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l'information nationaliste - Page 7397

  • Concours de journalisme, reflet du malaise identitaire

    SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation) Un concours à l’image du malaise identitaire : cette année, les lauréats du concours de l’École de Journalisme, Science Politique et du Journal du Dimanche ont de quoi surprendre

    Ce sont, en effet, les deux premiers lauréats qui présentent chacun un versant particulier de la crise qui traverse actuellement notre pays. D’un côté nous avons une journaliste, Adèle Humbert, pour avoir tracé le portrait d’un imam, Mohamed Ali, qui est aussi aumônier militaire, il a notamment été au Tchad. Celui-ci déclare : « Notre rôle, en tant qu’aumôniers militaires, consiste à montrer que les Français de confession musulmane peuvent être de parfaits citoyens ». Les seconds lauréats par contre sont un couple d’anciens militants de gauche : Pierre Cassen et Christine Tasin (photo), qui se sont lancés dans une croisade contre l’islamisation de la France aux côtés notamment du Bloc Identitaire. Organisateurs entre autres de l’apéro saucisson-pinard, en 2010, qui fut interdit. Leur but est de s’opposer à la conquête progressive des « barbus en djellaba » chose que ne fait pas l’actuel gouvernement qu’ils qualifient de « lèche-babouches ».

    http://fr.novopress.info/

  • Bloquer les migrations maritimes: un vœu pieux ?

    Les pays dits riches et pacifiques disposant de frontières maritimes seront de plus en plus l’objet de migrations venues par la mer: pays européens, via la Méditerranée et dans une moindre mesure l’Atlantique, mais aussi ceux situés dans d’autres parties du monde, tels que l’Australie. Les hommes politiques qui pensent possible de réagir sont-ils incompétents?

    Mais comment interdire l’accès aux eaux territoriales? C’est là que l’on se heurte à l’incompétence en matière maritime des hommes politiques envisageant cette solution.

    Les gouvernements et les opinions de ces pays commencent à se convaincre du fait qu’il faut tarir la source de ces migrations, autrement dit fermer la fuite de la canalisation comme l’a dit Nicolas Sarkozy, pour une fois bien inspiré mais qui a suscité l’indignation vertueuse de ses adversaires politiques. Pour cela il faut interdire l’accès des eaux territoriales aux bateaux de passeurs chargés de plusieurs centaines de migrants, principalement des jeunes hommes, mais aussi d’un certain pourcentage de femmes et d’enfants. Il s’agit dorénavant de migrations illégales, visant à s’imposer en profitant des traditions du monde maritime imposant le secours aux naufragés.

    Il n’est plus possible de compter sur les Etats d’où ils proviennent, en complet délabrement à la suite d’ailleurs d’interventions occidentales, pour empêcher les départs à partir de leurs propres côtes. C’est le cas, concernant la Méditerranée, de la Libye et la Syrie, sans mentionner la Corne de l’Afrique. Il n’est pas possible non plus d’espérer procéder sur le territoire de ces pays à des opérations militaires européennes terrestres destinées à détruire les navires et éliminer les passeurs. Le coût en serait insupportable. Elles provoqueraient par ailleurs une opposition armée générale des populations autochtones.

    Mais comment interdire l’accès aux eaux territoriales? C’est là que l’on se heurte à l’incompétence en matière maritime des hommes politiques envisageant cette solution. Ils devraient considérer des réalités indiscutables:

    – le nombre des bateaux de migrants de toutes catégories, vieux cargos, chalutiers hors d’âge et canots pneumatiques de grande taille, ne cessera d’augmenter. Se comptant aujourd’hui par quelques unités par jour, il atteindra très vite les dizaines d’embarcations, chargées chacune de plusieurs centaines de personnes. Les passeurs et migrants restant libres d’accéder en Europe ne cesseront évidemment pas de tenter le passage. Quant à ceux disponibles, de toutes catégories, ils se comptent par centaines. Au prix même modeste auquel les passeurs les rachètent, ils viendront de toutes les côtes africaines. Ajoutons que de plus en plus de bateaux de migrants embarquent dorénavant des hommes armés qui ont déjà fait feu sur les navires intervenants.

