Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 7154

  • Anthropologie politique. Une société anti-humaine. L'enracinement territorial

    Tout homme a des racines territoriales, en ce sens qu'il s'identifie à un territoire qui fait partie de son patrimoine moral. Il connaît les lieux de ce territoire, il est attaché à sa physionomie, son histoire et les personnes qui y habitent.

    Le déracinement n'est pas d'aujourd'hui et on a connu, depuis l'Antiquité, des migrations plus ou moins importantes, suivies d'un ré-enracinement, c'est-à-dire de l'appropriation d'un nouveau territoire par les déracinés qui ont donc fait muter leur identité en adoptant une nouvelle terre. Cette terre, avec le temps, pouvait devenir une patrie, c'est-à-dire la terre des pères. Ainsi, les Celtes quittant l'Europe orientale et l'Asie centrale pour l'Europe de l'Ouest se sont-ils déracinés pour s'installer dans des espaces nouveaux dont ils firent leur patrie. Ils les façonnèrent, mais aussi leur culture évolua selon les lieux. C'est pourquoi les Celtes ne sont pas les mêmes selon qu'ils aient vécu en Gaule, sur l'île de Bretagne, en Hispanie ou en Italie du Nord. Les hommes présents avant eux sur ces lieux et les particularités géographiques de leurs nouveaux États ont contribué à les façonner, autant qu'ils les façonnèrent.

    Un phénomène comparable, mais de plus grande ampleur, peut être observé avec la construction des Etats-Unis au XIXe siècle, État né très largement des migrations venues de toute l'Europe, en somme de déracinés qui se sont approprié la terre américaine et en sont devenus les patriotes.

    L'enracinement n'est pas réduit à l'image du clocher et des pâturages. On peut parler, en France ou en Belgique, de ré-enracinement pour les ouvriers du XIXe siècle qui, déracinés de leurs campagnes, jetés dans l'univers déshumanisé des centres industriels, se les sont appropriés, les ont justement humanisés en leur donnant une identité. Il y a, dans ces centres ou anciens centres ouvriers, encore aujourd'hui, une architecture, une culture spécifiques, fruit de la vie de ces hommes pour lesquels ces lieux sont devenus la patrie, la terre des pères.

    L'enracinement est une donnée de nature, en ce sens que l'on naît forcément quelque part et que l'on vit, soit dans ce lieu, soit dans un autre, avec le désir d'y faire souche. Si l'on veut quitter sa terre, ce n'est pas pour devenir un apatride, mais pour faire souche quelque part. En somme, on se sent toujours d'un lieu, ou l'on aspire à se sentir d'un lieu, en somme à avoir une pierre ou reposer notre tête… C'est pourquoi, outre le donné de nature, on peut dire que l'enracinement est un besoin vital. Il ne peut pas y avoir de communauté humaine solide sans la stabilisation du peuplement sur un territoire. Cette communauté ne s'exprime pas seulement par des rapports économiques, mais aussi par des échanges culturels, spirituels, amicaux ou matrimoniaux. Pour que ces échanges soient possibles il faut qu'il y ait, à un moment ou un autre cet enracinement qui façonne l'identité, c'est-à-dire qui contribue autant que ma famille, ma foi et mon métier à dire « qui je suis ».

    Aujourd'hui, en Europe et plus spécialement en France, il est permis de parler de déracinement perpétuel. Celui-ci est d'autant plus préoccupant. En effet, jusqu'au milieu du XXe siècle, les historiens ethnologues pouvaient écrire que les bassins de peuplement français et européens étaient demeurés sensiblement les mêmes depuis la préhistoire. Il n'y avait pas eu de bouleversement humain majeur malgré les invasions, les migrations ou les catastrophes demeurées marginales par rapport au total du peuple. Les hommes avaient changé mais ils étaient, majoritairement, toujours là où s'étaient installés leurs ancêtres dans la nuit des temps.

    Actuellement, la nécessité de quitter sa région ou son pays pour ses études ou pour sa carrière professionnelle entraîne un chamboulement de ces équilibres humains. La tendance s'est inversée et, du moins en France, les jeunes hommes ayant effectué toute leur vie sur un seul territoire sont devenus la minorité, tandis que les autres se sont déracinés pour leurs études ou leur métier. Ce ne serait pas bien grave dans les relations humaines si ce déracinement était suivi d'un ré-enracinement. Mais la multiplication des mouvements géographiques au cours de la vie rend plus difficile le ré-enracinement. En outre, souvent la nouvelle installation se fait dans un territoire déjà bâti et saturé de constructions correspondant à un patrimoine tout à fait étranger, comme les barres HLM où s'entassent des millions de pauvres, sans possibilité pour eux de s'approprier les lieux par la construction.

