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13/11/2017

Bruxelles : complète réussite de la conférence-débat de NATION !

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Source Nation cliquez ici

La conférence-débat organisée ce samedi 11 novembre à Bruxelles fut un TRES GRAND succès !

Au point que le local ou il se déroulait était bien trop petit pour accueillir les dizaines de personnes venues écouter les orateurs qui, pour rappel, étaient Alain Escada, Roland Hélie, Thomas Joly, Frédéric Renson et Hervé Van Laethem.

Outre l’affluence, on se souviendra aussi du déplacement des participants de la gare vers le local aux cris de « On est chez nous » ou encore « Nous voulons, nous sommes la résistance nationale ». Déplacement sous lourde surveillance policière mais qui s’est déroulé sans incident. Il s’agissait en effet ici de militants identitaires et solidaristes et pas de « racailles » du type de celles qui ont dévasté le centre de Bruxelles le soir même.

Au niveau de la conférence-débat en elle-même, elle fut aussi une réussite, tant au niveau technique (ainsi un écran permettait de la suivre en direct dans une autre salle) qu’au niveau des orateurs qui ont tous défendus avec brio et talent leur point de vue.

A l’issue de la conférence, l’ensemble du public a d’ailleurs manifesté sa satisfaction… la soirée de camaraderie durant fort tard.

Tous les jours un peu plus, le Mouvement NATION démontre qu’il est la seule force patriotique dynamique et structurée de Belgique francophone ! Un grand merci à tous : ceux qui ont mobilisé, ceux qui ont réalisé le travail audio-visuel, ceux qui ont tenus les stands, ceux qui ont fait le service d’ordre, ceux qui on collé la semaine précédente, ceux qui sont montés de garde, ceux qui ont fait le service… et tous les autres que nous aurions oublié ; cette réussite fut la vôtre !

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De nombreux jeunes camarades belges sont venus

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Beaucoup de militants rassemblés devant le local bruxellois de Nation

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Roland Hélie, Alain Escada et Thomas Joly

http://synthesenationale.hautetfort.com/

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Samedi prochain, mobilisation de Génération identitaire dans toute l'Europe

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21:06 Écrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Paris : Prochain cercle de Flore vendredi 17 novembre

3650118671.6.pngLe cercle de Flore donne rendez-vous vendredi 17 novembre à 20 h pour une table ronde qui réunira Dimitri Kochko et Pascal Cauchy, qui tenteront de répondre à la question : « Faut il un Nuremberg du bolchevisme ? »

Le vendredi 17 novembre à 20h, au siège de l'Action française, 10, rue Croix-des-Petits-Champs - 75001 Paris

Metro 1 et 7 : Palais Royal - Musée du Louvre.

Renseignements et réservations : cercledeflore@actionfrancaise.net

Entrée : 5€

20:03 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Les Revenants du djihad hantent la France - Journal du lundi 13 novembre 2017

Attentats du 13 novembre: “Ne pas baisser la tête, ne pas baisser les bras”

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A la Une de la presse française, la commémoration du deuxième anniversaire des attentats du 13 novembre, à Paris.

Deux ans après, la France «reste marquée par ce drame», écrit la Croix, qui a recueilli les témoignages de victimes, dont celui de Paul, blessé au Bataclan. Il y a un an, Paul comparait ses angoisses à un «petit sac à dos un peu trop lourd». «Eh bien, c’est devenu un gros sac de randonnée», témoigne-t-il aujourd’hui. «En 2016, il fallait se remettre en selle», guérir physiquement, faire retirer sa balle dans le dos, reprendre le travail, revivre, donc. Mais maintenant, c’est dans la tête que ça coince, selon Paul, qui raconte les crises de panique qui subsistent, «comme un aiguillon du malheur»: «s’il y a un bruit soudain ou quelqu’un qui surgit près de moi, j’ai le cœur qui s’emballe. Cela dure dix ou quinze minutes et puis ça passe. Mais deux heures après, je suis lessivé».
«La vie reprend son cours, les gens finissent par oublier… pas nous». Paul, et tous les Français, auxquels la Croix demande de «persévérer»: «les Français peuvent être fiers du calme avec lequel ils ont fait face à ces événements», salue le journal. «Ils n’ont pas cédé à la peur. Ils ne se sont pas abandonnés à des sentiments de haine ou de vengeance. Ils n’ont pas cherché de bouc émissaire. Il faut poursuivre dans cette direction avec persévérance. La menace demeure, d’autant plus diffuse à appréhender qu’elle est diffuse. Elle est là pour longtemps. Mais il ne faut ni baisser la tête, ni nous replier sur nous-même

La menace est là pour longtemps, confirme le patron du renseignement français, la DGSI, dans les colonnes du Figaro. Selon Laurent Nunez, la volonté des militants du groupe Etat islamique d’attaquer la France serait «intacte», l’Hexagone demeurant une «cible majeure» de l’organisation djihadiste. «Le bruit de fond de cette menace est permanent. Ce qui nous préoccupe, ce sont toujours des projets d’attaques terroristes préparées par des équipes encore implantées dans les zones de combats, en Syrie et en Irak», déclare-t-il, ajoutant que «la propagande de Daech est (également) très active pour inciter (ses partisans) à frapper là où ils vivent».

Le spectre des attentats, hante «en permanence l’exercice du pouvoir», d’après Libération, qui raconte comment François Hollande, puis Emmanuel Macron, ont appris à «gouverner sous la menace terroriste», comment une nouvelle façon de gouverner se serait imposé à l’Elysée, où le chef de l’Etat doit être prêt à agir à tout moment. «En temps normal, raconte Libé, le président reçoit des «synthèses sécurité renseignement» deux fois par jour, un rythme peut qui monter jusqu’à une demi-douzaine en cas de crise». Des points d’information quotidiens, auxquels s’ajoute chaque semaine le Conseil de défense et de sécurité nationale. Libération évoque une «obsession terroriste» qui «irradie tous les sujets de sécurité publique».

https://fr.novopress.info/

La bataille du Chemin des Dames ep2 : sous la terre et le fracas

18:36 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

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Espagne : Ada Colau maire de Barcelone accuse Puigdemont d’avoir mené la Catalogne au « désastre »

Il y aurait beaucoup à dire sur les ambiguïtés de Podemos en Catalogne, comme sur le plan national espagnol en général. Anti-indépendantiste, ce parti attrape-tout de gauche radicale défend la plupart des revendications du mouvement séparatiste et ses protagonistes ... 