    – en haute mer, soumises au droit de libre circulation, c’est-à-dire en dehors des eaux territoriales dite de compétence exclusive, les marines militaires des pays européens souhaitant interdire l’accès à leurs côtes ne pourront le faire que dans des conditions de droit international sur lesquelles il n’y a pas encore unanimité. De plus, elles ne disposeront jamais des unités en nombre nécessaire pour arrêter les flux. Mobiliser le trafic marchand deviendra par ailleurs très vite impossible, comme le précise la réaction des capitaines de cargos citée par Médiapart .

    – à supposer que des embarcations de migrants soient interceptées par des navires militaires, que pourront faire ces derniers? Les reconduire d’où ils viennent est techniquement impossible. Un escorteur ou un sous-marin ne sont pas des remorqueurs. Ils ne peuvent charger et accommoder que quelques dizaines de personnes. Vu leur tirant d’eau, par ailleurs, ils ne peuvent approcher sauf exception, à une distance suffisante des côtes pour que les migrants puissent débarquer à pied sec, à supposer qu’ils l’acceptent.

    – les navires de guerre pourraient sans doute détacher une ou deux embarcations de service, avec quelques fusiliers marins à bord, pour obliger les bateaux de passeurs à rejoindre la terre. Mais en ce cas, comme l’ont montré certains évènements, les migrants se jetteront en grand nombre à l’eau, parfois contraints de le faire par les passeurs et exigeant d’être secourus, ce qui sera impossible. Beaucoup se noieront et les médias en feront le reproche aux Etats européens. D’autres migrants, dont certains sont armés, résisteront par la force aux militaires.

    – concernant les interventions dans les eaux territoriales, les mêmes empêchements joueront. Arrêter un grand nombre quotidien de bateaux passeurs ne sera pas possible faute d’effectifs à la disposition des agences européennes telles que Frontex ou des marines des pays européens concernés, même assistées par des marines du nord de l’Europe. Par ailleurs, l’inexpérience involontaire ou voulue des pilotes des bateaux de passeurs fera qu’ils seront incapables de se présenter dans des ports abrités. Ils se jetteront purement et simplement sur des côtes rocheuses ou des bancs de sable où il ne sera pas possible de les secourir, s’ils le font en nombre suffisant. Là encore les noyades en résultant seront exploitées par tous les médias, européens ou non européens, pour jeter l’opprobre sur les gouvernements concernés.

    On dira que pour ces diverses raisons, certaines associations humanitaires plaideront pour que soient organisés des couloirs sécurisés d’immigration, à l’entrée desquels les bateaux de passeurs pourraient se présenter. Mais on retrouve là le problème général de l’immigration clandestine. De tels couloirs envisageables pour accueillir, héberger et intégrer quelques centaines de migrants par semaine ne pourront pas fonctionner au profit des milliers voire dizaines de milliers de migrants voulant se réfugier en Europe ou profiter de son niveau de vie.

    Nous ne pouvons pas dans ce court article traiter de la question entière de l’émigration des effectifs considérables de personne qui, par des voies maritimes ou terrestres, voudront inévitablement, avec le développement des guerres locales puis très vite le réchauffement climatique, quitter l’Afrique pour l’Europe, provoquant nécessairement la révolte des populations européennes.

    Bornons nous seulement à une observation. Pourquoi les jeunes africains en pleine forme qui choisissent de se réfugier en Europe, malgré les dangers de la traversée, ne prennent-ils pas les armes chez eux pour combattre les mouvements terroristes qui selon eux les font fuir. Les Kurdes l’ont bien fait pour leur compte, y compris les femmes. Les Houthis le font au Yémen. Personne ne croira par exemple que quelques milliers de militants de Boko Aram, même lourdement armés par certains pays non africains voulant déstabiliser l’Afrique afin de profiter de ce qui lui reste de richesse, seraient capables de résister à une population en armes, fut-elle seulement dotée de vieux fusils ou de machettes.

