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l'information nationaliste - Page 6255

  • Pour Alain de Benoist, le « moment populiste » remplace le clivage droite/gauche

    Moment-populiste-226x350.jpgLe Moment populiste – Droite/Gauche c’est fini ! : tel est le titre du fort essai que publie le 26 janvier Alain de Benoist, le directeur de la revue Krisis, aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, qui en diffusent cette présentation :

    « L’extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les “partis de gouvernement“ et la classe politique en général, au profit de mouvements d’un type nouveau, qu’on appelle “populistes“, est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations du paysage politique intervenues depuis au moins deux décennies.

    Le phénomène tend même à s’accélérer, comme l’a montré l’élection de Donald Trump, survenant quelques mois après le Brexit britannique. Partout se confirme l’ampleur du fossé séparant le peuple de la Nouvelle Classe dominante. Partout émergent de nouveaux clivages qui rendent obsolète le vieux clivage droite-gauche.

    Mais que faut-il exactement entendre par populisme ? S’agit-il d’un simple symptôme d’une crise générale de la représentation ? D’une idéologie ? D’un style ? Ou bien le populisme traduit-il une demande fondamentalement démocratique face à des élites accusées de ne plus faire de politique et de vouloir gouverner sans le peuple ? C’est à ces questions que répond ce livre, qui part de l’actualité la plus immédiate pour situer les enjeux politiques, sociologiques et philosophiques du débat.

    A quelques mois d’une élection présidentielle où le thème du populisme ne va pas manquer d’être discuté avec vigueur, Alain de Benoist publie un véritable manuel de la question. »

    Alain de Benoist, Le Moment populiste, Pierre-Guillaume de Roux, 352 p., 23,90 € 
(en librairie le 26 janvier).

    http://fr.novopress.info/

  • La monnaie remplacée ? Le cas grec.

    La Grèce connaît un long calvaire depuis sept ans, et il ne semble pas que celui-ci puisse s'achever prochainement : l'Union européenne, dominée par une Allemagne puissante et revancharde, poursuit sa politique qui tient à la fois de Gribouille et du Père Fouettard, et elle paraît n'avoir tirée aucune leçon de l'histoire. Le réveil pourrait bien être terrible et finir de mettre à mal une construction européenne aujourd'hui contestée par les peuples mais aussi aveugle aux véritables enjeux géopolitiques et sociaux du siècle qui vient. Comme si le vote du Brexit n'avait pas suffi et au moment même où un institut économique allemand très influent évoque (en le souhaitant) une mise à l'écart de l'Italie par son expulsion de la zone euro, les institutions européennes ne veulent pas desserrer l'étreinte sur la Grèce et font montre d'une grande indifférence aux souffrances d'une population grecque qui se sent abandonnée par tous, y compris par son gouvernement et ses partis politiques.

    Face à une situation de plus en plus absurde et révoltante, les Grecs s'organisent économiquement de façon parfois surprenante, parfois à leur corps défendant : ainsi, sur cette terre d'Europe qui a vu à la fois la naissance du mot Europe et celle de la monnaie, sans oublier celles de la politique et de la philosophie, la disette monétaire remet en cause l'existence même de... la monnaie, ou, du moins, son monopole. Le Figaro économie du lundi 2 janvier 2017 nous explique ainsi que « le manque de liquidités amène de plus en plus d'entreprises à payer une partie des salaires en bons d'achat » : « (…) Plus de 200.000 employés du secteur privé voient, entre 20 à 25 % de leur salaire rétribué en « tickets de rationnement ». Nombre de multinationales le pratiquent déjà depuis plus d'un an, d'autres les proposent uniquement aux nouveaux salariés. » Ces coupons, qui se développent de façon exponentielle dans le secteur privé, mais aussi, de façon plus discrète, dans le secteur public, remettent en cause le principe même de la monnaie et rappellent en les renouvelant les anciennes pratiques de troc, c'est-à-dire d'échanges non-monétaires. De nombreux économistes et professionnels locaux s'en inquiètent parce que ces coupons « poussent vers (des) solutions moins légales » et qui échappent, évidemment, aux taxations de plus en plus lourdes qui touchent tous les secteurs d'activités économiques : « la politique fiscale imposée à la Grèce par ses créanciers n'apporte ni résultats ni investissements dans le pays. Les jeunes peinent à trouver un emploi, le chômage des 24-40 ans atteint les 35 % et ceux qui ont un travail préfèrent être payés au noir, pour ne pas avoir de coupons à la fin du mois ! ». Ainsi, voilà les résultats de la politique de l'Union européenne, et cela ne plaide pas pour elle...