Néanmoins, dans la bataille électorale qui vient de s'engager en Catalogue en vue du scrutin décisif du 21 décembre prochain, destiné à élire un parlement qui devra désigner ensuite un nouveau président de la Généralité, les déclarations que vient de faire Ada Colau, maire Podemos de Barcelone, fussent-elles seulement dictées par les intérêts de son parti plus que par le souci du Bien Commun, devraient avoir, nous semble-t-il, une importance tactique certaine.

En voici quelques extraits significatifs, selon le compte-rendu que Le Parisienen a donné hier dimanche.  • LFAR 

Ada Colau demande des « explications » au gouvernement de la région.

La maire de Barcelone, Ada Colau, a accusé samedi le gouvernement catalan destitué de Carles Puigdemont d’avoir mené la Catalogne « au désastre », en estimant que la majorité de ses habitants « ne voulait pas » d’une déclaration d’indépendance.

Lors d’une réunion de son parti Catalunya en Comú (gauche), Ada Colau a réclamé « des explications » de la part des dirigeants séparatistes, tout en appelant à la libération de ceux qui sont actuellement détenus.

« Nous voulons que les prisonniers soient libérés mais nous voulons aussi qu’un gouvernement irresponsable qui a conduit le pays au désastre affronte (ses responsabilités) et reconnaisse ses erreurs », a-t-elle dit, avant de participer samedi après-midi à une grande manifestation à Barcelone pour la libération des dirigeants incarcérés. 

« Ils ont fait la déclaration puis ont disparu »

« Ils ont provoqué des tensions dans le pays (la Catalogne) et porté une déclaration unilatérale d’indépendance dont ne voulait pas la majorité » de la population, a-t-elle accusé. La maire de Barcelone n’est pas indépendantiste, mais partisane d’un référendum d’autodétermination de la région pour trancher la question.

« Ils ont fait cette déclaration d’indépendance en trompant la population pour des intérêts partisans », a-t-elle ajouté. La déclaration d’indépendance votée le 27 octobre par 70 des 135 députés du parlement catalan « n’a pas amené la république », a-t-elle constaté, en reprochant au président de l’exécutif catalan destitué Carles Puigdemont d’être parti en Belgique en laissant la Catalogne « seule face à l’incertitude ». « Ils ont fait la déclaration puis ont disparu », a-t-elle lancé.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Provocation, profanation, invasion…démission?

Sur le site Atlantico, Benoit Rayski a étrillé le président de l’Assemblée nationale François de Rugy, pointant son manque de « décence» , lequel  « s’est bruyamment réjoui de la levée de l’immunité parlementaire » de la présidente du FN ( « Ça montre qu’aucun député n’est au-dessus des lois » a-t-il déclaré), au motif  qu’elle avait relayé des photos d’exactions commises par l’Etat Islamique. On se souviendra qu’il y a quelques années, Marine avait été traînée devant la justice par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), pour avoir comparé les prières de rue musulmanes, encouragées et exécutées par un certain nombre de provocateurs et prosélytes plus ou moins téléguidés par des pays étrangers, à « l’occupation allemande ». Comparaison qui avait déclenché l’ouverture d’une information judiciaire suite au dépôt de plainte du CCIF ( le 31 janvier 2011) pour « provocation à la discrimination, à la violence et à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur religion ». Une accusation dont Marine fut finalement exonérée par la justice.

Vendredi dernier à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), à l’initiative du maire LRRémi Muzeau qui a fini par céder aux injonctions d’une population excédée, une centaine d’élus franciliens de sa couleur politique mais aussi du Front National se sont rendus devant la rue où les mahométans se rassemblent pour occuper  l’espace public. Le cortège a entonné La Marseillaise à laquelle les fidèles(qui disent prier dans la rue pour protester contre la fermeture d’ un lieu de culte en centre-ville au mois de mars dernier) ont répliqué par de vibrants Allah akbar!…le décor était planté. Une précédente manifestation anti-prières de rue avait eu lieu le 3 novembre à l’appel d’un petit groupuscule baptisé Forces Laïques. Le FN avait alerté depuis longtemps les pouvoirs publics pour  dénoncer cette situation, notamment le responsable frontiste et élu dyonisien Jordan Bardella, le président du groupe FN francilien Wallerand de Saint-Just, les députés Gilbert Collard et Ludovic Pajot

Le site RT , qui a relaté cette épisode, n’a pas manqué de pointer les commentaires ahurissants de «certains médias » qui maniant l’inversion accusatoire, se sont «pris les pieds dans le tapis» en parlant au sujet de cette manifestation d’ élus qui «perturbent» une prière de rue ! Ce fut le cas notamment du  Parisien et du Point qui ont repris l’un et l’autre  le verbe perturber utilisé par une dépêche de l’Afp, entraînant  l’indignation de nombreux internautes. Un bel exemple de soumission sémantique aux groupes de pressions islamistes et antiracistes, de cette «satellisation psychologique qui épargne de penser » décrite déjà dans les années 70 par  le philosophe et historien  Thomas Molnar vis-à-vis de l’idéologie totalitaire léniniste.  Un  communisme appréhendé  alors par le sociologue Jules Monnerot comme « l’islam du XXe siècle»…à moins que l‘islamisme ne devienne le communisme du XXIe siècle? 

Nos compatriotes ont eu d’autres motifs d’indignations ces dernières heures, que ce soit à la lecture du Dauphiné, relatant l’histoire de cet immigré clandestin Congolais âgé de 26 ans qui, se décrivant comme une migrant mineur isolé,  « a touché 150 000 euros d’aide en 4 ans ».  Ou encore les scènes de déferlements dans nos rues  qui ont émaillé le 11 novembre,  suite à la qualification du Maroc pour le prochain mondial de foot.

