de personnes et tient, par conséquent, constamment sous sa dépendance la plus absolue une quantité énorme d’intérêts et d’existences, où l’État enserre contrôle, réglemente, surveille et tient en tutelle la société civile, depuis ses manifestations d’existence les plus vastes jusqu’à ses mouvements les plus infimes, de ses modes d’existence les plus généraux jusqu’à la vie privée des individus, où ce corps parasite, grâce à la centralisation la plus extraordinaire, acquiert une omniprésence, une omniscience une plus rapide capacité de mouvement et un ressort, qui n’ont d’analogues que l’état de dépendance absolue, la difformité incohérente du corps social, on comprend donc que, dans un tel pays, l’Assemblée nationale, en perdant le droit de disposer des postes ministériels, perdait également toute influence réelle, si elle ne simplifiait pas en même temps l’administration de l’État, ne réduisait pas le plus possible l’armée des fonctionnaires et ne permettait pas, enfin, à la société civile et à l’opinion publique, de créer leurs propres organes, indépendants du pouvoir. Mais l’intérêt matériel de la bourgeoisie française est précisément lié de façon très intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliquée. C’est là qu’elle case sa population superflue et complète sous forme d’appointements ce qu’elle ne peut encaisser sous forme de profits, d’intérêts, de rentes et d’honoraires…

    La bohême à la française :

    A côté de « roués » ruinés, aux moyens d’existence douteux, et d’origine également douteuse, d’aventuriers et de déchets corrompus de la bourgeoisie, des forçats sortis du bagne, des galériens en rupture de ban, des filous, des charlatans, des lazzaroni, des pickpockets, des escamoteurs, des joueurs, des souteneurs, des tenanciers de maisons publiques, des porte-faix, des écrivassiers, des joueurs d’orgues, des chiffonniers, des rémouleurs, des rétameurs, des mendiants, bref, toute cette masse confuse, décomposée, flottante, que les Français appellent la « bohème ». C’est avec ces éléments qui lui étaient proches que Bonaparte constitua le corps de la société du 10 Décembre.

    Ce pouvoir exécutif, avec son immense organisation bureaucratique et militaire, avec son mécanisme étatique complexe et artificiel, son armée de fonctionnaires d’un demi-million d’hommes et son autre armée de cinq cent mille soldats, effroyable corps parasite, qui recouvre comme d’une membrane le corps de la société française et en bouche tous les pores, se constitua à l’époque de la monarchie absolue, au déclin de la féodalité, qu’il aida à renverser. »

    L’extrait préféré de Guy Debord :

    « Chaque intérêt commun fut immédiatement détaché de la société, opposé à elle à titre d’intérêt supérieur, général, enlevé à l’initiative des membres de la société, transformé en objet de l’activité gouvernementale, depuis le pont, la maison d’école et la propriété communale du plus petit hameau jusqu’aux chemins de fer, aux biens nationaux et aux universités. La république parlementaire, enfin, se vit contrainte, dans sa lutte contre la révolution, de renforcer par ses mesures de répression les moyens d’action et la centralisation du pouvoir gouvernemental. Toutes les révolutions politiques n’ont fait que perfectionner cette machine, au lieu de la briser. Les partis qui luttèrent à tour de rôle pour le pouvoir considérèrent la conquête de cet immense édifice d’État comme la principale proie du vainqueur. »

    Fiscalité et fonctionnarisme (57% de prélèvement en 2017) :

    « La machine d’État s’est si bien renforcée en face de la société bourgeoise qu’il lui suffit d’avoir à sa tête le chef de la société du 10 Décembre, chevalier de fortune venu de l’étranger, élevé sur le pavois par une soldatesque ivre, achetée avec de l’eau-de-vie et du saucisson, et à laquelle il lui faut constamment en jeter à nouveau. C’est ce qui explique le morne désespoir, l’effroyable sentiment de découragement et d’humiliation qui oppresse la poitrine de la France et entrave sa respiration. Elle se sent comme déshonorée… »

