- Page 2
-
-
P. Ploncard d'Assac Entretien sur l'actualité n°3 (avec Florian Rouanet)
-
La démocratie impopulaire
Alors que s'est ouvert à l'Assemblée nationale le débat sur le mariage homo, s'il fallait une preuve supplémentaire de la décomposition des idées soixante-huitardes au fur et à mesure que les anciens combattants de ce mai, ce joli mois de mai d'imposture, s'enfoncent irrémédiablement dans la sénescence, le besoin d'autorité du peuple français, tous âges et toutes classes confondues, révélé par un sondage récent, la fournirait (1). Pensez-donc ! 87 % des Français considèrent que le pays a besoin d'un vrai chef pour remettre de l'ordre et 86 % que, d'une manière générale, l'autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd'hui... Dur à avaler pour ceux qui braillaient dans leur jeunesse : « Il est interdit d'interdire ! »
D'autant que ce même sondage confirme la lucidité des Français : pour 82 % d'entre eux, « les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels », 62 % les jugeant même « corrompus » ; 58 % estiment que les journalistes font mal leur travail et 72 % qu'ils ne parlent pas des vrais problèmes des Français ; 70 % déclarent qu'il y a « trop d'étrangers en France » et 62 % qu'on « ne se sent plus chez soi comme avant ».
On comprend que José Bové, d'Europe Écologie-Les Verts, prenne peur : « C'est très grave : cela me donne le sentiment que les gens ne croient plus dans la démocratie. C'est une vision de la politique complètement régressive. (2) ».
Merci à notre soixante-huitard attardé de confirmer que démocratie et autorité sont bien antinomiques ! La vraie autorité, celle qui s'exprime à travers un chef - chef de famille, chef d'entreprise, chef d'atelier ou chef d'État, qu'importe ? Chacun est chef dans son ordre et tous les ordres, dans leur inégalité même, sont respectables car tous concourent au bien commun - la vraie autorité est bien antinomique d'une idéologie qui, en donnant une souveraineté illusoire au "peuple", arrache au pays réel la maîtrise de son destin dans les affaires qu'il a la compétence de gérer, pour le livrer pieds et poings liés à une caste de politiciens qui prétend le représenter pour mieux l'asservir, laissant parallèlement le pays s'enfoncer dans un désordre établi, dont les plus fragiles sont les premiers à souffrir. Délinquance, déferlante migratoire, communautarisme, chômage, disparition des frontières, mariage gay et homoparentalité, c'est à toutes les structures de la société, à tous les repères que ce désordre établi s'attaque, avec pour seul objectif de laisser un pays réel déboussolé, livré à un matérialisme asservissant et égocentrique, à une atomisation négatrice des solidarités via une sacralisation illusoire de l'autonomie individuelle, à un constructivisme autodestructeur et déshumanisant, à un consumérisme niveleur et déresponsabilisant. Il est interdit d'interdire... pour mieux empêcher le pays réel de résister - car ce sont les mêmes imposteurs qui dénoncent désormais la libération de la parole !
Eh bien oui, la parole se libère ! Elle ne fait même que commencer à se libérer ! Les Français la reprennent après avoir subi, plus de quarante années durant, la chape de plomb d'un ordre moral d'autant plus totalitaire qu'il était inversé. Ce million de citoyens descendus dans la rue, le 13 janvier, cette mobilisation qui ne décroche pas, ceux encore plus nombreux qui, n'en doutons pas, défileront le 24 mars prochain, sont bien l'expression d'un instinct de survie que les sondages, qui évoquent une « droitisation » de la société, alors qu'il s'agit d'un simple retour du bon sens, ne font que confirmer.
