l'information nationaliste - Page 6306
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« Santé : protégeons les Français ! » : discours de Marine Le Pen
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I MEDIA S03E43 Allemagne : Migrant violeur dans l’ombre médiatique
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Opérations militaires en Syrie : trois fronts concomitants et tout d’abord Alep
Par Antoine de Lacoste
Les feux de l'actualité sur la lutte contre l 'Etat islamique et la guerre en Syrie sont actuellement braqués sur Mossoul en Irak et Alep en Syrie qui constituent en effet deux fronts essentiels pour la suite du conflit au Proche-Orient.
Mais si l'on veut regarder de plus près la situation en Syrie même, ce sont en réalité trois fronts principaux qui doivent retenir l'attention et que nous décrirons dans trois articles successifs.
Tout d'abord Alep bien sûr, bataille à propos de laquelle la désinformation atteint des sommets. L'Ouest, partie dans laquelle vivent de nombreux chrétiens, est toujours resté aux mains du régime, même si les islamistes ont effectué de multiples tentatives pour s'en emparer. De furieux combats se sont ainsi déroulés en 2013 mais l'armée syrienne, aidée de milices chrétiennes, a pu repousser les assauts coordonnés par le très islamiste Front al Nosra.
La partie Est en revanche, où les Sunnites sont largement majoritaires, est vite tombée aux mains des insurgés. Une bonne moitié d'entre eux sont membres d'al Nosra (rebaptisé depuis Fatah al Cham), le reste évoluant d'une milice à l'autre en fonction des rapports de force internes et du montant de la solde. Le tout étant à coloration largement islamiste n'en déplaisent aux Américains et aux médias occidentaux.
Depuis, le statu quo régnait faute de moyens pour prendre l'avantage.
Mais il y a quelques mois, les Russes ont décidé de reprendre la ville : c'est en effet la dernière grande zone urbaine tenue par les islamistes et sa chute aurait des répercussions psychologiques et stratégiques décisives.
Aidée des Iraniens et des Libanais du Hezbollah chiite, l'armée syrienne a bouclé, non sans mal, le siège de la ville cet été. L'aide de l'aviation russe, d'une très grande efficacité, a une fois de plus joué un rôle essentiel. Les bombardements et les combats de rues sont maintenant quotidiens et les islamistes cèdent peu à peu du terrain non sans une résistance acharnée.
Précisons au sujet des bombardements qu'ils sont réciproques : la partie Ouest reçoit son lot d'obus d'artillerie (le Front Fatah al cham en est richement doté grâce à l'aide de l'Arabie Saoudite) qui fait de nombreuses victimes : mais les comptes de nos médias sont légèrement partiels....
De plus, les bombes russes ne sont jamais aveugles : leur précision a d'ailleurs surpris les experts militaires français et américains qui n'avaient pas perçu à quel point l'armée russe s'était modernisée. La grande difficulté de ce type de combat c'est que les combattants ennemis sont camouflés dans des immeubles où vivent des familles, voire dans des hôpitaux où sont soignés les blessés...
Les islamistes sont en effet experts dans l'art d'utiliser la population comme bouclier puis ensuite de dénoncer les "crimes de guerre" de l'adversaire, sachant que les occidentaux relaieront tout cela sans le moindre discernement (les communistes avaient mis cela très au point lors de la guerre du Viet Nam). C'est une des raisons pour lesquelles le corridor sanitaire instauré par les Russes n'a pas été utilisé par la population auquel il était destiné : les menaces du Front Fatah al Cham étaient omniprésentes et il était physiquement impossible d'emprunter ce corridor sans passer dans la ligne de mire des tireurs islamistes.
Le siège se poursuit donc et les contre-attaques islamistes se font de plus en plus rares. L'échéance est probablement pour bientôt mais tout dépendra de la décision de l'Arabie Saoudite.
Il faut en effet savoir, aussi surprenant que cela puisse paraître, qu'une chaîne continue d'informations circule même au milieu des combats les plus violents.
Les Russes, tout d'abord, parlent beaucoup avec les services secrets turcs depuis la réconciliation intervenue à la demande d'Erdogan et que Poutine, en fin stratège, a acceptée La situation dans le Nord exige de toutes façons un dialogue permanent entre Russes et Turcs tant la situation y est explosive.