    Plus loin :

    « L’impôt est la source de vie de la bureaucratie, de l’armée, de l’Église et de la cour, bref de tout l’appareil du pouvoir exécutif. Gouvernement fort et lourds impôts sont deux termes synonymes. La propriété parcellaire, par sa nature même, sert de base à une bureaucratie toute-puissante et innombrable. Elle sur toute la surface du pays l’égalité de niveau des rapports et des personnes et, par conséquent, la possibilité pour un pouvoir central d’exercer la même action sur tous les points de cette même masse. Elle anéantit les couches aristocratiques intermédiaires, placées entre la masse du peuple et ce pouvoir central. Elle provoque, par conséquent, de toutes parts, l’intervention directe de ce pouvoir, et l’ingérence de ses organes directs. Elle crée enfin une surpopulation sans travail qui, ne trouvant pace ni à la campagne ni dans les villes, recherche, par conséquent, les postes de fonctionnaires comme une sorte d’aumône respectable, et en provoque la création. »

    Un idéal national :

    « Une énorme bureaucratie chamarrée de galons et bien nourrie, voilà l’idée napoléonienne qui sourit le plus au second Bonaparte. Comment ne lui plairait-elle pas, à lui qui se voit contraint de créer, à côté des véritables classes de la société, une caste artificielle, pour laquelle le maintien de son régime devient une question de couteau et de fourchette ? Aussi, l’une de ses dernières opérations fut-elle le relèvement des appointements des fonctionnaires à leur ancien taux et la création de nouvelles sinécures ».

    L’armée en 1870 :

    « L’armée elle-même n’est plus la fleur de la jeunesse paysanne, c’est la fleur de marais du sous-prolétariat rural. Elle se compose en grande partie de remplaçants, de succédanés, de même que le second Bonaparte n’est que le remplaçant, le succédané de Napoléon. Ses exploits consistent maintenant en chasses à courre et en battues contre les paysans, en un service de gendarmerie, et lorsque les contradictions internes de son système pousseront le chef de la société du 10 Décembre hors des frontières françaises, elle récoltera, après quelques actes de banditisme, non des lauriers, mais des coups. »

    Bonne chance à ceux qui prétendraient mettre cette chaumière en ordre.

    Sources

    Bonnal - Chroniques sur la fin de l’histoire ; pourquoi les Français sont morts

    Marx - Le dix-huit Brumaire

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/07/09/karl-marx-et-notre-etat-profond-francais-de-souche.html

  • APB et APL : c’est sur les familles que l’Etat se repose

    Chronique de La Manif Pour Tous :

    "Le logiciel informatique d’admission post bac (APB) est utilisé par le ministère de l’Education nationale pour affecter les 853 262 candidats au baccalauréat 2017 en classes prépas, universités, IUT, etc. Malheureusement, aujourd’hui, 65 000 jeunes sont toujours sans affectation, quand celle-ci ne s’est pas faite par tirage au sort. Parallèlement le gouvernement vient d’annoncer qu’il diminue de 60 euros par an le montant de l’aide au logement (APL). Dans le traitement des deux cas, APB, APL, quel message le gouvernement envoie-t-il aux Français dans sa manière d’agir, et plus particulièrement à l’adresse des familles ?

    En effet, que ce soit APB ou l’APL, le gouvernement montre son impéritie dans la gestion à long terme. Pour APB, il y a eu 46 000 inscriptions supplémentaires par rapport à 2016. Est-ce à dire que personne au ministère de l’Education nationale ne le savait ? Nous ne pouvons le croire. Le gouvernement et celui qui l’a précédé pratiquent la politique de l’autruche. C’est inconséquent. Pour la baisse des APL, c’est envoyé le message que l’avenir n’appartient pas aux étudiants, débrouillez-vous leur dit le gouvernement. C’est tragique. Il s’agit ni plus ni moins que d’aider à se loger des hommes et des femmes qui sont le futur de notre pays, puisque sur 6,5 millions de bénéficiaires de cette aide, 800 000 sont des étudiants.