    Néanmoins, peut-on penser « au-delà de l'argent », au regard de cette politique des coupons aujourd'hui promue par des multinationales qui, elles, ne manquent généralement pas de liquidités financières et, cyniquement, utilisent en fait ce moyen des tickets de rationnement pour rester « compétitifs » dans le cadre d'une mondialisation de plus en plus agressive et de moins en moins sociale (si cela était encore possible...) ? Et si cette pratique s'émancipait des seules préoccupations économiques et financières (et, aussi et surtout, des multinationales qui la promeuvent pour leur seul profit), et devenait une politique pensée et développée par le gouvernement grec avant que de trouver de nouveaux débouchés en d'autres pays et, pourquoi pas, en France ? L'échange de services et de biens sans l'intermédiaire de l'argent a toujours existé, et aujourd'hui encore, dans des sociétés traditionnelles comme dans notre propre société, en particulier dans le monde rural ou dans celui des quartiers. Bien sûr, cela ne plaît guère aux États qui cherchent à contrôler tous les échanges, y compris les plus petits, pour en tirer quelques ressources fiscales. Pourtant, n'est-ce pas aussi, appliqué à l'échelle locale (quartier, commune, par exemple), un moyen de limiter l'endettement public comme privé et de retrouver, concrètement, la voie d'une certaine solidarité « sans compter » ? La question mérite, au moins, d'être posée...

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • OBAMA, MAUVAIS PERDANT, TENTE DE SAVONNER LA PLANCHE DE SON SUCCESSEUR !

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    Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat

    La fin de l’année 2016 nous a apporté quelques satisfactions, à nous autres Français, avec l’élimination de Sarkozy et de Juppé, ainsi que le renoncement de François Hollande. Elle a été assombrie par le drame de Berlin, sorte de répétition de notre 14 juillet niçois, conséquence de la folle politique d’Angela Merkel, et par le décès de célébrités inoubliables, chacune au firmament de leur art, comme les actrices Michèle Morgan et Claude Gensac, ou l’académicien Michel Déon, le dernier des « Hussards ». Nous aurons également une pensée pour nos amis russes qui ont perdu l’essentiel de leur plus célèbre chorale dans un crash aérien en Mer Noire. Mais la politique a repris ses droits et, tandis que la misérable comédie des primaires socialistes encombre nos écrans de télévision et colonise les ondes, la géopolitique subit les effets d’une nouvelle tectonique des plaques qui semble redistribuer les cartes.

    La Turquie change-t-elle de camp ?

    Longtemps l’alliée la plus sûre et la plus fidèle de l’OTAN, la Turquie vient d’effectuer un virage à 180 degrés de sa politique étrangère. A deux doigts de s’affronter avec la Russie après que son aviation ait abattu un appareil russe dans le ciel turco-syrien, Recep Tayyip Erdogan vient de parrainer avec Moscou un accord de cesser le feu en Syrie ! Pragmatique, réaliste, le Président turc s’est rendu compte que l’objectif qui consistait à renverser Bachar Al Assad en soutenant les guérillas islamistes, était impossible à atteindre. D’autre part, la menace kurde est trop présente dans l’esprit des dirigeants d’Ankara pour accepter d’être pris en tenaille entre un PKK très actif dans l’Est anatolien et un PYD syrien, sécessionniste, sur toute sa frontière sud. Ça tombe bien, Damas ne veut pas entendre parler non plus de séparatisme kurde, ces Kurdes – « cocus » de l’histoire, nation sans Etat - soutenus par l’Occident… Le prix à payer de cette réévaluation de la diplomatie est lourd : les attentats se succèdent, tous plus meurtriers les uns que les autres. Le dernier en date commis lors de la Saint-Sylvestre - des dizaines de morts dans une boite de nuit d’Istanbul, sorte d’opération « Bataclan bis » - est-il comme une piqûre de rappel après l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie fin décembre ? Etrange….Etrange aussi ce putsch raté qui visait le Chef de l’Etat turc, lequel dit-on, n’aurait dû son salut qu’aux informations données par les services secrets russes : à un quart d’heure près, il devait être arrêté ou exécuté dans sa résidence sur les bords de la Mer Noire, avant que son avion ne l’emporte vers la capitale, escorté par des F-16 de l’armée de l’air, cette même arme qui attaquait au même moment le Parlement d’Ankara ! Tout n’a pas encore été dit sur ce mystérieux « golpe » qui aurait été ourdi, à en croire certains officiels turcs, par la CIA. Mais il est vrai que l’on ne prête qu’aux riches ! Une explication plausible en tout cas à défaut d’être vraie, au rapprochement des présidents Poutine et Erdogan.

