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29/02/2016

Contrairement à Nicolas Sarkozy, Marion Maréchal-Le Pen n’a pas besoin d’être droitisée

C'est ainsi que Marion Maréchal-Le Pen explique avec humour qu'elle n'a pas besoin des conseils de Patrick Buisson. Extrait d'un article du Parisien qui lui est consacré :

"(...) La benjamine de l’Assemblée continue d’élargir ses réseaux au sein de la frange de la droite séduite par son positionnement national-conservateur. Pendant la campagne des régionales, celle qui a fondé sa doctrine sur les lectures d’Ernest Renan, Maurice Barrès et Jacques Bainville — proche de Charles Maurras — a même discrètement rencontré deux figures de la droite conservatrice catholique : Philippe de Villiers et Patrick Buisson. «Dans la jeune génération, la seule qui pourrait fédérer une partie du FN et une partie de la droite, c’est elle », confie Villiers, qui lui a offert un exemplaire dédicacé de son best-seller (…)

Quant au sulfureux Buisson, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, l’entrevue a eu lieu de manière plus improvisée, à la sortie d’une émission. « Il l’a reçue dans son bureau de la chaîne Histoire. Et le contact est très bien passé », raconte une connaissance commune. De quoi ont-ils parlé ? «Je n’ai pas besoin des conseils de M. Buisson, répond, tranchante, Marion Maréchal-Le Pen. Car, contrairement à M. Sarkozy, je n’ai pas besoin d’être droitisée ! (…)

Elle sagace quand on l’interroge sur ses ambitions présidentielles et la possibilité d’une rivalité, un jour, avec sa tante. « C’est de la politique-fiction ! » renvoie systématiquement la jeune femme, qui n’a jusqu’à présent jamais fait défaut à Marine Le Pen. « Marion, c’est comme ma fille », dit d’ailleurs d’elle la présidente du FN.

Mais l’histoire sera-t-elle la même après l’élection suprême de 2017 ? « Si Marine est battue, ça va remuer dans les brancards. La seule qui pourra maintenir la baraque en état et assurer une nouvelle donne politique avec un courant national-conservateur, c’est Marion, analyse un stratège du parti. Elle n’aura même pas le choix. Elle devra faire face à ses responsabilités. » Au « Carré », siège du FN à Nanterre, on rit à l’idée d’un tel scénario. Et pourtant… « Si Marine perd à nouveau en 2017, je ne vois pas comment elle pourra encore prolonger le désir jusqu’en 2022 auprès de nos électeurs. On n’est plus à l’époque de Georges Marchais et du candidat à vie ! » reconnaît un permanent (...)"

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/02/contraire...

Eric Zemmour face à Jean-Christophe Cambadélis

Un débat vraie droite contre vraie gauche sur BFM TV :

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/02/eric-zemm...

« Immigration : la catastrophe. Que faire ? » de Jean-Yves Le Gallou

Le Marque Pages

     Immigration

♦ On en parle tous les jours mais jamais sur le fond. Avec Immigration : la catastrophe. Que faire ?, Jean-Yves Le Gallou ne se limite pas à un constat mais revient sur les causes et esquisse des pistes.

Car pour l’auteur, énarque et inspecteur général de l’Administration, la crise migratoire ne résulte pas de la seule conjecture, mais d’un « projet idéologique : le mondialisme immigrationniste marchand, facilité par la trahison des élites ».

Polémique mais documenté et argumenté.

Jungle de Calais

Jungle de Calais

J.-L. T.
26/02/2016

Jean-Yves Le Gallou, Immigration : la catastrophe. Que faire ? Editions Via Romana, 482 p., 23 €

Voir : La boutique, où il peut être commandé

Source : Fig mag du 26/02/2016

http://www.polemia.com/immigration-la-catastrophe-que-fai...

L’œuvre de Georges Bernanos est moins derrière que devant nous

Ex: http://www.philitt.fr

Juan Asensio est essayiste et critique littéraire. Il collabore à de nombreuses revues dont Études, L’Atelier du Roman et La Revue des deux Mondes. Depuis 2004, il tient le site Stalker qui se conçoit comme une « dissection du cadavre de la littérature ». Nous nous sommes entretenus avec lui sur son écrivain préféré : Georges Bernanos.

PHILITT : De quand date votre découverte de Georges Bernanos ? Le coup de foudre fut-il immédiat ou vous a-t-il fallu un moment pour appréhender la force de sa langue et le caractère ténébreux de son univers ?

Juan Asensio : C’est lors d’une sortie de classe dans une salle de cinéma que j’ai été pour la première fois confronté à l’œuvre de Georges Bernanos. Sous le soleil de Satan, adapté par Maurice Pialat, venait de sortir sur les écrans. Le film était promis à une longue carrière polémique qui devait connaître son acmé avec le poing crânement brandi par le réalisateur devant le mufle ahuri des imbéciles qui le sifflaient lors de la remise de la Palme d’or du Festival de Cannes. Nous étions alors en 1987, et il me faut ici remercier mon professeur de français de première, Madame Colette Douai, de nous avoir emmenés voir ce film puissant, quoi que nous ayons pensé depuis de sa fidélité après tout relative au texte et surtout, plus grave, à l’esprit du roman de Georges Bernanos. Je ne crois pas abusif de dire que ce fut un choc, bien davantage qu’un coup de foudre, mais un choc d’abord visuel, que je n’avais éprouvé, durant ces mêmes années de scolarité à l’externat Sainte-Marie, à Lyon, que devant Stalker de Tarkovski et Cris et Chuchotements de Bergman. Le premier avait été projeté, si mes souvenirs sont bons, dans une salle de cinéma minuscule se trouvant entre la place des Terreaux et les pentes de la Croix-Rousse, qui n’existe plus depuis de bien longues années. Je revois encore l’affiche du film, qui m’avait intrigué. J’ai regardé le second sur l’écran du ciné-club du collège précédemment nommé. Je me souviens encore du geste d’horreur et de dégoût de ma voisine, deux mains devant la bouche, yeux fermés et tête détournée, durant la projection du film de Bergman, au moment où l’une des héroïnes plonge dans son sexe une lame tranchante. J’ai parlé de choc visuel à propos de l’adaptation réalisée par Maurice Pialat du premier roman de Georges Bernanos. Comment pouvait-il en aller autrement, d’ailleurs, puisqu’il s’agissait d’un film à la lumière chiche, de scènes à la composition non pas sommaire mais épurée tournées en partie à la brune ?

Le choc fut d’abord cinématographique avant d’être littéraire…

Il n’en reste pas moins que ce choc fut renouvelé, réanimé par une nouvelle brûlure, littéraire donc, du moins pour moi, existentielle, cette fois première ou même primaire, bien réelle et non pas transposée d’un support artistique à un autre, par la lecture du roman publié en 1926 par celui que Nimier appela le Grand d’Espagne, et que ce choc fut de nouveau visuel (contrairement à ce que professait Sartre, parlant de la littérature, dans L’imaginaire), convoquant mes sens, donc phénoménologique bien davantage qu’esthétique. Pardonnez-moi d’employer une série de grands mots mais je ne vois pas d’autre façon de décrire l’effet que me fit cette lecture. Si le maquignon démoniaque était capable de voir au fin fond du cœur de l’abbé Donissan, si ce dernier pouvait lire le péché tapi au dernier recès de Mouchette, je voyais, pour ma part, littéralement devant moi, parfois même sans fermer les yeux, les scènes ténébreuses et pourtant sidérantes de vérité que Bernanos avaient peintes, son chevalet planté dans la boue des tranchées de la Grande Guerre, des cratères de laquelle son roman était sorti, comme un animal sauvage sans nom.

Je n’ai pas immédiatement, à l’époque, dévoré les autres romans de Bernanos, et me suis contenté, pour commencer, de lire et de relire le premier roman de cet écrivain qui, comme nul autre hormis Dostoïevski ou Shakespeare (et plus tard, découvrirais-je, Stevenson ou Conrad, Melville ou Lowry), évoquait les tourments les plus secrets de l’âme et, surtout, figurait ce que nous pourrions appeler, sans intention blasphématoire, la présence réelle du diable, présence qui enfin devenait crédible depuis que Baudelaire puis Bloy avaient figé le Père du Mensonge dans le diamant noir de l’Irrévocable, présence cependant imparfaite, labile et grotesque puisqu’elle s’incarnait sous la défroque d’un rusé maquignon et la possession, au sens démonologique du terme, d’une gamine vicieuse, Mouchette. C’est un peu comme si, enfin me suis-je dit puisque je passais comme aujourd’hui mes journées à lire, un univers romanesque original et implacable se découvrait sous mes yeux de lecteur des œuvres du grand Russe, mais aussi de Stevenson ou d’Hawthorne (aucun écrivain français à l’époque, car je lisais les fadaises d’Aragon, de Breton, de Ponge ou, rendez-vous compte, du vieux faune Philippe Sollers, et ne savais rien de Léon Bloy, que je découvrirais quelques années plus tard seulement, dans les rayonnages improbables d’une Fnac de la place Bellecour !), qui tous figurèrent d’une façon ou d’une autre, mais avec moins de crâne éclat que ne l’avait fait ce diable de Bernanos, la geste noire du Démon.Sous le soleil de Satan fut pour moi, je le répète, ce que devrait être toute grande lecture pour un lecteur conséquent, ce qu’avait été la découverte de L’Ange des ténèbres, ce que serait celle, quelques années plus tard, d’Absalon, Absalon !, de la Connaissance de la douleur ou encore de La Persuasion et la Rhétorique. Progressivement, lentement, en prenant bien soin de respecter l’ordre chronologique de parution des œuvres de Georges Bernanos, romans, essais mais aussi correspondance et, parallèlement, tout ce qui avait été écrit sur lui, je m’enfonçais en tout cas dans les terres dangereuses desquelles un Michel Bernanos semble d’ailleurs ne pas être revenu, le regard chargé de visions coruscantes et tentatrices. Quelle Gorgone le fils prodigue de Georges Bernanos, auteur de l’admirable La Montagne morte de la vie ou, moins connu mais tout aussi énigmatique, du texte intitulé Ils ont déchiré Son image a-t-il fixée dans la nuit ?

Depuis cette époque désormais lointaine, je n’ai pas cessé de relire Georges Bernanos, quitte à le délaisser radicalement, mais en l’ayant en somme toujours à l’esprit, même lorsque je découvrais des auteurs n’ayant a priori que peu de rapport avec lui, m’attachant aussi, depuis quelques années, à lire ou relire les auteurs qu’il a lui-même lus, comme Joseph Conrad, Léon Bloy bien sûr, mais encore Ernest Hello, si profondément oublié, et tant d’autres que Bernanos, assez curieusement d’ailleurs, se plaisait à ne mentionner que rarement, comme s’il répugnait à avouer qu’il était, en plus d’un grand romancier, l’un des plus grands romanciers à vrai dire du siècle passé, un excellent lecteur.

Bernanos est un des rares écrivains à briller autant par ses romans que par ses essais polémiques. En quoi est-il difficile de conjuguer les deux ? Connaissez-vous un auteur qui soit son égal de ce point de vue-là ?

Je vais plus loin que vous, car il faut rappeler que c’est à regret que Georges Bernanos a délaissé son œuvre proprement romanesque, ses chers personnages, Chevance, le curé d’Ambricourt, la seconde Mouchette, Chantal de Clergerie, pour se consacrer, vers la fin de sa vie, face à l’urgence apocalyptique qui explosait à ses yeux, à des essais, même si les tout premiers d’entre eux, Jeanne relapse et sainte, La Grande Peur des bien-pensants et Les Grands Cimetières sous la lunesont encore étroitement imbriqués avec les romans, sont comme des espèces de romans, d’ailleurs. Ainsi, l’essai magistral sur Édouard Drumont peut à mon sens parfaitement se lire comme un ample roman sur l’honneur perdu, l’attachement aux valeurs anciennes, la déshumanisation d’un monde autrefois non point admirable mais à tout le moins cohérent, sous l’effet dévastateur de la circulation colossale des masses d’argent, la taylorisation vite devenue folle de la production, y compris celle de cadavres, la destinée solitaire d’un homme qui ne s’est jamais rendu et, comme Georges Bernanos, aura toujours fait face. Mais après l’écriture du dernier chapitre de Monsieur Ouine, de février à mai 1940, plus rien de strictement romanesque, alors que des essais paraîtront encore, non seulement importants mais bien souvent splendides, comme le sont Les Enfants humiliés qui furent publiés en 1949, une année après la mort de l’écrivain, mais qui ont été écrits de septembre 1939 à mai 1940, ou encore La Lettre aux Anglais en 1956 (chez Gallimard, mais dès 1942 à Rio de Janeiro) ou Le Chemin de la Croix-des-Âmes (de nouveau chez Gallimard en 1948, à Rio de Janeiro en 1943-1944). Je constate comme vous que cette position est assez originale, car je ne vois pas, sur cette question d’une répartition non seulement logique mais à vrai dire assez admirable entre des essais polémiques et des romans, d’autre écrivain français qui pourrait être rapproché de Georges Bernanos.

Un autre écrivain moustachu peut-être ?

