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l'information nationaliste - Page 6142

  • L'esprit de chevalerie

    Sublimation des vertus guerrières mises au service d'une cause juste ou sacrée, la chevalerie, longtemps miroir et référence des comportements occidentaux, devient, sauf exceptions, incompréhensible à une historiographie en rupture avec ses racines culturelles et religieuses.

    L'idéal chevaleresque, tel qu'il apparaît au tournant de l'an Mil pour croître et s'épanouir au XIIe siècle, n'a pas jailli tout à coup de rien ; il s'ancre dans un passé, des traditions, des comportements, des croyances antérieurs à la société médiévale, et même au christianisme. Comment s'est-il forgé, mis en place, imposé ? Autant de question auxquelles Dominique Barthélemy apporte des réponses, ou des commencements de réponse dans un essai remarquable de justesse, d'érudition, d'intelligence et d'humour, La Chevalerie.

    Vertus guerrières

    Qu'il existe des vertus guerrières communes à toutes les sociétés indo-européennes, voire à toutes les civilisations qui exaltent le courage et le métier des armes, on ne saurait en douter. Cependant, impossible de comparer Roland ou Lancelot à Achille ou Hector, ni de faire procéder le héros médiéval d'un modèle romain, comme certains historiens ont tenté de le démontrer, parce que l'individualisme chevaleresque est à l'opposé de l'esprit des légions. Il convient de chercher son modèle ailleurs, dans un passé « barbare », germanique, exaltant la valeur personnelle, le rôle du cavalier, les rapports entre un chef de guerre et ses hommes. Au vrai, ce modèle germanique supposé serait tout autant, voire davantage celtique, mais il tend à s'imposer avec l'avènement du monde franc, s'épanouit à l'époque carolingienne, devient chevalerie telle que nous entendons le mot à l'aube des temps capétiens. L'un des grands intérêts de l'étude, souvent incisive et mordante, est de mettre en évidence combien le combat chevaleresque, dès ses origines, se veut élitiste, quoique largement ouvert aux talents et mérites, donc économe en sang, le but étant de briller, pas de se faire tuer. Aussi de montrer comment les puissants, rois ou ecclésiastiques, oeuvrèrent à orienter ce goût de l'exploit individuel vers l'intérêt général, guerres de conquête ou croisade capables de souder la communauté dans la poursuite d'un but unique. Tournois, joutes et défis s'inscrivent dans une même logique, tandis que la chanson de geste, le roman arthurien ou courtois, objets d'un chapitre passionnant, tracent un modèle parfait, ce qui ne signifie pas que tout chevalier ait incarné cette perfection. En allant au-delà du mythe et de l'idéalisation, le professeur Barthélemy propose une vision profondément juste et humaine d'une institution qui tendit vers le Bien, sans toujours l'atteindre, et un éclairage équilibré sur ses relations avec un Islam qui proposait un contre modèle chevaleresque ; Sarrasins ou Francs, les vrais chevaliers, d'un côté comme de l'autre, y furent étonnamment sensibles.

