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l'information nationaliste - Page 6170

  • Le Deep State dans tous ses états

    Ex: http://www.dedefensa.org

    16 février 2017 – Une fois de plus, je prends la plume pour interférer dans le travail du site (dedefensa.org) et donner un aperçu personnel et néanmoins général des événements washingtoniens après la démission de Flynn, le conseiller direct de Trump pour la sécurité nationale, et l’un de ses plus anciens compagnons d’armes sur la route menant à la Maison-Blanche. Par commodité, je citerais au minimum des extraits de mes “sources”, qui sont dans tous les bons articles de la presse-antiSystème. (Vous pouvez trouver une bonne synthèse de cette affaire, donnant elle-même toutes les sources qui importent, dans le texte de Virgil, de Breitbart.News, le 16 février. Plus loin, vous aurez d’autres références-URL)

    Bref, la transition est toute faite pour entrer dans le vif du sujet par un exposé préliminaire : la non-citation des sources est une habitude de la presseSystème, devenue habitude hystérique et spasmodique dans l’ère Trump. On peut donc sans véritable risque, vous pouvez m’en croire, inventer ses “sources” pour mieux accréditer les montages que passent impérativement les “non-sources” venues de l’IC (Intelligence Community) alias Deep State (État profond), ou faisant fonction. Jamais le trafic de “sources”, avec “fuites” organisées d’informations inventées pour la cause, n’a été aussi massif, sorte d’inondation diluvienne, de tsunami, etc. Plus que jamais par conséquent, il faut renoncer à la réalité qui n’existe plus, tenir apriori pour mensongères les “sources” les plus respectables selon le catéchisme-Système (NYT, WaPo, etc.), décrétées par nous coupables tant que leur innocence éventuelle n’a pas été sérieusement prouvée, etc. Dans le cas qui nous occupe, il faut admettre qu’il y a eu un simulacre de fuites massives, des informations-simulacres venant de sources-simulacres également, néanmoins implantées dans l’IC, devenant elle-même une IC-simulacre, le tout aboutissant à une liquidation de Flynn... Pourquoi ne croirait-on pas, ironiquement au sarcastiquement, qu’il s’agit d’une liquidation-simulacre ? Le plus fort c’est que certains l’affirment...

    Sur cet arrière-plan plein de faux-semblant et de fausses perspectives, j’en viens à un exposé succinct de cette affaire & conséquences, en quelques points remarquables :

    • La liquidation de Flynn est un montage de A jusqu’à Z, sans discussion possible. D’une façon générale, les analystes sérieux, hors-presseSystème hystérique, voient cet épisode comme un revers très important pour l’administration Trump, notamment pour compromettre sa politique de rapprochement avec la Russie. L’idée générale est qu’il s’agit du premier d’une liste significative de personnes, proches de Trump, à éliminer de la même façon (Bannon, Miller, Kellyanne Conwy, Priebus), et en final bien entendu, Trump lui-même, – par démission forcée, destitution, voire, pourquoi pas, quelque chose de plus expéditif, – See what I mean ?, dit un personnage des complots courants à Washington. L’idée est de rendre totalement inopérante l’administration Trump, jusqu’à la désintégration complète de la chose. Le moyen, comme vu ci-dessus, est celui de la guerre de la communication, menée quasiment à visage découvert par l’IC, qui a un compte à régler avec Trump.