Nous pourrions bien sûr songer à Léon Bloy, que Bernanos découvrit dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, mais le Mendiant ingrat a tout de même écrit peu de romans, à la double exception bien connue du Désespéré et de La Femme pauvre qui forment un ensemble. Nous pourrions encore, plus près de nous, évoquer l’immense Pierre Boutang, mais ses romans, y compris celui qui est son texte le plus abouti et difficile, parfois tout bonnement hermétique, Le Purgatoire, ne sont pour lui que des moyens détournés de mener ses recherches poético-politiques de très haut vol. Les mauvaises langues pourraient même parler, à propos de Boutang, de romans à thèse, et il est tout de même assez difficile d’accorder au Secret de René Dorlinde par exemple, que j’évoquerai dans la prochaine livraison de la revue Perspectives libres, la puissance hallucinatoire de Sous le soleil de Satan ! Romancier ou pas, il faudra quoi qu’il en soit finir par accorder la place qui revient à Pierre Boutang en tant que philosophe et, tout bonnement, écrivain et critique littéraire de race, dans ce pays où les fausses gloires pullulent et se reproduisent comme des larves de mouche sur un cadavre, la biographie qui doit bientôt paraître de Stéphane Giocanti, que l’ami Rémi Soulié a lue et trouvé intéressante, permettra sans doute de procéder à cette juste réappropriation d’un génie, bien supérieur à celui de Philippe Muray par exemple, devenu la coqueluche de la droite journalistique, râleur portatif réduit comme une tête de Jivaro à quelques poncifs terriblement commodes et creux. Il n’en reste pas moins qu’il serait je crois quelque peu abusif de considérer Pierre Boutang comme un véritable romancier, ce que Georges Bernanos, lui, fut incontestablement.

Je songe d’ailleurs, en passant, au cas de Philippe Muray, qui pourrait après tout convenir à notre débat, même si ses romans, heureusement rares, sont pratiquement illisibles et surtout sans beaucoup d’intérêt. Quant à son œuvre proprement critique, pléthorique et même bavarde à mesure qu’il a été journalisé, donc avachi et dilué par l’équipe deCauseur, je crois qu’il n’a jamais fait que répéter, d’une manière ou d’une autre et même assez ridiculement lorsqu’il procédait à une « mise en musique » de vers de mirliton houellebecquien, son grand œuvre, Le XIXe siècle à travers les âges bien sûr. Si nous devions examiner plus avant la question que vous me posez, je crois qu’il faudrait délaisser le terrain proprement français, tant labouré et désormais si pauvre que le Goncourt y fait pousser, à grand renfort de pisse journalistique et de lisier éditorial, ses courges transparentes, et aller voir ailleurs, pas très loin, où ont vécu et même vivent encore des écrivains n’ayant pas peur de penser, du côté de l’érudit Claudio Magris par exemple ou du remarquable W. G. Sebald, dont les essais, d’une subtilité et d’une poésie folles, sont comme des enquêtes romanesques qui n’ont pas peur de sonder une réalité derrière laquelle se tapit l’horreur, toujours prête à bondir comme un lion cherchant qui dévorer.

Que pouvez-vous nous dire de la relation quasiment sentimentale qu’entretenait Bernanos avec Édouard Drumont, un maître qu’il n’a jamais renié ?

Cette relation est aussi trouble que fascinante, et il est frappant de constater que, si Georges Bernanos a pris ses distances avec Charles Maurras, qu’il a accusé de ne pas avoir tenté le coup de force qu’il avait pourtant appelé de ses vœux les plus ardents durant des lustres et, ainsi, s’être moqué prodigieusement des femmes et des hommes qui lui ont fait confiance, il semble en effet ne s’être jamais vraiment éloigné de Drumont qu’il a admiré et, vous avez raison, qu’il a aimé comme un maître et un ami. Pourquoi, d’ailleurs, cet homme profondément fidèle qu’était Georges Bernanos s’en serait-il éloigné ? Il est faux de prétendre que l’on s’éloigne des maîtres, alors même que l’on ne s’éloigne que des petits maîtres. Or Drumont fut un grand maître pour Georges Bernanos. La réponse à ma question n’en est pas moins facile et, je m’empresse de le préciser au risque de devoir subir les foudres de diverses ligues de vertu, entièrement justifiée : c’est en raison de l’antisémitisme non seulement indéniable mais virulent de Drumont, qui devenait tout simplement intenable après la catastrophe de l’extermination des Juifs d’Europe dans les usines à cadavres nazies, que Bernanos aurait pu et, sans nul doute, dû, s’éloigner d’Édouard Drumont. Je suppose, mais rien n’est moins certains, qu’un livre comme La Grande Peur des bien-pensants aurait pu être assez difficilement écrit par le Bernanos de l’après Seconde Guerre mondiale, car, sur la tragédie inconcevable vécue par les Juifs, l’écrivain a eu des mots sans la moindre ambiguïté, contrairement à ce que les ânes, mauvais lecteurs par-dessus le marché, continuent de nous répéter, une fois tous les deux ou trois ans, en répétant comme s’il s’agissait d’un schibboleth ouvrant le domaine du plus furieux antisémitisme le fameux mot de l’auteur sur le fait qu’Hitler a déshonoré l’antisémitisme.

Je me permets de citer un passage de l’article que j’ai consacré sur Stalker à l’essai de Georges Bernanos sur Drumont : « Laissons ici la parole à Drumont, comme tant de fois Bernanos la lui laisse dans son livre : “J’étais guidé uniquement par la haine de l’oppression qui fait le fond de ma nature. L’oppression me rend malade physiquement. Obligé, pendant de longues années, pour subvenir à mes charges de famille, de refouler ce que je pensais j’avais fini par attraper des crampes d’estomac, une anorexie qui me contractait la gorge au moment du repas. Cette douleur a complètement disparu du jour où j’ai pu exprimer librement ma manière de voir, proférer mon verbe (pro, en avant, ferre, porter), ce que je fis dans La France juive et dans La Fin d’un monde” ». Ces lignes sont émouvantes sinon magnifiques. Elles pourraient être appliquées à l’exemple même de Georges Bernanos, tout pressé de délivrer son furieux rêve qui a grossi dans la boue des tranchées de la Première Guerre mondiale, et qui lui aussi, bien plus d’une fois, a dû jouer sa vie sur un raidissement de toute sa volonté, commandant au corps, rétif, de s’élancer dans le paysage défoncé par les obus, et qui lui aussi, nous le savons par de nombreux témoignages, fut bien près, plus d’une fois encore, d’écouter le chant des sirènes du désespoir qui sont sans pitié pour l’imprudent, et qui, lui aussi, ne s’estima jamais quitte avec l’oppression, qui le rendait malade. C’est un échec, l’échec d’un homme complexe (que l’on ne me dise pas que tous les hommes le sont, c’est absolument faux !) qui a attiré Georges Bernanos et, plus qu’un échec, l’aura mystérieuse dont le désespoir enveloppe un destin exceptionnel mais, de plus d’une façon, raté.

L’antisémitisme de Bernanos est donc une question difficile à trancher…

Il n’en reste pas moins que la question de l’antisémitisme de Georges Bernanos, lequel fut bien réel durant les premières années de sa carrière littéraire passées sous l’influence de l’Action française, même s’il ne s’est jamais laissé aller aux débordements de pure haine d’un Drumont ou d’un Léon Daudet, est complexe et a fait l’objet de travaux intéressants, comme celui de Joseph Jurt publié dans les actes du colloque de Cerisy-La-Salle publiés en 1972. Elle est du reste assez bien synthétisée par Philippe Lançon dans un article paru dans Libération en 2008. Certains passages de ce livre suffisent encore à effrayer les petits apeurés vertueux, moins d’ailleurs en raison de cruelles notations à l’égard des Juifs traditionnellement rattachés à la domination de l’Argent que parce que ce livre, de par son incroyable écriture, bondit comme un fauve à la gorge des prudents. C’était du reste bel et bien l’intention de Bernanos qui affirmait dans sa correspondance que cet ouvrage était scandaleux. Ce scandale peut se lire, à présent que les événements politiques auxquels il fait référence nous sont presque aussi lointains que nos premiers ancêtres bipèdes, d’une toute autre façon. Je suis en effet frappé par le désespoir profond qui suinte de ces pages, et ce n’est pas pour rien que, dans cette même correspondance, dans une lettre adressée à son ami Robert Vallery-Radot, Bernanos écrit qu’il se trouve littéralement « entre les bras d’un mort ». L’un des titres auxquels Bernanos a songé pour ce livre n’est-il pas Au bord des prochains charniers, car, à ses yeux, il a « essayé de faire le livre que Drumont lui-même eût fait à l’intention des jeunes Français tombés comme de la lune en ce monde et grandis depuis 1914, c’est-à-dire entre deux cimetières » ?

C’est en fin de compte Robert Brasillach qui a raison, lui qui parlait dans Une génération dans l’orage de La Grande Peur des bien-pensants comme d’un livre« torrentiel et chimérique », à condition d’entendre ce dernier qualificatif dans son acception première, qui évoque des êtres n’ayant qu’une existence diminuée, fantomatique, qui vous hante, car ces morts ne voulaient tout simplement, pour la plupart d’entre eux, mourir, comme cela est magnifiquement dit dans Monsieur Ouine. En évoquant Drumont, Bernanos fait d’abord acte de création purement littéraire, car c’est un monde qui n’existe même plus à son époque qu’il fait se lever et sortir de son tombeau qui a même fini de sentir la charogne. Il n’y a plus rien de cette époque, car en écrivant sur Drumont, Bernanos essaie moins de faire revivre les vieilles aspirations et les échecs du Maître qu’un monde qui a été balayé, et qui bientôt pourra même être considéré comme imaginaire par les générations qu’il faut, coûte que coûte selon Bernanos, alerter contre le chaos tel qu’il se prépare. Ce chaos, l’écrivain l’a vu, bête rampante, dans les événements politiques complexes qu’il a analysés dans La Grande Peur des bien-pensants.

L’espérance est une notion centrale dans l’œuvre de Bernanos. Elle est pourtant mise à mal puisque, selon lui, « Satan est le maître de la terre ». La préservation de la « vie intérieure » est-elle pour l’écrivain la condition de possibilité de l’espérance ?

La préservation de la vie intérieure est la condition de la plus stricte survie de l’homme, dans le « monde cassé » dont parle Gabriel Marcel, dans le monde décentré qu’évoque Zissimos Lorentzatos, dans le monde désenchanté analysé par nombre d’auteurs, dans le monde qui fuit Dieu selon Max Picard. Georges Bernanos a ajouté sa voix, tonitruante, spectaculaire, spectrale aussi car elle semble nous avertir depuis une contrée qui n’est plus tout à fait celle que nous connaissons et qui est probablement celle dont parle Ernst Jünger dans ses magnifiques Orages d’acier. Que l’espérance soit, plus qu’une notion, un postulat sans lequel rien n’est possible, une évidence, et cela alors même, comme vous le savez, que Georges Bernanos a connu de terrifiantes crises d’angoisse et de désespoir, n’est pas un hasard, pas plus que ce n’est un hasard s’il a tant aimé son vieux maître Drumont, dont il a génialement disséqué le profond désespoir qui ne l’a jamais pourtant empêché de se dresser face à ce qu’il considérait comme des manifestations inouïes et pourtant banales de la plus féroce injustice.

C’est peut-être la grande force de l’œuvre de Georges Bernanos, que de nous proposer une réserve de vie intérieure, comme un de ces « cœurs de parc » où vivent des espèces protégées, devenues rares, comme les loups splendides qu’il est interdit, du moins en théorie, d’y chasser. Aujourd’hui, c’est un poncif que d’affirmer que toute forte de vie individuelle, fût-elle résiduelle, est menacée, mais des havres de repos existent, comme la Zone dans laquelle le stalker n’a pas peur de conduire celles et ceux qui le désirent. Nous sommes plus que jamais confrontés à la possibilité d’une île, merveilleux titre vous le savez de Michel Houellebecq, mais l’île que nous propose Georges Bernanos n’a fort heureusement rien d’une de ces îles touristiques pelées et arasées par le napalm du tourisme. L’orgueil démoniaque, le désespoir, le mauvais rêve, le mensonge, les yeux brillants de bêtes dont nous avons oublié les noms s’y tapissent, mais aussi la joie, le courage, la fidélité, la bonté, la lucidité, la lumière, l’espérance, l’honneur d’être homme.

Pour Bernanos, le monde moderne est, à proprement parler, « satanique » dans la mesure où il ambitionne de recommencer la création en sens inverse. Bernanos est-il, comme Léon Bloy, un écrivain apocalyptique ?