    La Table ronde

    Le cycle des romans de la Table ronde, inspirateur de tant de rêves et de comportements héroïques, s'ancrent, eux aussi, dans un passé indo-européen très lointain. Rompant avec les délires ésotériques trop suscités par le sujet, un universitaire britannique, John Matthews, propose, sous forme d'un élégant album illustré, Le Graal, la vérité derrière le mythe, étude poussée sur les origines de la légende du calice de Joseph d'Arimathie, et l'interprétation qu'il convient de donner à l'histoire. Le symbole du vase sacré qui permet de communiquer avec la Divinité existe dans toutes les cultures, même les plus éloignées de la nôtre. En Europe, on le retrouve dans le cratère primitif d'Ouranos, le chaudron magique des dieux celtes, et chez les Scythes, ce qui permit d'ailleurs à Matthews, conseiller historique d'un film consacré au roi Arthur, d'y soutenir la thèse, aventurée mais défendable, d'un Arcturus officier romain né dans les plaines de l'Est. Ce qui importe est de comprendre pourquoi ce récipient tient une telle place dans l'imaginaire collectif de tous les temps et comment, d'un rôle symbolique, celui de la quête de l'âme vers Dieu, il a pu, dans des sociétés de plus en plus matérialistes, devenir l'objet de la recherche d'obligation stérile d'un objet tangible doué de pouvoirs supposés magiques. Le résultat est stimulant, par les discussions qu'il suscite, et passionnant. Est-ce ce matérialisme ambiant qui conduit aujourd'hui à appréhender les croisades comme une entreprise de conquête coloniale animée de vulgaires appétits de lucre hypocritement travestis en guerre sainte ? Sans doute … S'y ajoute, chez des historiens coupés de la tradition catholique, une incapacité véritable à comprendre le phénomène, donc prompts à le condamner de manière véhémente. L'Anglais Jonathan Phillips en fait la démonstration avec Une histoire moderne des Croisades. En quoi « moderne » ? En cela qu'elle réprouve une entreprise perçue, la faute en revenant aux propos de George W. Bush après le 11 septembre, comme une agression gratuite contre un monde musulman plus ouvert, civilisé, lumineux que l'Occident mal sorti des brumes de la barbarie. Thèse faussée d'emblée, on l'aura compris, qui perd de vue que l'Islam régnait sur le Proche-Orient après en avoir chassé les Byzantins et laissé aux chrétientés locales le choix entre la peu enviable dhimmitude et la conversion. Que cette agression remontât à trois siècles ne la légitimait pas. En fait, Philipps, conscient que la croisade constituait une réponse au djihad, entendait écrire une histoire de la guerre sainte, ce qu'indique le titre anglais de son livre. L'ennui étant que, dépassé par la complexité du sujet pour un non-arabisant, ou inquiet des aspects politiquement incorrects de sa démarche, il a réorienté son travail pour en faire le procès d'une entreprise par essence catholique, voire nationaliste. Horresco referens... Je ne saurai trop vous conseiller de relire plutôt Grousset, réédité en poche chez Perrin, qui se revendiquait patriote et croyant et dont l'Histoire des Croisades, inconnue de Mr. Philipps, pour n'être pas "moderne" n'en demeure pas moins un chef d'oeuvre.

    Aux côtés des Croisés

    Les mêmes a priori se retrouvent dans le petit livre de Claude Lebédel, Les Croisades, paru dans une nouvelle collection désireuse de rendre l'histoire abordable à un lectorat ignorant. Sans s'encombrer de chronologie, s'arrêtant à quelques personnages subjectivement choisis -Pourquoi aucune femme quand Mélisende de Jérusalem ou Constance d'Antioche, entre autres, le justifiait ? Pourquoi Renaud de Châtillon, seigneur brigand plutôt que l'admirable Baudouin IV ? - sans peur des erreurs de détails, - Bohémond de Hauteville, prince de Sicile, n'est pas Bohémond de Normandie… - dégoulinant de complaisance pour tout ce qui n'est ni croisé ni franc, au risque d'attribuer l'invention de la boussole et de la soie aux Arabes plutôt qu'aux Chinois, l'auteur signe une synthèse plus ambitieuse que sérieuse et passablement insatisfaisante.

    Royaume latin

    Qu'il ne s'agissait nullement d'une entreprise d'appropriation territoriale, un fait l'atteste : au lendemain de la prise de Jérusalem, en juillet 1099, la majorité des Croisés repartit vers l'Europe sans penser à la survie du nouveau royaume latin... Ce fut l'urgente nécessité d'assurer une armée permanente qui entraîna la naissance de l'Ordre du Temple et la transformation des Hospitaliers de Saint-Jean en moines soldats. Aventure singulière que cette nouvelle chevalerie dont saint Bernard s'instaura le chantre et qui a entraîné, en français du moins, d'innombrables études plus ou moins sérieuses et circonstanciées. Il semble qu'il n'en existe pas d'équivalentes outre-Manche puisque l'étude de Desmond Seward, Les chevaliers de Dieu, y demeure, depuis sa parution en 1972, un classique inégalé. Fallait-il en proposer la traduction ? Oui. Certes, Seward, dans cette synthèse consacrée aux Ordres militaires, n'apprendra strictement rien à ceux que le sujet intéresse concernant Templiers, Hospitaliers, devenus chevaliers de Malte, ou Teutoniques ; en revanche, et cela justifie l'entreprise, le chapitre consacré aux ordres espagnols et portugais, Calatrava, Alcantara, Aviz, Montesa, Santiago et Mercédaires, qui combattirent uniquement dans la péninsule ibérique, la Reconquista étant regardée comme équivalente à la Croisade, est, à ma connaissance, la seule approche disponible dans notre langue. Seward y met en évidence la laïcisation de ces Ordres, l'emprise des souverains, qui imposèrent des princes comme Grands Maîtres, précisément ce que Philippe le Bel tenta vainement d'obtenir du Temple, et explique ainsi leur longue durée. Cela comble une lacune de notre historiographie.

    Anne Bernet L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 5 au 18 mai 2011

    Dominique Barthélemy : La Chevalerie, Fayard, 525 p., 26 €.

    John Matthews : Le Graal, Le pré aux clercs, 175 p., 20 €.

