
par Gérard Leclerc
Dans un récent article de La Croix, le philosophe Martin Steffens pose la question : « Avons-nous encouragé assez fermement Quentin Deranque à se laisser toucher par le message désarmant et universel de l’Église afin qu’il convertisse les idéaux identitaires en soin des plus petits ? »Cette façon de s’interroger à propos du cas singulier d’un jeune homme mort dans les conditions que nous savons n’entraîne pas une adhésion spontanée. Car elle repose sur l’oubli des conditions de cette mort, c’est-à-dire le climat particulièrement violent qui caractérise les relations politiques dans une ville comme Lyon, notamment dans le milieu universitaire. Que Quentin ait été engagé dans un combat politique qui l’opposait à une extrême gauche virulente ne saurait être mis entre parenthèses, d’autant que cela est caractéristique de la situation et de l’évolution de jeunes gens aux prises avec les réalités de leur temps.