Sursaut incompréhensible du pays réel au moment où vont être adoptés la dénaturation du mariage et de la parenté, bientôt la PMA, la GPA et le droit du beau-parent - en attendant l'euthanasie et la recherche sur l'embryon ? Au contraire ! Quand Berge, sans être aussitôt accusé de dérapage par ses amis du Parti socialiste, compare les opposants au mariage gay à des antisémites, réduit la femme à la fonction de Caddy et fait de l'enfant un objet de consommation, quand des manifestants amis du pouvoir font porter à un enfant de dix ans une pancarte sordide et que cette promotion avérée de la pédophilie n'est pas réprimée ni même dénoncée par les pouvoirs publics, quand ce même Parti socialiste cautionne des dérapages antichrétiens aussi abjects que haineux dans les manifestations qu'il coorganise, quand le discours officiel ignore la révolte du pays réel et laisse une nappe nauséabonde de vulgarité, de suspicion, de mépris, voire d'appels au meurtre (3), proférés par des associations subventionnées et représentées dans les couloirs ministériels, se répandre sur tout un pays avec la complicité active de média publics devenus de simples courroies de transmission des lobbies, alors oui, plus encore que de décomposition, c'est de putréfaction qu'il faut parler. De la putréfaction d'une idéologie qui a conclu un pacte secret avec l'instinct de mort. Car l'héritage de cette génération perdue et de sa progéniture est terrible : hier l'avortement et la libération sexuelle ouvrant sur la plus grave pandémie depuis la peste, aujourd'hui le mariage « pour tous » entraînant, en raison même de sa stérilité constitutive et au nom d'un criminel droit à l'enfant, la filiation-fiction et la marchandisation du corps humain. Et demain, pour couronner le tout, l'euthanasie et la recherche sur l'embryon. Oui, le secret de cette génération perdue, c'est bien son nihilisme, c'est bien l'instinct de mort.
Après l'avortement, qui visait le fruit, après le Pacs qui visait la structure en créant un ersatz de mariage à la fois pour l'affaiblir et habituer les esprits à d'autres prétendues formes de "couples" et de "familles", c'est désormais à la racine, c'est-à-dire, via le mariage lui-même, à la parenté qu'il convient de s'attaquer pour finir de liquéfier la société.
Mais, la crise aidant, les Français se sentent légitimement cernés de toutes parts. Chômage, précarité, dette, immigration, disparition des frontières, délinquance, mariage homo et homoparentalité, tout échappe, tout leur échappe, d'où ce besoin de vraie autorité, car l'autorité, avant même de rassurer, est ce qui établit, assure. Chaque jour davantage, les Français comprennent que le pouvoir actuel, aussi servile envers le mondialisme et indifférent à leur sort que le précédent, n'a d'autre finalité que d'achever la décomposition de la société entamée il y a plus de quarante ans. Loin d'être une diversion, c'est le simple développement d'une logique nihiliste. D'où cet instinct de survie du pays réel. D'où cette résistance naissante et cette lucidité croissante sur les maux et leur origine. D'où cette parole qui se libère et se libérera de plus en plus pour exiger le retour du bon sens. D'où cette exigence d'autorité. D'où, enfin, cette contre-révolution spontanée, qui se lève sous nos yeux, comme une espérance, et à laquelle il conviendra, le moment venu, de donner la forme salvatrice de la royauté - car la figure la plus haute et la plus pure de l'autorité, c'est bien celle du roi qui, en mêlant celle du père avec celle du chef, conjugue l'amour avec le commandement : cette figure que veulent précisément détruire, en la brouillant à son origine, les tenants de la dénaturation du mariage et de la parenté.
François Marcilhac Action Française 2000 février 2013
1- http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2013-01-24-france-2013-nouvelles-fractures
2 - Le Monde du 24 janvier 2013.
3 - « Un-e hétéro = une balle, une famille = une rafale » : pancarte LBGT lors de la manifestation homosexualiste du 19 novembre 2012. -
Le colbertisme, un mercantilisme louis-quatorzien
A la fin du XVIIème siècle, la mutation de l’agriculture française permet de subvenir aux besoins d’une population française en constante croissance. Elle devient même la population la plus nombreuse d’Europe avec environ 22 millions d’habitants, loin devant les autres pays. Cependant, l’économie française étant essentiellement agricole, la préoccupation majeure des différents surintendants des finances des XVII et XVIIIème siècles fut de diversifier cette économie afin de la rendre moins dépendante des aléas climatiques.