« Malheureusement, toutes les célébrations ne se sont pas passées aussi bien qu’à Paris ou Casablanca. À Bruxelles par exemple, la police belge a dû intervenir pour mettre fin à des échauffourées dans le centre-ville »a expliqué benoîtement  Le Figaro.  En France même, y compris à Paris, cette victoire a été le prétexte à des actes motivés clairement,  si ce n’est par  une volonté  de casser,  du moins par l’affirmation de l’accaparement là aussi de l’espace public sur l’air du je fais ce que je veux car on est chez nousAutant dire que les autorités marocaines, elles, ne toléreraient pas de tels comportements qui seraient très sévèrement punis.

Le site fdesouche a pointé les débordements qui ont eu lieu à Nancy, Avignon, Lyon, Nantes, Béziers, Montpellier, Fréjus,  Dole (notamment des incendies de voitures et de mobiliers urbains). «La France entière se transforme en souk marocain. Que fait le ministre de l’Intérieur ? » s’est interrogé sur twitter le porte-parole du FN et maire de Beaucaire Julien Sanchez. Marine a souligné pareillement qu’ il est essentiel de rappeler fermement que les étrangers en France sont tenus à un devoir de réserve et de respect, particulièrement les jours de commémorations. Voir flotter des drapeaux étrangers et voir des dégradations autour de l’Arc de Triomphe, un 11 novembre jour mémoire pour nos Poilus, est une véritable profanation…» 

Ce manque de respect (pour ne pas dire plus) envers un  pays d’accueil comme la France, que l’on constate ici à travers les comportements de (certains) supporters marocains comme avec les cas des prières de rue, est proprement insupportable. Il est le fruit de notre  laxisme,  de nos lâchetés, de nos errances multiculturalistes, d’une politique immigrationniste qui a conduit dans de nombreux quartiers et localités de notre pays à un Grand Remplacement effectif , de  notre incapacité a proclamer sereinement mais fermement nos valeurs, notre fierté nationale

Ne nous y trompons pas  et redisons-le ici, la source de nos maux ne réside pas en premier lieu  dans l’islam, qui n’est pas d’un bloc, divers dans ses pratiques et leurs applications par ses fidèles, dont beaucoup sont d’honnêtes citoyens ou des  hôtes irréprochables de notre pays.  Une religion  qui ne posait pas de problèmes particuliers tant que les populations musulmanes vivant sur notre sol étaient en nombre raisonnable. Nos malheurs actuels, sans même parler de l‘affaissement culturel, spirituel, moral des de souche, encouragé, distillé depuis des décennies par le gauchisme, le cosmopolitisme, le mondialisme du monde intellectuel, éducatif, médiatique, politique, ont pour cause l’immigration de peuplement. C’est ce tsunami migratoire  qui  rend illusoire ou au mieux très problématique toute intégration-assimilation,  qui   est le support de l’idéologie  prosélyte, revendicative, voire revancharde qui sévit dans des zones  sans cesse plus importantes de notre nation.

Au-delà du cas emblématique de la Seine-Saint-Denis en Ile-de-France, si tous les territoires des Hauts-de-Seine  étaient encore peuplés très  majoritairement de Français de confession et/ou de culture chrétienne assisterait-on à des prières de rue? Et les constructions de lieux de culte imposants, comme celle entamée en octobre  de la Grande mosquée turque de Strasbourg avec minarets de 36 mètres de haut,  sont-elles la solution?

Au terme  d’« occupation » pour qualifier cette immigration-là, Bruno Gollnisch avait confié qu’ « (il parlerait) personnellement plutôt de colonisation progressive. L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing, artisan pourtant avec Jacques Chirac en 1976 du regroupement  familial,   avait carrément parlé quelques années après d’invasion ! A l’époque, tout le monde avait crié au scandale. Aujourd’hui, qui s’en rappelle ? Qui lui donnerait tort? » Alors il faut que les Français réagissent et vite! Afin que ne se vérifie pas une nouvelle fois l’avertissement prodigué par  Dominique Venner il y a déjà plus de quarante ans : «la seule épitaphe des cités mal défendues est toujours le rire des barbares dans le sang des innocents. »

https://gollnisch.com/2017/11/13/provocation-profanation-...

Anne Coffinier - École d'abord ?

Jacques de Guillebon : « Il faut déclencher une guerre nucléaire culturelle »

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Jacques de Guillebon est le rédacteur en chef de L’Incorrect, mensuel de droite qui veut dynamiter le paysage médiatique français. Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond à trois questions.

Polémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jacques de Guillebon : Je vais me citer moi-même, ce qui est parfaitement mal élevé. Dans le premier numéro de L’Incorrect, j’ai essayé de dire en une formule ce que serait la gauche : « Tout ce qui prétend nous changer de monde sans notre accord ». De quoi l’on peut déduire que la droite serait l’inverse : ce qui respecte et le monde dans lequel nous vivons – en tant que donné, en tant qu’il nous précède – et notre liberté, qui évidemment procède du premier. La droite est donc ce qui raisonne et agit à partir du réel, non pour s’y borner mais pour s’en élever. La droite sait ce qu’est l’homme, bon et mauvais du même mouvement, et cherche à le mener vers sa destinée supérieure sans se bercer d’idéologies.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Sans fin : manière de parler. Elle n’est point si longue à l’échelle de notre histoire, cinquante ans à peine. Nous en avons vu d’autres, depuis les Grandes invasions jusqu’aux Guerres de religion, en passant par la guerre de Cent ans. Nous nous en relèverons.
Ce qui est néanmoins angoissant, c’est la conjugaison des maux, celui de l’immigration qui nous grandremplace doublé de celui de la globalisation des moeurs qui nous empêche de mener la moindre politique d’assimilation parce que des Français eux-mêmes nous n’arrivons plus à faire des Français.