    Par ailleurs, l'affaiblissement de la structure familiale qui crée des bataillons d'orphelins sociaux, amoindrit encore plus les possibilités de ré-enracinement. En effet, il est plus difficile pour l'homme seul d'être identifié par ses semblables dans un territoire nouveau, et il lui est plus difficile d'y tisser ses liens sociaux. L'isolement social et familial diminue la capacité d'insertion territoriale et donc d'identification. L'orphelin, en somme, à l'échelle d'une région ou d'une ville, devient un apatride.

    Ce sentiment est encore renforcé par l'état actuel des lois de succession, où le partage équitable entre héritiers et le versement de droits à la puissance publique, rend souvent nécessaire la vente de la maison parentale, perçue comme la maison de l'enfance ou des ancêtres, sans qu'il y ait possibilité de racheter un bien dans le même lieu ou dans le voisinage, faute de réunir le capital suffisant à cause de l'éclatement du patrimoine hérité et de sa diminution par la fiscalité.

    On peut dire que tout est fait, dans notre monde, pour créer des générations entières d'apatrides déboussolés et donc d'autant plus fragiles devant l'oppression qu'ils ont moins de repères où se réfugier pour mieux résister.

    Comme pour la famille, ce mal frappe en premier lieu les populations socialement les plus fragilisées, car disposant du moins de ressources financières ou d'assise territoriale pour rester en un lieu sur plusieurs générations ou pour se l'approprier en cas de migration.

    Cet isolement territorial est doublé d'un isolement dans l'emploi.

    A suivre…

    Du même auteur :   Anthropologie politique. Une société anti humaine. La Famille

    http://www.vexilla-galliae.fr/points-de-vue/editoriaux/1573-anthropologie-politique-une-societe-anti-humaine-l-enracinement-territorial

  • Allons-nous intervenir en Libye au profit d’Al Qaïda et des Frères musulmans ?

    Bernard Lugan : En Libye, près de 300 kilomètres de littoral sont aux mains d’un État islamique que rien ne semble pouvoir arrêter. A partir de cette fenêtre sur la Méditerranée, des terroristes mêlés aux clandestins rebaptisés « migrants » s’infiltrent en Europe. (NDCI : Daesh n’a pour l’instant aucun intérêt à infiltrer des combattants sur notre sol. Il cherche au contraire à recruter le plus possible. Par contre, des « rebelles » de l’ASL et des miliciens chiites ont été retrouvés. Ils fuyaient la guerre.) Contrairement aux annonces de la presse internationale, les efforts désespérés de M. Bernardino Leon, Émissaire des Nations unies pour la Libye, et qui, depuis plus d’un an, cherche à obtenir un accord inter-Libyen, n’ont pas débouché sur une solution politico-militaire viable.

    Face à cette situation plus que périlleuse pour notre sécurité, une opération militaire serait donc envisagée. Or, celle à laquelle pensent nos diplomates aurait pour résultat de donner le pouvoir à des islamistes aussi dangereux que ceux de l’Etat islamique…

    Comme en Syrie où, si le président Poutine n’avait pas sifflé la fin de la récréation, (NDCI : il est probablement un peu tôt pour l’affirmer) le Quai d’Orsay voulait faire remplacer le président Assad par de « gentils démocrates » salafistes. En Libye, ce serait au profit des Frères musulmans et d’Al-Qaïda (ou de ses diverticules) que nos forces pourraient être engagées. Comme elles le furent hier à l’avantage des musulmans de Bosnie et du Kosovo…

    L’idée française serait en effet  de miser sur la cité-Etat de Misrata, fief des Frères musulmans et base avancée turque en Libye. Ses milices [1] sont certes parmi les plus opérationnelles du pays, mais elles sont détestées par la plupart des tribus de Tripolitaine et de Cyrénaïque. Intervenir en appui de Misrata permettrait peut-être de freiner les forces de l’Etat islamique, mais en nous aliénant les vraies forces vives du pays.

    Ce plan envisagerait également un renforcement de la coopération avec les islamistes de Tripoli qui reçoivent actuellement des renforts jihadistes acheminés par voie aérienne depuis la Turquie. Comme si, pressé en Syrie par la Russie, le président Erdogan voulait ouvrir un second front en Libye.

    Or, et il importe de ne pas perdre de vue deux éléments essentiels :

    1) Comme notre ami-client égyptien est en guerre contre les Frères musulmans d’Egypte, l’arrivée au pouvoir de cette organisation en Libye ferait courir un danger mortel au régime du général Sissi.

    2) Aucune intervention franco-européenne ne peut se faire sans, au moins, la neutralité de l’Algérie. Or, qui commande à Alger ? Les clans qui guettent la mort du président Bouteflika pour s’emparer du pouvoir ont en effet des positions contradictoires à ce sujet. Certains sont farouchement opposés à toute intervention étrangère, d’autres l’accepteraient sous certaines conditions, cependant  que ceux qui espèrent obtenir le soutien des islamistes feront tout pour torpiller une opération franco-européenne.