    A quelques jours de son effacement, OBAMA lâche son venin

    Faute de peser sur les évènements, le Président sortant à Washington tente de savonner copieusement la planche de son successeur. C’est, tout d’abord, l’invraisemblable accusation contre la Fédération de Russie d’avoir manipulé l’élection présidentielle pour favoriser Donald Trump, dont on connait par ailleurs les idées à propos de la politique russe. C’est ensuite, l’expulsion de 35 diplomates vers Moscou en représailles d’une supposée cyber attaque, piège dans lequel Poutine ne tombe pas, sachant très bien que la situation sera rétablie le 20 janvier : « Nous n’allons pas tomber au niveau d’une diplomatie irresponsable », déclarait le Président russe. Pour sa part, le successeur d’Obama se fendait d’un tweet où il saluait la « belle réaction de Poutine ». «  J’ai toujours su qu’il est très intelligent », ajoutait-il. Comme si cela ne suffisait pas, à l’ultime terme de son mandat, le Président américain par l’intermédiaire de son secrétaire d’Etat John Kerry, se lançait dans une féroce – mais à notre humble avis, justifiée – critique de la politique israélienne de colonisation : « Si le choix est celui d’un seul Etat, Israël peut être juif OU démocratique, mais pas les deux ». Comme pour appuyer sa démonstration, son délégué aux Nations Unies laissait filer, par son abstention, le vote de la résolution 2334, texte condamnant les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, partie de la ville prévue pour accueillir les institutions d’une éventuelles Palestine indépendante (1) dans le cadre d’une solution « à deux Etats ». Si Benyamin Nentanyahou, Premier ministre israélien, accusait mal le coup, le futur locataire de la Maison Blanche y voyait une pierre lancée dans son jardin, lui qui veut transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, justement. (Mesure qui, soit-dit en passant, ne manquera pas de mettre le feu à la rue arabe…). Et même si l’Etat hébreu a besoin de l’aide militaire américaine, ses premiers avions furtifs F-35 – indétectables - viennent d’être livrés, il ne se prive pas de dialoguer avec les russes dont il s’est rapproché, ayant besoin de leurs garanties face à un Hezbollah « iranisé » sur leur frontière nord et sur le plateau du Golan, qu’Assad voudrait bien récupérer. On voit ici, une fois de plus, que « l’Orient compliqué » nous joue sa partition, qui n’est pas une petite musique de guinguette ! Et c’est sur ce fond de décor diplomatique que le « grand » François Hollande s’apprête à accueillir à Paris le 15 janvier, pas moins de 70 gouvernements, sauf le principal, celui d’Israël, pour parler du…Proche-Orient ! Totalement surréaliste, alors que Moscou comme la future administration américaine, sont partisans de négociations bilatérales, plutôt que d’une approche multilatérale. En tout cas, c’est au Kazakhstan, ex République soviétique, dans sa capitale Astana, que se dérouleront les prochaines conversations relatives à la situation syrienne, mais sans les Occidentaux. On voit se dessiner ici un complexe enchevêtrement d’alliances contre nature, qui fait la saveur de la géopolitique. Et la France hélas, avec ses petits poings, n’a pour l’instant aucun rôle à y jouer. Tournons vite la page de 2016 !

    (1) A noter tout de même, qu’un « plan de partage » de la Palestine a déjà été voté aux Nations unies à la majorité de ses membres en… 1947 

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/01/05/obama-mauvais-perdant-tente-de-savonner-la-planche-de-son-su-5895224.html

  • François Fillon a-t-il encore une chance d’être élu Président ?

    Quatre mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, la question peut surprendre.

    François Fillon a-t-il encore une chance d’être élu président de la République ? Quatre mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, la question peut surprendre. Mais n’oublions pas qu’il n’était que quatrième un mois avant la « primaire de la droite et du centre ». Les mêmes médias, qui nous trompaient sur ses chances, le voient désormais élu face à Mme Le Pen. Ces médias se sont aussi trompés sur le Brexit, sur Trump, donnés perdants à la veille du scrutin ! Une hola démocratique fait le tour de la planète : Autriche, Allemagne, Royaume-Uni, Grèce, Italie, USA. Sans parler des procédures de destitution de chefs d’État : Brésil, Venezuela, Corée…

    À la primaire, M. Fillon a obtenu environ trois millions de voix. Il lui reste, à présent, à convaincre 15 autres millions de Français ! Or, il a déjà claironné son programme ultralibéral, promis de n’en rien modifier, laissé filtrer les noms de son possible gouvernement et juré qu’il gouvernerait seul, par ordonnances, sans recourir au référendum… Quatre lourdes erreurs. En outre, l’actualité (affaire Lagarde) vient de déterrer son passé de Premier ministre (jusque-là habilement escamoté), nous rappelant ainsi la traîtrise du traité de Lisbonne.