On en sortira de manière violente : je ne parle pas de guerre, mais d’imposition violente de notre mode de civilisation à tous les habitants d’ici. Violence symbolique, bien entendu, mais il faut être bien conscient qu’on ne peut négocier sur les moeurs. Et avoir des moeurs communes réclame d’enseigner une histoire commune, une langue commune, une métaphysique commune. Il faut déclencher une guerre nucléaire culturelle.

En quelques mots, quelle sera le teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

J’évoquerai notre petite et humble expérience de guerre culturelle avec L’Incorrect. Comment nous reprenons ce qui est à nous et tentons de le diffuser.

https://www.polemia.com/jacques-de-guillebon-il-faut-decl...

Julien Langella - Pour une reconquête catholique et identitaire

Une droite vraiment à droite

Selon Jean-Louis Harouel :

6a00d83451619c69e201bb09d65685970d-800wi.jpg"[...] Une droite vraiment à droite ne se laisse pas manipuler par ceux qui dénoncent la tentation du repli identitaire et agitent le chiffon rouge du Front national en prétendant que c'est lui - et lui seul - le danger.

Une droite vraiment à droite a conscience que le seul vrai danger pour la France, c'est la gauche qui tue notre pays à petit feu. Une droite vraiment à droite n'a pas d'ennemi à droite.

Quant à ma définition de la droite, elle est simple: la droite est la postérité sécularisée du christianisme, dont elle a gardé le refus de l'utopie et les valeurs qui font durer les sociétés humaines.

Cela oppose radicalement la droite à la gauche, dont les racines renvoient à une double trahison du christianisme: d'une part le millénarisme et sa promesse sur la terre d'un paradis égalitaire de bonheur absolu, qui est la matrice des socialismes et du communisme ; et d'autre part la gnose avec son mépris de la matière, de la procréation, du mariage et de toutes les règles de la vie sociale, sur fond de sacralisation de l'individu du fait de la croyance à divinité de son âme qui fait de lui un homme-Dieu dégagé de toute autorité, de toute règle. La gauche, c'est d'un côté l'utopie sociale, de l'autre l'utopie sociétale.

La droite est l'héritière des précieuses valeurs de durée que le christianisme tire pour l'essentiel de son substrat biblique: valorisation de la famille, de la patrie, exigence morale et par-dessus tout transmission de la vie: bref, tout ce que travaille à détruire la gauche, imprégnée consciemment ou non de la vieille haine de la gnose pour tout cela.

Dans des pays forgés par un millénaire et demi de chrétienté, être de droite constitue la manière normale de penser, de sentir et d'agir. Être de droite offre aux Européens - à ceux qui croient au ciel, à ceux qui n'y croient pas - le moyen de continuer à vivre sur la lancée de leur civilisation millénaire d'origine chrétienne. La droite est le parti des braves gens et du bon sens, du sens commun qui garantit à un groupe humain son existence sur le long terme.

Vous écrivez que parmi les cadres et dans l'électorat de la droite de gouvernement, tous ceux qui sont des «libéraux modernes, qui croient à l'État de droit, au libre échange et à l'héritage moral des années 70» ne sont tout simplement pas de droite. Pourquoi? Qu'entendez-vous plus précisément par «libéraux modernes»?

La frontière entre droite et gauche passe à l'intérieur du libéralisme. Le libéralisme est de droite quand il insiste sur la responsabilité de l'individu quant aux conséquences de ses actes, dans la tradition du Décalogue. Il est de gauche quand il refuse cette responsabilité au nom de la souveraineté absolue du moi, laquelle renvoie à l'homme-Dieu de la gnose, à qui est permis l'immoralisme.

À cela s'ajoute l'antithèse entre l'individu inséré dans une société particulière et l'individu pareil à un électron libre, sans attache ni identité. À l'état pur, quand il ne veut connaître que l'individu et l'humanité, le libéralisme est une religion séculière, une utopie, un système total, comme le communisme.

Face au libéralisme de droite - héritier du christianisme, gardant la notion de bien et de mal -, les libéraux modernes poursuivent une utopie de la liberté illimitée, par-delà le bien et le mal, par-delà les spécificités des peuples, des civilisations, des sexes même. Pour ce libéralisme total œuvrant à l'uniformisation du monde, il n'y a que des individus interchangeables selon le modèle de l'homo œconomicus et festivus d'un marché mondialisé hédoniste. [...]

Il me semble que le «ni droite, ni gauche» du Front national est avant tout électoraliste, répondant à une volonté de balayer le plus largement possible le champ électoral. Le Front national a tout simplement repris les positions progressivement abandonnées par la droite de gouvernement au cours de son processus de soumission toujours plus grande au politiquement correct de la religion des droits de l'homme. D'aucuns parleront d'extrême droite. Pourquoi pas? Il ne faut pas avoir peur du mot et de l'amalgame qu'il semble permettre avec le nazisme, car il est sans fondement. Ambassadeur à Berlin, André François-Poncet notait que le nazisme, «adversaire acharné du conservatisme», s'affirmait comme «d'extrême-gauche» et «farouchement révolutionnaire». Et Eichmann indique à plusieurs reprises dans ses mémoires que sa «sensibilité politique était à gauche. Comme cela est bien connu, l'utopie nationale-socialiste frappait par ses ressemblances avec l'utopie communiste. François Furet a observé que dans les deux cas, il s'agissait de réaliser le paradis sur la terre et que les mêmes mots furent employés pour décrire la société harmonieuse que l'on prétendait fonder. Comme l'a montré Frédéric Rouvillois, le nazisme a en commun avec la gauche la volonté d'instaurer une société réconciliée et le projet de faire apparaître un homme nouveau.

Au contraire, dans ce que l'on appelle aujourd'hui extrême droite ou populisme de droite, il n'y a pas d'utopie, il n'y a pas de projet d'un monde parfait ni de rêve de changer l'homme. Il y a juste une demande d'ordre public, de sécurité des personnes et des biens, de respect des valeurs de durée du groupe humain considéré. C'est-à-dire de simples valeurs de droite. [...]"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Tout dans la Tradition, rien contre la Tradition, rien en dehors de la Tradition

3379512466.jpg« Fascisme » et « fasciste » sont aujourd’hui des termes de novlangue relevant de l’insulte. Ils servent, à l’instar du mot « nazi », à disqualifier toute personne qui tient un discours non conforme. Pour autant, le sens initial de ces mots résonne encore dans la tête d’un bon nombre de personnes, du militant politique jusqu’à l’historien.