    Une fois les fauteurs de troubles éliminés, ils pourraient s’organiser pour tirer eux-mêmes parti de leurs propres ressources. C’est bien ce qu’ont fait les Chinois et les Indiens. Ils n’émigrent pas, quelles que soient les difficultés internes qu’ils rencontrent.

    Complément au 21/06 à 20h

    Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé, lundi 22 juin au matin, à Luxembourg, de lancer la première phase de l’opération EURONAVFOR Med, destinée à démanteler les réseaux de passeurs opérant à partir de la Libye. « Notre cible, ce ne seront pas les migrants, mais bien ceux qui gagnent de l’argent à leur détriment », a insisté la haute représentante Federica Mogherini. Encore faudra-t-il pour ce faire un mandat de l’ONU ou du Conseil de Sécurité.

    La première phase de l’opération visera à recueillir des renseignements précis sur les embarcations utilisées par les passeurs, leurs origines, les routes suivies. Pour cela un important réseau d’avions et de drones sera déployé.

    La seconde phase consisterait, si l’on interprète bien l’annonce, à détruire par des frappes aériennes le plus grand nombre de ces embarcations dans leurs ports d’origine.

    Que l’on améliore par des observations aériennes et navales la connaissance du phénomène serait certainement utile. Elle permettra notamment d’évaluer son évolution géographique et dans le temps. Quant à la destruction, seule mesure efficace, nous pensons que ce sera une illusion.

    D’une part des conditions de droit international délicates seront à résoudre, avec sans doute intervention du Conseil de Sécurité. Elles susciteront des réactions armées des islamistes de Daesh déjà installés en Libye. Il faudra y faire face, là encore dans des conditions complexes compte tenu de l’incohérence des Etats européens en matière de défense.

    D’autre part, ce sont des centaines de bateaux grands et petits qui sont aujourd’hui disponibles pour les passeurs, certaines appartenant à des pécheurs. Dans le meilleur des cas, il serait possible d’en détruire quelques exemplaires, non sans risques de dommages collatéraux pour les populations. Bref EURONAVFOR Med, sous sa forme actuelle, n’aura qu’un effet d’annonce.

    Jean-Paul Baquiast
    , 22/06/2015

    Pour approfondir

    * 07 juin 2015 | Les capitaines de cargos démunis face aux sauvetages en Méditerranée
    La marine marchande est en émoi. Alors que les traversées s’accélèrent en Méditerranée (près de 6 000 migrants ont été secourus ce week-end), les cargos sont de plus en plus mis souvent à contribution pour les opérations de sauvetage. Les risques encourus par les rescapés comme par les marins sont importants. Des capitaines pourraient être tentés de « regarder ailleurs », prévient le commandant Hubert Ardillon.

    * 29 mai 2015 Afrique 2050- 2100. La catastrophe démographique
    * 15 avril 2015 L’Europe doit se défendre dans les nouvelles formes de guerre de 4e génération
    * Sur EURONAVFOR Med, voir 21 juin 2015 Bruxelles 2. Comment a-t-on décidé sur EUNAVFOR Med ? Qui finance ? Qui contrôle ? etc.

     

    http://www.polemia.com/bloquer-les-migrations-maritimes-un-voeux-pieux/

  • Crise grecque et acharnement "thérapeutique" du système financier

    De Guillaume de Prémare, d'Ichtus, à propos de la crise grecque :