    Si l’on accepte — pour la démonstration — les sondages qui, depuis des mois, font du FN le premier parti de France, le corps électoral se répartirait ainsi : 26-27 % pour le FN, 24-25 % pour la droite et le centre et 35-40 % pour une gauche très divisée : Mélenchon, Verts, Macron, le Survivant (de la primaire de gauche). Un quotient de 9 ou 10 % ! Mais rien n’est encore joué : un mauvais programme rejeté par une majorité de Français, même à droite (c’est le cas), une aggravation du chômage (passés les artifices du pouvoir sortant), de la dette ; des attaques islamistes gravissimes.

    Et la colère du peuple de France angoissé rebattra les cartes.

    Que veulent les Français ?

    – Moins d’Europe, de financiarisation, d’oligarchie ; la fin de ses échecs sur l’économie, les migrations, la sécurité.
    – Plus de France, d’emploi, de sécurité, de liberté, d’identité culturelle, de solidarité, de renouvellement politique ; la fin des combines, de la corruption.

    Arnaud Montebourg peut-il chiper la place de François Fillon au second tour ? Ce n’est plus à exclure car il offre ce que les Français demandent : une sorte de gaullisme actualisé, comme le fait – plus à droite -, avec constance et un programme cohérent, M. Dupont-Aignan.

    François Fillon va-t-il attirer les voix du FN ? Improbable, vu ses impairs et le flou qu’il entretient sur l’Europe, la Sécurité sociale, les retraites. Arborer son catholicisme ne suffira pas ; il faudra aussi être chrétien. Au FN, M. Philippot estime que ce discours antinational et antisocial va gonfler les scores des patriotes qui défendent le pouvoir d’achat sans cesse réduit des classes moyennes et laborieuses, la fonction publique, les systèmes de santé, de retraites, de chômage… Et si M. Fillon se trompe aussi lourdement, c’est en raison de la conception aberrante de l’économie qu’il a appliquée pendant cinq ans, asservi à la Commission et à la Banque centrale (Bruxelles, Francfort).

    Est-il encore temps pour lui de se dédire ? De se défaire du comte de Castries, son malin génie ? Qui n’a pas compris le projet de confier à la « bancassurance » nos retraites par capitalisation, et aux assurances privées nos « petits » risques médicaux ? Pour servir aux PDG des salaires annuels honteux de 3 ou 4 millions d’euros ? Et un risque de krach des fonds de pension boursicoteurs. Si M. Fillon se rétractait, peut-être pourrait-il sauver son destin national. Mais il saborderait alors sa crédibilité de présidentiable, puis d’éventuel Président, et serait considérablement affaibli, ne devant plus son succès qu’à l’hypothétique « front républicain ». Or, l’électeur de gauche s’est, depuis 10 ans, habitué à voter FN et DLF… plus sociaux.

    Comment les 60-65 % promis à la nébuleuse contradictoire des droites (euro-libéralisme contre social-souverainisme) se répartiront-ils ? Des trois candidats désormais connus (Dupont-Aignan, Fillon, Le Pen), qui va monter au détriment de qui ? Une surprise inédite est possible (Angleterre, Allemagne, Italie, USA). Y compris avec l’émergence d’une force politique nouvelle, promue par une opinion publique excédée par l’indignité, la compromission, le double langage, le mépris, l’incompétence et le fiasco des politiciens officiels.

    http://www.bvoltaire.fr/henritemple/francois-fillon-a-t-il-encore-une-chance-detre-elu-president,304187

  • Salauds de travailleurs !

    La chronique de Philippe Randa

    « Les gens ne veulent pas de travail, ils veulent de l’argent ! » : ce constat n’échappe plus à personne.