En effet, les fascismes – non pas uniquement le fascisme italien – en tant que phénomènes politiques, doivent d’être étudiés et leurs résultats longuement médités. En 1977, Georges Gondinet et Daniel Cologne se prononcent sur cette épineuse question avec leur fascicule Pour en finir avec le fascisme. Essai de critique traditionaliste-révolutionnaire (1). L’objectif de ce roboratif essai au titre provocateur consiste tout d’abord à mettre dos à dos les deux « mythologisations » du fascisme : la première positive, émanant des milieux dit d’extrême droite; la seconde provenant des ennemis du fascisme, soit le libéralisme et le marxisme. Les auteurs se posent en « héritiers partiels et lucides ». Leur critique du phénomène fasciste s’inscrit donc dans une troisième voie où dominent l’influence de la Tradition Primordiale et le recul historique.

Les critiques du condominium libéralo-marxiste (les auteurs parlent de « critique externe ») n’ont guère évoluées en quarante ans et ne méritent pas que l’on s’y attarde. La « critique interne », c’est-à-dire celle de la Droite radicale, est quant à elle « surtout l’œuvre de nostalgiques, des gens qui ont vécu et apprécié cette époque, de sentimentaux attachés à l’image qu’ils se font de leur passé (p. 11) ». Maurice Bardèche et sa conception rêvée du fascisme n’est pas de leur goût, car selon eux elle ne « débouche pas sur une critique interne, sur une proposition politique nouvelle, sur un fascisme purifié (p. 12) ». Ceci n’enlève rien à l’une des facettes du phénomène fasciste, soit sa proportion à renouer vers un nouvel âge d’or, dans une tentative de restauration de nature héroïque, en plein âge du loup. « Le fascisme nous apparaît comme l’effort révolutionnaire pour retrouver, en plein cœur de la modernité décadente, un monde où la puissance sociale et la supériorité naturelle soit fondées sur des critères spirituels plutôt que matériels (p. 13). » Rebondissant sur deux critiques professées par les libéraux, celles de l’impérialisme et du racisme, Daniel Cologne et Georges Gondinet, en bons défenseurs de l’idée traditionnelle, affirment que « le monde traditionnel connut l’idée impériale et la race, nullement l’impérialisme et le racisme (p. 13) ».

Néanmoins le phénomène fascisme atteint sa limite malgré la tentative de restauration de type héroïque qu’il prétend incarner. En effet, son vitalisme est avant tout perçu comme une dégradation d’un élément autrefois supérieur : « son défaut fut de considérer l’héroïsme comme l’expression de la “ volonté de puissance ”, l’affirmation brutale de la vie, l’exaltation dionysiaque de l’être subintellectuel, le culte de l’action pour l’action, la libération des forces instinctives délivrées de tout interdit moral ou religieux et de toute préconception de l’esprit (p. 16) ». En clair, et les auteurs reprennent d’ailleurs volontiers le terme de Spengler, l’homme façonné par le fascisme est l’incarnation typique de l’« homme faustien ». L’influence de la philosophie typiquement naturaliste de Nietzsche n’échappe donc pas à la critique. « En prônant le naturalisme nietzschéen, le fascisme a voulu renouer avec la grande tradition de l’Europe. En cela, il se trompait. En effet, pour saisir l’essence de la tradition européenne, il faut avoir recours à la conception de la “ spiritualité primordiale ” (Evola) (p. 17). » Ainsi pour renouer avec un idéal à la fois européenne et traditionnelle, la nécessité de se tourner vers un type ascético-militaire comme ce fut le cas avec l’Ordre du Temple par exemple. À l’époque contemporaine et à l’instar de Julius Evola, Georges Gondinet et Daniel Cologne se tournent vers la Garde de Fer du Roumain Codreanu et la Phalange de l’Espagnol Primo de Rivera plutôt que vers le régime du Duce.

2756738335.jpgLa question du matérialisme biologique, c’est-à-dire de la race, figure parmi les sujets évoqués dans cet essai. En bon évoliens, les auteurs condamnent le racisme biologique national-socialiste et adoptent sans réelle surprise les positions de Julius Evola exprimées dans Synthèse de doctrine de la race (2). « La pureté de la race ainsi comprise résulte de l’équilibre entre les trois niveaux existentiels : l’esprit, l’âme, et le corps. Il n’y a pas de pureté raciale sans une totalité de l’être, un parfait accord entre ses traits somatiques, ses dispositions psychiques et ses tendances spirituelles (p. 24). » Les auteurs en arrivent à la conclusion que la race de l’esprit, qu’ils nomment « générisme » est « la condition sine qua non du dépassement du fascisme, du retour à un traditionalisme véritable, de l’effort vers une révolution authentique (p. 25) ».

Après avoir mentionné la distinction entre totalitarisme et « totalitisme », terme que l’on pourrait remplacer par les concepts de holisme ou d’« organicité », Daniel Cologne et Georges Gondinet s’attardent sur l’aspect socialiste du phénomène fasciste. Bien que « le socialisme est une des concessions du fascisme à la modernité (p. 38) », son principal intérêt réside dans la sublimation du prolétariat et de la bourgeoisie car « il débourgeoise le nationalisme en l’unissant au socialisme et déprolétarise le socialisme en lui adjoignant le nationalisme (p. 31) ». Ce dernier découle d’une vision du monde, il n’est pas une technique ou un moyen pour arriver à une fin; les auteurs citent Moeller van den Bruck pour appuyer leurs propos. « Le socialisme, c’est pour nous : l’enracinement, la hiérarchie, l’organisation (p. 32). » Enfin, d’un point de vue social, les auteurs, sans jamais utiliser le terme, insinuent l’idée de caste. « Dans le monde apollinien, la solidarité primordiale est ressentie au niveau de catégories éthiques supranationales, entre des classes d’hommes dont les critères transcendaient le plan naturaliste ou racial. […] Le paysan français attaché à sa terre est plus lié au paysan allemand ou italien partageant sa mystique du sol qu’à l’ouvrier embourgeoisé et déraciné de la banlieue parisienne (p. 34). »