    Par ailleurs, sur le plan politique, ces deux mesures mettent en exergue le manque de courage politique de ceux qui sont à la tête de l’Etat. APB a été rendu responsable de ces non-affectations. On en a fait un bouc-émissaire. Mais cela n’a aucun sens. APB n’est qu’un algorithme, une machine programmée qui fait ce qu’on lui dit de faire. La première question est la liberté que l’on veut, ou pas, laisser aux universités de sélectionner leurs étudiants. Liberté honnie par les syndicats étudiants qui n’y voient qu’une source d’inégalité. Aussi, il conviendrait que le gouvernement, a contrario de ses prédécesseurs, ait le courage d’engager une réflexion avec toutes les parties prenantes, et en particulier avec les syndicats étudiants toujours promptes à menacer de faire grève. A l’heure de la compétition mondiale entre les universités et le développement de l’intelligence artificielle qui bouleversent la donne des savoirs et des besoins futurs, cette question est cruciale pour l’avenir de notre pays. Que les universités puissent choisir leurs étudiants sur des critères justes doit être un schéma imaginable. Il semble que d’autres Etats à l’étranger y parviennent. A titre illustratif sachons qu’à l’heure où les universités manquent de moyens, un rapport de France stratégie dévoile que 40% des étudiants se réorientent entre la première et la deuxième année d’études supérieures. Coûts : 500 millions d’euros. Bilan : les universités brûlent leurs cash pour ces « erreurs d’orientations », plutôt que d’investir pour les étudiants motivés par leurs enseignements.

    Quant à la diminution du montant des APL, le gouvernement d’Edouard Philippe n’a pas eu le courage d’assumer cette mesure impopulaire. Il a donc dit que c’était le gouvernement précédent qui avait pris cette mesure – qui dément vivement par la voix de l’ex-secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. Personne n’en sort grandi. Mais outre que c’est le second coup de rabot, après celui de 2016 fait par François Hollande qui avait déjà diminué ou supprimé ces aides pour 80.000 foyers, celui-ci montre que c’est une politique à la petite semaine qui est faite là, dans l’urgence. Rappelons qu’Emmanuel Macron était ministre des Finances l’an dernier. La situation financière de la France il la connaissait. Où est passé le candidat qui promettait des réformes structurelles ? Aux abonnées absents. Une fois encore la réforme est remise à demain. Cette mesure illustre aussi le manque de préparation des équipes présidentielles.

    Enfin, dans les deux cas, APB et APL, c’est sur les familles que l’Etat se repose. Car qui d’autres que ces dernières va assurer l’année qui vient pour ces étudiants mis à mal par un Etat inconséquent. Que ce soit ceux mal orientés qui s’arrêteront en cours d’année, ou peut être ceux qui n’auront pas de place, ou que ce soit ans la baisse du montant de l’APL qui diminue d’autant leur budget. Dans les deux cas ce sont les familles qui serviront d’amortisseurs. Ce sont elles qui assureront le soutien nécessaire, qu’il soit moral ou financier, l’Etat se défaussant. Officiellement, il dit qu’il aime toutes les familles, mais là n’est pas la question. Ces dernières ont besoin, comme les entreprises au chevet duquel le gouvernement est penché ardemment, d’un cadre stable, d’aides justes et de la solidarité nationale. Et comme en amour, le dire ne suffit pas, il faut des preuves de cette solidarité.

    Mais faudrait-il encore qu’il existe un ministre de la Famille pour le dire et la défendre. Or il n’en existe pas dans le gouvernement d’Edouard Philippe. Le problème est peut être là. Aucun ministre ne semble se soucier de l’impact de ces deux problèmes qui engagent pourtant la vie de millions de Français. C’est plus que regrettable, c’est inquiétant pour la suite du quinquennat. Les familles n’ont aucun porte-parole au gouvernement. Elles sont donc réduites au silence. Pour le moment."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « Familles, je vous hais » : la nouvelle devise d’Emmanuel Macron ?