    Jonathan Phillips : Une histoire moderne des Croisades, Flammarion, 520 p., 26 €.

    Claude Lebédel : Les Croisades, Ouest-France, 160 p., 6 €.

    Desmond Seward : Les Chevaliers de Dieu, Perrin, 380 p., 22 €.

  • Affaire Fillon : le tueur s’appelle Macron

    Le ”Pénélopegate”, comme disent les journalistes, l’affaire des emplois supposés fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon, qui risque de l’éliminer du second tour de la présidentielle, peut permettre, contre toute attente, à la gauche de reconquérir l’Élysée, malgré le catastrophique quinquennat de François Hollande. Mais qui veut donc tuer Fillon ? Dans toute enquête, il faut se demander : à qui profite le crime ? Seconde question : qui était le plus apte à le commettre, en envoyant des documents au Canard enchaîné ? Si les deux réponses coïncident, l’enquêteur déduira que le coupable est certainement celui qui correspond aux deux critères. Dans l’affaire Fillon, l’initiateur probable est un certain Emmanuel Macron. Mais il a deux complices : Hollande aidé de son secrétaire Jouyet.

    Macron, ancien ministre de l’Économie, était le seul délateur possible        

    Comme le député LR Éric Ciotti l’a remarqué, les révélations du Canard enchaîné sur les salaires et emplois de Mme Pénélope Fillon et des deux enfants du couple pour le Sénat, comme les informations – les fuites – sur les salaires de la précitée à la Revue des Deux Mondes (propriété d’un ami de M. Fillon) ne pouvaient provenir que de Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. En effet cette administration est la seule à posséder toutes les données financières, documents fiscaux et déclarations salariales, dont l’Élysée ne dispose  pas. Or M. Macron a dirigé ce ministère. Quelle coïncidence ! Il était le seul des candidats à la présidentielle à connaître le dossier Fillon de A à Z.

     Il est très probable qu’il ait demandé, fin janvier, à ses anciens subordonnés de Bercy (voire seulement à l’un d’entre eux) de divulguer anonymement – et illégalement – auprès de la presse–poubelle de gauche, Le Canard enchaîné,qui ne vit que de délations (1), des informations fiscales, sous forme de documents photocopiés envoyés par courrier postal, surtout pas par Internet ; en échange de quoi, les quelques hauts fonctionnaires délateurs (ou un seul) seront promus si M. Macron est élu président… Un poste dans un cabinet ministériel, ça rapporte beaucoup…Cette hypothèse est la seule qui tienne la route.    

    Hollande, et son homme lige  Jouyet, ne sont que complices 

    L’analyse de Valeurs actuelles (16–22/02/2017) sur la violente campagne pour éliminer Fillon est excellente mais partiellement improbable ; résumons–la : Jean–Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Élysée et ancien secrétaire d’État de François Fillon (passé de droite à gauche), intime de François Hollande, serait le coupable des fuites auCanard enchaîné. (Jouyet est le cas d’école de l’opportuniste, une girouette sans convictions). Or Jouyet et Fillon se détestent depuis leur déjeuner du 24 juin 2014 : Jouyet racontera au Monde que Fillon lui a demandé de faire accélérer par l’Élysée les procédures judiciaires contre Sarkozy, ce que Fillon démentira avec véhémence en attaquant en justice le délateur Jouyet. Qui croire ? Personne n’était sous la table du restaurant pour écouter.

    D’autre part, Jouyet adore Emmanuel Macron, son protégé. Il veut qu’il soit élu président parce qu’il espère évidemment un juteux poste ministériel ou autre. Or, les enquêteurs de Valeurs actuelles (Tugdual Denis et Louis de Raguenel) se demandent quel intérêt aurait l’Élysée à favoriser Macron qui a trahi François Hollande. La réponse est astucieuse : Macron est « le fils naturel de Hollande, celui pour qui le président accepte que la mère de ses enfants, Ségolène Royal, fasse campagne ». Macron serait, en quelque sorte, le dauphin de Hollande qui verrait se prolonger en lui, par procuration, sa propre personne à l’Élysée. Après tout, Macron a été son principal conseiller, adepte impeccable des dogmes de la ”gauche sociétale”, auteur de toute la politique économique et fiscale de Hollande. Quand on connaît l’esprit tordu de ce dernier, cette hypothèse est très plausible.