    La réduction du temps de travail est devenue l’obsession d’une grande partie des citoyens, car on les a convaincus lentement, mais sûrement, que leur emploi était aliénant, forcément aliénant. La preuve : un siècle durant – le siècle dernier – on a eu de cesse de réduire les heures de labeur ; qu’on en juge :

    – Loi de 1906 instituant la semaine de six jours (jour de repos hebdomadaire) ;

    – Loi de 1919 instituant la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures ;

    – Loi de 1936 instituant la semaine de 40 heures ;

    – Loi de 1982 instituant la semaine de 39 heures ;

    – Lois de 1986 et 1987 introduisant la possibilité de déroger par accord de branches, puis d’entreprises à certaines dispositions légales ;

    – Lois de 1992 et 1993 incitant à la réduction du temps de travail et au développement du temps partiel ;

    – Accords interprofessionnels de 1995 organisant la répartition du temps de travail sur l’année ;

    – Loi de Robien de 1996 offrant des allégements de charges patronales en contrepartie de réduction du temps de travail ;

    – Lois Aubry du 13 juin 1998 et du 19 janvier 2000 instituant la semaine de 35 heures ;

    Ces dernières « Lois Aubry » ont eu, plus que les autres encore, un effet pervers : elles étaient devenues un véritable tabou.

    Quiconque tentait une critique était couvert d’opprobre citoyen. Pensez, un tel acquis so­cial… Il n’y a vraiment que la « France d’en bas » qui ne comprend décidément rien à rien pour avoir sanctionné électoralement – nous étions alors en 2002 – une gauche si généreuse en lui reprochant d’avoir supprimé des heures supplémentaires qui permettaient de mettre quelque beurre dans les épinards quotidiens.

    Et encore cette France-là n’avait-elle pas compris alors qu’outre cette perte, cette loi d’apprentis démagogues, allait aussi bloquer les salaires. Ils le sont toujours !

    Puis, certains, moins couards que d’autres ou plus inconscients, ont susurré qu’il serait bon d’en aménager les contraintes, pour permettre aux entreprises françaises de faire face à la concurrence étrangère.

    Cela a été fait, timidement, presque en s’excusant, sous les quinquennats chiraquien, puis sarkozyste, mais dans l’urgence de ralentir quelques imminents dépôts de bilan et laisser le temps aux patrons qui en ont encore les moyens, de délocaliser leur entreprise avant son prévisible dépôt de bilan : ce fut la loi du 17 janvier 2003 flexibilisant largement le temps de travail sans revenir formellement sur le principe des 35 heures.

    Aujourd’hui, on tente, ici ou là, de dire qu’il est nécessaire d’abroger cette loi débile et de renégocier branche par branche, la durée et la modalité du temps de travail en fonction des impératifs de chaque secteur et de chaque profession et certains candidats à la prochaine élection présidentielle émettent désormais à leur tour quelques réserves sur ces lois restrictives de travail hebdomadaire.

    Le tabou fait donc long feu et l’on peut espérer que l’avenir fasse rendre gorge à la calamiteuse rengaine du « travail aliénant ».

    Une anecdote en dit long à ce sujet ; elle date d’il y a tout juste dix ans : dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 janvier 2007, les sénateurs ayant maintenu la création d’une taxe sur la distribution de textile pour financer les organismes recyclant les vêtements, un journaliste interrogeait une femme concernée par la question.

    Divorcée, sans emploi, avec trois enfants à charge, elle s’était retrouvée en foyer avant d’être salariée par Emmaüs grâce à cette taxe. Elle avait ainsi pu remonter la pente et expliquait alors que sa fille de quinze ans lui avait déclaré que, plus tard, elle ambitionnait de travailler à son tour pour les entrepôts Emmaüs car «… depuis que j’y suis employée, elle me voit tellement heureuse et épanouie ! »

    À croire qu’il n’y a que ceux qui, un jour, ont tout perdu, pour reconnaître encore quelques vertus au travail…

    Source EuroLibertés cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • 2016 : Echecs au Nouvel Ordre Mondial ! 2017 : Espoirs et espérance

    De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

    6a00d83451619c69e201bb09669fb3970d-200wi.png"Rien, jamais n'est écrit !

    2016 devait être une année comme les autres. Une nouvelle étape vers une humanité, hédoniste et matérialiste, enfin apaisée et prospère car libérée de tous les déterminismes et toutes les superstitions. Il était une fois pour toutes acquis que les nations devaient disparaître et toutes les religions contribuer à l'animation spirituelle de la démocratie universelle.

    Des ratés imprévus.

    Mais la machine à nier l'identité des peuples a connu des défaillances. Le trublion Donald Trump a été élu président des États-Unis d'Amérique contre l'ensemble de la classe politico médiatique. Si avec lui le meilleur reste possible, avec Hillary Clinton le pire était certain !

    Les Britanniques ont fait le choix de sortir de l'Union Européenne et, incroyable, le nouveau gouvernement de Thérésa May s'est engagé à respecter la volonté populaire. Alors que comme un vulgaire Sarkozy à propos de la Constitution européenne, elle aurait pu faire approuver par les Chambres ce que le peuple avait rejeté.