    • Cette dernière remarque ci-dessus m’entraîne irrésistiblement vers le second point, qui me frappe particulièrement et sur lequel je revient plus loin parce que c’est le pivot du drame : l’action quasiment à découvert de l’IC, applaudie par des journalistes-Système dans des tweets particulièrement parlant. (La chose a déjà été dite et répétée depuis plusieurs sorties publiques ès qualité de Brennan, directeur de la CIA jusqu’à la fin janvier, contre Trump, dans des termes croquignolets : « Plus encore que la trace d’un Silent Coup qui n’en finit pas de faire un bruit assourdissant, c’est à cette implosion que nous pensons lorsque, par exemple, l’on assiste à ces échanges surréalistes entre l’actuel directeur de la CIA Brennan [directeur-sortant] et le président-élu, où le premier estime [sur FoxNews] que le président-élu parle beaucoup trop, qu’il ferait mieux de mesurer ses paroles, “to watch what he says” [“sinon...“, pense-t-on aussitôt comme l’on pense à Dallas-JFK]... ») Tout cela justifie, une fois de plus après les innombrables occasions rencontrées depuis le 8 novembre 2016, cette question lancinante : « A coup d'Etat underway? »

    • Pendant ce temps, la politique extérieure de Trump est ce qu’on sait qu’elle est, – étrange, inattendue, incertaine et improbable ; depuis l’article d’Alastair Crooke (du 10 février) auquel je fais référence, les choses ont encore empiré. Certains estiment d’ailleurs que Trump a complètement trahi ses engagements de campagne, qu’il a rallié les neocons, comme Eric Zuesse qui juge que « Trump a déclaré la guerre à la Russie » tandis que Wayne Madsen multiplie les textes où il démontre que Trump est allié à Soros, que les néo-nazis se trouvent aussi bien à la Maison-Blanche qu’à la Rada de Kiev et que comme leurs comparses de là-bas, ils ne jurent que par la destruction de la Russie (et de la Chine, et de l’Iran).

    • Dans ce cas, s’interroge-t-on, pourquoi le Deep State et la presseSystème toute acquise aux neocons continuent-ils à bombarder Trump comme ils font, lui qui paraît selon certains points de vue  plus en plus ressembler à un hyperneocon? A le haïr, à en faire leur ultime objectif, y compris selon les méthodes les plus expéditives ? Pourquoi, au fait, ont-ils liquidé Flynn qui voulait manifestement mener la meute de ceux qui entendent mettre l’Iran à genoux, ou bien la bombarder comme le souhaitait joyeusement le sénateur McCain, – lui qui ne cesse aujourd’hui d’insulter Trump, – il y a quelques années, en 2007, sur un air des Beach Boys qui nous rappelait notre folle jeunesse, à nous les plus vieux, – « Bomb, Bomb, Bomb Iran » ? La réponse est tellement simple : parce qu’ils (Deep State, presseSystème, McCain) les haïssent, toute cette bande-à-Trump, qu’ils ne peuvent pas les souffrir, qu’ils sont rendus fous par eux, par leur seule existence, par leur usurpation de la Maison-Blanche, vous comprenez ? Ce n’est pas une question de politique, c’est une question de neuroleptiques pris en quantité insuffisante ou exagérée c’est selon...

    • Par ailleurs, et ceci en passant, pour rappel si vous voulez car la source consultée ici coulait le 13 février, donc avant le départ de Flynn ; par ailleurs, dis-je, vous apprendrez que les Russes ne sont plus vraiment rassurés ni à la fête, mais pour des raisons variées, et notamment, selon Foreign Policy, parce qu’ils craignent que Trump soit politiquement abattu, ou même assassiné, et parce qu’ils se considèrent comme des “otages de la présence de Trump à la Maison-Blanche”. Le paradoxe est que l’arrivée d’un président prétendument plus ouvert à la coopération avec la Russie a un effet paralysant sur la diplomatie russe... C'est une ruse du Système, ça.