Les Turcs eux-mêmes parlent beaucoup aux Saoudiens : entre islamistes on se comprend. De plus la haine des Alaouites en général et de Bachar el Assad en particulier les rapproche encore.
Quant aux Saoudiens, n'en déplaise là-encore aux occidentaux, ils contrôlent totalement le Front Fatah al Cham, fer de lance de l'insurrection islamiste à Alep.
La boucle est ainsi bouclée et lorsque les Russes ont un message à faire passer, ils savent quel canal utiliser. Le tout maintenant est de savoir si les Saoudiens vont demander à leurs affidés de tenir jusqu'au bout pour gagner du temps mais au risque de voir près de 5000 combattants aguerris disparaître. Ils peuvent aussi décider d'économiser leurs troupes et de négocier une retraite en bon ordre avec armes et bagages.
Il y a un précédent à Daraya, dans la banlieue de Damas, où 700 combattants islamistes avaient été évacués vers la province d'Idlib, au Nord-Ouest de la Syrie. Cela s'est passé en août 2016 sous le contrôle de l'armée russe.
Cette province d'Idlib est ainsi en train de devenir, à son tour, un enjeu majeur.
En attendant, une victoire de l'armée syrienne et de ses alliés semble se dessiner à Alep : ce n'est qu'une question de temps.
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Le danger de l’islam selon Chesterton
Pour les imbéciles, tout changement est une chance. Et surtout, tout changement vis-à-vis de « l’ancien monde ». La diversité est donc une chance. Le métissage en est une autre, comme l’abolition des frontières, l’égalité des religions ou l’islam. Tout cela est, selon les imbéciles, une chance formidable pour nos sociétés. Ceux qui parlent des dangers et mettent en garde contre les changements permanents, ceux qui entendent défendre l’homme enraciné contre l’universalisme bébête de l’homme connecté se font traiter de suppôts de l’’extrême-droite et de fascistes.Dire que tout changement implique un danger, et qu’il doit être mûrement réfléchi pour s’assurer qu’il apporte plus d’avantages que d’inconvénients, c’est fatiguer trop les cerveaux momifiés des imbéciles. Au lieu de réfléchir, de penser, c’est-à-dire de distinguer les choses, ils préfèrent décréter, moraliser et s’indigner ; au lieu d’analyser les dangers et de les anticiper, les imbéciles adorent minimiser, naviguer à vue et agir en situation car, pour eux, il y a toujours une solution. Mais si un jour il sera trop tard pour réagir, que feront-ils ? Si un jour le péril est entré en la demeure, quelles seront les réponses des imbéciles ?
G.K. Chesterton (1847- 1936) n’a pas écrit d’ouvrages sur l’islam, mais il a bien réfléchi à la question. Dans son livre Chesterton face à l’islam, Philippe Maxence, l’un des meilleurs connaisseurs de son œuvre, résume de façon à la fois détaillée et synthétique l’approche de l’écrivain anglais. S’appuyant sur de nombreuses citations, il montre en quoi consiste selon l’auteur de l’Auberge volante le danger d’une immigration musulmane incontrôlée. Chacun pourra vérifier par soi-même la vision prophétique qu’il en donne, comme de l’ère moderne et de ses maux, et constater l’actualité brûlante de ses analyses.
Maxence nous montre bien que pour Chesterton, s’il fallait opposer quelque chose à la progression de l’islam en Europe, c’est bel et bien le christianisme et ses valeurs. Il savait qu’une civilisation sans Dieu est destinée à s’effondrer. Aujourd’hui la menace de l’islam est triple. Elle nous arrive par l’immigration, par le terrorisme et par l’économie (l’achat des entreprises occidentales). Or le vrai danger vient de l’intérieur de l’Europe, de son désengagement de soi-même, de sa soumission à la loi du marché, de son défaitisme, de sa lâcheté, de sa laïcité, de ses pleurnicheries et de ses dogmes de l’égalité et du pacifisme.
Le visionnaire catholique a compris avant tous les autres que l’homme moderne, remplacera la pensée par les idées, le monde concret par l’abstraction, la distinction des choses par la généralisation et l’indifférenciation, la connaissance par la publicité et le mal par le traitement thérapeutique et la victimisation des criminels ; il a compris que le monde moderne veut le dépassement des nations par une nouvelle superpuissance supranationaliste et impérialiste, la destruction des peuples et leur soumission absolue au culte de l’argent et du commerce.