    Oui, mais là où Valeurs actuelles se trompe, c’est quand l’hebdo explique, reprenant les fillonistes, que Jouyet, secrétaire général de l’Élysée, était le seul à  pouvoir avoir à la fois accès aux contrats de travail du bureau de l’Assemblée nationale et aux services de Bercy : « comme secrétaire général de l’Élysée, Jean–Pierre Jouyet disposait d’une vue à 360 degrés. »  C’est faux. Le secrétaire général de l’Élysée, non élu, n’a absolument pas accès au bureau de l’Assemblée nationale. Pas plus qu’aux services de Bercy.

    Le seul à  pouvoir accéder à tout était Macron. Il n’avait même pas besoin des contrats de travail de la famille Fillon de l’Assemblée et du Sénat – et d’autres employeurs–  puisque toutes les informations financières (impôts , salaires, régimes contractuels  et employeurs de la famille Fillon, sont concentrées à Bercy, y compris les relevés des versements bancaires avec montants et provenance). Si le Canard enchaîné a reçu les contrats de travail de la famille Fillon, c’est probablement par les soins de parlementaires socialistes ralliant En marche ! d’ Emmanuel Macron.  L’hypothèse de Valeurs actuelles sur le délateur Jouyet doit être remplacée par celle–ci : l’organisateur est Macron. Hollande et Jouyet sont ses complices bienveillants.

    Pourquoi Hollande et Jouyet soutiennent Macron pour éliminer  Fillon ?  

     Ni Jouyet ni Hollande ne sont à l’origine du ”Pénélopegate”, ils l’ont simplement  accompagné, avec gourmandise, ils ont pris le train en marche. Ils ont pu aider Macron en lui fournissant peut-être un surplus d’informations à transmettre au Canard enchaîné, et surtout en intrigant auprès des médias pour qu’ils mènent une campagne de tirs de barrage contre le Sarthois. Jouyet, espère un maroquin ministériel important si Macron est élu, ou conserver son poste à l’Élysée. Et Hollande redoute un retour de la droite au pouvoir qui risquerait de mettre le nez dans ses petites affaires – et celles de Mme Royal– notamment de patrimoine immobilier. Hollande serait–il un millionnaire qui « déteste la finance » comme chacun sait, et qui échappe à l’ISF ? L’affaire du fraudeur fiscal Cahuzac est mémorisée. Si Macron est élu à l’Élysée, Hollande sera protégé de toute investigation trop curieuse. Si Fillon passe, danger… Cela dit, ses chances de passer sont compromises

    Peut-on sauver le soldat Fillon ?

    François Fillon a tressé les verges pour se faire fouetter. Amateurisme et imprudence. Son profil de premier communiant, de notable catholique de province à la probité revendiquée a dramatiquement contrasté avec les généreux contrats de travail de sa famille, soupçonnés d’être plus ou moins fictifs. Dévastateur. Cette attaque est profondément basse et injuste, certes, mais il aurait dû prévoir et s’en douter ! ll risque surtout de perdre une partie de l’électorat populaire des classes moyennes et modestes qui auraient voté pour lui, mais qui sont choquées par, pensent-elles, sa duplicité. La défense de M. Fillon repose sur l’argument convenu : ce que j’ai fait est légal. Sans doute, mais il faut méditer sur la distinction de Carl Schmitt entre légalité  (ce qui est permis par la loi) et légitimité(ce qui est admis par la culture, que les Grecs anciens appelaient ethos, dont vient notre mot ”éthique”). Une légalité illégitime, ça ne passe pas, c ‘est du formalisme.

    François Fillon a contredit l’image vertueuse et irréprochable qu’il voulait vendre. Il a donné l’impression décevante d’un politicien ”fricophile”, comme Sarkozy et beaucoup de ses collègues de droite ou de gauche. Pas grave quand on est le député de base d’une circonscription reculée, mais irresponsable et suicidaire quand on ambitionne l’Élysée. Ce dont le soldat Fillon rêve depuis plus de dix ans.    

    François Fillon répète partout, pour faire peur, que s’il  n’accède pas au deuxième tour, ce sera Marine Le Pen qui sera élue et non pas Macron, car « mes électeurs passeront chez elle » dit-il. Il suppose que le fameux ”plafond de verre” ne fonctionnera plus et qu’elle peut accéder à l’Élysée. Y croit-il vraiment ?

    François Fillon avait un boulevard devant lui. Il avait largement gagné la primaire de la droite (et du centre…), enfonçant le tiède Juppé, avec un programme de rupture. Il était le recours après le catastrophique mandat de Hollande. Sans le ”Pénélopegate”, il était sûr d’être élu contre Marine Le Pen.  Là, il risque de ne pas accéder au second tour. D’autant que le retors, creux et ringard Bayrou en se ralliant à lui (parce qu’il espère devenir son Premier ministre) va amener à ce dernier un maigre mais précieux réservoir de voix centristes. 