    Montesquieu a fort bien montré comment la démagogie corrompt la démocratie, au risque de la transformer en despotisme. La campagne présidentielle nous en a rappelé la triste réalité. À peine élu, le Président Emmanuel Macron oublie une partie de ses promesses électorales, notamment en matière de politique familiale.

    Dans le domaine sociétal, d’abord. S’il s’est engagé à ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, il assure refuser la GPA. Il annonce même que la France participera à une initiative internationale pour lutter contre les trafics et la marchandisation des femmes.

    Paradoxe ou mensonge ? Il est évident que la généralisation de la PMA entraînera, à terme, l’acceptation de la GPA, au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes : quand l’opinion sera prête, le pas sera franchi. Du reste, Emmanuel Macron souhaite que les enfants issus de la GPA nés à l’étranger voient leur filiation reconnue à l’état civil français, selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, dans la ligne de Christiane Taubira.

    Façon hypocrite de légaliser la GPA à l’étranger pour les couples qui en ont les moyens !

    C’est vrai, également, dans le domaine financier. En avril 2017, le candidat prétendait vouloir augmenter le quotient familial, par deux fois diminué lors du quinquennat de François Hollande. À condition, cependant, que « les finances publiques le permettent » : si l’ancien ministre de l’Économie ne savait pas que ce ne serait pas le cas, c’est qu’il était bien mauvais !

    Il déclarait aussi, en avril 2017, que « la force de la France, c’est sa vitalité démographique ». Selon l’INSEE, en 2015, les naissances ont considérablement baissé. Mais rien n’est fait pour y remédier – à moins qu’il ne compte sur les familles d’immigrés pour combler le déficit ?

    Il considérait que c’est un élément de justice d’accompagner les familles, mais ses premières mesures vont dans un sens contraire. Qui sera lésé prioritairement par la baisse uniforme des aides au logement, dès le 1er octobre ? Les familles nombreuses, qui ont plusieurs enfants effectuant des études après le baccalauréat. Pour renflouer les caisses de l’État, on vide les poches des familles : il est facile de faire des économies avec l’argent des autres !

    Les grands-parents auront de moins en moins la capacité d’aider leurs petits-enfants. Ils avaient déjà subi une substantielle hausse d’impôt, avec la fiscalisation de la majoration de retraite pour trois enfants ou plus. Dès 2018, ils seront encore ponctionnés par l’augmentation de la CSG, sans aucune compensation, puisqu’ils ne sont pas salariés et ne bénéficieront pas, pour la plupart, de la suppression de la taxe d’habitation – au demeurant retardée.

    De même, en supprimant partiellement l’ISF pour orienter l’épargne vers l’investissement productif, Emmanuel Macron fera un cadeau aux patrimoines les plus élevés et taxera les familles qui cherchent à conserver, pour leurs enfants, un bien immobilier. Sa politique vise les classes moyennes plus que les actionnaires du CAC 40.

    La République crée ainsi de nouveaux privilèges : les privilèges de l’argent. Dans ces conditions, il y aurait quelque indécence à donner un statut officiel et un budget à celle qui n’est que le conjoint du chef de l’État. À quand une nouvelle nuit du 4 août ?

    http://www.bvoltaire.fr/familles-hais-nouvelle-devise-demmanuel-macron/

  • Histoire • 1803: Bonaparte, demande aux Princes de la Maison de France de renoncer à leurs droits dynastiques

    Par Matthias Beaufort*

    Le 26 Février 1803, alors que le comte de Provence, chef de la Maison de France, était en exil en Pologne à Varsovie, un message venu au nom de Bonaparte, Premier Consul, vint demander au chef de la Maison de France et aux Princes de son sang de renoncer à leurs droits dynastiques au Trône de France.

