Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 7151

  • Bismarck

    ♦ Recension : Lothar Gall, Bismarck, le révolutionnaire blanc, Fayard, Paris, 1984, 845 p.

    Auteur d’une biographie de Benjamin Constant, d’un essai sur le libéralisme et d’une approche du “problème Bismarck” dans l’historiographie depuis 1945, Lothar Gall nous propose cette fois une biographie impressionnante d’un des hommes d’État les plus fascinants du XIXe siècle. Le lecteur francophone lira avec profit ce monumental ouvrage (845 pages !), qui présente un acteur essentiel de l’histoire européenne et de l’histoire des relations franco-allemandes depuis 1870. Créateur de l’Empire allemand sur les ruines du Second Empire français de Napoléon III (”Napoléon le petit”, écrivait avec acrimonie Victor Hugo de son exil), Bismarck reste une figure aussi mystérieuse que méconnue du public français.

    Otto Eduard Leopold von Bismarck-Schönhausen fut hobereauprussien. De par ses origines, il fut et reste symbole négatif pour la plupart des Français : celui du pangermanisme, de l’impérialisme allemand du XIXe siècle. Mais cette image, plus proche de la caricature que de la réalité historique, ne doit pas cacher son rôle essentiel dans l’édification d’une monarchie préoccupée, même si ses raisons n’étaient pas celles du mouvement socialiste, d’assurer aux travailleurs allemands la sécurité sociale et un bien-être supérieur à celui des autres travailleurs européens. La “paix sociale” est une construction bismarckienne très en avance sur son temps. Il fallut attendre 1920 en Italie et 1936 en France pour voir d’autres États européens engager des politiques similaires.

    Pourtant, la somme de Gall appelle quelques remarques critiques. La Nation allemande reste marquée par le système institutionnel, par les partis et les groupes sociaux nés sous Bismarck. C’est la raison essentielle pour ne pas considérer, écrit Gall, l’ère historique bismarckienne comme définitivement close. Gall, en désignant Bismarck ”révolutionnaire conservateur”, engage une polémique. Selon certains critiques allemands, comme Hans Georg von Studnitz, l’analyse de Gall serait mutilée par le mental néo-allemand, formé sous l’ égide des “rééducateurs” américains d’après 1945. Certes, notre époque n’a plus le goût des biographies apologétiques, mais l’esprit critique, pour être juste et efficace, ne doit-il pas s’abstraire du Zeitgeist [esprit du l'époque] et se replacer résolument dans le contexte qu’il étudie ?

    Produit du XIXe siècle, le Reich de Bismarck n’est ni plus ni moins “moral” que le “British Empire” de Disraëli, que l’Italie de Cavour ou la France de Napoléon III. Gall critique le style politique de Bismarck sur trois plans. D’abord, il l’estime “privé de principes”, “amoral” et exclusivement préoccupé d’accroître sa puissance. Pourquoi adresser tel reproche à Bismarck seul ? Par-delà cette attaque ad hominem, n’est-on pas en droit de repérer un vœu anti-politique proprement idéologique (libéral ou “gauchiste”), typique de l’historiographie culpabilisante ouest-allemande ? Persuadés que la politique s’accomplit selon un “Plan” (?), divin ou “rationnel”, les adeptes de cette méthode historique sont mal à l’aise devant la politique du “risque calculé” pratiquée par Bismarck et éloignée des préoccupations fumeuses des idéalistes de toutes espèces.

    La masse d’informations réunies par Gall est impressionnante et instructive ; on attend tout de même encore la biographie qui correspondrait aux critères de la Realpolitik bismarckienne. Un axe de recherches que nous suggérons : le rôle des formations politiques confessionnelles dans la diplomatie européenne. Mettre l’accent sur le Kulturkampfde Bismarck contre les agents allemands du Vatican, qui mettent, tout comme leurs héritiers d’aujourd’hui, des intérêts partisans et des dogmes saugrenus (tels l’infaillibilité pontificale) au-dessus des nécessités vitales des peuples. En 1911, Arthur Böhtlingk (in : Bismarck und das päpstliche Rom) avait amorcé pareille approche. Il faudrait continuer.

    ► Ange Sampieru et Michel Froissard (pseud. RS), Vouloir n°6, 1984.

    http://www.archiveseroe.eu/bismarck-a118589182

  • Référendum sur l'union de la gauche : on rigole, mais...

