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l'information nationaliste - Page 6304

  • Vote FN chez des Français d’origine immigrée : faut-il s’en étonner ?

    Dans une émission de France Info, le 29 novembre 2016, Aziz Senni, un entrepreneur, répond à Philippe Caubère, un comédien exaspéré par le vote FN : « On n’a jamais analysé le vote FN dans les quartiers. Y a pas un Blanc ! Comment vous expliquez que, dans certains quartiers, ça monte à 15-18 % ? Donc, c’est pas que des fachos. C’est des gens qui sont aussi énervés. Énervés contre le système. » Le comédien venait de déclarer que les électeurs FN sont « des gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ».

    Quel mépris pour le vote populaire ! Que dirait-il des intellectuels qui ont quelque sympathie pour ce parti ? Les accuserait-il de crétinisme ? On a tout à fait le droit de rejeter les orientations du Front national : encore faut-il les combattre par des arguments et non par des anathèmes ou des insultes. Cherchons donc, le plus objectivement possible, les causes de ce vote dans des quartiers où les Français d’origine immigrée sont majoritaires.

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  • La militarisation de la haute administration américaine

    De Thomas Flichy de La Neuville dans Le Figarovox :

    Donald Trump a désormais nommé trois généraux afin d'occuper les plus hautes fonctions de l'Etat américain: Michael Flynn sera Conseiller à la sécurité nationale, James Mattis, secrétaire à la Défense, et John Kelly, secrétaire à la sécurité intérieure. Cette militarisation de la haute administration ne doit pas nous étonner. Elle est inhérente aux temps de renaissance consécutifs à une crise impériale très grave. Souvenons nous à cet égard du IVe siècle romain, ou bien du sursaut opéré par la dynastie des Héraclides à Byzance, au cours de laquelle les structures administratives furent militarisées afin de sauver l'Empire. Les élites civiles en décomposition étant à l'origine d'une éclipse de l'intelligence, l'Empereur doit s'appuyer sur la seule élite de substitution en phase avec les réalités: celle des militaires.

    Nous nous y trompons pas: la militarisation de l'administration américaine ne signifie en aucun cas une quelconque prise de pouvoir de l'Etat par les soldats. Le trait psychologique commun aux trois officiers généraux qui viennent d'être nommés est en effet leur gravité. Tous trois vivent en effet depuis plusieurs décennies au contact d'une étrange compagne: la mort. John Kelly a perdu de nombreux soldats. Parmi eux, son fils, tué en Afghanistan en 2010. Les responsabilités écrasantes que ces hommes ont exercées au contact direct de l'ennemi les ont façonnés. La souffrance est inscrite sur leur visage. Leur sens du devoir est exceptionnel. Donald Trump pourra compter sur leur fidélité absolue et leur franc parler en toutes circonstances. Tous trois savent commander. James Mattis n'a t'il pas hésité à relever un colonel de ses fonctions en pleine campagne d'Irak? Donald Trump, qui est naturellement attiré par la légèreté, va puiser dans la gravité de ces généraux. Ils seront les confesseurs du président.

    Ces trois généraux ont également leurs points faibles: Michael Flynn est le plus cassant des trois. Son management parfois brutal lui a valu de nombreux ennemis. Sur ce point, James Mattis est plus habile et capable d'esquiver une question - comme en témoignent ses échanges avec les Sénateurs. Pourtant, malgré ses lectures abondantes, Mattis est capable d'émettre des contre-sens absolus sur le Moyen-Orient. D'un point de vue politique, Flynn et Mattis illustrent parfaitement les deux tendances géopolitiques distinctes qui cohabitent au sein de l'environnement de Trump: Flynn - malgré ses liens avec Michael Ledeen - se rapproche plutôt de la vieille droite pro-russe et modérée sur la question syrienne, tandis que Mattis a davantage de points communs avec les néo-conservateurs. Le général Kelly de son côté, n'a pas eu l'occasion d'effectuer de déclarations sur le positionnement géopolitique des Etats-Unis. Aucun de ces généraux n'est porteur d'une vision du monde apte à modifier celle du président. Trump ne sera pas stimulé par leurs idées. Il sera en revanche soutenu de façon déterminante par leur force morale. C'est vers eux qu'il se tournera quand tout ira mal."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Retour au XIXe siècle.