    La réalité est donc cruelle. Ce n’est pourtant pas en la niant que nous avancerons. Face au chaos libyen il n’existe en effet pas de solution miracle qui permettrait de refermer les plaies ouvertes par MM. Sarkozy et BHL.

    La solution consisterait peut-être à « renverser la table » et à changer de paradigme en oubliant les « solutions électorales » et les constructions européo-centrées fondées sur les actuels acteurs libyens. Comme rien ne pourra se faire sans les tribus, c’est donc en partie sur ces dernières que toute opération viable devrait être fondée. Autrement, dans le théâtre d’ombres libyen, nos figurants politiques ne feront que traiter avec des figurants locaux.

    Le problème de fond est que les alliances tribales sur lesquelles reposait l’ordre socio-politique libyen ont été éclatées par l’intervention franco-otanienne de 2011. Dans le vide alors créé se sont engouffrés des acteurs secondaires devenus artificiellement les maîtres du jeu. Qu’il s’agisse de Misrata, des islamistes de Tripoli et de Derna, puis ensuite de ceux de l’Etat islamique.

    Toute pacification de la Libye passe donc par :

    1) Le rééquilibrage entre les vrais acteurs tribaux et ces acteurs secondaires devenus incontournables et qu’une intervention franco-européenne aboutirait à installer seuls au pouvoir.

    2) La levée du mandat d’arrêt international lancé contre Saïf al-islam Kadhafi qui est le seul actuellement en situation de pouvoir reconstituer les alliances tribales libyennes (voir mon communiqué en date du 24 septembre 2015).

    Très modestement, il faut bien voir que ce sont là des mesures de long terme. Or, dans l’immédiat, il est urgent de bloquer la progression de l’Etat islamique tout en coupant le flot migratoire partant essentiellement des zones tenues par ceux que nos diplomates considèrent déjà comme nos « alliés », à savoir les  islamistes de Tripoli et les Frères musulmans de Misrata…

    Alors, oui à une intervention, mais à la condition de ne pas la lancer à la légère.

    Bernard Lugan, 15/10/2015


    [1] Ce sont elles qui lynchèrent le colonel Kadhafi.

    http://www.contre-info.com/allons-nous-intervenir-en-libye-au-profit-dal-qaida-et-des-freres-musulmans#more-39586

  • Sénateur Jean-Louis Masson : «l’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain»

    Alors que le Sénat a durci le projet de loi sur l’immigration, le sénateur non-inscrit Jean-Louis Masson a provoqué un tollé au Sénat, comparant l’immigration d’hier, les Necker, Curie, à celle d’aujourd’hui, les Mohamed Merah, les Coulibaly, concluant que « l’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain ».

    http://fr.novopress.info/

  • La marine chinoise en Syrie : Une poudrière pire que les barils explosifs d'El-Assad

    La seconde guerre d’Irak avait rapproché les gouvernements russe et chinois. On sait qu’en 2005 et en 2012, des manœuvres communes aux armées russe et chinoise avaient eu lieu sur le thème d’une invasion de la Corée du Nord par les Yankees. Cela fait au moins un lustre que le petit monde des prophètes alarmistes s’attend à une guerre dans l’Océan qui n’aura bientôt plus de Pacifique que le nom. Toutefois, l’état prévisible des (vilaines) choses vient de changer brusquement.

     

    Les médias occidentaux n’ont guère informé les opinions publiques, déjà accaparées par l’invasion africaine et moyen-orientale de l’Europe occidentale et danubienne – dont il apparaît chaque jour un peu plus qu’elle a été programmée par les sorciers de New-York et de Washington -, d’une décision prise fin septembre par le gouvernement chinois : l’envoi en Syrie du seul porte-avions de sa Marine, d’avions et d’hélicoptères de combat, en plus de fusiliers marins.

    C’est fait : le Liaoning vient d’arriver à Tartous, accompagné d’un croiseur lance-missiles. Deux unités navales chinoises ultra-modernes (mais dont on ignore la valeur combative) ont fait leur entrée en Méditerranée. Est-ce étonnant ?

    Cela fait quinze ans que le gouvernement chinois combat les djihadistes dans les provinces de l’Ouest et du Sud-Ouest de l’immense Chine. C’est un secret de polichinelle que ces nobles combattants d’Allah (Ouïgours, Turkmènes, Ouzbeks) sont financés, armés, entraînés par les USA, qui dominent entièrement les pays qui leur servent de base de départ et de repli :, Turkménistan, Ouzbékistan. Le racisme pantouranien fait avec l’islam un mélange détonnant.