Que l’on ne s’y méprenne, notre écrivain n’est pas un pessimiste, en tous cas pas plus que Lord Byron qu’il admire. Cet homme de bon sens se battait pour une société fondée sur la famille et la propriété privée qu’il défendait contre le capitalisme libéral et le communisme marxiste. Pour lui, les vieux principes issus du corpus chrétien permettent de répondre aux défis contemporains. « Le salut pour notre civilisation est dans un retour en arrière », dit-il. Mais prenez garde ! On n’a pas affaire à un passéiste, loin s’en faut. Au contraire, c’est un homme terriblement remuant, un anticonformiste, un polémiste redoutable. Faire revivre le passé ne l’intéressait nullement. En s’insurgeant contre l’homme sans racine, il a trouvé mieux, beaucoup mieux. A savoir que c’est en puisant à la source de notre civilisation, dans ce qu’elle a de vivante, d’organique et d’incarné qu’elle reçoit la force nécessaire pour bondir sur ses ennemis, l’épée à la main, comme Saint-Georges le patron des Anglais. •
Chesterton face à l’islam de Philippe Maxence, Viva Romana 2014.
Journaliste culturel, collaborateur au journal La Nation (Lausanne), à la revue Choisir(Genève) et à la Nouvelle Revue Universelle
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Crise au FN au sujet de l’avortement : David Rachline indique la porte aux élus solidaires avec Marion Maréchal Le Pen
Cela ne fait plus de doute : l’avortement est au centre des débats politiques, provoquant au passage une véritable crise profonde au sein du Front National.
Ce mercredi 7 décembre sur iTélé, David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen, en est venu à menacer les élus et responsables locaux du parti qui affichent leur désaccord avec la position de Marine Le Pen, leur indiquant la direction de la porte.
– David Rachline : On n’est pas tous obligés d’être d’accord au millimètre près. En revanche, c’est vrai que lorsqu’on est un responsable local, on s’attend à ce que les responsables locaux soient en phase avec la présidente du mouvement. On n’oblige personne à être responsable local du Front national. […] Chacun a son opinion mais il n’y a qu’une seule candidate, il n’y a qu’un seul projet pour l’élection présidentielle, et il n’y aura qu’un seul programme qui sera appliqué une fois que nous serons au gouvernement. […] On risque rien, mais simplement il est utile pour nous de rappeler quelle est la ligne politique que défend Marine parce qu’elle est candidate à la présidentielle et je vous dis : pour ce qui est des responsables locaux, on force personne à être responsable local, pour ceux qui sont en désaccord.
– iTélé : Vous forcez personne, ça veut dire qu’il y en a qui peuvent partir ?
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Marine Le Pen veut mettre fin à la scolarité gratuite pour les enfants des clandestins
Qualifiées de « pompe aspirante pour l’immigration », la gratuité de la scolarité et les prestations sociales pour les clandestins sont dans le collimateur de Marine Le Pen.
La candidate à l’élection présidentielle a annoncé hier, jeudi 9 septembre, son intention de revenir sur cette gratuité et les aides sociales :
« Je suis pour qu’on ne scolarise plus obligatoirement et gratuitement les enfants de parents clandestins parce que je pense que cette scolarisation gratuite est une pompe aspirante de l’immigration, à laquelle il faut mettre fin » a-t-elle affirmé. « Il n’y a aucune raison que les Français prennent en charge financièrement la scolarisation de gens qui violent la loi française, qui viennent sans nous demander l’autorisation et qui se maintiennent en violation de la loi française.«
La présidente du Front National entend également restreindre la gratuité de la scolarité des enfants de parents étrangers régularisés :
« Pour avoir droit à l’accès à la gratuité, il faut avoir cotisé un certain temps »explique-t-elle. Aussi elle propose de mettre en place « un délai de carence pour les étrangers en situation légale. » « Je pense qu’il faut qu’il y ait un certain temps de cotisation de leur part avant d’avoir accès à toute une série de services publics, comme le service public de l’éducation ou de dispositifs de protection sociale. »
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De mal en Pisa
Ce n’est une surprise pour personne, Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur très impopulaire au sein des forces de l’ordre , a été nommé par François Hollande Premier ministre en remplacement d’un Manuel Valls ayant officialisé sa candidature à la primaire socialiste. Pour succéder à M. Cazeneuve place Beauvau, Bruno Le Roux, jusqu’alors président du groupe PS à l’assemblée, s’est imposé dans l’esprit de François Hollande. Interdit de territoire russe du fait de son zèle à relayer la propagande et les mesures de rétorsions initiées par Bruxelles et le gouvernement Obama contre la Russie, M. Le Roux, comme le chef de l’Etat, Marisol Touraine, Arnaud Montebourg , Najat Vallaud-Belkacem, de nombreuses figures du monde médiatique, est un Young Leaders. C’est-à-dire un membre d’un programme, précisait Benjamin Dormann dans Atlantico en mai 2012, «créé en 1981 dans le but de donner un nouveau souffle aux relations transatlantiques », « l’un des programmes phares de la French-American Foundation (FAF) ».