    "Il est vrai que le peuple grec n’est pas l’innocent aux mains pures. Il a péché par insouciance, cru trop longtemps que pourrait perdurer cette folie qui consiste à vivre à crédit de manière démesurée, le cas échéant en comptant sur la solidarité supposée de ses voisins de l’Union. Rattrapé par la réalité, il est entré dans une phase d’intenses souffrances. Mais cette insouciance grecque n’est-elle pas la nôtre aussi, à un degré peut-être moindre ? Croyons-nous que nous soyons, en France, à l’abri d’un scénario comparable, dans sa nature sinon dans son ampleur ? Comme les choses seraient simples s’il s’agissait simplement d’un « mauvais élève » qui a triché aux dépens des autres et mis ainsi en danger un système prospère et pérenne. Non, le fond de l’affaire n’est pas là, il est bien plus large : non seulement ce système économique et financier n’est pas pérenne, mais encore est-il fou et prédateur, pas seulement à l’échelle de l’Union européenne, mais à l’échelle mondiale. Nous le savons au fond de notre conscience mais nous acceptons, selon les mots du pape, « son empire sur nos êtres et nos sociétés ». Le pape est pourtant explicite quand il écrit, au paragraphe 61 de Laudato si’ : « Il est certain que l’actuel système mondial est insoutenable de divers points de vue, parce que nous avons cessé de penser aux fins de l’action humaine ». Mais peut-être avons-nous peur de ce que pourrait-être la vie sans ce « système mondial », sans la dette, sans cette incessante injection massive de liquidités fabriquées, éventuellement sans l’Euro etc.

    [...] Haro sur les Grecs, haro sur la Grèce : le processus du bouc émissaire est en marche. Ce n’est pas raisonnable car le problème de fond est ailleurs : l’affaire grecque est le symptôme d’un dérèglement global. [...] Ce système est en soins intensifs depuis 2008, sous perfusion, en situation active d’acharnement thérapeutique. Et la poursuite de cet acharnement se pratique au prix d’une tyrannie : quand un « patient » mal en point demande l’arrêt de soins dépourvus de sens, on voudrait les lui imposer. [...]

    Ce qui se passe avec la Grèce est à observer avec attention : c’est un laboratoire vivant d’une tentative de retour du politique face à l’économique, face au technocratique. Que Tsipras échoue ou réussisse, il y aura des leçons à tirer pour tous les pays aujourd’hui soumis à « la dictature d’une économie sans visage », parce qu’il n’y aura pas de solution sans un retour puissant du politique. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Pierre LECOMTE acheteur d’argent ! « Pourquoi avons-nous commencé à acheter l’argent-métal et les matières premières mais pas l’or ? »

    Une news très importante : le monétariste Pierre LECOMTE repasse acheteur sur l’argent , et quand on connaissait sa position depuis des années …. ! Notez qu’il dit comme moi à court -moyen terme (pas sur l’or) C’est vrai que l’argent est trés sous évalué et arrive à des prix trés bas .

    Voici ses raisons : 

    Indépendamment des caractéristiques propres de chacun des deux métaux précieux tenant à leur offre et à leur demande différenciées répondant à des motifs eux-aussi différents (l’argent-métal étant un métal plus sujet à une demande industrielle que l’or qui est un métal plus sujet à une demande de placement) comme de leur évolution différente depuis leurs plus hauts de 2011 (l’argent-métal, ayant beaucoup plus baissé que l’or en pourcentage, est actuellement bien meilleur marché que ce dernier), nous avons commencé à acheter MODÉRÉMENT le métal blanc (via le ZKB Silver USD ETF) mais pas le métal jaune. Et cela pour trois raisons:

    1/ D’une part, parce qu’historiquement le plus haut des métaux précieux a généralement coïncidé avec le plus haut du ratio argent-métal/or (ou le plus bas du ratio or/argent-métal si l’on préfère), ce qui signifie que l’or ne peut remonter que si l’argent-métal remonte d’abord;

    Le graphique ci-dessous montre que le plus haut des deux métaux précieux en 2011 a coïncidé avec le plus bas du ratio or/argent-métal à 32 et que le plus bas des deux métaux précieux en 2008 a coïncidé avec le plus haut du même ratio à 80:

    ratio

    2/ D’autre part, parce que l’or étant beaucoup plus politisé que l’argent-métal, du fait de sa fonction toujours actuelle de réserve de change des banques centrales alors que l’argent-métal a été presque complétement démonétisé, il y a moins de manipulations d’origine étatique ou publique affectant le métal blanc que le métal jaune;