    « Ce que les Russes craignent le plus aujourd’hui, c’est que Trump soit chassé ou même tué. Son départ, disent des sources internes du Kremlin, amènerait une campagne bipartisane antirusse virulente à Washington. Par conséquent et étrangement, Poutine est devenu l’otage de la survie et du succès de Trump. Cela restreint sérieusement les options géopolitiques de la Russie. Les Russes savent parfaitement que les démocrates veulent utiliser l’épouvantail-russe pour discréditer et destituer Trump alors que les républicains veulent utiliser l’épouvantail-russe pour réduire et discipliner Trump. Le gouvernement russe craint non seulement la chute de Trump, bien entendu, mais aussi la possibilité qu’il puisse par opportunisme adopter une ligne antirusse dure de façon à faire la paix avec les dirigeants républicains ultra-faucons du Congrès. » 

    • Si l’on veut un autre point de vue, une autre chansonnette, sur un autre rythme endiablé, certainement plus exotique mais en vérité pas vraiment plus folle que le reste puisqu’on y est, allez voir l’interprétation de Sorcha Faal de WhatDoesItMeans, pour qui Trump est un Grand-Maître de la franc-maçonnerie engagé dans une bataille sans merci contre les globalistes. C’est dans son texte du 14 février qu’il est montré, avec un luxe de détails dont nombre se recoupent dans les faits d’ailleurs (oups), que la démission de Flynn est effectivement une démission-simulacre (ou “Fake-You’reFired”), avec l’active complicité russe, pour permettre au susdit Flynn de poursuivre dans la clandestinité sa riposte contre la CIA.

    Ce qui me paraît étrange, finalement, c’est de parvenir à seulement songer un instant à sortir un jugement de tout cela, et en plus à le présenter comme s’il s’agissait de l’oracle accompli. De fait je trouve, – alors là, une fois n’est pas coutume, – que la sagesse même est sortie de la bouche charmante de Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE qui vient de visiter Washington D.C. et de rencontrer notamment la bande à Trump. Federica nous dit ceci qui ne met aucun côté en cause pour mesurer justement l’essence même de la situation, d’ailleurs à l’intense insatisfaction et la colère rentrée de ses collègues de la direction-UE qui ne rêvent que d’une chose, de manger du Trump à chacun de leur petit-déjeuner, ou, dans le cas de Juncker, pour arroser chacune de ses chopes ...

    « Je n’ai jamais vu les États-Unis aussi polarisés et divisés, et déchirés par des conflits sans nombre, qu’ils ne sont aujourd’hui., nous dit Federica (à Die Welt). Quoi qu’il en soit, celui qui entend jouer un rôle global doit être intérieurement fort, structuré et assuré de sa stabilité intérieure. [...] Quand la plus grande démocratie du monde est confrontée à des tensions d’une telle puissance, elle peut devenir un facteur de déstabilisation pour le reste du monde. »

    Je ne sais pas qui est précisément ce mystérieux “État profond” (Virgil lui-même s’interroge), de même que j’ignore ce qui se trouve dans la tête de The-Donald, et s’y a seulement quelqu’un... Disons, pour faire court, bref et clair, oui disons que le bordel règne dans toute son impériale splendeur et sa sereine globalité, au cœur de Washington D.C. Pour le reste, c’est-à-dire le courant des choses qui courent si vite, entre une réflexion ou l’autre qui peut avoir quelque intérêt à être rapportée pour notre démarche générale, à nouveau je nous propose la philosophie-Alastair : « Well, peut-être est-il préférable de s’asseoir et d’observer, et de ne plus tenter de déchiffrer les runes. »

    ... S’il vous plaît, ne dites pas que je me répète car cela est bien assez vrai pour que j’en sois conscient sans discussion. Je ne peux ni ne veux, pour remplir mon contrat d’observateur, éviter d’écrire quelques phrases à propos de ces événements si considérables et sur la mécanique desquels nous ne pouvons rien, et d’autre part je me refuse à dire que je sais si je ne sais pas.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Appel aux candidats pour rétablir la liberté d’expression, par Frédéric Pichon

    En France il est permis de dire que « les immigrés sont une chance pour la France ». Il est aussi possible d’affirmer  que  » l’islam est une religion de paix ». Ce sont des opinions: il est normal qu’elles  puissent être exprimées. A une condition toutefois : que les opinons contraires aient un égal accès au débat public.