Oui, tout à fait, et ce n’est pas sans raison que tel commentateur avisé de l’œuvre romanesque de Georges Bernanos a pu affirmer que son dernier roman, Monsieur Ouine, était tout entier prophétique. Un autre, Hans Aaraas, a assuré qu’il s’agissait d’un « poème apocalyptique ». Ce livre ténébreux, d’une folle complexité, résonne du pas des mendiants qui feront trembler la terre et pourrait être considéré comme une espèce de membrane, s’ouvrant parfois mais de toute manière poreuse, entre le monde des morts et celui des vivants. Le fait, d’ailleurs, d’évoquer une dimension prophétique ou même apocalyptique (la seconde découlant logiquement de la première) pose à mon sens des questions fascinantes, qui n’ont été jusqu’à présent guère traitées par la communauté des fâcheux, nos universitaires à courte vue et épais binocles : qu’en est-il de la réalité des affirmations qu’un Bloy ou un Bernanos ont lancées à la face des prudents qui les ont moqués ou se sont détournés d’eux en les traitant d’illuminés frôlant l’apoplexie ? Quels sont les liens entre ce que nous pourrions, à bien des égards, appeler un don de prescience et la tradition de l’inspiration à laquelle plus aucun professeur ne croit, surtout s’il a l’esprit boursouflé de fadaises sur la mort de l’auteur (et celle du Père, et celle de Dieu) ? Comment l’auteur a-t-il procédé pour proférer, au sein même de son texte, ce qui ne pouvait, par essence, qu’excéder la parole, par définition inadaptée, ou, tout au moins, singulièrement limitée ? Ce sont des sentiers dans lesquels nul je crois ne serait prêt à se lancer inconsidérément, pour la simple raison qu’ils longent plus d’une fois les frontières du royaume de la littérature, qui est vaste mais pas infini. Derrière ces frontières, le Verbe, mais tout bon lecteur de Monsieur Ouine a ressenti ce frisson de pure étrangeté, d’angoisse et même d’horreur : il y a dans ce roman lacunaire quelque chose de colossal, d’innommable qui se révèle, parfois, à la surface d’une écriture plus d’une fois menacée de pure et simple dislocation, comme le montrent les admirables Cahiers de Monsieur Ouine publiés par Daniel Pézeril. C’est la marque des plus grandes œuvres que de s’aventurer dans ces zones si peu frayées, où la puissance évocatoire de la langue semble elle-même comme interloquée devant ce qu’elle découvre. Mais Georges Bernanos lui, fidèle à sa plus chère volonté, n’a pas reculé et, comme toujours, a fait face. Ainsi, je crois que l’œuvre de Georges Bernanos est moins derrière que devant nous, à condition bien sûr que les nouvelles générations de lecteurs soient encore capables de parvenir à lire ces textes.

Peut-on dire que le personnage de M. Ouine est une allégorie de l’homme moderne ?

Je me méfie de ce genre de réduction herméneutique qui se termine en -ique, car les lectures allégoriques, symboliques, théologiques ou, les pires de toutes, en tout cas les plus sottes et ridicules, psychanalytiques d’une œuvre littéraire en limitent la portée, et manquent leur objet qui est, tout de même, une écriture de romancier. Parler d’une œuvre romanesque comme d’une allégorie ou même d’un symbole ne vaut en règle générale pas grand-chose et, ma foi, nous pourrions dire de bien d’autres personnages, comme le Marius Ratti de Broch, le Bartleby de Melville ou le Kurtz de Conrad, qu’ils sont des allégories ou même des symboles (je ne confonds bien évidement pas les deux notions) de l’homme moderne. Les lectures allégoriques ou bien symboliques des œuvres romanesques ne donnent jamais de résultats bien probants, car il y a dans ce type de démarche la volonté, parfois clairement avouée, de faire dire à l’œuvre concernée beaucoup plus qu’elle n’a voulu dire, et cela au détriment même de la matérialité de cette œuvre, sa langue, son écriture. Il n’en reste pas moins, cessons de pinailler, que Monsieur Ouine, encore davantage que Monsieur Teste, peut en effet incarner le visage sordide d’une modernité devenue folle, toute pleine de mots tournant à vide, dans « un camp de concentration verbal » selon l’image extraordinaire d’Armand Robin dansLa Fausse parole. Comme je l’ai écrit plus d’une fois, le dernier roman de Georges Bernanos n’appartient pas au passé, mais à notre présent, celui d’une paroisse morte (qui fut le premier titre envisagé par l’auteur pour son roman) et, comme ne cessait de me le répéter l’épouse de Jean-Loup Bernanos qui était frappée par sa dimension oraculaire, prophétique, à notre futur.

Vous déplorez, à juste titre, le manque de considération et le relatif oubli qui frappe l’œuvre de Bernanos. La réédition en 2015 de ses œuvres romanesques dans la prestigieuse collection de la Pléiade va-t-elle dans le bon sens ? Les lecteurs sont-ils prêts à découvrir ou redécouvrir Bernanos ?

Pourquoi diable voudriez-vous qu’une multitude de gloses universitaires sans beaucoup d’originalité, voire sans aucune originalité, vendues au prix modique de plus de 130 euros si je ne m’abuse, puissent intéresser un autre public que celui, admirablement consanguin, des universitaires et des étudiants qui gravitent autour d’eux comme un satellite prévisible tourne autour de sa planète favorite, de laquelle il ne souhaitera même pas se désorbiter le jour du Jugement dernier ? Ces derniers seront tout contents de voir cités leurs travaux par des étudiants et d’autres universitaires, qui considéreront comme un impératif épistémologique irrécusable le fait de se débarrasser de la précédente édition fournie par cette même collection de la Pléiade, qu’ils ne manqueront pas de considérer comme étant affreusement datée. Pourtant, c’est bel et bien cette édition préparée par Gaëtan Picon, Michel Estève et Albert Béguin que j’utilise et continuerai d’utiliser, car elle est excellente et, en dépit même de ses défauts, qui est écrite, ce qui n’est à l’évidence pas le cas de la nouvelle édition, comme nous le montre assez rapidement sa vague préface, donnée par un certain Gilles Philippe. Je vais illustrer mon propos par un seul exemple de l’inutilité de ce travail censé être savant (et j’exclus, de ce dernier, l’excellente chronologie de la vie de Bernanos donnée par Gilles Bernanos). Vous connaissez comme moi les toutes premières lignes de Sous le soleil de Satan, où Georges Bernanos évoque Paul-Jean Toulet, un auteur plus qu’intéressant aujourd’hui hélas bien oublié. Dans les notes de la première édition des romans de l’auteur en Pléiade, nous lisons sous la plume de Michel Estève que « l’on peut rapprocher, sur certains points mineurs », La Jeune Fille verte écrite par Toulet du premier roman de Bernanos (cf. p. 1776 de l’édition datant de 1974).

Cette nouvelle édition apporte-t-elle quelque chose de nouveau ?

Prenons (sans l’acheter) le récent travail dû à notre cohorte dûment estampillée ABOC, ou appellation bernanosienne d’origine contrôlée, et lisons la note se rapportant à ce mystérieux passage, cette fois donnée par Pierre Gille : « Plutôt qu’aux célèbres Contrerimes (1921), Bernanos pourrait se référer ici au dernier roman de Paul-Jean Toulet (1867-1920), La Jeune Fille verte ». Bernanos, ajoute Pierre Gille en tirant soigneusement la langue, aura trouvé dans le roman de Toulet« une satire particulièrement vive du monde bourgeois et ecclésiastique d’une petite ville, et des ambiances, comme l’évocation finale, par l’orateur, des “heures divines du crépuscule” » (cf. p. 1190 de la nouvelle édition). Est-ce bien tout ? Oui, c’est tout. Absolument passionnant, non, que de connaître les dates de naissance et de mort d’un auteur et d’apprendre deux ou trois renseignements, que je n’ai pas rapportés ici, à propos de la publication de son dernier roman ! Je tire en tout cas mon chapeau à Pierre Gille, auteur d’un travail intéressant quoique brouillon et surtout inutilement compliqué et non complexe (dans mes souvenirs) sur la question de l’angoisse dans les romans de Bernanos. Je le salue humblement, sans aucune ironie, parce qu’il réussit l’exploit de nous parler d’un glaçon accroché à la monture de sa paire de lunettes alors que, devant lui, se trouve un iceberg de belle taille. Certes, il aura vite fait de m’objecter que la masse réelle d’un iceberg est justement celle qui ne se voit pas, et je serai pour une fois d’accord avec notre universitaire, car, en effet, c’est ne strictement rien avoir vu, tout du moins soupçonné, que d’évoquer La Jeune Fille verte par le minuscule trou de la lorgnette satirique, alors que, les bras m’en tombèrent lorsque je lus ce roman, il est évident que Mouchette doit beaucoup de ses caractéristiques à cette mystérieuse jeune fille verte peinte par Toulet ! Mes yeux, d’habitude bien ouverts lorsque je lis un livre, à la différence de ceux, sans doute fatigués par l’âge, de notre vénérable universitaire et commentateur insignifiant, se dessillèrent pour de bon lorsque je compris que, par le biais du roman de Paul-Jean Toulet, c’est le titre le plus célèbre d’Arthur Machen, Le Grand Dieu Pan (que Toulet avait traduit en français avant la parution de Sous le soleil de Satan) qui affleurait justement dans ce dernier. La preuve de mes dires ? Une simple lecture, mais une vraie lecture se concentrant sur les caractéristiques du démoniaque, telles qu’elles apparaissent dans les trois romans en question (rappelons-les : Le Grand Dieu Pan, La Jeune Fille verte, Sous le soleil de Satan) suffirait pour écrire une belle étude autrement plus passionnante et originale que la note tout juste informative de Pierre Gille.

Je ne puis que renvoyer le lecteur intéressé par cette question à ma propre lecture, qui est prudente mais fournit quelques éléments assez troublants à mes yeux. Pas davantage nos si rigoureux bernanosiens ne semblent s’être avisés du fait que le premier roman de Bernanos pouvait être rapproché de l’un des romans les plus célèbres de Blaise Cendrars, Moravagine, qui a paru en 1926, l’année même oùSous le soleil de Satan a éclaté comme une mine à la face des apôtres zélés du Progrès. Là encore, je renvoie le lecteur à ma longue note sur cette lecture. Du reste, sans trop nous attarder sur ce type de lecture sans âme, ni même beaucoup de rigueur intellectuelle, qui exigerait pour être défait et moqué comme il se doit un travail poussé de lecture comparative, nous pourrions nous borner à constater que la note que Michel Estève a consacrée au dédicataire du premier roman de Georges Bernanos, Robert Vallery-Radot (cf. p. 1777 du volume mentionné plus haut) est beaucoup plus développée que celle de Pierre Gille. Pour quelle raison ? Demandez-le lui, et pensez par la même occasion à demander à celui qui étudia, avec René Guise, l’un des manuscrits du premier roman de Bernanos, pourquoi son travail en Pléiade est si impeccablement professoral, c’est-à-dire à peu près creux ! Il me semble particulièrement regrettable que Gallimard, pour sa collection-phare, n’ait désormais plus recours qu’à des universitaires pur jus, appartenant au petit monde si furieusement consanguin de la recherche (quand il s’agit bel et bien de recherche, et non pas de mandarinat stérile). Si encore ce travail était véritablement érudit, voire, nous pouvons rêver, original, il justifierait son prix exorbitant, mais nous en sommes tellement loin !

Vous aurez peut-être l’envie, en me lisant, de me faire remarquer que mes propres modestes recherches ne sont pas même mentionnées (à une exception près, mais dans une indication bibliographique purement factuelle, cf. p. 1188, op. cit.) par l’un de nos impeccables et savants lecteurs. En effet, mais elles ne risquaient certainement pas de l’être, en raison du refus catégorique qu’opposa à ma présence, au sein de cette très noble assemblée de professeurs pléiadisés constituée par le regretté Max Milner, Monique Gosselin-Noat, mon éphémère et lamentable directrice de thèse. Je l’évoque, plaisamment vous vous en doutez,dans cette note, et me contenterai d’affirmer que cette personne, invitée à tous les colloques traitant d’auteurs ayant vécu au cours des 20 derniers siècles, et qui ne répète jamais beaucoup plus que des banalités, m’a profondément, à tout jamais même, dégoûté de l’Université, du moins d’un certain type d’Université. De quel ordre est le travail de Monique Gosselin-Noat ? Il s’agit d’un recyclage, pas même inspiré, et ce n’est d’ailleurs absolument pas un hasard si Pierre-Guillaume de Roux, qui publie désormais tous les radotages hystérico-guerriers d’un essayiste aussi profondément nul que Richard Millet, a fait paraître le dernier recyclage de cette spécialiste mondialement célèbre de l’œuvre de Georges Bernanos, dont la thèse sur l’écriture du surnaturel était déjà un fourre-tout assez phénoménal.

Après ce petit détour par les chemins qui ne mènent jamais bien loin de l’Alma mater comprise, à la mode si typiquement française hélas, comme une matrice productrice de gloses asséchantes, j’en reviens à votre question finale : les œuvres fulgurantes de Georges Bernanos, qu’il s’agisse de ses romans, de ses essais ou de ses Dialogues des Carmélites, seront découvertes ou redécouvertes comme elles l’ont été jusqu’à présent, toujours, par la grâce d’une rencontre, d’une réelle présence qui se donnera par bien des truchements, y compris le nôtre, virtuel, que je ne me permettrai pourtant jamais de sous-estimer, après 12 années d’apostolat dans la Zone, celui qui vous permet de m’interroger et, de mon côté, de vous répondre.

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2016/02/26/l...