    ... le référendum LR sur l'union des droites, il est pour quand ?

    6a00d83451619c69e201b8d169038d970c.jpg

  • Un coup de téléphone enflammé entre Erdogan et Poutine s’est terminé par des menaces mutuelles

    Le teigneux président turc a fait un appel de téléphone exceptionnel à son homologue russe pour discuter des derniers développements régionaux, notamment du conflit qui fait rage en Syrie. 
    Selon le Moscow Times, un quotidien russe (en anglais) de renom, le Président Recep Tayyip Erdoğan qui a intensifié sa rhétorique belliqueuse coutumière contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad, a déclaré à son homologue russe que la Turquie aurait atteint un seuil où elle ne peut rester indifférente envers le « carnage humain » dans le pays arabe déchiré par la guerre, mais à la surprise d’Erdogan, Poutine était furieux et, avec véhémence, a prévenu le Président de la Turquie de ne pas intervenir davantage dans les affaires intérieures syriennes, sinon la Russie était prête à empêcher la Turquie de déclencher une guerre catastrophique dans la région.
    Le président turc, sidéré, a alors demandé à Poutine si ses remarques enflammées signifiaient une menace directe contre la Turquie et Poutine a répondu: « Monsieur le Président, vous pouvez tirer l’interprétation que vous souhaitez de mes propos. »
    Le Président russe a également rappelé à Erdoğan le constat amer que ce sont les politiques erronées et belliqueuses de la Turquie vis à vis de la crise syrienne, qui ont coûté la vie à des dizaines de milliers de civils innocents et, plus loin, a exhorté le président turc de s’abstenir de soutenir les terroristes djihadistes pour lesquels il a mis en place des camps d’entraînement et des refuges sûrs à l’intérieur du territoire turc.
    Dr İsmet Bayraktar, un éminent professeur d’université, spécialisé dans l’histoire politique et sociale de l’Empire Ottoman et de la Turquie moderne, croit que Erdogan, lors de son appel téléphonique, a tenté, en quelque sorte, de dissuader Poutine de continuer le soutien politique et militaire considérable de la Russie au président syrien assiégé, mais en vain, car il apparaît que Moscou ne peut pas trouver une alternative plus loyale et digne de confiance au régime d’Assad.
    Les deux pays voisins de la mer Noire diffèrent radicalement pour ce qui concerne leur approche du conflit syrien. La Turquie n’aspire qu’à un changement de régime en Syrie, tandis que la Russie reste l’un des plus fervents partisans du régime de Bachar al-Assad.

  • ASSOCIATION ÉCOEURÉE, DISCOTHÈQUE : LA NEW JUNGLE DE CALAIS RÉVÈLE SON VRAI VISAGE

    Jusque-là peu d’informations filtraient sur les conditions de vie au sein de la new jungle de Calais. Tout juste savait-on que plus de 3000 « réfugiés de guerre » s’entassaient dans ce bidonville dans des conditions «inhumaines » d’après les associations d’aide aux migrants. 
    De nouveaux éléments apparus dans la presse depuis la semaine dernière semblent contredire la version officielle. 
    Une ONG britannique, Human Relief Foundation (HRF), annonçait via son directeur Kassim Tokan, qu’elle cessait son aide après une visite du campement par ses bénévoles qui ont pu constater que les réfugiés en question, « 95 à 97% d’hommes en bonne santé », avaient l’intention de se rendre au Royaume-Uni juste pour « l’argent et de meilleures conditions de vie » et jetaient la nourriture et les vêtements qui leur étaient distribuées en abondance. On peut en effet observer aux alentours proches du centre Jules Ferry des monticules de vêtements et de nourriture jetés négligemment par les « réfugiés ». 
    Choqués par le gâchis et l’attitude des habitants du « bidonville » les dirigeants de l’ONG britannique ont décidé de réorienter leur aide vers les pays du Moyen Orient en guerre. 
    On savait que le campement illégal s’était organisé comme une petite ville informelle, par contre des photos parues sur facebook d’une discothèque en plein cœur de la new jungle ont choqué l’opinion publique. On peut y voir une structure toute équipée en sono, jeux de lumière et bar, pouvant accueillir au moins plusieurs dizaines de fêtards laissant pour le moins perplexe sur leurs conditions de vie « inhumaines ». 
    Les associations françaises chargées de l’aide aux migrants, pour la plupart grassement subventionnées, auraient-elles arrangé à « leur sauce » les conditions de vie au sein de la new jungle, étant les seules pouvant y pénétrer, pour entretenir financièrement une activité humanitaire basée sur l’apitoiement de l’opinion publique ? 
    Suite à ces révélations dérangeantes pour le milieu associatif « solidaire », la version officielle de l’immigration clandestine semble remise en question alors que la région Nord Pas de Calais subit plus que jamais une crise économique, sociale et politique. Le vote Front National ne s’est jamais aussi bien porté et la défiance envers la classe politique (et les associations sous perfusion) s’aggrave de manière irréversible.