     

    Les Chinois ont décidé, apparemment, de rendre coup pour coup et de porter la guerre hors de leurs frontières. Ils sont épaulés par l’Armée russe, reprise en mains depuis 1999 par Wladimir Poutine : 1 million d’hommes très entraînés (et deux millions de réservistes instruits), 4 800 chars ultramodernes T-80 et 90, l’avion de combat Su-35 (qui vaut bien le F-22 de l’US-Air Force), les meilleurs hélicoptères de combat (Ka-50/52 et Mi-28). Dans l'état actuel de la situation, nul ne peut prévoir s'il s'agit d'une simple démonstration de force (et particulièrement réussie, car une escadre chinoise en Méditerranée orientale, c'est de l'inédit et de l'imprévu) ou d'une réelle participation aux combats. Dans ce second cas, l'on pourrait enfin savoir si l'efficacité et la combativité de l'armée chinoise se sont améliorées depuis la pitoyable prestation de 1979 au Nord du Viet-Nâm.

    On s’attendait à un coup de tabac dans le Pacifique. Il se rapproche dangereusement de l’Europe… à moins que les Européens puissent attendre de la Russie la libération de l’hégémonie nord-américaine et le retour massif des immigrés africains et moyen-orientaux en leurs terres ancestrales, où ils pourront donner libre cours à leurs immenses talents et qualités.

    Docteur Bernard Plouvier

    notes

    *un sous-marin chinois à propulsion atomique serait également arrivé il y a six jours !

    source : Metamag :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuuVppuAEkqcOGlCtt.shtml

  • Montée du FN : et si la gauche s’interrogeait sur son incompétence ?

    Le pouvoir me fait penser à un avocat qui, en cour d'assises, perdrait tous ses procès mais s'obstinerait à n'incriminer que les jurés pour expliquer ses déconvenues systématiques sans jamais s'interroger sur sa propre responsabilité, voire son incompétence de plaideur.

    Claude Bartolone, dans ONPC, sans doute aussi festif et hilare que d’habitude, a annoncé que Marine Le Pen serait qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle.

    Le Premier ministre, qui ne veut pas être en retard d’un avertissement républicain – à force, on ne les entend plus -, a déclaré, très inquiet, que le FN était susceptible de vaincre dans trois régions.

    On pourrait se moquer de ces intuitions crépusculaires qui cherchent à se faire passer pour des prédictions audacieuses alors que, depuis l’élection de François Hollande, le FN ne cesse de monter et que les différents sondages le constatent.