    Conflits_0011-1-600x849.jpgDepuis longtemps je pense que le XXIe siècle ne sera pas la prolongation du XXe, mais un retour au XIXe. Deux guerres et une crise mondiales ont ouvert une parenthèse dans laquelle le communisme s’est engouffré. Là où il s’est imposé il a gelé des problèmes qui resurgiront plus tard, voyez les rivalités nationales en Europe orientale. Dans le monde, il a généré une géopolitique simpliste, l’opposition de deux blocs dotés de l’arme atomique et, pour l’essentiel, le gel des positions acquises.

    La disparition de l’URSS fait naître le XXIe siècle et revenir le XIXe. La mondialisation reprend son cours. Comme autrefois la seconde révolution industrielle, la troisième fait naître des entreprises qui apportent la fortune à leurs créateurs. Les mouvements de capitaux retrouvent leur maximum (en pour cent du PIB). Les droits de l’homme et le devoir d’ingérence légitiment les interventions de type néocolonial comme autrefois la civilisation et le fardeau des « peuples supérieurs ». L’idéologie et les politiques libérales s’imposent presque partout. Les États-Unis qui les incarnent redeviennent la grande nation progressiste et la Russie la puissance conservatrice à l’est de l’Europe. Avec le Brexit le Royaume-Uni renoue le fil de son « splendide isolement » envers l’Europe, mais pas envers le monde. La France redécouvre les mêmes inquiétudes qu’autrefois face à une Allemagne réunifiée que deux défaites catastrophiques n’ont pas empêchée d’être le plus important État européen…

    Ce schéma est bien sûr simplifié. La Chine et l’Inde ont émergé – mais les journaux anglo-saxons et l’empereur Guillaume II agitaient déjà la menace du « péril jaune ». Les nations européennes ne dominent plus le monde – mais l’économie américaine s’était installée à la première place mondiale dès 1880-1890. Reste surtout l’essor du mondialisme et du libéralisme qui caractérise la fin du XIXe comme le début du XXIe.

    Pour l’essentiel, nous reprenons donc le cours de l’histoire là où il avait bifurqué au moment de la Première Guerre mondiale. Parfois nous remontons plus loin, jusqu’aux années 1830, avant que le mouvement démocratique prenne son essor. Alors le vote était réservé aux plus riches auxquels se joignaient ceux que l’on appelait les « talents », nos professions intellectuelles et diplômées : le suffrage était réservé à une minorité qui se disait éclairée, à l’abri des préjugés et des emportements qui caractérisaient les masses.

    Ce bon vieux temps n’est plus, mais certains le regrettent. Il n’est que de voir la façon dont les résultats du Brexit ont été accueillis. Les électeurs favorables au Leave avaient tous les défauts des masses d’autrefois, mal éduquées et fermées au monde : pour James Traub, c’était les « élites » contre les « ignorants », « la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués » précisait Alain Minc ; et Cohn-Bendit de conclure : « Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison.» Le suffrage universel doit passer par la médiation de représentants éclairés qui décideront à la place du peuple sur des sujets qui le dépassent. Pour son bien et pour le leur, comme le lâche avec naïveté (ou cynisme ?) Bernard Attali dans sa condamnation du référendum du Brexit : « Il est risqué de demander à la dinde ce qu’elle a pensé du dîner de Noël. » De là à traiter les électeurs de « dindons »…

    Ce qui étonne c’est la bonne conscience retrouvée des dirigeants de nos pays, qu’il s’agisse de l’élite politique, économique ou médiatique : dans leur majorité ils ne doutent pas de leur supériorité intellectuelle et morale, ils trouvent légitime qu’elle soit récompensée par des revenus de plus en plus élevés. Pendant près d’un siècle, ils avaient craint la montée des totalitarismes et, poussés par la nécessité, ils avaient admis le partage du pouvoir et des richesses. Ils n’ont plus peur, ils n’ont plus de raison de faire de telles concessions ; revient le temps de « l’arrogance intellectuelle, sinon sociale », selon la formule de Dominique Moïsi. Comme aux plus beaux temps du XIXe.

    Pascal Gauchon dans Conflits

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/retour-au-xixe-siecle_173884.html#more-173884

  • FILLON, UNE CHANCE À SAISIR POUR LE FRONT NATIONAL

    Point de vue intéressant sur l'élection présidentielle à venir

    Je suis un gars qui vapote, et le seul contact que j’ai dans la semaine avec les médias mainstrean, c’est lorsque je vais acheter ma fiole de liquide au bureau de tabac du coin.
    C’est donc là que j’ai pu me rendre compte du delirium tremens qui a saisi notre grand ministère de la propagande républicaine (l’ensemble de la presse subventionnée, c’est-à-dire :toute la presse française, à l’exception de journaux nationalistes comme Rivarol) : si on les écoute, François Fillon est un vrai mec de droite, avec les épaulettes, la cravate bleue et la raie à droite. Catholique, de surcroît, voir même « réactionnaire »….