    Or ce n’est pas que le cas : quiconque affirmerait – mêmes avec des arguments solides – que les immigrés, majoritairement extra-européens, sont une catastrophe pour la sécurité, l’école, l’économie ou l’identité du pays et que l’islam est une religion de guerre prendrait le risque d’être poursuivi et d’être condamné par les tribunaux au titre de la loi Pleven. Et ce pour incitation à la haine ou à la discrimination a raison de la religion ou de l’origine.

    Cela rend impossible tout débat libre et serein sur la politique migratoire ou l’islamisation des banlieues. Cela rend impossible une approche  réelle des faits qui suppose une libre confrontation de opinions. Cela fragilise la démocratie dont le socle est la liberté  d’expressions contradictoires.

    En France, la parole était très libre, dans les années 1970, et certains proclamaient même qu’il était « interdit d’interdire ». C’était avant une accumulation de lois très restrictives, et les prérogatives exorbitantes accordées à des associations dites antiracistes, par ailleurs gavées de subventions publiques, pour ester en justice contre des particuliers.

    Philippe Nemo à la fin de son opuscule La Régression intellectuelle de la France, paru en 2011, suggère : « Si un jour le pays se ressaisit et se donne un gouvernement et un parlement connaissant la valeur vitale des libertés intellectuelles et le tort qu’une société se fait à elle-même en les diminuant, un des premiers projets de loi à déposer sur le bureau de l’Assemblée sera celui-ci :

    “Article unique. Les lois du 1er juillet 1972, 13 juillet 1990, 21 mai 2001, 30 décembre 2004, ainsi que l’article R.625-7 du Code pénal et l’article 475 du Code de procédure pénale sont abrogés.” »

    « Par cette réforme, la France pourra de nouveau se représenter son avenir. Et de ce seul fait, elle sera en meilleure position pour s’y préparer. » 

    Dans cet esprit, nous vous demandons si, une fois élu, vous rétabliriez la liberté d’expression en supprimant dans une première étape les délits d’opinion prévus par la loi du 1er juillet 1972 (appelée loi Pleven).

    Frédéric Pichon,
 avocat,
    Président du Collectif des Avocats Libres

    Appel repris du site de la Fondation Polémia

    http://fr.novopress.info/

  • Filteris, qui avait analysé la victoire du Brexit et de Trump, prévoit un duel Le Pen-Fillon

    La méthode qui avait permis de prévoir la victoire du Brexit ou celle de Donald Trump, ou encore l'élimination de Nicolas Sarkozy dès le premier tour des Primaires, est encore peu utilisée en France, où les sondages "traditionnels" continuent à fleurir malgré leurs résultats de plus en plus souvent démentis par les urnes.

    La spécificité de la méthodologie exploitée par Filteris Euro / Mediations réside dans le fait de ne pas constituer d'échantillons, de ne pas poser de questions qui orientent les réponses, de ne pas opérer de redressements hasardeux auxquels les sondeurs doivent inévitablement se plier. Au contraire, la méthodologie de Filteris Euromediations permet de capter et d'analyser les opinions publiques sur les réseaux sociaux et d'en dégager des tendances certaines à court, moyen et long termes.

    Les outils (moteur de recherche et algorithmes d'analyse) permettent de prendre une mesure du Buzz, sur le Web et les réseaux sociaux, à laquelle s’ajoute une analyse qualitative de « sentimentalité » rendant compte des valeurs positives et négatives associées à chacun des candidats.  L'algorithme final synthétise le potentiel de victoire des candidats.

    Voici l'analyse des perceptions de Filteris hier (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

    C4z4ljiWcAIXQLL.jpg-large

    Cela va être amusant de voir tous les gauchistes se rallier à François Fillon, après la terrible campagne qu'ils lui ont fait subir...

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marine Le Pen est-elle devenue une cible de Georges Soros ?