Bruno Le Roux est aussi connu, mais ceci découle de cela, pour son hostilité assez hystérique au camp national et patriotique. Au nombre de ses déclarations outrancières, il affirmait notamment, dans le journal Les Echos, en compagnie de l’ancienne patronne du Medef, Laurence Parisot, qu’« Il y a au FN une base de fachos, de racistes, d’antisémites ». Il avait aussi appelé à ce qu’Eric Zemmour soit chassé des médias. Bref un ministre de l’Intérieur de combat qui n’a pas été choisi au hasard en cette période électorale…
Il n’y a pas de hasard non plus, l’Education nationale a beau être le premier budget de l’Etat, la dernière enquête PISA de l’OCDE sur les performances scolaires des jeunes de 15 ans dans 72 pays du monde , confirme la médiocrité du classement de la France . Cela se vérifie entre autres, est-il souligné, pour le niveau de ses élèves en sciences, notre pays se situant derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Comme les précédentes enquêtes, la dernière datait de 2013, il est indiqué que la France se distingue par le poids de l’origine sociale des enfants sur les résultats : environ 40% des élèves en France issus d’un milieu défavorisé sont en difficulté, contre 34% pour la moyenne de l’OCDE.
Invité à réagir sur RTL à cette enquête, le philosophe Luc Ferry, ex ministre de l’Éducation nationale (2002-2004), dont il nous arrive de partager les vues, a jugé que l’effort fourni par l’élève était un critère essentiel. « On est entré, dit-il, dans une société d’hyperconsommation où la concurrence des jeux de toute sorte par rapport à l’école est très grande. (…) Dans les pays asiatiques, ils travaillent comme des fous furieux. L’idée qu’un enfant ne travaille pas dix heures par jour paraît surréaliste dans une famille de Shanghai ou de Hong Kong. Chez nous, quand on arrive à les faire travailler une heure par jour, c’est déjà une performance ».
La capacité de travail est à l’évidence un élément déterminant, a fortiori pour les élèves issus de milieux modestes, pour accéder à l’ascenseur social. Un environnement familial, culturel propice est bien évidemment également un atout de taille. Aussi, il est certes loisible de contester le jugement assez péremptoire de M. Ferry selon lequel il est « absolument faux » de dire que « l’école ne fait que s’effondrer depuis quarante ans », mais nous pouvons le suivre quand il précise les raisons de la médiocrité des résultats sont également à chercher en amont. « Si l’éducation n’a pas été correcte avant l’entrée dans l’école, les professeurs sont en très grande difficulté. On ne peut pas corriger des inégalités sociales aussi incroyablement profondes simplement par le système scolaire ».
Partant de ce constat des inégalités croissantes entre élèves ayant accès aux bons établissements des centres-villes et les autres moins épargnés par la babélisation, le multiculturalisme et la crise, Luc Ferry préconise implicitement, sans prononcer le mot, une dispersion de l’immigration sur l’ensemble du territoire . Pudeur sémantique que n’avait pas un blogueur hébergé par le magazine Marianne qui notait en 2010 qu’ « il y a ce que PISA se garde bien ou, en tout cas, oublie de dire : les pays les plus en difficulté, en dépit des moyens qu’ils allouent, comme l’Allemagne ou la France, ou encore l’Angleterre sont aussi des pays de très forte immigration ».