  • Immigration – A l’annonce d’un nouveau centre pour migrants, les habitants de Rotterdam se révoltent

    Pays-Bas – Jeudi soir, le maire de Rotterdam a annoncé l’ouverture d’un nouveau centre d’asile pour migrants. La réunion publique organisée par la mairie a été très chahutée par de nombreux habitants. Une manifestation spontanée de colère a suivi, avec des affrontements entre policiers et habitants refusant cette immigration.

    Voir les videos

  • LMPT, un mouvement agressif selon NKM

    NKM est interrogée dans Grazia :

    CRgvkKOWoAAGfUt

    CRgvkrLWoAAdF2b

    Michel Janva

  • Jean Mabire ou les libertés enracinées

    Disparu il y a presque dix ans, Jean Mabire ne semble plus guère subsister que dans la mémoire émue de ses anciens amis et des quelques orphelins littéraires – dont votre serviteur – d’un conteur hors-pair qui, à l’instar d’un Jean Raspail, d’un Vladimir Volkoff voire d’un Serge Dalens, a nourri l’imaginaire d’une jeune génération de militants nationalistes (camelots, gudards, FNJ ou autres) puisant dans leurs œuvres un idéal d’aventure débridé qu’elle cherchait à éprouver dans la rue.

     

    Celui qui célébrait « la grande aventure, les prouesses guerrières, sous n’importe quel drapeau » (Eric Lefèvre) savait aussi ressusciter, avec une verve narrative sans pareille, l’éclat de la fantastique geste des Vikings à l’origine de sa chère Normandie et tout aussi bien parler de littérature (voir les 9 tomes de Que lire ?, véritable anthologie de littérature mondiale). Reste aujourd’hui, pour cette génération désormais « rangée des voitures », comme pour celle, 2.0, qui lui succède, une association chargée d’entretenir, non seulement sa mémoire et la diffusion de son œuvre, mais aussi un certain souffle vital. Celui-ci était particulièrement vivace, le 27, septembre dernier, dans le Vexin français, aux marches de la Normandie, lors de son assemblée générale annuelle où, autour d’une petite cinquantaine de membres, chacun des orateurs (Francis Bergeron, Philippe Randa et Pierre Vial) rappela qu’au-delà d’une œuvre immense (une centaine de livres et des articles innombrables), Mabire, Normand, Français et Européen tout ensemble, s’attacha surtout à insuffler un fraternel esprit de concorde entre nations européennes, pourvu que leurs peuples veillassent à n’être jamais coupés des terres héritées de leurs pères comme de leurs traditions indivises. Il suffit de lire le superbe et substantiel bulletin semestriel diffusé par l’association, pour se rendre compte que « Mait’Jean » plaçait plus haut que tout la défense de nos héritages antiques, boréens et celtes, grecs et romains, païens et chrétiens. Si l’on devait résumer, sous une formule lapidaire, le testament intellectuel et spirituel de Jean Mabire, nous dirions que nos libertés sont charnelles pour autant qu’elles sont enracinées. A l’issue de la journée, les participants furent d’ailleurs invités à revivre symboliquement le solstice 21 juin 1948 où, au pied de la petite église romane, alors en ruine, de Marquemont, Mabire et des camarades flamands, bretons, allemands, refermèrent les plaies fratricides ouvertes par leurs parents. Cette ardente « Communauté de jeunesse » jettera les bases des futurs Scouts d’Europe.

    Amis de Jean Mabire, 15 route de Breuilles – 17 330 Bernay Saint-Martin www.jean-mabire.com

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jean-Mabire-ou-les-libertes