    3/ Sans compter que le volume des transactions sur l’or en terme de quantité de monnaie concernée étant beaucoup plus important que celui de l’argent-métal, ce qui explique la plus forte volatilité du dernier par rapport à celle du premier de nature à attirer les spéculateurs (donc exagère ses fluctuations), mais aussi le fait que lorsque les bullion banks s’en détournent comme actuellement (son bas niveau de prix présentant sans doute un risque trop grand pour aller massivement short), l’argent-métal est moins sujet que l’or à la pression baissière.

    Lire la suite 

  • France: la dette publique bondit de 51,6 milliards d'euros

    La dette publique de la France a augmenté de 51,6 milliards d'euros au premier trimestre pour atteindre 97,5% du PIB. Fin mars, elle s’élevait à 2.089,4 milliards d'euros, selon les statistiques publiées mardi par l'Insee.

    Cette hausse du premier trimestre est la plus forte depuis les trois premiers mois de 2012. Elle se situe au-dessus des objectifs de la trajectoire des finances publiques adoptée au printemps. Cette dernière prévoyait que la dette publique atteindrait 96,3% du PIB fin 2015, après 95% en 2014, et culminerait à 97,0% en 2016 avant de revenir à 96,9% en 2017.

    Le ministère français des Finances estime que cette flambée de la dette "est fréquente en début d'année" car le volume d'émissions d'OAT (obligations de l'Etat français) est plus concentré sur les deux premiers trimestres. "Aussi, ce chiffre apporte peu d'information sur le niveau de la dette en fin d'année", a-t-on déclaré à Bercy.

    Dominique Barbet, économiste de BNP Paribas CIB, pense, pour sa part, que les chiffres de la dette du premier trimestre ne sont pas significatifs de la tendance de l'année au vu de la faiblesse des amortissements d'OAT, plus conséquents sur les autres trimestres.

    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/france/20150630/1016784878.html#ixzz3eYq6NeqX

  • La France rurale est plus pauvre que les banlieues mais on n’y brûle pas de voitures…

    Un criminologue tient à l’antenne des propos de bons sens qui font du bien. Il a analysé la répartition de la pauvreté en France et constate que les zones les plus pauvres ne sont pas les banlieues mais la France rurale, notamment le Cantal. Et pourtant on n’y brûle pas de voitures et on n’y constate pas d’augmentation de la délinquance.

    Expliquer la délinquance des personnes d’origine immigrée par la pauvreté est donc bien un mensonge et une manipulation.

    http://www.medias-presse.info/la-france-rurale-est-plus-pauvre-que-les-banlieues-mais-on-ny-brule-pas-de-voitures/34316

  • Chronique de livre: Gottfried Feder, Critique nationale-révolutionnaire du capitalisme spéculatif

    2702592476.jpg"La source principale d'où le culte de Mammon tire sa force est l'afflux sans fin de biens acquis sans effort qui résulte de l'intérêt." Gottfried Feder

    Gottfried Feder est un nom qui ne vous dit peut-être rien. Né en 1883 à Wurtzbourg en Bavière, cet homme politique et économiste est lié au destin de l’Allemagne. Vétéran de la première guerre mondiale,  il développe, en parallèle de son engagement sous les drapeaux, une critique radicale du système bancaire. 1919 est l’année de parution de son œuvre la plus célèbre, Manifeste pour briser les chaînes de l'usure (Brechung der Zinsknechtschaft) et, dans la foulée, de la création du groupe « Deutschen Kampfbund zur Brechung der Zinsknechtschaft » qui réclamait, entre autre, la nationalisation des banques et l’abolition des intérêts bancaires. Il participe à la création du Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei), qui changera bientôt de nom pour devenir le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei). Adolf Hitler montera au pinacle Gottfried Feder pour ses talents d’économiste et ce dernier aura un rôle déterminant dans la ligne économique du parti.