    Macron, intrigant et imposteur, balayeuse–poubelle

     Emmanuel Macron ne craint pas les marxistes démagogues Hamon et Mélenchon ; il n’a qu’un seul adversaire : François Fillon. Car il analyse que celui qui arrivera au second tour de la présidentielle, face à Marine Le Pen, est sûr de l’emporter, même si c’est un âne juché sur une brouette. Elle serait plombée par le ”plafond de verre”, c’est-à-dire l’impossibilité d’atteindre au second tour la majorité. La ”diabolisation” du FN existerait toujours. Cette hypothèse, l’impossibilité de MLP d’être élue présidente, n’est d’ailleurs pas certaine. Elle est simplement probable. Ne pas confondre certitude et probabilité. Le calcul de Macron–Rastignac est donc de doubler François Fillon au premier tour. Pour cela, le coup du ”Penélopegate”, entièrement monté par lui, est bien joué.

    1. Macron (qui doit sa carrière politique fulgurante à la gauche de pouvoir et d’argent, sa vraie famille) bénéficie de la complicité d’une justice gauchisée depuis longtemps, politisée et partiale. Le Parquet national financier, aux ordres de la gauche qui l’a créé (pour se disculper de l’affaire du fraudeur fiscal Cahuzac, ministre socialiste du Budget) qui instruit l’affaire du député Fillon, viole la séparation des pouvoirs, comme l’ont rappelé ses avocats ; et a mené une enquête intrusive (avec perquisitions à l’Assemblée) totalement illégale. Pourquoi ? Parce ces magistrats, n’agissent plus selon la loi mais selon l’idéologie (déclin de l’État de droit) et qu’ils espèrent des récompenses professionnelles si Fillon est éliminé et Macron élu.       

    Ses déclarations anti–françaises en Algérie sur les ”crimes contre l’humanité ” de la colonisation, propos abjects et honteux, sont destinées à récupérer l’électorat musulman en France. Macron fonctionne comme une balayeuse–poubelle : récupérer tout ce qui est périphérique, à la marge, pour avoir une courte majorité face à Fillon au premier tour, afin de battre Marine Le Pen. S’il n’avait pas plus de programme ou d’idées qu’une poule de dents, ce serait une petite chance. Mais, hélas, il a un programme : continuer Hollande. Si les Français sont assez stupides pour élire cet imposteur, c’est à désespérer de ce pays.

      Fillon, Macron ou Marine à l’Élysée : une crise de régime inéluctable

    Cette prochaine élection présidentielle est la plus imprévisible de toute l’histoire de la Ve République. Selon un sondage Kantar Sofres–OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI du 26 février 2017, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour (27%, record historique), suivie de Macron, en hausse après le ralliement de François Bayrou (25%). Fillon, à 20%, en recul à cause du ”Penelopegate” serait éliminé. Au second tour les finalistes feraient 58% (Macron) contre 42% (Marine), ce qui, pour cette dernière est explosif face aux 18% de son père face à Chirac en 2002. Au vu de ce sondage, le ” plafond de verre” n’a pas disparu mais, en dépit de sa grimpée, il n’a pas dépassé la barre fatidique des 50%  

    Oui mais… Que Macron ou Marine Le Pen soient élus à l’Élysée, il leur faut une majorité à l’Assemblée nationale, investie juste après. Or aucun des deux ne risque de l’obtenir. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas de partis enracinés, et que le mode de scrutin uninominal à deux tours leur sera défavorable, voire fatal. Ils ont de vagues alliances, bien sûr, mais aucune majorité stable en perspective.

    De plus, si Marine Le Pen l’emporte de justesse au second tour  – peu de chances, mais sait–on jamais ? – je ne vous dis pas l’intensité des émeutes qui vont éclater, à la fois gauchistes  et  d’origine immigrée.  

    Si Fillon est élu (pourquoi pas ?) même avec une majorité LR aux législatives, on peut douter qu’il oserait abolir les lois du gouvernement de gauche précédent. Apeuré à l’idée de toucher à la morale sacrée de la gauche  – économique et sociétale –  et devant les manifestations et les grèves, il risque fort de suivre la voie de Chirac et Sarkozy : promesses musclées (pour être élu) et réalisations nulles, même pas 10% du programme (pour être tranquille et par impuissance). Si en revanche, il veut passer en force, il y aura de la casse. Dans tous les cas de figure, les résultats de la présidentielle déboucheront sur un chaos. Ce dernier sera peut-être salutaire. Ma conclusion est : il va y avoir du sport, tant mieux.  