En guise de conclusion à cet essai, Georges Gondinet et Daniel Cologne font un rappel salutaire quant à l’idée, mais surtout au fait, que « le fascisme n’a de sens que dans le contexte de la culture albo-européenne (p. 37) ». Ils rappellent aussi que le fascisme ne se résume pas simplement à une troisième voie politique; cela consisterait à réduire la portée du phénomène fasciste, chose qui « conduit à de graves erreurs (p. 37) ». Ces propos visent clairement certains au sein de la mouvance nationale-révolutionnaire, adeptes du « tiers-mondisme de droite », et qui encensaient à l’époque les divers mouvements de « libération nationale » franchement hostiles au monde blanc. À ce sujet, Philippe Baillet, ancien collaborateur de la revue Totalité où écrivaient aussi Gondinet et Cologne, a fait le tour de la question dans son livre L’Autre Tiers-mondisme. Des origines à l’islamisme radical (3). Enfin, les auteurs énumèrent les concepts-clé de la pensée traditionaliste-révolutionnaire : la volonté de valeur, l’idée impériale, le « générisme », l’État organique, le « totalisme ». « Tels sont les grands axes de la pensée traditionaliste-révolutionnaire permettant d’en finir avec le fascisme, ses erreurs passées et sa déformation présente (p. 40). »

Bien que cet essai fut écrit en 1977, certains propos n’ont pas vieilli, là où d’autres ne sont peut-être plus ou alors moins d’actualité. Nous pensons bien sûr aux attaques à peine dissimulées à l’encontre de la Nouvelle Droite qui à l’époque, et comparé à aujourd’hui, méritait bien son épithète de Droite. Daniel Cologne a toujours été critique envers le nietzschéisme. Nous ne pouvons pas le lui en vouloir. Remettons toutefois les choses à leur place. Comparé à l’involution de la philosophie et de l’éthique du monde moderne, comparé à la subversion galopante des sociétés humaines, notamment celle en cours au sein de la société occidentale, le recours à la philosophie éthique et vitaliste de Nietzsche est définitivement un pas en avant de nature anagogique, comparable au « cycle héroïque » d’Hésiode. Toutefois, il ne doit pas être une finalité, mais une étape vers l’idéal défendu par Georges Gondinet et Daniel Cologne dans ce cas de figure, et par celui de Julius Evola avant eux. La nature de la philosophie nietzschéenne est naturaliste, dionysiaque, c’est-à-dire qu’elle prend source dans l’immanence, alors que la Tradition ou plus exactement l’Âge d’Or, d’essence apollinienne, prend sa source dans la transcendance ou la « transcendance immanente » chère à Evola. Nieztsche a cependant le mérite de focaliser sa philosophie sur l’européanité (5) là où certains éveilleurs de la Tradition, Frithjof Schuon en tête, négligent totalement les voies « européennes » de la philosphia perennis

Cet opuscule que l’on peut aisément comparer au Fascisme vu de Droite (4) synthétise en partie ce dernier. Cependant, sa nature est différente car la prise de distance toute évolienne du premier cède la place, dans le deuxième, à un volontarisme politique assumé. Court dans le format, direct dans le propos, sa place est naturellement entre les mains de militants. Il est également appréciable que les auteurs ne tombent jamais dans le battage de coulpe, chose qui aurait été surprenante.

« Messagère d’une nouvelle aurore (p. 14) », la Tradition et son incarnation politique, le traditionalisme-révolutionnaire, constitue l’étape d’après dans le perfectionnement d’un mouvement politique d’envergure européen. Le traditionalisme-révolutionnaire est d’autant plus d’actualité dans notre Europe de l’Ouest enlisée dans le laïcisme et le matérialisme. La critique de Daniel Cologne et Georges Gondinet ne plaira sans doute pas aux fascistes orthodoxes, tandis que les militants néo-fascistes, sur lesquels l’influence de Julius Evola est souvent prépondérante, devraient y être plus réceptifs. Certains traditionalistes, ceux qui se tiennent strictement à l’écart de tout engagement politique, ne doivent pas non plus bouder ce fascicule. Pour en finir avec le fascisme. Essai de critique traditionaliste-révolutionnaire mériterait d’être réédité, tout comme Éléments pour un nouveau nationalisme (6), opuscule doctrinal paru dans un format identique dont l’auteur est Daniel Cologne. Nous espérons que des éditeurs à contre-courant entendrons notre appel…

Thierry Durolle

Notes

1 : Georges Gondinet et Daniel Cologne, Pour en finir avec le fascisme. Essai de critique traditionaliste-révolutionnaire, Cercle Culture et Liberté, 1977.

2 : Julius Evola, Synthèse de doctrine de la race, Éditions de L’Homme Libre, 2002.

3 : Philippe Baillet, L’autre tiers-mondisme. Des origines à l’islamisme radical, Akribeia, 2016.

4 : Julius Evola, Le Fascisme vu de Droite, Pardès, 1981.

5 : Friedrich Nietzsche, « Regardons-nous en face. Nous sommes des Hyperboréens », dans L’Antéchrist, 1894.

6 : Daniel Cologne, Éléments pour un nouveau nationalisme, Cercle Culture et Liberté, 1977.

Bistro Libertés avec Jean-Paul Brighelli / Jean Michel Blanquer : Réformateur ou enfumeur ?

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Alain Finkielkraut : « Edwy Plenel a été un compagnon de route, sourd et aveugle, de l’islamisme »

L'esprit de l'escalier parAlain Finkielkraut

Chaque dimanche, sur les ondes de RCJ, Alain Finkielkraut commente, face à Élisabeth Lévy, l’actualité de la semaine. Un rythme qui permet, dit-il, de « s’arracher au magma ou flux des humeurs ».