    Cela m’a rappelé l’époque où je fumais des blondes et où cette même meute de fonctionnaires (ça en est, en fin de compte…) nous présentait Nicolas Sirconcis comme un dur à cuir, la terreur même des banlieues, et le partisan farouche d’une immigration choisie. Cette grande farce « hongroise » d’un ministère de l’identité nationale eut ensuite l’épilogue attendu ; Carla et Mickey se marièrent à Euro Disney, fiston premier s’en alla étudier le talmud avec l’héritière Darty, et fiston second se met depuis au garde à vous dès qu’il croise un drapeau américain.

    Ce qui se passe avec Fillon aujourd’hui relève de la même arnaque : avec une extrême droite très forte dans le pays, il s’agit pour la Droite d’enfiler le temps d’une campagne ses thèmes et son verbe, tandis que la Gauche, complice, jouera les vierges effarouchées. Ils se disent que si eux font semblant d’y croire, peut-être que par ricochet les français y croiront… et l’on se retrouvera avec rien de moins qu’un « libéral » de plus au pouvoir…
    Et le libéralisme, mes amis fafounets, c’est une idéologie complète.

    Il n’y a pas d’une part un libéralisme économique qui serait de Droite (libre circulation des biens et des personnes, concurrence libre et parfaite, dumping social par l’immigration…) et un libéralisme sociétale qui serait de Gauche (émancipation de la femme, mariage pour tous, multiculturalisme joyeux…) ; ce sont les deux faces d’une même pièce mondialiste : l’objectif, in fine, est la réalisation très républicaine de l’homme nouveau, l’homo-économicus déraciné, débarrassé de son passif ignominieux de catholique, qui n’est rien de moins qu’une entrave au « progrès ». C’est la réalisation de l’idéologie des Lumières par les forces républicaines. Gauche ou Droite, la matrice dissolvante reste intacte : on reste dans l’union européenne, le grand remplacement est poursuivi, et on inscrit la Saint Mohammed dans le calendrier.
    Les seuls points de divergences Gauche/Droite fondamentaux demeurent, si j’ai bien suivi les débats, le niveau d’augmentation de la TVA (Un point ? Deux ? On s’en branle ?) et le nombre de suppressions de postes dans la fonction publique (100 000 ? 500 000 ?) On vous laisse le choix. Ça s’appelle la démocratie. Une Grande Politique de civilisation, avec de telles alternatives, est en marche, n’est-ce pas ?

    Mais je suis pourtant plus optimiste aujourd’hui qu’hier sur les chances réelles du Front National. La baudruche François me semble plus aisée à dézinguer que le Nicolas de l’époque. Un peu de pédagogie, de rappels à la mémoire des Français du bon parcours de collabo européiste et immigrationiste de l’élu des médias,-patron un temps de Kouchner et de Frédéric Mitterrand-, et il y a de fortes chances que notre bon gros gâteau plein de beurre gonflé par l’euphorie des primaires, se transforme rapidement en crêpe. 
    Ou bien les français sont masochistes.

    Cocus en 2007 par la mère maquerelle des Républicains, ils repartiraient en 2017 au bras de sa petite suceuse soumise et complice ? Le procédé me semble un brin grossier et rébarbatif…

    Le français serait alors plus con qu’une truite ; parce que cette dernière, lorsqu’elle s’est faite prendre une fois par un leurre, se laisse rarement y reprendre une seconde fois… et je ne vous parle même pas d’une truite sauvage, d’une fario, mais juste de cette sous espèce d’élevage, la truite arc-en-ciel, avec sa robe bleu, blanc et rouge…

    Claude Marion

    http://suavelos.eu/fillon-une-chance-a-saisir-pour-le-front-national

  • Désétatiser le modèle social

    En écartant Alain Juppé et en désignant très majoritairement François Fillon comme candidat présidentiel les 4 millions d'électeurs, chiffre record, ayant participé aux primaires de la droite et du centre, ont confirmé, et même renforcé, la détermination de desserrer l'étreinte étatiste de la société française.