    Lire la suite

  • Regard sur l'actu : La géopolitique pour les Nuls

    Le Nouveau Contexte Mondial pour les Nuls
    Dur, dur la géopolitique... C'est ce qu'on pourrait penser à la lumière des événements récents. Pour mémoire, on nous annonce depuis des années le début de la Troisième Guerre mondiale autour de la question iranienne. Pourtant, après plus d'un an et demi de pourparler entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), le dégel entre l'Oncle Sam et la Perse 2.0 a eu lieu, y compris sur le nucléaire, et ce malgré l'hostilité des Israéliens et d'une partie du Congrès des Etats-Unis. Cet accord, qui permettra entre autre le retour de General Motors en Iran, est un des éléments qui correspond à ce que Brzezinski et ses proches nomment sur Foreign Affairs « The New Global Context » (NGC), expression utilisée à Davos 2015 et qui désigne la nouvelle ère économique qui s'ouvre. Cette nouvelle ère est également une réalité géopolitique. Les Etats-Unis, sous l'administration Obama, ont mené une politique qui se révèle différente de celle de l'administration Bush au Moyen-Orient. Une partie non négligeable de l'opinion publique reste pourtant bloquée à la politique étrangère néo-conservatrice de Bush et au NWO (New World Order), c'est à dire à la situation en 1991 à la suite de la chute de l'URSS où les Etats-Unis étaient devenue une hyperpuissance. Cette politique hégémonique, renforcée par les velléités de Bush Jr à partir du 11 septembre 2001 est arrivée à son terme. Depuis 2011 cette parenthèse se referme et ce pour plusieurs raisons.
    Les Européens ont traité seuls le cas libyen (avec le désastre qu'on connaît) et ont été des acteurs majeurs des accords de Minsk dans le conflit ukrainien. De leur côté, les Etats-Unis ont revu leurs rapports avec Israël et sous traité aux Irakiens, puis aux Kurdes et aux Iraniens la lutte contre l'Etat Islamique. En 2012, les Etats-Unis ont lancé le « US « pivot » to East Asia », théorisé dès 2011 sur Foreign Policy(lire un article du Figaro). Il consiste à replacer les troupes et les forces vers l'Asie-Pacifique plutôt qu'au Moyen-Orient. Le Pacifique, l'océan qui borde la Chine, deuxième puissance économique et première puissance commerciale mondiale, mais aussi le Japon, Taïwan, les Philippines ou l'Australie est en effet un enjeu majeur pour les Etats-Unis, comme l'illustre le traité de libre-échange transpacifique. Les Etats-Unis se considèrent comme une puissance Pacifique. En revanche, les Yankees ont eu une politique très timide au Moyen-Orient. Obama sera le président qui n'aura pas mis les pieds en Israël lors de son premier mandat et qui aura permis le dégel avec l'Iran. Sur son propre continent, il aura mis fin à l'embargo avec Cuba, ce qui n'est pas vraiment anecdotique... Les Etats-Unis se perçoivent comme une puissance Pacifique et considèrent le Pacifique comme la clef du XXIeme siècle. La Russie, quant à elle, a renforcé sa politique en direction de l'Asie et du Moyen-Orient, et les BRICS se sont peu à peu renforcés même si leur puissance est relative et leur modèle économique peu enviable (voir  et ). Pour faire simple : la multipolarité coïncide à mon sens avec une réorientation des préoccupations « américaines » en direction du Pacifique. Les Etats-Unis lâchent donc du lest un peu partout pour contrer la Chine, leur principal rival.
    La « russophobie » pour les Nuls
    Certains comme Gabriele Adinolfi ont parlé de « nouveau Yalta » dans le cas ukrainien. Il est certain que la Russie de Poutine a réussi à s'octroyer une région complète (la Crimée) et à en rendre une autre ingérable pour Kiev : le Donbass. Si certains considèrent que Poutine a échoué en Ukraine, je fais partie de ceux qui pensent qu'il a plutôt réussi. Quel pays pourrait prétendre aujourd'hui ne pas respecter des accords internationaux sur les frontières sans que cela ne suscite de réaction militaire réelle ? Quant on voit de quoi est parti 14-18, on pourrait penser qu'une telle annexion aurait pu déclencher une déflagration mondiale à une autre époque. L'embargo sur la vodka pour les uns et sur le camembert pour les autres, c'est tout de même gentillet comme réaction. Le niveau d'hystérie que manifestent certains alors que les relations internationales entre puissances sont plutôt correctes, quoi que viriles, me laisse assez pantois... Les Russes font leur retour sur la scène internationale avec l'accord, pour ne pas dire l'assentiment, des Etats-Unis. Brzezinski, malgré sa ligne anti-Kremlin, préconise d'éviter les stratégies frontales avec les Russes et de les convaincre d'agir avec les Etats-Unis pour régler les différents problèmes, dont la grave crise syrienne. Moscou est donc parvenu à s'entendre avec la coalition étatsunienne pour éviter des incidents dans la lutte contre l'Etat islamique. Ces frappes russes, qui font tant rêver les poutinôlatres ont été possibles, ne leur en déplaise, que grâce au dégel avec l'Iran, et aux discussions avec Israël, la Turquie et l'Arabie-Saoudite. Sur ce dernier point Serguei Lavrov a déclaré lors d'une rencontre avec le ministre saoudien de la défense: « Nous travaillons avec l'Arabie saoudite sur la question syrienne depuis plusieurs années. Aujourd'hui, le président a confirmé que les buts que l'Arabie saoudite et la Russie poursuivent en Syrie coïncident ». Autant dire que personne ne semble vraiment réagir aux frappes russes, pas plus les Etats-Unis, qu'Israël et la Ligue arabe... Impressionnante « russophobie » ... Plus qu'un nouveau Yalta, qui correspondrait à un partage, je dirais que les événements actuels ne font que confirmer que la multipolarité proclamée constitue plutôt une phase de mutation du mondialisme.
    Ottomans et islamistes à nos portes : l'eurasisme pour les Nuls