    La Russie, la Hongrie, la Pologne renouent publiquement avec les racines chrétiennes de leur histoire. Le 19 novembre, dans un grand concours de peuple, les évêques de Pologne, le Président de la République, le Premier ministre, les présidents de la Diète et du Sénat ont solennellement reconnu le Christ comme « Roi et seigneur de la Pologne ». Le 21 octobre c'est le Dr Pedro Pablo Kuczynski, Président de la République du Pérou qui avait consacré son pays au Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie.

    La reprise d'Alep par l'armée syrienne est une victoire contre l'État Islamique. C'est un motif d'espérance pour les chrétiens de Syrie chassés de leurs terres ancestrales, dans le silence assourdissant des autorités morales auto proclamées.

    En France un certain nombre des principaux responsables de notre situation actuelle ont été virés manu populi (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy) ou n'ont même pas eu le courage, ou l'inconscience, de défendre leur bilan, devant le peuple français (François Hollande). L'élection, nette, de François Fillon comme candidat des Républicains à la prochaine élection présidentielle repose sur une ambiguïté dont on ignore quand elle sera levée. C'est le notable provincial, conservateur, catholique affirmé et pourfendeur de l'Islam qui a été plébiscité. Il n'est pas certain que la réalité soit à la hauteur des attentes.

    Le combat continue

    Le système dévoile sa vraie nature, totalitaire. Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison mugit le gros rouquin soixante-huitard, à ce jour plutôt grisonnant. Plus pédagogue Martin Schulz, Président du Parlement européen, rappelle : Les Anglais ont violé les règles. Ce n'est pas la philosophie de l'Union Européenne que la populace décide de son destin.

    La rentrée littéraire de l'automne a été dominée par des intellectuels qui remettent en cause la doxa droit de l'hommiste et multiculturaliste (P. de Villiers, P. Buisson, E. Zemmour, etc.) Les médias restent très massivement dominés par des idéologues cosmopolites mais une pensée enracinée et respectueuse de la réalité émerge et parvient à se faire, un peu, entendre. Malheureusement force est de constater que ce courant de pensée, qu'il est d'usage de qualifier de « droite hors les murs », n'a pas, à ce jour trouvé d'expression politique, le Front national ne souhaitant plus mettre en avant les enjeux de civilisation qui firent longtemps son originalité et expliquaient l'ostracisme dont il était l'objet.

    Tout au long de l'année 2016 les attentats terroristes, qu'il est peu correct de qualifier d'islamistes, se sont multipliés. A Paris, Nice, Bruxelles, Berlin, etc. A Rouen un prêtre a été égorgé alors qu'il offrait le saint sacrifice de la messe. D'autres attentats suivront. C'est une certitude. Les pays occidentaux mènent, contre le terrorisme islamiste, un combat de boxe les yeux bandés et un poing attaché dans le dos. Quasiment aucune mosquée salafiste n'a été fermée, les immigrés clandestins ne sont presque jamais reconduits à la frontière, François Hollande passe plus de temps avec les journalistes qu'avec ses généraux, aucune aide sociale n'a été supprimée aux terroristes identifiés ni à leurs familles, les zones de non droit, dont la célèbre ZAD de Notre-Dame des Landes, se multiplient dans la plus totale impunité, etc. Notre avenir semble être celui de la partition de notre territoire national, pas nécessairement dans la joie et la bonne humeur.

    Le 8 mars 1918 Georges Clémenceau, déclarait à l'Assemblée Nationale pour expliquer sa politique : Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre. Et il la mena de manière impitoyable, jusqu'à la victoire. Le père Bruckberger (o.p.) rapporte dans ses mémoires, Tu finiras sur l'échafaud, que son père, sujet autrichien habitant en France avait passé les quatre années de la guerre en camp d'internement, son épouse se retrouvant seule avec à charge cinq enfants et aucune allocation d'aucune sorte. Clémenceau faisait la guerre !

    Il n'y a jamais de fatalité, il n'y a que des renoncements.

    La sainte Église de Dieu vit une période de grande confusion. L'exhortation apostolique post synodale Amoris Laetitia qui autorise, sous certaines conditions, l'accès des divorcés remariés à la sainte communion a suscité les réactions de plusieurs cardinaux faisant part de leurs interrogations –dubia- au successeur de Pierre. Un fait est désormais acquis et incontestable : le pape François a divisé l'Église. La prédiction de La Salette se réalise sous nos yeux : Il y aura cardinal contre cardinal, évêque contre évêque.