JT du Lundi 29 février 2016 : Société / Les agriculteurs voient rouge

L’Union agonise ? Vive l’Europe !

par Louis-Joseph Delanglade

Les temps sont durs pour les idéologues utopistes qui persistent à confondre l’Europe avec la toujours plus improbable Union européenne. « Je n’aime pas Bruxelles. J’aime le Royaume-Uni », répète volontiers M. Cameron. Voilà qui tranche de façon salutaire avec les propos calamiteux de M. Guetta qui, fustigeant la « lâcheté » de gouvernements européens accusés de ne pas en faire assez pour les « migrants », conclut piteusement qu’« on voit mal comment une telle débandade ne déboucherait pas sur un « Brexit » et comment l’addition de ces deux échecs n’en précipiterait pas d’autres » (France Inter, vendredi 26). Il est pourtant bien naturel que plus personne ne veuille de ce que M. Géli (Le Figaro) appelle un « espace de libre circulation à l'échelle du continent, devenu ticket d'entrée gratuite pour les réfugiés du Moyen-Orient et […] les exilés économiques venus de partout. » L’Union s’est en fait définitivement décréditée en acceptant et même en favorisant par l’attitude irresponsable de Mme Merkel ce que les peuples ressentent comme une invasion déguisée. Ce sursaut populaire et légitime de méfiance et d’hostilité prouve que les vieilles nations ne veulent pas mourir et même qu’elles sont les seules composantes de ce que devrait être la véritable Europe. Le péché originel de l’Union est de l’avoir oublié, en voulant croire que France ou Italie, Pologne ou Espagne pouvaient être considérées comme des Etats aux frontières géométriques et à l’Histoire inconsistante.

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20:40 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Face à Bruxelles, Orbán en appelle au peuple Hongrois

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, loin d’être perturbé par les critiques de l’Union européenne et les chantages financiers de Berlin envers les pays qui refusent les quotas de migrants, poursuit son offensive diplomatique. Celle-ci vise à faire changer le cap de l’Union européenne sur la question migratoire, mais pourrait tout aussi bien aboutir à des fractures insurmontables.

Récemment, Viktor Orbán a annoncé, avec les quatre pays du groupe de Visegrád (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie), son intention d’aider la Macédoine et la Bulgarie à construire des barrières à leur frontière avec la Grèce en vue de contenir les flux migratoires.

Alors que les flux vers l’Europe vont en augmentant et que la pression migratoire est de retour en Hongrie depuis quelques semaines (malgré la barrière construite en 2015), Orbán a pris tout le monde de court le mercredi 24 février 2016 en annonçant la tenue d’un référendum sur les quotas de répartition obligatoires de migrants pour les pays de l’Union européenne.

La formulation de la question ne laisse guère de doute quant à un succès très franc pour le Premier ministre hongrois : « Acceptez-vous que l’Union européenne puisse imposer l’installation de citoyens non hongrois sans le consentement du Parlement ? »

Dores et déjà, le parti nationaliste Jobbik a annoncé soutenir l’initiative de Viktor Orbán, tout en notant qu’il réclame un tel référendum depuis plusieurs mois. La gauche hongroise, complètement hors jeu depuis des années, pourrait, elle, se diriger vers un appel à l’abstention, estimant qu’il n’est pas nécessaire de s’exprimer sur ce sujet, et ne pouvant pas aggraver son suicide politique en appelant à voter « Oui ».

Avec la crise polonaise, le référendum néerlandais sur l’accord Union européenne-Ukraine et le référendum sur le Brexit britannique, ce référendum hongrois pourrait contribuer à faire de 2016 une année particulièrement turbulente pour l’Union européenne. Au prix de sa refonte et de sa réorientation, ou bien de son entrée dans une dimension totalitaire et brutale, ou encore de son implosion.

Nicolas de Lamberterie

pour Boulevard Voltaire

https://la-dissidence.org/2016/02/26/face-a-bruxelles-orb...

20:23 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Zoom - Xavier Dor : Une vie au service de la Vie

Crise de l’élevage : Intermarché accepte d’acheter plus cher, l’Union européenne refuse !

« La Commission européenne a ouvert une enquête sur Intermarché, car elle estime que le choix de l’enseigne d’acheter la viande plus cher aux éleveurs français est une entrave à la concurrence étrangère.

Le groupement de distributeurs indépendants Intermarché (Les Mousquetaires) est sous le coup d’une enquête de la Commission européenne, après s’être accordé l’an dernier avec son concurrent Leclerc pour acheter du porc à un prix plancher, a affirmé vendredi son président Thierry Cotillard.

« Sur le porc, l’été passé, Intermarché s’était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro (…). Mais ça n’a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête« , a déclaré le patron d’Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération mis en ligne vendredi soir.

Le libre marché avant tout

« L’Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions« , poursuit le dirigeant, précisant que son groupe risque une amende potentielle « à hauteur de 5% de notre chiffre d’affaires ».

Il est urgent d’en finir avec l’Union européenne… Il faudra en finir avec les hypermarchés aussi d’ailleurs !

Source

http://www.contre-info.com/

Marine Aubry va quitter la direction du PS

Quelques jours après son réquisitoire assassin contre l'exécutif, l'ex-patronne des socialistes réaffirme dans le "JDD" ses désaccords avec le gouvernement.
C'est officiel, la rupture est bel et bien entamée. Après sa tribune au vitriol contre le projet de loi El Khomri, Martine Aubry annonce qu'elle va quitter la direction du PS, tout comme certains de ses proches. « Nous allons sortir de la direction du PS, nous souhaitons en discuter avec Jean-Christophe Cambadélis », explique ainsi la maire de Lille dans les colonnes du Journal du dimanche. François Lamy et Jean-Marc Germain, deux élus très proches de Martine Aubry, devraient également partir de la Rue de Solférino.

Une décision qui vient officialiser un divorce, qui traîne déjà depuis quelque temps. Car la réforme du travail n'est pas le seul point de discorde entre l'ancienne première secrétaire du PS et le gouvernement en place. La déchéance de nationalité avait déjà suscité l'indignation de l'édile, qui n'avait pas manqué de rappeler qu'il s'agissait d'une idée « portée depuis longtemps par le Front national ».

« Urgent de prendre parti »

Le discours critique tenu par Manuel Valls en Allemagne sur la politique d'Angela Merkel vis-à-vis des réfugiés n'a pas arrangé les choses. « Qu'un Premier ministre socialiste ne se mette pas du côté de ceux qui agissent, qui accueillent des réfugiés, je ne l'accepterai jamais », soutient la maire de Lille, dans le JDD.

Quant à sa tribune contre la réforme du travail, elle persiste et signe : selon elle, il était « urgent de prendre parti ». « On n'est pas écouté quand on parle en privé ou à l'Assemblée », regrette-t-elle, tout en assurant « ne rien demander ». Mais, si Martine Aubry abandonne ses fonctions au sein du Parti socialiste, elle entend bien rester à la tête de la mairie de Lille. Participera-t-elle à une éventuelle primaire de la gauche ? Non, assure l'édile dans les colonnes de l'hebdomadaire.
notes : 6Medias
source : Le Point :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVyylAFFFXIYyUtyc.shtml

La crise du monde agricole - Orages d'acier - 28/02/16

Marché transatlantique, « clan atlantiste »: une menace (aussi) pour nos agriculteurs

Succédant à François Hollande sévèrement conspué par des agriculteurs étranglés, notamment des éleveurs en grande situation de détresse, Manuel Valls a reçu lui aussi un accueil houleux ce matin lors de sa visite au Salon de l’agriculture,   en présence du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et du président de la très décriée FNSEA,  Xavier Beulin. Une  agriculture française, répétons-le, qui contrairement  aux mensonges assénés  et répétés ad nauseam, n’est pas la grande bénéficiaire de la Politique agricole commune ( PAC), du  principe de la concurrence libre et non faussée qui a principalement profité  à l’agro industrie et aux spéculateurs.  Périco Légasse le rappelait dans un long entretien au Figaro, «ce salon a un sens très profond, celui de consacrer le triomphe de l’industrie agricole par l’éradication de l’agriculture paysanne. (…). Quand je vois le panneau géant à l’enseigne d’un célèbre distributeur low cost au milieu des vaches laitières alors que ses magasins vendent un infâme liquide blanc d’importation, en briques UHT, qui ruine les éleveurs français, je pense que la provocation a des limites. C’est la foire des voyous qui viennent narguer les gens qu’ils rackettent et tout le monde se balade dans ces allées en se disant que cette cohabitation est un formidable signe d’évolution sociale. De qui se moque-t-on? »

Périco Légasse parle juste quand il souligne également la nécessité pour les Français d’être des consommateurs responsables, voire ajouterons nous de faire preuve aussi plus largement d’unnationalisme de la fourchette dans leurs achats. «Quand il en a les moyens financiers dit-il , et qu’il ne change rien à ses mœurs alimentaires dans le sens d’une attitude responsable et citoyenne, le consommateur participe aussi à l’effondrement de notre patrimoine agricole. D’où l’urgence, on ne le répètera jamais assez, d’une information civique pour les adultes sur les enjeux de consommation et une éducation du goût pour les générations qui constitueront la clientèle de demain.»

Il est légitime de penser en tout cas que l’Etat serait plus inspiré de lancer des campagnes et des actions concrètes sur ce thème.  Plutôt que de mobiliser des millions, par exemple, pour financer les officines antinationales et sa propagande de lutte contre les discriminations  et pour le vivre-ensemble,  alors qu’un  pan entier de notre monde paysan est littéralement en train de crever.

Les menaces sur le devenir de notre agriculture sont encore exacerbées par le Marché transatlantique (TTIP ou TAFTA), dont le but affiché est de lever certaines barrières commerciales, pour créer à terme un marché de 850 millions de consommateurs. Il s’agirait ainsi , c’est en tout cas comme cela que ce Tafta nous  est vendu, de  contenir et de faire pièce au rouleau compresseur chinois.

Il nous est même promis que cet accord  qualifié de  gagnant-gagnant le serait encore plus pour les Européens, avec environ 120 milliards d’euros introduit dans  le circuit économique européen et 95 milliards «seulement» dans celui des Etats-Unis.  C’est là  le scénario idéal,  hollywoodien,  qui est présenté par  le Commissaire européen aux affaires économiques, l’inénarrable Pierre Moscovici.

Reste que depuis Maastricht, nous avons appris légitimement à nous méfier des contes de fées racontés par les Bruxellois. Il n’échappe à personne que les négociations entre l’UE et lesEtats-Unis menées sous la mention restricted imposée par Washington, sont  d’une rare opacité, les documents rédigés en anglais sont notamment interdits de traduction et peu ou pas consultables par les élus.  Lesdites négociations  se poursuivent actuellement,  avec l’ouverture d’un nouveauround le 22 février à Bruxelles. Les négociateurs ont indiqué vendredi qu’un accord serait en vue d’ici à la fin de l’année.

M. Légasse partage sur ce point le scepticisme et l’inquiétude du FN quand il affirme qu’ «aujourd’hui le cancer de l’Union européenne est le clan atlantiste qui agit au sein des institutions. Les conditions de la négociation sur le Traité transatlantique (…), sont hallucinantes. Le silence qui entoure ces tractations conduites pas des gens sans mandats ni représentativité prouve que quelque chose d’illicite se trame entre Bruxelles et Washington. A Paris, le thème est tabou quand on questionne le sommet de l’Etat: Ne vous inquiétez pas, ça ne pourra pas aboutir, l’Allemagne s’y opposera. Pour le coup, ce TAFTA est une grosse météorite américaine qui peut un jour nous tomber dessus.»

Météorite qui précipiterait l’Armageddon à  venir,  sachant que c’est bien  le sort de notre agriculture qui se joue avec le Marché transatlantique. Fils d’agriculteur, le député socialiste Belge Marc Tarabella (souvent beaucoup moins bien inspiré) a fait état en décembre dernier d’ unrapport du ministère américain de l’agriculture. Il traite du TIPP qui, dores et déjà,  couplé à la production agricole américaine, garantit un revenu minimum aux agriculteurs d’outre-Atlantique, alors que le nôtres sont soumis à une PAC qui a été dépouillée de tous  mécanismes de régulation.

Selon cet élu socialiste (qui devrait en parler à ses collègues…)  indiquait le site de RTL Belgique, les «conclusions (dudit rapport)  sont sans appel : d’une part, le secteur agricole Européen serait le grand perdant de cet échange, d’autre part les européens pourraient même subir des effets négatifs en cas d’accord. De l’aveu même des américains, les Européens n’ont pas grand-chose à y gagner (…). Plusieurs scénarii sont envisagés par les Américains. Deux leur sont extrêmement favorables. Il s’agit premièrement de l’abolition des droits de douane, qui rapporterait 5,5 milliards de dollars aux Etats-Unis là où l’Union européenne ne gagnerait que 800 millions. Le second serait cette même abolition à laquelle on ajouterait la suppression des mesures non tarifaires. Là, les USA gagneraient 10 milliards de dollars tandis que l’Union européenne seulement 2 milliards.»

«Cette disproportion entre les gains potentiels au niveau agriculture de la signature d’un tel accord transatlantique –qualifiée de déséquilibre astronomique par Marc Tarabella- aurait de lourdes conséquences pour notre agriculture. En effet, cette nouvelle concurrence ferait plonger les prix pour les producteurs européens (…). Dans le texte, on peut également lire que le scénario qui serait néfaste (aux Américains, NDLR) serait celui de citoyens faisant de la qualité et des questions sanitaires une priorité (…). Les autorités US expliquent qu’alors les consommateurs se tourneraient vers la production locale. Dans un tel cas, les Américains conviennent que le TTIP n’aurait aucun intérêt. On imagine volontiers toute la détermination outre Atlantique d’éviter un tel scénario catastrophe pour les entreprises US.».