    (1) Cette publication n’investit jamais en enquêtes mais repose sur la délation de sources anonymes. D’où sa rentabilité. La moitié de ses informations sont falsifiées ou imaginaires – j’en ai moi–même été victime. Le Canard Enchaîné, dont la diffamation est la raison de vivre, n’est jamais poursuivi en justice. C’est normal : tous les camps ont besoin de lui. De même que tout le monde a besoin de poubelles pour jeter ses ordures. 

    http://www.gfaye.com/affaire-fillon-le-tueur-sappelle-macron/

  • LISEZ LE N°11 DES CAHIERS D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AU MSI

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  • Face à une République à bout de souffle, quel nouveau régime ?

    Dans le cadre de la Nouvelle enquête sur la Monarchie que j'essaye de mener malgré une actualité prenante et un peu obsédante qui nous prive de bons et vigoureux débats d'idées, voici ci-dessous une brève réflexion sur l'élection présidentielle et cette « révolution par le haut » que j'appelle de mes vœux, en bon royaliste conséquent et soucieux de l'intérêt d'une France aujourd'hui « proie » d'intérêts qui ne sont pas les siens...

    L'actuelle campagne présidentielle est-elle un désastre démocratique, comme le suggèrent quelques commentateurs, en particulier étrangers ? Il est vrai que le spectacle donné par la classe politique et celle des discoureurs (« la classe discutante » évoquée par Weber) n'est guère susceptible de motiver nos concitoyens à s'engager en politique, et qu'il aurait plutôt pour effet de les détourner des urnes alors qu'ils sont censés être les souverains en République...

    Et si c'était la logique démocratique elle-même qui expliquait ce désordre politique en opposant les uns et les autres dans la conquête de la magistrature suprême de l’État, celle-ci devenant la proie de toutes les ambitions et de toutes les coteries qui se parent du nom de partis quand elles ne sont, souvent, que clans ? Ce n'est pas la première fois qu'une élection présidentielle ressemble à un combat de coqs et que l'image de la politique en sort dégradée, tandis que l’État en ressort, sinon affaibli, du moins prisonnier des promesses (mais ces dernières n'engagent que ceux qui y croient, ce que M. Hollande a prouvé avec une belle constance en sa présidence) et, encore plus exactement, des parentèles idéologiques (mais aussi financières et économiques) et des clientèles électorales à l'approche du scrutin. Mais il est vrai que, cette fois-ci, la campagne apparaît particulièrement agitée et, même, crapoteuse : les affaires judiciaires qui remontent à la surface ou qui sont opportunément dévoilées ont fait oublier les vrais débats politiques et économiques, mais empêchent aussi de dresser le bilan du quinquennat qui est en train de s'achever dans le désordre civil et l'apathie gouvernementale. Et c'est, comble de l'ironie, un ancien ministre de l'économie de M. Hollande qui est, à l'heure à laquelle j'écris et avec les précautions d'usage, en position de favori pour devenir le prochain locataire de l’Élysée...

    Devant une telle situation, doit-on se réfugier dans le rêve d'une Sixième République qui, d'un coup, serait enfin la République parfaite et idéale dans laquelle les citoyens seraient vraiment les souverains que les grands discours des doctrinaires et des débuts de la République annonçaient ? A bien y regarder, cette nouvelle République ne serait, en définitive, que le retour au parlementarisme débridé des Troisième et Quatrième Républiques, avec un zeste de référendums locaux, si l'on en croit MM. Hamon et Mélenchon : rien de bien rassurant ni vraiment efficace, et la Sixième promise risque bien de n'être qu'une République de plus, quand la France en a déjà éprouvé cinq et de multiples constitutions sans résoudre l'équation politique d'un État solide et pérenne au sommet et de pouvoirs multiples et concrets à la base et dans les différents étages de la construction nationale française.

    Malgré les tentatives de la sauver, la réformer ou la repenser, la République (en tant qu'institutions) arrive-t-elle en fin de cycle, puisqu'elle semble à bout de souffle ? C'est possible et pourquoi ne pas en accepter l'augure, mais il ne sert à rien de se plaindre de ses effets si l'on ne propose rien qui la remplace efficacement et durablement... Ce n'est pas d'un programme électoral de plus dont notre pays a besoin, mais bien de nouvelles institutions et d'un nouveau régime, d'un État digne de ce nom, de notre histoire et des nécessités non seulement françaises, mais aussi européennes et mondiales, la France ayant vocation à être présente, encore et toujours, sur la scène internationale comme une puissance à la fois affirmée et médiatrice, et non repliée sur elle-même.