    Nos raisons d'espérer

    Ce qui est nouveau, et encourageant, c'est que face à l'auto démolition de l'Église des cardinaux se sont levés. Le temps de l'enfouissement est révolu du moins pour certains laïcs et clercs. La Manif Pour Tous continue de rassembler dans la rue des foules immenses de Français, au moins sociologiquement catholiques. Signe inquiétant pour les intellectuels de gauche, l'épiscopat se rue à leur secours dans un texte, porté aux nues par Le Monde et Libération, d'une terrifiante médiocrité humaine, intellectuelle et spirituelle : Dans un monde qui change retrouver le sens du politique. Croît chaque jour le nombre de ceux qu'interroge le constat de Michel De Jaeghere (p 350) dans son passionnant ouv rage La compagnie des ombres : « Nous sommes chez nous ! » scandent parfois des Français désespérés, dépossédés de leurs quartiers, de leur sécurité, de leurs coutumes. Mais pour être « chez nous » et prétendre en demeurer maîtres encore faudrait-il être « nous ». Former plus qu'un syndicat de locataires. Être liés par une communauté de foi, d'espérance ou de culture, par ce « souvenir de grandes choses faites ensemble », sans quoi ne peut apparaître la volonté d'en accomplir de nouvelles. Là est le véritable enjeu des polémiques sur l'installation de crèches dans des lieux publics.

    La montée en puissance de l'Islam radical rappelle l'erreur matérialiste faite sur la nature humaine et consistant à croire que : les biens matériels auraient raison de cette aspiration qui pour le meilleur ou le pire, n'a cessé de pousser l'homme à se donner à plus grand que lui (op. cit. p 355).

    Une internationale civilisationnelle commence à prendre forme. Elle est d'abord mue par la pietas, qui est la reconnaissance que chacun d'entre nous est un « débiteur insolvable » à l'égard de ses Anciens. Elle est le seul remède contre l'anarchie consumériste et le chaos social. C'est cette quête identitaire du peuple français, à la recherche de ses racines, qu'il nous revient d'accompagner dans les années qui viennent. Nous le ferons car l'année 2016 nous a démontré que l'espoir est la seule chose plus forte que la peur et la résignation. De plus dans la lumière de Fatima nous avons l'espérance qu'à la fin le Cœur Immaculé de Marie triomphera et que nous ne saurions imaginer que le triomphe de Notre-Dame se fasse sans la nation que le pape Urbain II au XIe siècle qualifia ainsi : Regnum Galliae, Regnum Mariae. Le Royaume de France qui est le Royaume de Marie."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Voici la carte regroupant tous les cars organisés pour la Marche pour la vie