Ajoutons que dans notre esprit, le rôle de l’Etat est d‘instruire les enfants mais certainement pas de les éduquer, rôle dévolu aux parents , la nuance est de taille, surtout à l’aune de la propagande qui sévit dans les manuels scolaires. Et si cette instruction nationale ne peut évidemment corriger toutes les inégalités sociales, elle peut cependant contribuer à donner l’amour de la France, de nos valeurs civilisationnelles. M. Ferry le notait dans Le Figaro il y a déjà deux ans en estimant qu’il fallait « réécrire de fond en comble les calamiteux programmes d’éducation civique du primaire, car c’est chez les petits que tout se joue. À ce niveau, tout est encore possible, les enfants nous écoutent, ils ne sont pas entrés dans l’âge de la révolte, voire de la haine ». Il plaidait aussi, comme le Front National avant lui, pour une refonte de l‘enseignement de l’histoire: « L’Europe n’est présentée que sous les aspects de la colonisation et de la traite négrière (…). Vous ne pouvez pas voir la civilisation européenne que de ce point de vue-là (…) on est dans l’Europe de la repentance». Est-il besoin de préciser que la droite au pouvoir n’a fait qu’accompagner, voire installer cette idéologie masochiste anti-française depuis l’élection du calamiteux Jacques Chirac dont il fut le ministre de l’Education?
En attendant insiste donc M. Ferry, « Il faut dispatcher dans la France profonde des gens qui se retrouvent dans de véritables ghettos ». Une ventilation qui ne résoudra rien, si ce n’est d’étendre le problème affirme Bruno Gollnisch, si l’immigration de peuplement se poursuit, s’il n’est pas mis un terme au regroupement familial, si la babélisation-communautarisation qui empêche l’assimilation au modèle français n’est pas endiguée. Mais à part le Front National qui a le courage, la clairvoyance de le dire ? Il n’est pas anodin non plus que ce phénomène de tiers-mondisation de la France se traduise à l’autre bout de la chaîne par une émigration , qui va s’accélérant, très inquiétante, des hauts revenus pour de raisons fiscales mais aussi de nos jeunes diplômés et cerveaux.
Julien Gonzalez-Lambert, délégué général adjoint d’un syndicat professionnel , relevait dans Les Echos la semaine dernière, chiffres à l’appui (« la France ils l’aiment mais ils la quittent»), que «Tous ces Français partent et partiront pour des raisons économiques, réglementaires, culturelles ;emportant avec eux une partie des réponses aux problèmes de notre pays, l’affaiblissant d’autant par les emplois et richesses créés ailleurs, le privant de ressources fiscales». Un problème qui n’a pas échappé à Marine qui présentera à nos compatriotes également dans les semaines à venir ses propositions pour l’école et ses analyses en matière sociale et économique, pour redonner un avenir français à nos jeunes contraints à l’exil.
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Entretien - Arnaud Imatz à L’Action Française : « Le clivage droite-gauche est devenu une prothèse artificielle. »
Arnaud Imatz, historien et politologue, né à Bayonne en 1948, est docteur d’État en sciences politiques, diplômé en droit et sciences économiques. Ancien fonctionnaire international à l’O.C.D.E. puis administrateur d’entreprise, il a notamment publié Jose Antonio, la Phalange et le national-syndicalisme (voir sa conférence au cercle Henri Lagrange), La guerre d’Espagne revisitée et Par-delà droite et gauche. Auteur de nombreux articles parus en Europe et en Amérique, il a contribué à faire redécouvrir en France l’œuvre de José Ortega y Gasset et de Juan Donoso Cortés. Son livre Droite / Gauche : pour sortir de l’équivoque. Histoire des idées et des valeurs non conformistes du XIXe au XXIe siècle, a paru récemment aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux.
L’ENTRETIEN CI-DESSOUS EST LA VERSION LONGUE DE CELUI QU’ARNAUD IMATZ A ACCORDÉ À L’ACTION FRANÇAISE 2944
L’ACTION FRANÇAISE : La division droite / gauche s’est transformée en « un mythe incapacitant » écrivez-vous : sans parler d’essence éternelle, la droite et la gauche n’auraient-elles aucune identité ?
ARNAUD IMATZ : J’ai en effet écrit dans Droite / Gauche : pour sortir de l’équivoque que le clivage droite-gauche « horizon indépassable de la pensée démocratique », selon le refrain bien connu de nos médias, est devenu une prothèse artificielle habilement perpétrée par la caste politique. Je crois qu’il s’agit désormais d’un mythe incapacitant destiné à brider la résistance populaire ; une mystification antidémocratique dont l’effet est d’entretenir la rupture peuple / élite. Cela dit, je ne fais pas ce constat catégorique sans avoir mené au préalable une longue et minutieuse enquête historique. Je précise que ce livre a significativement pour sous-titre : Histoire des idées et des valeurs non conformistes du XIXe au XXIe siècle. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’un essai de circonstance et que je n’ai pas de préoccupation électoraliste.