    En échange de cette renonciation, Bonaparte promettait une rente à vie à l’ensemble des Princes. Cette tentative est comparable à celle menée cinq années plus tard en Espagne lorsque Ferdinand VII abdiqua le Trône en faveur de Napoléon Ier qui le donna à son frère Joseph.

    La réponse du comte de Provence (datée du 28 Février) fut d’une clarté absolue :

    Je ne confonds pas M. Bonaparte avec ceux qui l’ont précédé ; j’estime sa valeur, ses talents militaires ; je lui sais gré de plusieurs actes d’administrations ; car le bien que l’on fait à mon peuple me sera toujours cher ; mais il se trompe, s’il croit m’engager à transiger sur mes droits : loin de là, il les établirait lui-même s’ils pouvaient être litigieux, par la démarche qu’il fait en ce moment.

    J’ignore quels sont les desseins de Dieu sur ma race et sur moi : mais je connais les obligations qu’il m’a imposées par le rang où il lui a plu de me faire naître ; chrétien, je remplirai ces obligations jusqu’à mon dernier soupir ; fils de Saint Louis, je saurai, à son exemple, me respecter jusque dans les fers ; successeur de François Ier, je veux du moins pouvoir dire comme lui : Nous avons tout perdu fors l’honneur.

    Et plus bas de cette réponse est rajoutée la phrase : Avec la permission de mon oncle, j’adhère de cœur et d’âme, au contenu de cette noteSigné : Louis-Antoine d’Artois, duc d’Angoulême.

    Après avoir été éconduit par le chef de la Maison de France, ce dernier informa de cette visite incongrue son frère le comte d’Artois (futur Charles X) qui était chargé d’en faire part au Princes de la Maison de France. Le 22 Avril 1803, tous réunis (à l’exception duc d’Enghien, et du prince de Conti qui n’ont pu rejoindre le groupe) autour du comte d’Artois, les Princes de la Maison de France signèrent la déclaration suivante :

    Nous Princes, soussignés, frère, neveu, cousins de S. M. Louis XVIII, roi de France et de Navarre, pénétrés des mêmes sentiments dont notre Souverain Seigneur et Roi se montre si dignement animé dans sa réponse à la proposition qui lui a été faite de renoncer au trône de France, et d’exiger de tous les Princes de sa maison une renonciation à leurs droits imprescriptibles de succession à ce même trône, déclarons :

    Que notre attachement à nos devoirs et à notre honneur, ne peuvent jamais nous permettre de transiger sur nos droits ; nous adhérons de cœur et d’âme à la réponse de notre Roi.

    Qu’à son exemple, nous ne nous prêterons jamais à la moindre démarche qui puisse nous faire manquer à ce que nous nous devons à nous-mêmes, à nos ancêtres, à nos descendants.

    Déclarons enfin, que positivement certains que la grande majorité des Français partage intérieurement tous les sentiments qui nous animent, c’est en leurs noms comme au nôtre, que nous renouvelons devant Dieu, sur notre épée et entre les mains de notre Roi, le serment sacré de vivre fidèles à l’honneur et à notre légitime Souverain.

    Wanstead-House, le 23 Avril 1803.

    Signé :

    • Charles-Philippe de France, comte d’Artois.
    • Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry.
    • Louis-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans.
    • Antoine-Philippe d’Orléans, duc de Montpensier.
    • Louis-Charles d’Orléans, comte de Beaujolais.
    • Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé.
    • Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé, duc de Bourbon.

    Le 22 Mars 1803, le duc d’Enghien écrira au Chef de sa Maison pour adhérer publiquement aux deux déclarations. 