    Une telle volonté prolongeait l'effort trop timide de la RGPP. Cette Révision générale des politiques publiques avait permis par exemple, entre 2005 et 2011, de ramener de 700 à 373 le nombre des corps et administrations de l’État. On ne doit donc pas trop s'étonner de voir combien cela irritait les profiteurs et les idéologues héritiers du jacobinisme, qui se sont employés à liquider la RGPP après 2012.

    On doit bien mesurer, d'abord, que le statut de la fonction publique dans notre pays a été organisé par deux ministres communistes : Thorez en 1946, Le Pors en 1983. On comprend dès lors que l'enjeu reste une fois de plus la non-repentance, au sein de la gauche française dans son ensemble, de ce marqueur idéologique qui semble toujours l'imprégner comme la tache indélébile de Lady Macbeth. Si cela ne s'appelle pratiquement plus communisme, cela reste marxiste et s'affirme égalitaire, ce qui revient au même.

    Or, c'est déjà sous la Troisième république que l'on a commencé à se préoccuper en France de la fonctionnarisation de la société et de l'économie. On se plaignait de la fiscalité subséquente. De la protestation contre les abus, et l'inquisition fiscale, résultant de l'impôt sur le revenu, voté en juillet 1914, naquit une première Ligue des contribuables. On n'avait certes, pourtant, encore rien vu mais on ne faisait que constater l'application d'une loi parfaitement universelle.

    On attribue ainsi à la fois à Courteline et à Clemenceau la remarque bien significative sur "la France ce curieux pays où l'on sème des fonctionnaires et où l'on récolte des impôts". Est-ce pourtant curieux ? Non. Rien n'est, en fait, plus conforme à la raison la plus mathématique : le recours à l'emprunt n'étant qu'un expédient, toute dépense publique se résout, tôt ou tard, en impôts. Et le propre des emplois publics consiste à se trouver rémunéré sur les budgets de l'État ou des collectivités locales.

    Le caractère curieux de cette situation ne résulte pas de l'enchaînement logique ainsi décrit, mais au contraire de l'état d'un secteur de l'opinion, de plus en plus minoritaire, qui ne comprend pas la pente fatale sur laquelle est entraîné le char démagogique de l'État.

    Au stade actuel de la maladie, le thermomètre indique un taux de 57 % de la richesse nationale absorbée par la dépense publique. Et, corrélativement l'effectif global de 5,6 millions d'emplois public dépasse de toute évidence la cote d'alerte.

    Dans la campagne présidentielle qui va se développer pendant 5 mois, l'aveuglement devant la nocivité d'une dépense publique excessive va probablement être mobilisé au service des campagnes de gauche, – ou, ce qui revient au même, en affluent d'une propagande qui assimile joyeusement le fonctionnariat au prétendu "modèle social français", et qui s'en satisfait.

    La proposition de la droite de diminuer en 5 ans de 500 000 postes le nombre des emplois publics en France, en jouant sur les départs à la retraite fait donc naturellement bondir les tenants de la gauche étatiste.

    On doit comprendre aussi que, depuis la réforme de 1983 conçue par le communiste Anicet Le Pors, le terme de fonction publique recouvre des réalités juridiquement fort différentes, ne bénéficiant pas des mêmes avantages, selon qu'il s'agit d'agents de l'État, des collectivités territoriales ou des divers personnels hospitaliers. C'est ensemble que ces trois catégories employaient  (1)⇓ fin 2014, 5,64 millions d'agents (5,43 hors contrats aidés), sur une population active estimée à 28,8 millions de personnes.

    Il n'est donc pas seulement urgent de répondre aux gens qui accusent la droite de vouloir "supprimer 500 000 fonctionnaires", comme s'il s'agissait d'un projet d'assassinat collectif de type soviétique.

    Il faut se mobiliser, et tenir bon, autour de l'objectif d'intérêt national de désétatiser le modèle social. Il en va du redressement de la France et de la cause de la Liberté.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. La fonction publique de l'État comptait, en 2014, 2,47 millions d'agents (43,87 %), la "fonction publique territoriale" 1,98 million (35,17 %) et les divers personnels travaillant dans les hôpitaux publics 1,18 million (20,96 %). Ces chiffres n'englobent pas les "Organismes privés à financement public prédominant", les "Entreprises publiques", les "Organismes publics hors fonction publique" et les "Emplois aidés de la fonction publique".

    http://www.insolent.fr/

  • Qui résiste vraiment, aujourd’hui ?