Pour vous répondre convenablement, il me faudrait d’abord définir la droite et la gauche. C’est une tâche qui est loin d’être simple. J’ai consacré à cette question plus de 300 pages. Dans l’opinion publique, le grand conflit cyclique entre la droite éternelle et la gauche immortelle a à peine un peu plus d’un siècle. Disons que le sens le plus conventionnel et le plus réducteur assimile la droite à la stabilité, l’autorité, l’ordre, la hiérarchie, le conservatisme, l’éloge de la famille et la défense de la propriété privée. La gauche incarnerait l’insatisfaction, la revendication, le mouvement ; mieux, elle représenterait rien moins que « la Justice sociale, le Progrès, l’Égalité, la Raison, la Science, l’Humanisme, etc. »... Selon ce schéma réducteur, la droite et la gauche seraient les acteurs de l’éternel conflit entre les riches et les pauvres, les oppresseurs et les opprimés. Exit donc, ici, toute allusion à la collusion entre ploutocrates et révolutionnaires…
A vrai dire, par delà la multiplicité des définitions de la droite et de la gauche (pessimisme versus optimisme, transcendance / immanence, chute initiale / perfectibilité indéfinie, ordre naturel / raison universelle, organicisme / mécanicisme, holisme / individualisme, aristocratisme / égalitarisme, spiritualisme / matérialisme, unité / division, anciens / modernes, etc.), deux démarches contradictoires s’affrontent. L’une est philosophique, métaphysique, ontologique et théorique. Elle cherche à définir l’essence, la nature intime des deux phénomènes. L’autre est historique, empirique et réaliste. Elle nie qu’il s’agisse d’absolus isolés, indépendants de situations contingentes.
Sur le plan historique, il faut souligner que la droite et la gauche ont toujours été diverses et plurielles. Il n’y a d’ailleurs aucun consensus entre les auteurs qui ont essayé de définir leur meilleure ligne de partage. Selon les « spécialistes », il y aurait 3 droites et 3 gauches, ou 2 droites et 2 gauches, voire une seule droite et 4 gauches, et même pour d’autres une bonne douzaine de tendances.
Est-ce l’antagonisme droite-gauche qui est devenu « équivoque » (comme disait Raymond Aron) ou celui des partis politiques prétendant l’incarner ? Je dirai à la fois l’un et l’autre. Souvenez-vous : il n’y a pas si longtemps les sondages indiquaient que pour l’écrasante majorité de français (73%) il n’y a plus vraiment de différence entre la droite et la gauche sur les grands problèmes nationaux. N’oubliez pas que dans l’hémicycle européen les partis du centre droit et le groupe socialiste votent à 90% dans le même sens… Il est tout aussi révélateur que lors des primaires de droite les électeurs aient été conviés à adhérer à une « Charte de l’alternance », vague, imprécise et fumeuse, qui se garde de définir ce qu’est la droite : « Je partage, y lit-on, les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France ». On devine l’embarras des rédacteurs.
Mais quelles sont donc ces valeurs républicaines de droite ? On ne sait ! Il s’agit vraisemblablement de principes généraux et généreux, plus ou moins sous-entendus, tels le respect des droits de l’homme et des minorités, la non discrimination, la tolérance, la justice, la liberté, la solidarité, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’état de droit, etc. Des idées somme toute acceptables pour toutes les sensibilités dites de droite … comme de gauche. L’organisation de ces primaires et l’attachement récent des néolibéraux et conservateurs au concept de « droite » (concept qu’ils ignoraient et fuyaient comme la peste dans les années 1970) sont une nouvelle illustration de la loi d’airain de l’oligarchie. La tendance oligarchique est consubstantielle aux partis ; elle est parfaitement décrite et analysée par la sociologie réaliste : seule une minorité ridiculement exiguë participe aux décisions ; les élus dominent les électeurs et les mandataires dominent les mandants. La rétroaction négative des gouvernés est toujours possible mais elle est rarement dangereuse.