Colbert en tenue de l’ordre du Saint-Esprit,
par Claude Lefèbvre (1666).Le colbertisme en tant que pratique économique est une application du mercantilisme théorisé bien avant Colbert, notamment par Bodin, Garrault, Laffemas ou encore Montchrétien, des économistes réputés de cette époque.
Jean-Baptiste Colbert arrive donc à la surintendance des finances, sorte de ministère des finances et de l’économie, en septembre 1661, au moment de l’arrestation de Fouquet.
L’idée phare qu’il a défendu tout au long de sa carrière a été que l’économie devait être au service de l’Etat et de la politique qu’entendait mener le Roi. Pour cela il se basa sur deux principes qui sont, d’une part la maîtrise des flux monétaires et d’autre part une vue statique de l’économie.
Ces deux principes voulaient que l’augmentation de l’argent dont disposait le pays se faisait aux dépends d’un autre pays. Il fallait donc le retenir par tous les moyens. Pour schématiser, plutôt que de faire entrer et sortir l’argent du pays, il vaut mieux fixer le flux entrant de capitaux dans des investissements sur le sol français (Par exemple dans des entreprises) et faciliter les flux sortants de biens manufacturés au sein des usines françaises. Le but ultime étant d’avoir une réserve de capitaux importante à l’intérieur ainsi qu’une balance du commerce extérieur en excédent. Colbert mit donc en place des contrôles douaniers sévères pour éviter une fuite des capitaux mais aussi pour favoriser le marché intérieur aux dépends de l’offre étrangère.
Dans la vision de Colbert, seul l’Etat a une vue d’ensemble sur l’économie du pays plutôt que de laisser faire les différentes professions qui défendent leurs intérêts uniquement.
L’action de Colbert sur l’économie de notre pays s’est portée suivant deux axes : l’économie tournée vers l’intérieur et celle tournée vers l’extérieur.
En France, il choisit de donner une impulsion à l’industrie car il compte sur elle pour rivaliser avec les grandes puissances économiques que sont, à l’époque, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Il décide d’unifier le marché intérieur pour faire circuler de manière équitable les marchandises. Il crée les manufactures royales pour attirer les ouvriers qualifiés et favoriser l’innovation.
La mise en place progressive d’une uniformisation des différents règlements sur la fabrication de produits manufacturés pour obtenir une montée en gamme généralisée de la production française.
La création des manufactures participe de ce bouleversement en soumettant les entreprises à un contrôle direct de leurs pratiques.Versailles étant un des endroits les plus fréquentés par la noblesse du monde à l’époque, Colbert s’en sert comme d’une vitrine pour exporter l’excellence française sur la planète. C’est un plan simple et redoutable à la fois : d’une part, il valorise la production intérieure en empêchant autant que faire se peut les produits étrangers de rivaliser avec ceux fabriqués en France, d’autre part il favorise la demande étrangère pour les produits manufacturés français. Cela permet une croissance de l’importance de la France dans le commerce international et surtout, ce qui est le coeur de la stratégie colbertiste, c’est l’enrichissement du trésor royal qui augmente de façon considérable. Colbert poursuit ce but depuis son accession au poste de surintendant des finances. Cet enrichissement du trésor permet à Louis XIV de mener les nombreuses guerres.
A l’étranger, Colbert mise en grande partie sur la flotte de commerce pour concurrencer le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Il favorise la constitution des grandes compagnies de commerce sur le modèle hollandais et facilite leurs implantations outre-mer par la création de comptoirs de commerce dans les colonies.
Le système qu’il établit en France continue son oeuvre malgré sa mort prématurée en 1683. Le corps des inspecteurs devient un véritable corps au service de la valorisation de la production française.Cependant, le colbertisme se trouve confronté à la montée du libéralisme, poussé par les Lumières. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, reprenant le vocabulaire faisant « l’éloge de la liberté », des économistes et chefs d’entreprises poussent le pouvoir pour qu’il abandonne les règlements qui uniformisaient la production de chaque objet sur tout le territoire national.