    Michel Janva

  • La crise est un mode de gouvernement

    Nous autres révolutionnaires sommes les grands cocus de l’histoire moderne. Et l’on est toujours, d’une manière ou d’une autre, complice de son propre cocufiage. Le fait est douloureux, et donc généralement dénié. Nous avons eu dans la crise une foi aveugle, une foi si aveugle et si ancienne que nous n’avons pas vu comment l’ordre néolibéral en avait fait la pièce maîtresse de son arsenal. Marx écrivait au lendemain de 1848 : « Une nouvelle révolution n’est possible qu’à la suite d’une nouvelle crise. Mais l’une est aussi certaine que l’autre ». Et il passa effectivement le restant de ses jours, au moindre spasme de l’économie mondiale, à prophétiser la grande crise finale du capital, qu’il aura attendue en vain. Il y a encore des marxistes pour nous vendre la crise présente comme « The Big One », pour nous enjoindre à attendre leur curieuse espèce de Jugement dernier. 
         « Si tu veux imposer un changement, conseillait Milton Friedman à ses Chicago Boys, déclenche une crise ». Le capital, loin de redouter les crises, s’essaie désormais à les produire expérimentalement. Comme on déclenche des avalanches pour se réserver le choix de leur heure et la maîtrise de leur ampleur. Comme on brûle des plaines pour s’assurer que l’incendie qui les menace viendra mourir là, faute de combustible. « Où et quand » est une question d’opportunité ou de nécessité tactique. Il est de notoriété publique qu’à peine informé, en 2010, le directeur de l’Elstat, l’institut grec de statistiques, n’a eu de cesse de falsifier pour les aggraver les comptes de la dette du pays, afin de justifier l’intervention de la Troïka. C’est donc un fait que la « crise des dettes souveraines » a été lancée par un homme qui était alors encore un agent officiellement rémunéré du FMI, institution censée « aider » les pays à en sortir. Il s’agissait ici d’expérimenter grandeur nature, dans un pays européen, le projet néolibéral de refonte complète d’une société, les effets d’une bonne politique « d’ajustement structurel ». 
         Avec sa connotation médicale, la crise a été durant toute la modernité cette chose naturelle qui survenait de manière inopinée ou cyclique en posant l’échéance d’une décision, d’une décision qui mettrait un terme à l’insécurité générale de la situation critique. La fin en était heureuse ou malheureuse, selon la justesse de la médication appliquée. Le moment critique était aussi le moment de la critique – le bref intervalle où était ouvert le débat au sujet des symptômes et de la médicalisation. Il n’en est plus rien à présent. Le remède n’est plus là pour mettre fin à la crise. La crise est au contraire ouverte en vue d’introduire le remède. On parle dorénavant de « crise » à propos de ce que l’on entend restructurer, tout comme on désigne comme « terroristes » ceux que l’on s’apprête à frapper. La « crise des banlieues », en France, en 2005 aura ainsi annoncé la plus grande offensive urbanistique des trente dernières années contre lesdites « banlieues » orchestrée directement par le ministère de l’Intérieur. 
         Le discours de la crise est chez les néolibéraux un double discours – ils préfèrent parler, entre eux, de « double vérité ». D’un côté, la crise est le moment vivifiant de la ‘destruction créatrice’, créatrice d’opportunités, d’innovation, d’entrepreneurs dont seuls les meilleurs, les plus motivés, les plus compétitifs survivront. « C’est peut-être au fond le message du capitalisme : la ‘destruction créatrice’, le rejet de technologies désuètes et des vieux modes de production au profit de nouveaux sont la seule façon d’élever les niveaux de vie [...] Le capitalisme crée un conflit en chacun d’entre nous. Nous sommes tour à tour l’entrepreneur agressif et le pantouflard qui, au plus profond de lui-même, préfère une économie moins compétitive et stressante, où tout le monde gagnerait la même chose », écrit Alan Greenspan, le directeur de la Réserve fédéral américaine de 1987 à 2006. De l’autre côté, le discours de la crise intervient comme méthode politique de gestion des populations. La restructuration permanente de tout, des organigrammes comme des aides sociales, des entreprises comme des quartiers, est la seule façon d’organiser, par un bouleversement constant des conditions d’existence, l’inexistence du parti adverse. La rhétorique du changement sert à démanteler toute habitude, à briser tous les liens, à désarçonner toute certitude, à dissuader toute solidarité, à entretenir une insécurité existentielle chronique. Elle correspond à une stratégie qui se formule en ces termes : « Prévenir par la crise permanente toute crise effective ». Cela s’apparente, à l’échelle du quotidien, à la pratique contre-insurrectionnelle bien connue du « déstabiliser pour stabiliser », qui consiste pour les autorités à susciter volontairement le chaos afin de rendre l’ordre plus désirable que la révolution. Du micro-management à la gestion de pays entiers, maintenir la population dans une sorte d’état de choc permanent entretient la sidération, la déréliction à partir de quoi on fait de chacun et de tous à peu près ce que l’on veut. La dépression de masse qui frappe présentement les Grecs est le produit voulu de la politique de la Troïka, et non son effet collatéral
         C’est de n’avoir pas compris que la « crise » n’était pas un fait économique, mais une technique politique du gouvernement que certains se sont ridiculisés en proclamant à la hâte, avec l’explosion de l’arnaque des subprimes, la « mort du néolibéralisme ». Nous ne vivons pas une crise du capitalisme, mais au contraire le triomphe du capitalisme de crise. « La crise » signifie : le gouvernement croît. Elle est devenue l’ultima ratio de ce qui règne. La modernité mesurait tout à l’aune de l’arriération passée à laquelle elle prétendait nous arracher ; toute chose se mesure dorénavant à l’aune de son proche effondrement. Lorsque l’on divise par deux le traitement des fonctionnaires grecs, c’est en arguant de ce que l’on pourrait aussi bien ne plus les payer du tout. Chaque fois que l’on allonge le temps de cotisation des salariés français, c’est au prétexte de « sauver le système des retraites ». La crise présente, permanente et omnilatérale, n’est plus la crise classique, le moment décisif. Elle est au contraire fin sans fin, apocalypse durable, suspension indéfinie, différemment efficace de l’effondrement effectif, et pour cela état d’exception permanent. La crise actuelle ne promet plus rien ; elle tend à libérer, au contraire, qui gouverne de toute contrainte quant aux moyens déployés
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