    Un observateur politique américain du nom d’Alex Jones, bien connu pour son combat contre le nouvel ordre mondial, affirme que le milliardaire mondialiste George Soros, financier des campagnes contre Donald Trump, a également choisi de mener la guerre à Marine Le Pen.

    Le 15 Novembre 2016, Market Watch a signalé que le fonds Soros Fund Management LLC, de George Soros, a investi dans Alphabet Inc., la société mère de Google.

    Voilà des années que Soros augmente ses parts dans Google. .

    En parallèle, le 6 février 2017, Google News Lab a annoncé la création d’un nouveau projet « Fake News », présenté par CrossNews, comme un effort de collaboration entre journalistes, salles de rédaction et sociétés de médias sociaux.

    Dans un communiqué de presse daté du 6 février 2017, Google a annoncé de Paris un partenariat entre Google News Lab et First Draft pour aider «l’électorat français à comprendre à qui faire confiance dans le flux des médias sociaux durant les prochains mois ».

    First Draft est une société technologique, en partie financée par Google News Lab en juin 2015, dans le but de surveiller les informations en ligne afin de «sensibiliser et de relever les défis liés à la confiance et la vérité dans les nouvelles numériques».

    Le communiqué de presse de Google News Lab a également cité le projet CrossCheck, en collaboration avec Facebook’s Crowd Tangle qui commencerait par travailler avec des salles de rédaction à travers la France pour surveiller les nouvelles concernant… l’élection française.

    Le communiqué de presse de Google News Lab écrit à ce sujet : « A l’approche de l’élection présidentielle française, des journalistes de toute la France et d’ailleurs travailleront ensemble pour trouver et vérifier le contenu en ligne, qu’il s’agisse de photographies, de vidéos, de fils de commentaires et de sites d’actualités ».

    Les partenaires de CrossCheck utiliseront ces éléments collectifs dans leurs propres articles, émissions de télévision et contenus de médias sociaux.

    France News Lab a annoncé que les premiers partenaires incluaient l’AFP (Agence France-Presse), BuzzFeed News, France Médias Monde (via les Observateurs de France 24), France Télévisions, Global Voices, Libération, La Provence, Les Echos, La Voix du Nord, Le Monde (Les Décodeurs), Nice-Matin, Ouest-France, Rue89 Bordeaux, Rue89 Lyon, Rue89 Strasbourg, Storyful et StreetPress.

    Alex Jones, sur le site Infowars.com, écrit que David Brock , fondateur de Media Matters et père de « Fake News », travaille avec Google et Facebook pour mettre en œuvre une stratégie conçue pour interdire contrôler l’information planétaire et censurer les sites d’information dissidents.

    Infowars.com a également rapporté que dans un livre d’information écrit pour les donateurs potentiels et destiné à rester «confidentiel», Brock se vante d’avoir fait censures des médias en faveur de Donald Trump. Brock donne pour exemple une campagne menée par Media Matters et ses « trolls » rémunérés qui a effectivement bloqué, durant la dernière partie de la campagne présidentielle, les articles du journaliste Stone en faveur de Trump.

    Selon Alex Jones, cette méthode sera utilisée en France contre Marine Le Pen.

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-est-elle-devenue-une-cible-de-georges-soros/69549/

  • 23 février : Robert Ménard et Guillaume Bernard à Versailles

    2017-02-28 Ménard & Bernard - Affiche

    Robert Ménard et Guillaume Bernard décrypteront notammement l'actualité politique particulièrement sensible lors de la prochaine grande soirée organisée le 23 février prochain à Versailles, à l'Université Inter-âges, à 20h30.

    Vous pouvez réserver votre place ici et revoir en vidéos les dernières soirées, dont le débat Jean Sévillia - François-Xavier Bellamy du 16 novembre dernier qui vient d'être mis en ligne :

    Michel Janva

  • Autocritique d'un antifa

    Cette fois, ce n’est pas un livre de chevet que l’on vous conseille, mais un symptôme de ce que, enfin ! Les choses change, la France bouge ?