    De François Billot de Lochner :

    "Dimanche 4 décembre, en région parisienne, messe dominicale dans une grande église bien remplie. Sermon d’un jeune vicaire. Etonnement de l’assemblée : le prêtre crie sa colère contre la déferlante pornographique, puis contre les atteintes à la vie. Les mots employés dramatisent la situation, comme la puissance du ton  et le fond du discours. Pas un bruit dans l’église. Les fidèles écoutent. Peut-être se disent-ils : enfin ! Du moins faut-il l’espérer…Car il se fait rare d’entendre de tels sermons, sur des sujets pourtant essentiels. Posons clairement la question : ce prêtre courageux n’est-il pas trop seul ?

    Disons les choses en vérité : trop souvent, dans nos combats pour les valeurs, nous nous sentons seuls. Très seuls. Beaucoup trop seuls. Terriblement seuls. Que nous soyons violemment critiqués par ceux que nous combattons, cela est dans la logique des choses. Mais que nous soyons régulièrement contrés, voire puissamment attaqués par ceux qui, de façon logique, devraient former avec les résistants que nous sommes un front uni de résistance, voilà qui, pour le moins, pose problème.

    Quelques exemples, parmi tant d’autres :

    • Lorsque nous luttons de toutes nos forces et avec les moyens qui sont les nôtres contre le tsunami pornographique, nous aimerions que l’Eglise nous épaule de tout son poids en hurlant avec nous sa colère : nous n’entendons, sporadiquement, que de biens faibles, de trop faibles cris.
    • Lorsque nous organisons  pendant des années des conférences mensuelles à l’Espace Bernanos de Paris, et que nous sommes brutalement évincés par le curé propriétaire des lieux, qui nous considère désormais  personnae non gratae, alors que nos derniers invités étaient les responsables de l’Aide à l’Eglise en détresse, ou de Radio Notre Dame, ou de la Fondation Lejeune ou de tant d’autres institutions de « résistance catholique », nous sommes attristés par tant de soumission au politiquement correct.
    • Lorsqu’un magazine s’affichant catholique refuse de publier notre notation des candidats à la primaire de novembre, alors que le mieux noté est un catholique revendiqué, nous ne pouvons que nous poser des questions sur le sens du mot « catholique ».
    • Lorsqu’il nous faut créer en septembre dernier le collectif On Ne Lâche Rien, pour que l’abrogation de la funeste loi Taubira reste au cœur du combat politique pour les élections du printemps 2017, nous sommes pour le moins dubitatifs sur la capacité de ceux qui se disent résistants à cette loi épouvantable à vouloir résister vraiment à cette loi épouvantable...
    • Quand les évêques publient en septembre dernier une Lettre qui est à la résistance aux forces de déconstruction ce que la ligne Maginot fut à la résistance à l’invasion allemande, nous pouvons raisonnablement nous poser la question importante : qui résiste vraiment, aujourd’hui.

    Un dernier exemple, en forme de cerise sur le gâteau : quand le Tribunal Populaire Ecclésial de Bayonne, composé de quatre vingt dix prêtres s’autoproclamant juges, met en accusation l’évêque du lieu, le très courageux Monseigneur Marc Aillet, ce retour inattendu des vents mauvais de mai 1968, ou, peut-être pire, du Tribunal révolutionnaire de 1793, ne peut que nous laisser pantois.

    Le sermon du 4 décembre du jeune prêtre ci-dessus cité ravive la flamme de l’Espérance : l’héroïque père Popiełuszko a fait des émules. Car celui-ci, luttant avec son seul micro contre les Forces du Mal qui ensanglantaient la Pologne, ne s’embarrassait pas de mais, oui mais, si, peut-être : il disait la Vérité, déshabillée de toutes  les scories qui la travestissent. Prenant tous les risques pour lui-même, il fustigeait quotidiennement le dramatique régime communiste qui tentait d’étouffer son pays. A cause de cela, il fut torturé puis tué, dans des conditions atroces. Son sacrifice n’a pas été vain : il a grandement contribué à l’écroulement brutal d’une épouvantable dictature.

    Si notre pays continue de s’effondrer, il faudra beaucoup moins de mais, oui mais, si, peut-être, et beaucoup plus d’authentiques résistants disant les choses en vérité, à leurs risques et périls.

    A cet égard, le sermon du 4 décembre est une belle lumière dans la nuit que vit actuellement la France, nuit de soumission d’une immense majorité des élites au politiquement correct, et donc au déclin assumé de notre pays."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html