La révolution se chargea de raser ce que les rois n’avaient pu se résoudre à complètement abolir: par le vote du 27 septembre 1791, les Constituants décidèrent l’abolition des règlements de fabrication et de l’Inspection des manufactures.Loin de résoudre les problèmes soulevés par un dirigisme un peu trop appuyé de l’Inspection des manufactures, l’abolition décrétée par l’assemblée constituante en crée de nouveaux: elle frappe d’infamie toute idée d’appliquer une règlementation quelconque dans la production d’un produit.
Cela supprime aussi le rôle d’intermédiaire entre les entreprises et l’Etat que jouait l’Inspection et oblige l’Etat à légiférer de manière générale et non par branche comme le bon sens le voudrait. De plus le corollaire de la suppression de l’Inspection a amené celui des corporations, ce qui empêche le développement de réelles organisations sociales. Nos syndicats français n’en sont que la pâle imitation. La conséquence de cette suppression est une organisation des syndicats sur une base politique et non professionnelle, contrairement à l’Allemagne par exemple.Sans pour autant idéaliser ou de dénigrer l’action, il faut reconnaître à ce grand homme le mérite d’avoir toujours voulu mettre l’économie au service de la grandeur de la France et, cela de manière volontariste. Le problème de l’Etat aujourd’hui serait son incapacité à déterminer une politique économique claire, enchaîné qu’il est par le libéralisme issu des Lumières. De plus le destin de l’économie française échappe aux mains des politiques. L’économie n’est donc plus subordonnée au politique. Ce changement est conjugué au transfert à l’Union européenne de nombreuses prérogatives capitales dans le domaine économique, notamment dans le domaine monétaire.
Bibliographie :
MINARD, Philippe, La fortune du colbertisme, État et industrie dans la France des Lumières, Paris, Fayard, 1998. -
Moins de chômeurs, c’est possible grâce à l’UMP ?
PARIS (NOVOpress Breizh) – Miracle, contrairement aux attentes, en décembre 2012, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi n’a progressé que de 300 en catégorie A, alors que la tendance était à + 30.000 par mois depuis un an. « Cette stabilité est appréciable », a commenté Michel Sapin, ministre du Travail. Tout en demeurant prudent : « Pour autant, elle ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse observée depuis 2008. » (Le Figaro Economie, 26-27/01/2013).
Effectivement, le ministre n’a aucune raison d’afficher une quelconque satisfaction. En effet, si on prend en compte les chômeurs en activité réduite (qui travaillent plus ou moins de 78 heures par mois), non seulement le nombre d’inscrits progresse de 10.200 en décembre 2012, mais il frôle désormais les 4,63 millions en France métropolitaine.
On peut également remarquer que cette stagnation inattendue du nombre de chômeurs de catégorie A s’explique par la très forte hausse des sorties de Pôle emploi en décembre (+24,5%) et des cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (+5,9%). La gauche reprend les recettes de la droite…
Pour l’instant, les deux armes dont le Gouvernement attend beaucoup (emplois d’avenir et contrats de génération) n’ont pas encore eu le temps de produire leurs effets. « Les emplois d’avenir démarrent doucement », titre Le Monde (06/02/2013). En effet, trois mois après le lancement du dispositif, le ministère du Travail et de l’Emploi comptait seulement 4.600 signatures effectives. Les 100.000 contrats prévus – au bénéfice quasi exclusif des « jeunes issus de la diversité » – semblent encore bien loin. Dans ce dossier le Gouvernement ne peut compter sur l’aide de l’opposition. Le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, Christian Jacob, a eu l’occasion d’indiquer la position de ses amis : « C’est une position très large du groupe. La ligne est relativement claire. Nous nous opposerons à ce texte parce que nous sommes dans un système uniquement tourné vers la fonction publique et rien pour le secteur marchand. » (Le Monde, 07/09/2012).