    Ce nouveau régime nécessaire n'est pas l'ancien régime, et, s'il veut rompre avec les mauvaises habitudes de l'actuel et les principes qui le guident, il ne s'agit pas pour autant de « faire table rase du passé » et d'oublier tout ce qui a été depuis que la Monarchie n'est plus : au contraire, la Monarchie, qui a pour ambition de renouer un fil hier tranché, doit assumer tout le passé de la nation, ses passions comme ses raisons, et en tirer profit, pour une nouvelle synthèse française et cet avenir que « tout esprit bien né souhaite à sa patrie », selon la formule consacrée. Cela ne signifie pas, pour autant, qu'elle renonce à ce qu'elle est, profondément, politiquement comme spirituellement, mais au contraire qu'elle dépasse les conflits anciens pour mieux incarner l'arbitrage suprême dans un pays aujourd'hui divisé, voire déchiré, par les luttes idéologiques et les incompréhensions, ni tolérables ni tolérantes... C'est par le haut qu'il est possible de sortir du piège des carcans et des idées reçues, de ces antagonismes qui, pour certains d'entre eux, n'existent que parce que « la première place » est toujours à prendre en République alors qu'il s'agirait, pourtant et d'abord, de servir le pays et ses habitants, personnes civiques comme familles constituées...

    La « révolution par le haut » pour laquelle Maurras, en ses heures les meilleures, militait ardemment, n'est pas exactement royaliste (le royalisme n'étant qu'un parti-pris, aussi honorable soit-il), mais elle est, par nature et de statut, éminemment et politiquement royale.

    (à suivre : la révolution royale ; la Monarchie n'est pas un parti.)

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Islam : 11820 radicalisés recensés en France

    Selon le Ministère de l'Intérieur (record en Seine-Saint-Denis) :

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    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La Russie pour cible

    Georges Feltin-Tracol

    3073775071.jpgIl ne fait pas bon d’être russe en Occident ces derniers temps. D’habitude si attentives à l’Autre, les instances politico-médiatiques occidentales ne cachent même plus leur profond mépris à l’égard de la Russie coupable de revenir sur la scène internationale, ce qui est scandaleux venant de l’État le plus étendu au monde, en outre deuxième détenteur d’ogives nucléaires de la planète.

    Au moment où toutes les phobies, toutes les peurs collectives sont de plus en plus pénalisées, une seule est encouragée, voire valorisée : la russophobie. Russophobie 2.0 est d’ailleurs le titre du livre écrit par l’Italien Giulietto Chiesa (Le Retour aux Sources, 208 p., 19 €). Russophone et ancien correspondant de presse à Moscou, Chiesa fut député européen entre 2004 et 2008. Il dénonce dans cet essai « une constante au cours des cinq derniers siècles (p. 7) ». La russophobie qui s’étend jusqu’à une partie du peuple russe. « Tout au long de son histoire, l’intelligentsia russe a été éloignée de son peuple, et absolument incapable d’en partager les sentiments profonds, affirme-t-il. C’est ce qui explique également chez les intellectuels russes ce désintérêt collectif pour la nation à laquelle ils appartiennent (p. 152). » Le terme de nation apparaît ici inapproprié pour décrire l’ultime entité impérial existante. Fascinée par un soi-disant modèle occidental, cette frange infime de la société russe ignore que « les peuples américain et européen, insiste encore l’auteur, constituent de magnifiques cobayes pour le mensonge, mais il faut toujours faire attention à préserver la forme démocratique (pour l’instant, du moins) (p. 56) ».

    Giuletto Chiesa estime que « l’Occident cherche à couper les ponts, pour supprimer toute possibilité de dialogue (p. 201) ». N’hésitant pas à considérer le 11 septembre 2001 comme un « attentat sous fausse bannière (p. 115) » et envisageant l’élection certaine de la néo-conservatrice belliciste Hillary Clinton – il ne pouvait prévoir la surprise Trump -, il affirme que « l’ère Obama n’a pas été qu’une suite de victoires médiatiques, elle a connu aussi des défaites politiques et diplomatiques pour les États-Unis. Poutine, à l’opposé, a systématiquement perdu les premières, mais remporté les secondes (pp. 191 – 192) ». Bien vu ! En revanche, on reste très sceptique à propos de son avis partisan sur la crise ukrainienne plus complexe qu’il n’y paraît Cet ancien candidat aux européennes du parti pro-russe en Lettonie ne peut pas s’empêcher de verser dans un antifascisme obsolète en qualifiant les courageux nationalistes-révolutionnaires ukrainiens de « néo-nazis ». On s’étonnera toujours que quelques personnes n’appliquent pas à toutes les communautés populaires enracinées le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 23, diffusée sur Radio-Libertés, le 3 mars 2017.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Macron : demandez le programme

    Après plus de 100 jours de mystère le programme Macron a donc été rendu public le 2 mars. Il prend la forme d'une petite brochure de 36 pages au format A5. (1)⇓

    Ce texte appelle quelques remarques, préalables à tout examen de détail.