Cela dit, où voyez-vous aujourd’hui la droite de conviction qui ne serait pas la droite d’intérêt ? En dehors de petits groupes, il n’y a plus de véritable droite, au sens métaphysique, contrerévolutionnaire ou traditionaliste, conforme aux critères et définitions essentialistes. C’est un fantasme de naïfs ou de démagogues. La droite ontologique s’est volatilisée, elle est introuvable. De nombreux journalistes et hommes politiques prétendent la voir resurgir régulièrement chez de rares responsables politiques proches de la démocratie-chrétienne (dont le poids électoral est faible sinon insignifiant), mais il s’agit là d’ignorants ou plus souvent d’aigrefins et de manipulateurs d’opinion. Le comble du ridicule a été atteint ces jours-ci par Alain Juppé lorsqu’il a évoqué la vision « extrêmement traditionaliste » (sic) de François Fillon… Encore un mot détourné de son sens ! Je doute il est vrai que le maire de Bordeaux ait jamais lu Maistre, Bonald ou Donoso Cortès.
Marcel Gauchet disait justement il y a quelques années : « La gauche, qui était matérialiste, devient idéaliste et se réclame des “valeurs”, alors que la droite, qui se voulait morale et religieuse, ne jure que par l’économie […]. La droite ce n’est plus la nation et la tradition. La gauche ce n’est plus la révolution […]. La faiblesse de la droite est d’être devenue cynique. Celle de la gauche, d’être terriblement angélique. Or dans cet affrontement, chacun d’entre nous sent bien qu’il est à la fois de gauche et de droite ». Ce point de vue, qui se situe clairement par delà droite et gauche, ne saurait étonner les lecteurs du premier Maurras. Le Martégal n’était-il pas le fondateur avec Georges Sorel, Georges Valois et Henri Lagrange du Cercle Proudhon, en 1911 ? Dans la même ligne de pensée, pour vous si familière, permettez-moi de mentionner les nombreux écrivains et doctrinaires qui, à un moment donné de leur vie intellectuelle et politique, se sont positionnés comme « simultanément de droite et de gauche ». Je veux parler ici de Dimier, Maulnier, Roy, Maritain, Bernanos, Boutang et de tant d’autres.
N’est-il pas surprenant que la droite parlementaire, notamment avec Sarkozy et Fillon, ait repris ce clivage au moment ou les tenants du libéralisme économique rejoignent ceux du libéralisme sociétal, dans un orléanisme de gauche qu’incarnerait un Alain Juppé ou un Emmanuel Macron ? Cela ne signifie-t-il pas que ce clivage est toujours doté d’un fort imaginaire dans l’électorat ? Je le redis. Ce clivage est aujourd’hui un masque. Il sert à dissimuler un autre clivage, hier latent et occulté, désormais déterminant : celui qui oppose les partisans de l’enracinement aux adeptes et aux vecteurs du déracinement ; celui qui dresse les partisans de la souveraineté, de l’identité et de la cohésion nationale face aux défenseurs du multiculturalisme et de la gouvernance mondiale. Un clivage qui oppose l’oligarchie, l’hyperclasse mondiale, aux peuples indépendants et à leurs représentants.
Contrairement à ce que veulent nous faire croire les classes supérieures, les classes populaires et les nouveaux pauvres ne se résument pas aux seuls immigrés des banlieues. Désormais, les ouvriers, les employés, les agriculteurs, les chômeurs, les classes moyennes, toutes les classes populaires ont une perception commune des effets délétères de la mondialisation. Tous s’opposent frontalement à ceux qui ne les protègent pas, tous rejettent les catégories dominantes qui ont perdu le sens du bien commun. Ce nouveau clivage n’oppose plus la gauche et la droite ; il est transversal, il affecte les partis de gauche comme de droite. Quant au néolibéralisme de Juppé, Macron, etc., il n’est qu’une resucée de la prétendue troisième voie de Schröder, Blair et Clinton, celle des adeptes irréalistes « de la nation et de la démocratie cosmopolites », celle des champions de la politique spectacle.