Mais affirmer que la politique de l’UMP est résolument antisociale serait inexact. En effet le parti de Jean-François Copé participe à sa manière à la création d’emplois ; il fait même beaucoup en la matière. Les chiffres montrent l’importance de l’effort consenti par les frères ennemis Copé-Fillon pour terrasser le chômage. Ainsi, dans les cinq instances censées piloter le parti (vice-présidence, secrétariat général et diverses commissions), 150 postes ont été attribués. A tel point que, si on considère par exemple, le nombre des vice- présidents, l’attelage ressemble fort à une armée mexicaine. Le 15 janvier, huit ont été nommés (Chatel, Wauquiez, Hortefeux, Gaudin, Karoutchi, Longuet, Estrosi, de Raincourt). Mais comme cela ne semblait pas suffire, une seconde promotion est apparue le 3 février : Dati, Kert, Audy, Fournier, Lamour, Falco, Gaymard. Avec en renfort, les vice-présidents nommés au titre des « mouvements » : Peltier (Droite forte), Jean Leonetti (Humanistes), Thierry Mariani (Droite populaire), Patrick Ollier (Gaullistes), Bernard Perrut (Droite sociale). On appelle cela une direction paritaire puisqu’on compte autant de copéistes que de fillonistes (Le Figaro, 05/02/2013). Vingt-cinq présidents, cela a de la gueule !
Toujours soucieux d’œuvrer positivement en faveur de l’emploi, Jean-François Copé s’est transformé en agent recruteur lors d’un déplacement à Agen le 6 février dernier. Il a annoncé sans rire qu’il allait demander aux secrétaires départementaux de son parti de publier des petites annonces dans toutes les villes afin de trouver des candidats pour les élections municipales de mars 2014 (Le Monde, 09/02/2013).
Qui dit mieux ? Si le P.S. suivait le même chemin, on pourrait diminuer notablement les effectifs de Pôle emploi…
Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, l'emploi, social 0 commentaire -
Le roi est toujours seul, par le Crieur du Cœur
Quelle erreur ! Perdre encore son temps à critiquer François Hollande ! Il n’est pas celui qui a, le premier, ouvert les portes du notre pays à une immigration non contrôlée donc dangereuse ; ni ouvert les caisses de l’État pour des dépenses inutiles et des cadeaux stupides !!!
Car le problème, ici et maintenant, c’est l’amas de courtisans, tous prêts à la lâcheté face aux loups en tous genres – y inclus du mauvais genre – face à la folle exigence des «nécessités de la vie» qui les mène à réclamer chaque jour un peu plus d’anarchie, un peu plus de laisser-aller, un peu plus de trahison des structures indispensables à toute société civilisée. En d’autres temps, on aurait appelé cela «la tactique du salami» ; mais aujourd’hui, un tel terme n’est ni kasher ni halal... il est médiatiquement incorrect. Mais qui est vraiment correct, de nos jours ?
L’ennemi, il est arrivé en colonnes : de la cinquième à bien d’autres, y compris celle des termites gueulards ! Je n’ai pas dit l’adversaire, car ils ont rapidement tombé les masques. Ils sont les ennemis de toute civilisation, car toute civilisation a besoin, pour survivre, d’une solide base de respect, d’ordre, de discipline, et aussi de mérite. Oui, même le socialisme, que je répudie car on l’a vu à l’œuvre et jugé à ses tristes résultats partout où il a sévi, même le socialisme nécessite indubitablement, pour structurer une société et survivre, d’ordre : c’est indiscutable.
Or, ce qu’ils tentent de promouvoir et d’instaurer, ce n’est ni le socialisme, encore moins la haïssable utopie communiste : c’est l’anarchie totale, la chienlit comme l’avait déjà démasquée le général De Gaulle ; en fait, et il n’y a pas d’autre mot en bon et vrai français : le bordel universel ; même pas l’homosexualité généralisée, n’en déplaise, mais une plurisexualité, l’infidélité établie comme base de toute relation : le négativisme envers et contre tout !