    D'abord, un tel catalogue de suggestions résulte, nous dit-on, de la contribution d'un nombre d'experts aussi impressionnant qu'imprécis : 400 selon Les Échos  (2)⇓

    , 500 à en croire la brochure elle-même. Se seraient ajoutés à leurs éminents avis, ceux de 30 000, 100 000, peut-être 200 000 internautes ayant cliqué gratuitement sur un bouton d'adhésion. On imagine aisément les incertitudes de la synthèse.

    En raison même de leur caractère hétéroclite, et nonobstant la présence dans le cercle des soutiens de boussoles indiquant, depuis tant d'années, invariablement la mauvaise direction : ès-Attali, ès-Bergé, ès-Minc et tutti quanti, on trouvera quand même quelques suggestions intéressantes, bien venues. Par exemple, l'interdiction des téléphones portables dans les enceintes scolaires.

    Écartons enfin une intelligente opération, relevant de l'étude de marché : si l'on se base sur certains sondages, voire sur des scrutins dédiés comme le référendum de 2005, plus encore que les élections européennes de 2014, il existe, certes, un très fort scepticisme dans l'opinion française vis-à-vis des institutions communautaires. Reste cependant 45 % des électeurs qui ont voté oui au projet de constitution de l'Union européenne : or, ces électeurs ne se retrouvent dans aucun candidat, pas même François Fillon. (3)⇓

    En étant pratiquement le seul à se réclamer de "l'Europe", soutenu par François Bayrou, il envisage de prendre des voix en déshérence.

    Ne disons pas non plus que tout relève de l'absurde dans cette brochure. Ce qui appelle la critique résulte plutôt de ce qui n'y figure pas.

    À l'heure où ces lignes sont écrites, ceux qui encensent le projet n'ont probablement guère disposé du temps de l'étudier. Les lecteurs attentifs au contraire ne sauraient y souscrire pleinement.

    Comment ose-t-on appeler programme, pour commencer, un document qui ne mentionne aucun chiffrage ? On parle un peu pompeusement à tors et à travers désormais, de "financement". C'est le mot à la mode chez les technocrates et les journalistes.

    En 1958, le principe de l'équilibre budgétaire l'avait emporté sur le parti dépensier et déficitaire. L'article 40 de la nouvelle constitution avait été conçu pour empêcher qu'une proposition de loi démagogique, supposée venir d'un parlementaire, ou d'un groupe, aboutisse à déséquilibrer le budget sans qu'elle soit compensée par une recette ou une économie précise. Cette disposition avait été tournée pendant des années par la phrase ritournelle : "la diminution des ressources publiques conséquentes… ou le surcroît des dépenses… est compensé par le relèvement, à due concurrence, des taux prévus à l'article 575 A du code général des impôts". Rappelons pour le profane que l'article 575 fixe les droits sur les tabacs et allumettes.

    Désormais le parti du déficit et de l'endettement, ayant repris le dessus avec les années Gicard-Chirac, et plus encore sous Mitterrand, on pose comme une sorte de clef de voûte du modèle français que, nécessairement, les dépenses ne sont pas équilibrées par des recettes.

    D'autre part, les propositions de loi d'origine parlementaire ne représentent plus que 1 % des dépenses : les projets venant des bureaux ministériels échappent à la règle qui dispose clairement au gré de l'article 40 que ce sont "les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement" (c'est le point en cause) qui "ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l'aggravation d'une charge publique."

    Si l'on souhaite par conséquent revenir à la logique de la constitution il faudra bien étendre, d'une manière ou d'une autre, le champ de l'article 40 aux promesses démagogiques des candidats à la présidence.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. Le programme d'E Macron est désormais téléchargeable sur le site de son mouvement.
    2. Ce journal, autrefois dédié à l'économie, est aujourd'hui la propriété de M. Bernard Arnault, PDG de LVMH, qui a également racheté en 2015 Le Parisien-Aujourd'hui en France. Le même groupe possède aussi Radio Classique. Tous ces médias soutiennent avec plus ou moins de discrétion Macron.
    3. Catalogué comme "européiste" par les "souverainistes", celui-ci défend en fait une vision intermédiaire qui se réclame de De Gaulle. Il était en 1992 aux côtés de Philippe Séguin dans la campagne contre le traité de Maastricht.

    http://www.insolent.fr/