Ne pourrait-on pas penser que ce clivage, même s’il n’est plus représenté au plan des partis, correspond à une vraie opposition de philosophie politique entre, pour simplifier, les tenants des sociétés naturelles et ceux du contractualisme ? C’est une vieille antienne. Il y a plus d’un demi-siècle Jean Jaëlic défendait un point de vue semblable. Vingt cinq ans plus tard, Jacques Anisson du Perron, voyait lui aussi deux conceptions du monde et de la vie, deux morales et deux psychologies qui s’affrontent. Pour ma part, j’ai étudié une vingtaine de mouvements de pensée importants, non conformistes ou dissidents, qui infirment cette opinion. Ces mouvements ont pour dénominateur commun une double préoccupation : d’une part, la défense des valeurs spirituelles et nationales ou communautaires et, d’autre part, la préoccupation pour les questions sociales (et non pas sociétales). Pour ne citer que quelques exemples, je vous renvoie ici au légitimisme social, au boulangisme, au syndicalisme révolutionnaire, à la première AF, au distributionisme et au personnalisme chrétien des années 1930 ou encore au gaullisme des années 1960. Je crois, en outre, avoir montré, à partir de l’étude d’une cinquantaine de concepts et d’idées, que les valeurs de droite et de gauche ne sont pas immuables et que les chassés-croisés des idées sont au contraire constants. Au fond, on peut dire que la droite et la gauche ne sont que des boîtes vides qui sont remplies de manière opportuniste selon les lieux, les époques et les circonstances.
Guillaume Bernard pense au contraire que nous assistons à un mouvement dextrogyre, destiné à allumer « la guerre à droite ». Qu’en pensez-vous ? Je ne crois pas du tout à l’émergence d’un mouvement que l’on pourrait qualifier durablement et de manière univoque de droite (depuis l’arrivée de Thatcher et Reagan, en 1979-1981, la chute du mur de Berlin, en 1989, la crise financière internationale, en 2008, le Brexit ou l’élection de Trump, en 2016), d’autant moins que les valeurs dont on prétend le créditer sont loin d’être exclusivement de droite. Pour tout dire, c’est un leurre. Il est d’ailleurs vain de croire que l’on peut lutter efficacement pour l’identité et la souveraineté sans dénoncer résolument les turpitudes inhérentes à l’hypercapitalisme postbourgeois.
J’ajouterai seulement quelques mots en me situant sur un plan strictement éthique. Le philosophe espagnol, José Ortega y Gasset, un libéral qui avait d’abord été socialiste, disait de manière suggestive : « Être de gauche ou être de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale ». Je ne vois pas pourquoi nous devrions exclure de l’âme la moitié de ce qu’elle doit ressentir.
Propos recueillis par François Marcilhac - L’ACTION FRANÇAISE 2944
Arnaud Imatz, Droite / gauche : pour sortir de l’équivoque : Histoire des idées et des valeurs non conformistes du XIXe au XXe siècle, éditions Pierre Guillaume de Roux - En vente à la Librairie de Flore
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Entretien-Arnaud-Imatz-a-L-Action
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Le PS instaure le droit de vote des étrangers aux Primaires citoyennes !
C’est un vieux rêve du Parti socialiste qui se concrétise : accorder aux étrangers le droit de vote. Si le PS n’est pas parvenu à l’imposer pour les scrutins nationaux, faute de majorité des deux tiers au Parlement, son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, l’a instauré sans rencontrer d’opposition pour les Primaires citoyennes, le nom donné à la primaire de la gauche socialiste qui aura lieu les 22 et 29 janvier prochain.
Tous les étrangers pourront désigner le candidat du PS à l’élection présidentielle, à la seule condition… qu’ils soient de gauche ! Le règlement des Primaires citoyennes prévoit en effet que peuvent voter les étrangers, qu’ils soient ou non issus des pays de l’Union européenne, dès lors qu’ils sont « adhérents aux partis ou organisations de jeunesse des partis organisateurs »,c’est-à-dire membres du Parti socialiste ou de ses satellites.
Le Grand Remplacement de l’électorat disparu du Parti socialiste, c’est maintenant !
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Les femmes deviennent indésirables dans les lieux publics... islamisés
Ces terrasses de café et ces rues ont un point commun : les femmes semblent effacées. Nous ne sommes pas au Moyen-Orient mais en France à Sevran. Dans un bar, il n'y a que des hommes peu accueillants. Le patron n'a pas envie de discuter et d'autres hommes sont choqués de voir ces femmes. "Dans ce café, il n’y a pas de mixité", assure sèchement un homme.
Pas d'amalgame : ils sont tous modérés.
Société : quand les femmes sont indésirables dans les lieux publicsMichel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html