Il y a déjà longtemps que le mal-être, cette maladie psychologique aux graves conséquences, cause fréquente de la ruine des institutions, avait déjà atteint, bien avant l’endémie qui ronge et liquéfie les cerveaux (ou ce qu’il en reste) des artistes qui essaient d’être des humoristes, l’expression (ou la pensée) de celui qui a été considéré comme un grand comique, je crois qu’il se nommait Pierre Dac, qui avait lancé, en guise de slogan naïf sous forme de programme d’action, l’affreux aphorisme suivant : «Pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour» !!! Mais quel cerveau sain, normal, pourrait accepter une telle crétinerie qui, de plus, comporte sa stupide contradiction interne !
Le seul, le vrai problème de notre époque – oui, ça c’est ici et maintenant !- c’est la dissolution des pensées !!!
Car le pétrole, il va durer encore des décennies ; l’atome ? Mais ça, ça dure des millénaires ! Mais la liquéfaction des cerveaux, donc des sociétés, a déjà commencé ! Et que sera, que pourra être un « roi » sans âme et sans amis ? Nicolas, François, seront vite relégués au rang de tristes marionnettes d’un passé déstructuré, haché menu par les crocs insensés de toutes ces fourmis rouges et de tous ces termites multicolores, noyant sous les accents du flot de novlangue vomi par ces zombies sous forme de vœux non pieux mais insensés, débiles et déliquescents !!! Et, pire encore, vous citoyennes et citoyens laxistes ou crédules, en serez réduits – et ce sera peut-être encore pire- à appeler à l’aide les militants des partis organisés et majoritaires mais ignorés jusqu’alors, toutes ces « chemises » roses, rouges, vertes, brunes, noires...
Car toutes les anarchies sont destructrices, de Toulouse à Tombouctou, et elles se noient toutes, toujours, dans une dictature sanglante ; du Proche-Orient à l’Extrême-Orient, et j’en passe, car je ne puis crier toutes les souffrances de cette planète...
-
Les partisans du vote obligatoire feraient mieux de s’abstenir
Doit-on casser tous les thermomètres ?
Et si l’on cassait tous les thermomètres, est-ce que la fièvre disparaîtrait ? C’est à cette question enfantine que fait songer la proposition de loi enregistrée sur le bureau de l’Assemblée nationale le 6 février 2013, « visant à rendre obligatoire l’exercice du droit de vote ».
L’exposé des motifs est à lui seul un morceau d’anthologie : les auteurs de la proposition, parmi lesquels figurent les hérauts de la Droite populaire, Thierry Lazaro et Thierry Mariani, commencent par constater « la persistance de l’abstention à chaque scrutin, en dépit de tous les appels civiques qui invitent nos concitoyens à se rendre aux urnes », un phénomène qu’ils jugent « d’autant plus surprenant que les modalités de vote par procuration ont été assouplies ». Puis, après avoir rappelé, sur un ton qui fleure bon l’école primaire IIIe République, « que dans le passé, nombre de nos compatriotes se sont sacrifiés pour que notre démocratie reste française, libre, et que chacun de nos concitoyens puisse continuer à s’exprimer (…) en élisant ses représentants locaux et nationaux », les auteurs de la proposition en concluent que le vote, s’il est un droit, « doit être également un devoir en l’honneur et en mémoire de celles et de ceux qui ont versé leur sang pour notre Patrie ». « Aussi convient-il d’organiser le caractère obligatoire de l’exercice du droit de vote », qu’ils proposent, avec une audace inouïe, d’inscrire dans le code électoral, et d’assortir d’une amende de 15 €, pouvant monter jusqu’à 45€ en cas de récidive dans les cinq ans.
L’argumentaire avancé laisse un peu rêveur : l’ultime justification d’une démocratie à bout de souffle, la seule raison d’aller voter, serait donc d’honorer la mémoire de ceux qui, jadis, se sont sacrifiés pour faire reconnaître ce droit – et plus généralement, sans que l’on discerne bien la corrélation logique, de « celles et ceux qui ont versé leur sang pour notre patrie » ? Nul doute que Jeanne d’Arc, Bayard et d’Artagnan apprécieront l’hommage. [...]
Frédéric Rouvillois - La suite sur Causeur
-
“Comprendre la mondialisation en 10 leçons”
Présentation du livre “Comprendre la mondialisation en 10 leçons”, de Gilles Ardinat (Ellipses, sept. 2012) par Philippe Conrad sur realpolitiktv.