    L'armée russe revient donc aux affaires en Syrie mais cela n'est pas une nouveauté. Elle est proche de l'Etat syrien et multiplie les contacts dans la région depuis plusieurs années. Récemment un événement a suscité des réactions contrastées : l'inauguration de la Mosquée de Moscou par Poutine, accompagné du président turc Erdogan et du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. La mouvance nationale, pourtant si prompte à bouffer du Turc lorsqu'il s'agit de se rappeler de Lépante ou de s'indigner du meeting d'Erdogan à Strasbourg est resté très mesurée sur la présence d'Erdogan à Moscou. Comme si s'adjoindre le soutien du président turc, dont les prétentions ottomanes sont évidentes, était anecdotique lorsqu'on s'adresse aux musulmans de son pays. A ma connaissance, seul Julien Langella, dans une tribune que je considère courageuse, est monté au créneau sur ce sujet. Aymeric Chauprade, dont on connaît les sympathies pour la Russie poutinienne, fut prompt à s'indigner pour Strasbourg, où Erdogan proclamait en filigrane qu'il fallait une cinquième colonne turque dans notre Parlement, autant qu'il fut muet sur la Mosquée de Moscou. Poutine a pourtant déclaré à cette occasion que « La Russie est un pays multiconfessionnel dans lequel, je tiens à le souligner, l’islam est une des religions traditionnelles ». Récemment Novorossia.today se faisait le relais d'un article d'un certain Alexandre Artamonov, de Rossia Segodnia, nouveau pôle média officiel de la Russie pour l'international. Celui-ci déclare : « Donc il faut que la Russie renoue avec ses origines et se reconnaît un pays multiethnique et multiconfessionnel, porteur d’un message d’amitié pluriethnique et culturel basé sur les grandes religions du monde, à savoir l’orthodoxie et l’islam. » Tout un programme.
    Cette politique qui place l'islam au cœur de l'identité de la Fédération de Russie n'est pas du tout incompatible avec une axe « droitier » valorisant la Patrie, la Famille et l'Armée. Encore une fois, seule la question ethnique permet de déterminer qui est sur une position identitaire européenne et qui ne l'est pas. Poutine semble avoir entamé depuis au moins 2011 un virage clairement eurasiatique, qui correspond à l'émergence de l'union économique eurasiatique et au renforcement de l'OCS (Organisation de Coopération de Shanghai). Poutine fait-il un bon calcul en s'associant avec Erdogan ? Pas sûr. Il est contraint à cette politique, car c'est probablement la seule possible pour faire passer les gazoducs et contrôler les populations musulmanes, notamment dans un Caucase toujours aussi instable. Mais d'un autre côté, la Turquie est une puissance versatile. Erdogan est embourbé dans des problèmes internes avec les élections et la rébellion kurde. Au-delà, il se verrait bien profiter d'une Europe divisée et submergée pour placer ses pions. Surtout, la politique turque vis-à-vis de la Syrie favorise le développement d'un islam fort peu « humaniste » en Syrie et en Irak qui pourrait à terme contaminer les républiques caucasiennes de la Fédération de Russie. Encore une fois, les permanences géopolitiques vont replacer les relations russo-turques et l'avenir pour toutes les populations qui en dépendent, au cœur des débats. Le génocide arménien, en arrière plan de conflit russo-turc, c'était il y a un siècle...
    La bataille navale pour les Nuls
    Cette redéfinition des aires d'influence est pourtant perçue par certains comme le prélude d'un conflit mondial. Pour preuve ? Les Chinois ont envoyé un porte-avion et les Etats-Unis en ont retiré un ! L'ours du Kremlin, nouveau messie cosmique, a fait fuir la marine US ! Sauf que tout cela n'est qu'un énième tissus de mensonges. Il n'y a pas plus de renfort chinois en Syrie que de débâcle US. Voila ce que nous pouvons lire au sujet du porte avion chinois sur sputniknews : « Récemment, plusieurs médias ont annoncé qu'un porte-avions chinois se dirigeait vers la base militaire de Lattaquié (dans l'ouest de la Syrie) afin de lutter contre l'EI. Cependant, ce matin la Chine a démenti cette information: "Ce ne sont que des rumeurs erronées", a déclaré à ce sujet l'expert militaire et membre de la marine chinoise Zhang Junshe cité par la presse chinoise. »
    Des medias ? Une rapide recherche Google nous permet de trouver les trois premiers résultats en français à la recherche « navire chinois syrie » qui mentionnent un prétendu porte-avion chinois, il s'agit sans surprise de www.wikistrike.com , lesmoutonsenrages.fr et reseauinternational.net . Je ne sais pas combien je dois encore écrire d'article pour qu'enfin je ne trouve plus dans mon fil Facebook des camarades postant du wikistrike ou du reseauinternational... Bref. Un autre site, http://www.meretmarine.com indique entre autre que « Des sources militaires occidentales, qui surveillent en permanence les mouvements dans la région et plus particulièrement ce qui se passe en Syrie et au large de ses côtes, confirment que le Liaoning ne s’y trouve pas. » Le reste de l'article permet de se faire une idée du comique de la situation.
    Mais comme une rumeur n'était pas suffisante, il en fallait une autre ! Jamais rassasié, le pro-Kremlin a besoin de nourrir ses fantasmes. Le départ de l'USS Theodore Roosevelt a été considéré entre autre sur Breizatao.com comme une défaite géostratégique pour les Etats-Unis. Sauf que... un article de CNN du 6 août 2015 indiquait que l'USS Theodore Roosevelt allait quitter le Golfe Persique en octobre pour subir des travaux de maintenance et que son successeur, l'USS Harry Truman, ne le remplacerait pas avant l'hiver. Cette manœuvre, prévue de longue date, n'a donc rien à voir avec l'offensive russe. On peut même imaginer le contraire : les Etats-Unis auraient pu changer leur fusil d'épaule suite à l'intervention russe. Mais ils ont maintenu leur plan de rotation, quitte à retirer un bâtiment à proximité de la zone de conflit et à se priver pendant deux mois d'un porte-avion et ce malgré l'offensive russe en Syrie. Au final, on pourrait penser que les Etats-Unis sont sûrement plutôt satisfaits de laisser ce nid de frelons aux Russes. Conformément au « Pivot vers l'Asie » affirmé en 2011 et acté en 2012, le Moyen-Orient est aujourd'hui une région secondaire pour les Etats-Unis. Israël pour ne citer que ce pays cherche donc de nouveaux partenaires, parmi lesquels la Russie et la Chine.