A écouter ici

10:15 Écrit par pat dans actualité, immigration, islamisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

11 novembre, De Gaulle et ses guignols

Patrick Parment

A chaque 11 novembre on nous sort la même soupe : le pèlerinage à Colombey-les-deux-Eglises qui est aux gaullistes ce que La Mecque est aux musulmans. Il y a un mythe gaulliste lié à une légende fabriquée de toute pièce et qui ne reflète que peu la réalité. L’homme du 18 juin n’y est pas pour grand-chose dans la victoire des Alliés sur les Allemands en 1944. En revanche, De Gaulle avait bien compris que les Américains étaient des envahisseurs autrement plus dangereux que les Allemands. Dans le grand cirque guerrier de 39-45, le rôle de la Résistance est marginal. Ce qui l’est moins, c’est l’attitude des communistes qui ont poussé les Allemands à prendre des otages suite à l’assassinat aveugle et gratuit de soldats allemands.  Ce qui l’est moins toujours, c’est l’attitude des communistes durant la grande braderie de l’Epuration où ils s’en donnèrent à cœur joie pour régler leurs petites affaires. Et sur cette période douloureuse de notre histoire, on n’a que le silence du camarade De Gaulle, intronisé, il est vrai, par Joseph Staline en 1941 qui lui sauva la mise à Londres auprès de Churchill.

Puis il y a le De Gaulle du coup d’Etat du 13 mai 1958 et surtout le De Gaulle qui va brader l’Algérie aux tueurs du FLN. Depuis cette date, tous les gouvernements se sont couchés devant les autorités algériennes pour le plus grand bonheur du patronat français.

La seule chose que l’on retiendra de De Gaulle est qu’il a agi et régné comme un monarque grâce à une constitution frisant le fascisme. Le reste, c’est de la posture, sans plus.

Alors De Gaulle….

Mais commémorer le 11 novembre 1918 est un devoir, car Il faut rendre hommage à nos poilus qui étaient pour la plupart de braves paysans que l’on a arraché à leur terre et à leur famille.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

FRANÇOIS, NICOLAS, ALAIN : LES HAS BEEN FONT LEUR COME-BACK !

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En une semaine, ils ont fait leur réapparition sur les écrans. Ils ? Les vaincus de Macron, les perdants, les has been – pour ne pas dire les « had been » – de la politique française. Les battus du monde d’avant. Un come-back de tous les instants, sur presque tous les sujets. Et cela nous laisse un sentiment partagé : pitié pour eux, admiration pour ce Président qui les a poliment rangés dans le grenier de la République.

Le premier à revenir, ce fut François Hollande. Après les piques et les conseils adressés à son successeur, qui sut saisir son destin en se faisant le Brutus d’un César déjà moribond, il est de toutes les commémorations : 11 novembre, mais aussi 13 novembre, puisqu’il fut le Président qui « géra » cela. Il multiplie également les conférences, pendant que ses conseillers essaient de nous faire vibrer sur la gestion de l’affaire Merci pour ce moment dans les coulisses de l’Élysée. Réaction des Français ? Elle est catégorique. Les Français ne veulent absolument pas revoir M. Hollande. Dans le sondage Elabe pour Les Échos et Radio Classique, il perd six points en un mois, à 16 % de bonnes opinions ! Et la part des mauvaises opinions à son égard progresse à 71 %. Du jamais vu pour un ancien Président.

Pour le 11 novembre, le Président Macron a pris soin d’inviter également M. Sarkozy. Et, à l’occasion de l’hommage rendu à Clemenceau, M. Sarkozy n’a pas hésité à se comparer au Tigre ! Les temps ont changé, mais pas M. Sarkozy. Cela devrait conduire M. Wauquiez à relativiser les conseils que vient de lui donner son ancien mentor : « Celui qui ne rassemble pas, qui pense qu’une famille politique, c’est une secte, ne peut pas défendre ses convictions. » Le parcours de M. Sarkozy, dans les temps nouveaux du macronisme, n’est peut-être pas le modèle à suivre.

Ce souci des usages républicains, qui honore M. Macron, particulièrement auprès de l’électorat âgé et qui eut la faiblesse de voter un jour pour un Sarkozy ou un Hollande (et cela fait beaucoup de monde), le sert bien au-delà : la photo souligne le contraste, rappelle la jeunesse et la nouveauté de celui qui a tout balayé du monde d’avant. Et le monde d’avant, tel qu’en lui-même, se prête de bonne grâce à marteler le message. MM. Hollande et Sarkozy ? De splendides utilités dans le ballet macronien. De petites lueurs déclinantes qui en font un Roi-Soleil.

Mais nous allions oublier un dernier revenant. Le meilleur pour la fin : M. Juppé. D’après Sud-Ouest, il a été enthousiasmé par le discours de M. Macron sur l’Europe à la Sorbonne et souhaite participer, pour les prochaines élections européennes, à un grand courant pro-européen que conduirait le chef de l’État. Rien d’étonnant du point de vue politique. Rien d’étonnant non plus, d’un point de vue médiatique, que les brumes bordelaises de novembre poussent M. Juppé à vouloir lui aussi capter un peu de la lumière macronienne.

Mais on se demande si M. Macron a vraiment intérêt à ce rapprochement. Deux anciens Présidents, qui incarnèrent chacun, avec leurs défauts, la droite et la gauche d’avant, cela a du sens. Mais M. Juppé, qui ne fut jamais Président et qui n’incarna finalement qu’un gaullisme creux, un centrisme indécis et une béatitude confondante sur les questions d’Europe et d’immigration, est-ce vraiment utile ? N’a-t-il pas déjà donné avec M. Bayrou ? Maintenant qu’il est Président, quelle utilité de ringardiser sa personne et son projet par un Juppé qui n’a cessé de se « bayrouiser » ? N’a-t-il pas pris, avec M. Philippe, un technocrate falot que l’on dit bon gestionnaire, le meilleur de ce qu’il avait à prendre chez M. Juppé ? Pourquoi vouloir aller plus loin dans cette voie ?