    Il n’est pas utile de souligner qu’aucun descendant du roi d’Espagne, Philippe V, n’a été associé à cette déclaration, et que selon le premier paragraphe de cette déclaration, ils ne sont pas assimilés aux Prince de la Maison de France. Preuve une fois de plus, que Louis XVIII et Charles X excluaient bel et bien leurs cousins de la la branche Espagnole de toutes prétentions dynastiques au trône de France.   

    Source : Gallica / Maison de France. D’un certain « Monsieur F ». Livre adressé à Monsieur Bayard de Plainville, député de l’Oise en 1815.

    La Couronne

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html

  • Sur une nouvelle traîtrise d'Erdogan

    Le 17 juillet l'agence de presse gouvernementale turque Anadolu révélait à proximité de Raqqa en Syrie, que les coalisés s'apprêtent à délivrer, les positions de 200 soldats des forces spéciales américaines et de 75 soldats des forces spéciales françaises.

    La publication d'une telle information, s'agissant d'un allié, s'appelle tout simplement une trahison. C'est ce que vient de commettre le régime d'Erdogan : trahison vis-à-vis de l'occident en général auquel la Turquie est liée par le pacte atlantique qu'elle a rejoint en 1952 ; mais aussi trahison vis-à-vis de l'Europe à laquelle elle prétend aspirer et à laquelle elle est associée depuis 1963, étant candidate depuis plus de 30 ans à ce qui s'appelle désormais l'Union européenne.

    Certains s'en étonnent, d'autres, moins nombreux sont ceux qui expriment leur indignation.

    Cette traîtrise qui met en danger nos forces spéciales engagées contre Daech s'explique sans doute d'abord, mais pas seulement, par une complaisance islamiste turque envers l'État islamique en recul territorial. La connivence dépasse le niveau du simple soupçon, ou de la lutte des sunnites contre les chiites, etc.

    Dès l'été 2014, lors de la prise de Mossoul et de la proclamation du Califat par Abou Bakr al Baghdadi, le chef du parti kémaliste, Kemal Kiliçdaroglu  (1)⇓ produisit au parlement d'Ankara des documents prouvant le soutien logistique des services secrets turcs. Les journalistes qui évoquent cette affaire sont poursuivis pour divulgation de secret d'État, ce qui semble un aveu.

    Mais la conjonction correspond beaucoup plus encore, sur le terrain syrien, à une convergence avec la politique de Moscou, dont s'est considérablement rapproché Erdogan.

    Cette nouvelle orientation devrait préoccuper nos stratèges en commençant par celui qui se prévaut de son titre constitutionnel de chef des armées.

    Elle a pris son essor, ou plutôt son retour, à partir de 2009. Cette année charnière vit Erdogan dévoiler son visage faussement démocratique en janvier lors de son coup de colère, probablement médité, à la conférence de Davos. En mai de la même année, devient premier ministre le professeur de géopolitique Ahmet Davutoglu, théoricien de ce qu'il appelle la diplomatie à 360°.

    La boucle était bouclée en 2012 avec les premières purges de l'armée, qui voient la liquidation de tous les éléments laïcs, jugés occidentalistes militants. L'affaire mythologique du complot Balyoz préfigure la paranoïa massive consécutive à la tentative de coup d'État de juillet 2016.

    Or en 2012, la Turquie est devenue partenaire de l'organisation de Shanghai dans le sillage de la Chine et de la Russie. Sans formellement avoir quitté l'Otan, ni renoncé aux avantages qu’elle en a toujours retirés, elle peut difficilement, dès lors qu'elle collabore avec l'organisation rivale, passer pour une alliée de confiance.

    En février 2013, Guillaume Perrier correspondant du Monde à Istanbul peut ainsi poser la question : "Turquie : cap à l'est ?" sans que personne ne semble s'en inquiéter vraiment en dehors des Israéliens conscients d'avoir perdu un de leurs rares alliés dans la région.