Géopolitique en livres : "Comprendre la... par realpolitiktvLien permanent Catégories : actualité, culture et histoire, géopolitique, international 0 commentaire -
Face à la mort (camps d'extermination du Viêt-Minh )
Un film rompt le silence sur les camps d'extermination du Viêt-Minh
Après 55 ans d'opprobre et d'oubli, les anciens prisonniers d'Indochine qui ont survécu aux privations, brimades et lavages de cerveaux des camps viets, ont voulu remplir un devoir de mémoire envers leurs camarades, contre le mensonge et l'injustice.
Le devoir de mémoire ne peut pas être sélectif. Avant de se préoccuper du malheur des autres, il ne faut pas oublier celui de ses compatriotes. Dans cet esprit, le Dvd Face à la mort, réalisé par l'Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), c'est-à-dire le ministère de la Défense, rassemble les témoignages des rescapés des camps du Viêt-minh. L'Association nationale des anciens prisonniers internés et déportés d'Indochine (ANAPI) a réuni à cet effet les derniers témoins pour recueillir, souvent pour la première fois, leurs récits émouvants et atroces.
Les prisonniers étaient utilisés par le Viêt-minh comme moyen de chantage sur les familles et comme moyen de pression idéologique sur le corps expéditionnaire, auprès duquel, « criminels de guerre » transformés en « soldats de la paix », ils devaient semer la « bonne parole » de l'« Oncle Hô ». Rodée depuis la révolution d'Octobre, la méthode communiste d'asservissement psychique par la faim, la déchéance physique, les punitions sadiques, l'endoctrinement politique et la délation entre détenus, a été mise en œuvre dans ces camps qui n'ont jamais été visités par la Croix-Rouge.
A part les prisonniers, les seuls Français que l'on y rencontrait étaient des conseillers politiques envoyés de métropole par le Parti communiste « français ». Le seul journal autorisé était le quotidien L'Humanité, qui parlait du corps expéditionnaire français comme d'un ennemi. Pendant ce temps en métropole, les syndicalistes faisaient impunément des grèves pour entraver l'acheminement de la logistique aux soldats et obtenaient du gouvernement, comme en mai 1951, que les collectes de sang n'aillent pas aux blessés d'Indochine.
On se souvient du sinistre Boudarel, chef-adjoint du camp 113, en charge de la rééducation des prisonniers. Tortionnaire cruel et pervers de ses compatriotes, il fut par la suite nommé professeur à l'université de Paris VII. Démasqué en 1991 par Jean-Jacques Beucler (président du Comité d'Entente des Anciens d'Indochine, ancien officier et prisonnier du Camp n° 1 au Tonkin, et ancien ministre), alors qu'il intervenait à un colloque universitaire, il a pu mourir tranquillement sans jamais que ses crimes soient condamnés, en dépit des procédures engagées par les victimes qui l'avaient reconnu.
Au cours de l'année de son commandement au camp 113, 278 prisonniers français sur 320 moururent. A un journaliste qui lui demandait s'il avait des regrets, il répondit : « Regret d'avoir été au camp 113, évidemment oui [...]. Regret d'avoir été aux côtés des Vietnamiens, des colonisés, des peuples de couleur, je dis nettement non : non seulement je n'ai aucun regret, j'en suis fier et si c'était à refaire, je le referais, que ce soit bien net ! » La justice française a considéré que les faits reprochés au professeur Georges Boudarel, traître et bourreau de ses compatriotes, tombaient sous la loi d'amnistie de 1966.
Une extermination organisée
Le taux global de la mortalité dans les camps Viêt-minh a été de 69,04 %. Celui de prisonniers de guerre français, de 59,5 %. Ce taux est supérieur à celui des camps de concentration allemands comme Buchenwald (37 %).
En comparaison, le taux de mortalité dans les camps de prisonniers de guerre français en Allemagne pendant la Deuxième Guerre mondiale était de 2 %.