    Les Editions de la Forêt, de nos camarades de Terre & Peuple, ont eu la bonne idée de rééditer le manifeste de Feder, agrémenté d’articles connexes sur lesquels nous reviendrons un peu plus loin. Précédé d’une présentation du contexte historique rédigée par Pierre Vial, l’auteur rentre dans le vif du sujet et vise là où ça fait mal. Sa critique du capitalisme spéculatif est à la fois morale et économique. Il est cependant nécessaire de bien distinguer le capitalisme spéculatif, basé sur la prédation, la rente et le cumul à visée illimitée du capital, du capitalisme entrepreneurial. En effet ce dernier demeure dans le domaine du limité et est le plus souvent réinvestit contrairement au premier. Le prêt à intérêt est quant à lui le moyen par lequel le grand capital assoit sa puissance. L’auteur explique son principe de fonctionnement via les exemples des emprunts de guerre qui aboutissent, avec d’autres facteurs, à l’endettement de l’Allemagne. La critique de Feder s’accompagne naturellement de propositions et de mesures concrètes détaillées ; citons parmi elles la conversion des emprunts de guerre en avoirs bancaires, ou même la déclaration de la faillite de l’état. Enfin l’auteur, dans une partie nommée « objections et réponses », confronte ses propositions aux oppositions courantes, qu’elles soient libérales ou communistes.

    Pour compléter le propos de Gottfried Feder, les Editions de la Forêt ont choisi d’adjoindre plusieurs articles. Tout d’abord, et dans la continuité de l’auteur, on retrouve deux courts essais de Roland Wuttke (chef du groupe de travail Economie du NPD), intitulés Pour en finir avec le capitalisme  et  L’héritage de Feder : le programme économique du NPD. L’héritage de Feder est plus que palpable mais ces deux articles n’apportent pas grand-chose en définitif. Ensuite, un article initialement paru dans le n°29 de la revue Réfléchir & Agir est signé d'Edouard Rix. Étant de loin le plus intéressant, il relate l’histoire d’Otto Strasser. Figure montante du NSDAP, il sera, de par ses convictions révolutionnaires et radicales, ostracisé.  Il rentrera même en dissidence et sera contraint de s’exiler avant de revenir en Allemagne dans les années 50. Enfin, le livre se termine par un texte d'Edmond Vermeil et par deux citations, l'une d’Ernst von Salomon et l'autre d’Ernst Jünger. L'ensemble est franchement dispensable.

    Ce Critique nationale-révolutionnaire du capitalisme spéculatif est un recueil de textes dans l’ensemble enrichissants. Bien entendu le manifeste de Gottfried Feder en est la clef de voute et sa critique du capitalisme est toujours d’actualité. Passée la lecture un tantinet rugueuse, malgré une traduction de l’allemand très correcte et un léger côté incantatoire ici et là, on comprend pourquoi cet écrit rencontre un tel succès à l’époque. Certes il vous faudra quelques notions d’économie de base pour appréhender tous les tenants et aboutissants mais ceci ne représente pas du tout un obstacle insurmontable. La présentation de Pierre Vial et le texte d’Edouard Rix ont également leur importance, davantage historiques qu’économiques. Toute personne critique envers le néo-libéralisme et le système financier se doit de lire au moins une fois le manifeste de Feder ; manifeste trop souvent passé sous silence (hélas !) du fait de l’engagement de l’auteur au sein du NSDAP.

    Donatien / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Après sa visite à Poutine, Giscard prend tout le monde à contrepied

    Roland Hureaux, universitaire, ancien diplomate.

    ♦ « Vieux motard que jamais », VGE devient lucide sur le tard !

    En prenant une position favorable à Poutine dans l’affaire ukrainienne, Valéry Giscard d’Estaing a pris tout le monde à contrepied.