    Mes amis et attentifs lecteurs sont, quant eux, beaucoup moins surpris. Certains observeront même avec une certaine ironie l'ingénuité de ceux, experts reconnus, qui pendant des décennies nous ont vendu la fable d'une Turquie occidentale, et découvrent aujourd'hui qu'ils nous ont trompés.

    Ainsi faut-il accueillir telle savante étude publiée à Washington, bigrement intéressante qui expose le retournement eurasiatique du régime d'Ankara en 2017, à la faveur de l'affaire du coup d'État et de la purge d'une dimension sans précédent qui, chronologiquement, l'a suivi. (2)⇓

    Dans mon petit livre consacré à la Question turque (3)⇓

    je développai aussi, avec quelques années d'avance, la contradiction entre le processus d'islamisation de la société et la soi-disant candidature du pays à l'Union européenne. 

    Ce dernier point devrait être aujourd'hui considéré comme complètement dépassé dans les faits. Or, cette perspective n'a pas été gommée en théorie, car la Turquie officielle continue à s'exprimer occasionnellement comme si elle envisageait, comme si elle revendiquait de rejoindre l'Europe.

    On retrouve dès lors le débat affligeant du parlement français en 2004, il y a bientôt 15 ans. Or, cet échange d'idées, avait tout juste permis à celui parlait, alors, au nom du centre droit de rappeler, pratiquement seul, quelques vérités, quelques évidences, que ses collègues persistaient à nier. Une Europe élargie à la Turquie allait découvrir des frontières communes avec la Syrie, avec l'Irak, le Caucase, l'Iran, etc.

    Soulignons d'ailleurs que ce porte-parole du centre droit via le groupe UDF, ne s'était pas encore marginalisé, et démonétisé, par ses ralliements ultérieurs inappropriés. (4)⇓

    À la même époque, nos dirigeants se posaient encore la question de la candidature européenne de la Turquie en relation avec le pacte atlantique.

    Ankara faisait figure d'allié solide de l'occident, pays musulman et cependant réputé laïc, sans que l'on prenne garde à la signification très particulière de ce concept en Asie mineure.

    Mais déjà la propagande turque jouait sur deux tableaux parfaitement contradictoires en bonne logique qui s'apparentaient au jeu traditionnel de la chauve-souris : "je suis oiseau voyez mes ailes, je suis souris vivent les rats".

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. A noter que Kemal Kiliçdaroglu est l'élu de la région autrefois connue sous son nom kurde de Dersim. Aujourd'hui, renommée en turc Tunceli, cette province, révoltée et durement massacrée en 1937, est majoritairement encore peuplée de Kurdes de religion alevie. Lui-même alevi, et d'origine kurde par sa mère, il est issu par son père de la tribu des qoraïch (on se reportera sur ces divers sujet aux livres de Henri Lammens).
    2. (2) cf. "Turkey’s Post-Coup Purge and Erdogan’s Private Army" par Leela Jacinto in Foreign Policyle 13 juillet 2017.
    3. cf. "La Question turque et l'Europe" que l'on peut commander directement au prix de 20 euros port compris soit sur la page catalogue des Éditions du Trident soit en adressant en chèque de 20 euros aux Éditions du Trident, 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris. 
    4. Ayant écrit en annexe de La Question turque et l'Europe que les interventions, dans le même sens, de MM. François Bayrou et Jérôme Rivière, "sauvent l'honneur du parlement" lors de ce débat, non seulement je maintiens cette considération mais il me semble que leurs propos d'alors rehaussent leur carrière politique..

    http://www.insolent.fr/

  • Le potentiel électoral du FN se situe clairement à droite de l’échiquier

    Dans sa contribution accessible en ligne, Nicolas Bay conteste la stratégie de Florian Philippot. Extraits :

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.03.05

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.05.15Il rappelle notamment que la souveraineté n'est pas un absolu, mais un outil pour défendre ce qui est essentiel : l'identité.

    Enfin, il n'oublie pas la famille :

    Capture d’écran 2017-07-24 à 22.08.53Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html