Le colonel de la Légion Eric Weinberger, ancien déporté à Buchenwald et prisonnier du Viêt-minh a déclaré : « J'ai eu l'occasion de comparer les méthodes des nazis et des Viêts. Juifs,Tziganes, résistants de tous bords, s'ils nous réduisaient à une sous-humanité, les nazis ne cherchaient pas à nous convertir. Par la faim, les privations, les Viêts nous amenaient au même état que les nazis, mais ils exigeaient en plus que nous adhérions à leur système, en reniant toutes nos valeurs, notre foi en la justice, en notre pays. » Ces campagnes de propagande et d'endoctrinement, si elles n'eurent que peu d'effet politique sur les prisonniers, furent par contre prises très au sérieux par l'état-major, qui mit en garde les unités auxquelles ils avaient été antérieurement affectés, jetant la suspicion sur leur loyauté. Le Manifeste du camp n° 1 a été signé, comme d'autres, dans des conditions atroces qui n'ont pas été comprises par le commandement et auxquelles les militaires n'avaient pas été préparés.
Tel était le sort des prisonniers français ; mais personne ne s'est intéressé à celui des prisonniers vietnamiens qui s'étaient engagés dans l'armée française, et qui fut encore pire. Le Dvd fournit le témoignage exceptionnel du lieutenant-colonel Huynh Ba Xuan, saint-cyrien, aide de camp du général de Lattre, capturé au combat en avril 1953 et resté 23 ans prisonnier du Viêt-minh. Rentré en France après sa libération, il apprit qu'il avait perdu la nationalité française en vertu des accords de Genève. Ces prisonniers vietnamiens ont frôlé l'extermination : le taux de mortalité atteignait dans ces camps 90 %. Sur 14 060 hommes capturés alors qu'ils servaient dans les unités de l'armée française, 860 seulement sont revenus ; et sur les 9404 prisonniers appartenant aux forces vietnamiennes, que Giap n'appellera jamais autrement, que les « fantoches », 157 seulement ont retrouvé la liberté. Face à la mort tente de rompre le silence monté autour de cette extermination organisée, il faut se souvenir que le Parti communiste "français" partagea le pouvoir, en France, jusqu'en 1947, et qu'il parrainait le Parti communiste vietnamien. Le silence des autorités politiques sur les otages civils (le plus jeune avait 12 ans à sa libération) et les prisonniers depuis 1945, comme le refus de rendre justice aux soldats français prisonniers en Indochine, est l'héritage de cette époque.
Thierry Bouzard monde et vie 4 avril 2009 -
Sécurité alimentaire : Bruxelles autorise les farines animales pour les poissons
BRUXELLES (NOVOpress) – Alors que le scandale de la viande chevaline dans les barquettes surgelées de lasagnes Findus a remis au premier plan la question de la sécurité alimentaire au sein d’un système agro-alimentaire mondialisé de plus en plus difficilement contrôlable, la Commission européenne vient d’annoncer qu’elle autorisait à nouveau l’utilisation de farines animales pour l’alimentation des poissons d’élevage.
Les poissons d’élevage pourront donc à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin.
On se souvient que ce mode d’alimentation totalement anti-naturel avait conduit à la crise de la « vache folle », l’épidémie d’Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) qui avait entraîné l’abattage d’un nombre considérable de bovins transformés de force en carnivores.
Cette autorisation d’usage pour les poissons ne serait que la première étape d’une réintroduction plus générale des farines animales dans les circuits d’élevage industriels. En effet la Commission «entend proposer une autre mesure pour réintroduire l’utilisation des PAT – farines animales – de porc et de volailles pour les volailles et les porcs, seul le cannibalisme à l’intérieur de mêmes espèces étant interdit. »
«Cette réintroduction des farines animales améliorera la durabilité à long terme du secteur de l’aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare», indique notamment la Commission dans un communiqué.
Cette décision montre une fois encore que les exigences économiques des lobbys de l’industrie agro-alimentaire s’imposent à la fois au « principe de précaution » et aux exigences de protection de la santé publique.
Une nouvelle invitation à privilégier le local, l’artisanal et le biologique pour résister à cette inquiétante dérive.