    Les classes populaires et le FN est une vaste enquête de terrain, présentée lors de deux journées d'études de la Fondation Copernic, en 2016. En terres de gauche radicale. Un livre issu des mouvances « antifa », qui combattent, par la violence ou l'insulte, les conceptions du monde des lecteurs de Monde&Vie. De prime abord, il semblera étrange de donner de la place à un livre produit par des adversaires qui, dénués de charité comme d'humanisme, considèrent les penseurs chrétiens, réactionnaires ou conservateurs, comme des ennemis à abattre. Bien sûr, ce livre a vocation à penser la rénovation du combat « antifa » contre le FN et au-delà contre tout ce qu'ils considèrent comme un fasciste, une immense majorité du peuple Français en réalité. Il suffit de peu pour être « fasciste » dans la tête d'un « antifa ». Ce livre est pourtant un événement politique et intellectuel. Une solide enquête sociologique de terrain, arpentant bien des espaces de l'électorat du FN, menée avec sérieux. Une enquête rare et même inédite. D'autant qu'elle n'est pas faite, comme un vulgaire et ancien Au front d'Anne Tristan, enquête sur les terres marseillaises effectuée à l'instigation de cette crapule d'Edwy Plenel, et dont l'objectif, selon les dires de la journaliste, était de « bousiller ce parti avant qu'il ne se développe ». Nous étions en 1987 et force est de constater que la méthode employée pour éradiquer le Front National a un tantinet dysfonctionné.

    L'ultra-gauche face aux vrais gens

    Les classes populaires et le FN, bien qu'issu des mêmes milieux militants, ne ressemble pas au mauvais livre d'Anne Tristan. Il est composé d'études écrites par une quinzaine de chercheurs et sociologues, militants et arpenteurs de terrain, et est divisé en cinq parties. On y traite, pêle-mêle, en tant que sources, du vote frontiste populaire, de la décomposition de la gauche et de la présence du FN dans les milieux populaires comme dans le monde ouvrier, de l'état des quartiers, de l'exaspération des représentants de l'État, à commencer par les pompiers, des jeunes, du déclassement, du poids concret de l'exclusion et aussi de l'erreur originelle de la méthode « antifa » d'opposition au FN.

    Et c'est là que le livre de Willy Pelletier et Gérard Mauger est un événement. Le premier, quittant Paris pour vivre dans le Nord de la France s'est fait de nouveaux amis dont il a constaté qu'ils étaient des électeurs FN, et des électeurs ne cadrant pas du tout avec la caricature (beaufs, racistes, analphabètes, etc.) à lui imposée par toutes ses années de militance bobo-gauchistes parisiennes. Ainsi, le FN qu'il combattait et les électeurs de ce parti qu'il méprisait n'existaient pas. La gauche radicale « antifa » pourchassait un ennemi aux contours imaginaires. C'est pourquoi, forts de ce constat, les maîtres d'œuvres de ce livre collectif sont repartis au point de départ, enquêter sur ce qu'ils n'avaient pas compris depuis plus de trente ans. Ayant pris conscience que leur combat « au nom de la tolérance » a été un combat « intolérant » (ce sont leurs propres analyses), nos auteurs se sont enfin décidés à s'intéresser au FN réel.

    Du coup, cette enquête, même marquée par l'impayable vocabulaire gauchiste militant, prend toute sa saveur. Il est simplement dommage qu'une telle prise de conscience, celle du « racisme de l’antiracisme » (c'est eux qui le disent), ait mis tant de temps à naître. Un point qui pourtant a souvent été bien expliqué par les prétendus « néo réacs ». Mieux vaut tard que jamais, dit-on.

    Paul Vemeulen monde&vie 2 février 2017

    Gérard Mauger et Willy Pelletier (coord.), Les classes populaires et le FN. Explications de votes, éditions du Croquant, collection savoir/agir, 286 pages, janvier 2017