Le problème étant que nous doutons pour notre part des capacités des technocrates de l’UE à défendre non seulement l’agriculture européenne, mais  ce qui nous préoccupe  au premier chef, à savoir le devenir de  l’agriculture française D’ABORD. Agriculture nationale  qui est aussi rappelle Bruno Gollnisch,  et c’est tout sauf un détail dans les décennies troublées et lourdes de menaces à venir, une arme commerciale de plus en plus en jachère, mais aussi le gage de notre sécurité et de notre indépendance alimentaire.

http://gollnisch.com/2016/02/29/marche-transatlantique-un...

« Génération salafiste » : les enfants voulus de la République

Abdel, Jessica et les autres, des cobayes, purs produits de l'expérience Génération multiculturelle et laïque.
« Le salafisme, courant ultraconservateur de l’islam […], ses fidèles revendiquent une pratique […] qui remonte au temps du Prophète, il y a 1.400 ans, adeptes d’un islam rigoriste, littéraliste du Coran. Pourtant, la plupart de ces imams condamnent la violence armée. » Ainsi « Envoyé spécial » a-t-il présenté, le 25 février, son reportage, effectué en 2012 et 2013, intitulé « Génération salafiste ». Introduction conclue par : « Leurs pratiques sont-elles compatibles avec la République ? »

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La tentation totalitaire de Hollande

Les masques « démocratiques » et « républicains » tombent. Hollande s’est déclaré favorable à la suspension des pays européens gouvernés par « l’extrême droite ».

C’est un tout beau tableau totalitaire que nous dessine notre « président » : sur le plan intérieur, c’est la restriction tous azimuts des libertés publiques : loi anti-terrorisme, réforme du Code pénal, État d’urgence prolongé ad nauseam, campagne de propagande « anti-conspirationnisme »… Des mesures prise au prétexte de lutte contre le terrorisme, mais qui frappent avant tout les opposants de tous bords au régime, aussi bien les militants écolo-gauchistes opposés à la COP21 qu’un des blogs les plus pertinents contre le discours communautaire musulman.

Sur le plan extérieur, c’est encore plus clair : Hollande a émis la possibilité de suspendre un État membre de l’Union européenne si un gouvernement d’extrême-droite arrive au pouvoir. « Un pays peut être suspendu de l’Union européenne », a déclaré François Hollande sur France Inter le 18 février. « L’Europe a les outils juridiques pour empêcher un pays de violer les principes démocratiques », a-t-il ajouté.
« Quand la liberté des médias est en jeu ou quand les constitutions et les droits de l’Homme sont menacés, l’Europe ne peut pas simplement agir comme un filet de sécurité. Elle doit mettre en place des procédures pour suspendre les pays. Cela pourrait aller aussi loin que cela », a poursuivi le président.

À ce jour, aucun pays n’a été suspendu de l’Union européenne pour cette raison ou pour une autre. Pour François Hollande, des « vérifications » pourraient être nécessaires pour surveiller les changements proposés en Pologne.
Des propos à mettre en perspective avec ceux de notre Premier ministre, qui déclarait être « prêt à tout » pour empêcher le FN d’arriver aux responsabilités.
Décidément, cette gauche aux affaires a une notion bien particulière de concevoir la démocratie…

C.D.

http://fr.novopress.info/

Du bon usage (électoral) de la torture des statistiques

Dr Bernard Plouvier

Notre bon Président – qui aura passé son séjour élyséen en tourisme de tous types, sexuel, gastronomique et intercontinental – l’a promis : il ne briguera un second mandat que si le chômage décroît… sinon il enverra le sémillant premier ministre au casse-pipes.

D’un autre côté, tout le monde connaît, depuis le milieu du XIXesiècle – soit l’époque où les statistiques des États évolués sont devenues moins imprécises qu’auparavant – le dicton quelque peu agaçant pour un scientifique : « On peut faire dire n’importe quoi aux statistiques »… à quoi l’honnête homme répond en ajoutant : « à condition de les truquer », ce qu’un mathématicien « libéral » (entendre « de gauche ») corrige en parlant « d’interprétations innovantes ». En ce glacial mois de février 2016, nous sommes en pleine interprétation « innovante » (variante : surréaliste ; en plus simple : franchement malhonnête) des derniers chiffres du monstre dénommé CHÔMAGE.

Les statisticiens séparent les chômeurs intégraux (réellement sans travail ou œuvrant « au noir », ce qui est un autre moyen de biaiser les statistiques), des chômeurs partiels et des individus travaillant de façon intermittente ou saisonnière. Dans le ragoût statistique, on mélange tout cela, d’où on exclut les « sans emploi en cours de stage professionnel » (autrefois on pouvait exclure temporairement les jeunes adultes envoyés au service militaire)… et toujours, l’on a joué sur ces volants pseudo-mathématiques, mais de grand intérêt pour la propagande en période pré-électorale.

Les chiffres du chômage (comme pour n’importe quel autre ingrédient de la cuisine politicienne) sont manipulables au gré et à la fantaisie de chacun ayant intérêt à présenter des résultats partiels, caviardés. Soyons honnêtes, cette situation n’a rien de nouveau : presque toutes les études historiques doivent s’appuyer sur des archives d’État remaniées, des documents partiels et partiaux. Nos politiciens contemporains marchent dans les pas de leurs devanciers. Ils ne sont pas plus à blâmer que tous ceux qui ont trafiqué chiffres et documents ces derniers millénaires. Toutefois, ils pourraient le faire avec un peu plus de subtilité, puisque le public, dans sa frange éclairée, est un peu moins niais qu’autrefois.

En l’occurrence, le Yo-yo statistique du chômage français (départements métropolitains & exotiques) est amusant à considérer de loin (il n’est nullement réjouissant pour un chômeur de longue durée… qui n’intéresse guère nos politiciens assurés d’être encore payés par l’État quelque temps après avoir été blackboulés).

Mai 2012, à l’arrivée des néo-socialistes aux apparences du Pouvoir, l’on dénombre en approximation grossière 4,4 millions de chômeurs de tous types (A-B-C, non compris les stagiaires, cf. supra). Fin 2015 : 5,5 millions et notre bel ࣽÉlyséen promet etc. (voir plus haut). Miracle, hurlé sur tous les tons : en janvier 2016, l’hydre a reculé de 0,8% !

Du côté des statisticiens-fonctionnaires, l’on observe une retenue certaine : ce « recul » est lié au « défaut d’actualisation de la situation de chômeurs en fin de droits »… autrement dit, des sujets, trop désespérés pour croire encore au système étatique de mise en rapport de la demande et de l’offre d’emploi, ne renouvellent pas leur inscription à une structure dont l’inefficacité est devenue proverbiale. Une fois encore, il serait inélégant de reprocher aux « chefs » du jour ce qu’ont fait tous leurs prédécesseurs : truquer, torturer, caviarder les chiffres à des fins électoralistes.

Que devient la simple morale dans tout cela ? Tout le monde (officiel) s’en moque. Qui s’attaque réellement au problème qui ruine la vie de millions de Français de souche ? Personne. Nous sommes, en France, des minables en matière d’emploi, comparés non seulement aux valeurs sûres (Allemagne et Grande-Bretagne, Danemark et Suède, Belgique et Pays-Bas, Suisse), mais aussi aux États autrefois jugés peu compétitifs comme l’Irlande, la Lettonie, l’Islande.

Plutôt que de truquer des statistiques, ce qui est à la portée du premier margoulin venu, l’on pourrait mettre en œuvre la politique de préférence nationale – soit en faveur des autochtones et non des naturalisés d’origine extra-européenne – en matière d’embauche, un recours au protectionnisme dans les secteurs sinistrés, la suppression de toute aide aux étrangers inutilement importés, la fin des dépenses absurdes d’un État considéré comme une pompe à subventions par les politiciens et leur clientèle de parasites, la fin des avantages sociaux qui plombent la compétitivité des entreprises… mais nullement la fin des lois sociales équitables, et l’introduction de la véritable participation de tous les travailleurs aux bénéfices des entreprises, au prorata de la quantité et de la qualité du travail fourni par chacun.  

Il y a de véritables réformes sociales et d’énormes économies à réaliser, ne serait-ce que de rendre au secteur privé une notable partie des 6 millions de fonctionnaires dont chacun connaît la remarquable productivité. L’on n’a nul besoin de truquer les chiffres ou de donner la parole aux démagogues. L’on a besoin de bon sens, de rigueur et d’honnêteté. Cela ne peut se faire que grâce au retour à une véritable indépendance de la Nation française.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Non, ça ne coûte pas plus cher de consommer mieux et local !

Repenser notre façon de consommer en se passant de la grande distribution pourrait être une solution à la crise agricole. Une journaliste de la rédaction du Figaro.fr a relevé le défi des internautes de ne plus se rendre dans les grandes surfaces. Les premières conclusions de l’expérience participative sont sans appel.

Sur le marché des producteurs de pays

En pleine crise du secteur agricole, j’ai décidé de relever un défi lancé par les internautes : celui de ne plus mettre les pieds dans un supermarché pendant un mois. L’expérience gustative et participative vise à privilégier les circuits courts pour soutenir les producteurs. Repenser notre façon de consommer en se passant de la grande distribution pourrait en effet être une solution à la grave crise que traverse le secteur. Mais est-ce réaliste, compliqué, coûteux de bannir les grandes surfaces de notre quotidien ?

À en croire certains habitués des circuits courts, rien de plus simple. Sauf que, comme beaucoup de consommateurs français, j’étais accro aux grandes surfaces ! Hormis quelques achats sur le marché le dimanche, j’achetais absolument tout au supermarché (je n’en suis pas fière)… et je me faisais livrer (en achetant quelques produits estampillés bio pour me donner bonne conscience). Mais ça, c’était avant. Car après une semaine d’expérience, je ne pourrais plus revenir en arrière.

Oui, c’est possible de vivre hors des sentiers de la grande distribution

Au lancement du défi, nous vous avions sollicités pour récolter vos conseils, bons plans, astuces pour trouver des alternatives aux supermarchés. L’expérience participative a suscité un réel engouement sur Twitter et Facebook, ce qui m’a été d’une grande aide.[....]

La suite sur Le Figaro.fr

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Non-ca-ne-coute-pas-...

La mission Mus en mai 1947

"Au soir du12 mai 1947, Hô Chi Minh rencontra Paul Mus dans l'unique maison encore debout dans une ville entièrement réduite à un amas de briques (Thai Nguyen).
     - Monsieur le président, je vous remercie de votre généreuse initiative qui me permet de vous faire parvenir un message que le haut-commissaire Bollaert m'a confié.
Quand Hô Chi Minh lui demanda de lui présenter le message, il répondit :
     - Monsieur le président, il m'est peu commode de vous en expliquer le motif. Le message du haut-commissaire, en réponse de votre offre de cessez-le-feu, n'est pas sous une forme écrite. Mais j'ai bien retenu son contenu, permettez-moi de vous le redire pour mot pour mot.
     - Je vous écoute.
Paul Mus récita tout d'une traite : 
     - Pour mettre en œuvre le cessez-le-feu, le haut-commissaire Bollaert se permet de poser quatre conditions. Premièrement, les troupes vietnamiennes rendront leurs armes aux Français. Deuxièmement, les troupes françaises auront le droit de circuler librement sur le territoire du Viêtnam. Troisièmement, le gouvernement vietnamien remettra les captifs aux Français. Quatrièmement, le gouvernement vietnamien remettra aux Français tous les étrangers passés dans les rangs des Vietnamiens.
Le président Hô répondit d'une voix toujours douce, mais le visage sérieux : 
     - Monsieur Mus, je sais que vous avez participé à la résistance du peuple français contre le fascisme hitlérien. Est-ce vrai ? 
     - Répondez-moi donc ! A ma place quelle serait votre attitude ? Accepteriez-vous ces conditions ? 
Et il ajouta devant Paul Mus silencieux, perplexe : 
     - J'ai entendu dire que Mr. Bollaert, lui aussi, a participé à la résistance contre Hitler et a accompli des exploits. Quel est donc le sens de ses conditions ? Cela veut tout simplement dire qu'il nous demande la capitulation. Monsieur Mus, vous-même, pensez-vous que nous allons nous rendre ? Et accepter de surcroît cette condition concernant les étrangers qui sont à nos côtés dans la lutte anticolonialiste ? Mais si nous l'acceptions nous serions des lâches !
Hô Chi Minh regarda Paul Mus. Ce dernier restait restait assis, toujours silencieux, puis, hochant la tête :
     - Je comprends dit-il, monsieur le président, je comprends.
On ne parla plus du message. Hô Chi Minh expliqua la position de son gouvernement, à savoir son amour de la paix, sa volonté d'établir de bonnes relations avec la France mais aussi sa détermination à défendre l'indépendance de la patrie et son unité.
Paul Mus reconnut qu'il s'agissait de nobles et dignes sentiments. Il promit de rendre exactement compte de ses déclarations à Bollaert.
Au moment de partir, il apparut véritablement ému. Il souhaita une bonne santé au président Hô puis lui demanda : 
     - Monsieur le président, ainsi la guerre continue ? 
     - Nous désirons la paix mais pas à n'importe quel prix, nous voulons la paix dans l'indépendance et la liberté ! 
     - Monsieur le président je vous souhaite bien de la vaillance ! 
     - Certainement ! La vaillance, nous l'avons toujours ! 
Il s'agissait de la dernière entrevue, pendant toute la résistance, entre Hô Chi Minh et un représentant de l'adversaire.
Vo Ngyuen Giap, Mémoires 1946-1954, tome I, La résistance encerclée.

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La France et sa démocratie au risque totalitaire

Il n'y a pas de surprise : le totalitarisme républicain en France est né dans l'idéologie et imposé dans le sang des martyrs. Il y avait moins d'évidence totalitaire dans la forme qu'il prend quelques temps après, la démocratie. Voici donc un article très intéressant sur cette approche. Difficilement sécable, il està découvrir ici dans sa totalité.

"Dans son analyse magistrale Le système totalitaire, Hannah Arendt démontre la place importante de l’idéologie dans l’avènement de tels régimes (stalinien et hitlérien). L’atomisation et l’isolement des individus en masses soumises, l’installation d’un système complètement irrationnel dont le seul but est d’assurer le pouvoir du leader, la pratique du mensonge et de la propagande, la destruction du droit et de la morale, le déplacement du pouvoir vers la police, l’instabilité, la dissimulation, la duplication et l’atomisation de la hiérarchie, tous ces marqueurs totalitaires se sont chaque fois accompagnés d’un « idéalisme, c’est-à-dire d’une foi inébranlable en un monde idéologique fictif » sans lesquels de tels régimes n’auraient certainement pas atteint la dimension qui fut la leur. Selon l’auteure, ce dernier élément serait même le but ultime « plutôt que l’appétit de pouvoir »1 de tout régime totalitaire. C’est dire la dangerosité de l’idéologie !

Pour Hannah Arendt, toute pensée idéologique contient trois éléments de nature spécifiquement totalitaires2 :

-1) La prétention à tout expliquer,

-2) Dans cette prétention, la capacité à s’affranchir de toute expérience,

-3) La capacité à construire des raisonnements logiques et cohérents permettant de créer une réalité fictive à partir du résultat attendu du raisonnement, et non pas à partir de l’expérience.

À la lecture de ces trois marqueurs toxiques, de ces trois facteurs favorables au totalitarisme3, comment ne pas faire immédiatement le lien avec la France ? Son inclination socialiste si ce n’est marxiste4 n’obéit-elle pas à ces trois critères ? Par conséquent, la France serait-elle en danger ? Et ce danger serait-il en voie de résorption, ou au contraire en phase d’expansion ?

La France, un pays à risque élevé

Nos voisins étrangers le disent et le répètent au gré de leurs étonnements successifs : la France est un pays qui préfère théoriser, s’abstraire plutôt que de discuter des faits concrets, et de leur chercher des solutions adaptées. Et même s’il s’agit probablement d’un trait culturel, force est de constater que ce penchant français pour le concept est très fortement idéologisé. Le phénomène est connu : à cette abstraction théorique hexagonale s’ajoute une dimension idéologique de nature politique particulièrement développée.

Les preuves tangibles de ce refus des faits pour des raisons purement idéologiques sont légion et continuellement renouvelées. On pourrait toutefois ne citer que les plus criantes, les plus factuelles et les plus gigantesques d’entre elles, parmi lesquelles :

La France abuse du keynésianisme depuis le milieu des années 1970 environ. Le keynésianisme est efficace lorsqu’il s’agit de traiter une insuffisance de la demande. Il sert notamment de tampon pendant les crises d’ajustement de l’économie, en aidant les ménages le temps nécessaire, etc… Or la part de marché mondiale française a été divisée par deux depuis cette même période, ce qui prouve qu’il existe un problème de compétitivité, ou plus exactement, un problème d’offre, problème que cette succession presque ininterrompue de politiques de relances de la demande n’a bien évidemment pas réussi à enrayer (la France a d’ailleurs disparu ou presque de la plupart des secteurs à forte croissance actuels, les secteurs de l’innovation tels que l’informatique, l’électronique, les biotechnologies).

Toutes ces données sont pourtant connues. Si la France a refusé de contrecarrer ce recul, ce n’est donc pas faute de ne pas être informée des faits, mais pour des raisons idéologiques. Quelque soit le gouvernement en place d’ailleurs (à quelques exceptions assez courtes près), la primauté a été donnée à la redistribution, à la protection des acquis sociaux (des insiders donc), au partage du travail (tocade unique au monde), avec pour conséquence la fuite en avant dans la vie à crédit et dans l’endettement…

Aucune justification qui ne soit pas d’origine idéologique permet d’expliquer un tel évitement du réel sur une période d’une quarantaine d’années. Un pays ne peut persévérer dans l’erreur aussi longtemps sans de bonnes raisons. Certes, on peut toujours avancer le manque de courage de nos décideurs. Mais l’idéologie ne les a-t-elle pas considérablement aidés, en fournissant aux plus velléitaires d’entre eux les meilleures raisons à leur inaction ? N’est-il pas devenu inconvenant de parler d’effort et de restrictions ? N’est-il pas devenu grossier de suggérer de lancer des réformes ? Toucher au revenu minimum n’est il pas devenu criminel ? Assouplir le droit du travail humainement dégradant ? Se battre contre la concurrence mondiale inconvenant ? Quel que soit l’angle par lequel on analyse le problème, l’idéologie en est toujours l’épicentre…" (suite).

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/02/la-france...

Le PS allemand paye des marginaux violents pour empêcher les manifestations d’opposants à l’immigration de masse

Des documents du dernier congrès des « Jusos », les jeunesses socialistes du SPD, le parti socialiste allemand, font état de dépenses au profit de diverses associations Antifa.
On peut voir en particulier sur la ligne 6 des dépenses horaires de 45 € par heure pour participer aux manifestations ainsi que des locations de 48 bus pour acheminer ces miliciens.
On pourra constater ainsi que les Antifas qui se présentent comme des anarchistes ont monté une multitude de sociétés comme Antifa Reisen en charge des déplacements, Antifa Gmbh pour tout ce qui est publication et Antifa Catering pour tout ce qui est nourriture. Le document du congrès indique d’ailleurs que des sandwichs étaient prévus dans les dépenses.

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Ces opérations correspondent en particulier aux violentes contre-manifestations qui avaient eu lieu contre PEGIDA à Dresde et Legida à Liepzig le 9 février 2015. Le gouvernement en avait fait porter la faute sur les « extrémistes » anti-immigration et aucune arrestation d’Antifa n’avait eu lieu.
Il y avait déjà eu des rumeurs sur ces attaques si bien organisées et l’on pouvait voir un début d’organigramme sur le net où des associations de Demokratie-Vereine « pro-démocratie » financées directement par les autorités publiques redistribuaient ces fonds à diverses sociétés commerciales montées par les Antifas.
Les « cartels » politiques SPD/CDU/Verts achetaient eux aussi des prestations auprès de ces entreprises estampillées Antifa.
Ces accusations avaient été qualifiées de pure propagande et l’arrivée massive d’immigrées avait commencé à ce moment-là.

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Les salaires horaires importants payés à ces délinquants professionnels sont un nouveau pas franchi dans la manipulation étatique. Il y a même un scanner dans les bus pour enregistrer les cartes de membre participants et faciliter le versement rapide de leurs primes.
Les internautes se sont beaucoup moqué de ces antifas aux ordres des dirigeants du Système.

Source journalistenwatch ;TAZ via novopress

http://www.contre-info.com/le-ps-allemand-paye-des-margin...

IMPOSTURE 1789 Chronique d'une république destructrice :

08:20 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Sauvons l’agriculture française !

Intermarché est visé par une enquête de la Commission européenne pour avoir souhaité acheter à un prix plancher aux éleveurs français.
Le Salon international de l’agriculture de l’année 2016 restera gravé dans les mémoires. Le Président est plus que jamais contesté par les travailleurs du secteur primaire. Acculés, parfois ruinés, les agriculteurs se sentent abandonnés par un pouvoir incapable d’assurer leur protection face à une concurrence internationale de plus en plus déloyale et les règles injustes engendrées par le marché unique. François Hollande, et son ministre Stéphane Le Foll, fidèle parmi les fidèles, sont accusés d’avoir multiplié les mauvais choix et d’être faibles face aux institutions européennes. Tout cela est exact. Songez que la provenance de la viande n’est même pas étiquetée !
« Nous, on n’est pas des migrants, donc François Hollande ne s’occupe pas de nous ! », hurlaient, samedi, les agriculteurs réunis en un comité d’accueil vengeur. Un cri du cœur qui trouve un écho dans toute la population française. L’idéologie mondialiste abandonne la nation à toutes les prédations, tant migratoires qu’économiques. La France est insuffisamment protégée, il est temps qu’elle retrouve des frontières.

« Afrique : le cauchemar démographique » présenté par Yves-Marie Laulan et « Africanistan » de Serge Michaïlof

Le 15 mai 2015, l’Institut de géopolitique des populations organisait un colloque sur le thème « Afrique : le cauchemar démographique ». Les actes en ont été publiés aux éditions L’Æncre dans un opuscule qui mérite de retenir l’attention.

A la question qui constituait le sous-titre de la manifestation : Les 4,2 milliards d’Africains pourront-ils submerger l’Europe ? les intervenants ont apporté une réponse qui n’est certes pas exempte de motifs d’espérance, mais qui n’est finalement pas très encourageante.

La plupart des orateurs sont connus pour leur expertise des questions relatives à l’Afrique et à la démographie. A tout seigneur tout honneur, Yves-Marie Laulan, en sa qualité de président de l’IGP, situe en introduction, avec son talent habituel, les certitudes mais aussi les incertitudes et les enjeux du problème de l’explosion démographique de l’Afrique Noire : baisse continue de la mortalité, poids croissant de la population jeune, montée de l’islamisme radical, rôle encore insuffisant des diasporas.

Philippe de Parseval, qui intervient sur les diagnostics et les remèdes au mal africain, partage avec Yves-Marie Laulan la conviction que la solution au problème de l’Afrique réside dans la mise en place d’un partenariat entre des fondations privées et les structures locales pour favoriser l’investissement sur place, plutôt que leur recours aux organisations internationales et aux Etats trop souvent corrompus. Tous les deux se réfèrent au « plan Marshall Borloo », qui reposait précisément sur cette orientation.

Mais on ne manquera pas de relever que Jean-Paul Gourévitch, grand spécialiste s’il en est des questions de migration, est loin de communier dans cet optimisme, puisqu’il va jusqu’à qualifier le plan Borloo de « rêve »… Avec Denis Garnier, président de Démographie responsable, c’est un tableau nettement moins engageant qui se dessine, données statistiques précises à l’appui.

Parmi les autres interventions, deux autres méritent d’être signalées, bien qu’elles ne soient pas directement des analyses démographiques, car elles apportent des compléments utiles et très documentés au thème central du colloque :

– la première est celle de Bernard Lugan, qui dans une intervention intitulée « Osons dire la vérité à l’Afrique », souligne que toute analyse de ce continent doit reposer sur une approche ethno-historique, et qui rejoint Laulan et Gourévitch sur l’importance des diasporas, même si tous sont convaincus qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir ;

 – la seconde émane d’Aristide Leucate, qui présente un tableau très documenté de la situation de « l’islam en Afrique ». On comprendra, bien sûr, que cette intervention n’est qu’en apparence hors sujet, tant le facteur de la montée de l’islam dans les pays d’Afrique subsaharienne contribue de toute évidence à l’exacerbation des tensions au sein même du continent et, bien entendu, à la pression croissante des flux migratoires vers l’Europe.

***

Un autre ouvrage, Africanistan, de Serge Michaïlof, apporte un autre éclairage sur la question des rapports avec le continent africain.

Beaucoup plus développé et technique que le petit livre cité précédemment, et axé essentiellement sur les problèmes du Sahel, il se définit comme un cri d’alarme, et son sous-titre, L’Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ?, rejoint celui du précédent. Il pourrait tout aussi bien s’intituler : « Demain, un nouveau Camp des Saints ? »

Mais l’auteur, ancien expert de haut niveau auprès de l’Agence française de développement, n’a pas voulu écrire pour faire peur. Il analyse de façon très circonstanciée, mais sans approche technocratique, les atouts et les risques qui pèsent sur l’Afrique subsaharienne, et dresse la liste des conditions d’un possible redressement, en tirant notamment les leçons, a contrario, de l’échec des politiques menées par l’Occident en Afghanistan.

Il considère en effet, à l’instar des orateurs de l’Institut de géopolitique des populations, que les faiblesses inhérentes aux spécificités ethno-historiques du continent africain (corruption des régimes, désintérêt pour le secteur rural, cannibalisation des budgets par les besoins de financement du secteur militaire, pour faire face aux nombreux conflits interethniques, économiques et désormais politico-religieux, etc.) sont renforcées par la méconnaissance de ces spécificités par les pays occidentaux.

Quelques succès ayant été enregistrés dans certains pays, il est de bon ton, depuis quelques années, d’afficher un « afro-optimisme » après avoir pendant des décennies vécu dans l’idée reçue que « l’Afrique Noire est mal partie », pour reprendre le titre de l’emblématique ouvrage de René Dumont de 1962.

Serge Michaïlof montre bien que ces succès sont le plus souvent des trompe-l’œil : il en va ainsi de la Côte d’Ivoire, dont le boom économique appartient au passé, du Nigeria, ou d’autres Etats dont l’économie repose sur une ressource dominante, généralement le pétrole, et qui démontrent rapidement leur extrême fragilité. Au total, nous dit l’auteur, « les défis pour l’Afrique sont tout à fait spécifiques et proviennent de ce que la transformation structurelle de son économie est en retard par rapport aux autres régions du monde ».

Mais, là où on s’attend à un énième pensum sur la faute du colonialisme ou sur les méfaits de la « Françafrique » et des multinationales pétrolières – à cet égard, le bandeau annonçant qu’Eric Orsenna a vu dans le livre « un portrait qui fascine et dérange » n’incite guère à en entreprendre la lecture – on est au contraire frappé par le caractère objectif et équilibré de l’analyse.

En effet, à aucun moment l’auteur ne laisse entendre que la solution serait de mener une politique de « portes ouvertes » forcenée, telle que la préconisent les Merkel et les Juncker. S’il refuse les incantations simplistes du type « Ils repartiront » ou « Boutons-les hors de nos frontières », les conclusions de son chapitre XIV « Intégrer tous les migrants ? » sont claires : non, l’immigration venue d’Afrique (mais cela vaut tout autant pour celle du Moyen-Orient), compte tenu de l’écart économique, n’est pas une chance pour la France ; oui, la société multiculturelle, compte tenu précisément des écarts culturels, est un germe de désagrégation de nos sociétés. Cela rejoint l’idée qui nous est familière, parce que confirmée quotidiennement par la réalité, que les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles.

Serge Michaïlof conserve malgré tout l’espoir que les atouts incontestables dont dispose l’Afrique subsaharienne – abondance des ressources minières et agricoles, main-d’œuvre disponible, accès largement répandu aux nouvelles technologies, progrès technologiques, etc. – puissent être mis en valeur à la fois par des réformes internes, et surtout par une modification radicale de la posture des pays les plus favorisés : cela signifie, par exemple, la remise en valeur de l’économie agricole, la fin du pillage des ressources énergétiques, et l’augmentation de l’aide à des investissements réalisés sur place et utilisant la main-d’œuvre locale.

Il est inutile de préciser que de telles orientations supposent la mise en place de procédures et de contrôles qui ne plairont ni aux « élites » des pays concernés, ni aux entreprises transnationales dont la seule règle de conduite est la maximisation du profit, et dont les dirigeants – la superclasse mondiale – ne sont guère sensibilisés aux désagréments provoqués par l’irruption de migrants dans leur banlieue sécurisée.

Par ailleurs, Serge Michaïlof ne s’étend guère sur la dimension démographique de la situation, sinon pour constater son importance. Or, la prégnance dans la mentalité des peuples africains de l’idée qu’il n’est de richesse que d’hommes, qui leur vient du fond des âges, mais qui est renforcée tant par l’influence du christianisme (catholique ou « évangéliste ») que par celle de l’islam, freine considérablement toute possibilité de politique de maîtrise de la natalité. On rejoint ici les réflexions du colloque de l’Institut de géopolitique des populations.

Malgré ses limites, lisez Africanistan, car ce sont des ouvrages comme celui-là qui esquissent des pistes de réflexion et d’action dans un domaine où la bien-pensance et les idées reçues se donnent généralement libre cours.

Bernard Mazin
23/02/2016

Yves-Marie Laulan (Présenté par), Afrique : le cauchemar démographique, Ed. L’Æncre 2015, 135 p.

Serge Michaïlof, Africanistan, Ed. Fayard 10/2015, 365 p.

http://www.polemia.com/afrique-le-cauchemar-demographique...

28/02/2016

Proche-Orient : l’hémorragie des chrétiens

Lu dans Christianophobie Hebdo :

"En Irak, on comptait environ 1,5 million de chrétiens en 2003, soit un peu plus de 6% de la population du pays; ils consti­tuaient, en 1947, 12 % de la population estimée alors à 4,7 mil­lions d’habitants. En 1987, on en comptait 1,4 million, soit 8 % de la population. Après la guerre en Irak, on estime que le nom­bre des chrétiens est tombé à 450000 en 2013. Des estimations le situent à 200000 suite au début des attaques de l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant].

Près d’un tiers des chrétiens syriens, soit environ 600 000, n’ont pas eu d’autre choix que de fuir le pays, chassés par les groupes extrémistes comme Al­Nosra ou l’EIIL. [...]

Le Liban connaît une forte émigration de chrétiens depuis plu­ sieurs générations [...]. On compte plus de Libanais vivant hors du Liban (entre 8,6 et 14 millions) que dans le pays (4,3 millions) et la majorité de la diaspora libanaise se compose de chrétiens. [...] Les chrétiens libanais sont encore importants et constituent entre 35 et 40 % de la population."

Michel Janva

Révolution numérique : miracle ou imposture. 2e partie

On est fasciné par la technologie numérique, sans comparer rationnellement ses avantages et ses inconvénients. Une innovation technologique n’a de sens – depuis la révolution néolithique – que si elle fait baisser les coûts et les efforts de production des biens et services et augmente leur nombre et leurs qualités. Comme nous l’avons vu dans la première partie de cet article, l’utilité marginale des technologies informatiques et numériques depuis les années 80 est en baisse par rapport à celle des révolutions techno–industrielles précédentes. Problème.   

Une révolution technologique non maîtrisée

Ni l’informatique, ni Internet ni le smartphone, ni le GPS, etc. n’ont créé de bouleversements ni d’améliorations comparables aux innovations de la période 1840–1960. C’est le phénomène de l’utilité marginale décroissante. La révolution numérique crée des mutations comportementales, sociales et économiques mais au fond assez peu d’améliorations concrètes en termes de performances et de commodités ou même d’emplois créés : les innovations technologiques de l’informatique de seconde génération, n’ont pas généré le moindre emploi supplémentaire.  Elles n’ont pas accéléré non plus la transmission des informations. Et parfois elles l’ont ralentie du fait de la complexité et de la fragilité des nouvelles machines. Quand j’envoie un SMS à un correspondant, mon message ne va pas plus vite que jadis un appel téléphonique sur un poste fixe avec fil ; en revanche, le système est moins fiable et…plus cher – contrairement à ce que croit le consommateur abusé.   

Les précédentes révolutions industrielles ont connu un  développement linéaire ; la révolution numérique connaît un développement géométrique, exponentiel. Loi de Moore : la puissance des ordinateurs double tous les dix-huit mois. En réalité, c’est, selon moi, inexact : ce n’est pas la puissance électro-physique des ordinateurs qui double à cette allure, mais ce sont leurs champs d’applications, leurs connections.

La révolution numérique n’épargne aucune activité ; mais cette largeur d’éventail n’est pas synonyme d’amélioration.  Contrairement aux premières révolutions industrielles, les sociétés n’ont pas le temps de s’adapter au processus galopant de la révolution numérique. Cette dernière, comme toutes les mutations techno-économiques de l’histoire – mais bien plus encore –  s’apparente à un phénomène subi dont on n’a pas prévu  les conséquences ; ou plus exactement, dont les conséquences surprenantes ne sont pas exactement celles recherchées : c’est l’ « hétérotélie » décrite par Jules Monnerot. Heidegger parlait à propos de la progression de l’économie technologique de « processus sans sujet ».   

Une révolution technologique en trompe l’oeil

Les nanotechnologies et les biotechnologies, dont les prix baissent continuellement, n’amèneront probablement pas la même valeur ajoutée globale que les innovations des précédentes révolutions industrielles. Elles sont frappées par le redoutable effet marginal déclinant, c’est-à-dire la dégradation mathématique du rapport entre le coût des innovations et le bénéfice de leurs résultats. 

Les voitures électriques autoguidées, les bio-organes de remplacement, les objets connectés qui obéissent à la voix, les puces implantées dans le cerveau et autres ”innovations” n’auront certainement pas les mêmes effets révolutionnaires que le moteur à explosion, le téléphone, le macadam, la radio, la pénicilline ou l’avion.   

Les deux premières révolutions industrielles (vapeur et électricité + moteur à explosion) ont été précédées par d’importantes innovations techniques. D’où le bouleversement des systèmes de production, de distribution et de consommation et, en conséquence, transformation des sociétés. En effet, depuis le néolithique (invention de l’agriculture et de l’élevage), les innovations technologiques sont les racines causales des mutations des civilisations, y compris dans le domaine artistique. Avec la biologie (démographie et caractéristiques héréditaires des populations), la technologie est le second pilier de l’infrastructure des civilisations.

Les deux premières révolutions industrielles ont considérablement accru le niveau et l’espérance de vie, comme le confort matériel (et provoqué dans le monde entier une explosion démographique par recul de la mortalité) parce qu’à l’offre économique technique répondait, comme cause/effet, la demande d’une classe moyenne aisée en constante expansion. Mon soupçon est que les deux révolutions techno–industrielles suivantes à partir de la fin du XXe siècle (informatique puis numérique) ne produiront pas les mêmes effets.

Artefacts et gadgets

La sécurité bancaire a été dégradée par le numérique, et les achats ou paiements en ligne ne sont pas fiables. Aucun site n’est réellement sécurisé. Pourquoi ? Parce que derrière les machines, il y a les hommes et donc leur proportion constante d’escrocs.

En matière de rapidité et de fiabilité dans la transmission des informations, les techniques  électroniques et numériques n’ont pas montré une supériorité écrasante. Le ” facteur d’incertitude” est une cause : on s’en remet aux machines, aux process artificiels, toujours menacés par une panne ou un piratage, ce qui est créateur d’angoisse, donc de baisse de la qualité du travail et de hausse des coûts de protection. 

 Cette ”révolution numérique” produit beaucoup de spectacles, de simulacres et d’artefacts, bouleversements apparents plus que concrets, qui ne simplifient pas forcément le quotidien. Festivisme et spectacularisme. En tant que journaliste, quand j’écrivais et envoyais mes articles par les procédés traditionnels (machine à écrire et offset) la rapidité et la fiabilité étaient plutôt supérieures aux procédés numériques actuels. Où est donc le ”progrès ” ?

Ce phénomène est connu des historiens des sciences et des techniques : la baroquisation et la complexification de certaines technologies qui finissent par les rendre plus chères et moins efficaces, sous prétexte d’innovation à tout prix. De fait, la multiplication d’artefacts, d’applications et d’objets virtuels et non pas réels, rend l’environnement technique plus lourd, plus encombré. Ces béquilles informatiques et numériques de plus en plus nombreuses (voir les applications des smartphones) ne procurent pas une véritable valeur ajoutée mais s’imposent comme desgadgets. Ces artefacts–gadgets sont souvent des illusions pour les consommateurs fascinés mais une source de profit importante pour les sociétés qui les créent.  Charlatanisme ?    

Les six inconvénients majeurs de l’économie numérique et d’Internet 

Ils n’abolissent évidemment tous leurs indéniables avantages. Mais il faut les recenser pour mieux les combattre.    

1) Une cybercriminalité non maîtrisée

L’explosion des escroqueries et des arnarques dans les transactions, ainsi que la piraterie et le cyber–terrorisme ont généré une cybercriminalité (entreprises, États, institutions, particuliers) qui est plus forte que toutes les contre mesures. Sans oublier la radicalisation djihadiste, les réseaux de prostitution ou de pédophilie favorisés par le Web. D’où le risque global de fragilisation du nouveau système et, à terme, sa rétraction, si les choses s’aggravent trop.   

2) Une complexification  des processus

La promesse de facilitation des tâches par l’économie numérique et Internet n’est pas toujours au rendez-vous, bien au contraire. Les bugs incessants, les logiciels mal conçus (plus de 50%) et la mauvaise formation des utilisateurs contribuent à dégrader le nouveau système ”miraculeux”.   

La complexité remplace souvent la commodité promise. Le slogan est connu : ” d’un simple clic, tout est facile”. Hélas, tout est souvent rendu beaucoup plus difficile, plus lent et plus cher ; pour les particuliers comme pour les entreprises. Mentionnons les ”e-billets” d’avion ou de train, les démarches ou renseignements administratifs par Internet ou robots répondeurs téléphoniques, etc. J’y reviendrai.

3) Une dépendance paralysante envers la machine

Des tâches qui, jadis, semblaient simplissimes requièrent aujourd’hui un environnement informatique très couteux et pas toujours très fiable, avec souvent  une dégradation des prestations par rapport à l’ancien système. De plus, à l’échelle macroéconomique, l’énorme consommation énergétique des ordinateurs sur la planète et des centres de stockage des données (big data) n‘est pas vraiment écologique… 

4) Une fragilisation des échanges financiers  

 L’instantanéité par algorithmes des transactions financières (Bourse, emprunts, etc.) est préoccupante. L’ordinateur quasi-autonome a remplacé la Corbeille et les réflexions ou calculs humains. Ce qui favorise une volatilité des échanges, source de spéculations hors contrôle et de dérapages : effets de panique ou d’enthousiasme artificiels. La sphère financière mondiale, robotisée et non plus maîtrisée, est devenue une source de crises brutales et imprévisibles. : les bulles de savon, qui crèvent aussi vite qu’elles ont grossi.  

5) Une baisse de fiabilité des informations

Le raz-de-marée de communication et d’informations charriés par Internet autorise toutes les impostures, les désinformations, les erreurs à répétition, les rumeurs infondées. Il n’y a plus de hiérarchie des informations, plus de recul. Trop d’impôt tue l’impôt ; trop de communication et d’informations tue la communication et l’information.

 6) Une menace pour les libertés individuelles

Pour l’instant, l’accessibilité de toutes les données et profils individuels se limite au ciblage publicitaire par les algorithmes. Mais demain, un État ou une organisation pourront faire pression sur un individu par ce moyen, en espionnant tout son contenu Internet et numérique. Néanmoins, cela pose un problème, concernant la surveillance des réseaux terroristes, et il est loin d’être résolu, comme le montre le conflit entre Google et le gouvernement américain.   

La possibilité d’un déclin d’Internet

Bien entendu, ces constats n’annulent pas les avantages d’Internet et de la révolution numérique, par la création d’une Toile en réseau qui joue le rôle d’un super cerveau planétaire. Simplement, il faut toujours comparer les avantages et les inconvénients d’un nouveau système, sans oublier ces derniers : ils sont une menace pour Internet, à cause de sa fragilité et de sa faible fiabilité en matière de protection des échanges.

Déjà des entreprises, des organisations, des individus ont délaissé les communications numériques pour des raisons de sécurité.  Puisque même les procédés de cryptage sont cassables. Ils en sont revenus aux vieux systèmes,  comme le courrier écrit, un peu plus lent mais nettement plus fiable et plus discret. Il faut savoir, par exemple, que la majorité des sociétés américaines travaillant pour la Défense ou des secteurs nationaux sensibles interdisent à leurs cadres de communiquer par Internet ou réseaux sociaux  Tout doit  passer par le courrier écrit traditionnel, pratiquement impossible à intercepter. Intéressant… La troisième partie de cet article sur la révolution numérique sera publiée très bientôt (1) J’y aborderai notamment les illusions du big data et des réseaux sociaux.

(1) Le prochain article concernera le Front National. Il s’intitulera : « L’ennemi du FN a un nom : Florian Philippot ».

http://www.gfaye.com/revolution-numerique-miracle-ou-impo...

20:32 Écrit par pat dans lobby, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L’Heure la plus sombre n°25 – Émission du 22 février 2016

[Bordeaux] En solidarité avec les agriculteurs

L’Action française avait mobilisé quelques camelots bordelais cet après-midi afin de participer à la manifestation des agriculteurs périgourdins. Ceux-ci, sachant pertinemment qu’une énième manifestation ne leur serait guère utile, ont préféré mener une opération escargot sur la rocade ! Bravo à eux ! L’Action française insiste sur cet événement révélateur de l’inutilité du "dialogue social" qui n’est plus qu’une impasse au sein de laquelle nos agriculteurs ne veulent plus se fourvoyer. La dizaine de militants n’a pas perdu son temps et a tenu a marquer sa solidarité avec ceux qui nous nourrissent !

La Franc-maçonnerie , partenaire officiel du gouvernement.

Le journal La Croix nous alerte sur la surprenante organisation d’un colloque sur la jeunesse qui aura lieu le 2 avril prochain au Palais Brongniart à Paris par la « Grande Loge de France » placée sous le haut patronage du ministère de l’Education Nationale.

Depuis plusieurs jours, l’affiche promotionnelle du colloque circule sur les réseaux sociaux sous le hashtag #monavenir. Le logo du ministère de l’éducation nationale est mis en évidence en haut de cette affiche où sourient six jeunes. Ce logo est entouré de ceux de la Grande Loge de France et de la Grande Loge Féminine de France. Ce n’est du reste pas la première fois que l’Education Nationale s’affiche avec ce type de secte, dont parait il la plus grande partie des membres du gouvernements sont les adeptes. Déjà, le 28 juin 2015, … Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale parrainait et assistait en sa qualité de ministre de la République, au siège du Grand Orient de France, une autre obédience, à l’inauguration d’une stèle à la mémoire de Jean Zay. Le ministre précédent, Vincent Peillon,ne faisait pas mystère, lui non plus de son appartenance à l’organisation occulte. Nous n’aimons pas trop prêter attention à ceux qui expliquent les malheurs du monde aux seuls motifs que la franc-maçonnerie tiendrait toutes les manettes. Cependant, il faut reconnaître que le pouvoir socialiste ne cherche pas à faire mystère de cette connivence, qui probablement lui parait très naturelle. Et en effet, cette contre Eglise a beaucoup œuvré aux débuts de la République et comme ferait le diable avec lequel la société aurait conclu un pacte, aujourd’hui elle vient réclamer son dû. [....]

Italie : un SDF local mort de froid au pied d’un hôtel 4* réservé aux clandestins

clochard-04.png« Le 1er février, un SDF a été retrouvé mort dans le Centre de Bolzano. Son corps a été retrouvé par des passants sur un lit de fortune fait de boîtes en carton le long du mur de l’Hotel Alpi, qui accueille actuellement les clandestins de la région. Selon les informations préliminaires de la police, le corps de l’homme ne présente pas de traces de violence. Il y a quelques jours, un autre SDF était mort à Bolzano : mais là, il s’agissait d’un meurtre pour lequel était recherché un immigrant illégal. Et ce matin, la police a arrêté un suspect tunisien de 28 ans lors d’une bagarre à l’intérieur d’un centre d’urgence mis en place à Bolzano pour loger les sans-abri en hiver.

NDLR : La tragique ironie de cette histoire est que l’Hôtel Alpi a été « privatisé » début 2015 pour recevoir des immigrants arabes. Ceux-ci se sont d’ailleurs plaints plusieurs fois de leurs conditions d’hébergement, de la nourriture et du peu d’argent qu’ils reçoivent. Un reportage de Video 33, la chaîne locale de Bolzano sur ces manifestations avait d’ailleurs été interdit de diffusion pour ne pas alimenter les réactions « racistes » de la population locale.
Description de l’Hotel Alpi :
L’hôtel dispose de chambres bien aménagées et de nombreux servicesclochard-01.png vous assurant le maximum du confort, y compris un accès Internet Wi-Fi gratuit dans tout l’immeuble, un bar, un restaurant et des salles de réunion. De plus, l’espace bien-être, situé à proximité, vous attend avec un choix varié de soins thermaux, sauna, bain turc et bain hydrothérapeutique.
L’hôtel Best Western Alpi est situé idéalement dans le centre de Bolzano, à 100 mètres de la gare, de la cathédrale Duomo, du théâtre et des boutiques élégantes, offrant aux hôtes la solution de logement parfaite que vous séjourniez pour les affaires ou des vacances.
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Sources : Trentino / Video 33 / Hotelsclick via novopress

http://www.contre-info.com/italie-un-sdf-local-mort-de-fr...

19:00 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Bismarck

Recension : Lothar Gall, Bismarck, le révolutionnaire blanc, Fayard, Paris, 1984, 845 p.

Auteur d’une biographie de Benjamin Constant, d’un essai sur le libéralisme et d’une approche du “problème Bismarck” dans l’historiographie depuis 1945, Lothar Gall nous propose cette fois une biographie impressionnante d’un des hommes d’État les plus fascinants du XIXe siècle. Le lecteur francophone lira avec profit ce monumental ouvrage (845 pages !), qui présente un acteur essentiel de l’histoire européenne et de l’histoire des relations franco-allemandes depuis 1870. Créateur de l’Empire allemand sur les ruines du Second Empire français de Napoléon III (”Napoléon le petit”, écrivait avec acrimonie Victor Hugo de son exil), Bismarck reste une figure aussi mystérieuse que méconnue du public français.

Otto Eduard Leopold von Bismarck-Schönhausen fut hobereauprussien. De par ses origines, il fut et reste symbole négatif pour la plupart des Français : celui du pangermanisme, de l’impérialisme allemand du XIXe siècle. Mais cette image, plus proche de la caricature que de la réalité historique, ne doit pas cacher son rôle essentiel dans l’édification d’une monarchie préoccupée, même si ses raisons n’étaient pas celles du mouvement socialiste, d’assurer aux travailleurs allemands la sécurité sociale et un bien-être supérieur à celui des autres travailleurs européens. La “paix sociale” est une construction bismarckienne très en avance sur son temps. Il fallut attendre 1920 en Italie et 1936 en France pour voir d’autres États européens engager des politiques similaires.

Pourtant, la somme de Gall appelle quelques remarques critiques. La Nation allemande reste marquée par le système institutionnel, par les partis et les groupes sociaux nés sous Bismarck. C’est la raison essentielle pour ne pas considérer, écrit Gall, l’ère historique bismarckienne comme définitivement close. Gall, en désignant Bismarck ”révolutionnaire conservateur”, engage une polémique. Selon certains critiques allemands, comme Hans Georg von Studnitz, l’analyse de Gall serait mutilée par le mental néo-allemand, formé sous l’ égide des “rééducateurs” américains d’après 1945. Certes, notre époque n’a plus le goût des biographies apologétiques, mais l’esprit critique, pour être juste et efficace, ne doit-il pas s’abstraire du Zeitgeist [esprit du l'époque] et se replacer résolument dans le contexte qu’il étudie ?

Produit du XIXe siècle, le Reich de Bismarck n’est ni plus ni moins “moral” que le “British Empire” de Disraëli, que l’Italie de Cavour ou la France de Napoléon III. Gall critique le style politique de Bismarck sur trois plans. D’abord, il l’estime “privé de principes”, “amoral” et exclusivement préoccupé d’accroître sa puissance. Pourquoi adresser tel reproche à Bismarck seul ? Par-delà cette attaque ad hominem, n’est-on pas en droit de repérer un vœu anti-politique proprement idéologique (libéral ou “gauchiste”), typique de l’historiographie culpabilisante ouest-allemande ? Persuadés que la politique s’accomplit selon un “Plan” (?), divin ou “rationnel”, les adeptes de cette méthode historique sont mal à l’aise devant la politique du “risque calculé” pratiquée par Bismarck et éloignée des préoccupations fumeuses des idéalistes de toutes espèces.

La masse d’informations réunies par Gall est impressionnante et instructive ; on attend tout de même encore la biographie qui correspondrait aux critères de la Realpolitik bismarckienne. Un axe de recherches que nous suggérons : le rôle des formations politiques confessionnelles dans la diplomatie européenne. Mettre l’accent sur le Kulturkampfde Bismarck contre les agents allemands du Vatican, qui mettent, tout comme leurs héritiers d’aujourd’hui, des intérêts partisans et des dogmes saugrenus (tels l’infaillibilité pontificale) au-dessus des nécessités vitales des peuples. En 1911, Arthur Böhtlingk (in : Bismarck und das päpstliche Rom) avait amorcé pareille approche. Il faudrait continuer.

► Ange Sampieru et Michel Froissard (pseud. RS), Vouloir n°6, 1984.

Bismarck

Les dessous du Kulturkampf, mené par Bismarck contre les forces sociales du catholicisme allemand sont peu connues du public francophone. Une analyse approfondie de cette lutte nous donnerait immanquablement une vision nouvelle des événements diplomatiques de la fin du XIXe. Ci-dessus, “Entre Rome et Berlin”, une caricature du journal satirique berlinois Kladderadatsch (1875) sur cet épisode important de l’histoire allemande.

http://www.archiveseroe.eu/recent/4

17:19 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

La « Liaison 16 » : l’armée française à la botte du Pentagone

(NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Dans un article intitulé « Forfaiture et dissidence », publié en ligne par notre excellent confrère Politique Magazine, Mathieu Epinay, pseudonyme d’un collectif de spécialistes des questions de Défense, revient sur le fiasco de la « Liaison 16 »

La liaison 16 (L16) est le standard de liaison de données tactiques de l’OTAN pour l’échange d’informations entre unités militaires alliées, présentes sur un même champ de bataille. Pour Mathieu Epinay « La L 16 a été adoptée, en 1995, en violation des règles de programmation militaire par une génération d’officiers issue de mai 68. Conçue pour la guerre froide, archaïque sur les plans technique et conceptuel, elle est verrouillée par le Pentagone qui la contrôle et la modifie à son gré. Notre armée a juste le droit de payer les mises à jour d’un système qui mine la souveraineté opérationnelle de nos forces !» Par ailleurs, si l’armée française partage l’ensemble de ses données via la L16, contrôlée par les États Unis, ces derniers se gardent bien de lui confier leurs données sensibles. Leurs F22 entre autres, n’en sont pas équipés…

Un sujet trop ésotérique pour inquiéter les politiques ?
Mais il est explosif pour l’appareil d’État, étant donné les sommes mises en jeu et l’éminence des décideurs… Mathieu Epinay parle ainsi d’un « fiasco d’un demi milliard d’euros, d’un chantier ayant monopolisé les services techniques de l’Armée pendant des années, et de 10 ans de retard dans le domaine ultra sensible des liaisons de données tactiques ». En décembre dernier, le patron français des opérations aériennes déplorait nos difficultés de coordination avec les aviations russe et syrienne, relevant que l’absence de fiabilité de la L16, je cite : « Met en jeu la sécurité de nos équipages ».

Une dissidence s’est malgré tout fait jour au sein de l’Armée
Hélas, trop peu nombreuse. « Quant à ceux qui avaient compris les enjeux, relève Mathieu Epinay, beaucoup, par appétit de carrière, ont préféré se taire ». En 2012, le député Jacques Bompard posait à l’Assemblée une question écrite sur la L16. Elle est restée sans réponse…

http://fr.novopress.info/