    La grande presse s’est contentée de signaler la rencontre entre Giscard et Poutine le 28 mai dernier et ses déclarations les plus générales : « Les relations entre l’Europe et la Russie seraient meilleures si Bruxelles était réellement indépendant ». On n’a guère répercuté que l’ancien président est allé beaucoup plus loin dans un entretien avec Politique internationale, une revue pourtant atlantiste : il y justifie l’annexion de la Crimée qui, selon lui, a toujours été russe, et pense que « probablement » les événements de la place Maïdan et le renversement du président Ianoukovitch, il y a un an, sont le résultat d’une manipulation de la CIA.

    Il considère que les sanctions, non seulement ne sont pas dans l’intérêt de l’Europe, mais sont contraires au droit international.

    Valéry Giscard d’Estaing prend ainsi à revers une classe politique française et européenne tellement tétanisée qu’aucune figure de premier plan n’y ose encore critiquer la ligne aveuglément proaméricaine de l’Europe occidentale à l’égard de la Russie. La servilité des dirigeants européens au dernier G7 est à cet égard significative. Une ligne proche de l’assujettissement dans le cas de Hollande qui, en refusant de livrer les Mistral sur ordre de Washington, discrédite la parole de la France.

    L’ancien président prend aussi à contrepied tous ceux qui le tenaient depuis toujours, à tort, pour un « libéral atlantiste ». C’est oublier qu’en 1981, il fut vaincu par une coalition de la gauche unie et de l’ambassade des Etats-Unis et qu’il avait en revanche reçu, contre le parti communiste, l’appui discret de l’ambassade d’URSS. Ses positions de fin de mandat où il avait cherché à jouer un rôle d’intermédiaire entre l’Est et l’Ouest (le « petit télégraphiste » dit Mitterrand) n’étaient guère appréciées à Washington. On peut certes discuter leur opportunité à un moment où la menace venant de Moscou était bien plus sérieuse qu’aujourd’hui. Mais elle témoignait d’une indépendance dont nous avons perdu l’habitude.

    Différence de posture, différence d’envergure aussi avec tous ceux qui prétendent aujourd’hui à la magistrature suprême. Le président académicien n’envisagerait-il pas de  se présenter à la primaire de droite ?

    La position de Giscard est proche, ce n’est sans doute pas un hasard, de celle de son vieil ami Helmut Schmidt qui, il n’y a pas si longtemps, vitupérait la politique irresponsable de la commission de Bruxelles, à la fois incompétente et belliciste, faisant courir, selon lui, à l’Europe le risque de la guerre mondiale.

    En prenant cette position audacieuse, Valéry Giscard d’Estaing va dans le sens de l’opinion française éclairée, celle qui ne se laisse pas influencer par le matraquage anti-Poutine des médias, une opinion de plus en plus décalée par rapport à la positon officielle de Hollande et de la direction de l’UMP. Il y a un ou deux ans, les pro-russes se trouvaient isolés dans les dîners en ville. Aujourd’hui c’est inverse : presque personne, en dehors de quelques intellectuels ne prend plus parti pour les Etats-Unis dans les affaires de l’Ukraine.

    Il ne s’agit bien entendu pas d’être pro-ceci ou pro-cela. Il s’agit que notre diplomatie soit celle de nos intérêts et non pas des intérêts de quelqu’un d’autre. Cela suppose qu’on évacue toutes considérations infantiles sur « qui est le bon ? » et « qui est le méchant ? » auxquelles se résume aujourd’hui la diplomatie dite des droits de l’Homme. En d’autres circonstances cela pourrait nous conduire à être antirusse ou antisoviétique, mais en aucun cas à l’alignement absurde sur les Etats-Unis dont nous sommes aujourd’hui les témoins.

    Roland Hureaux, 21/06/2015

    Source : atlantico.fr

    http://www.polemia.com/apres-sa-visite-a-poutine-giscard-prend-tout-le-monde-a-contrepied/