    Et nous ?

    Cette nouvelle ère géopolitique qui est désormais ouverte et que nous sommes peu nombreux à décrypter avec toute la distance nécessaire est source de nombreux rebondissements depuis plusieurs mois. Les positions des uns et des autres ne sont pas figées mais des tendances se dessinent. Plus que jamais, la question nous est posée de savoir comment nous positionner vis à vis des velléités turques, russes et du « Pivot vers l'Asie » des Etats-Unis ? Quelle place dans le Nouveau Contexte Global pour la France et plus généralement, pour l'Europe ?

    Jean / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Déportation des homosexuels : Eva Joly condamnée en appel pour avoir diffamé Christian Vanneste

    La Cour d'appel de Paris a confirmé aujourd'hui la condamnation d'Eva Joly à 800 € d'amende pour diffamation pendant la campagne présidentielle de 2012. L'eurodéputée avait accusé Christian Vanneste d'avoir tenu des "propos négationnistes" lorsqu'il s'était attaqué à la "la fameuse légende de la déportation des homosexuels" dans une vidéo. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris s'était déjà prononcé sur le fond, en affirmant qu'

    "il ressort notamment qu'il y aurait eu un nombre extrêmement limité de Français arrêtés sur le territoire français et déportés pour le seul motif de leur homosexualité".

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Lyon (69) : Découverte de la plus grande nécropole avec 600 sépultures

    Le sous-sol lyonnais a toujours regorgé de trésors. De nombreux chantiers entrepris ont été retardés pour permettre des fouilles révélant un peu plus le passé de Lugdunum.

    Mais sur l’ancien terrain des sœurs du Bon Pasteur où doit voir le jour une résidence de luxe, les ouvriers puis les archéologues ont fait une découverte d’envergure il y a trois mois. Il s’agirait de la plus grande nécropole jamais retrouvée à Lyon. Après des mois d’études, plus de 600 sépultures ont été mises à jour.

    Les squelettes qu’elles renferment sont encore bien conservés, ils reposeraient ici depuis les V, VI et VIIe siècles. Bien loin du faste égyptien, les sépultures lyonnaises sont vierges de bijoux et décorations. Les découvertes sont progressivement transférées par l’Inrap à Bron pour être étudiées tandis que certaines pièces finiront au musée gallo-romain de Fourvière.

    Une nécropole paléochrétienne dormait depuis plus de treize siècles dans le quartier de Saint-Irénée.
    Le promoteur LEM, qui prévoit de réaliser une résidence de standing sur le site, et l’Institut de Recherches Archéologiques Préventives ont lancé une campagne de fouilles qui devrait s’étaler sur neuf mois. Les estimations avancent le chiffre de 600 sépultures qui reposeraient en haut de la montée de Choulans. Cette nécropole qui pourrait s’avérer être la plus grande jamais fouillée à Lyon.

    Source

    http://www.fdesouche.com/657897-lyon-69-decouverte-de-la-plus-grande-necropole-avec-600-sepultures

  • Et maintenant, la Turquie dans l’Europe, le retour…

    Les chefs d’Etat des pays de l’union européenne étaient de nouveau réunis hier à Bruxelles pour évoquer l’actualité de la déferlante migratoire et la nécessité d’une entente dans ce dossier avec la Turquie, par laquelle transite la majorité des immigrés désireux de gagner l’Europe. François Hollande s’est saisi de cette occasion  pour se livrer à un piètre numéro de chef de file socialiste aux élections régionales en attaquant, sans le nommer, le FN, qualifiant de «manipulateurs» et de «falsificateurs» ceux qui en France «prétendent que nous serions envahis» par un afflux de clandestins «pour des raisons purement politiques, pour faire peur». «En termes de nombre, aujourd’hui, la France n’est pas soumise à un afflux de réfugiés. Aujourd’hui, où vont les réfugiés ? Essentiellement en Allemagne, en Autriche et en Suède. L’Allemagne (…) a accueilli depuis le début de l’année plus de 500 000 personnes et le pays qui, rapporté à sa population, fait le plus pour les réfugiés, c’est la Suède». Il s’agit pourtant de voir la situation en face, sans le charlatanisme propre aux immigrationnistes honteux.