À moins que le macronisme ne soit qu’un juppéisme juvénile.

http://www.bvoltaire.fr/francois-nicolas-alain-has-been-b...

Crèches interdites, calvaires déboulonnés, croix démontées… Les laïcards en guerre contre l’héritage français

 

[EN COUVERTURE] Crèches interdites, calvaires déboulonnés, croix démontées… Les laïcards en guerre contre l’héritage français >> http://bit.ly/2ygBqAU 

 

 

 

Pierre Yves Rougeyron : Grand entretien d'Octobre 2017 Partie II

Cette droite, incarnation des puissants, a abdiqué toute défense de la souveraineté nationale

L'avocat Philippe Fontana raconte dans Valeurs Actuelles une anecdote qui illustre l'état d'esprit d'une droite française libérale et internationaliste déconnectée des Français et désintéressée de l'avenir de notre nation :

"L’invitation provient conjointement des associations d’anciens élèves et parents d’élèves d’un chic, mais néanmoins très classique établissement catholique du 16ème arrondissement de Paris. Un ancien élève est invité à discourir, en sa qualité de  « dirigeant chrétien » au soir de ce 8 novembre sur « un des grands messages du Pape François : "le vrai Pouvoir est celui de Servir". »

Il porte un de ces noms illustres qui résume, pour tout Français, l’histoire de son pays, des Croisades à Dien-Bien-Phu. Sorti de cet établissement où il a fait toutes ses classes, c’est naturellement qu’il a fréquenté HEC puis l’ENA, avant d’entrer à l’inspection des finances. Récemment retraité de sa position de PDG d’une société du CAC 40 exercée pendant seize ans, l’orateur, aux traits étonnamment jeunes, cintré dans un de ces costumes d’une belle étoffe, se livre à une fresque brillante sur l’évolution du monde d’aujourd’hui. Rappelant sa qualité d’ancien administrateur de l’université des dirigeants chinois, telle qu’il aime à la présenter, l’invité attire l’attention de son auditoire sur la fin de l’hégémonie occidentale, confrontée aux forces orientales.

Très bon orateur, le discours prononcé sans aucune notes, est fluide, troussé de ses anecdotes qui, très naturellement contées, démontre à un auditoire captivé et subjugué, la pratique quotidienne des puissants et la connaissances des affaires mondiales. Puis, prospectif en diable, l’invité énumère les quatre grands facteurs qui risquent de troubler le cours de humanité ces prochaines années : changement du climat, évolution de la démographie, rapidité des progrès technologiques et menace des idéologies. Plus précisément sur la démographie, l’orateur attire l’attention sur un phénomène nouveau en occident qu’est la coexistence de 5 générations, illustrant ainsi le vieillissement de la population européenne, tout en rappelant que l’Afrique va connaître un nouveau milliard d’habitants, à l’orée des années 2050.

L’orateur ne manque pas de préciser que ce monde si changeant aura besoin de dirigeants dont les valeurs, sans jamais se risquer à les définir, leur permettront de se distinguer et d’assurer sa bonne marche. Evidemment, l’invité de son ancien collège ne manque pas de préciser à plusieurs reprises qu’il n’a jamais caché sa qualité de chrétien, ce qui ne l’a aucunement nui dans sa carrière.

De qui cette droite est-elle le serviteur ?

Troublé par un discours brillant mais si pénétré de généralités qu’il en devient trop théorique, un ancien condisciple, plus jeune d’une génération et d’une position plus modeste, se risque à lui poser une question. 

Après le compliment d’usage, mais sincère, il lui demande, sur le sujet de la démographie, quelles sont ses propositions pour rétablir la natalité en France et limiter la vague migratoire. Passé un moment de surprise et un bon mot invitant son jeune camarade à procéder au repeuplement du pays dès cette nuit, le catéchisme de la mondialisation heureuse va alors être récité pour conjurer le réel malheur à nos portes : une chute drastique de la natalité française, compensée par un afflux croissant d’immigration. La palme de sa réponse fut de donner comme exemple la réussite de Madame Merkel en Allemagne où le million d’immigrants serait, selon l’invité, en train de s’intégrer.

Au delà de l’anecdote, que retenir de cette soirée ? Que le discours de l’invité est celui du parfait représentant d’une droite libérale et internationaliste à l’insolente réussite, mais dont on peine à distinguer l’âme.

Cette droite n’est plus au service de la Nation.

Preuve en est le désintérêt montré par l’orateur pour l’évolution catastrophique de la politique familiale française, dont déjà Michel Debré se faisait le Cassandre. Ce point, capital pour la survie du pays, ne semble mérité ni d’être évoqué ni bien sûr résolu. Alors, de qui est-elle le serviteur, sinon des puissants, à l’image de l’orateur évoqué, s’accommodant indifféremment d’une classe politique qu’il inspire intellectuellement et qu’il réconforte matériellement ?

Dans son discours, l’invité de son ancien collège assure un ralliement présenté comme inéluctable à Emmanuel Macron, après avoir rappelé son actif soutien à François Fillon. Ralliement justifié par une « vraie vision de l’Europe » de l’actuel président de la République dont l’incantation dispense de toute définition. Effectivement, il incarne le « vrai pouvoir » thème de la réunion. Mais au service de qui ? Son discours laisse à penser que ce n’est pas au service de l’intérêt national, ni des plus démunis.

Cette droite, incarnation des puissants, a abdiqué toute défense de la souveraineté nationale ayant choisi de se situer exclusivement sur une échelle européenne et transnationale.  Pour preuve de son indifférence, elle laisse ce combat à Mélenchon ou Philippot. En ce jour anniversaire de la disparition du Général de Gaulle, c’est ce dernier qui fleurit désormais sa tombe.

En tout cas, loin du discours évangélique, elle n’apparaît pas comme le serviteur des plus démunis. Les souffrances du pays, la précarité de millions de nos concitoyens, ne sont jamais évoquées, abstention d’autant plus coupable que son auguste représentant connaît parfaitement les rouages de la réussite, qu’il incarne si bien."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Moïse

06:12 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |