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  • Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

    Conflits-13-couv-300x424-248x350.jpgLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

    Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

    Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

    Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

    Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

    Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

    Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

    Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

    Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

    Pascal Gauchon Editorial du n° 13 de la revue Conflits

    https://fr.novopress.info/

  • Un 2e tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron [en direct]

    Emmanuel Macron (23%) et Marine Le Pen (22%) sont donc qualifiés pour le second tour.

    François Fillon et Jean-Luc Mélenchon arrivent ensuite à 19,5%.

    Nicolas Dupont-Aignan, avec 5%, prive François Fillon du second tour. Il faut souligner que ce dernier, en donnant une circonscription en or à NKM et en donnant 96 circonscriptions à l'UDI, a frustré un certain nombre de ses électeurs. Sa défaite signe sans aucun doute la recomposition de la droite en France. Appellera-t-il à voter contre Emmanuel Macron ? Que feront les élus LR ? La balle est entre leurs mains...

    Christine Boutin annonce :

    Sans surprise, François Baroin et Jean-Pierre Raffarin appellent à voter Macron... Ainsi que Christian Estrosi. Ce n'est pas dans leur intérêt : ils vont le payer très cher aux élections législatives. Laurent Wauquiez (LR) "demande à ceux qui nous ont fait confiance de ne pas voter pour Marine Le Pen"... Hervé Mariton se rallie aussi à la nouvelle gauche.

    Estimations :

    • Emmanuel Macron : 23,7 %
    • Marine Le Pen : 21,7 %
    • François Fillon : 19,5 %
    • Jean-Luc Mélenchon : 19,5 %
    • Benoît Hamon : 6,2 %
    • Nicolas Dupont-Aignan : 5 %
    • Jean Lassalle 1,5 %
    • Philippe Poutou 1,2 %
    • François Asselineau 0,8 %
    • Nathalie Arthaud 0,7%
    • Jacques Cheminade : 0,2 %

    L'abstention est à 22,7%, un peu plus qu'en 2012 (20,52%).

    Il est maintenant nécessaire que Marine Le Pen tende la main aux électeurs de François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan et donc axe sa campagne à droite.

    Valérie Pécresse se rallie à Macron.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Attention : dimanche soir à 20h, on ne vous donnera pas les noms des deux qualifiés, mais trois voire quatre noms !

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    Attention : dimanche soir à 20h, on ne vous donnera pas les noms des deux qualifiés, mais trois voire quatre noms !

    C’est l’info qui tourne en rond depuis trois jours : attention, dimanche soir à 20 h, on ne vous donnera pas le nom des deux qualifiés, mais trois voire quatre noms ! Les écarts seraient trop faibles, et puis les bureaux ferment maintenant à 19 h, et puis la volatilité est extrême… Certes, à l’heure où les scores se sont de façon assez surprenante resserrés en fin de campagne, et où Macron, Fillon et Marine Le Pen sont donnés entre 21 et 23 % (sondage PrésiTrack réalisé le 21 avril par OpinionWay pour Les Échos), le travail des instituts de sondage s’avère particulièrement délicat. Et leurs résultats encore plus suspects. Mais c’est aussi le résultat de l’élection lui-même, à la fois dimanche soir et pour le second tour, qui est, d’une certaine façon, placé entre leurs mains. En effet, ce sont les mêmes instituts qui, depuis des mois, ont alimenté la campagne de leurs sondages et qui, dimanche 23 avril, délivreront les premières « estimations », estimations qui s’afficheront sur tous les écrans, s’imprimeront dans toutes les têtes et orienteront de façon décisive les choix pour le second tour. Et, donc, pour 20 h, ils nous préparent à nous infliger… du flou, de l’indécis, du coude-à-coude… Cela les aura-t-il dispensés de publier, dès 20 h, de nouveaux sondages pour le second tour à partir de ces estimations très imprécises? Et ce, avant même de savoir les véritables résultats du premier tour, comme ils le font à chaque fois ?

    Or, l’expérience d’il y a cinq ans, au soir du premier tour de la présidentielle, devrait amener les instituts de sondage à faire preuve de la plus grande prudence et à faire un effort de précision et de clarté démocratique. Certes, en 2012, les instituts ne se sont pas trompés sur l’ordre d’arrivée et sur les sélectionnés pour le second tour. Mais certains d’entre eux étaient très approximatifs sur les scores des grands candidats, dans des estimations qui s’affichèrent des heures durant…

    Deux instituts, en particulier, ont pu troubler les spectateurs-électeurs, et avoir une influence sur les choix du second tour : Ipsos pour France Télévisions, Radio France et Le Monde; et CSA pour BFM TV, Canal+ , i>Télé, RMC et 20 Minutes.

    Avec deux scores qui se sont avérés assez éloignés de la réalité des résultats.

    D’une part, l’estimation d’Ipsos pour France Télévisions donna, à 20 h, Marine Le Pen à 20 %, un seuil symbolique que la candidate a été pourtant assez loin d’atteindre, les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur lui attribuant 17,9 %. Du coup, cet institut donnait M. Hollande à 28,4 %, ce qui était assez proche du résultat final, mais M. Sarkozy à 25,5 %, ce qui était sous-évalué. Dans l’esprit des Français, trois candidats dépassaient la barre des 20 %, ce qui aurait été historique. Et l’on pouvait imaginer qu’à ce niveau, selon les évolutions de la soirée, l’écart était susceptible de se réduire encore entre M. Sarkozy et Mme Le Pen. La réalité était bien différente puisque près de 10 points séparaient Mme Le Pen de M. Sarkozy…

    D’autre part, l’institut CSA, lui, s’il évalua plus justement le score de Mme Le Pen, à 18,2 %, creusa lui aussi l’écart entre M. Hollande, donné à 29,3 %, et M. Sarkozy, donné à 26 % (au lieu de 27,2 %) : plus de trois points d’écart entre les deux leaders, alors qu’il n’était en réalité que de 1,45 %… soit 500.000 voix seulement, et non pas un million ! 

    En somme, les « inexactitudes » des instituts de sondage dans leurs estimations du 22 avril 2012 nous donnaient une photo faussée de la réalité : M. Sarkozy nettement distancé par M. Hollande et talonné par Mme Le Pen, avec un schéma : 29,5-25-20, bien loin des 28,6-27,2-18 de la réalité.

    Ces écarts étaient énormes et troublants, alors qu’en 2002, ces mêmes instituts avaient été bien plus performants, et capables d’indiquer bien plus précisément que M. Le Pen était à 17 % (en fait : 16,8) et M. Jospin à 16 % (16,18), soit 200.000 voix d’écart seulement.

    Jamais, à aucune autre élection que ce premier tour de 2012, ces instituts n’ont été aussi approximatifs. C’est d’autant plus regrettable qu’ils disposent d’énormes moyens techniques et financiers. Et, s’ils ont été capables de nous dire il y a 15 ans, dès 20 h, une situation à 20-17-16 %, ils devraient pouvoir nous dire avec la même précision le résultat du 23 avril 2017. Espérons que ces instituts ont affiné leurs méthodes pour ce premier tour de dimanche prochain que l’on nous annonce serré. La confiance des Français dans leurs institutions démocratiques dépend aussi de cette précision à laquelle ils ont droit, non seulement sur l’ordre d’arrivée, mais sur le niveau précis de chaque candidat.

    http://www.bvoltaire.fr/dernier-enfumage-sondages-de-resultats-precis-dimanche-soir-a-20h/

  • Pèlerinages de Chartres : Rejoignez les chapitres Saints Benham et Sarah et unissez-vous aux chrétiens d’Orient

    6a00d83451619c69e201b8d27a4942970c-250wi.jpgLes 3,4 et 5 juin prochain rejoignez les milliers de marcheurs lors du pèlerinage de Pentecôte ! 

    De Paris à Chartres ou de Chartres à Paris, venez marcher, prier, méditer en union avec les chrétiens d'Orient, dans les chapitres Saints Benham et Sarah. 

    Nous vous attendons nombreux pour ces trois jours exceptionnels ! 

    PARIS-CHARTRES : Région Paris-Est - Inscription sur www.nd-chretiente.com

    CHARTRES-PARIS : Région Paris – Inscription sur www.pelerinagesdetradition.com

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Ces milliardaires qui règnent sur les médias

    Source : OJIM – “Ces milliardaires qui règnent sur les médias”

    Avec leur livre Médias, les nouveaux empires (éditions du Moment), les journalistes Amaury de Rochegonde et Richard Sénéjoux se sont intéressés à ces milliardaires grimés en patrons de média qui règnent aujourd’hui sur la presse, la télé et la radio. Le site du Nouvels Obs en publie quelques extraits.

    Ils sont huit. Huit grandes fortunes issues du luxe, de l’industrie ou encore des télécoms, qui se partagent aujourd’hui la quasi-totalité des médias. Patrick Drahi, Arnaud Lagardère, Bernard Arnault, Xavier Niel, Vincent Bolloré… tous participent à la fulgurante concentration des médias que nous vivons actuellement. Quels sont leurs intérêts ? Leur relation avec leurs médias ? Avec le pouvoir ? C’est ce qu’ont tenté de comprendre nos deux journalistes dans ce livre. Rien d’inédit en soi dans l’analyse, mais quelques anecdotes croustillantes.

    « Je vous enregistre »

    Quand Serge Dassault, propriétaire du groupe Le Figaro, encense Manuel Valls en septembre 2012. « Je dois vous dire que nous sommes très heureux de son action. C’est pour ça qu’il a l’appui d’un journal bien connu… (…) Donc bravo Manuel, continue ! », lance alors le sénateur au ministre de l’Intérieur, un poil gêné.

    Quand Martin Bouygues, actionnaire du groupe TF1, profite de la bienveillance du gouvernement socialiste : appui à l’offre de Bouygues sur SFR en 2004 ; soutien de l’Élysée lors de la tentative de Bouygues d’entrer au capital d’Orange..

    Quand Vincent Bolloré, actionnaire du groupe Canal+ et d’Havas, premier groupe publicitaire de France, fait pression sur Le Monde via sa société. Gilles Van Kote, ancien directeur du Monde, affirme avoir subi un véritable « blocus » publicitaire de la part de Havas après qu’une pigiste du Monde ait écrit un article sur le port d’Abidjan, qui aurait fortement déplu à Bolloré.

    Quand Xavier Niel, actionnaire du Monde (avec Pierre Bergé et Matthieu Pigasse) et incarnation du « patron cool », harcèle Mediapart après une enquête déplaisante. « Le seul épisode de pression violente que j’ai eu, c’est notre enquête sur Xavier Niel. La seule personne qui m’a assailli de questions au téléphone, qui m’a dit « je vous enregistre », c’est lui », raconte Edwy Plenel.

    L’enquête sur Drahi mise sous le tapis…

    Ou enfin quand Patrick Drahi, actionnaire de Libération, L’Express, BFMTV, RMC…, passe un « deal » officieux avec François Hollande : sauver Libération en échange d’un appui dans le rachat de SFR. Après son entretien avec Hollande, Drahi a « compris qu’on apprécierait [son aide] » dans le rachat de Libé, éternel soutien des socialistes. Le retour d’ascenseur ne s’est pas fait attendre : lorsque Emmanuel Macron est arrivé à Bercy, l’enquête sur la résidence fiscale du milliardaire israélien, ouverte par son prédécesseur au ministère de l’Économie et des Finances, a été gentiment mise sous le tapis.

    Des exemples parmi tant d’autres, mais qui illustrent bien le danger de cette concentration des médias entre les mains de quelques oligarques, tous intéressés financièrement et idéologiquement par leurs prises médiatiques, et tous main dans la main avec le pouvoir.

    https://fr.novopress.info/

  • Béatrice Bourges, Marion Sigaut, Pierre Hillard, David Van Hemerlryck,… Ils soutiennent le défilé en hommage à Ste Jeanne d’Arc !

    Ces personnalités qui soutiennent l’hommage à Sainte Jeanne d’Arc
    Au milieu du tumulte électoral, Civitas et la Coalition pour la Vie et la Famille organisent le 14 mai 2017 un grand défilé unitaire en hommage à Sainte Jeanne d’Arc auquel se joindront de nombreuses organisations dont les Comités Jeanne et le Parti de la France.
    Un comité de parrainage pour le défilé en hommage à Ste Jeanne d’Arc se met en place. Il regroupe déjà les personnalités suivantes :
    . Stéphanie Bignon (présidente de Terre & Famille)
    . Ivan Blot (écrivain, ancien parlementaire)
    . Béatrice Bourges (porte-parole du Printemps Français)
    . Anne Brassié (écrivain, journaliste)
    . Franck Bouscau (Professeur d’Histoire du Droit)
    . Claire Colombi (historienne)
    . Dr Jean-Pierre Dickès (président de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins)
    . Elie Hatem (avocat international)
    . Roland Hélie (directeur de Synthèse Nationale)
    . Pierre Hillard (professeur de géopolitique)
    . Roger Holeindre (président du Cercle National des Combattants, ancien député)
    . Général (2s) Daniel Nougayrède
    . Amiral (2s) François de Penfentenyo (président d’honneur de Civitas)
    . Richard Roudier (président de la Ligue du Midi) 
    . Marion Sigaut (historienne)
    . Médecin Chef hre Jean-Patrick Sivignon-Saint Lys
    . David Van Hemelryck (président des collectifs Hollande Dégage et Tout Sauf Macron)

  • Macron est dans la droite ligne des gouvernements successifs de François Hollande depuis la loi Taubira

    Témoignage d'un haut-fonctionnaire à propos des positions de macron sur les questions éthiques et de société (GPA, PMA, euthanasie...) :

    "La position de M. Macron est dans la droite ligne de celle affichée par les gouvernements successifs de M. Hollande depuis la loi Taubira. C'est du progressisme mou qui avance masqué. Cette position consiste à proclamer plus ou moins clairement, suivant les interlocuteurs que l'on veut séduire ou rassurer, que la GPA restera interdite, tout en feignant de ne pas voir qu'elle se met en place dans les faits. C'est exactement ce  qui était annoncé dans la tribune du groupe Cambacérès publiée  en 2013 par Atlantico : comme tout le droit de la filiation est lié au mariage, la loi Taubira ouvre la porte au droit à l'enfant, et donc au trafic d'enfants, bien sûr sans le dire et sous le noble couvert de l'égalité entre les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle (...)

    Sur le sujet de la PMA pour les couples de femmes et de la GPA pour les couples d'hommes, M. Bergé a parfaitement raison. Si rien n'est fait, si on évite tout débat, si on laisse faire l'ultralibéralisme sociétal au nom duquel tout est permis, on dira dans 5 ans que le droit doit s'adapter aux faits (ce qui est la négation même du droit...) , et la GPA s'imposera d'elle même. Accessoirement, si M. Bergé n'était pas un milliardaire étiqueté à gauche, ses déclarations sur la location d'un utérus comparable à la location des bras d'un ouvrier auraient été unanimement condamnées, en tout premier lieu par quiconque se prétend un tant soit peu féministe, ou un tant soit peu humaniste. 

    La position, ou plutôt l'absence de position de M. Macron consiste à éviter tout débat sur ces questions parce que le débat serait clivant, et donc, à n'avoir aucun programme qui pourrait être susceptible de fâcher un électeur. Mais n'est-ce pas le propre d'un débat démocratique que d'opposer des points de vue divergents, et de chercher un compromis acceptable?  dans une dictature il n'y a pas de débats. Cette position traduit en première analyse un mépris de la capacité du corps social et de ses représentants à parvenir à des solutions sages sur des questions essentielles.

    Il y a plus grave. Emmanuel Macron estime, dans une interview à La Croix du lundi 13 mars, que les questions éthiques de société "ne sont pas prioritaires sur le plan de l'action politique" (...)

    En réalité, cette position s'explique aisément. Pour M. Macron et plus généralement pour les tenants du progressisme sociétal, il n'y a pas de débat sur ces questions éthiques car le sens de l'Histoire est clair: toujours plus de libéralisme, toujours moins d'encadrement, laissons faire et la société évoluera d'elle même vers un avenir radieux débarrassé des encombrants garde-fous hérités d'un passé révolu. Dans ces conditions, il n'y a pas de position à clarifier, il n'y a qu'une proposition de chèque en blanc (...)" 

    Philippe Carhon

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