    Oui, la France est confrontée depuis des décennies à une immigration massive, exorbitante, sans commune mesure avec les éventuels besoins de notre économie, extrêmement  coûteuse, facteur d’insécurités multiples, qui colonise  des pans entiers de notre territoire, accélère la paupérisation  et la défrancisation de notre pays. Oui, ces afflux d’immigrés vers une  UE sans frontières, qui se sont accélérés ces derniers mois,  contribueront  à envenimer la situation  en s’ajoutant  à une immigration dite «légale » que  M. Hollande, comme ses prédécesseurs,  impose aux Français.

    La Commission européenne a finalement annoncé cette nuit  la conclusion d’un  «plan d’action commun» avec  la Turquie. «Nous nous sommes mis d’accord sur le contenu exact de ce plan d’action» a claironné  le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, sachant  que la Turquie est  «devenue la porte d’entrée pour des centaines de milliers de réfugiés vers l’Europe.» « L’UE a besoin de la Turquie et la Turquie a besoin de l’UE» a affirmé le très mondialiste vice-président de la Commission,  Frans Timmermans, qui était à Ankara cette semaine  pour  y mener des tractations. M Timmermans, petite parenthèse, fut aussi le maître d’œuvre le 1er octobre du premier colloque de la Commission européenne « pour combattre l’antisémitisme et la haine contre les musulmans», en présence du président du Crif,  Roger Cukierman, à  qui il a promis la nomination d’un coordinateur européen pour la lutte contre l’antisémitisme. »

    Un accord avec la Turquie qui nécessite « des concessions » pour la convaincre, «n’a de sens que s’il réduit effectivement le flux de migrants », a souligné le président du Conseil européen, le très atlantiste  Donald Tusk, organisateur de ce sommet. Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, s’est voulu lui aussi optimiste en assurant que «la Turquie se montre prête à accueillir davantage de réfugiés et à leur offrir plus de perspectives pour leur éducation et leur travail, à mieux les enregistrer, à une surveillance des frontières plus efficace et aussi à une lutte commune contre les réseaux criminels de trafic d’êtres humains.»

    Les «concessions» accordées au Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan, passé maître  dans l’art du chantage, et du double ou triple jeu,  sont en fait assez ahurissantes.  Désavouée par une majorité d’Allemands, dépassée par une situation de submersion migratoire dont ses prises de position et ses déclarations  insensées sont largement responsables, Angela Merkel  s’est chargée d’annoncer  le déblocage envisagé par l’UE d’une somme d’environ  trois milliards d’euros pour fixer les «migrants»  en  Turquie.

    Dans la corbeille européenne  figure également une exigence de M. Erdogan,  une «accélération» des négociations pour faciliter la «libéralisation», l’octroi de visas aux ressortissants turcs voyageant dans l’UE. Et autre  «revanche» pour le Premier ministre turc, la chancelière allemande a  annoncé que les dirigeants européens, dont  François Hollande, sont tombés d’accord pour réactiver le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, pour ouvrir de nouveaux chapitres de discussions! Faire entrer 80 millions de Turcs dans l’UE pour décourager  l’immigration vers l’Europe,  quelle idée brillante…

    En attendant,  la Turquie n’est plus épargnée sur son sol par un terrorisme sanglant que le jeu trouble  de M. Erdogan n’a pas peu contribué à généraliser  en œuvrant au chaos, notamment en  Syrie. Pour ne rien  dire de l’augmentation de la menace d’attentats sur le sol européen qui découle de l’arrivée au sein de l’UE de centaines de milliers de réfugiés auxquels le gouvernement d’Ankara a ouvert l’accès à  l’Europe, et  qui ne  sont pas tous, en toute hypothèse,  animés des meilleures intentions.

    Loin de combattre prioritairement l’Etat islamique auquel le territoire turc a servi de base arrière pour lutter contre  Bachar el-Assad, les frappes  aériennes turques en Syrie visent principalement non pas les milices djihadistes mais  le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Certains disent que M. Erdogan  entend ainsi  rallier la frange la plus dure de son électorat, dans la perspective  des délicates législatives du 1er novembre.

    Ce qui est certain  c’est que la Turquie atlantiste, avec la bénédiction  d’une frange de l’Etat profond états-uniens ( ?), joue actuellement un rôle contraire aux intérêts des peuples européens. C’est aussi le cas,  constate de nouveau Bruno Gollnisch,  des maîtres de cette Europe bruxelloise.  Mais est-ce une surprise ?  

    http://gollnisch.com/2015/10/16/et-maintenant-la-turquie-dans-leurope-le-retour/